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Interviewfranceinfo (sur YouTube)· 23 juillet 2026 25 minComplaisantActualité / polémiqueEnvironnement & énergieÉconomie & entreprisesSantéInstitutions & élections

Incendies, canicule, budget... Le "8h30 franceinfo" de Roland Lescure

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 91 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que la France est prête à encaisser le choc des incendies ?

  • 1:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous estimez avoir fait suffisamment pour lutter contre ces incendies ?

  • 3:00OuverteRéponse partielle

    Est-ce qu'on peut produire des bombardiers d'eau en Europe ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous anticipez un choc économique ?

  • 6:00RelanceRéponse partielle

    Est-ce que l'idée de climatiser les écoles est une bonne idée ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Sur quoi notamment quelle mesure vous pourriez porter sur l'adaptation ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:00Roland LescureChiffre
    « 850 millions d'euros de plus dédié à la sécurité civile. »
  • 3:00Roland LescureChiffre
    « On a encore commandé deux Canadaires nouveaux cette année. »
  • 10:00Roland LescureChiffre
    « Le déficit public il est à 5 % et si on ne fait rien l'année prochaine il sera à 6. »
  • 12:00Roland LescureChiffre
    « L'écologie est un des budgets qui va augmenter le plus l'année prochaine. »
  • 16:00Roland LescureFait
    « On a une capacité d'innovation exceptionnelle qui va donner de l'espoir à des millions de patients. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonjour Roland l'escur. Bonjour. Bonjour à toutes les deux. 12000 personnes évacuées ces dernières heures en Gironde.

Ça brûle au moment où nous nous parlons entre la Cano et Arcachon. Incendi particulièrement violent qui n'est qu'un des incendies qui font rage ces derniers jours. Nous ne sommes que le 23 juillet.

Est-ce que la France Roland l'escur est prête à encaisser ce choc ? C'est un choc en tout cas extrêmement difficile. D'abord pour les soldats du feu, les sapeurs pompiers, les gens de la société de la sécurité civile qui sont en première ligne.

Vous savez qu'on a perdu euh deux pompiers il y a il y a maintenant 2 jours. Euh ils travaillent jour et nuit. Ils sont sur le pont les populations évidemment.

Donc d'abord merci et vraiment je veux saluer le courage de de tous les soldats du feu qui combattent ces incendies qui sont historique. Vous l'avez dit, on est le 23 juillet, on a déjà plus d'incendies qu'on en a jamais eu. Cétait c'est historique ce qui se passe.

De évidemment enjoindre tous nos concitoyens la prudence, la cigarette qu'on est un mal, le débroussailleur qu'on utilise alors que c'est interdit, le barbecue qu'on devrait pas utiliser, le feu et cetera. vraiment soyez prudents parce que l'essentiel de ces incendies, on le sait malheureusement, ils sont liés à des causes humaines, pas nécessairement euh coupable. Et vous, membre du gouvernement, est-ce que vous estimez avoir fait suffisamment pour lutter contre ces incendies ?

Les moyens pour la sécurité civile, pour les pompiers, est-ce qu'ils sont à la hauteur ? On a des doutes quand on voit l'ampleur que peuvent prendre certains feux. Non mais face à l'ampleur de ces feux, j'allais dire on a jamais assez mais on a mis beaucoup ces dernières années, c'est 850 millions d'euros de plus dédié à la sécurité civile, notamment la commande d'hélicoptères, d'avion.

On a encore commandé deux Canadaires nouveaux cette année, les Canadaires qui ne sont pas encore arrivés alors que Emmanuel Macron avait promis de renouveler intégralement les 12 Canadaires que nous avons. On est toujours en attente des des deux premiers Canadaires. Il faut qu'il soi produit effectivement avant d'être livré.

Donc ça c'est l'entreprise. Il y a pas eu un problème d'anticipation. Non non, je pense qu'on a on a, je le répète, euh engagé des mouvements historiques euh des des montants historiques, pardon, depuis 2023.

Euh la réalité, c'est que les Canadaires et l'entreprise qui les produit euh était plutôt en sommeil, avait euh ralenti nettement la production et qu'il a fallu accélérer et que malheureusement ces feux de forêt, ces feux en général d'ailleurs, ils sont pas présents seulement en France. Il y a des méga incendies au Canada, il y en a d'autres ailleurs en Europe et que la demande est très forte. Mais est-ce qu'on peut produire ?

Est-ce qu'il faut aujourd'hui Roland l'escur produire des bombardiers d'eau en Europe ? Est-ce qu'il faut aller vers là ? Le sujet c'est pas où on les produit.

Ce sont pas des des des engins, je dirais stratégique lié à la sécurité nationale. Il faut surtout qu'on puisse investir dans les capacités de production qu'elles soient ici ou au Canada. Mais c'est un sujet de souveraineté.

Non mais aujourd'hui ils sont produits au Canada. On n pas de problème de souveraineté avec nos amis canadiens avec lesquels on commerce de manière extrêmement efficace. Non, la réalité aujourd'hui c'est que on il faut un arsenal global, la prévention à l'échelle européenne aussi mais la lutte contre le réchauffement climatique, la prévention des incendies, la culture et l'éducation de nos concitoyens pour éviter les départs de feu.

C'est quand même la meilleure manière d'éviter les incendies, c'est que ils ne partent pas. et puis s'assurer que que les sapeurs pompiers ont les moyens, ils l'ont, il faut continuer à investir, c'est sûr. Il faut aussi, c'est un point important parce que beaucoup des sapeurs pompiers sont volontaires que les entreprises s'engagent à les libérer.

Quand un sapeur pompiers vous demande d'être libéré, en général, c'est pour une bonne raison. Justement, est-ce que vous savez si cet appel il a été entendu ? Appel des pompiers aux employeurs pour qu'il libèrent les les sapeurs pompiers volontaires ? que cet appel aujourd'hui il est en tout cas nous l'avons relayé.

Il est très largement entendu. Il y a parfois ici ou là des entreprises qui rechignent un peu mais globalement c'est une cause nationale et tout le monde est sur le pont. Et évidemment les chefs d'entreprise dans leur immense majorité comprennent que quand un leur salarié vient les voir leur disant écoute je serai sur un feu demain et pas sur mon poste de travail ils le comprennent évidemment.

Moi je vois bien qu'ici ou là certains cherchent à lancer des polémiques un peu politiciennes sur ce sujet. C'est une cause nationale. On est dans un moment de solidarité.

On a un moment très grave puisqu'on a des décès. On a des des Françaises et des Français qui doivent évacuer leur maison, qui sont inquiets. Enfin bref, aujourd'hui pas de polémique politicienne et on est tous sur le pont.

Est-ce que vous anticipez, pardonnez-moi, un choc économique aussi ? incendie en giron d'incendie dans le Var en pleine saison touristique c'est potentiellement dramatique pour le secteur préoccupe d'un point de vue économique c'est moins les incendies qui sont importants localement mais globalement nationalement assez peu limités que les effets de la canicule c'est vrai que les canicules qui se multiplient peuvent avoir un effet économique parce que elles ralentissent on le comprend bien quand on travaille et qui fait chaud c'est plus compliqué ce qu'on appelle la productivité des entreprises donc on est encore trop tôt dans l'été pour en évaluer l'impact les britanniques ont déjà fait une évaluation 1 milliard d'euros pour de plus d'un milliard d'euros de manque à gagner pour l'économie. On a eu des évaluations sur le passé.

Donc les canicules de 2025 l'année dernière n'ont pas eu d'impact macroéconomique parce qu'il y a eu des reports de production. En revanche, on se souvient dans la canicule de 2003, il y avait eu un impact important. Moi, je réunis l'ensemble des acteurs économiques à la rentrée avec Sébastien Martin pour en évaluer l'impact.

Donc, on va faire une réunion pour à la fois évaluer l'impact de la canicule et voir aussi comment on peut adapter. Vous savez Jean-Pierre Ferandou va aller en Espagne pour voir comment l'économie espagnole qui est exposée à ce type de phénomène depuis longtemps s'adapte. Donc on souhaite à la rentrée mettre en place une concertation pour voir s'il faut adapter nos dispositifs code du travail, loi et cetera.

Euh aujourd'h climatique qui est poussé par une partie de la gauche par exemple, c'est une bonne idée ? Non. Euh je pense pas que en rajoutant les vacances, on va limiter l'impact sur la production parce qu'évidemment si vous arrêtez les gens pendant les périodes de canicules, bah vous ne produisez plus.

Donc c'est des idées qui ont l'air simples mais qui sont à mon avis parfaitement inefficaces et surtout de manière nationale. Il faut laisser la négociation se faire. Peut-être que des entreprises peuvent dire bah là effectivement face à cette situation particulière parce qu'on est dans un dans un lieu particulier, on peut envisager d' mais vous imaginez on met toute la France à l'arrêt pendant la qualité.

Est-ce qu'il faut mettre un maximum par exemple température maximale sur certains secteurs les chantiers ? Ça existe déjà ça existe déjà. Il y a il y a déjà des mesures notamment sur les chantiers vous l'avez dit à l'extérieur.

Donc non, il faut voir si on n' pas découvert la chaleur en France cet été. Ce qui est vrai, c'est que c'est plus intense, plus précoce. Hm hm.

En général, ça arrive à des moment c'était dramatique. Il y a plus de 5000 morts en Mais mais bien sûr, bien sûr. Je veux en aucun cas euh nier l'impact que ça.

Mais en revanche, imaginez qu'on a des solutions magiques à un problème complexe, ça c'est raconter euh des carabistouilles. Donc non, il faut prendre les choses sérieusement. Il faut consulter, il faut consulter évidemment les organisations syndicales.

Mais sur quoi notamment quelle mesure vous pourriez porter sur l'adaptation ? Mais je ne crois pas à la mesure nationale, même au plus fort de la de la canicule. au mois de juin, il y avait des régions, d'ailleurs paradoxalement, c'était plutôt dans le sud qui étaient pas en vigilance orange ou rouge.

Donc faut faire attention, notre capacité collective, on aime bien voter des lois surtout en France, mais notre capacité collective sur le terrain à faire confiance aux acteurs éventuellement en adaptant des mesures du code du travail et autres pour que ce soit possible et ensuite dire arrangez-vous parce qu'on vous fait confiance, c'est quelque chose qu'on fait pas assez en France. Moi, je suis convaincu que face à tous ces événements d'ampleur nouvelle, il faut pouvoir adapter la situation aux enjeux locaux. Vous dites, on n'a pas découvert la chaleur cet été.

On n' pas découvert non plus le problème de l'isolation de bon nombre de logements. Et là encore, on a fait des choses et il faut faire plus. Moi j'ai on a ma prime Renov qui permet d'isoler des logements un certain nombre d'écoles qui ont déjà été adapté il faut l'accélérer.

On a fait un certain nombre d'annon budget sur ma prime rénove et sur le fond vert qui ont été baissés sur écoutez le fond vert il va augmenter il va être à un milliard l'année derni forment baissé l'année dernière il a été créé au début du de ce quinquena il n'a fait que que baisser d'anné en année on a au total sur 3 ans mis 5 milliards d'euros dans le fond vert qui je le répète est de l'argent de l'État qui est utilisé par les collectivités locales pour rénover pour rénover et les collectivités locales ensuite ont un certain nombre de choix qui ont été faits. Je suis pas sûr que ces 5 milliards aient été dépensés pour climatiser toutes nos écoles. Je suis à peu près sûr du contraire.

Donc on est tous responsable mais oui mais c'est trop facile de se renvoyer la responsabilité. Donc oui, le fond vert a un peu baissé cette année, mais au total c'est 5 milliards d'euros qui auraient pu être intégralement consacré à l'adaptation qui ont été consacré à d'autres projets. Et là encore, je jette pas la pierre en collectivité locale qui ont fait leur choix mais imaginez que l'État est le seul responsable, je dirais de l'adaptation de notre société.

Les entreprises ont un rôle à jouer évidemment les collectivités locales, les hôpitaux. Donc il faut qu'on se serre tous les coudes dans ces moments difficiles plutôt que de se renvoyer la balle et se montrer du doigt les uns les autres. C'est trop facile et puis évidemment dire que l'État est responsable de tout.

Alors quand il fait le fond vert mais c'était à l'état d'engager toutes ces mesures aussi. Non pas seulement. Je suis désolé.

Pas seulement. Les collectivités locales ont des budgets. Elles ont des priorités.

Les hôpitaux qui dép pas assez disent-elles. Mais bien sûr on en a jamais assez. Vous savez quoi ?

Le déficit public il est à 5 % et si on ne fait rien l'année prochaine il sera à 6. Alors, on peut toujours dire des pensons des pensons d'avantage surtout. C'est pas ce qu'on fait.

Vous le savez, dans le cadre de la préparation du budget, on priorise la défense. On a la guerre aux portes de l'Europe et l'écologie. L'écologie est un des budgets qui va augmenter le plus l'année prochaine.

Donc on peut critiquer tout où on peut reconnaître qu'il y a des efforts qui ont été faits et reconnaître aussi que l'État ne fera pas tout seul et que chacun a sa responsabilité y compris d'ailleurs les entreprises qui doivent s'adapter à ce sujet. Et on va évoquer, vous évoquez justement le la guerre. On va en parler dans dans quelques secondes notamment avec ces bénéfices et normes du groupe Total énergie.

On reste ensemble Roland l'Escur. C'est l'heure du fil info. 9h mo Dian Ferchit.

L'incendie en Gironde continue de progresser. Plus de 2000 hectares déjà parcouru par les flammes un feu parti hier de Somos au nord du bassin [musique] d'Arcachon. Il s'étend sur une quinzaine de kilomètres.

Les pompiers craignent notamment que l'incendine se propage à la commune de Lèche Capfer. Zone très touristique. 12000 personnes habitants et vacanciers ont été évacués face à cette situation jugée défavorable.

Sur France info, la DJ Barbara Bouch dit être dans la résilience. Elle va déposer plusieurs plaintes notamment contre la France insoumise pour provocation à la haine et à la violence. 5 jours après son concert à Grenoble interrompu par des militants proalestiniens [musique] et insoumis.

Les deux diplomates français arrêtés arrêtés à Teran ont quitté l'Iran hier selon le cas d'Orsais. Ils ont été la cible d'une action d'intimidation extrêmement grave. Le ministre des affaires étrangères rassure qu'ils sont entourés de tout le soutien nécessaire.

Et puison 300 millions d'euros, c'est ce qu'on mis les Français pendant la Coupe du monde de foot. C'est le double de ce qui avait été misé en 2022 lors du précédent mondial. C'est la demi-finale France-Espagne qui a recueilli le plus de 63 millions d'euros engagés en ligne.

France info le 830 France info Audré tison Marie Bernardo. Toujours avec vous Roland l'escur ministre de l'économie le groupe total double son bénéfice net au 2e trimestre. Est-ce que ce groupe pétrolier profite de la guerre ?

Mais c'est pas une surprise quand vous produisez transformer, raffiner, distribuer de l'essence, quand il y a une forte hausse des prix du pétrole, vous gagnez beaucoup d'argent. Moi, je deux choses. D'abord un, on a une major comme on dit pétrolière en France.

J'allais dire tant mieux. Ça nous a permis d'avoir de l'essence, du diesel, du kérosène depuis le début de ces crise et de continuer à l'avoir. Le fait d'avoir une major intégrée, il y a des pays qui n'ont pas, qui ont dû mettre en place des politiques de rationnement, c'est un plus qui va jusqu'à doubler le bénéfice.

C'est énorme. Deux, total gagne beaucoup d'argent. une grande partie de cet argent, c'est pas en France qu'il le gagne et donc c'est pas en France qu'il y gagne qu'il y paye des impôts.

Il paye des impôts sur l'endroit où il gagne de l'argent et notamment quand il produit au nigérien, en Angola ou aux États-Unis, c'est là qu'il les paye. 3. La question de savoir s'il y a des bénéfices exceptionnels sur les activités en France s'opposent.

Je suis sûr que ce débat va avoir lieu dans le cadre du budget. Moi, j'ai demandé à la Commission européenne notamment sur les activités de raffinage et distribution parce qu'on voit bien que h effectivement ça fait partie des activités qu'on qui ont gagné beaucoup d'argent ces ces six derniers mois chez Total. Euh, on a eu des conditions de concurrence et de marge normale.

On le fait avec les distributeurs. Je vous annonce que je réunis avec Maudebréon et Serge Papin, mes deux collègues de l'énergie et du pouvoir d'achat, les distributeurs lundi à Ber s'assurer que là encore, dans un moment important, les vacances, il y aura pas d'excès sur les marges. Et puis Total, il faut le reconnaître quand même à plafonner les prix, annoncer qu'il les plafonne à nouveau dans ces moments. vient de relancer son prix plafond 1,99 € pour 225 pour le diesel et gag finalement vous dites merci à total.

Non, je dis ni merci ni bravo c'est pas une histoire, je reconnais l'effet. On a une major qui nous permet de pas avoir d'enjeux d'approvisionnement, pas d'enjeux d'approvisionnement en France. Il y a des endroits où ça a été.

On a une major qui du coup gagne de l'argent et paye des impôts ailleurs et peut-être on verra dans le cas du débat parlementaire en payer plus en France. Et puis vous laissz la porte ouverte la porte ouverte. La dernière fois que j'ai vérifié, je n'avais pas de majorité au parlement et ce débat aura lieu.

Donc il a eu la dernière question des super profits. Le PS a déjà déposer une proposition de loi pour c terme un peu magique là encore. Euh vous vous n'aimez pas ce terme super profit ?

Non la la question surprit en tout cas parce que il y a des profits liés à la situation. Il y a clairement des résultats exceptionnels. Une partie une large partie est faite en dehors de France.

J'ai pas la capacité à taxer les profits des entreprises ailleurs dans des plaises à certains qui votent parfois des amendements. C'est impossible ça. C'est pas quelque chose qui négocié au niveau international.

Non mais le RN a voté un amendement dans ce dans dans dans ce sens-là l'année dernière. 37 milliards d'impôts totalement magiques qui tomberaient jamais dans nos caisses mais qui se faisait plaisir. Non, il faut il faut être sérieux quand on fait du budget.

Bon donc voilà, plafonnement des prix, j'allais dire tant mieux. Ça permet quand même à nos à nos concitoyens qui partent en vacances d'avoir un prix de l'essence limité. Aujourd'hui, on est en moyenne à 213 sur le diesel.

Donc 1,99 c'est quand même un bonus. 225 pour le diesel le plafonnement. Oui, mais 1,99 pendant les weekends de départ en vacances.

Ça c'est pour le sans plomb 99. Oui, pardon. Oui, mais c'est le plafond 1,99 pendant les weekends, n'est pas en vacances.

Je suis pas le verp total. C'est 15 centimes de moins que la moyenne. Enfin, nos concitoyens qui font le plein sachent que savent déjà que et on était en dessous de deux, il y a quelque chose.

Ce qu'on oublie quand même de dire et ça va continuer à c'est que malheureusement les bombardements ont repris dans le golf et que du coup malheureusement le prix du pétrole a remonté, que le prix du gaz a remonté et que l'acalie qu'on avait eu pendant un mois aujourd'hui elle semble s'être arrêtée. Donc c'est moi c'est ça qui me préoccupe surtout. Il faut que ce conflit s'arrête, il faut que les négociations reprennent.

Vous savez que la France est très présente sur la scène internationale pour pousser aux négociations, hein. Donc voilà, on a je dirais un environnement international qui nous affecte tous. Il faut qu'on s'assure qu'on aide les plus démunis, les plus exposés.

Vous savez qu'on avait mis en place un certain nombre d'aides et à l'époque où ça s'est calmé dans le golf, on a essayé de maintenir ses aides. Je vous annonce aussi que le guichet dit grand rouleur qui permet à celles et ceux qui utilisent leur véhicules pour aller au travail qui devaiit fermer le 31 juillet, on va le laisser ouvert jusqu'au 31 août pour que celles et ceux il y a déjà plus d'un million de personnes, il y a déjà plus d'un million de personnes qui ont eu accès qui ont eu leur chèque. Donc ça fonctionne bien avec les mêmes modalités vous ne le changez pas.

Ah non non, on change rien. C'est juste les aides sont maintenues. On l'avait dit, on les avait doublé au mois de juin en se disant on sait jamais si ça continue, il faut qu'on passe de 50 à 100 €.

Donc cette aide, elle existe. Celles et ceux qui ont pas eu le temps encore de la demander ont un mois de plus pour la demander. Et si ça s'éternise au Moyen-Orient ?

Non, mais on verra fin août, mais euh on fera le point, on l'a déjà dit d'ailleurs, on a été très flexible dans notre capacité d'adaptation à cette crise malgré des finances publiques très dégradé, je le répelle quand même, on a mis en place des aides pour les agriculteurs, [raclement de gorge] pour les marins pêcheurs, pour les transporteurs routiers, pour celles et ceux qui utilisent leur voiture. Par ailleurs, ça c'est très important. La seule manière de lutter contre cette crise à terme évidemment, c'est de se désengager de notre dépendance des hydrocarbure.

Donc il faut électrifier. Aujourd'hui, on lance une consultation la ministre de l'énergie auprès du Conseil supérieur de l'énergie pour doubler leing social. Il y a déjà 50000 personnes modestes qui vont y avoir accès.

Voit électrique hein. C'est le dispositif. Donc en fait là, on met en place un dispositif directement lié à ceux qui utilisent leurs véhicules pour travailler au-delà de 15000 € au de 15000 km pardon par an.

Donc notamment les aides soignants, les infirmières et cetera qui vont avoir un bonus pour acheter un véhicule électrique qui peut aller jusqu'à 12000 € de mémoire, en tout cas plus de 10000 €. Donc c'est un bonus plus important que le bonus habituel qui va permettre à celles et ceux qui utilisent leur voiture pour travailler qui souffrent aujourd'hui en première ligne face à la hausse du prix d'essence bah de passer à l'électrique. Et vous l'avez dit vous l'avez vu sans doute quand on discute aujourd'hui avec des gens qui sont passés à l'électrique ils ne reviendront pas en arrière.

Roland l'escure. Vous parlez toujours donc d'aide ciblé notamment sur les grands rouleurs. Est-ce qu'il ne faudrait pas d'aide générale ? une bloc à côté une baisse de la TVA puisquil y a de la TVA qui rentre à chaque fois que on va à la pompe.

Pourquoi ne pas répondre à ces demandes des oppositions ? Efficace et injuste. Injuste parce que bon, j'ai rien contre les quatre supérieurs qui partent en vacances mais j'ai pas nécessairement envie de les aider à faire le plein.

Si je baisse la TVA comme le RN me le demande, un cadre supérieur qui part dans une grosse voiture en diesel en vacances sera plus aidé que les soignant qui utilise son véhicule sans doute de petite taille pour faire son travail. Donc nous préférons les ciblés. Ensuite, il faut financer ces mesures.

Donc baisser la TVA, c'est des milliards d'euros qu'il faudra trouver ailleurs. Et c'est inefficace parce qu'on le sait bien. Soit on bloque les prix et dans ce cas-là, on aura des risques d'approvisionnement puisque Total et les autres qui distribuent de l'essence, ben perdons de l'argent.

Donc soit faudra les compenser, ça coûtera de l'argent, soit il n pas en mesure de négocier avec ces grandes entreprises pour aller vers un blocage des prix. Aujourd'hui, bon, le Fond Monétaire International hier nous a salué pour la justesse des mesures qu'on a mis en place. Pourquoi ?

Parce que quand il y a moins de pétrole dans le monde, si vous baissez le prix, vous résume de moins de pétrole dans le monde. Donc qu'on utilise l'argent public qui est rare et donc cher pour les gens qui en ont le plus besoin, c'est bienvenu. Mais qu'on donne, je dirais, de l'argent magique qui n'existe pas à toutes celles et ceux qui aujourd'hui consomment du pétrole, y compris ceux qui n'en ont pas besoin.

C'est inefficace et c'est injuste. Donc oui, moi je souhaite continuer à cibler ceux qui sont en première ligne, qui souffrent vraiment de cette crise. On a un choc qui nous vient de l'extérieur, j'allais dire on doit tous le payer.

Donc je préfère effectivement utiliser l'argent dont je dispose en est pas beaucoup à celles et ceux qui en ont le plus besoin. Pas d'argent magique, dites-vous Roland l'escur. Il faut préparer le prochain budget budget de budget de l'État.

Le premier midi dit qu'il ne faut pas que ça sacrifie les les investissements d'avenir. Vous allez faire comment ? Alors d'abord on va faire la transparence. montrer que dans nos dépenses, il y a des dépenses d'investissement, des dépenses de fonctionnement.

Il faut qu'on baisse les dépenses de fonctionnement et qu'on augmente les dépenses d'investissement. Le fond vert, on en a parlé, l'investissement dans la défense évidemment l'innovation. Moi, je suis persuadé que si on veut rendre le modèle social viable à long terme, évidemment faut faire des économies mais faut surtout financer l'avenir.

Donc si on veut financer le quantique, l'intelligence artificielle, la transition écologique, l'industrie verte, il faut faire des économies ailleurs. Les dépenses de santé, soyez concret. Où est-ce que vous comptez faire des économies notamment dans le domaine de la santé ?

Ex oui mais mais parce que là encore la santé vous avez des médicaments traditionnel qui sont moins efficaces et euh qui aujourd'hui sont surconsommés. On sait bien qu'on consomme plus en France de paracétamol d'antibiotiqu d'antépresseur que n'importe où ailleurs en Europe. Et les gens sont pas plus malades en Allemagne.

C'est quoi ? C'est des médicaments attendez attendez. Et par ailleurs, il y a des médicaments innovants qui sont de plus en plus efficaces qu'il faut financer aussi.

Donc l'idée c'est de mettre la priorité sur l'innovant et surtout, je veux être très clair, de ne pas dérembourser les médicaments traditionnels, mais de limiter ce qu'on appelle la surconsommation. On a aujourd'hui une habitude française de consommer plus de médicaments traditionnels que nos voisins. Il faut qu'on incite les gens à consommer moins de médicaments qui sont moins efficaces que d'autres.

Mais là encore, mais c'est pas ça passe par les médecins. Ça passe par les médecins, ça passe par les patients, ça passe par l'ensemble du système. Là encore, on peut dire c'est la faux des médecins, des patients, des pharmaciens, des hôpitaux.

On a une cause nationale qui est de financer l'avenir en l'occurrence dans la santé, les médicaments innovants qui vont permettre de traiter des maladies extrêmement graves comme le cancer qui vont permettre d'être plus efficaces dans de traitement de maladies autoimmunes. Donc on a une capacité d'innovation exceptionnelle qui va donner de l'espoir à des millions de patients. Il faut qu'on le finance et on a une dette publique extrêmement importante.

Donc on n'est pas en train de sacrifier, on est en train d'investir. Mais pour investir, il faut économiser et limiter ben les excès, la surconsommation. On le sait bien.

Enfin, il suffit de regarder les chiffres. En Allemagne, ils sont pas plus malades que nous, mais ils consomment moins de paracétamol, d'antibiotique et autres. Donc, on doit pouvoir faire mieux et sans montrer du doigt.

Roland, ce budget, il passera ou ce sera encore un 493 ? Ben moi, je l'espère. Le premier ministre a été très clair dans son interview.

Euh alors, il passera peut-être par 493, mais un budget qui passe par 493, c'est un budget qui passe. En tout cas, il faut qu'il passe. Si et j'en connais un certain nombre, les candidats se voient élus.

Il y en a beaucoup qui se voient élus aujourd'hui. Il y en aura présidentiel. Bon, à la présidentielle de l'année prochaine.

Ils hériteront de la situation qu'on aura construite ensemble. Donc soit le débat budgétaire intègre ça, le fait qu'au fond là encore c'est un bien commun le budget 27 qui sera ensuite passé à nos successeurs qui devront gérer. Et donc là je parle de politique, on négociera j'allais dire les détails, les mesures et cetera, mais si globalement on est dans une logique constructive où on se dit on a intérêt à avoir un budget parce que moi je serais peut-être élu et que j'en hériterais, je pense qu'on on peut changer l'état d'esprit par rapport aux états d'esprit différents.

Je rappelle que ces trois dernières années pour voter deux budgets, on a eu besoin de trois gouvernements. Rou l'escure. Un mot rapidement du dossier fibre excellence.

Plus de 600 emplois menacés dans les bouches du Rône en Haute Garonne, un site qui est bloqué hein. Ce sont deux usines de pâte à papier. Il y a un repreneur qui s'est manifesté, Mathieu Pigas.

Et ce repreneur pour vous, il a une proposition populiste. Mais pourquoi vous dites ça ? Alors, j'ai pas dit populiste, mais mais peu importe.

Fibre Excellence, c'est une entreprise de Patier, vous l'avez dit, 600 salariés et moi je pense à eux tous les jours quand je réfléchis à la manière dont on peut les aider avec Sébastien Martin, ministre de l'industrie. On a déjà mis 100 millions d'euros pour aider cette entreprise qui sont quasiment perdues. On est prêt dans le cadre de la reprise à mettre 100 millions de plus mais moi je ne souhaite pas que des repreneurs s'investissent dans une entreprise avec l'argent des autres.

En l'occurrence le vôtre est le mien, l'argent public. Donc je souhaite et je l'ai toujours fait quand on a un repreneur qui fasse un investissement significatif à nos côtés. Aujourd'hui, il nous demande 100 millions d'euros de plus.

Donc ça veut dire que l'État aurait mis au total 300 millions d'euros et lui il envisage d'investir 5 millions. Je dis le compte n'y est pas. C'est le tribunal de commerce qui tranchera.

Mais le tribunal de commerce c'est la seule proposition de reprise. Mais oui, mais si c'est une reprise qui manque totalement de crédibilité et d'investissement en fait on vend du rêve à des salariés qui aujourd'hui risquent de vivre un cauchemar. Donc moi je souhaite que donc on abandonne fibre excellence et les deux dernières grandes usines pâes à pompiers de France.

Non on n'abandonne pas. Nous on est prêt à investir au côté d'investisseurs qui eux aussi s'investissent. J'ai un débat avec Sophie Binet qui m'a interpellé là-dessus.

Elle souhaite qu'on nationalise secrétaire national général de la CGT. Elle souhaite qu'on nationalise. Moi, je ne souhaite pas qu'on nationalise l'industrie française mais ce débat il a du sens.

Mais à partir du moment qu'un investisseur envisage d'investir dans une entreprise, je souhaite effectivement qu'il investisse et pas et c'est le risque là aujourd'hui, on va se le dire parce qu'on parle pas de n'importe quel investisseur qui en profite pour faire de la politique. On peut pas faire de la politique sur le dos des salariés de fibre excellence. Moi, je n'en fais pas en tout cas.

Roland l'escureur, ministre de l'économie. Merci d'avoir été avec nous ce matin 8h59. M.