Philippe Juvin, maire, médecin urgentiste et député
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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- 0:40OuverteRéponse directe
Est-ce qu'on peut être totalement engagé dans la politique et totalement chef des urgences à l'hôpital Pompidou de Paris ?
- 1:12OuverteRéponse directe
Est-ce que ça vous permet de garder un ancrage dans la vie réelle ?
- 1:28OuverteRéponse directe
Comment vous faites face à un agenda aussi chargé ?
- 2:15OuverteRéponse directe
Votre premier engagement politique s'est fait au sein de l'UJP, Union des Jeunes pour le Progrès. C'était le mouvement des jeunes gaullistes de gauche ?
- 3:17OuverteRéponse directe
Vous y avez collé notamment Olivier Marleix, votre président de groupe ?
- 3:32OuverteRéponse directe
Vous avez voulu mener une sorte de vendetta électorale pour venger votre père ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:56Invité politiqueFait
« C'est un sujet depuis le début de ma carrière. Moi, je fais les deux, c'est vrai. Et d'une certaine manière, je pense que... Enfin, je l'assume. »
- 1:05Invité politiqueFait
« Je plaide, en fait, paradoxalement, à la doxa habituelle pour que plus d'hommes et de femmes politiques gardent leur métier. »
- 1:15Invité politiqueFait
« Ça permet d'avoir les pieds dans la glaise et d'éviter de faire des dissertations sur des sujets qu'on ne comprend pas. »
- 1:58Invité politiqueChiffre
« Dans ma mairie, les gens m'ont chaque fois réélu au premier tour avec des scores très importants. »
- 2:10Invité politiqueFait
« En Suisse, par exemple, je crois que la quasi-totalité des membres du Parlement ont gardé leur activité professionnelle. »
- 3:41Invité politiqueFait
« Il y avait eu une mésentente très importante entre mon père et le maire de la commune, dont j'étais l'adjoint. »
- 4:04Invité politiqueFait
« Ce que vous avez fait à mon père n'est pas correct. Cela contrevient aux règles de l'honneur. »
- 4:57Invité politiqueChiffre
« La moitié des gens qui habitent dans nos villes sont seuls, vivent seuls ou vivent avec un enfant, mais n'ont pas d'adulte avec eux. »
- 5:48Invité politiqueFait
« C'était très dur en Afghanistan, vous savez, on a même perdu des soldats français à Ousbin. »
- 5:56Invité politiqueChiffre
« Je suis parti comme officier de l'armée française là-bas, pendant plusieurs mois, de mai à août 2008. »
- 6:52Invité politiqueFait
« Si nous qui savons un peu plus que les autres, parce que, voilà, notre formation, ce qu'on voit, nous n'allons pas dire les choses, eh bien, on laisse la place à ceux qui racontent n'importe quoi. »
- 7:15Invité politiqueFait
« Je voyais quand on n'avait pas de masque, je voyais quand on n'avait pas de gants, je voyais quand on n'avait pas de blouse. »
- 8:11Invité politiqueFait
« Cette politique qui a consisté à agir par intuition depuis maintenant deux mois ou trois mois en disant, croise les doigts. »
- 8:25Invité politiqueFait
« Entre les annonces de la veille, par voie de presse, conférence de presse, et la publication du décret le lendemain, il y avait toujours une différence abyssale entre ce qui était annoncé et ce qui était autorisé réellement. »
- 10:41Invité politiqueFait
« Il ne faut pas dire moins de 500 000 fonctionnaires, comme on le disait à droite depuis des années, ça n'avait aucun sens. »
Temps de parole
- Philippe Juvin71 %
- Présentateur28 %
≈ 1,5 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Les Français l'ont découvert pendant le Covid. Pourtant, sous sa blouse et son stéthoscope, mon invité a toujours porté une écharpe tricolore d'élu, une double casquette qui lui a d'ailleurs parfois été reprochée, mais qui l'assume totalement. Bonjour Philippe Juvin. Bonjour. Alors cela fait plus de 40 ans maintenant que votre vie se partage entre deux passions, deux engagements très prenants. La politique d'un côté, d'abord au sein de l'UMP, puis des Républicains, et puis la médecine. Et vous dites, l'engagement ne vaut que s'il est total. Mais est-ce qu'on peut être totalement engagé dans la politique et totalement chef des urgences à l'hôpital Pompidou de Paris ?
C'est un sujet depuis le début de ma carrière. Moi, je fais les deux, c'est vrai. Et d'une certaine manière, je pense que... Enfin, je l'assume. Pourquoi ? Parce que je pense que je suis meilleur médecin parce que j'ai eu des fonctions publiques. Et d'une certaine manière, j'étais probablement meilleur maire et peut-être aujourd'hui meilleur député si j'ai eu une expérience professionnelle. Je plaide, en fait, paradoxalement, à la doxa habituelle pour que plus d'hommes et de femmes politiques gardent leur métier.
Est-ce que ça vous permet de garder un ancrage dans la vie réelle ?
Ça permet d'avoir les pieds dans la glaise et d'éviter de faire des dissertations sur des sujets qu'on ne comprend pas. Moi, je suis frappé de voir le nombre de gens qui m'expliquent des tas de trucs que moi, je vois. Je vois là, je vois. Et ils m'expliquent et ils me décrivent quelque chose que je ne connais pas.
Mais à un moment, ça pose quand même une question d'agenda. Parce que vous avez été à un moment à la fois maire de la Garenne-Colombe, député européen et donc chef des urgences à Pompidou. Comment vous faites ?
D'abord, plus on travaille, plus on travaille. Mais ça, vous le savez. Encore une fois, les deux métiers se nourrissent. Et puis, il y a vraiment un point commun entre l'action politique, surtout locale, mais aussi nationale, et la médecine. C'est-à-dire qu'on s'occupe des autres, d'une certaine manière. Et puis, ce n'est pas à moi de dire si je le fais bien. C'est à, par exemple, aux électeurs. Dans ma mairie, les gens m'ont chaque fois réélu au premier tour avec des scores très importants. Ça montre que peut-être je n'étais pas un aussi mauvais maire que cela. Donc moi, j'assume, les hommes politiques et les femmes politiques doivent garder leur métier.
En Suisse, par exemple, je crois que la quasi-totalité des membres du Parlement ont gardé leur activité professionnelle. Et c'est très bien.
Alors, pour ce qui est de la politique, votre premier engagement, il s'est fait au sein de l'UJP, Union des Jeunes pour le Progrès. C'était le mouvement des jeunes gaullistes de gauche, si l'on peut dire.
C'est là que vous avez contracté le virus de la politique ? Oui, c'est là où j'ai commencé. En réalité, j'avais été élu quelques années auparavant conseiller municipal de ma commune, déjà. Je faisais déjà la politique au niveau local, mais non engageant dans un parti. Et puis, l'UJP, ce que j'ai aimé là-bas, d'abord, c'était une toute petite partie. Donc, c'était formidable, parce que dès que vous travailliez un peu, vous aviez des responsabilités. Et au bout de quelques mois, vous deveniez une responsable nationale. Vous avez été, effectivement. J'ai été président de ce mouvement. Et puis, ça permet d'apprendre la politique.
C'est-à-dire que quand, à 19 ans, vous organisez une assemblée générale, des groupes de travail, des commissions, vous collez des affiches. J'ai créé un syndicat étudiant à l'époque aussi. Vous apprenez la matière. Et puis, vous faites des connaissances. Ah, bien sûr.
Vous y avez collé, notamment, Olivier Marlex, votre président de groupe.
Mon président de groupe actuel, Olivier, était mon secrétaire général quand j'étais président du JIP.
Et donc, au niveau local, vous l'avez dit, vous avez aussi été élu conseiller municipal dès 1983 à la Garenne-Colombe. Vous aviez alors 19 ans. Et puis là, on vous voit en photo sur votre premier mandat de maire. Ça, ça remonte à 2001. Vous vous êtes présenté face au maire sortant de l'époque. Alors, c'est une histoire assez étonnante. Vous avez voulu mener une sorte de vendetta électorale pour venger votre père. Ce sont un peu vos racines corse qui ont parlé.
Racontez-nous. Il y avait eu une mésentente très importante entre mon père et le maire de la commune, dont j'étais l'adjoint. Et je considérais, je considère encore d'ailleurs, que le maire de la commune avait fait défaut à mon père, gravement, avec une atteinte à l'honneur. Et donc, j'étais allé le voir et je lui avais dit, ce que vous avez fait à mon père n'est pas correct. Cela contrevient aux règles de l'honneur. Et donc, dans un an, il y a des élections municipales. Je me présenterai contre vous et je vous battrai. Et un an plus tard, il y a eu des élections municipales. Je me suis présenter contre lui et je l'ai battu.
Mais ça veut dire que vous ne seriez pas présenté s'il n'y avait pas eu ce...
On ne refait pas la vie. Mais ça a été un moteur. Ça a été un moteur. Ça a été un moteur. L'avait l'honneur de son père. C'est quelque chose d'important. Oui, vous avez raison. C'est une sorte d'histoire corse à la Colomba, à la Mérimée, peut-être.
En tant que médecin, vous avez d'abord été anesthésiste réanimateur, puis urgentiste, chef de clinique à Bichat, puis donc chef des urgences à Pompidou. Vous dites que médecin et maire, c'est le même métier.
Oui, bien sûr. On s'occupe des autres. Si vous saviez le nombre de fois où les gens quittaient mon bureau de maire en disant au revoir docteur, c'est très très banal. Parce qu'en fait, les gens viennent... Il faut bien comprendre que les maires et les députés aussi sont souvent les seules relations des gens qui n'ont pas de relation. La moitié des gens qui habitent dans nos villes sont seuls, vivent seuls ou vivent avec un enfant, mais n'ont pas d'adulte avec eux. Ils ne connaissent personne. Vous, vous avez des relations professionnelles, amicales. La moitié des gens n'ont pas de relation. Et le maire, c'est la seule relation, comme le médecin.
Et quand vous avez un problème, médical ou pas, vous allez voir le médecin. Quand vous avez un problème municipal ou pas, vous allez voir le maire. C'est le même. Et encore une fois, c'est très banal que les gens me disent bonjour docteur, au revoir docteur, au lieu de bonjour monsieur le maire, au revoir monsieur le maire.
C'est-à-dire qu'il ne s'y retrouve plus trop entre vos deux casquettes ? C'est le même métier. Un maire, quand même, il ne va pas en Afghanistan pour sauver des vies. Parce que vous vous êtes engagé, vous, médecin, comme médecin militaire, aux côtés de l'armée française, en 2008.
En 2008, c'était le grand moment de... C'était très dur en Afghanistan, vous savez, on a même perdu des soldats français à Ousbin. Et moi, j'ai voulu exercer la médecine en médecine de guerre, voir ce que c'était, comprendre ce qu'était un pays en guerre. Donc j'ai pris un engagement dans l'armée française. Je suis parti comme officier de l'armée française là-bas, pendant plusieurs mois, de mai à août 2008. Et j'ai soigné. Alors je soignais des militaires français blessés, des militaires, des contingents alliés blessés, je me souviens des Américains. Des militaires afghans qui étaient nos alliés, qui étaient blessés. Des talibans aussi. Et puis beaucoup de civils.
Là, on me voit avec une photo. Je soignais, on avait un hôpital militaire, près de Kaboul, pas à Kaboul, mais près de Kaboul. Et puis je participais à des missions où on allait soigner dans les villages. Et là, vous voyez, je suis entouré d'une série de jeunes. C'est un souvenir très fort.
Et alors, en tant que chef des urgences d'un grand hôpital parisien, vous vous êtes retrouvé en première ligne lors de l'épidémie de Covid. En plus de votre travail à l'hôpital, vous avez multiplié les interventions dans les médias. Est-ce que, rétrospectivement, vous pensez avoir été à votre place, dans votre rôle, en faisant cela ?
C'est une question intéressante et difficile. Je pense que oui. Pourquoi ? Parce que je pense que si nous qui savons un peu plus que les autres, parce que, voilà, notre formation, ce qu'on voit, nous n'allons pas dire les choses, eh bien, on laisse la place à ceux qui racontent n'importe quoi. Je ne vais pas faire la liste de ceux qui racontent absolument n'importe quoi en permanence.
Les experts autoproclamés, quoi.
Moi, je voyais des gens qui mouraient, je voyais quand on n'avait pas de masque, je voyais quand on n'avait pas de gants, je voyais quand on n'avait pas de blouse. Tout ça, je le disais parce que je le voyais. Mais j'étais très conscient aussi du fait que si je me trompais, cela pouvait faire... C'était une tâche un peu définitive et les gens ne nous croiraient plus. Donc oui, je crois que je suis dans mon rôle, en fait. Vous savez, il y a un livre qui s'appelle La trahison des clercs. C'est un livre de Julien Binda, écrit entre les deux guerres, où Binda explique que les clercs, les intellectuels, ont trahi parce qu'à l'époque, ils n'ont pas dit ce qu'ils avaient compris.
Ils parlent de la montée du nazisme. Eh bien, moi, même si le sujet est évidemment très différent, je me suis dit, je sais des choses que les autres ne savent pas, je vais les dire.
Alors, on va réécouter un extrait d'une de vos interviews de l'époque. C'était en 2021, au moment où Jean Castex venait d'annoncer un reconfinement partiel pour 16 départements. Et vous étiez l'invité de nos confrères de public Sénat.
Le vrai sujet, c'est qu'on est face à un aveu d'échec. Cette politique qui a consisté à agir par intuition depuis maintenant deux mois ou trois mois en disant, croise les doigts. Et puis, on attend que quelque chose se passe, une sorte de pensée magique. Ça, manifestement, c'est un échec, puisque on voit bien qu'on est débordé. Par expérience, vous savez, je suis maire également, ainsi que médecin. J'ai toujours noté qu'entre les annonces de la veille, par voie de presse, conférence de presse, et la publication du décret le lendemain, il y avait toujours une différence abyssale entre ce qui était annoncé et ce qui était autorisé réellement. Donc, il faut lire le décret de ce matin.
Franchement, je ne sais pas ce qui a été décidé.
Alors, j'ai choisi cet extrait parce qu'il illustre un peu ce que vos adversaires vous ont reproché à un moment. une sorte de double casquette un peu ambiguë quand vous interveniez pour critiquer le gouvernement, ce que vous avez fait ce jour-là. On ne savait plus trop si c'était le médecin urgentiste qui parlait ou l'homme politique de droite.
Oui, je comprends. Alors, d'abord, vous accepterez l'idée que chaque fois, je me présentais pas caché. C'est-à-dire, je disais, je suis un homme politique et je suis aussi un médecin. Mais c'est justement comme ça que j'intervenais. Et c'est ça que les gens ne comprennent pas. Les gens aiment bien vous mettre dans une case en disant vous êtes un homme politique ou un médecin. Mais il se trouve que je suis les deux. Et c'est peut-être parce que je suis les deux qu'il m'arrive de dire des choses pas totalement inintéressantes. Donc, je l'assume. Je comprends que c'est complexe. Mais, vous voyez, je trouve que le débat politique est réduit à des cases. On va vous mettre dans des cases.
Mais on vous l'a reproché au point que vous n'avez pas eu la Légion d'honneur alors que vous étiez sur la liste de la promotion qui devait récompenser ceux qui s'étaient mobilisés pendant le Covid. Oui, ben, c'est pas grave.
Non, non, encore une fois, il ne faut pas juger les gens sur ce qu'ils disent, d'où ils viennent,
mais sur ce qu'ils disent, vous voyez. Alors, cette crise du Covid, elle vous a donné une certaine notoriété quand même. Et dans la foulée, vous vous êtes présenté à la primaire de la droite pour la présidentielle. Est-ce que, là aussi, l'homme politique n'a pas cherché un peu à surfer sur la popularité du médecin ?
Non, en fait, la crise Covid m'a appris une chose et qui m'a beaucoup irrité. Ça a été la raison pour laquelle je me suis présenté. C'est que je trouvais que la classe politique en général, et c'est toujours le cas aujourd'hui, fait votre travail à vous, journaliste. C'est-à-dire, fait des commentaires. Et moi, je n'attends pas des hommes politiques qui fassent du commentaire. J'attends des hommes politiques ou des femmes politiques qui fassent des propositions. Et ça a été un grand moteur de ma candidature. C'était de dire, arrêtez de commenter les faits, que proposez-vous ? Et puis, j'avais l'impression de voir des choses que les autres ne voyaient pas.
Quand on parlait des services publics qui se dégringolaient, je leur disais, les services publics, il faut les sauver. Il ne faut pas dire, moins de 500 000 fonctionnaires, comme on le disait à droite depuis des années, ça n'avait aucun sens. Au contraire, on manquait de fonctionnaires, en tout cas à la bonne place.
Alors, vous avez été élu à l'Assemblée en 2022. Et alors, à peine élu, vous avez expliqué que vous étiez prêt à travailler avec Emmanuel Macron. Ça a été interprété par certains comme une proposition de ralliement. Qu'est-ce qu'il en était exactement ?
En fait, vous l'avez dit, mais je le rappelle, j'ai été 10 ans député européen il y a quelques années. Et au Parlement européen, il n'y a pas de majorité absolue. C'est banal. Qu'est-ce qui se passe là-bas ? En fait, on fait des alliances en permanence. Et ce qui se passe actuellement, c'est qu'il n'y a pas de majorité. On dit qu'il y a une majorité relative. Mais majorité relative signifie pas de majorité. Comme il n'y a pas de majorité, dans toutes les démocraties du monde, qu'est-ce qui se passe ? Eh bien, on fait des alliances politiques. Ce n'est pas votre programme, ce n'est plus mon programme.
Ce n'est pas rejoindre Emmanuel Macron, c'est trouver un accord politique.
Une alliance politique. Une alliance politique. Un accord. Une alliance, non. Enfin, un accord politique. J'avais assisté, moi, à l'accord politique entre les socialistes et la CDU, la droite, en Allemagne à l'époque, où il n'y a nulle autre à la majorité. Ils s'étaient mis autour de la table. Ils avaient écrit un programme qui avait pris trois mois. Et ils s'étaient mis d'accord sur un certain nombre de choses à faire. Moi, je crois qu'il fallait le faire. Je regrette qu'Emmanuel Macron n'ait pas saisi l'occasion parce que ça aurait été pour lui l'occasion de changer le fonctionnement de la Vème République et de remettre un peu de parlement dans le système. C'est ça, le sujet.
Allez, on va passer à notre quiz à présent. Je vous explique le principe. Vous allez devoir compléter les phrases que je vais vous proposer. On y va. Il faut savoir que les Corses
sont des gens qui ont beaucoup de courage et qui sont fiers de ce qu'ils sont et que je fais partie d'eux. Un homme politique
qui ne lit pas.
C'est un homme politique d'abord qui ne peut pas écrire. Ceux qui écrivent des livres sans avoir lu, c'est qu'ils n'ont pas écrit eux-mêmes leurs livres. S'ils ne lisent pas, ils ne savent pas. Ils pensent que la France est une page blanche. La France n'est pas une page blanche. Enfin, quand je retrouve Jude Law le soir chez moi. Jude Law, c'est mon chat. Voilà. C'est vous qui l'avez fait dit son nom ? C'est des enfants. C'est compliqué comme nom. Eh bien, Jude, j'en ai d'autres. J'ai un deuxième chat et puis j'ai même un chien, j'ai un golden retriever.
J'aime les animaux et je suis même à l'origine d'une proposition de loi récente qui a été adoptée par l'Assemblée qui permettrait à chacun quand vous êtes hospitalisé en EHPAD, enfin admis en EHPAD, de vivre avec votre chat et votre chien. Le chat et le chat, c'est la compagnie des gens qui n'ont pas de compagnie. Merci beaucoup Philippe Juvin d'avoir été l'invité
de La Politique et moi.
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Philippe Juvin