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interviewSénat (sur YouTube)· 6 décembre 2022 3 min

Christian Cambon : "Avoir une guerre de retard, c'est le piège ultime"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

les crédits de la défense augmentent c'est une réalité mais aussi fondamentale qu'elle soit elle n'est pas suffisante car les leçons du 24 février sont encore attirés la guerre en Ukraine constitue un tournant stratégique qui coïncide en outre avec la fin de l'opération barkhane ces deux événements majeurs doivent nous conduire à une réflexion d'ensemble que la récente revue nationale stratégique n'a fait qu'effleurer de notre point de vue elle porte sur le modèle d'armée que nous devons développer pour être en mesure de relever le défi de la haute intensité face à cette hypothèse qui se réimpose à nous certains ont avancé l'idée que nos armées ne pourraient couvrir qu'un front très réduit sur une distance à peu près équivalente de celle existantes entre l'île et Dunkerque bien évidemment il s'agit que d'un élément statistique mais cela nécessite de prendre conscience de nos difficultés d'épaisseur de nos armées ce qui est bien connu a été et a été souligné par nombre de d'orateurs précédents certes nos forces ont vocation à être engagées en coalition quant à nous intérêts vitaux ils sont fondamentalement protégés par la dissuasion mais nous commençons je pense à mesurer tout juste l'ampleur de l'effort qui est devant nous et cet effort il devra être porté par la future lprm bien sûr des enseignements doivent être tirés de la guerre en Ukraine ou de l'opération barkhane mais gardons à l'esprit qu'on ne peut préparer la guerre de demain en répondant aux problématiques d'aujourd'hui avoir une guerre de retard c'est toujours le danger ultime et le piège à éviter absolument l'histoire est riche malheureusement en enseignement à ce sujet c'est pourquoi il est crucial de bien en percevoir les leçons géostratégiques autant sans doute que les enseignements militaires il faut donc être à l'affût des signaux faibles est-ce que nous le sommes suffisamment c'est tout l'objet du processus qui devait démarrer avec la revue nationale stratégique des risques et des menaces identifiés découlent les besoins et ses besoins déterminent les moyens à mettre en œuvre cet enchaînement logique doit être le de la prochaine LPM pour l'aborder dans de bonnes conditions nous souhaitons monsieur le ministre être pleinement informé c'est particulièrement vrai des décisions qui seront prises sur un chaînon qui est à ce stade manquant celui de la définition des besoins qui formera le satur de la future programmation en effet ces capitales notre effort de défense devrait être compris pour être accepté il devra être poursuivi dans un temps long et supposera de lourds efforts budgétaires il doit donc être expliqué aux Français et pour réfléchir et pour réussir il devra reposer sur l'implication de chacun car s'il n'y avait qu'une seule chose à retenir de la guerre Ukraine ce serait peut-être que la force d'une nation tient d'abord à son moral à l'engagement et à la cohésion de sa population