Face à Face : Maud Bregeon - 29/10
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %
Questions et réponses
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- 0:24OuverteRéponse directe
Vous êtes la porte-parole du gouvernement, vous êtes aussi ministre de l'énergie, vous avez bien dormi ?
- 0:33RelanceRéponse partielle
Le ministre de l'économie dit que les taxes sur le carburant, ça n'empêche pas de dormir. Ça pourrait peut-être quand même, non ?
- 1:17RelanceRéponse partielle
Est-ce que le ministre de l'économie de la France peut dire une phrase pareille ?
- 3:05OuverteRéponse directe
Quand ? Comment ? Et est-ce que vous avez affiné l'impact réel de la libération des barils ?
- 4:14RelanceRéponse directe
Comment vous allez faire pour vous en assurer ?
- 6:28RelanceRéponse directe
Pardon, c'est vraiment une histoire de remplissage du frigo. Est-ce que vous allez payer la différence ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:55InvitéChiffre
« On a mis sur la table 70 milliards d'euros dans les boucliers tarifaires, sur le gaz, sur l'électricité, et en appui à l'achat de carburant. »
- 1:47InvitéChiffre
« La libération de 10 millions de barils de diesel qui permettront de faire baisser les prix entre 12 et 18 centimes, là, dans quelques jours. »
- 1:56InvitéFait
« Le 1er novembre, c'est dimanche prochain. »
- 1:59InvitéChiffre
« 5,5 millions de Français qui sont éligibles à l'aide qu'on a mis en place. »
- 3:12InvitéFait
« On a publié deux décrets et un arrêté, notamment pour encadrer les choses. »
- 3:54InvitéPromesse
« On aura, la semaine prochaine, une baisse visible à la pompe. »
- 8:40InvitéFait
« C'est grâce ensuite à la déclinaison qu'en fait le gouvernement et le Premier ministre. »
- 10:07InvitéFait
« C'est du renouvellement de radars existants, on ne double pas le nombre de radars sur les routes. »
- 10:25InvitéChiffre
« Entre 2026 et 2027 l'estimation de ce que ces amendes rapportent pour l'État, vous êtes à volume constant. »
- 10:50InvitéFait
« En France, Total a plafonné les prix. »
- 11:55InvitéPromesse
« Le premier, c'est l'ordre public. Nous ne laisserons rien passer et nous serons intraitables avec les délinquants, les factieux, avec ceux qui cassent. »
- 13:27InvitéPromesse
« Nous sommes favorables à faciliter d'ici à Noël l'ouverture le dimanche. »
- 13:35InvitéFait
« Il y a déjà des dérogations possibles qui peuvent être données par le maire. »
Temps de parole
- Invité64 %
- Présentateur31 %
- ?4 %
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Vous
écoutez
RMC,
RMC
jusqu'à 9h,
Apolline Matin, face à face,
Apolline de Malherbe.
Il
est 8h29 et vous êtes bien sûr RMC et BFM TV. Bonjour Maud Bréjon. Bonjour à tous. Vous êtes la porte-parole du gouvernement, vous êtes aussi ministre de l'énergie, vous avez bien dormi
? Oui.
Et vous
?
Moi j'ai très bien dormi,
mais
je me suis levé un petit peu tôt.
Non,
mais si je vous pose cette question, c'est parce que le ministre de l'énergie, pas de l'énergie, mais de l'économie, qui s'occupe aussi notamment des taxes sur le carburant, dit que les taxes sur le carburant, ça n'empêche pas de dormir. Ça pourrait peut
-être quand même, non ? Roland Lescure, je travaille avec lui depuis des années dans des gouvernements et dans des majorités qui ont tout fait pour baisser les impôts des Français et singulièrement pour baisser les taxes, particulièrement lorsque c'était nécessaire. Je pense notamment à la crise énergétique de 2022-2023, où on a mis sur la table 70 milliards d'euros dans les boucliers tarifaires, sur le gaz, sur l'électricité, et en appui à l'achat de carburant. Et puis on va peut-être parler de ce qu'on fait sur
le fond. Non, mais pardon, cette expression... On va peut-être parler
de ce qu'on fait sur le fond.
Vous
pouvez juger de la forme ? Moi, ce
qui m'intéresse... Non, mais est-ce que vous, vous jugez de la forme ? Est-ce que vous, vous trouvez que dans le
contexte actuel, quand on sait qu'il y a, pour certaines stations essence, jusqu'à 40% de baisse de consommation, ça veut dire que c'est 40% de moins de trajets... Mais est-ce que le ministre de l'économie de la France peut dire une phrase pareille ? Moi, franchement, ce n
'est
pas une taxe qui m'empêche de dormir. Alors, je sais que ça empêche d'autres de dormir, mais moi, ça ne m'empêche pas de dormir. Ça permet de financer plein d'infrastructures, c'est très bien.
Oui, c'est peut-être maladroit sur la forme. Moi, ce qui m'intéresse, c'est ce qu'on fait sur le fond. Ce qu'on fait sur le fond, c'est la libération de 10 millions de barils de diesel qui permettront de faire baisser les prix entre 12 et 18 centimes, là,
dans
quelques jours. Le 1er novembre, c'est dimanche prochain. Ce qui m'intéresse, c'est de reconduire les aides pour les pêcheurs, les agriculteurs, les transporteurs. Ce qui m'intéresse, c'est qu'on puisse aider les Français les plus précaires, qui roulent beaucoup. 5,5 millions de Français qui sont éligibles à l'aide qu'on a mis en place. Et je pense qu'au bout du bout, ce qu'intéresse les Français, c'est la manière dont on les aide, et c
'est
ce qu'on met en place. On va y venir, évidemment, savoir comment ça va se passer et quelle baisse d'aide, puisque c'est dans les tout prochains jours, mais dans le contexte actuel où on sent quand même non seulement une extrême douleur, on va y venir, après la journée du 17 octobre, après l'attentat de Trappes, dans un contexte où tout est explosif. Laissez entendre que, bon, allez, on n'est pas à 10 centimes près, que ça n'empêche pas de dormir. Voilà, est-ce que vous ne
vous
dites pas ? On est maladroits, on ne sait plus parler aux Français. Encore une
fois, je vous ai répondu sur la forme, et je pense que vous auriez tort, et qu'on aurait tort de réduire l'action du gouvernement, et singulièrement du ministre de l'économie, à une phrase prononcée à l'Assemblée nationale. Encore une fois, ce qui compte, ce qui compte, c'est ce que fait ce gouvernement pour être aux côtés des Français. C'est ces 10 millions de barils qui vont être libérés, parce que c'est la vraie bonne nouvelle pour les consommateurs.
Quand ? Comment ? Et est-ce que vous avez affiné, vous avez pu anticiper l'impact réel que ça aurait à la fin ? Oui,
on a publié deux décrets et un arrêté, notamment pour encadrer les choses. D'abord, préciser les volumes qui allaient être libérés, leur répartition, leur répartition par distributeur, leur répartition par zone géographique. L'obligation pour l'ensemble de la chaîne de suivre l'évolution sur les prix de cette remise, de telle sorte que les Français...
De
la faire immédiatement apparaître. Exactement.
De la faire
immédiatement apparaître, que personne ne puisse faire de gras, encore une fois, sur l'ensemble de la chaîne de distribution. On abaisse évidemment l'obligation de stockage stratégique, le temps de mettre en place cette libération pendant les mois à venir. Et donc, on aura, la semaine prochaine, une baisse visible à la pompe. Et on s'assurera, parce que c'est important, que l'ensemble des distributeurs le mettent en place, que l'ensemble des stations puissent en bénéficier, y compris les stations plus isolées, les stations indépendantes dans les zones rurales, parce qu
'on
sait que c'est aussi là où
les Français... Comment vous allez
faire pour vous en assurer
? On
va suivre, encore une fois, sur l'ensemble de la chaîne,
du
déstockage des barils jusqu'à la station-service, en passant par le transporteur, les grossistes, les distributeurs, que cette baisse ait bien répercuté à chaque étape de la chaîne. Pardon, mais des questions très, très techniques. Jusqu'à
l
'affichage en station-service de la baisse que ça aura
permis pour les Français. Il y a une question, j'allais dire, très technique, logistique, de remplissage ou non des cuves. C'est-à-dire qu'il y a ces barils que vous allez réinjecter, ces barils achetés moins chers que vous allez réinjecter, j
'allais dire,
dans toute la filière. Mais il y a ce constat qu'un certain nombre de stations essence ont vu parfois des baisses de consommation. Je disais, le chiffre est saisissant. Il a été annoncé par plusieurs distributeurs. jusqu'à 40% de moins de consommation dans certaines comptes. Ça veut dire aussi que c'est littéralement des cuves qui mettent beaucoup plus de temps à se vider et donc qui vont être re-remplies plus tard que d'autres. Comment est-ce que vous allez faire techniquement pour que ça ne soit pas en fait un cercle vicieux ?
C
'est-à-dire que ces petites stations qui sont déjà très impactées seront aussi probablement les dernières à pouvoir afficher un prix à la pompe plus léger. On va les aider sur la trésorerie.
On
va les aider sur la trésorerie pour leur permettre d'appliquer en avance de phase et donc avant le remplissage de ces cuves. On y travaille précisément avec ces stations indépendantes dont je vous parlais. Leur permettre de répercuter à la baisse. Mais ce n
'est
pas seulement une question
de trésorerie.
La trésorerie, ce serait s'ils pouvaient re-remplir la cuve. Mais si la cuve n'est pas vidée d'un pétrole, d'une essence qu'ils ont déjà achetée plus chère, techniquement, ils ne peuvent pas la vendre à 12 centimes de moins. On leur permettra
d'abord de faire cette remise avant d'avoir acheté de nouveaux volumes de pétrole, en l'occurrence de diesel. Et ensuite, on les aide encore une fois en matière de trésorerie pour leur permettre de faire cette aide, de mettre en place cette aide en avance de phase. Et le dispositif dont je vous parle là a été précisément travaillé avec les organisations, encore une fois, qui regroupent, je pense à Mobiliance, mais il y en a d'autres, qui regroupent ces stations indépendantes.
Je repose la question vraiment très technique pour essayer de comprendre. Pardon, c'est vraiment une histoire de remplissage du frigo. Là, en l'occurrence, c
'est
la cuve, mais c'est exactement la même logique. C'est que vous allez donc payer la différence. C'est-à-dire que si c'est de l'essence qu'ils ont achetée très chère, les prix récents, la semaine prochaine, ils ont encore cette essence-là dans leur cuve. Donc, quand on met à la pompe, c'est encore cette essence achetée très chère qu'ils ont. La différence, les 12 centimes ou 18 centimes par litre, c
'est
vous qui allez les payer ?
On va permettre une avance de trésorerie qui leur permettra de répercuter immédiatement, encore une fois, cette baisse entre 12
et 18 centimes.
Je ne
peux
pas vous le dire autrement.
Vous ne payez pas
la différence, vous prêtez. Et moi, ce que je dis encore une fois aux Français qui nous écoutent ce matin,
c
'est que tout a été mis en place pour que lundi prochain, cette baisse puisse être visible, encore une fois, sur l'ensemble du territoire, dans l'ensemble des distributeurs.
Ce sera
plutôt 12 ou ce sera plutôt 18 ? Ça dépendra des distributeurs, ça dépendra encore une fois des stations-services, mais on sera entre 12 et 18 centimes. Et c'est une très bonne nouvelle pour le consommateur, parce que sur un plein, ça représente une somme d
'argent importante. Est-ce que vous avez une précision sur le calendrier ?
C
'est-à
-dire
qu'on dit la semaine prochaine, est-ce que vous vous dites à partir de lundi, oui, au totem des différentes stations-essence ? Nous,
on
a tout mis en place pour que ça puisse être effectif au 1er novembre. Le 1er novembre, c'est férié, c'est un dimanche, donc en tout état de cause, au plus tard, lundi matin, et on fera les contrôles et les vérifications pour s'assurer, encore une fois, que c'est bien appliqué. Les commerçants. Mais je note
d'ailleurs
que les distributeurs que vous recevez sur vos plateaux, Michel-Edouard Leclerc était sur BFM TV hier, vous en recevez aussi régulièrement dans votre matinale, accueillent cette mise en place, ce dispositif, de manière plutôt positive. C'est bien la preuve qu'on arrive à travailler ensemble, avec un objectif commun, c'est le pouvoir d'achat des Français, parce que notre objectif à tous, je crois, c'est de protéger les Français, et cette mesure-là, qui est inédite, il faut bien que les uns et les autres comprennent, c'est la première fois dans l'histoire
qu
'on va piocher dans des stocks stratégiques, de manière si massive, pour faire baisser les volumes. Et ça, c'est grâce à l'action qu'a menée le Président de la République, à l'international, pour négocier cette libération de 100 millions de barils à l'échelle du G7, et c'est grâce ensuite à la déclinaison qu'en fait le gouvernement et le Premier ministre. Donc, ce n'est pas rien, ce n'est pas rien, c'est en fait une disposition inédite qui
n'a jamais été mise en place.
Le groupe Total s'apprête à publier ses résultats, ça devrait être d'excellents résultats, peut-être même des résultats records, il n
'y a
pas un truc qui ne va pas
?
Écoutez, moi je crois qu'on aurait tort de sombrer dans le Total Bashing, je sais que c'est un sport national pour une partie de la classe politique, moi ce que je vois concrètement, c'est que depuis plusieurs mois, Total a mis en place des plafonnements sur l'essence, sur le diesel, c'est une bonne chose, parce que ça permet là aussi de tirer les prix à la baisse, ça contribue à protéger les Français, quoi qu'on en dise. Donc ça, c'est la première chose. Et la seconde, d'un point de vue plus macro,
et
je peux vous le dire en tant que ministre de
l'Énergie,
je vais terminer, je peux vous le dire en tant que ministre de l'Énergie, on a de la chance d'avoir un grand major pétrolier dans une crise telle que celle que l'on traverse, et notamment pour pallier à des risques d'approvisionnement. Donc nous, on demande à Total d'être exemplaire, on demande à Total de répercuter, encore une fois, à la baisse, l'avantage de la libération
des barils qui se sont engagés à faire de consulter l
'affonnement autant que nécessaire tant que cette
crise perdure. 7,5 milliards de bénéfices, est-ce que vous ne
vous
dites pas dans le contexte actuel où vous cherchez des sous partout jusqu'à envisager de doubler le
nombre de radars sur les routes ? Non, ça c'est faux.
C'est faux ? Non, ça c'est faux. C'est du renouvellement de radars existants, on ne double pas le nombre de radars sur les routes. Pardon, on s'éloigne
un peu du sujet. Vous n'allez pas
doubler ? Non, mais c'est intéressant parce qu'on ne
va
pas doubler le nombre de radars sur les routes. On remplace des radars existants par
d
'autres radars.
Et
d'ailleurs, quand vous regardez, on n'en rajoute pas. Quand on regarde entre 2026 et 2027 l'estimation de ce que ces amendes rapportent pour l'État, vous êtes à volume constant. revenons-en.
On a fermé la parenthèse, mais la précision est importante.
7,5 milliards d'euros de bénéfices. Est
-ce que vous ne pouvez pas en prendre un peu ? Est
-ce que vous ne
vous
dites pas dans le moment actuel ? Où sont faits
ces bénéfices ? J'imagine dans l'ensemble du monde. Mais voilà, dans l'ensemble du monde. Et spécifiquement pas en France. En France, Total a plafonné les prix. Ça a permis d'avoir, encore une fois, des avantages importants pour beaucoup de Français. C'est une bonne chose. Ils doivent continuer à le faire. Je vois qu'ils se sont engagés à continuer à le faire. Et puis, encore une fois, on a aussi le droit d'être fiers parfois, d'avoir des champions en France qui nous permettent d'avancer et notamment singulièrement dans ces crises.
Maude Bréjon, les commerçants, je le disais, il y
a
eu le 17 octobre, il y
a
eu le 24 octobre, samedi à nouveau appel à des manifestations, samedi 31, jeudi 5, peut-être même le 6 et le 7 qui sont déjà évoqués. Grande inquiétude des commerçants, manque à gagner, casse, et cette annonce, jusqu'à 10 000 euros par commerce, par très petit commerce qui aurait été pillé ou cassé, est-ce que vous n'auriez pas mieux fait de mettre cet argent dans la sécurité plutôt que d'avoir à réparer la casse
derrière
? Je crois que la question ne se pose pas comme ça. Et pour les semaines à venir, il y a au fond trois axes qui définissent l'action du gouvernement. Le premier, c'est l'ordre public. Nous ne laisserons rien passer et nous serons intraitables avec les délinquants, les factieux, avec ceux qui cassent. C'est absolument inadmissible. La journée de samedi dernier, le 24, s'est globalement bien passée. C'est la preuve qu'on y arrive. Ensuite,
il
y
a
la question des discussions, des négociations, du dialogue social. Et là, ça touche à des revendications qui sont légitimes, qui n'ont rien à voir avec les casse qu'on a pu voir ces derniers jours et ces dernières semaines. Il faut avancer avec les lycéens, il faut avancer avec les partenaires sociaux, les organisations syndicales, les lycéens,
ce que vous allez le revoir
vite. Et ensuite, il y
a
l'accompagnement des commerçants. Et on continuera à être extrêmement vigilants sur le tracé des manifestations, sur la mise en place de coups de... Pour l'instant, vous ne
vous
êtes pas mis d'accord sur
la
préfecture. la manière dont on préserve les centres-villes pour qu'il
n'y aura
plus de manifs
dans
les centres-villes. Pour que, en tout cas, là où c'est nécessaire, on garantisse aux
commerçants
d'avoir des Français qui réinvestissent les centres-villes singulièrement dans
une période de fête où la consommation est importante. Tant que
le calme
n
'est
pas complètement revenu,
il
n
'y
aura plus de
manifs
dans les centres-villes. En tout cas, là où ça pose, et ça se fait au cas par cas, vous savez que c'est une discussion avec les préfets d'abord, ensuite avec les maires, là où il y a des risques de violences telles que celles qu'on a connues le 17 octobre, il faut évidemment adapter le tracé des manifestations.
Est-ce
que
certains magasins se disent est-ce qu'il ne faudrait pas peut-être ouvrir le dimanche là où pour l'instant c'est interdit pour tenter de compenser les manques à gagner ? Est-ce que c'est une question à laquelle vous êtes sur la piste qui est sur la table
?
Et nous sommes favorables à faciliter d'ici à Noël l'ouverture le dimanche. Vous savez qu
'il
y
a
déjà des dérogations possibles qui peuvent être données par le maire. Le préfet peut étendre le nombre de dérogations, le nombre de dimanches ouverts par an dans chacun des départements et donc on facilitera l'ouverture le dimanche d'ici à Noël pour permettre aux commerçants de rattraper ce manque à gagner, de rattraper ce chiffre
d'affaires. J'en avais ce matin sur
RMC qui témoignait qui disait le problème c'est que moi j'ai des salariés des vendeurs des vendeuses et que les payer le dimanche et du coup les payer encore plus parce que ce serait un dimanche et que ce serait un jour en extra ça leur paraît difficile est
-ce
que vous les accompagnerez éventuellement ?
L'ouverture le dimanche en tout cas de manière plus souple que ce que la loi ne prévoit aujourd'hui en tout cas enfin pardonnez-moi de ce que la réglementation ne prévoit aujourd'hui indépendamment de la décision que pourraient prendre les préfets c'est une demande des commerçants eux-mêmes donc faciliter cette ouverture-là c'est répondre à leurs demandes.
La journée du 31 en termes de maintien de l'ordre est-ce que vous pensez que tout est sous contrôle pour reprendre un mot du ministre de l'Intérieur qui avait reconnu qu'il avait perdu le contrôle ?
Tout
est mis en place je vous le confirme il y a eu un conseil de défense et de sécurité nationale qui s'est tenu hier autour du président de la République et du Premier ministre qui visait précisément à préparer les échéances à venir et notamment l'échéance du week-end prochain pas uniquement mais notamment et donc tous les moyens en termes de dispositifs de forces de l'ordre déployées sont évidemment mis en place des couvre-feux d'ailleurs sont encore appliqués dans certaines villes en France.
Le maire de Paris évoque trois rassemblements d'ultra-droite de néo-nazis qui sont prévus normalement ce week-end dans les rues de Paris ou juste autour de Paris est-ce que vous avez pris des dispositions pour les interdire ? C
'est
une décision qui sera prise par
la préfecture vous savez que ce n'est pas au gouvernement d'autoriser ou d'interdire des manifestations c'est d'abord au préfet et le préfet le fait sur des considérations juridiques de troubles de risques de troubles à l'ordre public Ce
sont des événements
néo-fascistes voilà ce que dit Emmanuel Grégoire vous vous dites qu'il ne
faut
pas que ça ait lieu indépendamment de la préfecture ? Je dis que c'est au préfet de prendre cette décision mais je veux dire à titre personnel en tant que porte-parole du gouvernement quand vous entendez le président de la République hier qui dit qu'aujourd'hui on a un antisémitisme et un racisme décomplexé qu'on a un racisme d'atmosphère est-ce que dans ce contexte-là on peut laisser des manifestations de cette sorte au ferré ? Je trouve ça
incompréhensible qu'on puisse aller manifester
dans
de telles organisations et dans de tels rassemblements c'est une évidence du reste est-ce que en droit les fondamentaux sont réunis pour l'interdire ça c'est au préfet encore une fois de le dire
Il
a parlé Emmanuel Macron je le cite d'une désinhibition d'un antisémitisme chez certains d'une désinhibition du racisme chez les autres il visait semble-t-il la France Insoumise et le Rassemblement National il parle d'un racisme d'atmosphère il a aussi évoqué une forme de désinhibition des propos mais aussi des violences évidemment il était interrogé d'ailleurs chez Hugo Décrypt avec le drame de Trapp on parle d'un hommage national est-ce que vous avez une date
?
Non et cette date sera discutée avec la famille pour des raisons que chacun
comprend qui leur a lieu pardonnez-moi cette expression dans les temps à venir et ce sera bien sûr décidé en discussion avec
la famille de la
vie Est-ce que c'est le Premier ministre qui présidera cet hommage ? C
'est
le Premier ministre ou est-ce que c'est le Président ? C'est le
Premier ministre qui présidera cet hommage le Président de la République ces dernières années présidait les hommages lorsqu'il s'agissait d'attentats qui avaient touché des fonctionnaires de l'État notamment en exercice des policiers et des gendarmes et le reste est présidé par le Premier ministre en revanche c'est bien une décision qui a été prise par le Président de la République Comment on fait pour tenir jusqu'à la présidentielle dans ce climat ? Écoutez on citait les mots du Président chez Hugo Décrypt en début de question
l
'atmosphère a quelque chose d'irrespirable il y a beaucoup de tensions il y a beaucoup de violences il y a beaucoup d'inquiétudes il y a beaucoup de peur aussi je crois dans une majorité de Français et je les comprends complètement ce qui m'a frappée suite à cet attentat raciste terrible survenu à Trappes la semaine dernière c'est à quel point la politique avait très vite repris ses droits et à quel point la dualité singulièrement entre l'extrême droite et l'extrême gauche avait en quelques heures pris le dessus sur l'émotion sur
l'émotion et
sur la solidarité une forme de concorde nationale qui devrait nous unir au moins quelques jours regardez les questions au gouvernement que nous avons vécues mardi dernier regardez l'attitude de la France insoumise regardez l'attitude des écologistes regardez hier encore une députée qui accusait le Premier ministre d'avoir je la cite abattu une seconde fois la victime comment peut-on prononcer de tels mots et ensuite prétendre à rassembler les Français vous considérez qu'aujourd'hui une partie de la gauche instrumentalise je considère qu'une partie de la gauche instrumentalise
ce
qui s'est passé à Trappes instrumentalise la violence et je vous le dis comme je le pense
je
n'ai aucune leçon de républicanisme à recevoir de l'extrême gauche de la France insoumise d'Europe écologie les verts absolument aucune nous avons aujourd'hui des partis politiques qui
agitent
et instrumentalisent différentes formes de communautarisme ça va à l'encontre de ce qui doit nous amener à faire société ensemble ça va à l'encontre des fondamentaux de la République qui nous permettent là encore de vivre ensemble malgré nos désaccords malgré nos différences et c'est extrêmement dangereux les propos colportés encore une fois par certaines forces politiques sont parfois et vous
parlez notamment de cette accusation qui
a été lancée à l'endroit du
Premier ministre sont parfois des coups extrêmement violents contre l'unité
nationale
Maude Bréjon le tout dans un contexte de campagne présidentielle vous vous soutenez Edouard Philippe Gabriel Attal propose ce matin une primaire est-ce qu'il faut à un moment se rassembler vous appeliez une concorde nationale est-ce qu'il faut au moins que ceux dont les idées ne sont pas si éloignées se rassemblent et décident d'aller ensemble vers une primaire moi j
'ai
toujours prôné le rassemblement
toujours et j'ai d'ailleurs rejoint Edouard Philippe parce que je suis convaincue que c'est le meilleur aujourd'hui pour rassembler et pour rassembler la droite et le centre
j
'ai pas bien compris ce que proposait Gabriel Attal hier j'entends qu'on parle d'une primaire qui irait de quelque part à gauche à quelque part à droite je crois que dans la période de grande tension qu
'on
vit l'heure est à la clarification et pas à la confusion
qui
pense sérieusement qu'on pourrait mettre dans un même programme pardonnez-moi dans un même meeting dans une même primaire en l'occurrence Raphaël Luxman qui veut augmenter la fiscalité qui veut régulariser 300 000 c'est son programme 300 000 travailleurs sans papier et Bruno Rotaillot qui veut réformer la constitution et appliquer une réforme des retraites pour vous ça n'a rien à voir et donc il n'y a pas de primaire possible
ce
que je
veux
dire c'est qu
'il
faut partager un certain nombre de plus petits dénominateurs communs voilà et je crois que le bon espace de rassemblement c'est celui de la droite et du centre et je crois qu'Edouard Philippe est aujourd'hui et de loin et de loin le mieux placé pour faire ce rassemblement là merci
Maude
Bréjean
d'avoir répondu à mes questions ce matin porte-parole du gouvernement ministre délégué à l'énergie