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interviewyoutube.com· 19 février 2019 15 min

Entretien intégral d'Édouard Philippe le 19 février 2019 sur RTL

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Présentateur

Vous êtes sur RTL. RTL Soir, édition spéciale. Et nous sommes donc en direct de Matignon. Bonsoir Monsieur le Premier Ministre. Bonsoir Marc-Olivier Fogel. Merci de nous recevoir une heure avant de vous rendre à la grande manifestation contre l'antisémitisme, place de la République, avec une grande partie de votre gouvernement. Pour commencer, êtes-vous préoccupé par le climat de haine actuelle, Edouard Philippe ?

0:22
Édouard Philippe

Oui, bien sûr. Et je pense que tous ceux qui aiment notre pays doivent être préoccupés. Il y a eu plus une progression de 74% des actes antisémites l'année dernière. Depuis quelques semaines, on a vu se multiplier les provocations, les agressions, les injures, les insultes. On a vu des journalistes frappés, on a vu des élus menacés.

0:45
Présentateur

Bien sûr que je suis préoccupé. On va développer évidemment dans un instant, mais est-ce que le climat actuel, tous ces samedis, ces manifestations qui libèrent la parole, vous pensez que ça génère ou ça a une influence sur ce qui est en train de se passer ?

0:57
Édouard Philippe

Les historiens diraient probablement que, dans les moments de fièvre hexagonale, l'antisémitisme est une résurgence systématique. J'ai entendu plusieurs historiens tout à fait puissants et intelligents dire cela. Je crois qu'ils ont raison. Il y a un lien, pas direct, mais au moins indirect. Mais on voit bien que des choses qui sont constitutives de ce que nous sommes, de la vie en société, sont en train d'être fragilisées. On attaque des cimetières, on attaque des lieux de culte, on attaque des personnalités, on attaque des symboles de la République et on attaque, c'est vrai, les juifs. C'est une situation préoccupante, je ne crois pas qu'elle soit sans issue.

Moi j'espère, je crois en la France.

1:35
Présentateur

Mais il faut la regarder en face. Le Président de la République, vous disiez qu'on attaque des cimetières. Justement, on va partir en Alsace, si vous voulez bien, où un cimetière juif a donc été profané la nuit dernière, Isabelle.

1:45
Invité

Oui, une centaine de tombes ont été couvertes de croix gammées à Katzenheim, un choc dans ce petit village de 800 habitants, un choc dans toute la France, alors qu'un peu partout, que vous l'avez dit, se préparent des marches contre l'antisémitisme. Emmanuel Macron s'est rendu sur place, Emmanuel Macron s'est rendu sur place, Emmanuel Macron s'est rendu sur place, en début d'après-midi. Bonsoir Dimitri Ramelot. Bonsoir. Le Président a promis une fermeté absolue. Oui, à son arrivée au cimetière peu avant 14h30, Emmanuel Macron invite tous les habitants qui le souhaitent à le suivre, parmi eux, des familles de défunts dont les caveaux ont été souillés.

Ces parents adoptifs, mes grands-parents sont enterrés ici. Toute la famille, tout le personnel familial est ici.

2:17
Présentateur

On prendra des actes, on prendra des lois, et on punira. Ceux qui ont fait ça ne sont pas d'île de la République. Mais je ne veux pas que ce qui s'est passé là donne des idées à d'autres.

2:26
Invité

Et à l'extérieur, plusieurs dizaines d'habitants et de curieux aperçoivent les techniciens en identification criminelle en blouse blanche. Ces enquêteurs s'arrêtent devant chacune des 83 tombes taguées à la peinture jaune ou bleue. Gérard et Daniel, natifs du village, sont sidérés. C'est monstrueux, ouais. Les gens, à mon avis, ne savent plus ce qui s'est passé pendant la guerre. Quatzenheim, c'était un village juif dans le temps. Il y avait une école, il y avait la synagogue. D'ailleurs, on a une rue des Juifs à Quatzenheim. C'est triste. Presque une heure après son arrivée, le Président de la République sort du cimetière entouré des officiels et des élus de la circonscription.

Les gendarmes quittent eux aussi les lieux après une série de prélèvements qui devront permettre de résoudre l'enquête.

3:05
Présentateur

Dimitri Ramelot pour RTL.

3:07
Invité

Après cette profanation, Benyamin Netanyahou dénonce l'acte choquant de sauvages antisémites. L'un des ministres israéliens appelle les Juifs de France à émigrer pour l'État hébreu.

3:16
Présentateur

Edouard Philippe, dans une heure, vous serez place de la République. Il y a ce rassemblement où tout le monde n'est pas uni. D'ailleurs, on va y venir. La classe politique se divise même sur un sujet comme ça. D'abord, ce rassemblement, est-ce qu'il peut vraiment servir à quelque chose ? J'allais vous dire, l'année dernière, avec la mort de Mireille Knoll, il y a eu un rassemblement. Un an après, on en est là.

3:32
Édouard Philippe

Écoutez, ce rassemblement, il est nécessaire. Il n'est pas suffisant, mais il est nécessaire. Le jour où on arrêtera de dénoncer ces actes, ce sera pire. Alors évidemment, les dénoncer, ça ne suffit pas. Mais il faut le faire.

3:42
Présentateur

Ça ne suffit pas. Tout à l'heure, le président de la République disait qu'on prendrait des actes, des lois, et on punira. Quel type d'actes ? Parce que des lois, on punira. On a l'impression d'entendre ça un peu tout le temps. Non, il y a un certain nombre de choses qu'on peut faire.

3:56
Édouard Philippe

Heureusement, d'ailleurs.

3:57
Présentateur

Mais quoi ? L'arsenal répressif, il peut être renforcé ?

4:00
Édouard Philippe

Oui, il peut l'être, au moins sur un domaine qui est le domaine de la diffusion de propos haineux ou antisémites sur Internet ou sur les réseaux sociaux. Vous savez que les réseaux sociaux, souvent parce qu'ils ne sont pas gérés depuis la France, souvent parce qu'ils permettent aussi à toute une série de gens de s'exprimer sous couvert d'anonymat, donnent lieu à l'expression de propos qui ne seraient jamais tenus dans la rue, ne seraient jamais tenus à l'intérieur ou dans un lieu public. C'est-à-dire que c'est un déversoir de haine.

Et trop souvent, on n'arrive pas à trouver l'instrument qui permet de faire jouer la responsabilité de ceux qui gèrent les réseaux sociaux et qui devraient enlever ces propos de leurs réseaux sociaux.

4:36
Présentateur

Et donc, c'est ce que vous allez chercher. Comment aller taper directement Twitter, Facebook, directement ? Et ça, c'est une piste.

4:42
Édouard Philippe

En fait, ce qu'on veut, c'est créer un régime de responsabilité particulier pour ceux qui gèrent des réseaux sociaux. Il y a un rapport très intéressant qui a été produit, notamment par la députée Laëtitia Allende, la députée Laëtitia Avia. Et nous pensons que nous pouvons modifier le droit national, un peu d'ailleurs sur le modèle de ce compte essayé de faire les Allemands, puis ensuite de faire modifier le droit communautaire. On peut le faire vite. Et ça permettra d'apporter un élément de réponse, de responsabiliser des gens qui aujourd'hui ont l'impression

5:05
Présentateur

qu'ils peuvent faire n'importe quoi en toute impunité. Ça, c'est un premier point. Le président Ducriff propose que l'antisémitisme relève du droit commun et non plus de la loi de 1881 sur la presse. Là, il peut y avoir une évolution. Vous lui répondez quoi, ce soir ?

5:17
Édouard Philippe

Sur le sujet de l'évolution en matière de libéralisme, de liberté de la presse et de loi sur la presse, c'est des sujets qui sont en général très complexes. Justement, le sortir de la loi. Je veux bien qu'on discute de ça. Vous êtes ouvert. Je veux bien qu'on discute de ça. Mais ce que je veux dire, c'est que lutter contre l'antisémitisme, c'est un combat ancien et c'est un combat qui va durer longtemps. Il ne faut pas se payer de mots. Si c'était facile de lutter contre l'antisémitisme, quand il est aussi enraciné dans la société française, ça se saurait. On lutte contre l'antisémitisme par l'éducation, par la formation, par la répression. Tout ça ensemble. C'est ce que nous voulons faire.

Nous voulons le faire avec une détermination totale, avec aussi, d'une certaine façon, beaucoup de lucidité. Parce que ça n'est pas facile. Mais nous voulons le faire avec une détermination totale. Ces actes sont inacceptables. Je ne crois pas que la France soit antisémite. Je pense qu'il y a des antisémites en France,

6:08
Présentateur

mais je ne crois pas que la France soit antisémite. L'antisémitisme en France, vous avez évidemment vu plusieurs responsables de droite et d'extrême droite qui disent que la véritable raison de cette poussée d'antisémitisme, c'est l'islam radical. Vous faites le même constat qu'eux. L'antisémitisme en France, c'est l'islam radical ?

6:21
Édouard Philippe

Il y a une nouvelle forme d'antisémitisme, ou une forme très virulente d'antisémitisme, qui vient de l'islamisme radical, du salafisme. C'est incontestable et ce serait absurde de le nier. Et il ne faut pas le nier, il faut le regarder en face. Celui-là, c'est le plus important ? C'est celui qui progresse probablement le plus rapidement. Mais je crois, et je le dis tel que je pense, je crois que ce serait un manque de lucidité que de dire que c'est la seule cause de l'antisémitisme français du moment. Je pense que l'antisémitisme est enraciné dans la société française. Qu'il a des formes d'expressions qui sont variées, qu'il faut les regarder en face, qu'il faut lutter, sans exclusives.

Ce soir, moi, je considère que tout le monde est invité sur la place de la République. Je ne choisis pas ceux qui font ce combat. Il faut l'union sacrée.

7:03
Présentateur

Vous avez vu Marine Le Pen, finalement, elle va aller à Bagneux. J'avais vu, finalement... Mais chacun choisit de livrer ce combat comme il le veut.

7:08
Édouard Philippe

Au cimetière juif de Bagneux, c'est un... Vous auriez préféré qu'elle soit là, ce soir ? Non, je dis que un combat aussi essentiel, c'est un combat qui suppose l'union sacrée. Quand on fait l'union sacrée, tout le monde se rassemble.

7:21
Présentateur

Sans hypocrisie, sans exclusives et sans incohérences. Ce soir, vous voyez bien qu'il n'y a pas l'union sacrée. Ça vous inspire quoi ? Il n'y a pas l'union sacrée.

7:28
Édouard Philippe

Je ne dis pas que tout le monde sera sur la place de la République, mais j'attache du prix à ce que toute la classe politique dénonce les actes antisémites, quels qu'ils soient.

7:35
Présentateur

Justement, quand Jean-Luc Mélenchon, avant de dénoncer les actes antisémites, dénonce l'instrumentalisation sordide qui est faite de la lutte contre l'antisémitisme par le pouvoir...

7:43
Édouard Philippe

C'est un point de désaccord majeur que j'ai avec Jean-Luc Mélenchon.

7:46
Présentateur

Juste un point de désaccord majeur ? Vous dites ça comme ça ? Vous ne condamnez pas plus fermement son propos ?

7:51
Édouard Philippe

Aujourd'hui, notre objectif, c'est de lutter contre l'antisémitisme. C'est une nécessité nationale. Donc moi, je ne fais de procès à personne. Je dis, soyons cohérents. Je dis que tous ceux qui commencent par vous dire que l'antisémitisme, c'est mal, mais... Il n'y a pas de mais quand on lutte contre l'antisémitisme. Il n'y a pas de mais. Donc, on y va. On y va unis. On y va résolument. Parce que ce n'est pas le problème de tel ou tel. C'est un problème que nous devons regarder avec lucidité, en face, et sur lequel nous devons nous unir, sans quoi nous savons trop bien où cela mène.

8:21
Présentateur

Est-ce qu'il y a un islamo-gauchisme ? Puisqu'on parlait de Jean-Luc Mélenchon, pas lui qui est pointé directement, mais puisque pour lutter contre quelque chose, il faut d'abord l'identifier et savoir d'où il vient. Est-ce qu'il y a une forme de complaisance de l'extrême gauche, on va dire, envers l'antisémitisme, liée à la situation, ce qui se passe au Proche-Orient ?

8:38
Édouard Philippe

Je pense que la complaisance de certains face à l'antisémitisme est une complaisance ancienne. Elle a existé parfois dans l'extrême gauche, elle a existé parfois dans l'extrême droite. Aucune formation politique, aucune communauté n'est immune s'agissant de l'antisémitisme.

8:56
Présentateur

Est-ce que vous êtes étonné par ce qui ressurgit actuellement ? Est-ce que vous vous êtes préparé à ça ?

9:04
Édouard Philippe

J'aimerais vous dire que je suis étonné, mais la vérité c'est que j'ai la claire conscience que cette question de l'antisémitisme est enracinée dans ce que nous sommes. Encore une fois, je le redis parce que je le crois profondément, la France n'est pas un pays antisémite. Dans les heures les plus sombres, aux moments les plus durs, il y a toujours eu des femmes, des hommes, parfois des institutions qui se sont levées en France en disant c'est inacceptable et nous n'acceptons pas. Et ils ont été l'honneur de la France. Donc même dans les moments les plus difficiles, et nous en avons connu en la matière, il y a toujours eu des consciences, il y a toujours eu des gens qui se tenaient debout.

Mais je sais aussi que par facilité, par ignorance, par lâcheté, par idéologie parfois, un certain nombre de gens laissent prise au développement de l'antisémitisme. Nous devons lutter, nous devons exposer, nous devons dénoncer, nous devons sanctionner, nous devons éduquer.

9:52
Présentateur

Ce qui permet de laisser prise, c'est aussi la situation au Proche-Orient. Justement, un député de La République En Marche... Non, non, moi je n'accepte pas l'instrumentalisation des difficultés. Non, je n'ai pas dit d'accepter, mais c'est ce qui permet cette instrumentalisation que vous dénoncez ce soir, justement pour être plus efficace. Est-ce que ce que propose le député de La République En Marche, Sylvain Maillard, pénaliser l'antisémitisme, on voit bien la façon dont Alain Finkielkraut s'est fait apostrophé en le traitant de sioniste de merde, on entend des juifs.

10:20
Édouard Philippe

Je pense qu'il arrive, c'était le sens de la réponse que nous avons faite tout à l'heure dans l'hébicycle, il arrive que lorsque l'on dénonce l'antisionisme, on ait au fond en tête l'antisémitisme. C'est ça. Qu'un mot vale l'autre. Mais je ne crois pas qu'il soit nécessaire de pénaliser la critique d'une politique, voire d'un État, dans sa raison d'être. L'existence de l'État d'Israël, la France l'a reconnu et la défendra toujours. Vous voyez bien qu'il y a une forme de faunée

10:50
Présentateur

en dénonçant l'antisionisme, derrière c'est l'antisémitisme.

10:53
Édouard Philippe

Je pense que beaucoup, par habileté langagière, malignité langagière, utilisent l'un pour en réalité faire vivre l'autre. Encore une fois, je pense que nous avons tout ce qu'il faut dans l'arsenal juridique de ce point de vue-là pour sanctionner les propos qui, sous couvert d'antisionisme, seraient de l'antisémitisme.

11:13
Présentateur

Vous avez entendu un ministre israélien, celui de l'immigration, appeler les juifs de France à émigrer pour Israël. Quel est votre message à la communauté juive de France ce soir qui est inquiète ? Mon message, c'est que vous êtes la France. Vous êtes la France. Nous sommes la France. Mais vous les comprenez, ces juifs qui décident de faire leur aliyat et qui sont inquiets, et notamment dans certains quartiers où c'est devenu quasiment impossible de résider pour une partie de cette communauté.

11:37
Édouard Philippe

Il y a depuis des années des départs vers Israël. Il y a aussi des départs intérieurs, ce qu'on appelle l'allié intérieur, des familles, des hommes et des hommes qui considèrent qu'ils ne peuvent plus vivre dans le quartier où ils ont grandi, où ils souhaitaient pouvoir continuer à vivre à cause de pressions et qui sont obligés de déménager. C'est ce qui s'appelle parfois l'allié intérieur. Elle est tout aussi préoccupante parce que ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'il y a des endroits de la République, des endroits de notre territoire où nous ne savons pas faire prévaloir ce que nous sommes, ce que nous voulons être. C'est très inquiétant.

Vous m'avez demandé si j'étais préoccupé au début de cette interview. Bien sûr que je suis préoccupé. Je ne suis pas pessimiste. Encore une fois, je pense que nous avons tout le talent et que la France recèle de talents et d'hommes et de femmes déterminés pour lutter contre ce fléau. Mais c'est une lutte qu'il ne faut pas oublier. Vous savez, très souvent, on pense que parce qu'on vit à l'époque présente, on aurait réglé les grandes questions, on aurait réglé les grands problèmes et finalement, on serait tranquille, l'histoire serait terminée.

La vérité, c'est que la lutte contre l'antisémitisme comme la lutte contre l'obscurantisme, ce sont des luttes qui sont permanentes et notre lutte contre l'antisémitisme pour la génération de notre pays aujourd'hui doit lutter et lutter de d'arrache-pied.

12:44
Présentateur

Vous serez dans trois quarts d'heure, donc je vais vous laisser y aller, Place de la République, avec une grande partie de votre gouvernement sans Jean-Luc Mélenchon. Je le disais tout à l'heure, qui lui sera à Marseille, sans Marine Le Pen, qui elle sera à Bagneux.

12:56
Édouard Philippe

Encore une fois, moi je ne choisis pas les femmes et les hommes qui livrent ce combat. Je veux que chacun le livre sans hypocrisie et à fond.

13:07
Présentateur

Merci Monsieur le Premier ministre. On va partir donc Isabelle, Place de la République, retrouver Olivier Bost, qui est sur place pour RTL, Isabelle.

13:15
Invité

Oui, Emmanuel Macron, lui ne défilera pas ce soir, mais le président se rend au mémorial de la Shoah avec les présidents de l'Assemblée nationale et du Sénat. Effectivement, Olivier Bost, vous êtes sur place pour RTL. Oui, effectivement, et devant le mémorial, ce sont donc les présidents de l'Assemblée nationale et du Sénat, Richard Ferrand et Gérard Larcher, qui seront là tout à l'heure pour accueillir le chef de l'État. Il y aura aussi le grand rabbin, Rahim Korsia, le président du consistoire, Joël Mergui, Francis Califal, président du CRIF.

Le chef de l'État, à son arrivée, échangera aussi avec des représentants de toutes les religions dans la petite cour du mémorial, là où sont inscrits, juste à côté, sur de longs murs, les noms de tous les déportés. Ensuite, Emmanuel Macron va se recueillir dans la crypte du mémorial, quelques instants, pour montrer encore une fois dans cette journée ce que produit l'antisémitisme au-delà des mots. Une autre image d'Union nationale. La dernière fois qu'Emmanuel Macron est venu au mémorial de la Shoah, il n'était pas encore président. C'était la première fois qu'Emmanuel Macron était entre les deux tours de l'élection présidentielle en 2017.

14:11
Présentateur

Olivier Boz, donc, pour RTL.

14:13
Invité

Un des rassemblements qu'il y en a dans toute la France, ce soir, appel lancé par une cinquantaine de partis ou d'associations après des dérives lors des manifestations des Gilets jaunes. Deux partis n'ont pas signé l'appel. Le Rassemblement national qui rend un hommage séparé aux victimes à Bagneux. La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, défile à Marseille. Il a demandé au ministre de l'Intérieur d'assurer la protection des élus insoumis qui défilent ce soir et qui ont reçu des menaces de mort.

14:37
Présentateur

Et justement, dans un instant, on part pour Marseille où a forcené, donc, a blessé deux personnes à l'arme blanche. Merci Monsieur le Premier ministre de nous avoir reçus ici à l'hôtel Matignon. A 19h, vous serez place de la République à Paris. Merci Edouard Philippin.

14:48
Locuteur

Merci.