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interviewSous le Hangar· 3 juin 2026 52 min

ANNIE GENEVARD, Ministre de l’Agriculture : on pose VOS questions 🥒 CONFESSIONS CORNICHONS

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Accéder au marché européen, c'est un enlissement, c'est pas n'importe quoi. On n' pas le droit d'arriver sur notre marché en faisant n'importe quoi. Or, les viandes traitées euh aux antibiotiques de croissance, les fidelotes, c'estd l'élevage ou le bien-être animal n'a aucune espèce d'importance où on entasse les animaux dans des enclos.

Ce n'est pas notre modèle et nous n'en voulons pas. Est-ce que vous êtes capable de dire maintenant, c'est terminer les sojas qui viennent de l'autre côté du Brésil. Pour des raisons d'engrais et pour une souveraineté protéique, on ferme les frontières et on développe la France et on ouvre le marché pour que les agriculteurs le produisent.

Est-ce qu'on est capable de prendre cette décision ? Le cap, c'est du d'avoir à utiliser de moins en moins de produits phytosanitaires, mais il faut laisser le temps la transition de s'opérer parce que quand vous dites aux agriculteurs, "Bah, il y a pas de solution pour vous, vous les laissez seul face à leur désespoir. C'est pas compliqué au salon de l'agriculture, au sommet de l'élevage, au space à des délégations étrangères.

Moi, je rencontre énormément de ministres de l'agriculture qui nous envie notre élevage français. J'ai interdit les importations. Les importateurs ont attaquer ma décision, ils ont perdu au tribunal.

Il faut toujours veiller à ce que les aides de la politique agricole commune aillent à ceux qui sont réellement des actifs agricoles. Une des difficultés, c'est qu'on a comme interlocuteur ce qu'on appelle les chapeaux à plume de l'agriculture, mais que il s'apercolle pas tellement sur la cour de ferme. Pourtant, ils en parlent toujours de la cour de ferme.

Aujourd'hui, on reçoit une invité exceptionnelle qui est Annie Jeunev, la ministre de l'agriculture. pour une invité exceptionnelle, on a un petit peu adapté Confession Cornichon, d'autant plus que le temps était très contraint et on a voulu construire en fait cette émission avec vous, avec la communauté. Donc on vous a sollicité et vous avez été plus d'une centaine à nous envoyer des questions.

Donc très franchement en fait bah on n pas pu tous les poser et on a dû faire un tri pour préparer cette émission. Donc voilà, on va essayer de parler à la fois d'énergie, de souveraineté, de compétitivité, d'engrais. Voilà, on va essayer d'aborder tous ces sujets-l.

Nous sommes dans un contexte où justement le gouvernement a fait une copie avec une loi d'urgence agricole qui est en ce moment débattue entre les deux assemblées, l'Assemblée nationale et le Sénat. Et petit à petit, on entend qu'elle est en train de se faire vider de sa substance cette loi. Or, c'était la promesse de d'aider vraiment l'agriculture.

Donc, on va aborder tous ces sujets-là dans cette émission. Bonjour, je suis Annie Jeunev, ministre de l'agriculture et je suis sur confession cornichon. Donc bonjour madame la ministre.

Bonjour. Merci beaucoup d'être venu sur ce format un peu original quand même euh pour parler auprès des agriculteurs. Euh donc ce format confession cornichon, c'est un format qu'on a déjà sur notre chaîne sous Langarde depuis un certain temps.

Euh et comme votre temps est compté, on l'a un petit peu compressé et on a beaucoup donné la parole aux agriculteurs. Il y a beaucoup de vous le savez, il y a beaucoup de sujets en fait qui préoccupent les agriculteurs en ce moment. Donc on a reçu plein de questions, une petite centaine.

Alors on en a fait une compilation. On va en traiter quelques-unes. On espère du coup que voilà, on sera fidèle aux questions qui ont été posées.

Mais voilà, il y a des vraies préoccupations et vous le sentez certainement tous les jours à chaque fois que vous allez sur le sur le terrain. Et donc dans confession cornichon, il y a cornichon. Donc cornichon pour nous c'est un c'est un symbole de la souveraineté alimentaire qu'on a perdu parce qu'en fait 98 % des cornichons sont importés.

Oui. Donc voilà, nous c'est un petit clin d'œil qu'on fait en se disant que l'agriculture française peut quand même produire et c'est dommage qu'on est en train de perdre pas mal de part de marché. Par contre, on a très belle maison qui alors voilà, il y en reste quelques-unes.

Donc la maison Marque notre la maison marque que je connais bien. J'ai acheté un pot de cornichon de la maison Marc ce samedi pour la raclette du samedi soir. Voilà.

Donc c'est parfait. Euh et du coup derrière ce symbole et c'est aussi le fil rouge, on va dire de notre interview. C'est-à-dire que en règle générale, on essaie d'être franc et sincère dans ces réponses.

Euh en tout cas, les questions, vous verrez, ils le sont. Euh donc si tout se passe bien, c'est très bien. Si jamais vous pensez que la question, elle est un peu trop trasche ou vous pouvez pas y répondre, vous pouvez utiliser un joker en mangeant un cornichon.

Et si jamais vous faites un peu trop de langue politique et vous tournez un peu autour du pot et vous répondez pas à la question, je pourrais vous indiquer de manger un cornicha. D'accord. Je me plie à l'exercice.

Tout va bien se passer. bien se passer. Bon, je vous propose de démarrer si vous êtes OK.

On va démarrer sur un sujet de rentabilité et de et de compétitivité. Alors, comme je l'ai dit, on a eu beaucoup de questions d'agriculteurs. Donc, je vais vous présenter une vidéo notamment d'Aurélien qui vous pose directement une question.

Bonjour madame la ministre. Monsieur maçon, salarié agricole sur la ferme familiale avec mes parents. Mon frère étant installé à 1 km sur une autre ferme et puis moi normalement je vais m'installer l'année prochaine donc courant de l'hiver 2027.

Euh le ton est morose, hein, franchement. Heureusement que vous avez quelqu'un en face de vous là euh qui est pas chez une agriculture, qui a baigné dedans étant tout petit et qui a la chance d'être bien entouré et et qu'on a une ferme qui tourne encore correctement, j'ai envie de vous dire, avec des grosses guillemets euh du du fait d'une bonne gestion et puis de pas faire n'importe quoi, d'essayer de travailler bien hein, comme beaucoup d'agriculteurs français, hein. On on est les meilleurs.

Il y a on peut s'inventer, on est les meilleurs. Malheureusement, on est très peu aidé par notre gouvernement à croire qu'il voudrait plus agriculteur en France. Euh vous parlez que vous voulez augmenter euh la taille des exploitations, tout ça.

Euh ça fait 50 ans qu'on augmente la taille des exploitations, j'ai envie de vous dire, voir plus. Euh à cette heure-ci euh on a on a des faiblesses au niveau au niveau euh économique euh sans précédent. Euh des crises agricoles, on en a déjà vu.

Mais là euh là sérieusement euh on en parlait encore avec des voisins, il va avoir du trif dans les années à venir hein. Euh moi ceci, j'ai quand même un voisin titre d'exemple, il est éleveur laitier hein. Euh c'est un gars qui a la cinquantaine.

Euh il travaille très dur, il bosse pas trop mal. Euh à cette heure-ci il va il m'a avoué qu'il allait au resto du cœur. Donc voilà, le mec est quand même producteur de matière première, producteur de lait et il va se nourrir au resto du cœur.

Vous rendez compte un peu à quel point enfin c'est quand même incroyable. Donc j'espère euh j'espère que vous allez faire quelque chose euh et pas juste nous dire faire un plan sinistra ou je ne sais quoi parce qu'il est grand temps de il est grand temps de tirer la sonnette d'alarme et on compte sur vous parce qu'on a eu des ministres qui sont succédés et c'était vraiment pas des vedettes. Voilà, on s'arrête là.

Euh Aurélien, il évoque la notion détail au moment du centre de l'agriculture, vous avez lancé peut-être le sujet de la compétitivité, la taille des exploitations. Est-ce que c'est la bonne réponse ? par rapport à ce qu'on vient d'entendre.

Il y a pas de réponse unique mais euh cette question de la taille des exploitations euh elle peut se poser mais euh moi je n'ai jamais opposé les modes d'agriculture entre moi j'ai pas apporté de réponse, j'ai posé la question euh poser la question de la compétitivité c'est poser la question du seuil de viabilité économique des exploitations. Aujourd'hui, rien n'est pire pour un agriculteur que de travailler avec acharnement et de ne pas en vivre. Donc il y a pas de il y a pas de réponse unique en tout état de cause.

Moi je ne crois pas que le modèle français ce soit le modèle de certains pays européens comme la Pologne ou ou extraeuropéen comme les pays du Mercure. Notre modèle il est pas là. il est quand même dans un modèle de taille familial.

C'est c'est notre c'est notre caractéristique mais on est en concurrence avec des modèles beaucoup plus et justement qui sont plus compétitifs que nous par qui sont plus et qui sont plus en tout cas parce que ce débat de la compétitivité justement euh est-ce que en fait il est pas déjà perdu d'avance quand on est face à des Ukrainiens ou face à des importations de d'autres pays ? Est-ce que est-ce qu'il y est toujours de l'actualité de se dire on est il faut être compétitif, faut être compétitif alors qu'en fait on est déjà en retard ? Est-ce qu'il il y a pas un autre débat à avoir ?

Quoi ? En tout cas, il faut trouver un modèle où l'agriculteur puisse vivre de son travail parce que sinon ça ne tourne pas et ça ne peut pas durer. Donc ça veut dire lorsque l'agriculteur que vous avez pardon c'était Aurélien.

Ouais. Aurélien. Lorsqu'Aurélien dit qu'est-ce que fait le gouvernement pour nous ?

Dans le budget agricole de notre pays, chaque année, il y a des allègements de charge. Plus d'un demi milliards d'allègement de charge pour les agriculteurs. C'est justement pour favoriser le revenu. dans la PAC, il y a une grande partie des aides de la PAC qui sont destinées à augmenter le revenu des agriculteurs parce que ça c'est fondamental et c'est pas une homone qu'on fait aux agriculteurs, c'est la condition pour que les agriculteurs européens puissent continuer de produire pour nourrir.

C'est quand même leur métier, on peut pas leur contester le droit qu'ils ont de nous nourrir. Mais malgré tout ça, parce que en fait c'est pas d'aujourd'hui toutes ces aides et tout cet accompagnement, on a quand même un constat où on a il y a un rapport là de Max Savlard que vous avez peut-être vu sur euh le le revenu équitable des agriculteurs. Euh 43 % des agriculteurs, enfin 47 ou 43 % sont en dessous d'un SMIC. euh un agriculteur sur 7 en fait euh a un revenu négatif sur ces 10 dernières années.

Euh ces aides-là, elles existent depuis un certain temps. Et puis cette restructuration qu'on connaît depuis 40 ans, bah comme on l'a dit sur l'augmentation des tails, elle est là et pour autant on a des fermes qui tiennent pas la route, quoi. Donc est-ce que cette vision mériterait pas justement de mettre un petit coup d'arrêt de se dire bah on n'est peut-être pas compétitif avec d'autres, peut-être qu'il y a une rémunération différente qui doit y avoir sur les fermes parce que en fait la concentration des tails visiblement ne permet pas même si elle permet peut-être d'être d'avoir un salarié ou pas mais les chiffres montrent que il y a quand même des gars qui sont c'est pas c'est pas une réponse unique.

Alors moi je voudrais dire aussi que il y a pas une agriculture française. En réalité il y a des territoires agricoles, il y a des productions agricoles qui sont différentes. Il y a aussi des agriculteurs qui vivent de leur activité.

Faut le dire parce que si qu'il y ait des problèmes et qu'on y apporte des solutions. Oui. D'ailleurs euh bon, certains disent "On travaille dur mais on arrive à se sortir un revenu.

On est content de ce qu'on fait, on travaille bien comme ça vient d'être dit. Moi, j'aime beaucoup ça. On travaille bien et moi je je pour fréquenter les agriculteurs toutes les semaines, je vais sur le terrain, moi je vois des gens passionnés qui ont le cœur à l'ouvrage et qui ont le souci de travailler bien, de faire de la belle la belle ouvrage, de produire de la bonne alimentation.

C'est pour ça que je je j'enrage quand j'entends ceux qui ont la dendure avec les agriculteurs. Mais faut le dire aussi parce que sinon on risque d'éteindre la passion des jeunes. Or moi quand je vais dans les lycées agricoles puisque dans mon ministère il y a aussi les établissements d'enseignement agricole, les jeunes sont de plus en plus nombreux à fréquenter ces établissements.

Il y a plus de 200 métiers du vivant auxquels on les forme. Ils ont la passion des métiers de l'agriculture, il faut le dire. Et il y a des endroits et particulièrement euh les les filles sont de plus en plus nombreuses dans les métiers de l'élevage.

Bon, c'est il y a quelque chose de maternant dans l'élevage. Euh voilà, il faut aussi donner de l'espoir et de on on est l'agriculture française est une très belle agriculture qui qui est qui est championne dans de nombreux domaines, mais il faut qu'elle garde son rang. Il faut que la France soit fière de ses agriculteurs.

Il faut qu'on les rémunère à leur juste valeur. Pour ça que la loi égalime qui est interdit de vendre à perte, ça a été quand même une avancée importante. On pourra y revenir un peu après.

J'ai une question toujours dans cette thématique là et après on changera justement sur le côté autre source de rémunération. C'est une question de SAM. Je pas je vous la partage.

Dans la loi d'urgence agricole, il est considéré la notion de produire comme la seule et la plus importante des alternatives pour les agriculteurs français. Or, il se trouve que chaque jour des nouvelles contraintes sont mises en terme de réglementation sur les agriculteurs qui nécessitent toujours plus de moyens pour produire. Justement, ne pensez-vous pas que les agriculteurs auraient d'autres alternatives que la simple production vis-à-vis du territoire, vis-à-vis de son entretien, vis-à-vis de nouvelles fonctions qui pourraient être développées et ce à la fois au niveau national et bien entendu au niveau européen.

Que comptez-vous faire sur ces sujets qui vont au-delà de la simple notion de production ? Merci. En fait Sam là ce qu'il évoque c'est de je l'ai rappelé parce que pour bien comprendre sa question pour bien cerner lui ce qu'il veut dire derrière ça c'est que il peut y avoir d'autres services éventuellement proposés aux agriculteurs.

Il prend l'exemple de la Suisse où la Suisse mène des contrats avec les agriculteurs pour entretenir l'espace, le paysage. Alors certains diraient en tant qu'agriculteur, on n'est pas les jardiniers on va dire du territoire mais on est quand même sur le territoire. il peut y avoir peut-être d'autres revenus euh qui qui sont différentes d'aide justement pour faire que on fasse tenir l'agriculture qui pourrait peut-être permettre de dégager un revenu sans se dire c'est la course à la production et d'ailleurs il m'évoquait aussi dans son territoire que de toute façon ils savent qu'il n'arrivent plus à faire des rendements de toute façon donc eux ils sont dans des politiques où ils mettent le minimum de charge.

Et donc la production, elle est limitée de fait parce qu'ils savent qu'ils ont plus les moyens de courir la compétition. La question de de dépasser, on va dire sans arrêt la notion de production, toujours produire plus pour aller grand export, dans son cas, c'est terminé en tout cas dans ces régions quoi. Et c'est ça qui veut dire cette question de là aussi, est-ce qu'on peut pas changer de logiciel et finalement sécuriser les revenus des exploitations agricoles avec d'autres d'autres services ?

Bon, d'abord, il faut produire l'alimentation, ça c'est fondamental pour nourrir la population. Un pays qui est plus en capacité de nourrir sa population, c'est un pays qui est en risque. Dans toute l'histoire de l'humanité, l'alimentation a toujours été une arme de guerre.

Et on le voit aujourd'hui avec la Russie, avec le le conflit russo-rainien, l'alimentation peut devenir une arme de guerre. Donc produire de l'alimentation, c'est fondamental pour la souveraineté d'un pays. Donc il faut pas renoncer à produire. qu'on produise autrement en respectant l'environnement, qu'on produise différemment en par exemple en alternant les cultures, les assolements.

On le voit en ce moment avec la question des engrais. Il va peut-être falloir revoir la question des Il y a une question. Bon, on y reviendra.

Euh produire en ayant moins de coûts de production. le la question du machinisme agricole par exemple qui pèse très lourdement dans la trésorerie des exploitations. Tout ça sont des questions légitime mais il faut pas oublier de produire, on en a besoin.

Maintenant la question que pose Sam, elle est intéressante parce que elle qui pose la question de la diversification des revenus. Euh il y a des des pistes qu'explorent les agriculteurs qui qui sont intéressantes. L'agriculture peut produire de l'énergie, les biocarburants par exemple. ou l'énergie de la liée à la méthanisation par exemple production de gaz.

Donc l'agriculture elle a elle est extrêmement inventive et dans son histoire on lui a demandé à chaque fois de s'adapter aux demandes de la société. Les agriculteurs l'ont toujours fait. Donc produire de l'énergie par exemple, c'est une source de revenu complémentaire.

Mais la question que pose Sam, c'est aussi la question du rôle de l'agriculteur sur son environnement. Et la question du paiement pour services environnementaux est complètement légitime. Moi, je l'ai vu quand je me suis déplacé dans le le sud quand il y a eu les incendies des dans l'Ude dans les corbières.

Et bien euh les pompiers m'ont dit très clairement là où il y a de l'agriculture, il y a moins de feu. L'entretien du paysage, c'est pas seulement pour le coup d'œil du touriste, c'est aussi parce que si on laisse le paysage, le le territoire s'embroussailler, il va devenir en période de sécheresse accrue la proie des flammes. Et là, c'est extrêmement dangereux et dévastateur.

Donc bien sûr que l'agriculteur, il a un impact considérable sur son environnement. Il est profondément utile et puis il rend des services. Moi par exemple chez moi, je suis dans un territoire de montagne.

À qui on demande le déneigement dans certains territoires ? aux agriculteurs parce qu'ils ont les ils ont les les machines, les tracteurs avec des éraves qui permettent de déneiger, d'ouvrir les routes, ils rendent beaucoup de service euh au aux communes et donc la diversification du revenu, j'en vois une dont on parle beaucoup et les agriculteurs ont pas attendu que la leur ministre leur indique la voie, c'est tout ce qui est le tourisme à la ferme, l'accueil à la ferme, euh la l'agritourisme, le tourisme. De plus en plus les gens affectionnent ce type de tourisme.

Pourquoi ? Parce que c'est aller au cœur des territoire, c'est rencontrer des gens qui donnent du sens au territoire qui qui valorisent leur production. C'est aller vers des produits terroirs qui auquels est attaché une idée de qualité, d'authenticité.

Donc il y a il y a il y a beaucoup de façons de diversifier le revenu mais ne jamais oublier que la production d'alimentation c'est fondamentalement justement dans la production. Il y a un des sujets qui concerne euh justement bah l'engrais avec un sujet d'actualité fort sur le fait enfin d'un point de vue géopolitique aujourd'hui les conflits en Moyen-Orient ont des impacts. Enfin, il y a aussi le côté ukrainien qui nous a apporté quelques quelques contraintes.

Je vous présente du coup la question de Mathieu. Madame la ministre, bonjour. L'agriculture française avec la crise du D3 d'Ormous vient de prendre une claque supplémentaire euh qui sans doute se chiffre en en milliards en milliards d'euros.

Euh en dehors des annonces de court terme, quel est le plan stratégique de l'État pour avoir des systèmes agricoles qui soient résistants et résilients non seulement au changement climatique mais également au changement économique et géopolitique ? On est euh dépendant en fait de la source d'énergie. On n' pas d'engrais en France.

Pour autant, si on veut produire, il faut que il faut que il faut que ça se développe. Euh au-delà des pensements que l'on peut mettre pour euh essayer de soulever l'agriculture momentanément, c'est quoi la vision sur le long terme ? D'abord, enrichir le sol pour qu'il produise mieux, c'est nécessaire.

Bon, il y a des seuls qu'il faut enrichir par les engrais et aujourd'hui avec la crise dans le détroit d'ormous, on a un problème majeur, c'est que les engrais euh on n'y a plus forcément accès en volume, mais surtout en prix, ils sont devenus très chers et notamment dans le secteur des grandes cultures, la production céréalière avec vous avez d'un côté l'effondrement des cours mondiaux et de l'autre côté une augmentation ation des coûts de production, le gasoile non routier, les engrais, les charges ont explosé 200 220 € et le les cours mondiaux 170, on comprend bien là qu'il y a une impasse économique, les agriculteurs, ils l'ont bien compris, ils le vivent bien et du coup c'est pour ça qu'il se posent cette question aussi de la durabilité de leur métier. Du coup, concrètement sur l'aspect, donc il faut il faut les les réponses, elles sont évidemment il faut un suivi très attentif. Pour ça que moi j'ai mis en place un un une cellule d'urgence.

Cette question des engrais, elle est fondamentale. Il faut à la fois économiser les les engrais puisqu'ils sont plus coûteux. Il faut en faire un usage différent.

Choisir dans les assolements des cultures moins gourmandes en engrais. Deuxièmement, il faut utiliser l'agriculture de précision quand on le peut. savoir où il faut mettre des engrais plus particulièrement sur tel ou tel type de sol en fonction de sa nature.

Il faut enrichir les sols avec des cultures qui produisent naturellement un enrichissement du sol. C'est par exemple les poids, voilà ce genre de choses. Il faut euh également diversifier les types d'engrais.

Et là, l'élevage dans un système de policulture élevage peut fournir des engrais d'origine animal, c'est les effluents d'élevage et puis éventuellement aussi le produit, les fertilisants végétaux, la les produits de la méthanisation peuvent enrichir les sols. L'idée que il faut se passer totalement d'engrais, tel que certains écologistes le disent, il y a qu'à interdire ça c'est c'est pas c'est pas possible, c'est pas possible partout, c'est pas possible sur toutes les cultures. Et il faut également euh redevenir plus souverain en engrais.

Aujourd'hui, la France est le plus gros importateur d'engrais à 70 %. Mais l'Europe elle-même n'est pas souveraine. Le l'Europe est obligée euh de de d'importer 60 % des engrais.

Quand on avait les engrais russes de bonne qualité et pas cher, c'était facile avec le conflit russo-rainien qui a déréglé complètement l'ordre du monde. Et bien là, on voit bien que on est dans une impasse qui nous oblige à être inventif, à multiplier les approvisionnements, à voir comment ici ou là on peut mettre moins d'engrais et puis à se poser la question de la production d'engrais dans notre pays. Vous m'avez dit plein de choses qui amènent plein de questions notamment sur toutes les solutions.

OK, très bien, mais ça donne pas un cap stratégique malgré tout pour dire la ferme France, elle a besoin de tant d'énergie. Du coup, qu'est-ce qu'on débloque ? Parce que si on se dit par exemple sur le marché des des légumineuses, on va faire des poiss, on va faire des lentilles, on va faire même ça manche sur une question d'après sur le soja.

D'ailleurs, en réalité, vous dites ça des agriculteurs, ils l'ont tous fait. Ils ont tous pris des cartons sur les rendements et ils en font plus ou pas beaucoup parce que en fait le marché paye pas assez. C'est des cultures où il y a beaucoup de variabilité.

Donc en fait ça ne trouve pas sa place dans son assolement. Il y a des planches protéines qui ont été sorties ces dernières années. Je sais pas quel constat en faites mais sur le terrain les agriculteurs disent bonz encore une fois on a relancé le truc mais il se passe rien.

On voit pas des surfaces qui augmentent parce que techniquement elle est pas si simple. Il y a peut-être pas assez de recherche sur cette culture parce qu'il y a pas assez de surface et puis le marché n'est pas euh ne tire pas. Donc à partir de là bah ça ce levier là OK, on peut le dire mais il est pas tant activable que ça en réalité.

Sauf si un jour vous dites par exemple on se protège notamment sur le soja qui est un double sujet à la fois qui pourrait alimenter les sols en engrais et puis des protéines pour l'élevage en animal. Est-ce que vous êtes capable de dire maintenant c'est terminer les sojas qui viennent de l'autre côté du du Brésil. Voilà, c'est terminé.

Pour des raisons d'engrais et pour une souveraineté protéique, on ferme les frontières et on développe la France et on ouvre le marché pour que les agriculteurs le produisent. Est-ce qu'on est capable de prendre cette décision ? Bah moi, je je ne vois rien qui s'y oppose.

Euh est-ce que vous êtes capable de prendre cette décision du coup ? Ben écoutez, moi j'ai c'est mon ma façon de faire, c'est d'écouter ce que me disent les agriculteurs. C'est pour ça que je vais si souvent sur le terrain parce que j'apprends énormément.

Euh j'entends ce que vous dites sur euh les certains types de cultures qui sont pas rémunératrices. Moi ce que je vois c'est qu'il y a une inventivité, une multiplicité des systèmes. Voyez euh sur l'élevage par exemple, je vois beaucoup se développer, y compris chez moi, la notion d'autonomie fouragère.

C'est-à-dire et c'est pour ça que j'aime beaucoup le système de policulture élevage parce que il trouve il se nourrit mutuellement. J'étais dans une exploitation, le le patron, le nouveau président de l'agence bio, il a un système avec ses enfants, il est installé avec ses deux enfants, il a un système de policulture élevage où il est en autonomie frogière et pourtant il a un cheptel nombreux et il pratique un assolement euh avec notamment des légumineuses, mais pas que. Euh et bien son système tourne, il il est équilibré.

Alors je dis pas que c'est un modèle unique, vous voyez. C'est c'est toujours l'idée que il faudrait que la décision vienne d'en haut et que la la solution s'applique uniformément partout. par exemple, la production de ce genre euh elle c'est une idée évidemment évidemment intéressante et et il faut la creuser sans aucun doute euh parce que quand même malgré tout elle a besoin enfin il y a des effectivement il y a des initiatives mais même si on se dit l'élevage par exemple une source de matière organique bah aujourd'hui l'élevage on voit justement l'importation on voit l'élevage de volaille enfin tous les élevages en fait sont en régression donc cette matière organique qui peut répondre à cette notion d'engrais sur notre territoire, bah on le perd en même temps que la production.

Donc si on se dit que avec cet angle engrais, mais c'est pas le seul angle, on a envie de le maintenir, on peut se dire et sur le soja, on prend des décisions, sur la la sur l'élevage on prend des décisions parce queon a besoin de retrouver cette souveraineté particulière. D'ailleurs, d'ailleurs le commissaire européen Christophe Ensen à l'agriculture a dit "On va réouvrir des possibilités des pendage des effluents d'élevage par exemple parce qu'on sait bien que les effluents d'élevage permettent d'enrichir d'enrichir le sol. Donc dans une situation de crise, il faut à la fois des réponses de crise mais ça doit aussi nous indiquer le chemin.

Bon la la question des engrais pose aussi la question de leur empreinte sur l'environnement. Moi, je pense que la recherche dans les années qui viennent, nous apporterons beaucoup de solutions du côté des engrais verts. Aujourd'hui, le modèle économique tourne pas parce que la recherche n'est pas encore ne permet pas encore de sortir un engrais vert à un prix acceptable, mais un jour ça viendra.

Moi, je suis très confiante dans la recherche euh et dans et dans la technologie. Elle nous a beaucoup apporté. Elle nous apportera encore beaucoup.

Mais euh voilà, justement sur ce sujet-là, Mathieu Archambau, il parle de et vous avez certainement rencontré des agriculteurs qui ont une travail un travail agronomique certains sur leur ferme qui ont développé des volants en fait de fertilité dans les sols. Alors en intégrant bah justement quand même des légumineuses, en travaillant beaucoup les couverts grosso modo étant souvent dans de l'agriculture régénérative et on voit en fait des agriculteurs qui avec 120 unités sortent un blé pendant que d'autres il faut 200 unités d'azote. Est-ce que cette technique là en fait c'est pas aussi une réponse aux agriculteurs de d'avoir une capacité à moins en fait injecter en fait de l'engrais extérieur mais le travailler sur ce qu'il y a sur la sur la ferme et finalement ces recherches techniques et agronomiques et ce qui doivent pas s'accélérer.

Autrement dit, est-ce que on doit pas refaire du Stéphane Lefol qui a secoué justement les institutions à un moment donné quand on parlait d'agroécologie pour secuer les institutions aujourd'hui pour dire agronomiquement il y a aussi des réponses. Il y a des agriculteurs qui arrivent et qui ont une dépendance moindre engrais. Maintenant, j'aimerais que sur la ferme France, tous les agriculteurs ont une dépendance moindre engrais.

Est-ce que faut pas secouer un peu le cocotier ? En réalité, c'est exactement ce qui se fait aujourd'hui et la période de crise va stimuler cette cette recherche d'une production agricole qui soit moins dépendante des intrans, ce qu'on appelle les intrans, l'eau, les les produits phytosanitaires, les engrais parce que ça a un coût très important. Donc la la recherche va évidemment dans ce sens.

Et quand je parle de l'agriculture de précision, c'est aussi pour analyser la structure des sols, hein. Le le champ du sol, le livre que vient de euh d'écrire de de euh Julien Normandie est intéressante de ce point de vue-là. Moi, je pense que la question du sol, c'est aujourd'hui un peu l'impensé de l'agriculteur.

Il faut travailler sur la structure des sols de façon à ce que le sol soit plus naturellement enrichi. est plus productif. Mais euh et et si vous voulez la solution n'est jamais dans la dans la radicalité d'un modèle du de le remplacement d'un modèle par un autre.

Dans la transition écologique, il y a le mot transition. Mais là où je vous rejoins, c'est qu'il faut indiquer un cap. Euh en en matière de phyta, il y a le plan écoyaito.

La le cap, c'est du d'avoir à utiliser de moins en moins de produits phytosanitaires. Mais il faut laisser le temps à la transition de s'opérer parce que quand vous dites aux agriculteurs, ben il y a pas de solution pour vous, vous les laissez seul face à leur désespoir de production qui sont attaquées par des ravageurs. Lorsque vous dites il y a plus d'engrais disponibles où ils sont devenus hors de prix parce qu'on est passé de 380 € de tonnes à 500 € tonnes et qui sont déjà étrangl vous pouvez pas leur dire bah écoutez il faut essayer de produire sans engrais il faut aussi donner donner des solutions, donner un cap et donc il y a traiter l'urgence quand il y a des attaques de ravageur quand il y a des engrais pas disponibles ou trop chers il y a le moment de l'urgence puis il y a le moment de l'indication d'un cap et produire avec moins d'un trans pour pouvoir dégager davantage de revenus, c'est évidemment une solution.

Mais pour ça, est-ce qu'on est pas un peu de et l'agronomie et l'agronomie c'est la science immémorielle des hommes et il faut refaire de l'agronomie et dans les lieux de formation faut reparler d'agronomie et un peu moins d'idéologie. Reparler d'agronomie. Moi, je l'ai vu par exemple dans des chez des bêtes avviés.

Euh, ils ont plutôt que de retourner toutes les parcelles, ils retournent uniquement le rang où ils vont où ils vont semer. Euh c'est fondamental. Donc il y a beaucoup d'inventivité, il y a énormément de d'ingéniosité chez les agriculteurs.

Mais est-ce que vous êtes pas un peu confronté à un peu vous êtes, si je peux me permettre l'expression des fois un peu le cul entre deux chaises entre à la fois justement des vraies réflexion agronomique, agroécologique, on peut y mettre tous les termes que l'on veut qui sont sur une une vision à moyen terme d'évolution agronomique, de pratique, de changement de de façon de faire, de de plantes à utiliser et puis les vieux réflexes d'un monde un peu très productif en disant "J'ai plus ce produit là ou là là, je ne peux plus produire et quel problème !" Or sur le terrain, on a des agriculteurs qui le démontrent. Oui, il y a un problème d'insectes.

Il y en a, ils mettent trois insecticides, ils ont toujours des problèmes d'insectes. D'autres n'en mettent pas et n'ont pas de problème d'insectes. Et il y a qu'est-ce qui s'est passé entre les deux ?

Il y en a, ils vont avoir une approche différente, il y en a ils vont regarder leurs pratiques, ils vont se poser la question du taux de sucre qui va y avoir et donc on est confronté entre des vraies recherches agronomiques appliquées chez les agris et puis peut-être votre difficulté à devoir répondre à l'urgence à chaque fois mais avec des règles ou des solutions presque du passé, on va dire, qui nous permettent pas d'avancer sur l'avenir. Enfin, je sais pas si vous mesurez cette cette différence là, mais sur le terrain pense que c'est pas Oui, je pense que c'est pas aussi tranché que ça parce que en matière de lutte contre les ravageurs, il y a énormément de recherches qui se font. Moi, il y a il y a une piste que je pense prometteuse mais qui est pas encore complètement aboutie, c'est les insectes stériles qui permettent de stérilisé qui empêche la reproduction par exemple de de prolifération de puceron.

Dans l'agriculture maréchère, moi j'ai vu très souvent au bout des rangs de de culture des petits sachets deil voilà d'auxiliaire. Euh donc il y a il y a énormément il y a des choses aussi hyper technologiques, des seres technologiques. J'ai vu des choses fabuleuses pas très loin de de Paris.

Des cres euh autonomes en eau euh sans aucun phyu euh qui produit qui ont des très bons rendements avec une une mécanisation totale sauf pour l'accueillette et formidable. Donc là encore, on on méconnaît l'ingéniosité du monde agricole. On va démarrer sur un sujet qui a aussi fait beaucoup l'actualité, c'est les accords du Mercosur et grosso modo les accords internationaux.

Euh pour ça, on a une question d'une jeune agricultrice s'appelle Meril pardon. Tac. Bonjour Milde, agricultrice dans le département de l'in en policulture élevage donc sur un élevage de vaches de race au brac.

Madame la ministre, voici ma ma question qui concerne bon les accords de libre échange avec alone des récentes évolutions sur sur le qui concerne le mercour. Est-ce qu'on n'est pas en train de créer nos propres dépendances à venir en achevant ce qui reste de l'élevage français ? Et enfin, je dirais que cette exposition en fait aux échanges internationaux nous expose aussi à être plus vulnérable aux crises logistiques, géopolitique et m en péril la sécurité de nos approvisionnements.

Il me semble que gouverner s'est prévoir. Voilà. Merci pour votre réponse.

Bon, merci Méril. D'abord, la France est un immense pays d'élevage. On a bon Marie l'élève des beauvins euh 16 millions et demi de bovins en France.

On est le premier pays d'élevage de l'Union européenne. Faut qu'on soit fier aussi parce que dans cette vision toujours si dégradé de l'agriculture, on a l'impression que on est toujours les derniers de la classe. Non, la France est un immense pays d'élevage à plusieurs titres.

D'abord en nombre d'animaux, en variété de races. La race au brac, c'est une race absolument somptueuse, magnifique, en qualité de de semence. Euh énormément de pays dans le monde ont établi avec nous des partenariats notamment sur les les semences.

En fiabilité sanitaire, on a on aspire une grande confiance aux autres pays de l'Union européenne parce qu'on a une rigueur dans la gestion sanitaire de nos élevages. C'est pas compliqué. Au salon de l'agriculture, au sommet de l'élevage, au Spaines, on a toujours des délégations étrangères.

Moi, je rencontre énormément de ministres de l'agriculture qui nous envie notre notre élevage français. Je veux le dire parce que c'est une fierté. C'est moi je viens d'un pays d'élevage franchement euh quand je rentre chez moi le weekend et que je traverse les paysages de pâturage et que je vois les les cheptelles de Bovin là l'autre jour il y avait euh des génies qui venaient de sortir qui étaient auprès c'était magnifique.

Elle elle sautait tellement elle était heureuse d'être auprès. Voilà il faut qu'on soit fier quand même de ce que nous produisons. Une fois qu'on a posé ce cadre là, l'importad enfin attaquer justement les accords de libre échange.

D'abord, l'Union européenne globalement tire 64 milliards d'euros par an de bénéfice dans les accords du libre échange. Voilà pourquoi elle promut les accords de libre échange. Il y a beaucoup de production agroalimentaires que nous exportons ou agricole. 5 à 10 milliards d'exportation de produits liés à l'élevage, on sait en France produit lait ou en produit laitiers.

Alors selon comprend la viande en vif ou en viande et et et ou pas les produits laitiers. Donc c'est une source de prospérité pour nos éleurs. Pas l'oublier ça.

Le problème des accords de libre échange. Et moi je me suis battu contre le Mercur pour ça et ma parole n'a jamais varié. Ce qui pas le cas du président d'ailleurs sur ces dernières années.

C'est un peu Oui, mais regardez ce que la France a voté. La France a voté non. Pourquoi ?

Parce que dans les accords de libre échange, on tape toujours sur les mêmes filières et en particulier les filières de viande. Et moi, je n'arrête pas de dire regarder l'effet cumulé des accords. Il y a le Mercosur, il y a les accords avec l'Australie, la Nouvelle-Zélande, avec l'Inde, avec l'Indonésie, avec bon, il y a un moment où c'est bon pour c'est toujours bon pour certains et c'est toujours mauvais pour d'autres et c'est toujours mauvais pour le le secteur de l'élevage.

En plus là, l'Union européenne vient de décider et c'est là qu'on voit que il faut avoir des partenaires fiables et que deuxièmement l'Union européenne doit jouer son rôle de gardien de la qualité. Accéder au marché européen, c'est un enoblissement. C'est pas n'importe quoi.

On n pas le droit d'arriver sur notre marché en faisant n'importe quoi. Or, les viandes traitées aux antibiotiques de croissance, les fidelotes, c'est l'élevage ou le bien-être animal n'a aucune espèce d'importance où on entasse les animaux dans des enclos. Ce n'est pas notre modèle et nous n'en voulons pas.

Et donc l'Union européenne vient de dire et bien la viande brésilienne, le bœuf brésilien ne peut pas accéder au marché européen parce qu'ils sont pas dans la liste antibont pas respecté nos normes de production et ça c'est très important. Mais ça c'est ça paraît dingue parce que c'est ça fait des semaines qu'ils sont en train de négocier. On sait que ça manifeste et bien ce coup ça arrive.

Alors c'est quoi ? C'est c'est un pied de nez au Brésiliens alors qu'on leur avait pas dit ou c'est bizarrement effectivement un peu plus de protection qui vient d'arriver suite à toutes ces pression. c'est dire à nos partenaires euh vous voulez accéder que c'est c'est quelque chose depuis 2018 qui a été signé sur la liste des des pays qui sont interdit ou pas justement avec c'est pas n non ça veut dire si vous voulez accéder à notre marché vous devez le faire aux mêmes règles que celles qu'on impose à nos producteurs.

Pour ça que moi j'ai interdit de l'importation de produits qui respectent pas les normes par exemple en matière de phytosanitaire. De ma propre autorité, je les ai j'ai interdit les importations. Les importateurs ont attaqué ma décision, ils ont perdu au tribunal.

Moi, j'estime que pour la protection de la santé des consommateurs et pour la lutte contre la concurrence des loyales dont serait victime nos producteurs, bah il faut dire quelles sont nos règles et les faire respecter. C'est pour ça que je vais mettre en place une brigade de contrôle. Mais si je reviens par c'est souvent le sujet de se dire "Oui, mais en fait on contrôle pas." Donc de toute façon, c'est si on contrôle, l'Europe contrôle et la France va contrôler de plus en plus grâce à la brigade de contrôle que je vais mettre en place.

Mais je reviens au Mercosur parce que je veux pas me dérober. Pourquoi je me suis opposée au Mercosur ? Parce qu'à mon avis dans le mercossur d'abord c'est un un vieil accord, il a 25 ans.

S'il a mis 25 ans pour éclore, c'est qu'il y a il y a il y a un loup quelque part hein. Donc pour moi, c'est un vieil accord d'un autre âge. Dans les accords de lim nouveaux accords de libre échange, tous les nouveaux accords devraient satisfaire un clause de sauvegarde.

Si ça déstabilise nos marchés, il faut mettre un stop. de réciprocité des normes. Ce qu'on impose à nos producteurs, on doit l'imposer au aux pays qui exportent chez nous. 3, il faut monitorer les accords.

C'est pas parce qu'une fois qu'on l'a signé, on s'en préoccupe plus. il faut les suivre dans leur application et quatre il faut des contrôles. Si vous n'avez pas ces critères-là, je pense que les accords sont mauvais et et euh moi je je n'arrête pas de le dire et quand même il faut queon puisse dire ce que la France a apporté. les clauses de sauvegarde, c'est la France qui a porté cette exigence d'eclause de sauvegarde.

Non seulement votre serviteur dans les instances européennes où je siège, mais aussi le premier ministre et aussi le président de la République. Ils l'ont fait sur l'ARD parce que comme c'est un accord qui est négocié depuis justement, il y a eu une période où la France pouvait poser son véto l'a fait parce qu'il y a eu pas mal de manifestations. Ça s'est on a ça s'est positionné mais ça a quand même depuis qu'on négocie bon ça a pas été aussi virulent quand même parce que parce que le le seul le le sur la question des clauses de sauvegarde qui sont vraiment un point important, on a quand même fini par obtenir Ganus.

Mais je voudrais dire que le problème des accords de libre échange, c'est que c'est bon pour certaines filières agricoles. Par exemple, la filière viticole, par exemple la filière des produits laitiers, par exemple les produits sous signes de qualité que les accords de libre échange permettent de mieux respecter. Non, moi je trouve que le problème du Mercossur, c'est le risque que ça fait peser par la le cumul des concessions qu'on fait à la viande, au sucre, à l'éthanol, au miel.

Voilà, les quatre filières qui sont exposées par le Et croyez-moi, on va regarder très précisément euh la la réaction des marchés. Euh est-ce que ça déstabilise nos filières ? Très honnêtement, il faut tirer aussi les enseignements du passé.

L'accord conclu avec la Nouvelle-Zélande a déstabilisé complètement la filière de de la production de viande d'agneau. Ouais. Ouais.

Au vine. Ouais. Mais ça, on repartait dans le même truc.

Mais en même temps, en Île-de-France, on relance une filière de d'élevage au 20. Voyez, tout n'est pas perdu. Faut faut faut quand même de l'espoir.

Mais on parle de du mercur, on peut parler du CTA avec les lentilles et on refait la boucle tout à l'heure avec le sujet de l'énergie encore une fois de l'énergie, de l'engrais et des cultures qui viennent en fait concurrencer qui fait que ça mange l'espace à des cultures qui pourraient nous aider en France. Autre dernier qui me reste deux derniers sujets. Enfin, j' beaucoup de questions on va terminer avec ces deux derniers sujets.

Le sujet de l'énergie qui qui est quand même central aussi avec l'augmentation encore avec le conflit dans le Moyen-Orient et l'augmentation du coûp de l'énergie que vous avez évoqué tout à l'heure. Une question de Berna, enfin c'était même plutôt une remarque. Au fond, on a développé un peu les biocarburants chez nous.

Est-ce qui serait pas temps euh d'accélérer très sérieusement en fait les biocarburants pour à la fois chercher à avoir un peu d'autonomie un peu plus sur les énergie et puis se dire bah c'est c'est toujours de la production agricole qu'on va pouvoir stabiliser et donner un peu de perspective sur les marchés. Aujourd'hui, on a de l'éthanol à le 85. Est-ce qu'on peut pas monter à l'e Brésil a fortement développé les biocarburants, nous ces 10 dernières années, on a fermé des usines de diester quoi.

Donc est-ce qu'il y a pas une réaction là, un plan pour se dire "Bon bah écoutez, on peut faire, on y va et on donne des perspectives." D'abord sur le plan budgétaire, on a on subventionne hein les les biocarburants. Donc l'État n'est pas absent.

Euh c'est assez nouveau ça l'idée que l'agriculture puisse être une une réponse ou ou demande en matière de carburant. Et moi et de façon générale en matière de production d'énergie, moi j'ai juste une alerte que je veux faire. C'est-à-dire que dans la hiérarchie de ce qu'on veut faire, il me semble que le ce pourquoi l'agriculture est faite, c'est d'abord de produire de l'alimentation.

Il faut pas que la production d'énergie que la production agricole devienne un sous-produit de la production énergétique. Voyez par exemple dans certains pays de l'Union européenne la production de viande de porc est un sous-produit de la métallisation. Ouais.

Donc ça c'est pas possible. Donc moi j'ai un niveau d'alerte dire que jamais la production d'énergie soit prioritaire sur la production alimentaire. Après si si je provoque si elle permet de de de sécuriser des revenus agricoles, elle est un complément.

Elle est un complément pas. Mais bien sûr, elle est un complément et ça c'est moi je le vois dans le photovoltaïque, la méthanisation, la production de biocarburant. Il est évident que c'est un complément de rémunération.

Ça doit être un complément de rémunération. Ça doit pas être euh le but premier de la production agricole. Allez, je vous présente la question de Marc et peut-être ça sera la dernière.

On parle de la Pâque un petit peu. Bonjour madame la ministre. Donc moi, c'est Marc Ponroi.

Je suis agriculteur dans le Calvados, 130 hectares et un tout petit peu de vache. Bref, ça c'était juste la petite présentation, c'est pas le sujet. Euh tout simplement l'autre soir, je regardais les infos et il y a quelque chose qui m'a fait tilt.

J'ai vu que le chef des Emirates Arabes Unis a touché en 5 ans environ plus de 70 millions d'aide pack. Donc voilà, une aide qui est censée aider les agriculteurs qui ont réellement une fourche dans la main et pas ceux qui n'en ont pas du tout besoin en fait. Donc ça pose la question de comment ça se fait que la PAC donne autant de sommes colossales à d'autres gros investisseurs et propriétaires d'agricole parce que ça c'est seulement un exemple parmi tant d'autres.

Donc tout simplement tous ces profils dont l'agriculture n'est pas leur activité principale alors que beaucoup de petites exploitations ont du mal à vivre. Donc est-ce qu'il ne faudrait pas revoir profondément le système pour réserver tout simplement ses aides aux agriculteurs actifs et aux petites exploitations qui vivent réellement de leur travail, ceux qui se lèvent le matin et qui se couchent le soir en ayant vraiment labouré les champs ? Voilà, merci de votre réponse.

Merci Marc. Fondamentale la question de Marc. Il faut toujours veiller à ce que les aides de la politique agricole commune aillent à ceux qui sont réellement des actifs agricoles.

C'est la raison pour laquelle on se bat dans la nouvelle PAC pour que la définition de l'actif agricole, qu'est-ce que c'est qu'un actif agricole, soit bien commune pour que les mêmes règles s'appliquent à tous. Euh moi, j'enrage aussi de savoir qu'il y a des gens qui par le seul fait d'être propriétaire de terres agricoles touchent de la Pâque alors qu'ils ne produisent rien. Et je pense que c'est une déviance du système et qu'il faut la corriger.

Donc tout à fait d'accord avec Marc. Tout à fait. Euh peut-être la dernière question, voilà pour le coup parce qu'on arrive à la fin et je sais que vous avez un employ du temps contre un.

Euh et on en a euh plein d'autres forcément qu'on n' pas pu évoquer. On avait avec Julien, on refera et Julien sur les grandes surface, sur le canum, sur la DNC. Alors, c'était une période compliquée euh ces ces dernières semaines, mais voilà, je je rouvre pas la la boîte des questions.

Juste pour terminer malgré tout, la dernière question. Euh les présidentiels arrivent l'année prochaine, vous êtes en poste encore au moins 1 an. Euh peut-être qu'après ça va basculer.

Quand vous avez euh quand vous arriverez à la fin de votre mandat, je sais pas si on on dit ça comme ça, en tout cas de vos postes de ministre de l'agriculture, est-ce qu'il y a une décision que vous que vous avez envie de prendre qui vous paraît fondamental aujourd'hui ? vous savez que vous ne pourrez jamais la prendre, vous pourrez pas faire avancer les choses. Je sais que Julien Normandie qu'on a déjà reçu ici nous dit "Moi, je suis d'accord, il fallait accepter l'augmentation des prix des de des denrilles agricoles et en fait Bercy me dit "Arrête, on va pas accepter l'inflation alimentaire." Et donc bah les choses s'arrêtent.

Est-ce que vous avec votre conviction agricole vous dites "Il y a quelque chose qui devrait être fait mais en fait je sais qu'on pourra jamais y arriver quoi. On peut pas prendre cette décision." Bah sur la question du prix c'est risqué pour le cornichon là.

Non mais sur la question du prix de l'alimentation, on peut pas se satisfaire seulement de la réponse des distributeurs qui disent "Ah non, faut surtout pas augmenter les prix parce que ça risque d'augmenter l'inflation." Moi, je je pense que les Français consacrent des budgets toujours plus faibles à leur alimentation et en même temps, ils sont de plus en plus exige sur la qualité. Donc il y a un moment où il y a une forme d'impasse.

Donc une alimentation de qualité, c'est de c'est du professionnalisme, c'est de l'effort, c'est du travail. Euh ça mérite d'être reconnu. Euh on n'hésite pas à payer des prix parfois très importants pour tout un tas de matériel technologique et pour euh de l'alimentation qui est si fondamentale pour notre santé parce qu'une alimentation de qualité c'est aussi un corps en bonne santé, il faut le rappeler.

Et et donc ça ça mérite quand même qu'on le prenne en considération. Vous répondez pas à ma question. Alors alors je je vais je vais maintenant essayer de répondre à votre question.

Vous savez, être ministre de l'agriculture, j'ai beau de travailler avec les agriculteurs depuis 30 ans. J'ai découvert en en prenant la tête de ce ministère, en acceptant d'être à la tête de ce ministère, ce qui est à la fois très exigeant mais magnifique. Moi, je je suis honorée de la fonction que que l'on m'a confié et du contact permanent que j'ai avec les agriculteurs.

Je me rends compte que c'est un problème à résoudre toutes les heures et une crise à résoudre à surmonter toutes les semaines. Donc on ce qui importe pour moi de temps en temps, je je veux relever la tête pour penser l'avenir de l'agriculture parce que ça c'est fondamental. Je suis la ministre des agriculteurs et je me tiens à leur côté mais en même temps je suis la ministre de l'agriculture et je dois donner un cap.

Vous avez souvent dans votre interview utilisé ce terme. Moi si ce que souvent dit par les agris en disant on n pas de trajectoire, on n pas de trajectoire. Si il y en a, il y en a.

Bah, il la voit pas beaucoup du coup. Ben, il la voit pas. Alors, un une des difficultés, c'est qu'on a comme interlocuteur ce qu'on appelle les chapeaux à plumes de l'agriculture, mais que il ça percole pas tellement sur la cour de ferme.

Pourtant, ils en parlent toujours de la cour de ferme. Mais des fois, je leur dis écoutez, il y a une chose que vous avez pas le droit de faire, que vous parliez des problèmes, que vous interpelliez votre ministre ou le gouvernement sur la nécessité de d'y répondre. Ça c'est normal, c'est votre job.

Mais ce que vous n'avez pas le droit de faire, c'est d'éteindre l'enthousiasme des jeunes. Moi, s'il y a une décision que euh enfin une décision ou une attitude ou un positionnement euh que je veux avoir et revendiquer, c'est de parler aux jeunes parce que il y a quand même un effet générationnel. Toutes les questions que vous m'avez posées, les anciens de l'agriculture et les jeunes de l'agriculture n'y répondent pas de la même façon.

Ah oui ! et je pense qu'il y a une nouvelle génération qui elle réconciliera peut-être, je le lui souhaite, l'agriculture avec les questions, les exigences environnementales parce qu'on ne peut pas rester à ce niveau d'affrontement et de radicalité. Il faut réconcilier tout ça.

Merci beaucoup madame, j'aurais pas mangé de cornichon. Ah, je c'est parce que je suis pas je suis pas très à cheval. Bon, merci beaucoup d'avoir suivi cette émission.

Madame la ministre a dû partir parce que en fait elle était déjà attendue au rendez-vous d'après avec le président de la République. Donc merci beaucoup pour toutes les questions que vous avez soulevé. On a été très contraint dans le temps donc on n pas pu tous les aborder.

On savait déjà qu'on aurait pas réussi mais en plus voilà il y a plein de sujets qu'on a pas pu aborder. Donc on verra si on peut faire un jour un numéro 2. En tout cas j'imagine que les réponses que vous avez entendu amènent justement des réflexions.

N'hésitez pas justement à mettre tout ça en commentaire. Et comme d'habitude, bah euh abonnez-vous, likez, partagez parce que ça nous donne beaucoup de force. Mettez euh les bonnes étoiles sur euh les plateforme de podcast parce que je rappelle que cette émission est aussi sur Spotify, euh Apple Podcast et toutes les autres plateformes.

Donc vous pouvez la retrouver quand vous conduisez à le tracteur ou en voiture. En tout cas, euh on compte sur vous. Merci encore de nous soutenir et n'hésitez pas à nous mettre en commentaire un autre invité que vous souhaitez que qu'on interroge.

En tout cas, on compte sur vous et à la prochaine. Salut ! Oh.