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interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo (sur Site radio)· 12 décembre 2023 26 min

Prix des billets TGV, Noël sans grève sur les rails, mobilisation des cheminots pour les JO... Le 8h30 franceinfo de Jean-Pierre Farandou

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:01
Présentateur

Bonjour Jean-Pierre Farrandou. Bonjour. L'année 2023 va s'achever dans quelques jours. Est-ce que le patron de la SNCF que vous êtes est satisfait de l'année qui vient de s'écouler ?

0:13
Jean-Pierre Farandou

Oui, globalement, l'année 2023 est partie pour être une bonne année. Ça va démarrer un peu compliqué avec la grève pour les retraites. La SNCF était dedans. Ça nous a fait perdre de l'argent, à peu près 400 millions d'euros de pertes de chiffre d'affaires, 300 millions d'euros de résultats en moindre, c'est significatif. Mais malgré tout, grâce à un été très dynamique, avec beaucoup de monde dans les trains, on est absolument ravis que les Français choisissent le train pour voyager. Une communion de rugby réussie, ça nous a fait plaisir. L'année, elle va bien se terminer.

0:39
Invité

De quel ordre, les résultats ? Vous commencez à avoir une idée ?

0:42
Jean-Pierre Farandou

C'est encore trop tôt, vous savez, les résultats, on ne peut pas encore trop en parler.

0:45
Présentateur

Vous avez eu un premier semestre plutôt bon, croissant ?

0:48
Jean-Pierre Farandou

Oui, on a un premier semestre. On a senti quand même au premier semestre qu'on était un petit peu en retard sur le chiffre d'affaires à cause de la grève. Donc voilà, on va voir comment on peut rattraper tout ça. On a aussi notre grosse filiale logistique Geodis, qui a quelques sujets, puisqu'on voit que les échanges internationaux de marchandises entre l'Asie et l'Europe se tassent un peu. Donc c'est encore un peu trop tôt. Globalement, ça sera une bonne année, mais avec cette grève des retraites qui nous a un peu plombé les comptes en début d'année.

1:14
Invité

Et il n'y aura pas d'autres grèves ? Pas de grève à Noël, ça c'est sûr ?

1:17
Jean-Pierre Farandou

Les syndicats le disent, c'est important, c'est eux qui posent les préavis. Donc voilà, les syndicats l'ont dit.

1:23
Présentateur

Vous êtes soulagé ?

1:25
Jean-Pierre Farandou

Moi je pense que la fierté de la SNCF et des cheminots, c'est de faire en sorte que les familles puissent partir en vacances. D'autant plus qu'on a 4 millions de réservations pour ces vacances de Noël, donc c'est considérable. Je pense qu'une grève aurait fait très mauvais effet. Voilà, et peut-être aussi que la direction a fait ce qu'il fallait, parce que s'il n'y a pas de grève, c'est aussi qu'on a, je pense, bien travaillé sur la négociation annuelle obligatoire, avec 2 syndicats sur 4 qui l'ont signé, et s'ils l'ont signé, c'est qu'on avait de la matière pour convaincre...

1:48
Présentateur

On a consenti à des augmentations, c'est ça, pour l'année prochaine ?

1:52
Jean-Pierre Farandou

On a fait des augmentations pour l'année prochaine, ce qui est normal, parce qu'on sait que l'inflation est là, le pouvoir d'achat est un vrai sujet pour les cheminots comme pour les Français, et depuis presque 3 ans, nous accompagnons, d'un point de vue salarial, cette augmentation du prix, du coût de la vie. Voilà, et je pense que cette négociation réussie explique aussi pourquoi le climat social s'est un peu détendu à l'approche des vacances de Noël. 4 millions de voyageurs, vous nous disiez, ça fait quel taux de réservation pour les prochaines vacances de Noël ? 4 millions de voyageurs, ça veut dire que les trains sont très remplis, on doit être autour de 85% ou 90% de remplissage,

2:23
Invité

et le seul premier week-end... C'est plus ou moins que l'année dernière ?

2:28
Jean-Pierre Farandou

Le seul premier week-end, c'est 1 million de voyageurs, le premier week-end des vacances, c'est plus que l'année dernière, il y a vraiment un engouement très fort pour les Français, on est absolument ravis, puisque prendre le train, c'est concilier la mobilité et la protection de la planète, dont c'est formidable, les Français font le choix du train et se déplacent massivement en train pour ces vacances de Noël.

2:45
Présentateur

Vous connaissez les critiques, il y a toujours un sujet sur le prix du billet de train, notamment à Noël où ça atteint des sommets, est-ce que le prix du billet est forcément plus cher si on réserve juste avant son départ ?

2:56
Jean-Pierre Farandou

Le prix du billet de train, oui, on m'en parle chaque fois que je viens dans les médias... Oui, mais c'est parce qu'il y a un sujet... Oui, dans les dîners en ville ou en famille aussi, donc effectivement, je confirme qu'il y a un sujet... Peut-être quand même, rappelez déjà, qu'en moyenne, le coût d'un billet de TGV, c'est 45 euros. C'est moins cher que d'aller en taxi à Roissy, qui coûte à peu près 50 euros. Donc il faut quand même relativiser toujours un peu les choses, c'est cher, oui, mais par rapport à quoi ?

Effectivement, il y a le sujet que vous évoquez, c'est qu'à partir du moment où les trains sont très remplis, les mécanismes du in-management font que les prix au dernier moment sont plus élevés.

3:24
Invité

Ça, ça veut dire que les prix fluctuent en fonction de l'offre et de la demande, d'une minute à l'autre, on n'est pas sûr d'avoir le même prix, c'est ça ?

3:30
Jean-Pierre Farandou

Oui, c'est en fin d'une minute à l'autre, peut-être pas. Il y a des paliers de prix, effectivement, il y a des analystes qui regardent comment les trains se remplissent et quand les trains se remplissent beaucoup, notamment dans les derniers moments, les prix sont plus élevés. Il y a moins les petits prix. Quand on ouvre à la réservation, vous avez des premiers prix, vous avez des petits prix qui disparaissent au fur et à mesure qu'on se rapproche du départ du train, surtout si le train est très rempli. Mais il y a des parades pour ça. D'abord, il y a les Ouigo. Les Ouigo, c'est des places à 15 euros ou 25 euros. Et un quart de nos places TGV sont des Ouigo.

Et notre intention stratégique, d'ailleurs, c'est de passer à 1 sur 3, de développer l'offre Ouigo. Deuxièmement, vous avez le formidable succès de la carte avantage, qui évite ces phénomènes, justement, du management, qui les cantonnent en quelque sorte, qui font la réduction et qui cantonnent les prix. Et puis enfin, comme vous savez, réserver malin, on voit très bien d'ailleurs, quand on ouvre à la réservation, parfois les TGV, 3 TGV sont achetés en une minute, c'est considérable, parce que les gens vont chercher ces petits prix à l'ouverture de la réservation.

Et quand on regarde ce qui va se passer pour l'année prochaine, d'ailleurs, on a pris des décisions de geler les prix, tous les petits prix, les Ouigo, les intercités, la carte avantage, tout ça sera gelé pour l'année prochaine.

4:29
Présentateur

Alors du coup, vous nous voyez venir, si on gèle les prix des Ouigo, des intercités, qu'on plafonne le prix de la carte avantage, où est-ce qu'on va trouver les augmentations dans les prix des TGV ?

4:40
Jean-Pierre Farandou

Sur les augmentations des prix des TGV inouïs, ne sont pas encore calés. On est en train de travailler dessus. Bon, ce que je peux vous dire là-dessus, c'est que nos coûts vont augmenter de 6%, entre 24 et 23, et la raison principale, c'est l'augmentation des coûts des péages. Vous savez, c'est ce que vous payez quand les trains roule sur une ligne, et 40% du prix du TGV, c'est du péage. C'est comme ça, ils ont pris 8%, parce que les coûts de maintenance et de production de l'infrastructure ont même beaucoup augmenté à cause de la crise en Ukraine, et ses conséquences, notamment sur l'énergie.

Voilà, je peux vous rassurer, on ne va pas répercuter tous ces coûts, et déjà, je peux vous dire, en fait, que les coûts, ou l'augmentation du prix du TGV sera pas plus importante que l'inflation. Voilà, on part sur ces bases, et les chiffres seront affinés dans les jours et les semaines qui viennent.

5:20
Présentateur

Mais ça va augmenter un peu ?

5:21
Jean-Pierre Farandou

Ça va augmenter un peu, parce qu'on est obligé, parce que si on n'a augmenté pas, c'est ce que vous dites. Par exemple, on a des problèmes de capacité, tous les Français le disent, vous l'avez dit vous aussi, on a du mal à trouver des places. Pour trouver des places, il faut acheter des trains. Pour pouvoir acheter des trains, on a commandé 100 rames TGV nouvelles qui arriveront à partir de 2025, il faut des moyens pour les acheter, pour l'argent pour les acheter. On va ouvrir d'autres ateliers, on va aménager des ateliers, il faut investir.

Et en fait, n'oublions pas que tout l'argent que la SNCF gagne, pas seulement le TGV, notre filage EODIS, Kéolis et les autres, on le réinvestit dans le ferroviaire français. On n'oublie pas qu'on s'appelle Société Nationale des Chemins de Ferroviaire Français, on n'oublie pas, 95% des investissements se fait sur le ferroviaire français.

5:57
Invité

Pas de grève à Noël, vous nous disiez Jean-Pierre Ferrandou, mais on est sûr de rien en ce qui concerne l'année prochaine et la période des Jeux Olympiques. Écoutez, Sophie Minet, elle était hier à votre place la secrétaire générale de la CGT. Le meilleur moyen d'éviter des grèves, c'est que les revendications soient entendues avant. Ça ne fait plaisir à personne de faire grève. La CGT, elle entend que tous les salariés qui sont concernés par les Jeux Olympiques, leurs droits soient respectés et qu'il y ait des conditions claires en matière d'organisation et de droit du travail. Et si ces conditions ne sont pas au rendez-vous, oui, il pourrait y avoir des grèves.

Ça fait partie de vos préoccupations, c'est la possibilité d'une grève pendant les Jeux Olympiques ?

6:32
Jean-Pierre Farandou

Oui, alors d'abord, moi, je voudrais dire qu'il y a beaucoup d'observateurs qui ont l'impression que tout le monde souhaite que ça aille mal. Moi, je ne suis pas du tout dans cet état d'esprit. Moi, je ne suis pas dans la sinistreuse ambiante. On va y arriver. Moi, je suis enthousiaste d'abord. C'est quand même une chance extraordinaire que les Jeux Olympiques se passent à Paris, dans notre pays. Le monde entier va nous regarder. Moi, j'y vais avec un moral de gagnant. Parce que c'est une compétition, en fait, la préparation des Jeux Olympiques. Si vous partez battu, vous allez être battu. Moi, je pars gagnant. On va y arriver. Voilà. Alors, le social en fait partie.

Le social, on a déjà vu deux fois les organisations syndicales au mois de novembre. Et elles sont d'accord pour travailler avec nous. Il y aura une réunion par mois bien préparée pour justement faire remonter tous les points. Comme l'a dit Mme Binet, les enjeux sociaux, les enjeux de condition de travail, les enjeux de réaction du travail, on va les travailler ensemble. Et il n'y a pas de raison qu'on n'y arrive pas. Et vous êtes en confiance ? Oui, moi, j'ai confiance parce qu'on se prépare. On n'a pas attendu aujourd'hui pour se préparer. Et ça fait quatre ans qu'on se prépare. C'est une Olympiade pour nous aussi. On a commencé dès 2019. Ça veut dire quoi ? En termes de recrutement ?

Parce qu'il faut du personnel pour les Jeux Olympiques.

7:23
Invité

On va en parler. Mais juste pour terminer sur la question sociale pendant les Jeux Olympiques, vous nous dites, vous êtes confiant, vous travaillez bien avec les syndicats. Vous n'aurez pas à acheter la paix sociale au premier semestre.

7:33
Jean-Pierre Farandou

On va discuter. On va négocier. On va discuter. On va écouter. Voilà. On va travailler avec eux. Oui, moi, j'ai confiance dans le dialogue social. Par exemple, sur le Covid, on l'a fait. On a traversé le Covid sans une grève. Parce qu'on a co-construit avec l'organisation syndicale responsable la manière de travailler dans une crise sanitaire. C'est le même état d'esprit que je propose de l'organisation syndicale. Préparons-nous ensemble à réussir les Jeux Olympiques à la SNCF.

7:53
Invité

Jean-Pierre Farandou, le PDG de la SNCF, est avec nous jusqu'à 9h. On vous retrouve juste après le fil Info, 8h41. Maureen Suignard. Je regrette que nous perdions du temps pour protéger les Français, dit ce matin le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, maintenu à son poste malgré l'adoption d'une motion de rejet hier. Les députés refusent d'examiner son projet de loi immigration. Le président l'a chargé avec la première ministre de trouver une solution. L'acteur Dylan Robert, mis en examen pour assassinat, le César du meilleur espoir masculin en 2019, est placé en détention provisoire.

Il est soupçonné d'être impliqué dans le meurtre d'un adolescent à Marseille, il y a deux ans, d'avoir conduit à ce coûteur l'auteur de l'assassinat. Le président ukrainien espère que les parlementaires américains vont débloquer une enveloppe d'aide de 61 milliards de dollars. Volodymyr Zelensky les rencontre aujourd'hui. Troisième visite du chef de l'État à Washington depuis le début de la guerre avec la Russie il y a presque deux ans. Officiellement, la COP28 est terminée. En tout cas, l'heure fixée pour trouver un accord est passé à Dubaï. Les négociations vont tout de même se poursuivre. C'est la question de la sortie des énergies fossiles qui est la plus sensible.

9:00
Présentateur

France Info Le 8.30 France Info Jérôme Chapuis Toujours avec Jean-Pierre Farandou, le PDG de la SNCF. Vous nous disiez juste avant le fil Info, nous nous préparons avec les syndicats pour les JO. Mais vous savez ce qu'ils demandent les syndicats. Ils demandent une compensation financière pour les cheminots parce que vous leur demandez de ne pas prendre de vacances. Elle sera de quel ordre cette compensation financière ?

9:27
Jean-Pierre Farandou

C'est une partie des choses qu'on discute. On a commencé à en discuter. On a encore le temps de finaliser tout ça. Donc on avance. Moi, je ne trouve pas ça anormal. Puisqu'effectivement, on va essayer de convaincre les cheminots de moins partir en vacances puisque les JO, ça se passe l'été. L'été, d'ailleurs, on a aussi beaucoup de trains à faire passer. Il n'y a pas que les JO. Il y a aussi la desserte, la Côte d'Azur de la Bretagne et du Sud-Est. Donc il faut qu'on fasse tout ça. C'est vrai que notre intérêt, bien compris, c'est qu'il y a des cheminots qui acceptent de rester travailler pendant l'été. Donc il faut une incitation. Deuxièmement...

9:52
Présentateur

Mais de quel ordre ? Parce que dans la presse, on a lu, il y a eu des fuites de 50 euros bruts par jour en plus. Ce serait de cet ordre-là ?

9:59
Jean-Pierre Farandou

On discute, on discute. Il y a une base de discussion. On est là pour l'affiner. Puis deuxièmement, il y a aussi une incitation à la masse de travail qui devra être faite. Donc c'est normal aussi peut-être d'avoir des prines spécifiques parce que travailler dans ces moments-là, il y aura beaucoup de monde dans les gares, il y aura beaucoup de monde dans les trains. Donc ce n'est pas normal non plus qu'on complète un dispositif d'incitation financière. Ça fait partie des thèmes de discussion. On n'est pas les seuls d'ailleurs. Je crois que toutes les entreprises discutent de ça. Je crois que l'aspect emploi et effectif est aussi important. Et les séances syndicales nous le disent.

Vous manquez d'effectif ? Anticipé le recrutement. Comment ? Vous manquez d'effectif à l'approche des JO ? Non, parce qu'on l'a prévu. On a anticipé. Je rappelle que cette année, on a recruté près de presque 8500 cheminots parce qu'on a anticipé par rapport aux JO. On continue l'année prochaine avec plus de 7000 recrutements, donc 4000 pour le premier semestre. L'idée, c'est d'arriver avec un peu d'avance, un peu d'anticipation sur les recrutements. Ça va aider, bien sûr, à passer tout ça.

10:52
Présentateur

Vous parvenez à attirer, malgré, là aussi, votre sujet sur les salaires. Sophie Binet en parlait hier. Elle disait que les bases de salaires à la SNCF sont vraiment très, très basses, en fait. Donc, ça n'incite pas, effectivement, à aller à la SNCF, et plutôt à aller à la concurrence européenne qui est sur le marché français.

11:08
Jean-Pierre Farandou

Ce n'est pas ce qu'on constate. Donc, nous, on a même 35 000 CV qui arrivent. On arrive à recruter. Je vous dis, 8 500 personnes ont fait les efforts pour. Donc, nous, on ne constate pas de difficultés, d'impossibilités à recruter. Peut-être qu'il faut être plus proactif sur le marché de l'emploi, mais ça, on le fait. Voilà. Quant aux salaires, ils sont quand même, je veux dire, ils sont corrects. Je ne dis pas qu'ils sont élevés à la SNCF. Il ne faut pas dire que la SNCF, c'est tous des nantis, des gens qui gagnent trop d'argent. Ce n'est pas le cas. Ils gagnent un salaire normal.

On discute, je le redis, pendant 3 ans, on a augmenté la masse salariale de la SNCF dans des proportions significatives. Ça fait partie des sujets de la discussion. Mais la préparation des JO, c'est bien sûr l'aspect personnel et l'aspect dialogue social. Mais ce n'est pas que ça.

11:49
Invité

Oui, il y a aussi l'infrastructure. Juste à votre place, la semaine dernière, il y avait le ministre des Transports qui admettait qu'aujourd'hui, au mois de décembre, sur ce dossier-là, on n'était pas encore prêt. À la SNCF, est-ce que vous estimez que vous serez dans les temps ?

12:03
Jean-Pierre Farandou

Nous, quand on regarde les choses sur les grands chantiers d'infrastructures, parce qu'il y en avait, notamment à la mise à accessibilité des gares concernées, on sera prêt. On sera prêt au printemps. Sur le lancement des halls jusqu'à Nanterre, on sera prêt au printemps. Donc, on sera prêt. Les rames sont en train d'arriver. Les rames neuves sont en train d'être testées. Sur les effectifs, on sera prêt. La maintenance du matériel, on va l'anticiper. On sera prêt. Les infrastructures, il n'y aura pas de travaux pendant l'été. Donc, on les anticipe.

C'est pour ça aussi qu'on a parfois quelques retards, parce qu'on anticipe les travaux pour ne pas en faire pendant l'été, pour que les trains soient tranquilles, ne soient pas perturbés par les travaux. Le seul élément où on a encore un peu de boulot, il y en a un quand même, c'est les volontaires. On aura besoin de renforcer l'accueil dans les gares avec 10 000 volontaires. On est aujourd'hui à 3 000 volontaires environ. Il en manque beaucoup alors. Oui, là-dessus, mais on a encore 8 mois. Là-dessus, on va augmenter les volontaires. On va peut-être faire appel aussi, peut-être, à des étudiants pour venir nous aider.

Là-dessus, on a encore un peu de travail pour être sûr de disposer de l'ensemble des personnels nécessaires pour bien accueillir tous nos clients dans les gares des Jeux Olympiques.

12:58
Présentateur

Gros chantier pour les JO. Et l'annonce aussi, la semaine dernière, par le ministre des Transports, du lancement du passeraille l'année prochaine. 49 euros pour circuler partout en France de manière illimitée en TER. Vous, vous visez combien de clients ?

13:13
Jean-Pierre Farandou

Moi, de toute manière, tout ça, ça me va très bien. Parce que vous savez que moi, je suis porteur d'une vision simple. Je veux mettre deux fois plus de personnes dans les trains, deux fois plus de marchandises dans les trains.

13:19
Présentateur

Oui, mais il faut pouvoir les accueillir, tous ces gens.

13:21
Jean-Pierre Farandou

Oui, bien sûr. Mais c'est pour ça qu'il faut des plans d'investissement dans le réseau. Vous savez, il y a un plan à 100 milliards. En fait, voilà, on se donne les moyens d'y arriver. Mais deux fois plus à quel terme ?

13:28
Invité

Ça prend 15 ans, pardon ? Deux fois plus à quel terme ?

13:30
Jean-Pierre Farandou

Pour faire deux fois plus, il faut faire des travaux sur le réseau. Il faut être raisonnable. Donc, il faut 10, 15 ans à peu près pour y arriver. Non, mais c'est pas... Vous savez, c'est du temps long. Mais 10, 15 ans, ça fait... On est autour de 2040. D'ailleurs, le plan d'avenir des transports annoncé par la Première Ministre en début d'année, c'est l'horizon de 2040. Voilà. Mais l'investissement d'aujourd'hui, c'est la qualité de service de demain. C'est ça qu'il faut comprendre. Il faut mettre de l'argent dans le réseau. Si on veut de la fiabilité, de la régularité, de la capacité, il faut mettre de l'argent dans le réseau.

13:54
Invité

Donc, ce passeraille, ce sera pour l'été prochain ? Vous avez une date de lancement ?

13:58
Jean-Pierre Farandou

Nous, on est, j'allais dire, on est aux ordres du ministre. Enfin, on est aux ordres du ministre qui discute avec les régions, parce que la concrétisation technique de ce passeraille, c'est la SNCF qui va le faire. Bon, les discussions sont en cours. Mais je me réjouis. Tout ce qui contribue à amener plus de clients dans les trains, et je le redis au nom de la transition écologique, c'est le bon comportement. Il faut encourager tous les Français à prendre davantage le train, qui est un mode peu polluant et qui permet de combiner mobilité et protection de la planète.

14:21
Présentateur

Et alors, ces 100 milliards d'euros d'investissement pour les financer, le gouvernement veut taxer davantage les sociétés d'autoroutes et les aéroports. Et dans les deux secteurs, vous l'imaginez bien, on n'est pas content. Ils sont en colère. Qu'est-ce qu'ils vous appellent, ces patrons d'ADP ou de Vinci Autoroutes, pour pousser un peu une gueulante ?

14:38
Jean-Pierre Farandou

Ce n'est pas le président de la SNCF qui fait la fiscalité du pays.

14:42
Présentateur

Vous êtes bien content aussi ? Parce qu'ils vont financer en partie vos investissements.

14:45
Jean-Pierre Farandou

C'est un débat de politique générale, de politique publique. Je pense aussi qu'il y a beaucoup de projets de développement qui ont été annoncés par le gouvernement. Notamment, je pense, aux services express régionaux métropolitains. Il y a beaucoup d'études. Il faut lancer tous ces sujets. Le gouvernement a besoin de trouver des financements par rapport à tout ça. Après, il décide des mesures fiscales nécessaires pour assurer ces financements.

15:04
Invité

Vous allez être tout à l'heure, Jean-Pierre Farandou, à l'arrivée du train de nuit Berlin-Paris. C'est le grand retour cette semaine des trains de nuit. Il y avait Aurillac hier. Le ministre Clément Beaune fait le trajet, comme d'ailleurs Sébastien Baer de France Info, qu'on entendait tout à l'heure, et qui nous disait qu'il y avait 32 minutes de retard à Strasbourg. Est-ce qu'il va être rattrapé ce retard ?

15:20
Jean-Pierre Farandou

32 minutes, il faut voir. Je ne connais pas la marge du train. Peut-être, je pense qu'on peut en rattraper une partie. J'espère en tout cas qu'on se rapprochera de l'arrivée à l'heure de ce train à Paris.

15:28
Invité

Relancer ce train de nuit, 9 ans après son interruption, est-ce que c'est une manière de dire que la concurrence des vols low-cost, de l'aérien, ça ne vous fait pas peur ?

15:37
Jean-Pierre Farandou

C'est surtout de montrer comment le ferroviaire peut assurer la liaison entre deux grandes capitales européennes. C'est un train de nuit, c'est pratique, on voyage en normand. Je pense que les jeunes français et les jeunes parisiens, ils iront à Berlin et réciproquement. Donc c'est formidable.

15:48
Invité

Je vous pose la question du low-cost et de l'aérien, parce que j'avais fait le test là tout à l'heure, avant l'émission. Paris-Berlin, ce soir, ce soir, mardi, 156 euros pour un peu plus de 8h30 de train, contre 153 euros en 1h, 1h30 en avion. Est-ce que vous êtes compétitif ? On veut comparer le prix le plus bas de l'aérien ?

16:08
Jean-Pierre Farandou

Non, vraiment, j'ai fait le test comme n'importe quel utilisateur. Vous avez des places à 29 euros aussi pour aller à Berlin. Donc il faut comparer ce qui est comparable. Et puis dire aussi que le train de nuit, c'est Paris-Berlin, mais c'est le Paris-Aurillac que vous avez évoqué. Le train de nuit permet d'aller dans tous les territoires en France. Donc c'est le renouveau de ce train de nuit en Europe pour des relations internationales, mais aussi en France. Ça permet d'aller dans les territoires un peu reculés, mal desservis en TGV. Donc le train de nuit, je pense qu'il a vraiment sa place dans l'offre ferroviaire qu'on propose à tous nos concitoyens.

16:34
Présentateur

Alors moi, je suis une femme et je me pose la question de la sécurité quand même dans ces trains de nuit. Qu'est-ce que vous avez mis en place pour qu'on se sente en sécurité ?

16:42
Jean-Pierre Farandou

Il y a des voitures réservées pour les femmes, bien évidemment. On fait très attention à ce sujet. Vous avez raison de le souligner. Il faut que les femmes, dans les trains de nuit comme dans tous les trains d'ailleurs, se sentent en sécurité quand elles prennent le train. C'est un vrai sujet. On le sait, d'ailleurs, récemment, il y a eu une initiative de prise dans les transports en commun, de levons les yeux. Soyez attentifs à tout ce qui peut se passer dans un train. Sur les trains de nuit en particulier, la sécurité est absolument assurée, avec des comportements dédiés aux femmes, avec des serrures à l'intérieur qui permettent de se fermer.

La surveillance de nos agents à bord, on met bien sûr, on met le paquet. On fait tout ce qu'il faut pour que les femmes se sentent en sécurité dans les trains.

17:13
Invité

Sachant qu'on se retrouve dans le même compartiment que des inconnus, on n'est pas forcément rassuré. Les choses ont sans doute évolué d'ailleurs, parce que la société française a aussi évolué. Le rapport à la sécurité n'est plus le même.

17:23
Jean-Pierre Farandou

Dans le train de nuit Paris-Berlin, on a du matériel récent, qui est neuf, qui permet d'ailleurs aussi, ça coûte un peu plus cher, mais on peut avoir des wagons pour deux, voire pour une seule personne. On arrive à traiter le problème de ce sujet. De notre côté, c'est un choix, on le sait, quand on prend le train, c'est un transport collectif. On peut même dire que ça fait partie du charme. Il y a des conversations qui se font dans les trains de nuit, pour l'avoir pris dans les couloirs. On se met à discuter avec des inconnus, ce n'est pas déplaisant non plus. L'autre n'est pas forcément un ennemi.

Je veux dire, découvrir la capacité à échanger et à dialoguer, ce n'est peut-être pas non plus inutile. Et moi, je pense qu'en fait, ça fait partie du charme de ces trains. Peu comme une croisière, on a le temps de découvrir l'autre. Et ma foi, ce n'est pas si mal.

17:59
Invité

Jean-Pierre Farandou, le PDG de la SNCF, est avec nous sur France Info jusqu'à 9h. On vous retrouve dans une minute, juste après le fil Info, 8h51. Maureen Spignard. L'Assemblée Générale de l'ONU se réunit aujourd'hui pour se prononcer sur une résolution sur la situation humanitaire à Gaza, sur un éventuel cessez-le-feu. La situation se dégrade toujours. L'armée israélienne accepte tout de même l'ouverture d'un deuxième point de contrôle pour inspecter plus rapidement l'aide humanitaire entrant dans le territoire palestinien. Le ministre de l'Intérieur dit vouloir très rapidement des mesures de fermeté. Gérald Darmanin est en déplacement dans un commissariat de la région parisienne.

Ce matin, les députés hier ont refusé d'examiner son projet de loi immigration. Ce texte qui va maintenant repartir au Sénat, ou bien être discuté en urgence au sein d'une commission mixte paritaire composée de députés et de sénateurs. L'augmentation du prix des billets pour les TGV inouï ne sera pas plus importante que l'inflation l'année prochaine, promesse sur France Impôt du PDG de la SNCF. La semaine dernière, le ministre des Transports avait annoncé un gel des tarifs pour les Ouigo et les Intercités. Dernier match de Ligue des champions de football pour le RC Lens ce soir, Lens face au FC Séville dès 18h45.

Les 100 et Or sont déjà éliminés mais peuvent se qualifier pour la Ligue Europa s'ils ne perdent pas.

19:15
Présentateur

France Info Le 8.30 France Info, Jérôme Chapuis, Salia Braclia Toujours avec le PDG de la SNCF, Jean-Pierre Farandou, le futur TGV M, c'est la dernière génération de trains attendus à la SNCF. Qu'est-ce qu'il a de plus ? Qu'est-ce qu'il a d'innovant ?

19:33
Jean-Pierre Farandou

On est très fiers de ce nouveau train qui est vraiment très innovant en plan technologique. Mais je crois que la finalité principale, c'est la capacité. Il sera plus capacitaire, il pourra emporter plus de monde. On voit que ses sujets de capacité sont absolument clés. Et surtout, il est plus écolo. D'abord, il émet beaucoup de gaz à effet de serre. Il consomme moins d'énergie parce qu'il a un profit, je ne sais pas si il a vu son nez, très aérodynamique. Donc, il pénètre dans l'air, il est moins lourd. Donc, s'il est moins lourd, il consomme moins d'énergie. Et puis, il est recyclable à 87%. C'est absolument génial. Quand vous savez qu'un train, ça dure 40 ans.

Donc, pendant 40 ans, vous ne prenez pas de ressources dans le sous-sol. Et à la fin de vie de ce matériel, 97% de ses composants seront à nouveau utilisés pour refabriquer un nouveau TGV. Il arrive quand ? Il arrive en 2025. Voilà, donc Alstom est un petit peu en retard. Mais bon, on aurait préféré les avoir un peu plus tôt. Bon, voilà, ça peut arriver d'avoir des problèmes industriels. Il nous tarde. Il nous tarde vraiment que ces trains arrivent.

20:18
Présentateur

Ce n'est pas un train qui va plus vite. Il est plus écolo, mais il ne va pas plus vite.

20:21
Jean-Pierre Farandou

Oui, ce n'est pas parce qu'il est écolo, parce qu'il roule à 320 km heure. C'est déjà très rapide. C'est une formule 1, quand même. Ça va déjà très vite. Et pour aller plus vite, ça aurait justement entraîné de consommer plus d'énergie. Je pense que c'est un bon compromis. Faire Paris-Marseille en 3 heures, par exemple, ce n'est pas si mal. Pour aller gagner 5 ou 10 minutes ou un quart d'heure, ça aurait été beaucoup plus d'énergie consommée. Ce n'était pas une bonne idée.

20:39
Invité

A propos d'énergie, hier, Emmanuel Macron a reparlé une fois de plus de l'hydrogène. L'hydrogène naturel, notamment, pour différents besoins. Les trains à hydrogène, c'est pour bientôt, sur les rails ?

20:48
Jean-Pierre Farandou

Les trains à hydrogène, moi, j'y crois beaucoup. Parce que vous savez, on a encore... La plupart des trains sont électriques en France. Mais on a 85% électriques. On en a encore quelques-uns qui ne sont pas électriques. Ils sont thermiques, comme on dit. Ils marchent au diesel. C'est du diesel dans les petites lignes, un peu à la campagne, voyageurs et marchandises. Bon, ça ne peut pas durer. En 2050, zéro émission nette. Il faudra avoir trouvé une solution. On ne va pas mettre des caténaires. Ça coûte trop cher d'installer des caténaires. Le trafic n'est pas assez important. C'est le train, qui ne doit plus être diesel, qui doit être motorisé différemment.

Bon, à court terme, on a des solutions, comme les voitures, hybrides, batteries. Mais à moyen terme, d'ici 8, 9 ans, 10 ans, on aura des trains à hydrogène. Je suis convaincu. Les moteurs existent déjà. Le vrai défi industriel, c'est la production d'hydrogène massive, verte, bien sûr.

21:29
Invité

Mais il y a des tests d'ici 8, 10 ans, parce que 8, 10 ans, c'est dans mon temps.

21:32
Jean-Pierre Farandou

Oui, il y a des tests, bien sûr. Il y a déjà des espèces de prototypes qui existent. Alstom a mis au point un train qui roule en Allemagne. On est en train de travailler sur des prototypes avec 4 régions, sur des régionales, qui sont un train régional très moderne, version hydrogène. C'est Occitanie, Auvergne-Rhône-Alpes, Bourgogne-François-France, Comté-Grand-Est. Voilà, donc ces trains vont arriver dans 1 an, 2 ans, 3 ans. On aura vraiment des trains de voyageurs.

21:55
Présentateur

Mais ça va coûter plus cher. L'Allemagne, par exemple, qui est en avance sur nous pour les trains à hydrogène, y est à la fond. Et maintenant, elle ralentit parce que ça coûte effectivement trop trop cher.

22:04
Jean-Pierre Farandou

Le problème de l'industrialisation, pour le moment, c'est la mise au point des prototypes pour montrer que ça peut marcher, j'allais dire. Mais je suis convaincu que ça va marcher. Ça va être la capacité de produire. Et c'est là où il faut quelques années de plus massivement de l'hydrogène partout sur le territoire. Des espèces de stations de service à hydrogène qui permettront de recourir à cette technologie. Par exemple, en Occitanie, la réouverture de la ligne Mont-Région-Luchon, la région a décidé de le faire avec des trains à hydrogène. Donc, c'est vraiment des projets très concrets sur lesquels on est engagé. Moi, l'hydrogène, j'y crois.

22:28
Invité

Jean-Pierre Farandou, il y a un sujet dont tout le monde parle aussi en ce moment. C'est l'intelligence artificielle qui est de nature à bouleverser tous les secteurs économiques. Pour la SNCF, ça va changer quoi ? Est-ce que, par exemple, le pilotage des trains pourrait bientôt être confié à l'intelligence artificielle ?

22:41
Jean-Pierre Farandou

Sur quoi on travaille l'intelligence artificielle ? En fait, c'est la data. C'est la manière dont on compile les données, on crunch les données, comme on dit, avec des algorithmes, par exemple. Tout part de là. La première application qu'on commence déjà à faire, c'est ce qu'on appelle la maintenance prédictive. En fait, vous observez des organes avec des capteurs, vous observez des phénomènes physiques. Ça chauffe, ça vibre, c'est anormal. Et quand vous repérez ça, vous faites des corrélations avec les pannes. Et donc, vous intervenez sur l'organe qui commence à avoir des difficultés avant qu'il tombe en panne.

Quand vous généralisez tout ça au matériel roulant, à l'infrastructure, ça veut dire zéro panne. Donc, le bénéfice client, c'est beaucoup plus de régularité. S'il n'y a plus de panne technique, vous imaginez la régularité va gagner 4 ou 5 points. Voilà. Donc, c'est un énorme avantage.

23:20
Invité

Après, la question du pilotage, alors ça n'a peut-être rien à voir avec l'intelligence artificielle, encore que le pilotage automatique des trains, c'est pour bientôt ?

23:26
Jean-Pierre Farandou

Non, le pilotage automatique, il faut faire attention. Je pense que l'assistance à la conduite, oui. Je pense qu'on est des éléments qui vont aider le conducteur à être encore plus performant quand il conduit. Ça, oui. Et d'ailleurs, sur le futur système d'exploitation qui permettra d'améliorer la circulation des trains en Ile-de-France, il y a bien cette composante d'assistance à la conduite dans les parties les plus denses pour augmenter la cadence et aider le conducteur à tenir un niveau de stabilité important.

23:48
Invité

Donc, ça permet d'avoir plus de trains sur un même tronçon et donc d'augmenter la cadence. C'est ça. C'est de repousser le seuil de saturation. Exactement. On est clients, nous tous, et d'ailleurs, je vous disais que je regardais cette nuit les tarifs. Comme clients, on est essentiellement confrontés à des écrans quand on s'adresse à la SNCF, à des applis, à des robots conversationnels. Ça n'a pas distendu le lien avec les voyageurs ?

24:14
Jean-Pierre Farandou

La question du lien est importante. Surtout que voyager, c'est un lien physique. On donne sa personne à un transporteur ferroviaire, en l'occurrence. On passe dans une gare, on est dans un train dont le lien est très physique. Bon, ce lien, il existe. On a des personnels à bord. Par exemple, les chefs de bord, je crois que tout le monde constate qu'ils ont vraiment une attitude de plus en plus commerciale. Je crois que c'est ressenti par l'ensemble de nos voyageurs. Donc, on est très attentif à avoir un lien personnel avec nos voyageurs, à ne pas le rompre. Bon, sur les systèmes de vente, c'est le progrès du digital et de la technologie. Donc, il y a de plus en plus de ventes.

On est presque à 80-90% des ventes TGV qui se font sur le digital. Ça n'empêche pas qu'on peut encore appeler au téléphone. Ça existe. Voilà, on peut... Donc, c'est un lien par la voie. Et on a encore quelques bureaux de vente. Voilà. Donc, on est attentif à ça, ne serait-ce que parce qu'on sait qu'il y a certaines personnes qui sont vraiment un peu adverses au digital. Donc, elles sont peu nombreuses, mais elles existent. Il faut absolument conserver le lien. En tout cas, vous savez, l'humain, pour nous, c'est très important. Ça fait partie des quatre éléments de transformation de l'entreprise. On l'a dit en interne, avec le social.

Mais aussi, j'allais dire, avec nos clients, on veut absolument conserver un lien humain. On a parlé dans les trains nuits. Enfin, cette relation humaine est une composante intrinsèque du service ferroviaire. On vous laisse partir Gare de l'Est, alors, pour l'arrivée du Berlin-Paris, c'est ça ? Ben oui, je vais y aller avec grand plaisir parce que c'est un jour de fête un peu aujourd'hui. Et je crois qu'ils ont fait la fête à bord.

25:22
Présentateur

Ils ont fait la fête dans le train, visiblement, c'est ce que nous raconte Sébastien Baer.

25:24
Jean-Pierre Farandou

Voilà, sans mieux, si on associe le ferroviaire à la fête, c'est une bonne nouvelle.

25:27
Invité

Jean-Pierre Farandou, le PDG de la SNCF, merci d'avoir été avec nous ce matin sur France Info.