VOUS DEVRIEZ, MONSIEUR LE MINISTRE, ÊTRE SUBMERGÉ PAR LA HONTE !"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
monsieur le ministre un spectre hante cette assemblée du moins je l'espère celui de l'effondrement écologique celui d'un désastre non réversible mon premier engagement à moi il est plutôt tournée vers l'exigence d'égalité est ce que j'explique toujours c'est que en matière sociale il ya des cycles iliad et là on est dans un cycle qui est mauvais depuis 30 ans mais on peut espérer que ça va remonter que ça va repartir ainsi de suite en matière écologique ce qui est détruit ne sera pas reconstruit il n'ya pas d'inversion possible les glaciers fondent une seront plus geler les forêts d'amazonie ne seront plus remplacés il n'y a pas de marche arrière sur la route des vacances j'avais emprunter des livres audio pour passer à mes mom à l'arrière face à face un peu moins les fauves sur la route de l'ardèche et j'avais entretint printemps emprunter un compte de du romancier israélien amos oz le le résumé en est simple c'est que les animaux ont déserté un village il n'y a plus un animal dans le village on n'y voyait plus le moindre petit chardonnerets il n'y avait aucun poisson dans le torrent voilà des lustres qu'on y avait vu des insectes ou des reptiles pas même des abeilles des moustiques ou des mythes un étrange silence y régner en permanence les joies sauvages ne s'y connaît pas le ciel vide et évidemment avec mes enfants assis à l'arrière qui écoutaient ce récit je songeais est ce qu'ils verront encore des abeilles des chardonnerets des oies sauvages et les enfants les enfants parce que j'avais en tête en partant comme ça en vacances j'avais en tête deux chiffres qui ont résonné très fort ce printemps le premier c'est que l'on a on a perdu un tiers d'oiseaux un tiers d'oiseaux en moins dans nos campagnes en 30 ans et je pense que ce chiffre vaut réquisitoire et la deuxième le deuxième chiffre vaut condamnation 80% d'insectes volants - toujours en 30 ans 30 ans c'est rien à l'échelle de l'humanité c'est à peine une génération c'est la vôtre c'est la mienne si on détruit sa part notre consommation par notre production à l'intérieur de ceux de ce texte de amos oz il ya des marginaux et il y à manuela l'institutrice qui essayent de maintenir le souvenir des animaux elle elle fait des dessins à se faire des dessins aux enfants qui accroche sur les murs de l'école pour que si souviennent à quoi ressemblaient les animaux elle fait limité les cris les animaux et puis il ya allemand le pêcheur qui lui offre des statuettes d'écureuil de grue pour que les enfants sachent encore à quoi ressemble à papillons à poissons à poussin mais les autres adultes eux ils préfèrent se taire ils préfèrent effacer leurs crimes l'oublier et un soir il ya un des enfants mathy qui prend son courage à deux mains et qui demande à son père pourquoi les animaux ont disparu de ce village son père prend le temps de répondre il se lève de son tabouret il fait les cent pas dans la pièce il hésite et puis lui dit alors voilà amati il s'est passé certaines choses ici des choses dont il n'y a pas de quoi être fiers mais nous ne sommes pas tous responsables pas au même degré en tout cas et puis tu y es tu pour nous juger tu es trop jeune de quel droit nous blâmerait tu tu ne peux pas condamner les adultes d'ailleurs quitte à parler des animaux n'a oublié après ce tour unis pensent plus personne n'a envie de se rappeler maintenant décembre chercher les pommes de terre à la cave et arrête de parler pour ne rien dire écoute mathy on va par contre si nous avons jamais eu cette conversation comme si on n'en avait jamais parlé évidemment toujours avec mes enfants sur la banquette arrière qui écoutaient ce récit je me suis demandé si à notre tour bientôt nous devrions fuir cette question est ce que nous serons nous aussi submergée par la honte par la culpabilité de n'avoir rien fait et je pense que vous pourriez vous monsieur le ministre monsieur le rapporteur mesdames et messieurs les députés de la majorité vous pourriez être oui submergée par la honte car vous savez vous avez des chiffres toutes les statistiques toutes les données de la catastrophe en cours -30% d'oiseaux en trente ans vous savez -80% d'insectes volants vous le savez est sous terre les lombrics / 10 vous le savez la terre tout court l'équivalent d'un département artificialisés tous les dix ans vous le savez ceux qui la cultivent cette terre la moitié des agriculteurs disparus en 20 ans vous le savez et cette destruction cire noire invisible et pourtant si rapide de tout ce qui vit dans les airs sur terre sous terre ou de la terre vous en êtes les complices vous êtes d'être les complices par votre passivité vous êtes naître les complices parlent à la médiocrité de votre projet en ce moment clé dans l'histoire de l'humanité vous ne lui faille et la fédération nationale bovine est venu ici pour réclamer je vous rappelle un nouveau contrat social entre les agriculteurs et la société 14 don de nous ils nous demandaient vous voulez la compétition le modèle neolys de l'ondé on le fera une agriculture familiale de proximité qui intègre bien être animal on le fera vous voulez tout à la fois c'est aux français et à vous les politiques de fixer un cap mais le 4 on le cherche toujours on n'en trouve pas quelle agriculture voulez vous je pense que vous êtes a foutu nous le dira depuis un an que je vous écoute je n'ai toujours pas compris quel était le cap qu'on se fixe et qu'elle était quatre conviti con con fixé à nos agriculteurs et dans ce projet de loi il n'y a rien ou presque ce sont des mesures médiocre à boubli des trucs techniciste en tout cas pas à la hauteur de la catastrophe en cours pas à la hauteur du désastre social pas la hauteur de la grand messe des états généraux l'alimentation des quatorze ateliers des milieux d'heure de réunion il n'y a pas d'ambition il n'ya pas d'horizon il n'y a pas de direction on y trouve au mieux de bonnes intentions la montée en gamme de l'agriculture française est aussitôt miné par un en même temps par des désaccords avec le canada le mercosur le mexique la chine le geste a comme s'il fallait que l'agriculture française soit ouvert au grand vent permanence de la mondialisation comprennent des vaches à droite pour les faire passer dans un autre coin du globe est ce que dominique potier appelle à juste titre une mondialisation shadoks qui paraît complètement mature et que néanmoins vous poursuivez de ce que je dis vous ne découvrez rien je voulais dit je vous le répète c'est peut-être la 7e 8e 9e 10e fois qu'on joue le même scénario je radote aujourd'hui je m'écoutais poliment tu joues m'a poliment mais bon mais aujourd'hui je ne suis nous ne sommes plus seuls parce qu'un autre spectre entre cette assemblée sur lui nu que la hulot il n'est pas parmi nous il ne l'a jamais été dans ces débats et jolie toujours regretter son successeur n'est pas plus présent et c'est tout un bol que cette absence et pourtant son fantôme rôde il est derrière vous ils nous observent ils nous écoutent ils nous jugent vous savez il ya un mot que j'aime bien c'est le scrupule ce que put loum en latin c'est le petit caillou qu'on a dans la chaussure eh bien je pense que nicolas hulot est aujourd'hui un gros caillou dans notre conscience et je pense dans la vôtre sur le contenu de ce projet de loi et que ça fait un peu du banc des ministres aujourd'hui un banc des accusés à la radio nicolas hulot s'exprimer ainsi est ce que nous avons commencé à réduire l'utilisation des pesticides la réponse est non est ce que nous avons commencé à enrayer l'érosion la biodiversité la réponse est non est ce que nous avons commencé à arrêter l'artificialisation des sols la réponse est non et il poursuit je ne suis pas parvenu à créer une complicité avec le ministre de l'agriculture alors que nous avons une opportunité absolument exceptionnel de transformer le modèle agricole je ne peux pas passer mon temps de confronter avec stéphane travert c'est le modèle domingo nom qui est la cause du désastre je voudrais rebondir sur sa sur cette opportunité absolument exceptionnelle je crois en effet que c'est une occasion manquée une occasion gâchée alors que et c'est tout le paradoxe si vous monsieur le ministre c'est président de la république qui avait ouvriers qui aviez ouvert cette opportunité qui aviez donné cette occasion et elle n'est pas saisie elle est laissée là complètement plan pourquoi parce que par l'obligation qui a été faite aux industriels le distributeur d'entrée dans ces déserts l'alimentation il y appelait mener des concessions qu'on se souvienne par exemple des propos ne serge papin qui était alors le pdg de système u qui animait l'atelier des états généraux consacrés aux prix et qui réclamaient devant deux commissions je le cite si on veut sauver l'agriculture française la mène et verte plus du qualitatif il faudrait des prix minimum garanti on a besoin dans ce pays de régulation et ça fait environ trente ans que l'agriculture est la variable d'ajustement de la guerre des prix mais de la même manière dominique voynet qui était qui anime et un autre atelier venez nous dire que est elle aussi avait le sentiment qu'on avait manqué une occasion parce que les industriels ils étaient prêts à lâcher beaucoup dans le projet de loi il n'ya rien alizés c'est un peu décevant pourquoi c'est un peu décevant parce que les participants industriels transformateurs distributeurs qui n'étaient pas des poulets de l'année s'attendait à ce qu'on leur impose des choses ils ont négocié des compromis ils ont avancé parce qu'ils pensaient être battu bien plus durement et à l'arrivée il n'y a rien alors forcément ils respirent ils rigolent mais surtout moi lors de tout céder que discussion c'est chez les agriculteurs que j'ai senti que un espace s'étaient ouverts qui avaient la possibilité d'aller vers une transformation vers une autre ambition lors de mes rencontres j'ai toujours entendu un doute un d'août habitait à la fois par l'urgence écologique le sentiment que le lien avec le reste de la société se déliter qu'il fallait reconstruire ce lien et que cela passait par des mesures en matière écologique et aussi parce que sur le plan économique ils ne sont plus sur deux de survivre grâce à ce modèle économique et ça je les ai entendus s'interroger sur le sens de leur métier sur comment survivre sur les liens avec la société sur des discussions extrêmement riche par exemple la hernie un jean-luc c'est pas le mien c'est pas le prépayé mon président de groupe mais qui me disait au début on se dit on nous dit qu'on est là alors ça va faire un peu bon chrétien de dire ça mais qu'on est là pour nourrir le monde on bosse pour nourrir les gens quoi et puis avec les aides finalement on est tellement humilié sans les aides on n'arrive pas à survivre c'est affreux on est dépossédé enfin je ne sais pas vous aussi vous sentez ça que les aides c'est une humiliation non et oui et contre ça il faut des prix il faut des prix planchers il faut des prix garantis mais le président de la msa s'interroger lui aussi visé il ya une interrogation dans les campagnes sur le sens de notre métier on est là pour faire quoi beaucoup de mes collègues me demande est ce qu'on a vraiment besoin de nous est-ce qu'on sert vraiment à nourrir la population et ce doute je pense mines le monde agricole encore plus sûrement que la pauvreté et à ces hommes et ces femmes un peu perdu vous aviez la possibilité de fixer un cap le fruit était mûr le fruit était mûr pour un autre discours un discours plus fort je vous demandais pas la liste des cent dix sept mesures pour sortir tout de suite maintenant du glyphosate des pesticides et est allé vers les creux l'agroécologie mais un discours qui fixe un cap qui fixe une direction pour les années à venir un discours qui viendrait nous dire renonçons à la compétition préférons la protection abandonnons les cours mondialisée choisissions des prix régulés pour bâtir un contrat social clair avec une agriculture qui assure d'abord notre sauce visance le souci de sauvegarder l'environnement d'être attentifs au bien être animal d'offrir une alimentation saine et de faire vivre dignement les producteurs à la radio toujours nicolas hulot lisez et commencé son intervention je ne comprends pas je ne comprends pas que nous assistions à la gestation d'une tragédie bien annoncé dans une forme d'indifférence moi je comprends je comprends très bien nous comprenons nous comprenons qu'il ya une présidence de la république et un gouvernement des ministères oui je le dis entre les mains le gâchis et que fixer le cap sur l'agroécologie ça va contre les maîtres de l'agro-industrie contre les maîtres le supermarché contre les maîtres de la chimie surtout ça va contre les bailleurs ça va contre les monsanto ça va contre les bébés asf acquis ici même dans cet hémicycle vous avez offert le secret des affaires ça va toucher à leur profit mais au delà au delà pourquoi cette indifférence une indifférence qui dépasse bien sûr le gouvernement et qui s'ancre dans la société il ya sept ce propos du du psychiatre françois tosquelles ya ce que j'aime beaucoup qui dit ceci les hommes les femmes et les enfants cherchent à tout prix une certaine sécurité même au prix de la méconnaissance même au prix du déni de ce qu'ils savent très bien on est plus tranquille quand on ne sait pas il évoquait là je crois en psychiatrie l'évoqué la mort ou mais on pourrait dire pareil de l'écologie comme si elles contenaient notre mort à tous comme si on préférait de peut ne pas savoir même si on sait et enfin comme autre cause de d'évitement de 2,7 comme notre cause de cette indifférence il y a le vaste sentiment d'impuissance qu'est ce qu'on y peut qu'est ce qu'on y peut nous petit homme qu'est ce qu'on y peut nous petit député qu'est ce qu'on y peut nous aussi peut-être petit ministre qu'est ce qu'on peut face à l'ampleur de la question écologique eux on voit très bien que c'est une transformation massive qui seraient nécessaires et par où commencer par où commencer quand ça concerne évidemment l'agriculture mais aussi les transports l'énergie l'industrie c'est une tâche qui qui apparaît complètement prométhéenne devant nous et je crois que le rôle du politique le rôle du politique c'est d'être là pour affirmer qu'on peut pour soulever les montagnes de découragement les montagnes découragement en nous et si dans la société on peut on peut encore on peut aujourd'hui on peut pour demain je remercie je vous remercie monsieur rufin donc malheureusement je crois que nous n'aurons pas le temps d'entendre le président chassaigne et que nous devrons attendre la prochaine séance qui sera demain à 9h30 pour la suite de nouvelle lecture du projet de loi relatif au secteur agricole et alimentaire je vous remercie la séance levée
François Ruffin