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Discours / meetingRoger Chudeau· 31 mars 2026 8 minAutoproduitFond programmatiqueÉducation & rechercheInstitutions & élections

🚢 ÉCOLE : COMMENT REDRESSER LE “BATEAU IVRE” ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 20 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00locuteur_uniqueFait
    « Le remplacement des professeurs à l'heure où nous nous parlons dans des centaines d'établissements, il manque des professeurs et des heures de cours ne sont pas assurés. »
  • 5:00locuteur_uniqueFait
    « Il faudrait donc que le système éducatif prenne ceci en compte et s'organise à cette fin. Or, rien n'est entrepris dans cette perspective, voyez-vous. »
  • 8:00locuteur_uniquePromesse
    « Et donc nous allons travailler retravailler complètement la question de l'orientation et surtout comment est-ce que nous voulons que le système fonctionne ? »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

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Roger Chudeau

Euh chers amis, bonjour. Je voudrais aujourd'hui euh vous entretenir d'un sujet qui n'est pas d'une actualité brûlante, qui ne relève pas de de ce qui agite l'opinion publique dans les médias, mais qui est un sujet fondamental. Je veux parler du pilotage de l'action éducatrice de l'État. Je veux parler de l'administration et de la et de la gouvernance de notre système éducatif. L'occasion en est donné parce que nous recevons demain le président du conseil d'évaluation de l'école, monsieur Torosian. et et les députés auront à se prononcer ensuite sur deux candidatures que propose le président de la République pour succéder à monsieur Torosian.

Personne ne sait trop dans l'opinion publique ce qu'est le conseil d'évaluation de l'école qui a été créé en 2019 par la BER et qui est supposé enfin qui est supposé dont la mission consiste à évaluer euh l'organisation et l'efficacité de l'enseignement scolaire. Rien que cela. Donc je vais vite passer là-dessus puisque nous considérons nous au Assemblée nationale que le conseil d'évaluation de l'école s'inscrit dans cette liste interminable. Enfin, il y a 1200 1200 entrées des organismes qui doublonnent l'État, hein, des agences et autres autorités indépendantes qui doublonnent l'État. Euh donc euh pour nous, si vous voulez, les choses sont claires.

Le Conseil d'évaluation de l'école, quel que soit le mérite de ces agents, euh doublonne ce qui existe déjà et donc euh ne sert à rien. Je vais le dire un peu euh de manière un peu cas comme disent les adolescents. Mais bon, là n'est pas le sujet. La question au fond, c'est pourquoi a-t-on créé par la loi d'ailleurs euh un conseil d'évaluation de l'école alors qu'il existe en principe une direction de l'évaluation de la prospective et de la performance au ministère. et une direction générale de l'enseignement scolaire ainsi que une bonne trentaine de recteurs chargés d'appliquer sur le territoire la politique éducative définie par la nation.

Donc la la réponse elle est évidente, c'est que ces instances, ces institutions, ces administrations ne semblent pas remplir leur rôle puisqu'il a fallu inventer à côté d'elle le conseil d'évaluation de l'école. Donc la question c'est où en est le système éducatif à l'heure actuelle en matière de gouvernance ? Et bien je dirais que quand je pense au système éducatif, à l'école, à l'école de la République, à notre à notre école à laquelle nous tenons tous, je repense au verre de Rimbau dans le bateau ivre. La mer pénétra ma coque de sapin et les taches de vin bleuses et des vomissures me lava, dispersant gouvernail et grappin.

L'image qui me vient, et j'en ai le cœur serré quand je pense à l'éducation nationale, c'est celle en effet d'un bateau ivre. Vous allez me dire, il y a quand même des centaines de milliers d'agents qui administrent l'éducation nationale et qui tous les jours dispensent ces enseignements. Certes, mais justement, on pourrait affirmer, sans trop de risque de se tromper que l'éducation nationale est administrée mais qu'elle n'est pas gouvernée. C'est pas la même chose. Et en plus, elle est mal administrée. Je ne prendrai qu'un exemple.

Le remplacement des professeurs à l'heure où nous nous parlons dans des centaines d'établissements, il manque des professeurs et des heures de cours ne sont pas assurés. Les élèves sont en permanence sont rentrés chez eux dans les lycées. Bon donc même pour l'administration c'est sué la caution. Mais alors pour ce qui est du pilotage et du fait de donner un sens des objectifs, une direction à l'action éducatrice là pour le pour le coup je pense que nous sommes devant le vide le plus total.

du reste le nouveau ministre d'éducation nationale, monsieur Jeffrey, qui n'est pas une personnalité politique mais un grand administrateur administre hein, il expédise affaires courantes mais il ne donne évidemment aucune impulsion à un système éducatif qui manque désormais totalement de vision. Le système éducatif doit être pensé pour et par la nation pour préparer les générations qui seront aux affaires et qui seront au travail et qui seront des citoyens actifs en 2050. Il faut donc avoir des visions prospectives, ce qui est absolument absent à l'heure actuelle de de ce que peut proposer le gouvernement et le ministère. Alors bon, que faut-il faire ?

Nous nous pensons à ce sujet que il faut que chacun retrouve le rôle pour lequel il a été désigné par les institutions. Le gouvernement doit gouverner. Pardon pour ce cette formule un petit peu totologique, mais ça signifie quoi ? Ça signifie qu'il doit mettre en perspective les objectifs de l'action éducative et qu'il doit penser l'avenir. Prenons un exemple. Nous savons tous que notre pays a été largement désindustrialisé. ces dernières décennies et que l'urgence pour la pour le rang, pour la puissance, pour la souveraineté de notre pays, c'est de réindustrialiser. Il faudrait donc que le système éducatif prenne ceci en compte et s'organise à cette fin.

Or, rien n'est entrepris dans cette perspective, voyez-vous. Il faudrait par exemple complètement revoir le système d'orientation de manière à faire de l'orientation vers la formation professionnelle et technique, la voix d'excellence et la voie naturelle d'aboutissement des études secondaires, n'est-ce pas ? Réservant les les études euh académiques à plutôt une petite minorité dont nous avons également besoin. Voilà. Voyez, c'est en terme de philosophie d'éducation, c'est c'est ainsi que l'on pourrait voir les choses. Donc nous allons nous euh à partir de 2027 réformer le système éducatif dans ce sens. Le gouvernement fixera des grands objectifs euh et il les contrôlera.

Actuellement, il y a 70 priorités dans le code de l'éducation. Nous allons réduire cela à trois ou quatre priorités fondamentales du du genre transmission des connaissances, transmission des valeurs, vérification de la de l'acquisition par les élèves des connaissances. Donc nous allons réformer les programmes, nous allons réformer les examens et inérer des examens d'entrée en 6e par exemple. Nous allons réformer complètement la formation initiale des professeurs car la performance des élèves dépend du niveau des professeurs. Tout le monde le sait. C'est l'OCDE qui le dit, c'est pas le Rassemblement national. Bon bref.

Et et nous et donc nous allons travailler retravailler complètement la question de l'orientation et surtout comment est-ce que nous voulons que le système fonctionne ? et ben nous voulons qu'il fonctionne sur la base du professionnalisme et de l'engagement professionnel de ces acteurs que sont principalement les professeurs, pas uniquement mais principalement les professeurs.

Et donc nous allons donner aux établissements, aux écoles et aux établissements scolaires de larges marges d'autonomie en créant par exemple des établissements autonome d'enseignement qui pourront définir par eux-mêmes les voies et moyens qu'ils utiliseront qu'ils mettront en œuvre pour atteindre les objectifs fixés par le gouvernement. Voyez donc le gouvernement a une fonction stratégique, c'est l'état stratège comme disent les technocrates, n'est-ce pas ? et des établissements auront toute l'attitude pour s'organiser y compris en agissant sur les programmes, sur les cursus, sur les horaires, sur l'organisation interne pour atteindre ses objectifs.

Et le second rôle du gouvernement c'est de contrôler, c'est d'évaluer, c'est de c'est c'est d'impulser, n'est-ce pas ? Et donc ceci c'est une c'est une fonction qui n'est pas assurée à l'heure actuelle ni par la direction générale de l'enement scolaire ni par la direction de l'évaluation de la prospective et de la performance puisque il se contentent ces deux directions centrales se contentent de constater les choses et non pas de pouvoir d'impulsion alors qu'elle pourrait l'avoir étant donné qu'il existe une ligne hiérarchique très très solide dans l'éducation nationale.

Donc si vous voulez, demain aura lieu, je crois une grève, c'est peut-être aujourd'hui, une grève de nouveau des syndicats enseignants qui protestent contre la suppression de 4000 postes. Que dire de cet événement par rapport à ce que je viens de vous dire ? Et bien, écoutez, c'est du rituel, c'est le rituel habituel, c'est le rituel installé depuis plusieurs décennies. Il n'en sortira strictement rien. Chacun aura joué son petit rôle. Le ministère produira les chiffres des grévistes. Les syndicats produiront des chiffres euh bien différents et se réjouiront du succès de leur journée d'action. Mais pour l'instant, le système continuera à aller à volot, à dériver tel le bateau ivre.

Et c'est ce à quoi nous au Rassemblement national nous entendons remédier prochainement. Je vous remercie. M.