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Podcast / conversationfranceinfo (sur YouTube)· 31 août 2026 17 minAutoproduitMixteBudget & impôtsÉconomie & entreprises

Budget 2027 : "Sébastien Lecornu n'a aucune majorité pour le faire voter" (Benjamin Morel)

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Donc si vous avez aimé le feuilleton budgétaire de 2026, vous allez sans doute adorer celui de de 2027, d'autant que vient s'ajouter la campagne présidentielle, les arrières-pensées des uns et des autres et au milieu, Sébastien Lecornu qui tente d'avancer la censure au-dessus de la tête. Séminaire gouvernemental aujourd'hui pour parler de de ce budget. Première piste esquissé ce weekend par le premier ministre.

Je commence avec [grognement] notre spécialiste d'économie et votre regard Raphaël Legendre. Que sait-on vraiment des intentions de Sébastien lecornu et est-ce que à vos yeux les pistes évoquées correspondent à l'effort nécessaire ? Alors absolument pas.

On va pas se mentir hein. Le Premier ministre a indiqué que l'essentiel des économies se ferait sur l'État. Or le problème de la dépense qui explose en France évidemment le social.

Le social c'est plus de la moitié des dépenses publiques. A commencé par les retraites et la santé. Alors, il est possible qu'on touche pour une fois un peu aux retraites.

Il a ouvert la voie à des discussions. Alors, à quel niveau ? On ne sait pas.

Pour les retraités les plus aisés, en tout cas, Sébastien Lecnu a promis qu'il préserverait, qu'il protégerait les retraités les plus modestes. Mais les discussions s'ouvrent. Il y a quand même assez peu de chance que ça aboutisse, moi je pense à la fin des discussions à l'Assemblée nationale parce que vous pouvez compter sur absolument tous les partis pour qu'ils sortent en disant non, on ne touche pas au retraités.

Bah évidemment les retraités ce sont ceux qui votent et ils votent dans pas longtemps du tout. Alors je ne vous cache pas que j'avais pas prévu de lancer le débat sur les retraites ce soir malgré tout Alexandra Schwarzbrod. Effectivement, on a l'impression que le nœud euh de ce budget, il va quand même se situer là et que tant que Sébastien le Cornu n'avance pas, d'où peut-être sa prudence, ça va encore.

Là, on a l'impression de revivre le jour sans fin, hein. C'est le finalement c'est le même et ce n'est que commencer et voilà, c'est on entre à nouveau dans un rapport de force donc avec menace de censure, proposition sur la table, avancer, recul, ça on va y avoir droit pendant pendant pendant un bon moment. C'est vrai que le le gouvernement là et c'est c'est la quadrature du cercle parce que il faut des dépenses partout.

Il faut augmenter les dépenses militaires vu le contexte géopolitique dans lequel nous sommes. Il faut augmenter les dépenses de la sécurité civile après l'été l'été qu'on vient de vivre les incendies où on a vu que que les les la France était sous-équipée. Il faut surtout aider massivement les agriculteurs après la sécheresse qu'on a vécu.

Bref, il y a des demandes qui viennent de partout. Il y a aussi l'enseignement, c'est la rentrée scolaire demain. Euh donc il faut il faut il faut injecter de il faut investir dans dans le dans le scolaire.

Il faut évidemment euh l'hôpital euh est dans une situation euh de dangereuse. Il faut investir dans la santé. Bref, il faut des investissements partout et en même temps, il faut pas décourager, comme vous l'avez dit, les retraités un peu aisés qui votent massivement.

Il faut pas toucher aux retraités les plus modestes parce que les pauvres ont du mal à s'en sortir, ni toucher au RSA. Bref, c'est c'est en effet le la la quadriture du sec. Donc je pense que une fois de plus, ça va on va avancer avec des des petits àoups et au final on aura un budget qui sera plus ou moins bricolé.

Mais de toute façon, ce qu'il faut c'est tenir ce qu'il faut c'est de tenir jusqu'aux jusqu'aux élections. Je rappelle effectivement les pistes évoquées enfin en tout cas qui ne seront pas touché. C'est ce que dit Sébastien Lucu.

Justice, défense, éducation, recherche, écologie, logement social, apprentissage. Vous avez cité l'agriculture, vous avez cité peut-être la santé aussi. Bon euh il va falloir trouver au moins 35 milliards d'économie.

Voilà, j'allais vous demander le chiffre, mais je rappelle le contexte qui s'est dégradé depuis vendredi dernier, c'est-à-dire qu'on pensait qu'on avait eu un peu de croissance au deuxème trimestre. Si vous avez de la croissance, bah c'est des recettes fiscales supplémentaires. On tabla sur 0,7 % de croissance cette année.

Pas du tout. L'INC effectivement a révisé la croissance au 2e trimestre, c'est zéro. L'économie française est à plat.

Au premier trimestre, l'économie a reculé de moins 02 points de PIB. Donc ça veut dire que la machine France, le moteur économique français est à l'arrê. Bien sûr qu' ris la récession.

La définition technique d'une récession, c'est deux trimestres consécutifs de croissance négative. Là, on a fait un trimestre négatif, l'autre croissance zéro. Et l'été a été catastrophique au niveau climatique bien sûr, mais ça aura des impacts économiques tout ça sur l'activité.

Donc, on peut dire qu'on est quasi en récession, ce qui complique encore plus la copie budgétaire. Alors Benjamin Morel, on se souvient quand même l'année dernière, ça paraît beaucoup plus loin mais je crois bien que c'était l'année dernière de la posture un peu sacrificielle de de François Bairou quand il commence à évoquer son budget. Là Sébastien le Cornu, il est pas du tout dans cette approche là.

Qu'est-ce qui explique ce côté alors Alexandra Schbrot disait la l'aspect comment dire quadrature du cercle mais politiquement qu'est-ce qui explique ce côté très prudent ? presque je ne dis pas grand-chose, je n'exclus rien. Bah parce que tout bêtement aujourd'hui il n'a absolument pas de majorité pour faire voter ce budget et que personne n'a intérêt à lui faire le cadeau de ce budget.

Il faut bien comprendre que pour adopter le budget, il y a trois voies. La première voie bah c'est de trouver une majorité pour le voter. Vous savez quand on s'amuse parce qu'on a des amusements bizarres en sciences politiques à se poser la question est-ce qu'un groupe politique est d'opposition dans la majorité ?

Et bien c'est variable parfois. C'est pas variable. Si vous votez le budget, vous êtes dans la majorité.

Si les socialistes et les LR votent le budget, le RN dira "Regardez les LR assume les bilans du macronisme." Les insoumis dir iront "Regardz les socialistes assume le bilan du macronisme." Aucun parti d'opposition en lutte aujourd'hui.

On peut s'abstenir mais l'abstention ne suffit pas. Si jamais vous avez uniquement des abstentions RN plus la FI et bien vous n'avez pas de majorité pour voter le budget. Donc l'autre voix, c'est le 49 alinea 3.

Le 49 alina 3, ça implique que Sébastien Lecnu mette sa tête sur le bio et demande à ce qu'on le censure pas. Or aujourd'hui, le seul groupe qui pourrait vouloir jouer ce jeu-là comme l'année dernière, ce sont les socialistes. Et les socialistes, ils ont deux problèmes.

D'abord, vous avez une course à l'échalote dans le cadre d'une primaire qui va tomber en plein budget et ensuite et bien ils sont encore une fois sous la pression d'autres groupes de gauche qui vont présenter des candidats notamment les insoumis. Et donc à partir de là, s'ils ne doivent pas censurer, ils donneront le sentiment de ne pas être tout à fait clairement dans l'opposition. La 3è voix, on l' évoqué l'e dernière, on n'a pas été jusque-là, ce sont les ordonnances.

Les ordonnances, ça permet de faire passer un budget qui est le budget originel du gouvernement, mais ça veut dire que le Parlement ne votera pas le budget, il ne l'adoptera pas. Ce qui évidemment n'estant pas arrivé depuis 1816 dans ce pays, bah fera que les oppositions derrière, si le budget passe par ordonnance, auront une seule alternative, ce sera de censurer Sébastien Lecornu pour essayer de dire "Certes, nous avons eu un budget malgré nous, mais au moins nous nous révoltons." Alors, on parle aussi et en tout cas, c'est ce que mettent en avant Raphaël Legendre, Sébastien Lecnum, un budget réversible.

Le journaliste économique que vous êtes en dit quoi de ça ? possible de faire un budget qu'on tricote et qu'on détricote. Oui, c'est en fait c'est un terme qu'on emploie depuis la dissolution ratée de juin 2024.

En réalité, je rappelle que les gouvernements et les premiers ministres se succèdent à vitesse grand V dorénavant et donc on laisse des budgets que d'autres peuvent changer derrière. Bon là euh avril-ma l'année prochaine nous avons une élection présidentielle les législatives qui vont suivre et on sait d'ors et déjà qu'il y aura ce qui s'appelle un projet de loi de finance rectificatif, c'est-à-dire que comme à chaque fois l'équipe qui va arriver et ben va faire voter son propre budget avec ses propres mesures qui mettra en musique les 100 premiers jours en quelque sorte. Et donc, on sait que ce qui sera voté ou pas euh d'ici euh la fin de l'année, bien c'est un budget euh vraiment à très très court terme, à durée déterminé pour 6 mois.

Donc vraiment un budget à minima. Benjamin Moral. Oui, c'est vrai.

Mais il faut faire attention. C'est-à-dire que très bien, on a les élections présidentielles qui finissent début mai. Derrière, il y a une dissolution.

Ça nous amène mi-juin. Derrière le mi-juin, il va falloir le préparer le nouveau budget. Donc, on n'aura pas de nouveaux textes budgétaires votés avant la mi-aût.

Je rappelle que mi-août début septembre, je rappelle que pour examiner le budget, pas pour 2027, pour 2028, c'est-à-dire le suivant, vous voyez très loin, c'est début octobre. Mais ça veut dire que votre budget pour 2027, il aura à peine le temps d'être ripoliné et que ce faisant le budget qu'on aura au mois de décembre, il vaudra peu ou prouer dans ses grandes lignes toute l'année. Voilà, il est toujours très en avance sur son temps Benjamin Morel.

Mais effectivement, vous avez raison, ça ça compte, c'est important. On va quand même euh revenir à notre budget possible, budget actuel. Euh et on parlait aussi des des socialistes qui quelque part sont aussi sous la pression euh bah oui d'une partie de la gauche à savoir Jean-Luc Mélenchon parce que lui a déjà annoncé ses intentions.

C'était lors de sa rentrée euh du côté de Valence dans la Drome. Le Cornu prépare un nouveau budget de couper qui va aggraver tous les mots. Ne nous demandez pas je ne sais quelle bienveillance à son égard.

Une fois de plus, nous le censurerons, j'en suis certain. Moi, ce que j'ai du mal à comprendre quand même Alexandra Schwarzbrad, c'est que finalement Raphaël Legend nous parler des milliards, des dizaines de milliards qu'il faut aller qu'il faut aller récupérer. Euh, on va se retrouver peut-être avec Sébastien Lecornu qui va tomber, peut-être un budget euh loi spéciale ou que sais-je ?

Et donc finalement le où le la nouvelle présidente se retrouve pied et point lié, pourquoi ne pas le laisser faire le pardon l'expression le sale boulot ? Bah parce que là il faut il faut quand même avancer, il faut pas que le le le pays soit bloqué. On a vu que on a vu que il y avait des besoins urgentissimes.

Donc là, il faut prendre des décisions. Oui, mais pardonnez-moi, pourquoi les pourquoi les oppositions ne se disent pas au fond, même si on modulo ce que nous a dit Benjamin Morel sur on appartient ou pas à la majorité, bon pour ne pas être pied point lié si on arrive au pouvoir, laissons quand même Sébastien Lecnu avancer un peu parce que sinon c'est nous qui allons devoir faire ce que lui n'a pas n'a pas pu faire. Oui.

Oui, c'est ça. Non, mais je je suis d'accord. Ben parce que là on est dans une campagne électorale donc ça fausse ça fausse tout et et on a bien vu que Jean-Luc Mélenchon, c'est ce que vous disiez, Jean-Luc Mélenchon a reproche énormément au socialistes, n'arrête pas de le répéter le fait que ils ont refusé de censurer le le le budget l'année dernière et on voit bien que là ils ont besoin chacun a besoin de montrer qu'il est bah qu'il n'est pas dans le qu'il n'est pas dans le dans dans la roue du gouvernement qui ne soutient pas le gouvernement qui prend ses distances.

Donc euh ils ont besoin de se positionner euh face euh à ce à ce gouvernement et du coup ça bloque ça bloque toute discussion possible. L'année dernière encore, il était possible il a été possible de discuter avec les socialistes. Là les socialistes s'ils acceptent s'ils acceptent ce budget, ils vont être ils vont être accusés par une partie de la gauche d'être de d'être des traîtres et de et de cautionner ce gouvernement.

Donc pour pareil pour Édouard Philippe et Gabriel Atal qui ont été qui ont été proches enfin qui font qui font partie du du bloc central, ils sont obligés de se distancier tout en enfin c'est compliqué pour eux. Donc chacun a besoin de se positionner contre. Raphaë Legendre.

Votre question Adrien, elle pose la l'écart béant et croissant qu'il y a entre le discours politique et la réalité économique de ce pays. Là le discours de Jean-Luc Mélenchon, il est complètement hors sol. C'est un discours purement politique, on peut le comprendre pour la conquête du pouvoir.

Il n'a aucun fondement rationnel économique. Tout comme sa proposition qui a fait la rentrée économique hein qui était celle de brûler la dette. Un 5è de notre dette qui équivaut, faut le dire très clairement, un frxit.

En réalité, on ne peut pas jeter comme ça au frigo comme il le dit 1/5 de notre dette parce qu'elle est détenue par la Banque de France. Le système ne fonctionne pas comme ça. Sa logique et son narratif politique est extrêmement efficace dans le monde dans lequel euh Jean-Luc Mélenchon voudrait vivre.

Il se trouve que ce monde là n'est pas le monde réel et que économiquement rappelle que c'est votre avis voilà de d'éditorialiste. Économiquement ça ne tient pas la route une seule seconde. On ne peut pas effacer la dette d'un pays pour essayer de négocier tout ce qui va au niveau européen sortir des prix.

La réalité économique c'est qu'on a une croissance zéro. c'est que nous avons des taux d'intérêt à 10 ans sur la dette française qui dépassent les 4 % aujourd'hui, que la France a remplacé l'Italie en que de ploton des pays les moins bien notés par les marchés, qu'on a de moins en moins confiance dans le pays et que sans effort absolument majeur, on va droit dans le mur. Benjamin Morel.

Oui. Qu'est-ce qu'il fait la Jeucélenchon ? Il fait deux choses en réalité.

D'abord, il dit "Regardez, je suis la vraie opposition. Ceux qui ne votent ceux qui voteront le budget ou qui ne censureront pas le gouvernement ne seront que des opposants en carton." Et donc il campe l'espace de l'opposition.

Or quand vous voulez incarner l'alternative dans une élection, il faut incarner l'alternance. Et pour incarner l'alternance, il faut être le vrai opposant. Vous avez un crédit en faisant ça.

L'autre élément, qu'est-ce qui a fait que les socialistes n'ont pas censuré l'année dernière ? Parce qu' ils avaient la pétoche d'une dissolution. Parce que si dans une dissolution, vous avez un député socialiste qui a une concurrence des insoumis, et bien dans trois cas sur qu il est probablement en grande difficulté pour ne pas dire mort.

Là, la dissolution, elle va avoir lieu après les présidentiels. Quel que soit celui qui sera élu, il y aura très probablement une dissolution. Ça veut dire quoi ?

Ça veut dire que les députés socialistes qui entendent ça, ils se disent "Si demain je ne censure pas, si demain je décide de voter le budget, et bien il est encore plus probable qu'aujourd'hui que j'ai un insoumis face à moi et que je saute." Et donc ça va rendre la position stratégique des socialistes pour faire passer le budget encore un peu plus intenable. Alors se pose aussi la question de ce que fera le rassemblement national, faire tomber ou pas le gouvernement de de Sébastien Lecnu.

Tiens, Jordan Mardella a été interrogé sur le sujet euh cet après-midi. On l'écoute. Pour l'instant, nous n'excluons rien.

Vous savez que nous allons dans les prochains jours présenter nos pistes d'économie. Nous souhaitons mener la plus grande opération de nettoyage des finances publiques et de lutte contre les gaspillages d'argent public. qui a un peu plus de 125 milliards d'euros qui nous apparaît vital d'aller chercher dans la réduction du train de vie de l'État, dans les abus du modèle social.

L'État doit réduire son train de vie. Alors, on va dire un mot euh dans quelques secondes de ces 125 milliards d'euros, mais d'abord Alexandra Schwarzbrod, même question en quelque sorte euh que pour que pour la gauche. Quel intérêt le Rassemblement national aurait-il finalement à faire tomber le gouvernement si lui ambitionne d'arriver au pouvoir avec quand même beaucoup de promesses qui peuvent être parfois un peu coûteuses euh de dire "Bon bah en fait, ne faites rien, je je on fera la rigueur quand on sera aux manettes." Oui.

Oui. On voit pas bien on voit pas bien quel serait son intérêt. Mais là, de toute façon, le RN en ce moment se cherche au niveau économique hein.

Vous avez suivi le les péripéties entre Marine Le Pen, Jordan Bardella. Ils n'étaient ils sont pas du tout sur la même position. Marine Le Pen a viré le conseiller économique de Jordan Bardella.

Donc là, en ce moment, ils sont d'ailleurs, on voit bien qu'il est pas très à l'aise. Leur programme économique n'est pas encore très au point et d'ailleurs leur programme économique a beaucoup de failles notamment compte tenu de l'été qu'on vient de vivre. hein, quand je les entends dire que il faut supprimer les normes, supprimer des tas de normes, il faut fermer des agences gouvernementales comme l'ADEM par exemple qui est une agence qui s'occupe spécifiquement des questions d'environnement après l'été qu'on vient de vivre, c'est de la folie furieuse et en plus ça représente vraiment peinuts très très peu l'AD dans le le budget de l'État.

Donc on voit qu'ils sont pas encore très très au point qui se cherchent euh sur euh sur les les questions économiques. Très paradoxalement, pardon, un mot par les vraies pistes d'économie ne sont certainement pas sur le train de vie de l'État. Euh le gros de la dépense publique n'est pas du tout dans le train de vie de l'État qui lui est à regarder la police, regarder la justice, regarder l'éducation.

L'État manque de moyens en réalité. Encore une fois, je le répète, le gros des dépenses, ce sont les retraites et la santé. Si vous ne touchez pas à ça, on va faire de euhconomie importante.

Le RN est peut-être le seul groupe politique qui aurait pourrait avoir intérêt à ne pas censurer pour de raisons majeures. La première, vous l'avez évoqué, c'est-à-dire que il est aujourd'hui le parti politique qui est le plus à même d'envisager de manière sérieuse d'arriver au pouvoir et donc à partir de là, il a plutôt intérêt à avoir un budget. L'autre élément, ben ça lui permet de se crédibiliser, de se normaliser.

Le Rassemblement national pourra dire notamment électorat de centre droit, écoutez, regardez s'il y a un budget, c'est parce que nous sommes très raisonnables. Le plus gros problème pour euh ce scénario, c'est plutôt que c'est pas du tout dans l'intérêt de Sébastien Lecnu pour deux raisons. Vous avez un Sébastien le Cornu qui placerait sa tête sur le bill en attendant que Marine Le Pen lève ou abaisse le pouce étant donné que on ne sait qu'au dernier moment ce que fait le Rassemblement national dans ce type de chos et ensuite bah évidemment ça serait crédibilisé l'arrivée au pouvoir du Rassemblement national ce serait lui donner le point et ça ben ni Édouard Philippe ni Gabriel ni aucun membre de la majorité n'en a tout à fait intérêt dans une campagne.

Yeah.