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InterviewOn n'est pas couché· 9 mai 2015 50 minContradictoireActualité / polémiqueEurope & internationalEnvironnement & énergieSolidarités & familleÉconomie & entreprises

Jean-Luc Mélenchon - On n'est pas couché 9 mai 2015 #ONPC

Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:43OuverteRéponse directe

    Parlons du livre.

  • 2:19OuverteÉludée

    À qui pensez-vous ?

  • 2:37OuverteRéponse directe

    Alors, monsieur Mélenchon, parlons du livre.

  • 3:11RelanceRéponse directe

    Un pamphlet, il y a beaucoup d'aspects qui sont à la serpe, un peu caricaturaux.

  • 3:33ComplaisanteRéponse directe

    Bon, donc je fais sur le mode du pamphlet.

  • 5:19FerméeRéponse directe

    Vous y êtes allé en Allemagne ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:10Locuteur 5Chiffre
    « Il avait obtenu 11,10% des voix à l'issue du premier tour. »
  • 4:52InvitéChiffre
    « 12 millions de pauvres dans le pays le plus riche d'Europe. »
  • 12:08InvitéFait
    « Ils ont pu se payer des retraites par capitalisation lorsque le système par répartition a été coulé par le socialiste Schroeder. »
  • 12:16InvitéFait
    « Ils ont commencé à faire un modèle économique absolument inouï, ça s'appelle le « Made in Germany ». »
  • 13:23InvitéFait
    « Vous avez une natalité qui est décroissante, c'est-à-dire qu'il meurt plus de monde qu'il n'en est. »
  • 16:10InvitéFait
    « Quand vous avez trouvé le moyen de retirer un million et demi de gens de la statistique des chômages que le gouvernement a reconnue. »
  • 18:21InvitéChiffre
    « 17% seulement des Allemands en temps partiel disent que c'est subi. »
  • 18:25InvitéChiffre
    « 30% des Français en temps partiel disent que c'est subi. »
  • 21:16InvitéChiffre
    « 12 millions de pauvres dans le pays le plus riche d'Europe. »
  • 21:24InvitéChiffre
    « Il y en a 9 en France. 16% en Allemagne, 14 en France. »
  • 24:19InvitéChiffre
    « 25 000 jeunes Allemands par an fichent le camp d'Allemagne. »
  • 27:59Locuteur 5Fait
    « L'Allemagne est la plus polluante de toutes. »
  • 27:35Locuteur 5Fait
    « Schröder avait décidé un abandon progressif du nucléaire pour permettre une montée en puissance des énergies renouvelables »
  • 28:00Locuteur 5Chiffre
    « L'Allemagne est la plus polluante de toutes »
  • 28:04Locuteur 5Fait
    « Dioxide de soufre, mercure, monoxyde d'azote arsenique. Plomb »
  • 28:32InvitéFait
    « Ils ont décidé de rouvrir les lignes de lignite »
  • 29:12InvitéFait
    « le photovoltaïque, il vient de Chine, ce qui est absurde »
  • 29:26InvitéFait
    « Les Allemands. En même pas un mois, Mme Merkel obtient de tous les galopins de la Commission et des autres qui ont peur d'elle que tous les barrages sont abattus »
  • 30:48Chiffre
    « Les émissions de CO2 ont baissé, je crois, entre 90 et 2012 de 23 %, si je ne m'abuse »
  • 31:25Chiffre
    « la transition écologique en Allemagne a déjà permis de créer 400 000 emplois »
  • 33:36InvitéPromesse
    « Moi, je suis pour sortir du nucléaire »
  • 35:02Fait
    « On l'a vu, bien évidemment, en Irak, mais on l'a vu encore récemment en Syrie, en Libye »
  • 37:23InvitéFait
    « s'il y a un interlocuteur en Europe pour Poutine, c'est Merkel, beaucoup plus que Hollande »
  • 39:26InvitéPromesse
    « Pas de guerre entre l'Ukraine et la Russie »
  • 39:35InvitéFait
    « Mme Merkel et M. Hollande ont fait une bonne chose et je les en félicite »
  • 45:59Locuteur 5Chiffre
    « En 2010, une étude de la Banque des Règlements Internationaux chiffrait l'explosion des dépenses de santé dues au vieillissement à 10% de la richesse produite en une année en Allemagne à l'horizon 2035 »
  • 46:17Locuteur 5Chiffre
    « On estime qu'il manque 30 000 infirmiers en Allemagne »
  • 46:44Locuteur 5Chiffre
    « En 2011, plus de 7 000 Allemands vivaient dans des maisons de retraite en Hongrie, 3 000 en République tchèque et près d'un millier en Slovaquie »

Temps de parole

  • Invité55 %
  • Locuteur 515 %
  • Invité 212 %
  • ?9 %
  • Invité 38 %

≈ 42,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur

Il

0:00
Locuteur 5

est entrassé à l'invité politique de la semaine, le député européen, fondateur et ex-co-président du parti gauche qui fut candidat à la présidentielle, on s'en souvient, de 2012. Il avait obtenu 11,10% des voix à l'issue du premier tour. Toujours combatif, il publie un pamphlet. Ça s'appelle le haran de Bismarck, le poison allemand. Il y va fort, pas s'il va pouvoir aller dans les jours ou les semaines qui viennent en Allemagne, il va nous le dire. C'est un livre où il fustige, vous l'aurez compris, Angela Merkel et la politique européenne allemande. Voici monsieur Jean-Luc Mélenchon.

0:32
Locuteur

C

0:48
Invité

'est pour moi. Elle te plaît ma veste. Je

0:55
Locuteur

ne l

0:55
Invité

'ai resté que pour

0:56
Locuteur

venir là.

0:59
Invité

Bonsoir monsieur, on est ravi de vous revoir. Bonsoir ma chère patronne.

1:11
Locuteur 5

Oui,

1:11
Locuteur

c

1:12
Locuteur 5

'est le petit livre rouge de Jean-Luc Mélenchon, je crois que

1:14
Locuteur

vous l

1:14
Locuteur 5

'avez dans les mains. Juste une précaution pour vous rassurer monsieur Mélenchon, ce que j'ai dit à propos de Caroline de Forest juste avant, ne vaut pas pour les politiques parce que si je n'invitais, si

1:27
Locuteur

je n'invitais que les politiques qui n'ont

1:29
Invité

jamais menti sur le plateau,

1:30
Locuteur

je n'aurais

1:30
Invité

plus personne depuis longtemps, vous

1:32
Locuteur

les comprenez.

1:33
Invité

Comment c'est pas les vacheries ? Moi je ne vous ai jamais menti. C'est vrai ? Bah non. Te, te, te, te, si. Quand ? Non,

1:38
Locuteur

non,

1:39
Invité

je ne veux pas

1:39
Locuteur

lancer de nouvelles polémiques.

1:41
Invité

Allez, vas-y.

1:43
Locuteur

Parlons du livre,

1:44
Invité

parlons du livre.

1:44
Locuteur

Non

1:44
Locuteur 5

mais c'est vrai que les politiques sont... Vous êtes obligés de mentir les politiques. Mais jamais de la vie, personne n'est obligé de mentir.

1:50
Invité

Il

1:51
Locuteur

y en a qui le dissimulent, c'est pas pareil, mais pas moi. Anna

1:53
Invité

Arendt explique que le mensonge itinérant à la politique, elle dit justement que... Bah si, elle le dit que le

1:57
Locuteur

politique est obligé de mentir. On n'est pas

1:59
Invité

obligé d'être d'accord avec tout ce que dit Anna Arendt, qui dit des

2:01
Locuteur

choses magnifiques. Certes, vous avez tellement de raisons. Et en

2:03
Invité

particulier, mon cher, sur la force tranquille du mal, qui consiste pour chacun reporter sur le voisin la responsabilité des actes qu'il est en train de poser. Ce qui arrive souvent sur un plateau.

2:13
Locuteur

Alors

2:13
Locuteur 5

sans mentir, on peut parfois

2:14
Locuteur

exagérer. L'an vous

2:15
Invité

débite en tranche, et le dernier vous passe à la moulinette. Je ne veux viser personne. A qui pensez-vous ? Qui ? Je ne sais pas, moi. Vous parlez de nous ? Non, non, pas vous. Non, vous vous êtes connus tous les deux comme les plus cools. De toute la sphère médiatique. Bon, ça va, vous n'êtes pas particulièrement tendre non plus. Ça va. Bah, moi, ce n

2:36
Locuteur

'est

2:36
Invité

pas mon métier.

2:37
Locuteur

Alors, monsieur Mélenchon,

2:38
Locuteur 5

sans mentir, on peut aussi exagérer. D'ailleurs, vous prévenez dès le début du livre. Vous dites, attention, je vais y aller fort. Vous prévenez tout le monde. Ça veut dire y aller fort. Ça veut dire mentir ou pas y aller fort ?

2:49
Locuteur

Exagérer ?

2:50
Invité

J'ai rien compris, mais c'est un pamphlet.

2:51
Locuteur

Non, non, si.

2:55
Invité

Attends, mais laisse-moi répondre.

2:56
Locuteur

Si vous dites que vous n'avez pas

2:57
Invité

compris,

2:58
Locuteur 5

je ne

2:58
Locuteur

sais pas

2:58
Invité

comment vous allez.

2:59
Locuteur

C

2:59
Invité

'est

2:59
Locuteur

qui

3:00
Invité

l

3:00
Locuteur 5

'invité ?

3:00
Locuteur

C'est vous, moi. D'accord,

3:01
Locuteur 5

mais si vous répondez, c'est

3:03
Locuteur

que

3:03
Locuteur 5

vous avez compris. Si

3:03
Locuteur

vous dites que

3:04
Locuteur 5

je n'ai pas compris, je vais

3:05
Locuteur

vous répondre, il y a un problème. Non, non, non, comme

3:06
Invité

me disait quelqu'un, vous avez vos questions, moi j'ai mes réponses.

3:08
Locuteur

Et voilà, on

3:09
Invité

travaille si on peut, quoi. Non, c'est un pamphlet. Bon, alors, un pamphlet, il y a beaucoup d'aspects qui sont à la serpe, un peu caricaturaux. J'essaye de détendre l'atmosphère. À certains moments, j'espère que vous avez été sensibles, parce que mon but, c'est quand même qu'on me lise. Et ce que j'ai à raconter n

3:26
Locuteur

'est

3:26
Invité

pas très drôle. Je montre un pays qui va mal et qui fait la leçon à tous les autres et qui impose un modèle qui ne fonctionne pas. Bon, donc

3:34
Locuteur

je le

3:34
Invité

fais sur le mode du pamphlet. Ce pays,

3:36
Locuteur 5

c'est l'Allemagne et

3:36
Locuteur

pas l'Allemagne. Oui, parce

3:37
Invité

que la dernière fois que je suis venu ici, déjà, on s'est accrochés tous les deux, parce que j'avais dit, ah oui, mais j'ai mis des choses pour donner à manger. Puis honnêtement, ce n'était pas la bonne réponse que je vous avais fait. Et c'est vous qui en avez pris plein la tête dans la presse, mais en fait,

3:50
Locuteur

c'est moi. Oui, c'est vrai

3:50
Invité

que c'était moi qui avais

3:51
Locuteur

été...

3:52
Invité

Oui,

3:52
Locuteur

oui,

3:52
Invité

ah ben pour une fois.

3:53
Locuteur

Ah ben pour une fois.

3:54
Invité

Moi, j'avais dit que je n'avais pas de contentieux avec vous.

3:56
Locuteur

Mais

3:56
Invité

donc

3:56
Locuteur

j'ai fait un pamphlet. Oui, c'est vrai, pour une

3:57
Invité

fois, il faut dire, Jean-Luc Mélenchon avait écrit sur son blog, après l'émission, non, non... Ben

4:03
Locuteur

non.

4:03
Invité

Ben moi, je n'en reviens pas. Je me dis, ce n

4:05
Locuteur

'est

4:05
Invité

pas possible,

4:06
Locuteur

je

4:06
Invité

n'étais pas à la même émission que ceux qui ont regardé ça. Alors on aurait dit qu'on s'était à moitié tués, ce qui n

4:10
Locuteur

'est

4:10
Invité

pas vrai, parce qu'il n

4:11
Locuteur

'y

4:11
Invité

a que moi qui l'ai tué. Et donc, je fais un pamphlet, parce que aussi moi, ça me met en mouvement.

4:18
Locuteur

Et

4:19
Invité

je ne voudrais surtout pas que ce que... Mon but, ce bouquin, c'est comme un médicament. C'est fait pour désintoxiquer. Je suis un homme de gauche, et ce qui domine la scène, c'est un modèle économique unique. Et figurez-vous que ça y est, on a trouvé le paradis, c'est l'Allemagne. Alors il faut faire comme les Allemands, vous avez les grands dirigeants, François Hollande qui dit, bravo, l'Allemagne a fait les réformes qu'il fallait. Et là-dessus, passe Sarkozy qui dit, c'est mon modèle, je veux qu

4:44
Locuteur

'on

4:44
Invité

fasse comme là-bas. Donc moi, je raconte là-dedans ce que c'est que le là-bas. Et les premières victimes du système allemand, du gouvernement allemand, de la droite allemande, mais les sociodémocrates allemands sont alliés avec eux, donc ils sont dans le même sac, les premières victimes, c'est les Allemands eux-mêmes. 12 millions de pauvres, une situation qui est affreuse, t'as tellement pas envie d'être bien que t'as même pas envie de le transmettre à tes enfants, il n

5:08
Locuteur

'y

5:08
Invité

n

5:08
Locuteur

'est

5:08
Invité

pas d'enfants, eux-mêmes disent... C'est plus simple

5:10
Locuteur

que ça, on en parlera.

5:12
Invité

Oui, vous me direz, mais moi je pars des stats et puis aussi de ce que j'ai lu dans la presse allemande qu'on m'a donné à lire. Parce qu'on a quand même vérifié, je me doutais...

5:19
Locuteur

Vous y êtes allé

5:20
Invité

en Allemagne ? Oui.

5:21
Locuteur

Moi

5:21
Invité

c'est la question que

5:22
Locuteur

je

5:22
Invité

me suis posée, non mais pour écrire ce livre, vous êtes allé, vous êtes allé passer du temps en Allemagne ? Non. Vous

5:27
Locuteur

l'avez écrit dans votre

5:27
Invité

bureau à Paris

5:28
Locuteur

?

5:28
Invité

Non, pas à Paris, j'avais mes fiches et je les ai embarquées à l'île d'Oléron. Voilà,

5:34
Locuteur

donc vous avez

5:34
Invité

écrit sur

5:35
Locuteur

l'Allemagne à l'île d'Oléron ? Oui, oui.

5:36
Invité

Oui ? Mais vous savez, j'ai

5:38
Locuteur

écrit... Dans

5:38
Invité

une

5:38
Locuteur

sorte de bonne. Par exemple, tout ce que j'ai

5:40
Invité

écrit sur l'Amérique latine, j'ai écrit ici. Non, l'Allemagne, j'y suis allé, mais honnêtement...

5:46
Locuteur

Mais vraiment,

5:46
Invité

vous avez passé du temps, vous avez... Ce que je veux dire, c'est que... Je bosse. Non mais attendez, vous ne vous vigouerez pas que c

5:51
Locuteur

'est

5:51
Invité

en passant dans la rue que vous allez vous rendre compte de savoir...

5:54
Locuteur

Non, mais vous pouvez passer du

5:55
Invité

temps, vous pouvez rencontrer des gens là-bas, vous pouvez humer l'ambiance...

5:57
Locuteur

Je travaille avec les Allemands,

5:59
Invité

je suis membre d'un groupe au Parlement européen, la gauche unitaire européenne,

6:03
Locuteur

qui est présidée

6:04
Invité

par un... Vous l'avez fait lire à votre ami Oscar Linfontaine

6:07
Locuteur

?

6:07
Invité

Non, il va le lire là. Il va déchanter ? Non, je pense qu'il va être d'accord avec moi. Vous pensez qu'il va

6:12
Locuteur

être d'accord avec moi ? Mais enfin,

6:13
Invité

la critique qu'il y a là-dedans, c'est la critique que font les Allemands eux-mêmes. Les Allemands de gauche, évidemment. Oui,

6:18
Locuteur

8%. 8%.

6:21
Invité

Non, alors vous ne comptez même plus les socialistes, vous me direz, c'est vous qui avez raison. Oui,

6:25
Locuteur

8%, bon,

6:26
Invité

on va t'acheter de

6:26
Locuteur

faire mieux.

6:27
Invité

Voilà. Mais qu'est-ce que vous voulez me dire ? Allez-y, vous ne gênez pas, dites-moi,

6:31
Locuteur

vous compagnez quoi ? Non,

6:32
Invité

d'abord,

6:32
Locuteur

je

6:32
Invité

voudrais vous dire...

6:33
Locuteur

Je commence ou non ? Allez-y, allez-y. D'abord, je voudrais dire... Léa Salamé, ce n'est pas un

6:36
Invité

livre de fumistes. Je ne voudrais pas qu'on croie que ce n

6:39
Locuteur

'est

6:39
Invité

pas du boulot, ça.

6:40
Locuteur

Alors, c'est des dizaines d'heures de travail. Si je vous permette, je dois juste

6:43
Invité

reconnaître une chose, et je te l'espère, c'est que s'il faut reconnaître une chose à Jean-Luc Mélenchon, c'est qu'il produit... Non, mais c'est vrai. Il produit très régulièrement des livres dont les thématiques sont très intéressantes. Il n

6:52
Locuteur

'y a

6:52
Invité

pas beaucoup de politiques

6:53
Locuteur

en France qui le font.

6:54
Invité

Ah, pardon, je pensais...

6:55
Locuteur

Oui, mais ce n'est pas grave.

6:56
Invité

Non, mais c'est vrai, c'est toujours des bouquins, la dernière fois, ça nous parlait, effectivement, de l'importance... Mais vous

7:00
Locuteur

savez que vous êtes le

7:00
Invité

seul, de tous les plateaux que j'ai fait, le seul qui m'ait parlé du contenu de mon précédent bouquin, la partie sur le nombre. Aucun autre ne m'a parlé de rien de sérieux. Je me suis tapé une tournée de promo, où je passais mon temps à discuter des cinq premières pages. Les mecs, c'est tout ce qu'ils arrivaient à lire. Et ils prenaient un air supérieur pour me dire, vous n'y allez pas trop fort. Et moi, je me

7:19
Locuteur

suis

7:19
Invité

dit, mais quand est-ce qu'on parle de la mer ? Quand est-ce qu'on parle du nombre ? Je me suis cassé la tête à essayer de vulgariser la notion du temps social, tout perdu. À part lui, qui n

7:28
Locuteur

'est

7:28
Invité

quand même pas non plus entendre, les autres,

7:30
Locuteur

rien. Ça ne les intéresse pas. C'est ça que j

7:32
Invité

'aime dans cette émission. Vous

7:32
Locuteur

voyez,

7:33
Invité

je vais quitter l'émission. Jean-Luc Mélenchon, ça fait trois fois

7:35
Locuteur

qu'on voit... Il vous envirait

7:36
Invité

? Non, je pars, mais on

7:37
Locuteur

fait un syndicat, si vous voulez. On avait

7:39
Locuteur 5

déjà décidé,

7:40
Locuteur

ça

7:40
Locuteur 5

va

7:40
Locuteur

être comme

7:40
Locuteur 5

ça,

7:41
Locuteur

clair et net, on

7:41
Locuteur 5

va le dire une fois pour toutes.

7:43
Locuteur

On avait décidé,

7:44
Locuteur 5

Émeric Caron et moi, la saison dernière, déjà comme ça, on était tranquille, que cette saison-là, ce serait la dernière saison qu'au bout de trois ans, c'était bien de changer.

7:51
Locuteur

Absolument.

7:52
Locuteur 5

Pour le duo,

7:53
Locuteur

d

7:53
Locuteur 5

'ailleurs, Natacha Polony a fait trois saisons, elle aussi. Voilà, il vous en reste deux, si vous le voulez bien, parce que j'attends d'avoir la confirmation que vous serez là encore en septembre.

8:01
Locuteur

Ça va, on ne vous dérange pas, là ? Non, parce que vous me demandez !

8:04
Locuteur 5

On

8:05
Locuteur

devrait savoir,

8:06
Invité

dites Mélenchon ! Mais pour continuer, je disais... Pierre Rukier. Ça fait trois ou quatre fois... L'intérêt, en tout cas, d'avoir fait trois saisons, c'est que ça fait trois ou quatre fois qu'on se voit. On a commencé quand même très durement en s'engueulant, et puis voilà, maintenant, on se

8:19
Locuteur

trouve... Ah, mais de toute façon, vous verrez qu'à partir de septembre prochain, vous

8:21
Locuteur 5

allez être un saint. C'est comme ça que ça se passe, généralement. Alors, Léa Salam.

8:25
Invité

Eh bien, un peu quand même, Rik, je voulais vous dire qu'il

8:27
Locuteur

y a

8:27
Invité

un plaisir indéniable à lire votre pamphlet.

8:31
Locuteur

Ah, merci,

8:31
Invité

ça me fait

8:32
Locuteur

plaisir.

8:32
Invité

Mais oui, d'abord, parce que c'est rare de lire des livres d'hommes politiques qui sont bien écrits. Vous êtes excellent à l'oral, vous défendez pas mal à l'écrit aussi, il y a un vrai souffle. Et puis dans cet exercice du pamphlet, avec tout ce que ça a d'outrancier, de violent, de partial, eh bien, ça vous sciait parfaitement, cher Jean-Luc Mélenchon. Le

8:49
Locuteur

mieux, c'est

8:50
Invité

quand moi, je me marre.

8:51
Locuteur

C'est tellement énorme. Le livre,

8:53
Invité

exactement, le livre est très drôle. Parce que nous, on pensait bêtement que les Allemands étaient un peuple travailleur, efficace, écolo, que nenni. En fait, grâce à Jean-Luc Mélenchon, on apprend que les Allemands sont vieux, sales, obèses, égoïstes et paresseux. Depuis Édith Cresson, et tous les Anglais sont des pédés, et tous les Japonais sont des fourmis, on n'avait pas entendu aussi, aussi lapidaire sur un peuple que votre bouquin Jean-Luc Mélenchon. Mais,

9:22
Locuteur

t'as dit ça... Non, non,

9:22
Invité

attendez, bon, ok, c'est vrai, je vais pas dire

9:25
Locuteur

le coup... Ça va faire plaisir aux

9:25
Invité

Portugais, vous dites, même les Portugais travaillent

9:28
Locuteur

plus que les Allemands. Non, mais j'ai

9:29
Invité

dit, pourquoi je dis les Portugais ? Parce que c

9:30
Locuteur

'est

9:30
Invité

toujours les têtes à claques dans les discussions, tout ce qui est méditerranéen, il y

9:34
Locuteur

a

9:34
Invité

un mépris et une arrogance pour les Méditerranéens de la part des dirigeants allemands, qui est insupportable. Et alors, ils appellent ça le Club Med, mais enfin, on parle de la deuxième, la troisième et la quatrième puissance économique. Donc,

9:45
Locuteur

j

9:45
Invité

'ai pris les Portugais parce que je me moque d'elles. Je dis, attention, là, pour le départ à la retraite, ma pauvre madame, vous êtes presque comme des Grecs, aussi feignants que des Grecs. Bon, ça, c'est la partie humour. Mais je voudrais pas qu

9:55
Locuteur

'on

9:55
Invité

croie que c'est un livre anti-allemand. Moi, je suis pas anti-allemand. Qu'est-ce qu'il vous faut ? Pardonnez-moi, parce que si ce livre-là n'est pas anti-allemand, je sais pas ce

10:04
Locuteur

que... Ah bah non,

10:04
Invité

ce

10:05
Locuteur

qui est anti-allemand... Et

10:06
Invité

c

10:06
Locuteur

'est là

10:06
Invité

où je dirais,

10:07
Locuteur

il

10:07
Invité

manquait pour quelqu'un comme vous, qui est un intellectuel, et

10:09
Locuteur

je suis

10:10
Invité

sûre que tout ce qu'il y a de l'Allemagne, que ce soit sa philosophie du volontarisme d'Heidegger, de Marx, évidemment, votre ami,

10:18
Locuteur

que ce soit

10:19
Invité

dans les arts, et Kant,

10:21
Locuteur

et

10:21
Invité

dans les arts,

10:21
Locuteur

que ce soit

10:21
Invité

l'expressionnisme allemand, que ce soit même les romantiques allemands, je suis sûre que

10:25
Locuteur

quelqu'un comme

10:26
Invité

Novalis vous fait... Oui, on

10:27
Locuteur

est

10:27
Invité

d'accord. Voilà, je trouve qu'il manquait un petit chapitre

10:31
Locuteur

quand même

10:31
Invité

pour célébrer la grandeur

10:33
Locuteur

allemande. Et voilà comment

10:34
Invité

vous êtes. Vous avez les miquettes dès qu'il s'agit de parler. C'est insupportable.

10:38
Locuteur

Ah non, mais on n'a pas les miquettes. Je vais vous dire pourquoi. Je vais vous dire que vous avez raison. Alors,

10:40
Invité

vous voulez la guerre ? Mais non, je discute, c'est tout. Ah bah si,

10:43
Locuteur

vous voulez la guerre. Quand on parle des

10:44
Invité

Allemands, on n

10:44
Locuteur

'a

10:44
Invité

le droit de rien dire parce qu'on est

10:45
Locuteur

les seuls,

10:46
Invité

bisounours. Attendez, madame Léa Salamé, ce point psychologique est très intéressant. En France, on ne peut pas. Dès qu'on parle des Allemands, il faut faire attention à la guerre, le machin, ça va, on est au courant. Mais eux, ils ne se gênent pas, hein, pour y aller, dur et sévère. Et ce n

11:00
Locuteur

'est

11:00
Invité

pas gênant. Je veux dire, moi, je ne suis pas pour la guerre. Il y

11:02
Locuteur

a

11:02
Invité

des moyens de régler les rapports de force que nous devons avoir. Eux, ils n'ont pas de mal à les avoir. Nous, on a la diplomatie aussi, comme eux. Vous savez ce que raconte ce bouquin ? Ce bouquin, il ne

11:10
Locuteur

dit

11:10
Invité

pas du mal des Allemands. En général, ça ne voudrait rien dire. Ça dit du mal d'un système politique. Et surtout, ça montre qu'ils ne marchent pas. Leurs trucs ne marchent pas. Alors,

11:19
Locuteur

c'est là où je ne suis pas d'accord, mais on va en parler. Mais c'est surtout

11:21
Invité

la chose la plus importante là-dedans. C'est pourquoi on en est arrivé là. Ce n

11:25
Locuteur

'est

11:25
Invité

pas la faute des dirigeants allemands.

11:27
Locuteur

Pas

11:27
Invité

du tout. C'est la faute des dirigeants français qui leur cèdent tout. Et qui n'ont pas... Les Allemands, on leur offre une opportunité, ils l'utilisent. Mais pourquoi les dirigeants français cèdent-ils ? Pourquoi a-t

11:37
Locuteur

-on

11:37
Invité

un président de la République qui dit « Je vais renégocier le traité budgétaire ». Il arrive,

11:41
Locuteur

il

11:41
Invité

n

11:41
Locuteur

'en

11:41
Invité

négocie rien du tout. Il ne

11:43
Locuteur

faut

11:43
Invité

pas s'étonner que l'hôtel se dise « Ah, ben, c'est que je dois avoir raison ». Et donc, c'est elle qui commande. Et ils sont tous comme des petits garçons en face d'elle. Et c'est ça que je voudrais montrer. C'est qu'il y a moyen de parler autrement avec les Allemands en leur disant « Écoutez, on a compris votre problème. On l'a compris.

11:57
Locuteur

Vous

11:58
Invité

êtes un peuple vieillissant. Vous avez la masse de l'électorat de Mme Merkel. Ce sont les gens qui sont à la retraite, les baby-boomers, les gens de mon âge, qui ont eu une vie plutôt cool. Donc, ils ont pu se payer des retraites par capitalisation lorsque le système par répartition a été coulé par le socialiste Schroeder. Donc, ils se sont payés des retraites par capitalisation. Vous payez une retraite par capitalisation, il faut que les fonds de pension crachent du dividende. Donc, il faut mettre l'argent dans les dividendes, pas dans les salaires, ni dans l'investissement. Et les Allemands ont ce problème-là.

Si bien qu'ils ont commencé à faire un modèle économique absolument inouï, ça s'appelle le « Made in Germany ». Ils font fabriquer tout derrière, dans les pays qu

12:38
Locuteur

'il y a

12:38
Invité

derrière. « Ah bah pris, ils assomment chez eux, ils le sortent avec l'étiquette « Made in Germany ». Hop, pas vu, pas pris, on a gagné.

12:44
Locuteur

»

12:45
Invité

Alors, on comprend leur problème. Eux-mêmes, ils le comprennent. Il

12:48
Locuteur

n'y

12:48
Invité

a qu'en France qu'on n'a pas le droit d'en parler.

12:49
Locuteur

Vous avez

12:50
Invité

tellement les miquettes que

12:51
Locuteur

quand elles nous espionnent,

12:53
Invité

personne ne dirait en France alors qu'en Allemagne, c'est un scandale. Je

12:56
Locuteur

reprends la main,

12:57
Invité

parce que

12:57
Locuteur

je voudrais quand même

12:58
Locuteur 5

rapidement, et après, vous pourrez

12:59
Locuteur

discuter avec Jean-Luc Mélenchon... Il l'a lu,

13:01
Locuteur 5

il a mis des coches partout. Ah bah oui, évidemment. Je voudrais rapidement que vous m'expliquiez ce qu'a dit en une phrase Léa Salamé. Bien dit, j'ai mis 10 phrases pour la contrer. Non, mais surtout aux téléspectateurs. Alors, par exemple, bon, vieux, ça, on ne sait plus à peu près les chiffres, l'âge des Allemands et leur départ à la retraite, tout ça. En quelques mots, pour nos téléspectateurs.

13:23
Invité

Ben, vous avez une natalité qui est décroissante, c'est-à-dire qu'il meurt plus de monde qu'il n'en est,

13:32
Locuteur

ce

13:32
Invité

qui est un problème pour eux. Eux,

13:33
Locuteur

on

13:33
Invité

parle, ils mettent dans leurs journaux, mais qu'est-ce qui se passe, comment... Alors, ils essayent de régler ça comme ils font tout. Ils sont assez méthodiques. Alors, ils ont dit, ah bah, le problème, c'est que c'est vrai, on n'arrive pas à être à la fois mère de famille et avoir une vie professionnelle. Alors, comme ils ont une culture épouvantable sur le sujet, c

13:47
Locuteur

'est

13:47
Invité

-à

13:47
Locuteur

-dire

13:47
Invité

les femmes qui vont au travail, ils ont un mot pour décrire l'abandon de l'enfance. Vous

13:52
Locuteur

appelez ça les

13:53
Locuteur 5

trois cas,

13:53
Locuteur

dans

13:53
Locuteur 5

le

13:54
Locuteur

livre.

13:55
Invité

Alors, le cas, c'est Kucheux, Kircheux et l'autre. Allez, c

13:59
Locuteur

'est trois autres. Je vais vous aider. Je ne parle

14:00
Invité

pas bien l

14:01
Locuteur

'allemand. Kinder, Kinder. C'est-à-dire

14:02
Invité

les

14:03
Locuteur

enfants, l

14:04
Invité

'église et la cuisine. Bon, c'est leur vieux truc, il ne

14:07
Locuteur

faut

14:07
Invité

pas exagérer non plus. C'était sous l'ancien régime, puis sous les nazis. Ce n

14:11
Locuteur

'est

14:11
Invité

pas le cas aujourd'hui. Mais la culture est restée. La femme qui ne s'occupe pas de ses enfants, entre guillemets, qui va au boulot, et ils ont un nom pour appeler ça la mère corbeau. Alors, ils se sont dit, mais comment font les Français pour avoir autant d'enfants ? Bon, alors, c'est parce que les Français, ils ont installé quelque chose qui est l'accueil de la petite enfance. Alors, ils ont dit, bon, très bien, puisque c'est comme ça, eh bien, pas tous les Landes vont faire l'accueil de la petite enfance. Répondent des Landes, mais vous nous avez dit que c'est la règle d'or, on ne doit pas faire de déficit, on ne doit pas faire d'investissement, nous, de l'argent, on n'en a pas.

C'est pour vous donner un exemple du fait que eux discutent, mais quand on arrive en France, on n

14:45
Locuteur

'a

14:45
Invité

plus rien le droit de dire, parce que tout le monde a peur d'aborder. Qu'est-ce que je vais avoir réussi à faire ce soir ? Je vais vous le dire, avoir mis le doute dans des têtes. Non, ce n'est pas le paradis. Non, ce n

14:54
Locuteur

'est pas un modèle. Et personne ne le dit. Je vais vous le dire.

14:57
Invité

Personne ne

14:57
Locuteur

le

14:57
Invité

dit. Écoutez, dedans, j'ai mis

14:58
Locuteur

l'explication. Personne ne l'est

14:59
Invité

germadolâtre. Personne.

15:00
Locuteur

Non, vous avez

15:01
Invité

un bouquin qui s'appelle « Vive l'Allemagne », qui est signé par M. Maac. Vous avez des tartines entières dans les journaux où on vous explique. C'est toujours mieux ce qu'ils font. Moi, je dis non. Moi, j'ai appris, pardon,

15:10
Locuteur 5

Léa, de vous contredire, mais par exemple, sur l'écologie, c'est vrai que moi,

15:14
Locuteur

je

15:14
Locuteur 5

suis resté sur l'image, grâce sûrement à Daniel Cohn-Bendit d'ailleurs, sur l'image des Allemands écolos, les Allemands plus verts que nous. Dans le bouquin, vous dites « Ah ben, ce n

15:24
Locuteur

'est

15:24
Locuteur 5

pas vrai. Ce n

15:25
Locuteur

'est

15:25
Locuteur 5

pas vrai. Les Allemands, ils ne sont pas plus écolos. Ils sont même plutôt moins écolos que

15:28
Locuteur

nous. » Oui,

15:29
Invité

c'est ça. Mais ils sont bien débrouillés. Ils arrivent à faire croire tout ce qu

15:31
Locuteur

'ils

15:31
Invité

veulent. Parce que nous sommes consentants. Je crois que vous sous-estimez, peut-être que vous avez moins l'œil attiré que moi, parce que moi, je suis épidermiquement écorché quand j'ouvre les journaux et que dans toutes les pages, c'est la France à la traîne, la France aussi, bref, on est des bons à rien et tout est mieux chez les autres. On n'arrête pas de nous recommander de faire comme les Allemands. Et je sais bien pourquoi.

15:49
Locuteur

Parce

15:49
Invité

qu'ils sont à 2% de croissance, parce qu'ils sont à 6% de chômage, parce que tous leurs voyants économiques sont aujourd

15:56
Locuteur

'hui... Les 6% de chômage, ils les expliquent aussi. Au vert.

15:59
Invité

Oui,

15:59
Locuteur

allez-y.

15:59
Invité

Au vert. Aujourd'hui, ils sont tous

16:01
Locuteur

au vert. Les

16:01
Invité

excédents

16:02
Locuteur

commerciaux... Donc, si vous lisez mon livre, vous verrez

16:05
Invité

que tout ça n'est pas vrai. Alors, n'est pas vrai, je veux dire, c'est de la propagande. Quand vous avez... Mais bien sûr que si. Quand vous avez trouvé le moyen de retirer un million et demi de gens de la statistique des chômages que le gouvernement a reconnue, quand vous ne comptez plus dans la statistique de chômage, quelqu'un qui... Vous avez une indemnisation, quelle qu'elle soit, vous arrivez au bout de votre temps ou vous avez le RSA, par exemple. Et on vous dit, monsieur, on propose un emploi. Bah, écoutez, quand même, moi,

16:30
Locuteur

je

16:30
Invité

suis chauffeur routier, j'ai pas envie de faire pâtissier, d'ailleurs,

16:32
Locuteur

je

16:32
Invité

sais pas. Ah non, monsieur, vous avez dit non. Une deuxième fois, une troisième fois. La troisième fois, on lui dit, si vous dites non, vous touchez plus aucun minima social. Et à ce moment-là, il

16:39
Locuteur

y

16:39
Invité

a quelqu'un qui s'amène, c'est légal là-bas, et qui dit, moi, je vous paye un euro de l'heure. Et vous êtes obligés de signer. Et les gens sortent de

16:46
Locuteur

la fête.

16:46
Invité

Mais vous

16:47
Locuteur

avez raison... Vous savez que c'est les syndicats qui

16:48
Invité

dénoncent ça.

16:49
Locuteur

C

16:49
Invité

'est pas moi qui

16:49
Locuteur

m'invente. Non,

16:50
Invité

vous avez raison. Vous avez raison, Jean-Luc Mélenchon. La vérité, elle est la suivante. Elle est... Ce que vous n'expliquez pas vraiment dans votre livre, elle est que les Allemands, Schröder, que vous n'aimez pas, ils ont fait deux choix. Le premier choix, c'est qu'ils ont fait le choix de la réunification. Donc il y

17:04
Locuteur

a

17:04
Invité

un pays de 65 millions d'habitants qui a avalé un pays de 20 millions d'habitants où il n

17:07
Locuteur

'y

17:07
Invité

avait rien. Ils ont dû leur donner du boulot, des bagnoles, des logements, et ils ont payé pour une réunification. Nous aussi, hein,

17:14
Locuteur

Léa ?

17:14
Invité

Et nous aussi, on a payé pour la réunification.

17:16
Locuteur

C'est tout à fait

17:17
Invité

vrai. C'est tout à fait vrai. Mais c'est ainsi parce que, rappelez-vous la RDA, rappelez-vous l'État après 70 ans de communisme, pardonnez-moi Jean-Luc Mélenchon, ça ne faisait pas très envie.

17:26
Locuteur

Ça ne faisait

17:27
Invité

pas 70 ans, mais 40 ans, mais puis en

17:28
Locuteur

plus,

17:29
Invité

moi, j'y suis pour rien.

17:30
Locuteur

Je vous permets de vous le rappeler. Non, mais je ne vous accuse pas

17:33
Invité

de tous les mots. Mais il y a eu un deuxième choix et qui est le fond du choix que vous contestez. À un moment, dans les années 2000, les Allemands ont choisi soit on donne des salaires, soit on donne de l'emploi. La France a choisi de donner des salaires. L'Allemagne a choisi de donner des emplois. Donc c'est vrai que se sont développés des mini-jobs. C'est la vérité. Aujourd'hui, il y a du travail à temps partiel parce que c'est comme ça. Parce que malheureusement, on est dans des vieux pays où il y a peu de croissance et donc on ne peut pas avoir un plein emploi avec un CDI merveilleux. Ils ont fait ce choix-là. Vous riez. Non, je ne ris pas.

18:07
Locuteur

Elle

18:07
Invité

se sourit.

18:08
Locuteur

Je ne vais pas faire la gueule. Jean-Luc Mélenchon... C'est sympa de sourire parce que là,

18:11
Invité

vous me récitez le catéchisme. La vérité. La vérité sur le... Pardonnez-moi, ce n

18:15
Locuteur

'est

18:15
Invité

pas le catéchisme,

18:16
Locuteur

c

18:16
Invité

'est des chiffres. Non, les chiffres sont têtus. On a demandé aux Allemands, 17% seulement des Allemands en temps partiel disent que c'est subi. Alors que 30% des Français en temps partiel disent que c'est subi. C'est un choix collectif. C'est tout ce que je veux vous dire. C'est-à-dire qu'on ne peut pas...

18:32
Locuteur

Et

18:32
Invité

une fois

18:32
Locuteur

de plus...

18:33
Invité

Léa Salamé,

18:33
Locuteur

attendez, est-ce que vous le remettez

18:34
Invité

? Supposons ce qui n'est... Ce n

18:38
Locuteur

'est

18:38
Invité

pas mon avis. Supposons que tout ce que vous dites soit vrai.

18:41
Locuteur

Et

18:41
Invité

ce n'est pas le cas. Quel est le critère de succès d'une société

18:45
Locuteur

? C

18:46
Invité

'est l'humanité, non ? C'est ce qui est humain. Quel est le

18:49
Locuteur

critère de...

18:50
Invité

Attendez, laissez-moi, c'est mon tour. Oui. Ça ne peut pas être de dire combien j'ai vendu de BMW aujourd'hui. Ce n

18:55
Locuteur

'est

18:55
Invité

pas ça le but de la vie. Le but de la vie, c'est d'avoir du bonheur, échanger avec les siens, s'occuper de ses gosses, s'occuper des aînés. C'est

19:02
Locuteur

d'avoir du boulot aussi. Les gosses, c'est d'avoir du boulot aussi. Les aînés,

19:05
Invité

ils les exportent et eux-mêmes disent que c'est une honte.

19:07
Locuteur

C'est d'avoir du

19:08
Invité

boulot aussi. Pardon ? C'est d'avoir du

19:09
Locuteur

boulot le but de la vie aussi. Madame, ça ne la

19:11
Invité

met pas du tout. Ah bon ? Non, madame. Pas n'importe quel travail. Pas dans n'importe quelles conditions. La dignité des gens, c'est aussi leur métier. La manière avec laquelle ils sont respectés au travail. Nous ne sommes pas des animaux ni des esclaves. Je préfère en tour voir quelle est la vie d'un ouvrier d'entretien ou d'une femme qui fait de l'entretien comme ils

19:34
Locuteur

disent aux employés

19:36
Invité

avec qu'à quelques heures et qui ne peut pas rentrer à la maison.

19:38
Locuteur

Et la plage

19:39
Invité

horaire, c'est une autre heure ailleurs. Ça suffit de vivre comme ça dans nos pays qui sont si riches. Voilà ce que moi j'ai à dire. Donc leur modèle, vous avez dit ça leur convient, ils votent pour, parfait.

19:49
Locuteur

C'est ce que j'allais vous dire. Je n'en veux pas chez moi.

19:51
Invité

J'entends, mais c'est ce que j'allais vous dire. C'est-à-dire que si le modèle était si affreux que cela, et puis par exemple, non, avant d'arriver à...

19:58
Locuteur

Ah, vous allez

19:58
Invité

dire une bêtise. Non, je ne

19:59
Locuteur

vais

19:59
Invité

pas dire une

20:00
Locuteur

bêtise.

20:00
Invité

Mais oui, vous allez dire si c'était si affreux que ça, ils n'en voudraient pas. Madame,

20:06
Locuteur

il

20:06
Invité

y a plein de gens, mais ça c'est une affaire de conviction. Dans mon propre pays, le nôtre, il y a plein de gens qui votent d'une manière absolument stupide.

20:14
Locuteur

À

20:15
Invité

mon avis, pas au leur. Donc

20:16
Locuteur

les

20:16
Invité

Allemands, pardonnez-moi, donc les Allemands qui ont réélu Merkel pour la troisième fois avec un score de la CDU qui n'a jamais été atteint

20:22
Locuteur

depuis 20

20:22
Invité

ans. Madame Merkel qui bat des records de popularité.

20:26
Locuteur

Oui, et alors ?

20:27
Invité

Vos amis, Oscar Lafontaine et Die Linke qui baissent à 8%. Oui. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que les Allemands votent mal ? Ça veut dire qu'ils sont stupides ? Ça veut

20:34
Locuteur

dire quoi ? Non, ça

20:35
Invité

veut dire que je ne suis pas d'accord avec eux. Dans la vie, il y a toujours une... C'est un débat, la politique. Le vote des citoyens ne proclame pas la vérité. Le vote des citoyens prend la décision. La décision prise, c'est celle qu'ils ont prise, délire Mme Merkel. Ce que je regrette profondément. Et ma conviction ne change pas. Et la conviction des Allemands qui n'étaient pas d'accord ne change pas. La démocratie ne vous impose pas un point de vue. Maintenant qu'on s'entende bien, il y a deux Allemagnes. Il y a celle qui est contente d'elle-même, qui d'ailleurs domine, qui arrive à convaincre que c'est bien comme ça. Et puis il

21:07
Locuteur

y

21:07
Invité

a celle qui souffre et qui se bat. J'ai évoqué le fait quand même, je suis sûr que vous êtes aussi choqués que moi quand vous avez découvert le chiffre. Moi, je ne le connaissais pas avant d'avoir bossé.

21:16
Locuteur

12

21:16
Invité

millions de pauvres dans le pays le plus riche d'Europe. Il y

21:20
Locuteur

a

21:20
Invité

quand même un problème de répartition de la richesse.

21:22
Locuteur

Écoutez-moi, Mme Salami. Mais c'est pareil en France.

21:23
Invité

Chaque fois que l'économie... Il y en a 9 en France. 16% en Allemagne, 14 en France. On parle du... Oui, mais alors, ils doivent avoir le record dans tout.

21:32
Locuteur

Non,

21:32
Invité

mais

21:33
Locuteur 5

c

21:33
Locuteur

'est

21:33
Invité

pas

21:33
Locuteur

ça Léa. Non,

21:33
Invité

mais ça va quoi à la fin. C

21:34
Locuteur 5

'est pas ça Léa, sauf qu'on dit que la France va mal et que l'Allemagne va bien.

21:37
Locuteur

Ah ben, il faut pas savoir alors. C'est ça la différence. S'ils vont bien,

21:39
Invité

pourquoi ils ont des pauvres ? Ils vont bien. Certains vont bien parce qu'il

21:42
Locuteur

y a

21:42
Invité

des pauvres. C'est ça l'explication. Donc, mon livre, c'est pour ça que je dis que

21:45
Locuteur

c

21:45
Invité

'est pas un livre anti-allemand. En plus, à la fin, moi, j'ai une dette avec l'Allemagne. C'est que je suis un homme de gauche inscrit dans le courant philosophique des Lumières. J'ai plus lu Kant que Rousseau. D'accord ? Et vous m'avez assez reproché d'être marxiste. Je le suis. D'accord ? Donc, moi, c'est à des Allemands que je dois à la construction de ma tête. Politique et philosophique.

22:04
Locuteur

C'est ce

22:04
Invité

que je vous disais

22:04
Locuteur

au début. Donc,

22:05
Invité

je n

22:05
Locuteur

'ai

22:05
Invité

pas de compte à régler avec les Allemands en général. Mais avec cette vision du monde et surtout, je le redis, Mme Salamé, l'important là-dedans, c'est comment on a pu en arriver là. Et peut-être que j'ai envie de me mettre dans le panier. Parce que quand ils ont fait la réunification, j'ai fait comme tout le monde. Je me suis dit, ah, c'est une histoire d'Allemands, ils font ce qu

22:22
Locuteur

'ils

22:22
Invité

veulent. Avant de me rendre compte, maintenant, parce que j'ai travaillé, que je me rends compte de ce qu'ils ont fait. Ils ont annexé un pays. Ils ont annexé tranquille. Ils ont créé un truc qui

22:31
Locuteur

s

22:31
Invité

'appelle Treuhand. Ils ont mis dedans que des patrons, contrôlés par personne, qui se sont partagés les entreprises de l'Allemagne de l'Est et 24 ans après, parce qu'ils n

22:40
Locuteur

'y

22:40
Invité

ont pas été avec l'eau de la cuillère comme tout ce qu

22:42
Locuteur

'ils

22:42
Invité

font. 24 ans après, les salaires ne

22:45
Locuteur

sont

22:45
Invité

toujours pas les mêmes à l'Est et à l'Ouest. Pas parce que les gens de l'Est bossent moins, pas parce que les machines sont dépassées. Au contraire, c'est là-bas que sont les machines les plus avancées. C'est parce qu'ils ont trouvé l'occasion de faire suer le burnous et de tindre et de tondre. Et cette méthode-là, ils l'ont appliquée ensuite à toute l'Europe. Et maintenant, c'est à nous qu

23:01
Locuteur

'ils

23:01
Invité

veulent l'appliquer. Et ça s'appelle traité budgétaire européen, mécanisme européen de stabilité financière, two-packs, six-packs et

23:08
Locuteur

ainsi

23:08
Invité

de

23:08
Locuteur

suite. C'est

23:09
Invité

co-signé

23:09
Locuteur

par Sarkozy et par

23:13
Invité

Hollande.

23:14
Locuteur

Oui, le cas de Hollande avait

23:15
Invité

dit qu'ils l'auront

23:15
Locuteur

négocié. Vous êtes d'accord ? Oui, bien

23:17
Invité

sûr.

23:18
Locuteur

C'est pas normal, non ? Alors la démocratie, elle est là. Léa, on a un horaire

23:21
Locuteur 5

à respecter.

23:22
Locuteur

Je

23:22
Locuteur 5

vais donner la parole à Émeric Caro. Mais je voudrais pour que nos téléspectateurs comprennent le ton et le contenu du livre donnaient quelques extraits. Par exemple, le chapitre

23:32
Locuteur

«

23:32
Locuteur 5

Qui a envie d'être allemand

23:33
Locuteur

?

23:33
Locuteur 5

» L'Allemagne, c'est un modèle pour ceux qui ne s'intéressent pas à la vie. Personne n'a envie d'être allemand, pas même les Allemands. La preuve, ils ne font pas d'enfance. C'est ce que vous avez dit. Vous dites « J'ai répliqué ça en juin 2013. J'ai été aussitôt lapidé, écartelé, bouillie et roué médiatiquement jusqu'en Allemagne. »

23:48
Locuteur

Là

23:48
Locuteur 5

-bas, les articles étaient ornés de photos spécialement dégradantes pour que les gros lourds de lecteurs comprennent tout de suite que je suis une bête française très répugnante. Je sais qu'à chaque fois, vous êtes sensible aux photos qu

23:58
Locuteur

'on

23:58
Locuteur 5

montre de vous. Ça, c'est un truc qui vous tarote. Ce n'est pas un signe de bonne santé morale que dans le pays le plus riche d'Europe, l'Allemagne, on n'ait pas le goût de faire partager son bonheur à des enfants. C'est quand même bizarre. Qui a envie d'être allemand ? Les Allemands eux-mêmes hésitent. Ils n'ont pas l'air d'avoir envie tant que ça d'être allemands puisqu'ils ne font pas d'enfants. Et attends, quand ils en font,

24:18
Locuteur

ils

24:18
Locuteur 5

s'en vont.

24:19
Invité

25 000 jeunes Allemands par an fichent le camp d'Allemagne. Et les vieux ? Alors, vous dites que les vieux sont déportés, là, le mot est fort. Ah non, mais j'ai pris un syndicaliste allemand. Oui, mais quand même. Dites-le, dites-le que c'est un syndicaliste allemand. Sinon, après, ils vont m'emmerder pendant toute la semaine sur le fait que j'ai dit que je voulais déporter

24:34
Locuteur

les plus Allemands.

24:39
Invité

Vous n'aimez pas le truc sur le... Je peux le lire, non ? Allez-y, bien sûr. Je ne sais pas pourquoi les Allemands ont cette réputation d'écologiste à bonjour rouge.

24:51
Locuteur

La

24:52
Invité

légende les montre souvent naturistes, comme le fut leur chancelière, mangeant de bonnes tartines au miel. On dit qu'ils aiment surtout se promener dans les forêts de sapins. Là, ils respirent à plein poumon l'air frais d'une nature aussi bien astiquée que la carrosserie de leur BMW avec laquelle ils sont arrivés au départ du sentier de randonnée. Naturellement, c'est un cliché et une cruelle illusion. L'Allemagne est le pays le plus sale d'Europe, le plus gros pollueur. De plus, il marche en tête pour la malbouffe, l'épidémie d'obésité frappe en Allemagne davantage que partout en Europe.

Ces exportations alimentaires sont responsables de quelques-uns des plus grands scandales sanitaires de notre époque.

25:31
Locuteur

Quant

25:32
Invité

aux tartines au miel,

25:33
Locuteur

il

25:33
Invité

faudra se dépêcher avant de se contenter d'ersatz,

25:37
Locuteur

car

25:37
Invité

les firmes chimiques allemandes sont les premières responsables de la mortalité des abeilles.

25:41
Locuteur

Et

25:42
Invité

celles qui survivent feraient bien de se méfier en butinant les plantes au GM que ces mêmes firmes produisent car il est arrivé que les Frankenstein végétaux allemands échappent totalement à leur génie.

25:51
Locuteur

On ne va pas

25:51
Locuteur 5

lire tout le chapitre. Vous dites même que la pollution ici, à Paris, qu'on a, elle vient d'Allemagne.

25:56
Invité

Oui, c'est

25:56
Locuteur

les

25:57
Locuteur 5

mines de l'Init. Leurs bagnoles, évidemment, c'est les bagnoles les plus polluantes. Et oui, c

26:01
Locuteur

'est

26:01
Locuteur 5

les plus grosses. Voilà. Les fermes, ça a intéressé Jean-Pierre Coff, les fermes, usines à vaches, à cochons, à poulet. Ça a dû vous intéresser.

26:10
Locuteur

Oui, mais ça, c'est grave, ça. La

26:12
Locuteur 5

maltraitance

26:12
Locuteur

des animaux. Oui, il ne faut

26:14
Invité

pas le prendre à la blague. Parce

26:15
Locuteur

que c'est sale mode. Est-ce que j'ai l'air de blaguer

26:17
Invité

? Non, je vois bien, mais je voudrais surligner. Cette sale mode, les fermes des mille vaches et compagnie, ce n

26:23
Locuteur

'est

26:23
Invité

pas seulement un problème pour l'agriculture, pour la fin des quotas laitiers, etc. C'est pour ça qu'ils ont inventé ce truc. C'est d'abord une habitude que prend la société de considérer qu'un être humain, qu'un animal, qu'un être sensible. Parce qu'un animal est un être sensible. Peut-être traité comme une chose. Et vous allez en mettre mille un à côté de l'autre, les traires à mort, et quand c'est fini, hop, à l'écarissage. Et bien là, il y a quelque chose qui donne à voir. Une violence de notre société. Alors on peut dire, bon, c'est des vaches, on s'en fout. Et puis les cochons,

26:54
Locuteur

on

26:54
Invité

s'en fout. Et les poulets, on s'en fout. On s'en fout de tout. Et à la fin, on finit par prendre l'habitude de traiter les êtres humains comme on traite les animaux. C'est-à-dire comme des purs objets à produire. Vous comprenez ? La révolte d'un humaniste, elle doit être globale. On reste sur

27:08
Locuteur

l

27:08
Locuteur 5

'écologie. Je donne la parole à Emmerick. Mais

27:11
Locuteur

c

27:11
Locuteur 5

'est

27:11
Invité

rare d'entendre un homme politique qui tient ce genre de discours. Pourquoi ?

27:15
Locuteur

C'est rare.

27:15
Invité

Ils sont tous pareils.

27:16
Locuteur

Ils

27:16
Invité

n'osent pas le dire. Non, c'est-à-dire que personne n'en avait conscience jusqu'à présent.

27:19
Locuteur

C

27:19
Invité

'est bien si enfin...

27:20
Locuteur

Vous allez pouvoir aborder ce

27:21
Locuteur 5

sujet qui vous est cher.

27:22
Locuteur

Vous avez vu ? Oui, parce que ça l

27:23
Locuteur 5

'intéresse. Oui,

27:24
Locuteur

oui. C'est des sujets de prédilection.

27:27
Locuteur 5

Juste avant un autre extrait. Et comme ça, vous pourrez prendre tout. Je

27:29
Locuteur

ne veux pas vous enlever le cochon. Je ne vais pas faire

27:31
Invité

heureux. Qu'est-ce qui morfe

27:32
Locuteur

?

27:32
Locuteur 5

Vous parlez du nucléaire, évidemment. Et vous dites que... Évidemment, Schröder avait décidé un abandon progressif du nucléaire pour permettre une montée en puissance des énergies renouvelables. C'est vrai qu'on nous a longtemps vanté les mérites de l'Allemagne comme un modèle. Ça, il faut le reconnaître. Moi, j'ai entendu ça tout le temps. Le modèle des énergies renouvelables, l'énergie solaire, éolienne, et j'en passe. Direction, vous vous dites, direction les mines où le bon charbon vous attend. Le charbon, non. Pire encore, le lignite. L'Allemagne est la plus polluante de toutes. Humessa, je vous prie. Dioxide de soufre, mercure, monoxyde d'azote arsenique. Plomb.

Les centrales électriques qui brûlent cette cochonnerie en embaument généreusement notre air quotidien jusqu'en région parisienne. Ce qu'on ressent, ce qu'on sent chez

28:16
Invité

nous à Paris, ça vient de chez eux. Aussi. Pas que de chez eux. Nous-mêmes, on contribue bien. Mais oui, en effet, le vent se déplace et vient vers nous.

28:23
Locuteur

C

28:23
Invité

'est comme le nuage.

28:24
Locuteur

Et le gaz de schiste,

28:25
Invité

ils vont l'exploiter aussi. Oui, il n

28:27
Locuteur

'y a

28:27
Invité

pas une saleté qui manquera là-bas. Mais ils font ça, vous savez, c'est spectaculaire. Ils ont décidé de

28:31
Locuteur

rouvrir les

28:32
Invité

lignes de lignite.

28:33
Locuteur

Ils

28:33
Invité

sont en

28:35
Locuteur

train

28:35
Invité

d'en discuter, effectivement, ils ont validé, mais avec tout un tas de précautions quand même, je ne

28:37
Locuteur

vais

28:37
Invité

pas les défendre sur le gaz de schiste. Oui, bon, on

28:40
Locuteur

va

28:40
Invité

voir.

28:40
Locuteur

Je ne comprends pas mes Américains. Les précautions avec le gaz de

28:41
Invité

schiste,

28:42
Locuteur

ça

28:42
Invité

ne marche nulle part.

28:42
Locuteur

Alors, prenez la part.

28:43
Invité

Non,

28:43
Locuteur

mais

28:43
Invité

attends, sur le nucléaire, il y a quand même quelque chose à dire. C'est que, non seulement il a été bourrin à l'arrêter d'un coup, bon, pourquoi pas ? Il

28:50
Locuteur

faut rappeler dans les

28:51
Invité

circonstances quand même. Oui,

28:52
Locuteur

oui,

28:52
Invité

non, mais on...

28:52
Locuteur

C'était

28:53
Invité

après

28:53
Locuteur

Fukushima.

28:54
Invité

Oui, mais on peut, moi, je comprends ça. Pour mon pays, je souhaite qu'on sorte dans des conditions soutenables, c'est-à-dire qu'il faut qu'il

29:01
Locuteur

y ait

29:01
Invité

une énergie qui prenne le relais. Pas n'importe quoi, c'est pour aller sortir du lignite, pour empêcher le nucléaire, tout ça est absurde. Mais il y avait donc les énergies renouvelables. Figurez-vous que c'est brave Jean, l'énergie renouvelable, oui, oui, tant qu'on veut, mais le photovoltaïque, il vient de Chine, ce qui est absurde. Quand les Européens ont dit ah ben non, c'est de la concurrence totalement déloyale, on obtient un barrage pour empêcher que les produits chinois arrivent à des prix tellement inférieurs qu'on ne peut pas lutter, qui s'y opposent ? Les Allemands.

En même pas un mois, Mme Merkel obtient de tous les galopins de la Commission et des autres qui ont peur d'elle que tous les barrages sont abattus. Et nous, les Français, comme d'habitude, on regarde nos pompes au lieu de réagir, au lieu de dire écoutez, madame, ça, c'est pas possible. Si on veut avoir une industrie européenne du photovoltaïque, eh ben, il faut quand même mettre des barrières, faire du protectionnisme solidaire. C'est ça, l'écologie qui permet la transition d'un mode à un autre.

Et en ce moment, je vais vous dire, j'en profite, en même temps que je parle, j'essaye de me rappeler le nom de cette boîte, vous avez une entreprise qu'EDF est en train de brader, qui fabrique des panneaux solaires avec un matériel qui est écologiquement soutenable. Bon, eh ben, pour des raisons X, Y, Z, de la compétitivité, blablabla, je sais pas quoi, hop, ils charment la boîte. C'est insupportable. Voilà. Moi, j'en ai assez que sous prétexte de libre concurrence, la France se dépouille progressivement de tous les moyens de faire autre chose.

30:22
Locuteur 5

Jean-Luc Mélenchon, sur ce sujet, Émeric Caron, l'écologie, donc l'Allemagne qui serait moins que nous.

30:27
Invité

L'écologie, ça fait partie peut-être des chapitres qui sont un peu dommages selon moi. Il y en a deux qui m'ont frappé. C'est l'écologie et la politique étrangère de l'Allemagne. Alors, sur l'écologie, pour commencer, je vous trouve effectivement un peu sévère, peut-être un peu caricaturale. Je comprends ce que vous venez de dire à l'instant, on peut l'entendre, mais en même temps, c'est vrai que c'est un gros pollueur en CO2, l'Allemagne, aujourd'hui, mais ils ont fait quand même d'énormes efforts depuis 20 ans. Les émissions de CO2 ont baissé, je crois, entre 90 et 2012 de 23 %, si je ne m'abuse.

Les énergies renouvelables, elles, depuis les années 2000, vous signalez dans ces chiffres les émissions de CO2 qui, effectivement, sont un peu reparties à la hausse, je crois, en 2011, 2012 et en 2014, elles ont un niveau baissé. C'est-à-dire qu'il faut quand même regarder tout ça sur le long terme en Allemagne. C'est un peu ce que je reproche peut-être à ce chapitre-là, c'est que vous faites une photo à un instant T qui n'est pas forcément représentative de la philosophie générale. Pascal Canfin, rappelé, lui, il

31:21
Locuteur

n'y a

31:21
Invité

pas très longtemps que la transition écologique en Allemagne a déjà permis de créer 400 000 emplois, par exemple. Oui, on n

31:27
Locuteur

'en

31:27
Invité

est pas là en France. Donc je vous trouve vachement sévère. Je vous laisse peut-être répondre à ça et après on parlera de la politique étrangère. Non, parce que, bon, d'abord, je n

31:34
Locuteur

'ai

31:34
Invité

pas les chiffres à l'esprit. Je sais que leur bilan... Alors là, vous me mettez le trou parce que je ne me rappelle plus quelle est la période considérée quand... Je

31:41
Locuteur

crois que c'est un instantané en 2012.

31:43
Invité

Bon, il est possible, je ne

31:44
Locuteur

veux

31:44
Invité

pas dire que je ne me trompe jamais. Bon, c'est un bouquin bossé, mais on peut se tromper. Mais le bilan global, si on devait parler de leur place dans la construction d'une Europe écologique, bon,

31:57
Locuteur

ce

31:57
Invité

n

31:57
Locuteur

'est

31:57
Invité

pas brillant. Ils font partie

31:58
Locuteur

des plus ardents

31:59
Invité

défenseurs, par exemple, du marché carbone. Ben oui, par exemple, le marché carbone qui est une escroquerie, ça a été leur vision des choses. Le modèle productiviste allemand, il est intrinsèquement un modèle pollueur. Ah,

32:12
Locuteur

voilà, ça, c'est un autre problème. Ce modèle-là devrait être changé. Non, mais

32:14
Invité

je ne suis pas en train de dire... Attendez, ce n

32:16
Locuteur

'est

32:16
Invité

pas parce que je dis que ce n

32:17
Locuteur

'est

32:17
Invité

pas le paradis que je suis en train de dire que

32:19
Locuteur

c

32:19
Invité

'est l'enfer, tout ce qu'ils font est nul. Ce n

32:21
Locuteur

'est

32:21
Invité

pas vrai.

32:22
Locuteur

Vous parlez d'un monde. Je le rappelle, c

32:23
Invité

'est un plan flé. Ne serait-ce que l'écologie

32:24
Locuteur

politique... Ce que je

32:25
Invité

veux... Parce que l'écologie,

32:26
Locuteur

c

32:26
Invité

'est évidemment des actions concrètes, mais aussi une philosophie qui va imprégner chaque plan de la vie. Et l'écologie politique, c'est bien en Allemagne qu'elle a réellement émergé.

32:34
Locuteur

Non, les

32:35
Invité

premiers qui ont mis des écologistes dans le gouvernement, c'est les Français. C'est Lionel Jospin, il n

32:39
Locuteur

'y en avait pas avant

32:39
Invité

ailleurs. Oui,

32:39
Locuteur

mais

32:39
Invité

l'inspiration, l'inspiration vraiment...

32:41
Locuteur

Oui, mais on

32:41
Invité

ne parle pas... Vous savez, l'écologie politique,

32:43
Locuteur

il

32:43
Invité

faut faire... L'écologie, ça appartient à tout le monde, en réalité.

32:45
Locuteur

On est d'accord. C'est très

32:46
Invité

clivé, l'écologie.

32:47
Locuteur

C

32:47
Invité

'est pour ça que je vous parle de l'écologie politique. Vous avez des écologistes de droite, franchement, je ne

32:49
Locuteur

vois

32:49
Invité

pas très bien la différence avec un autre de droite. Ils sont pour l'économie. Oui,

32:54
Locuteur

oui, oui, bien sûr.

32:55
Invité

Et puis, vous avez des écologistes de gauche. Donc, les écologistes de gauche allemands tirent un bilan écologique de la situation de leur pays qui est assez proche de ce que moi, j'écris dans ce livre parce que j'en prends beaucoup aux autres. Donc, le bilan de l'écologie dans l'Europe, il n'est pas bon comme c'est là. Ce n

33:11
Locuteur

'est

33:11
Invité

pas comme ça qu'il faut qu'on... En tout cas, la discussion de droite-gauche, elle reste ouverte. Il faut qu'on passe à la

33:16
Locuteur

planification écologique. Ils ont quand même enclenché,

33:17
Invité

eux, la sortie nucléaire que nous,

33:18
Locuteur

on

33:18
Invité

est incapables de planifier. Non, mais c'est parce qu'on ne veut pas.

33:21
Locuteur

Ce

33:21
Invité

n

33:21
Locuteur

'est

33:21
Invité

pas pareil. Ce n

33:21
Locuteur

'est

33:21
Invité

pas qu'on est incapables.

33:22
Locuteur

Ah, quand

33:22
Invité

je suis incapable, c'est ce que je suis venu

33:23
Locuteur

de dire. Oui, on est d'accord. On ne veut pas.

33:24
Invité

Bon, alors, on fait semblant, on parle,

33:26
Locuteur

on

33:26
Invité

parle, on retarde des décisions et puis

33:28
Locuteur

à la fin, il n'y a rien qui change. On ne peut pas

33:29
Invité

leur enlever, ça, c'est quand même une décision.

33:30
Locuteur

Oui, mais nous, on pourrait...

33:31
Invité

Ah, ben d'accord. Moi, je suis pour avoir cette discussion et pour que les Français tranchent parce qu'apparemment, ça divise toutes les familles politiques. Moi, je suis pour sortir du nucléaire. Alors, il y

33:38
Locuteur

a

33:38
Invité

ceux qui me répondent c'est pour la bougie, je trouve ça tellement ridicule.

33:41
Locuteur

Mais oui,

33:41
Invité

ça

33:41
Locuteur

n'a pas...

33:41
Invité

Et quand même, je réponds, nous serons obligés de faire un bon technique. Et nous, nous sommes capables encore, les Français de le faire parce qu'il nous reste les industries, les chercheurs, les ingénieurs pour le faire. Et ce bon technique consistera à utiliser, par exemple, pardon, il faut quand même que... La

33:55
Locuteur

mer.

33:56
Invité

Eh oui

33:56
Locuteur

! Mais il est formidable, il a tout appris. Vous avez vu le

33:59
Invité

précédent bouquin.

34:00
Locuteur

J'ai

34:00
Invité

retenu que la

34:01
Locuteur

question

34:01
Locuteur 5

de votre dernier passage

34:02
Locuteur

ici. Alors,

34:03
Locuteur 5

parlons de la politique étrangère.

34:04
Locuteur

Alors,

34:05
Invité

allons-y. Ça,

34:05
Locuteur

c

34:05
Invité

'est bien, ça. La politique étrangère, c'est intéressant. La géopolitique comment ? Vous

34:09
Locuteur

me dites quand ça ne

34:09
Locuteur 5

vous plaît pas, en fait.

34:10
Locuteur

Oui, on peut changer de thème. La politique

34:12
Invité

étrangère. En

34:14
Locuteur

général, je dis

34:14
Invité

ce que je pense. Vous présentez l'Allemagne, dans ce livre, comme un pays qui est renoué avec une tradition belliqueuse. Vous expliquez, en gros, qu'il faut en avoir peur, une tradition atlantiste, pour vous. Ça, c'est expliqué extrêmement clairement. Vous dites, en gros, que l'Allemagne se mêle à nouveau, aujourd'hui, à tous les conflits, qu'elle en déclenche certains. Vous n'avez pas tort du tout, d'ailleurs, quand vous revenez sur les conflits en ex-Yougoslavie et du rôle qu'a joué l'Allemagne dans les guerres des années 90, en reconnaissant de manière unilétérale l'indépendance de la Slovénie et de la Croatie. Bien sûr, ça a joué un rôle prépondérant.

De même qu'ensuite, dans la guerre du Kosovo qui a suivi, le rôle de l'Allemagne a été très important.

34:51
Locuteur

Mais vous

34:52
Invité

appuyez sur ces exemples-là pour démontrer ce que vous voulez dire de l'Allemagne, mais il n

34:54
Locuteur

'y

34:54
Invité

en a pas beaucoup d'autres, en réalité, ces dernières années. On a même plutôt le sentiment que l'Allemagne suit un peu le chemin inverse. Elle ne suit pas du tout les États-Unis sur des tas de décisions. On l'a vu, bien évidemment, en Irak, mais on l'a vu encore récemment en Syrie, en Libye. En 2014, quand il y

35:10
Locuteur

a

35:10
Invité

eu cette coalition, qui a été créée par Obama, l'Allemagne, très fermement, contrairement à des tas d'autres pays, elle dit non, non,

35:19
Locuteur

non,

35:19
Invité

nous,

35:19
Locuteur

on

35:19
Invité

n'ira pas bombarder, on ne veut pas, etc. Je ne comprends pas trop là où vous allez chercher l'atlantisme de

35:23
Locuteur

l'Allemagne.

35:24
Invité

Au contraire, et je termine là-dessus, pardon, j'ai plutôt l'impression

35:26
Locuteur

que

35:27
Invité

l'Allemagne essaye aujourd'hui de jouer un peu une rôle de Suisse bis,

35:30
Locuteur

qui

35:30
Invité

voudrait juste avoir un pouvoir économique, aujourd'hui, dans le monde, mais qui veut surtout plus mêler des affaires militaires.

35:36
Locuteur

Alors,

35:36
Invité

on va

35:36
Locuteur

laisser répondre Jean-Luc Mélenchon. La thèse

35:38
Invité

que vous venez de présenter, elle a sa part de vérité, et en gros, c'est la thèse d'un certain nombre d'analystes, comme par exemple Alain Mac, qui dit... Non, pardon,

35:46
Locuteur

je fais une blague. Non, mais

35:48
Invité

lui, je dis parce que je polémique avec lui, écrit un livre qui

35:50
Locuteur

s

35:50
Invité

'appelle Vive l'Allemagne, donc c'est un débat, c'est la joie du débat, c'est le goût. Il écrit une chose, il écrit une autre, bon, en polémique, et les gens se disent, bon, je vais me faire une idée en écoutant, c'est quand tout le monde dit pareil qu

36:00
Locuteur

'il

36:00
Invité

y

36:00
Locuteur

a

36:00
Invité

un problème. Et donc la thèse de Manc, c'est de dire, au fond, l'Allemagne, c'est une grosse Suisse. Et alors lui, il est assez four, parce qu'après, il dit, oui, ben, il faudrait quand même qu'ils prennent leurs responsabilités. Ah, ça va pas, non ?

36:12
Locuteur

Non,

36:12
Invité

non, non, il reste comme ils sont.

36:15
Locuteur

Vous

36:15
Invité

me comprenez ? Je comprends. Bon. Je vous suis. Ça veut dire que... Pour l'instant, c'est clair.

36:19
Locuteur

Là

36:19
Invité

où vous avez raison, c'est que les Allemands ne seront jamais, les gouvernements allemands, ne seront jamais systématiquement alignés sur les Nord-Américains, parce qu

36:27
Locuteur

'il

36:27
Invité

y

36:28
Locuteur

a

36:28
Invité

des conflits d'intérêts entre eux. Mais il y a une grande plage

36:31
Locuteur

commune

36:32
Invité

d'objectifs. Et ce qui compte pour... Vers l'Est. Vers l

36:36
Locuteur

'Est.

36:37
Invité

C'est l'Est qui compte. Le reste, il peut y avoir des contradictions. Mais là-dessus, ils avancent dans l'emballage de l'OTAN. Parce que pour eux, ils ont toujours...

36:43
Locuteur

Ce que vous voulez dire par là, c'est que vous

36:44
Invité

faites donc un différentiel. Vous dites en

36:46
Locuteur

gros,

36:46
Invité

vous...

36:47
Locuteur

Moi, je dis il y a une différence.

36:48
Invité

Il y a ce qui est visible. C

36:49
Locuteur

'est

36:49
Invité

-à

36:49
Locuteur

-dire

36:49
Invité

l'intervention militaire, ce qui fait beaucoup de bruit et ce que tout le monde remarque, et puis des jeux beaucoup plus

36:53
Locuteur

souterrains.

36:54
Invité

Donc eux, ils avancent en mettant, en plaçant, en avançant avec l'OTAN.

36:58
Locuteur 5

Vous voulez dire même que Mme Merkel fait peur à Vladimir Poutine

37:00
Locuteur

? Je

37:02
Invité

crois que non. Ça n'est pas dans ses moyens. Par

37:07
Locuteur

contre, c'est

37:07
Invité

une vraie interlocutrice pour Poutine. Absolument. Ce que vous ne dites pas dans le livre. Ce que je veux dire, c'est que vous essayez de nous

37:13
Locuteur

dire... Parce que j'ai les boules. Peut

37:15
Invité

-être que vous avez les boules, mais du coup, c'est pas vrai. Parce que vous le savez, vous le savez, s'il y a un interlocuteur en Europe pour Poutine, c'est Merkel, beaucoup plus que Hollande. Et qu'elle joue le jeu russe. Jusqu'à il y a quelques mois, avec l'affaire ukrainienne, où là, elle a un peu montré les muscles,

37:32
Locuteur

elle

37:33
Invité

jouait le jeu

37:33
Locuteur

de Poutine. Et vous le savez, mais vous ne l

37:35
Invité

'écrivez pas. J'entends ce que vous dites.

37:36
Locuteur

Laissez

37:36
Invité

-moi expliquer ma thèse. Pour que leur système fonctionne, il faut que leur arrière-cours, on appelle ça Interland, c'est un peu pompeux, mais dit en allemand, elle doit être à leur main. Tout cet arrière-cours, tous ces pays, c'était des pays dont les circuits économiques étaient organisés en direction de la Russie, dans l'ancien Comécom, le bloc socialiste. Donc, pour qu'ils arrivent à se les approprier, c'est-à-dire à les faire bosser pour eux, à racheter leurs usines, ce qu

38:02
Locuteur

'ils

38:02
Invité

ont fait, hein. Par exemple, en Tchéquie, ils ont à peu près tout racheté, tout ce qui est de la production industrielle et dorénavant sous capital allemand. Il faut, en quelque sorte, renverser tous les circuits commerciaux. Et ils ont une technique, c'est le choc.

38:13
Locuteur

Bon,

38:13
Invité

le choc, c'est un choc économique terrible. Ils arrivent derrière et, hop, ils proposent leur système. Ce que je montre, surtout, c'est leur cohérence. D'accord ? Et en effet, vous avez raison, Mme Salamé. Elle est considérée par les Russes comme un interlocuteur. Pourquoi ? Parce qu'elle tient bon. Tandis que le nôtre,

38:30
Locuteur

il

38:31
Invité

flotte, il hésite. Un coup avec les Américains, le lendemain, il sait pas. Il va sur le bateau,

38:35
Locuteur

il

38:35
Invité

va

38:35
Locuteur

bien

38:36
Invité

rendre...

38:36
Locuteur

Le nôtre, c'est

38:36
Invité

Hollande, toujours. Oui, c'est Hollande. Ça faisait une demi

38:39
Locuteur

-heure. C'est pas moi, on s'en est rendu compte. Il a tenu une demi-heure. Il a ressorti

38:41
Invité

le pédalo, hein,

38:42
Locuteur

voyez ? Il

38:42
Invité

a tenu une demi-heure. Non, mais parce que je veux pas trop me polariser là-dessus, c'est la cause étant tendue. Mais là, dans le cas dont nous parlons, c'est-à-dire,

38:51
Locuteur

c

38:52
Invité

'est un cas décisif pour la France. Nous avons le devoir de nous entendre avec les Russes. Le devoir. Les Russes sont nos partenaires, pas nos

39:00
Locuteur

ennemis. Je suis

39:01
Invité

d'accord avec vous. Et

39:02
Locuteur

là, ce qu'il est en train de faire, j'en

39:03
Invité

profite pour en dire du mal,

39:05
Locuteur

le

39:06
Invité

9 mai, il aurait dû être à Moscou parce qu'il y a 20 millions de gens qui sont morts pour notre liberté. Et Mme Merkel, elle,

39:12
Locuteur

elle

39:13
Invité

va pas à la parade militaire, ça la regarde, mais elle y va le lendemain. Et lui, pendant ce temps, où il est, bon sang de bois ? Il doit être là-bas. Il y a eu l'escadrille normandine-Yémen. Les Russes sont nos partenaires et nos amis. C'est pas des ennemis. Et nous avons intérêt à faire baisser la température. Pas de guerre entre l'Ukraine et la Russie. Alors, je suis conscient du fait que Mme Merkel et M. Hollande ont fait une bonne chose et je les en félicite. En allant voir Poutine

39:37
Locuteur

au

39:38
Invité

moment où les Américains commençaient à expliquer qu'ils allaient envoyer des troupes, ce qu'ils ont quand même fait. Et ils ont fait baisser la tension.

39:44
Locuteur

Et

39:44
Invité

ça, ça nous intéresse tous. À cet instant-là, il n

39:47
Locuteur

'y

39:47
Invité

a plus de Mélenchon, de Hollande, de Merkel et le reste. Il y a l'humanité qui est en cause. Une guerre serait une catastrophe gigantesque. C'est pas la Bosnie. C'est pas le Kosovo. C'est un endroit où il y a sept centrales nucléaires, dont le cercueil de Tchernobyl. D'accord ? C'est un endroit où nous n'affrontons pas un pays qui ne peut pas se défendre. La Russie est une très grande puissance. Par conséquent, nous devons tout faire pour empêcher la guerre et faire baisser la tension. Alors,

40:11
Locuteur 5

Léa Emmerich, faites attention et je vous demande vraiment de respecter ça. Vous n'avez le droit plus qu'à une question chacun.

40:16
Locuteur

Vous la

40:17
Locuteur 5

choisissez. Elle doit être courte. Vous avez montré le livre pour le voir ? Oh oui, ça, on l

40:20
Locuteur

'a

40:20
Locuteur 5

bien montré. Oh non, vous n'allez pas me faire la méthode Kouchner.

40:27
Invité

Sur la Grèce. On se souvient de votre sourire Béat le soir de l

40:32
Locuteur

'élection. Ah,

40:33
Invité

vous étiez... Vous avez l'impression que c'était vous qui avez gagné ce jour-là.

40:35
Locuteur

C

40:35
Invité

'était sur BFM, le jour de l'élection d'Alexis Tsipras en Grèce.

40:39
Locuteur

C'est un

40:40
Invité

grand bonheur, c'est vrai.

40:41
Locuteur

On perd

40:41
Invité

tout le temps, on gagne là. Ah, mais là, vous avez gagné. Oh, c'est pas vous qui avez gagné

40:45
Locuteur

quand même.

40:45
Invité

Bah

40:46
Locuteur

si, c'est la même

40:46
Invité

famille tout

40:47
Locuteur

ça.

40:47
Invité

Voilà. Le problème, c'est que votre famille, là, elle ne va pas très très bien si je ne m'abuse.

40:52
Locuteur

Je

40:52
Invité

voudrais faire juste une question de

40:53
Locuteur

cours.

40:53
Invité

Sur quoi ? Sur la Grèce ? Ouais, sur la Grèce.

40:55
Locuteur

On va voir. Alors, la question... Deux

40:56
Invité

mois après, l'arrivée de Tsipras au pouvoir... C

41:00
Locuteur

'est pas

41:00
Invité

encore le paradis qui a le honte.

41:02
Locuteur

C

41:02
Invité

'est pas que c'est pas encore le paradis, c'est que d'abord, il s

41:04
Locuteur

'est

41:04
Invité

un petit peu écrasé au niveau des grandes déclarations anti-allemandes, anti-Merkel, que vous, vous pouvez faire, mais que lui ne fait plus. Il a même mis de côté son Varoufakis parce qu'il était trop tonitruant. Il parlait de renégocier la dette. Il n'y a pas de renégociation de dette.

41:22
Locuteur

Il n

41:22
Invité

'arrive pas à appliquer son programme. Est-ce qu'il vous a déçu, Alexis Tsipras, au bout

41:27
Locuteur

de deux mois ? Pas du tout.

41:28
Invité

Là, excusez-moi de vous le dire, mais vous récitez la propagande. Alexis n'a

41:33
Locuteur

cédé ce soir. D

41:34
Invité

'abord, pourquoi j'étais content ? Parce que, oui, nous formons une famille politique en Europe et nous pensons que nous sommes l'avenir. Cette famille politique, nous travaillons dans les mêmes endroits, nous nous retrouvons dans d'innombrables réunions. Donc, je connais personnellement Alexis Tsipras et un certain nombre. de ses camarades. Et donc, oui, c'était un moment de bonheur. Parce que ce jour-là,

41:56
Locuteur

on

41:56
Invité

a bloqué, commencé à bloquer la machine infernale qui conduit à la violence dans toute l'Europe. C'est cette politique maudite d'austérité et de soi-disant règles d'or et autres blabla endo

42:06
Locuteur

-libérales.

42:06
Invité

Qu

42:07
Locuteur

'est-ce qu'il a réussi à faire

42:08
Invité

? Qu'est

42:08
Locuteur

-ce

42:08
Invité

qu'il a réussi à

42:08
Locuteur

faire en deux mois

42:09
Invité

? D'abord, il vient d'arriver en janvier. Alors, ils sont extraordinaires. Vous êtes comme les gauchistes, vous. Comment, huit jours après, il n

42:14
Locuteur

'a

42:14
Invité

pas fait le socialisme ? Oui,

42:15
Locuteur

ben,

42:16
Invité

ça arrive à tout le monde. Bon, c

42:19
Locuteur

'est

42:19
Invité

ce que vous voulez.

42:22
Locuteur

Mais il

42:22
Invité

n

42:22
Locuteur

'y a

42:22
Invité

pas que les gauchistes. Il y a même des bons sociodémocrates comme à Mediapart, ils ont titré Première capitulation à la première rencontre. Mais d'abord, regardez. Mediapart, ils sont sociodémocrates. Ils apprécieront. Non, pardon, je me trompe. Et

42:37
Locuteur

du Préné,

42:38
Invité

il est social-démocrate. Plutôt, oui. Enfin, c'est une ligne modérée. Non ? Attends, je ne

42:44
Locuteur

sais

42:44
Invité

pas.

42:44
Locuteur

Vous verrez avec

42:45
Invité

lui. Non, bon, pour moi, première capitulation. D'abord, regardez. Tsipras, il gagne, il fait 37%. Sa première tâche politique, il sait à qui il a affaire. Une bande de fauves. Sa première tâche politique, c'est de convaincre son peuple que ce qu'il fait est rationnel et raisonnable.

43:04
Locuteur

Donc,

43:04
Invité

il va avoir la discussion. On revient, on revient. Et il n'a rien lâché. Sur rien. Sur aucun point, il n'a lâché quoi que ce soit. Eh oui, il n'a lâché sur rien et la discussion continue. Mais les propositions qu'il amène ne conviennent pas à ces braves gens. Alors, on peut regarder ça de haut, dire, allez, allez, comme ils ont tous fait, parce qu'ils ont l'espoir que ça foire. Ils espèrent que ça rate. Ils espèrent qu'on est perdu et qu'on puisse dire aux gens, vous voyez, même quand vous gagnez les élections,

43:32
Locuteur

ça ne sert à rien.

43:33
Invité

Si, madame, c'est la jubilation des puissants. Mais

43:36
Locuteur

vous l'avez dans l'os. Non, parce qu'il y a un pays qui crève. On n'a rien

43:38
Invité

cédé.

43:39
Locuteur

Laissez-moi terminer, Léa. Laissez

43:40
Invité

-moi, madame Salamé, laissez-moi terminer. Donc, il n'a rien cédé et il mène sa barque habilement. Parce qu'à chaque fois, il vient avec des plans de réforme où on dit, on va faire payer les armateurs, on va faire payer l'église orthodoxe, on va poursuivre les

43:52
Locuteur

délinquants financiers. Il l'a fait ? Il l'a fait

43:55
Invité

? Oui,

43:56
Locuteur

oui. Il l'a fait ?

43:56
Invité

Ah bon

43:56
Locuteur

? Les

43:57
Invité

autres, on l'accepte pas.

43:57
Locuteur

Il l'a fait

43:58
Invité

payer les

43:58
Locuteur

armateurs et

43:59
Invité

l'église ? Ah bon

43:59
Locuteur

?

43:59
Invité

Attendez, attendez, madame Salamé. Les autres lui

44:02
Locuteur

disent...

44:04
Invité

Attendez, on lui demande d'amener un plan. Si c'est moi qui dirigeais ce pays, je ferais comme lui. D'accord ? Il arrive avec un plan. Le plan, et c'est aux autres de dire, non, on n

44:12
Locuteur

'en

44:12
Invité

veut pas. Et progressivement, il arrive à leur faire dire, ceux qu'ils ont fini par cracher, quand ils font une loi contre le désastre humanitaire en Grèce, contre tous ces pauvres gens qu'on expulse de leur logement, qu'ils ne peuvent pas se soigner, qu'ils ne peuvent pas se chauffer, qu

44:26
Locuteur

'ils

44:26
Invité

ne peuvent pas manger. À ce moment-là, que dit l'Europe qui nous protège ? Ah non, non, non, pas question. Abolissez cette loi. Voilà ce qui se passe. Et qu'est-ce qu'elle demande l'Europe ? Qu'il privatise, qu'il baisse le SMIC et qu'il diminue le nombre de fonctionnaires en leur faisant perdre leur emploi.

44:41
Locuteur

Voilà ce que demande l'Europe. Et qu'est

44:42
Invité

-ce qu'il dit, votre ami de Cypras, aujourd'hui ?

44:44
Locuteur

Je le cite.

44:45
Invité

Je le cite. Notre gouvernement a hâte de rationaliser le système de retraite en limitant, par exemple, les départs anticipés à la retraite, de poursuivre la privatisation partielle d'actifs publics, de s'attaquer aux prêts douteux qui obstruent les circuits de crédit et de créer une commission des impôts pleinement indépendante et de pousser l'entrepreneuriat. Voilà ce qu'il dit, votre ami de Cypras. Et alors

45:06
Locuteur

?

45:07
Invité

Ça

45:07
Locuteur

veut dire

45:08
Invité

qu'il a baissé la tête. Et voilà. Hein, Mme Salamé ?

45:11
Locuteur

Formidable.

45:12
Invité

Il

45:12
Locuteur

n'y

45:12
Invité

a jamais rien qui marche. Les pauvres gens doivent baisser les yeux. Jamais, madame. Ce que vous venez de lire là, je vais vous dire ce qu'il fait Cypras. Il se fout de vous. D'accord ? Et je lui donnerai...

45:21
Locuteur

De

45:21
Invité

Merkel ! Oui ! Et il a raison. Nous ne céderons pas. Bien sûr que la lutte est dure. Quand on est un petit pays qui fait 2% de l'économie européenne, bien sûr que les brutes qui dirigent l'Europe et en particulier le gouvernement allemand, jouissent d'appuis

45:36
Locuteur

misérable des Safrains et Hollande

45:38
Invité

qui, au lieu de les aider, leur enfoncent la tête dans l'eau. Mais à la fin, c'est nous qui aurons

45:42
Locuteur 5

le dernier

45:42
Locuteur

mot. L'avenir

45:42
Locuteur 5

nous le dira. On l'a rapidement abordé ensemble. Finalement, on n'a pas expliqué, parce que c

45:47
Locuteur

'est

45:47
Locuteur 5

vrai que c'est un terme fort, la déportation des vieux allemands. Vous expliquez, vous écrivez en attendant le déclin démographique et le vieillissement de la population vont coûter très cher à l'Allemagne. En 2010, une étude de la Banque des Règlements Internationaux chiffrait l'explosion des dépenses de santé dues au vieillissement à 10% de la richesse produite en une année en Allemagne à l'horizon 2035. Une vraie bombe à retardement, écrivez-vous. Le coût de ce vieillissement est déjà là pour nombre de familles. Or, le pays de la prétendue bonne gestion est déjà incapable d'y faire face.

On estime qu'il manque 30 000 infirmiers en Allemagne et faute de structure publique, les coûts de prise en charge des personnes âgées dépendantes sont déjà hors de portée pour au moins 400 000 retraités. Certaines familles allemandes embauchent donc à bas coût des personnes venues d'Europe de l'Est pour s'occuper de leurs anciens, mais d'autres vont plus loin. Leur solution ? Exporter les vieux dans des pays où la main d'œuvre peut s'en occuper pour moins cher. En 2011, plus de 7 000 Allemands vivaient dans des maisons de retraite en Hongrie, 3 000 en République tchèque et près d'un millier en Slovaquie, sans compter ceux qui sont en Espagne, Grèce, Pologne, Ukraine et même en Thaïlande.

À ce propos, vous citez donc effectivement Mme Ulrike Mascher, présidente de l'association sociale d'Allemagne VDK, qui dénonçait l'ingratitude du système allemand. On ne peut tout simplement pas laisser ces personnes qui ont construit l'Allemagne telle qu'elle est aujourd'hui être déportée.

47:10
Locuteur

C

47:10
Locuteur 5

'est elle qui a utilisé ce mot. Ça, c'est vrai, ça

47:13
Locuteur

?

47:14
Invité

Il faut croire un mot.

47:15
Locuteur

C

47:15
Invité

'est un article...

47:15
Locuteur

Léa Salamé va

47:16
Invité

dire que je n

47:16
Locuteur

'ai

47:16
Invité

pas été vérifié entre

47:17
Locuteur

nous en retraite.

47:17
Invité

C'était

47:18
Locuteur

un article

47:18
Invité

de libération, je crois, il y a deux ans. Et

47:21
Locuteur 5

donc vous concluez, pauvres Allemands, pas de bébés, leurs jeunes les quittent, leurs vieillards sont expatriés de force, des gens qui meurent plus vite qu'ailleurs et tout le monde qui les déteste. Bonjour le modèle ! Et bien voilà, ce sera le mot de conclusion

47:35
Locuteur

de ce

47:36
Locuteur 5

pensier qui lui est Jean-Luc Mélenchon, le Aaron de Bismarck. Je vous ai vu, Thérésa Crémizy, je vous ai vu avoir envie de réagir à quelques reprises sur ce que disait Jean-Luc Mélenchon. Si vous avez envie de dire un mot, c'est le moment.

47:51
Invité

Écoutez, je trouve qu'il a un talent de polémiste incroyable, une faconde unique, mais si j'étais son éditeur... Qu'est

48:00
Locuteur

-ce que je peux

48:01
Invité

prendre ?

48:01
Locuteur

Mais vous l'avez été, ma chère.

48:02
Invité

Oui, je sais, mais si j'avais été son éditeur pour ce livre, je lui dirais que quand on dit beaucoup de choses justes, il faut alterner les tons. Des fois enfièvrés, des fois plus calmes, des fois plus percutants, et que si vous alterniez les tons, vous seriez... Dans le livre ou dans la vie ? Dans le livre. Dans le livre.

48:23
Locuteur

Dans la vie aussi. Dans la vie aussi, je trouve que vous gardiez un

48:27
Invité

tout petit peu toujours le même ton. Si vous alterniez les tons, vous seriez... Mais bon, écoutez, quand j'aurais besoin d

48:32
Locuteur

'un

48:32
Invité

conseil en communication, je viendrais... En

48:35
Locuteur

attendant, c

48:35
Invité

'est pas le cas. D'accord ? Allez,

48:38
Locuteur

le dessin !

48:39
Invité

Je ne vous fais pas de remarques sur votre première dette. Non,

48:42
Locuteur

mais c'est pas. Donc évitez

48:42
Invité

d'en faire sur la mienne.

48:44
Locuteur

Non, mais c'est pas. C'était une remarque pour le livre, Jean-Luc Mélenchon. C'était

48:47
Invité

une

48:47
Locuteur

remarque

48:47
Invité

pour

48:48
Locuteur

le livre.

48:48
Invité

Le livre, je suis d'accord.

48:49
Locuteur

Le livre, j'ai dit... C'était même bienveillant. Je

48:52
Invité

suis d'accord pour parler

48:54
Locuteur

du

48:54
Invité

livre.

48:55
Locuteur

C'était très

48:55
Invité

bienveillant.

48:56
Locuteur

Franchement, mais je m'en doute

48:57
Invité

que c

48:57
Locuteur

'était bienveillant. J'ai déjà eu une

48:58
Invité

maman,

48:59
Locuteur

je

48:59
Invité

n

48:59
Locuteur

'ai

48:59
Invité

pas besoin d'en avoir deux. Mais vous... Mais il est mufle !

49:04
Locuteur

Je

49:05
Invité

ne savais pas que vous étiez un peu mufle. Non, je sais

49:07
Locuteur

pas.

49:09
Invité

Écoutez, vous

49:10
Locuteur

allez

49:10
Invité

comprendre pourquoi. J'apprécie...

49:12
Locuteur

Le livre, c'est

49:13
Invité

une chose. J'accepte toutes les critiques. Ah

49:15
Locuteur

ben... C'est pas vrai ! Ça ne se voit pas tout de suite. C'est pas vrai !

49:18
Invité

Oui, non, mais attends. C'est votre seul défaut, Jean-Luc Mélenchon, vous détestez être critiqué. Non, je... Bon, d'accord.

49:27
Locuteur

Allez,

49:27
Invité

alors passons. Je déteste qu'on me donne

49:29
Locuteur

des leçons de Mélenchon. Toute ma vie, j'ai entendu ça.

49:32
Invité

Toute ma vie, j'ai entendu ça.

49:34
Locuteur

Mais

49:34
Invité

elle

49:34
Locuteur

était bienveillante. Oui, mais je le sais qu'elle est bienveillante. En réalité, c'est parce qu'en fait, je la connais.

49:39
Locuteur 5

Il a cru que Mme Prévisite

49:41
Locuteur

touchait

49:41
Locuteur 5

un point sensible chez vous. Pas du tout.

49:43
Locuteur

Vous n'aimez pas... La photo.

49:44
Locuteur 5

Vous n'aimez pas les mauvaises photos, vous n'aimez pas qu'on critique votre tenue, votre attitude, et vous avez cru que c'était ça qu'elle touchait ? Non, elle a d'abord dit le livre, ça m'allait très bien. Puis après, elle dit le livre ou la vie ? Elle me dit la vie

49:54
Locuteur

aussi.

49:55
Invité

Ah non

49:55
Locuteur 5

!