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interviewSud Radio (sur YouTube)· 1 avril 2025 50 min

Système Jurique / Marine Le Pen / Inéligibilité

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Alors ça sera Valérie la semaine prochaine mais je l'embrasse, il y a aucun souci, vous inquiétez pas, on est ensemble jusqu'à midi avec nos quatre débatteurs et je vais les saluer tout de suite. Sophie de Menton, bonjour Sophie. Mais bonjour, vous allez bien ?

Euh je dis ça parce que en antenne on était tous là à se dire quelle quel plan. Sophie menton Frédéric d'Aby, bonjour Frédéric. Pareil, vous allez bien ?

Ça va en forme direct. C'est bon pour le business tout ça. C'est pas une question de business, c'est une question d'entre là.

D'être content d'être là. Euh directeur général de l'OP Côte avec Briscol qui est là également. Bonjour Bris, tous les deux vous signez, parlons nous tous la même langue.

C'est aux édition de l'aube. Bris, politologue essayée. Évidemment, on vous connaît bien sur Sud Radio.

Puis Jérôme Dub, bonjour Jérôme. Bonjour. Membre du pôle idé d'horizon, c'est pareil.

La nuit était courte. Vivement 2027. Vivement.

Vous êtes sûr ? C'est loin quand même. Non non non, c'est vivement demain hein.

Ah ça me dit quelque chose. Ça te rappelle quelque chose ? Euh donc tous ensemble et vous aussi vous pouvez réagir sur nos réseaux sociaux.

C'est le jour d'après pour le Rassemblement national et la condamnation de l'inéibilibilité. C'est pas facile à dire avec exécution provisoire pour Marine Le Pen. Alors, on parle de coup tonner dans la vie politique française de S dans le vide, mais c'est un événement qui change beaucoup de choses.

Avec, on va aborder plusieurs plusieurs aspects. La stratégie déjà judiciaire du Rassemblement national qui a décidé de faire appel. Euh avec quel résultat aussi ?

La stratégie de communication qui a été engagée dès hier après-midi par les dirigeants et les cadres du du RN et la stratégie politique aussi. Alors, une partie à l'assemblée mais aussi pour la campagne des présidentiels. Jordan Bardella est-il vraiment le plan B ?

Il y a une pétition qui a été mise en ligne. Euh les Français, qu'est-ce qu'ils en pensent aussi de tout cela, de cette décision ? Hier, un premier sondage nous disait que deux Français sur trois étaient plutôt pour cette exécution provisoire, hein, celle qui interdit à Marine Le Pen de pouvoir se se présenter avec effet immédiat.

Et puis également la réaction de François Bairou. La France dit-il, ce matin, est le seul pays à faire ça. Alors, pourquoi dit-il ça justement aujourd'hui ?

Dans quel intérêt ? Quel conséquence aussi pour notre démocratie ? On va voir ça tout autour de cette table jusqu'à midi.

Si vous le voulez bien, on va quand même commencer comme d'habitude par nos coups de cœur et nos coups de gueule. Euh, on va commencer par un coup de cœur. Oui.

Un Frédéric, un coup de cœur qui n'a rien à voir ou presque avec l'actualité quand même un tout petit peu. C'est un film qui s'appelle Radio Prag. Ah, j'en je suis allé voir il y a quelques quelques jours, enfin il y a une dizaine de jours, un film check euh assez formidable qui raconte l'arrivée euh des troupes du pact de Varsovie, donc de l'armée soviétique, de l'armée russe à Pragu août 68 pour écraser ce qu'on avait appelé le printemps de Prague et on voit comment des des membres de la radio officielle de Prague, déjà avant même l'arrivée des Russes, des Soviétiques, s'étaient battu pour insuffler un vent. de liberté.

Donc très beau film, émouvant sur un fait historique. Dans ce qui le petit clin d'œil avec l'actualité, on voit aussi le côté soviétique. On voit comment la presse soviétique ou les hiérarques soviétiques qualifient le printemps de Prague et toute ressemblance par rapport à un événement futur ne serait que fortuit.

On parle de Doubchek comme un fasciste, un nazi, les fascistes ont pris le pouvoir à Prague, un le même élément de langage s'agissant de l'Ukraine du côté de Poutine. Mais au-delà de de la dimension d'actualité, c'est un très beau film. Ouais.

Euh vous avez eu des coups de cœur au cinéma récemment tous ? Ouais. Quelque part ?

Euh oui, oui. Moi je ça me rappelle un peu je suis pas allé le voir mais je vais aller le voir parce qu'il me donne envie de d'aller le voir. Ça rappelle un peu la vie des autres.

Ce formidable film sur l'Allemagne de l'Est et la RDA. Ouais, avec les gens qui sont écoutés en permanence euh de manière évidemment euh pas du tout officielle hein, de manière officieuse bien sûr et où on a des catastrophes puisque ça se termine très très mal. Tu la fin tiens, ça me donne envie de de le revoir.

Il faut le revoir parce que c'est un film formidable et euh et j'irai voir Radio Prime. Allez, on ça fait penser pardon à un film aussi que j'ai vu récemment avec Anthony Hopkins qui s'appelle une vie. Je sais pas qui ce film extraordinaire sur ce banquier londonien qui sauve des des centaines de de juifs pendant la seconde guerre mondiale avant la guerre avant la seconde guerre mondiale par 39 c'est un film extraordinaire absolument à aller voir très émouvant euh vraiment beaucoup moi je cherche des comédies je voudrais rire vousz raison il faut aller voir le film avec Sylvie Vartan enfin je sais plus le titre exactement mè ma mère moi et Sylvie Vartan paraît-il c'est une comédie très drôle très J'en peux plus là.

Et sinon, je vais au théâtre. Ça c'est une c'est une bonne idée. Alors, ce que je vous propose c'est qu'on s'arrête, on va faire les infos de de 11h.

On va continuer avec vos coups de cœur et vos coups de gueule et entrer après dans notre sujet autour de la décision hier de de du tribunal de Paris de cette condamnation de Marine Le Pen et de 24 autres membres du Rassemblement national. Avec vous Sophie Menton, Frédéric Dab, Bris Sokol et Jérôme Dub. À tout de suite sur Sud Radio.

Sud Radio, Sud Radio. Parlons vrai, parlons vrai. Sud Radio, parlons vrai.

Cette semaine, Sud Radio vous emmène au bord de la plus belle baie du Pays-Basque. Sud Radio, le 10h mettez-vous d'accord. Christine Bouillot et en compagnie aujourd'hui de Sophie de Menton, Frédéric Dab, Briscol et Jérôme Dub. avec vous quatre.

On va faire le tour autant que possible des conséquences aujourd'hui de cette bombe à fragmentation finalement que cette condamnation de Marine Le Pen hier à 50 d'inéibilité avec exécution provisoire dans l'affaire des assistants parlementaires du Rassemblement national. Il y a beaucoup de questions évidemment qu'il faut qu'on aborde ensemble he les différentes stratégies qui sont mises en place, la suite judiciaire, la suite politique et les argumentaires également de communication. La petite phrase également de François Baï ce matin euh vous l'entendiez, la France est le seul pays à faire ça.

Est-ce que c'est à un premier ministre de la République de donner son avis sur une décision de de justice ? On vous posera euh la question. On en était au coup de cœur et au coup de gueule euh de vous ce matin.

On avait fait un coup de cœur avec vous Frédéric pour ce film Radio Prague. Bris, vous vous avez aussi un coup de cœur pour une proposition de loi. Une pépelle.

Oui. Alors moi je j'ai beaucoup de d'admiration pour le combat de Pauline Des Rouled. Je sais pas si vous connaissez Pauline Rouled.

C'est cette sportive sportive tu sais qui fait du qui joue au tennis qui est handicapé et qui a été victime c'était en 2018 d'un chauffard âgé de 92 ans. Elle marchait sur le trottoir, elle a été renversée dans Paris. elle a perdu une de ses jambes et depuis elle mène vraiment un combat en matière de sécurité routière et notamment un combat qui va aboutir à une PPL PPL qui est transpartisane qui va être proposée au mois de mai à l'Assemblée nationale euh qui va permettre euh et qui va obliger entre guillemets les automobilistes tous les 15 ans à faire un examen médical et pour les plus de 70 ans tous les 5 ans.

Donc je j'ai trouvé ça intéressant que d'un fait d'hiver dramatique, on puisse aboutir à une PPL qui touche à la sécurité routière, qui touche à la santé des Français. H Et puis alors il y a il y a un peu il y a des ronchons qui nous disent "Oui, mais c'est encore de la réglementation supplémentaire" et cetera et cetera. Néanmoins, on s'aperçoit tous qu'avec en prenant un peu d'âge, voilà, on y voit peut-être un peu un petit peu bien, un petit peu moins, on est on entend un petit peu moins, mais en en voiture, c'est nécessaire d'avoir une bonne santé.

Vous rajoutez à ça la France qui est un pays où on consomme beaucoup de psychotropes. Vous avez des gens qui conduisent euh voilà parfois après avoir abusé de quelques stupéfiants. Je pense qu'avoir des contrôles de santé réguliers quand vous êtes conducteur d'un quatre roues ou dans deux roues me paraît aujourd'hui nécessaire et c'est le combat de Pauline des roulines que je tenais à souligner ce matin.

Et euh ça me permet de rajouter euh c'est aussi le combat de beaucoup de familles aussi avec euh l'association de Yannick Allen Antoine Alleno sur le l'homicide de violence routière. Si je pu me permettre, je pense qu'il faut pas tout confondre. Tout confondre mais sur la violence routière.

Ouais. Oui. Mais sur la violence routière, il faut pas tout confondre.

Il y a le problème de l'âge. Euh le problème de des drogues, ça strictement rien à voir avec l'âge. Non non tout à fait.

C'est pour ça que je dis que mais que les les victimes renforce les les contrôles mettre les vies en prison, c'est pas terrible. Mais non, il y a plus de place en prison. On peut pas mettre les vieux en prison. 50 % des accidents sont dus à des consommations excessives d'alcool ou de drogue.

C'est pas l'âge. Donc moi, je suis un peu je j'approuve hein évidemment cette loi. Je si j'étais parlementaire, je la voterai bien évidemment, mais euh je suis un peu réservé.

Voilà, parce que je trouve que tous les 5 ans c'est un peu beaucoup. Et deuxièmement, quelle est la sanction ? La sanction, c'est quoi ?

On retire le permis. C'est qu'est-ce que c'est ? Vous n'êtes pas apte à conduire.

Donc, on enlève le permis. On non, on enlève la possibilité de conduire en sachant que pour les producteurs c'est la même chose. C'est tous les 5 tous les 5 ans après 70 ans et sinon tous les 15 ans.

Ouais. Voilà. Bon pour les conducteurs de de véhicules un peu plus un peu plus gros les de poids lourds, ils ont une visite médicale tous les an c'est leur métier.

Mais il y a des gens qui sont commerciaux aussi. On a une visite médicale comme salarié. On a aussi une visite médicale.

Voilà. Quand on voit l'état l'état des visites médicales, je sais pas si tu Non, mais je veux dire, c'est pas parce qu'ils sont routiers qu'ils ont une euh on suivra ça. Et ce que je voulais dire par rapport à ça, permettez-moi là aussi, c'est qu'on beaucoup de familles de victimes attendent aussi le vote définitif de la loi sur l'homicide routier.

C'est ça que je voulais dire par rapport vous parlez de de de de de de violence routière, cet homicide routier puisqu'il s'est passé euh le texte a été à voté. Il faut qu'il revienne très rapidement puisqu'il manque plus que un vote définitif par rapport à ça. Sophie, un coup de gueule.

C'est un coup de gueule qui est très symptomatique de l'époque et très inquiétant. Figurez-vous qu'il y a une entreprise qui a derère à éthique qui s'appelle Body Minute qui est un institut de beauté pas cher pour tous les jeunes épilation. Ils ont énormément de points de vente et ils se sont fait attaquer sur TikTok et tout a commencé par Approchez-vous bien du micro.

Rapprochez votre micro Sophie. Voilà. Et ils ont été attaqués.

Il y a une fille qui est arrivée et qui a considéré qu'elle avait été mal reçue par une esthéticienne ou une vendeuse et puis tout a démarré. Elle a pris des influenceuses. Euh elle a multiplié les comptes car il faut savoir qu'une influenceuse peut se débrouiller pour avoir 30 faux comptes à sa disposition.

Il suffit d'avoir un pseudo make sur TikTok. Euh c'est même possible avec de faux emails. TikTok les accepte et chaque influenceuse a donc 30 faux comptes.

À 10 influenceuses, elles ont représenté 300 pseudos et se sont mis à insulter la marque. Alors euh évidemment le le patron euh a essayé au contraire, il a fait une vidéo, il a dit "Mais pas du tout, on a beaucoup de succès et cetera." Et là, les influenceuses euh ont envoyé de 300 à 500 commentaires, mais vraiment des commentaires de haine et en disant que c'était du harcèlement parce que on avait harcelé les filles qui disaient ce qu'elles pensaient de cette marque-là en expliquant à leur communauté qu'une grande entreprise harcelait une pauvre influenceuse.

Enfin, on marche sur la tête mais je le fais court. Ça les a mis mais vrai en vraies difficulté parce que tout d'un coup ça a fait des rumeurs incroyables et puis c'est des des salons, des instituts qui sont d'ailleurs bien mais qui sont majoritairement quand même fréquentés par des moins de 25 ans. C'est super épilation en 3 minutes, enfin bref sans rendez-vous et cetera.

Euh et là je déciderais alors euh c'est intéressant parce que en plus euh il a mis un il a utilisé chat GPT pour répondre intelligence artificielle qui là du coup a été plus forte que les influenceuses mais vous rendez compte dans quel monde en vit donc il était en train dans un futur très proche il a dit ça va remplacer heureusement tout t touses ces influenceuses qui disent ce qu'elles veulent parce qu'on mettra des gens plus sérieux avec chat GPT qui dira les choses et la je suis sidérée d'avoir un patron qui marchait bien, une boîte connue et cetera, complètement démolir et et la boîte en danger la danger parce que les boutiques les filles disaient "Ah ben oui mais alors on avait sur TikTok incroyable ! Alors faites attention, je vous en supplie, aux réseaux sociaux. Dis ça pour nos auditeurs.

Ouais, mais c'est pas c'est pas gagné. C'est pas gagné. Sophie, mais il faut expliquer aux enfants, aux jeunes que qui croient que la vérité est mal des réseaux sociaux.

À ce sujet-là, je vous invite à regarder si vous ne l'avez déjà fait cette série sur Netflix qui s'appelle Adolescence et qui est absolument remarquable. le premier ministre britque euh qu'il a vu avec ses enfants a demandé à ce que le la série soit mis en accès libre justement pour que les familles puissent le regarder ensemble et discuter de cette de ce danger d'adolescence vis-à-vis des réseaux sociaux. Donc peut-être qu'on on y reviendra un c mais mais c'est la série est vraiment remarquable et d'un point de vue cographique elle est elle est très dérangeante en plus quand on est par les quatre épisodes sont tournés chacun en plan en plan séquence c'estàdire qu'il y a pas de coupe c'est 55 minutes euh le est juste le gamin le gamin est remarquable ça raconte quoi alors et ben c'est une descente de police le matin dans une une maison et un jeune de un jeune de 13 ans est tiré du lit il est arrêté il est accusé de meurtre je dis pas plus pour que notre auditeur Encore sympa ça.

Non mais ça vous donnera le moral quand même. Ça va vous donner le moral mais simplement vous comprenez la force des réseaux sociaux et et le désarmement des adultes. Les adultes sont très coupables hein.

Ils s'y intéressent pas, ils confisquent pas les portables et puis à la limite il v enlever un portable un ados vous. Ah ouais. Non mais moi là j'ai pas de problème avec les enfants et les ados.

Non non, j'ai été une mère et une grand-mère autoritaire et ils sont plus affectueux que n'importe qui. Tu devrais faire la police chez B machin là. Je pense que En tout cas, il m' il m'a informé, il m'a informé.

Jérôme, il nous reste allez une grosse grosse minute. Votre coup de gueule dans mon coup de gueule, c'est toujours sur l'absence de la politique de politique du logement en France. Pourquoi ?

D'abord parce que on a des chiffres là qui sont tombés fin mars sur le le marché de l'immobilier en France depuis le premier trimestre. Ça va un petit peu mieux depuis l'automne 2024 mais les professionnels restent très inquiets notamment sur le l'ancien sur le marché de l'immobilier ancien. On constate une petite augmentation des prix petite notamment à Paris il y a plus 02 % par mois depuis janvier 2025.

Donc c'est très très faible comme augmentation mais surtout il y a beaucoup d'incertitude. Pourquoi ? D'abord parce qu'il y a pas de politique du logement en France à long terme.

Il y a quasiment pas de mesures qui ont été prises à part l'extension du prêt à tau zéro sur sur l'ensemble du territoire et sur le collectif alors qu'il était il avait été réservé à l'individuel. Ça c'est le premier point. Le deuxième point c'est que il y a quand même une incertitude sur les taux les taux d'emprunt.

Ils ont baissé d'un % en un an. Donc ce qui a resolvabilisé un certain nombre de gens qui voulaient devenir propriétaires. Notamment dans l'ancien.

On est passé de 4,2 à 3,2 % mais les taux d'intérêt sur les emprunts d'État viennent de réaugmenter. Donc forcément on va avoir une conséquence sur les taux au particuliers. Et 3è point, c'est l'incertitude évidemment internationale.

Là, le gouvernement n'y est pas pour grand-chose, mais sur les deux premiers points et notamment sur le premier point, l'absence de politique du logement à long terme, c'est tout de même absolument hallucinant. Tous les professionnels depuis 3 4 ans qui sont en pleine crise euh ont alerté les gouvernements successifs parce qu'on y en a eu un certain nombre en disant voilà il faut des mesures notamment la fin du euh du PINEL euh fin de fin décembre 2024 on a plus de défiscalisation en matière de logement. Bon il y a pas eu de relais et aujourd'hui on nous dit mais non il y a pas d'argent.

OK, très bien. Mais il y a deux filières qui sont en grave crise. C'est la filière de l'immobilier, je viens de le dire, et évidemment derrière la filière du bâtiment puisqueil y a des dizaines de millions d'emplois qui sont menacés à cause de cette crise de l'immobilier et j'ai l'impression que le le gouvernement n'a pas pris la mesure et l'ampleur de la crise qui nous attend en 2025 sur ces deux secteursl.

J'ai vu passer la semaine dernière un coup de gueule mais j'ai vu passer effectivement on a fait peu écho parce que c'est arrivé juste avant le weekend un plan de la ministre du logement concernant euh la réhabilitation des bureaux hein une sorte d'incitation mais ça va pas régler le problème la transformation des bureaux en logement mais tant qu'il y aura pas d'aide de l'État je suis désolé de le dire moi qui suis ultra libéral mais je suis désolé de le dire mais quand vous transformez un bureau logement ça coûte très cher et si vous n'avez pas soit une aide de la collectivité soit une aide de l'état dans le façon il y aura une expérimentation et ça concernera d'abord l'ance 20 % plus cher que des logements classique. Voilà. Bon euh on on va s'intéresser à ce sujet évidemment sur Sud Radio, mais pas aujourd'hui, pardonnez-moi, mais parce que l'actualité nous nous impose de parler des conséquences euh politiques.

La France est le seul pays à faire ça. C'est ce que dit François Bairou ce matin qui s'est dit troublé par l'énoncé du jugement de 5 ans d'inégibilité avec effet immédiat en compte de Marine Le Pen. C'est ce que dit son entourage et selon nos confrères de RTL, il a regretté lors d'un petit déjeuner ce matin du socle commun à Matignon et selon plusieurs participants, il se dit mal à l'aise sur le fait que ce type de mesure sème le doute chez nos concitoyens et alimente la défiance envers la justice.

Alors on va détailler tout ça dans un instant avec vous quatre Sophie Menton, Frédéric Dab, Bris Sole, Jérôme Dubat débatteurs. À tout de suite. Sud Radio Sud Radio, parlons vrai, parlons vrai.

Sud Radio Parlons vrai Sud Radio le 10h midtez-vous d'accord. Christine Bouillot en compagnie de Sophie de Menton, chef d'entreprise, président du mouvement éthique, Frédéric Dabi, directeur général de l'IFOP, co-auteur avec Brisocol qui est là aussi. Bonjour Bris, de votre livre à tous les deux parlons-nous tous la même langue aux éditions de l'aube et Jérôme Dub, membre du pôle idé d'horizon.

Alors, évidemment euh Marine Le Pen, condamnée à de l'égibilité en ce moment même. Elle s'exprime la présidente du groupe Rassemblement national à l'Assemblée nationale lors d'une conférence de presse. Euh, elle vient de dire "Le système a sorti la bombe nucléaire tout simplement." Euh, Marine Le Pen.

Alors, justement, bah tiens, ça va me permettre de démarrer tout de suite avec vous euh sur ce premier volet, sur désormais la contre-attaque du Rassemblement national. Ils sont sur tous les plateaux télé he opération commando pour être le plus visible possible cette stratégie de communication euh dire qu'en gros euh qu'est-ce que vous en pensez vous vous quatre de dire que c'est le système qui décide de les éliminer euh une attaque frontale aussi contre l'état de droit. Est-ce que c'est raisonnable de faire d'avoir cette stratégie Frédéric Moi ce qui me je vais commencer, ce qui me frappe c'est que le RN n'est pas du toute Marine Le Pani hier sur TF1 et différents leaders qui parlent depuis ce matin.

Sachant qu'hier ils s'étaient tous coordonnés ils étaient tous Oui. coordonnés hier matin personne avait pris la parole avant la condamnation. Ils ne sont pas sur le fond de l'affaire, ils sont sur une logique cher vergess de de rupture.

Ils ne disent pas "Nous sommes nous sommes innocents, il n'y a pas eu de système." C'est euh voilà, c'est la c'est la l'image d'une d'une justice politique qui a empêché euh qui a eu un effet sur la grille de départ de l'élection présidentielle. La question que je me pose et pour l'instant j'ai pas de réponse et les premiers sondages fait à chaud, je les prends avec une certaine distance parce que il y a vraiment avec un un événement aussi hors norme faut un temps de digestion de l'opinion publique.

He moi je je trouve que c'est pas très malin d'avoir directement demandé l'avis au Français à chaud. C'est est-ce que oui est-ce que les Français vont acheter cette vision là ? les électeurs de Marine Le Pen, l'écosystème du RN sans doute puisque il faut pas oublier que ce qui fait la l'attraction du RN aujourd'hui au-delà des des aspects traditionnels, c'est le côté l'alternative, c'est-à-dire c'est des phrases des Français qui nous disent "C'était son tour, pourquoi pas elle ?

On ne l'a jamais essayé." Et c'est vrai qu'il y avait cette idée d'alternative une partie importante quand on fait 34 % euh 32 % aux législative, 31 aux élections européennes dans les enquêtes Marine Le Pen entre 34 et 37 % des des scores stratosphériques qui veut pas dire qu'il y a pas un vote d'élimination au second tour. Ce côté alternatif a été coupé net par la décision de justice.

Mais juste euh question, est-ce que un responsable politique, je pose la question de manière euh frontale aussi, doit attaquer puisque on voit aussi le président de la Cour de cassation, enfin le premier président ce matin qui euh le ministre de la justice qui euh qui rappelle que désormais les trois juges sont sous protection policière parce que vous dites non Sophie, ils sont pas sous protection je d'accord mais je veux dire est-ce que est-ce que on on peut on peut transposer le sujet comme ça de manière frontale en disant l'état de droit est aujourd'hui empêche une candidate de se présenter. La justice fait tout et fait bloc pour empêcher une candidate de se présenter. lever le doig le doig moi je voudrais je disais que Sophie et et Jérôme d'accord euh je disais que d'abord c'était un sujet assez complexe que je dois dire que Marine Le Pen au 20h hier soir était remarquable son discours, le calme la façon dont elle expliquer les choses peut-être que tout n'était pas vrai, j'en sais rien mais c'était remarquable et elle expliquait quand même aussi c'est c'est assez important c'est que il faut distinguer la faute de la sanction et la sanction de ceux qui la qui qui la donnent.

Or moi, lambda citoyenne de lambda, je me suis parmi du mur des cons. Vous savez tous que le syndicat de la magistrature a dans ses locaux fait un mur qui a été photographié. Oui, mais ça c'était il y a 20 ans.

Ah non, il y a moins que une bonne dizaine d'années. Mais ce que je veux dire, je moi je parle de demain je voudrais qu'on parle de demain promu. Ça n'a pas changé de mentalité.

Vous pensez que donc là vous pensez qu'ils ont alors c'est pas savoir ce que vous pensez mais qu'ils ont donc raison d'attaquer frontalement l'institution judiciaire en disant que désormais ce sont eux qui font la bequé. N'est pas le mot. Je n'aime pas attaquer l'institution judiciaire.

Je dis que je n'ai plus confiance dans la justice de mon pays et que j'aurais peur d'être je sais pas soumis à eux. Je je trouve qu'ils ne sont pas justes. Je pense que les Français pensent la même chose.

Je pense qu'on a une justice qui est politisée, qui intervient sur des cas comme ça qui lui nuit énormément. Il s'agit pas du tout de la menacer. Il n'y a pas de contrepouvoir.

Il paraît que c'est normal parce que c'est la justice. Mais je je suis au bout de de ma confiance. C'est quelque chose qui qui est très embêtant.

Mais en aucun cas, on ne doit attaquer la justice de son pays et en la menaçant, c'est évident, mais je veux dire, on a quand même le droit de dire que que c'est c'est assez choquant. Et quand on explique des gens, y compris Jérôme Causa qui m'a envoyé un petit mot, il se trouve que personne n'est parfait, c'est un de mes bons amis et c'est vous savez c'est pas un crime. Non, je suis d'accord.

D'ailleurs, c'est mon ami et je le dis à l'antenne. Euh, il a euh c'est à cause de lui que cette loi est arrivée euh que on a fait la loi euh consistant à rendre inéligible les gens qui avaient fait un détournement de fond public. Je précise qu'il n'a jamais été condamné pour enrichissement personnel. condamnation n'a pas été là-dessus mais bon, il a point pas recommencé l'histoire.

Mais et il a dit à ce moment-là, il a dit "Mais vous êtes dingue, vous allez tous y passer. Vous allez tous y passer. C'est quelque chose qui est assez embêtant.

Alors, je voudrais qu'on remette les choses dans la sans plus avoir peur. Moi, je voudrais revenir sur le jugement lui-même et sur les le fond du jugement. Bon, parce que le problème c'est l'exécution provisoire dans cette seule chose.

Enfin, c'est pas tout à fait la seule chose parce que après les peines encoures, on peut les discuter, on peut les contester. Bon, mais ça c'est l'appel et la cassation et le niveau européen si on veut. la 4e le 4e niveau juridique bon de de juridiction l'exécution provisoire d'abord c'est pas une obligation de la loi contrairement à ce que j'ai entendu c'est à l'arbitrage du juge.

C'est dans la loi c'est une possibilité qui est donnée par la loi mais c'est l'arbitrage du juge. Et sur les 158 pages qui ont été données hier par la juge au nom de ses deux autres collègues, d'ailleurs parce qu'ils étaient trois visiblement, il y a un certain nombre de pages qui sont consacrées à la justification de l'exécution provisoire. Et c'est ça qui est intéressant.

Et que dit le la juge ? Elle dit deux choses. Pourquoi je réclame l'exécution provisoire, enfin je je détermine l'exécution provisoire dans ce jugement pour deux raisons.

Première raison, j'ai peur de la récidive. Or les 23 s'accusés, il y en a plus un qui est député européen. Plus un qui est député européen.

Donc la récidive, moi je veux bien mais comment ? Deuxème point, elle dit "J'ai peur qu'il y ait trouble à l'ordre public parce que parce que madame Le Pen pourrait se présenter étant accusé et donc en appel puisqu'elle va faire appel évidemment hein, c'est déjà fait d'ailleurs. Elle va se présenter à l'élection présidentielle en étant accusée." Oui.

Bon donc ça me gêne. Ça me gêne. Donc elle aurait dû reconnaître les torts.

C'est ce que dit le jugement. C'est hallucinant. C'est hallucinant.

Et troisème point qui me surprend beaucoup, on fait la comparaison avec l'ensemble des gens qui ont été effectivement qui ont subi l'exécution provisoire quand ils étaient élus dans le cadre de leur mandat. Par exemple, Huvert Falco lorsqu'il était président du conseil départemental du Var. Bon, ça n'a strictement rien à voir.

La preuve, c'est que on laisse à madame Le Pen mandat de député. On lui laisse, il est pas du tout contesté. Alors qu'avec une accusation pareille, on pourrait dire bah oui voilà euh le mandat député c'est terminé.

Alors il y a beaucoup de contradictions et je crois que euh sans attaquer la justice, je crois que la justification de l'exécution provisoire n'est pas sérieuse. Voilà. Donc euh pas sérieuse.

Attends, attendez, attendez, je désolé mais on me fait signe. On va faire la pub et on se retrouve juste après et avec exécution provisoire de la pub. Voilà, on est obligé.

C'est ça, c'est c'est comme ça que ça se passe. Allez, à tout de suite. Sud Radio, Sud Radio, parlons vrai, parlons vrai.

Sud Radio, parlons vrai. Continue de débattre avec Sophie de Menton, Frédéric Dab, Brisol, Jérôme Dub. On parle évidemment des des conséquences multiples et et qui n'ont pas fini d'alimenter le débat politique.

On parlait donc de la décision et de cette fameuse exécution provisoire. Jérôme, vous disiez c'est ça qui pose effectivement des des questions. Euh alors exécution provisoire, le mot m'a choisi parce que c'est une exécution immédiate de la peine.

Euh Bris, vous vouliez revenir là-dessus aussi ? Oui, rapidement. Euh vous avez d'un côté la sanction juridique, euh l'éligibilité, la sanction pécunière et vous avez ce que moi je j'interprète un peu comme une sanction politique qui est l'exécution provisoire.

Oui, je rappelle que la juge a dit, il apparaît à titre conservatoire d'assortir la peine d'ingigibilité de l'exécution provisoire à titre conservatoire. Au-delà de ça, pour moi, les conséquences sont multiples et ça rejoint un peu l'ouvrage que nous avons écrit avec Frédéric Dabi. Un sentiment d'injustice vis-à-vis des électeurs du Rassemblement national.

Un sentiment d'injustice qu'ils avaient déjà ressenti lors des dernières législatives. Il a fait 34 % des voix, 11 millions d'électeurs. Marine Le Pen présente à deux reprise au deuxème tour de l'élection présidentielle.

Dans la symbolique, ce n'est pas rien pour l'électeur du Rassemblement national. Une incompréhension auprès de nombreux Français parce que le Rassemblement national qu'on aime ou qu'on aime pas, je prend pas un jugement de valeur mais représente les thématiques qui sont aujourd'hui en haut de la fiche. Attendez, mais il y a quelqu'un d'autre qui peut reprendre le flambre ?

Immigration, insécurité et cetera. Et au-delà de ça, euh moi je je rejoins absolument euh Marcel gaucher, c'est la coupure entre les élites et le peuple. On a eu sous ce quinquen les deux derniers quinquenas, une vraie rupture entre les élites et le peuple.

On a eu les gilets jaunes, on a eu la réforme des retraites avec sa brutalité institutionnelle et physique. On a eu un certain nombre d'événements qui ont conduit à ce qu'une majorité de Français, et c'est ce qu'on voit dans notre ouvrage, considère qu'aujourd'hui vous avez une élite et vous avez le peuple et que cette dicotomie, elle est pérenne. Et un jugement comme celui-ci renforce cette ce sentiment là.

Marcel gaucher qui plut qu'un homme qui qui vient de la gauche disait que le pire ennemi de la démocratie est le moralisme qui l'envahit. Et chevainement Jean-Pierre Chevenement qui est pas un homme de droite dit "Pénaliser à outrance la vie politique n'est pas bon pour la démocratie." Et je pense que tout ça n'est pas bon pour la démocratie.

Est-ce que ça pardonnez-moi, est-ce que ça c'est le résultat du système judiciaire aujourd'hui des lois qui sont fabriquées ? Pardonnez-moi du sujet, je reviens ce que sur ce qu'a dit Sophie. Je voudrais quand même qu'on sujet.

Ça pose la question de voter non mais ça pose la question de voter des lois dans l'urgence. Il y a eu l'affaire qui a il y a eu l'affaire qui a le président de l'époque François Hollande et monsieur SP se sont précipités se sont précipités à chaud. Il faut jamais à chaud pour faire une loi sapin sapin ou sapin 2 je sapin 2.

Donc légiférer dans l'urgence sans percevoir les conséquences politiques sur les uns et les autres c'est peut-être pas une bonne solution. C'est pas un problème de loi, c'est un problème d'interprétation de la loi encore une fois sur les émissions parz-moi est de ne parler que de ça ne cache pas Jérôme est-ce que ça ne vous pose pas pardonnez-moi, ça ne vous pose pas de parler que de ça ? Est-ce que pour vous finalement c'est pas un contrefeu pour oublier qu'il y a quand même une condamnation ?

C'est pas un contrefeu, c'est le principe même, c'est la conséquence du fait que Marine Le Pen ne pourra peut-être pas se présenter à l'élection présidentielle de 2027. C'est bien l'exécution provisoire même en 2004 qu'il fallait pas que quelqu'un qui était condamné pour tel ou tel fait ne pouvait était on va dire illégterz tout ce qui a été dit par les hommes politiques elle a dit ça il y a 15 ans tout ça non elle l'a dit plusieurs fois donc je voudrais juste de contre exemple Brigitte Barège vous connaissez Brigitte Bargitesse de Monteobanit condamné en février 2021 à de l'inibilité exécution provisoire elle quitte son mandat h h 10 mois après appelle h elle est blanchie ouais elle est blanchie mais elle est députée maintenant donc donc elle retrouve aujourd'hui a possibilité de faire appel et deè élément françis pas les juges se déjuger pour Marine Le Pen après le le bin ce que ça a fait je les vois vraiment pas se déjuger François Fillon condamné en 2020 à 10 ans d'igibilité 375000 € d'amende appel en 2022 sa sa peine d'inéligibilité de 10 ans est supprimée donc donc c'est ça pose un sujet comparaison on le dit n'est pas forcément raison mais là l'appel l'appel est bafoué puisque forcément si je suis un peu le raisonnement qui vient dit elle pourrait être relaxée ou condamnée à une peine beaucoup moins lourde en appel sans avoir pu se présenter à l'élection présidentielle le procureur général de la Cour de cassation a redit ce matin que cette décision n'est pas une décision politique. Voilà ce que dit Remy Hes le plus haut magistrat français.

Je fais un petit pas de côté parce que je suis pas je suis pas juriste. Un l'émotion dans le pays n'est pas finte en positif et en négatif. Il y a huit candidatures le Pen dans l'histoire de l'élection présidentielle et elle était Mais ce que je veux dire ça n'enlève pas la possibilité au RN de présenter un candidat en 2027.

J'allais vous le dire. J'allais vous le dire. Euh c'est le fait que euh vous m'avez fait pas mon idée.

Voilà. Voilà. C'est le c'est le fait que euh c'est quelqu'un qui est aujourd'hui en quatif obligé de dimanche en pôle de position pour la présidentielle et ça ne peut pas ne créer une sorte de coup de tonner.

Il y a un coup de tonner le 21 avril sur l'élimination de Jospin. Il y a eu un coup de tonner le 14 mai 2011 après l'élimination queon dont on s'en souvient de Domix Roscan. Ça crée de les mois dans le pays.

Mais c'est vrai, c'est j'étais très intéressant. Hier, je l'ai trouvé comme Sophie combative même pas mal. C'était pas les adieux de de Fontainebleau.

C'était pas je passe le jeu c'est pas ce que je dirais mais je je passe le je passe le flambeau à Jordan. La manière dont on en a parlé, c'est il est un atout formidable, ne l'utilisons pas tout de suite. Donc est dans une logique de résilience assez incroyable.

Mais c'est vrai et là je partage complètement votre point de vue. D'ailleurs, il y a une enquête de vote qui est sortie ce matin où le socle électoral de Bardella c'est pas un 4e couteau, c'est le chef du c'est le chef du parti. C'est celui qui a mené l'URN à la bataille et à la victoire aux européennes et aux législatives au premier tour avant d'être surmergé par le Front républicain.

Et dans ce cadre pour l'instant pour l'instant les électeurs RN vont sans problème du vote Marine Le Pen au vote maintenant c'est pas la même histoire c'est pas le même lien avec les Français et Marine finalement c'est pas c'est pas la suite mais simplement par rapport à ça je voudrais qu'on revienne à ce que vous ce qu'on disait au début cette stratégie aujourd'hui d'attaquer frontalement de de dire la justice nous en veut l'état de droit aujourd'hui c'est c'est effectivement ce qui empêche la démocratie d'avancer est-ce que c'est quelque chose Il faut il faut être plus précis que que ça dans ces attaques. Il faut prendre le texte comme comme on l'a fait tout à l'heure, regarder les interprétation du juge qui sont des interprétations à mon avis euh je dirais pas politicienne mais à minima politique et non pas juridique. C'est évident.

Comment voulez-vous dire que on a condamné un système qui ne peut plus exister aujourd'hui puisque les 23 condamnés sont ne sont aucun d'entre eux n n'est députés européens et on pourrait avoir une crainte de reconstitution du système ? Enfin, ça tient pas 2 secondes la route. Ça ne tient pas 2 secondes la route.

Voilà. Mais je n'attaque pas moi l'état de droit, ni la justice, ni qui que ce soit. J'attaque cette justification de l'exécution provisoire.

C'est un peu différent. BR Oui, moi aussi. Moi je que les politiques ne soient plus protégés par leur statut lorsqu'ils commettent un délit de droit commun.

Ça ça constitue bien entendu un progrès. Mais on a aujourd'hui une autre tendance qui se dessine qui qui conduit à s'interroger lorsque les juges sont appelés à intervenir un peu dans l'activité politique. Voilà, le sujet il est là.

C'est-à-dire que on aurait pu avoir une décision où Marine Le Pen était condamnée avec sans avoir une exécution provisoire. Je le sujet il est là. Oui, c'est qu'elle était pas disqualifiée au plan moral si elle avait été condamnée sans exécution provisoire.

Quelqu'un qui aspire aux plus hautes fonctions de l'État. D'abord, elle a droit à l'appel et à la cassation et au niveau européen. Donc il il y a trois euh tris exiges deèement la moralité du candidat c'est au peuple de tranché.

La moralité du candidat c'est au peuple de trancher. C'est pas sûrement pas à la justice. Ce qui est incroyable c'est qu'on a un peu l'impression que le peuple s'en fiche.

Vous vous souvenez-moi. On va on va ou moi ça m'a rappelé une affaire en 1969, c'est l'année de ma naissance. C'était l'affaire l'affaire Markovic. pas si vous vous souvenez, Pompidou disait "La justice s'intéresse plus à moi et à mon épouse euh qu'à trouver vraiment l'auteur du crime." Donc voyez déjà voilà, il y a il y avait un sujet c'est qu'après le syndicat de la magistrature est né après 1968.

Alors je vais pas vous refaire l'histoire de de toute la magistrature mais voilà. Oui. Enfin là c'était ses amis qui voulaient torpiller.

C'était un peu différent. Oui mais voilà mais il y avait déjà un sujet entre entre le politique le sujet entre le politique et la jus les officines gaulistes voulaient torpiller Pompidou c'est le sujet entre le politique à la justice a toujours continué on avait vu dans les années 80 90 avec l'affaire qui a concerné les socialistes avec l'affaire urbain euh les affaires financières indépendamment de tout ce qui s'est passé avant Fillon et cetera, Fillon, il a pu se présenter, il a fait 20 % il a été battu au premier tour, c'est comme ça mais là elle ne peut pas se présenter en l'état actuel des choses. ne peut plus se une toute petite fenêtre judiciaire la première fois dans l'histoire de la 5 république qu'un candidat qui fait 35 % comme tu l'as dit tout à l'heure ne pourra pas concourir moi je trouve ça incroyable ben peut-être queon va pouvoir en parler aussi alors Jordan Bardella Jordan Bardella, le plan B comme on dit aujourd'hui pour l'instant on le met en réserve ce que vous dites Frédéric Dabi pour des questions de stratégie aussi judiciaire on gripe à toutes les cartouches Mais ça rebat les cartes aussi sur absolument toute la stratégie.

Ça reb Oui, ça rebat les cartes un très peu niveau. D'ailleurs, le socle électoral est un peu inférieur à celui de Marine Le Pen mais il est très élevé hein. C'est quand même fou.

J'ai j'ai en tête l'enquêtifidal pour le Far Sud Radio de décembre dernier où Bardella qui n'a jamais fait le moindre signe vers une présidentielle fait 34 35 %. Un score à la France au Mitérin en 1988. Ça rebogiquement parce que même si les scores sont proches, le socle électoral de Jeand Bard est plus jeune, plus fort dans les catégories supérieur et moyenne notamment des cadres, plus fort chez les dirigeants d'entreprise que le socle de Marine Le Pen.

Et puis d'un point de vue stratégique, Marine Le Pen était dans le dans le dans les pas de son père sur le côté ni gauche ni droite et gauche droite si je puis dire alors que Bardella a a parlé à plusieurs reprises du nom des droites dans l'hypothèse retaillot de l'enquatif JDD. Alors bien sûr prudence mais l'addition intention de vote en faveur de du poignant Rotaillot Le Penzemour fait 56 %. C'est largement majoritaire.

Voilà c'est je vous laisse avec cette moment où il faut le faire cette alliance. parce que on en sortira jamais. C'est pas tellement une question d'idéologie.

Bon, ils sont plus extrêmes, ils sont pas à droite, qui se débrouillent à droite mais il y a un moment où il faut le faire pour avoir une majorité 56% c'est pas sûr que ça suffise. Et puis c'est de la l'électoral, c'est pas de l'arité. Est-ce que c'est une si mauvaise chose que ça ?

Je je vais faire volontairement de la provocation de savoir qu'éventuellement Marine Le Pen serait en jeu pour 2027 pour le Rassemblement national et une si mauvaise nouvelle que ça pour certains on dit que certains ont Rassemblement national disent que finalement c'est le moment de passer la main. Non non sérieux. Moi je suis très circonspect sur Bardella.

Je vois les intentions de vote. Je vois qu'il est quasiment au même niveau que Marine Le Pen. Je trouve que sa campagne des législatives a été extrêmement chaotique.

Il changeait d'avis toutes les 5 minutes. Le programme, on savait plus ce que c'était. C'était la retraite à 60 ans.

Le lendemain c'était 62 ans. Après, ils se sont ils ont essayé dans de de de mettre ça en disant on va on va remettre un peu de pénibilité et cetera. Tout ça était d'un flou absolu.

Je l'ai pas trouvé sûr de lui. Pas du tout. Je l'ai trouvé très hésitant.

H je pense que c'est pas du tout le même calibre. Voilà. Mais je peux me tromper hein.

Ouais. On on va s'interroger dans un instant après. C'est une question de calibre.

La présidentielle elle est pas tout de suite tout de suite. Ce mec il avance avec une mesure pour son âge qui est absolument stupéfiante. Il va être entouré si j'ai bien compris pour avoir Marine Le Pen comme premier ministre.

Donc enfin ça c'est les journalistes qui disent ça. Oui, c'est les journalistes qui ont dit ça. Mais après tout alors le pouvoir se le pouvoir se déplacerait à ce que je vous disais tout à l'heure, c'est que je pense que cette affaire là symboliquement est très très forte pour une majorité de Français.

Et vous voyez ce clivage entre l'élite et et le peuple enfin qui traverse tous les partis politiques he modérés, les socialistes comme les républicains. Moi je pense que cette affaire là peut renforcer cette dicotomie entre les élites et le peuple et finalement élargir le socle électoral des des partis qui sont plus à droite ou plus à gauche. Voilà, c'est un peu mon mon sentiment et mon analyse politique de cette affaire là.

En tout cas, c'est que c'est une présidentielle donc c'est on est à 2 ans de la de la présidentielle. C'est c'est énorme 2 ans, il peut se passer des tas de choses et je pense que le la duplication de de Marine Le Pen par Jordan Bardella n'est pas aussi évidente que ça. Allez, on va continuer de parler ça de ce séisme politique évidemment avec aussi donc votre interprétation de la petite phrase prononcée ce matin par François Baou premier ministre he qui dit que la France est le seul pays où on peut faire ça.

Est-ce un premier ministre de dire de tels propos après une décision de justice ? On voit ça avec vous quatre dans un instant. À tout de suite.

Sud radio, votre attention est notre plus belle récompense. Christine Bouillot. Allez, on continue Sophie de Menton qu'elle est passionnée, qui est très en forme aujourd'hui.

Frédéric Dabi, Jérôme Dub Brisocool. On continue de parler évidemment des conséquences de cette condamnation hier dans le procès des assistants parlementaires du Rassemblement national avec ces 5 ans d'inéibilité euh prononcé avec exécution provisoire contre la patronne hein historique du Rassemblement national qui s'exprimait tout à l'heure en conférence de presse je pense dans les bureaux de de l'assemblée. On va regarder avec délectation je pense cet après-midi aussi les questions au gouvernement à l'Assemblée nationale.

Je fatigue moi vos délectation mais c'est c'est c'est notre métier nous c'est pour ça qu'on se délecte. Non, je plaisante. Je voudrais qu'on revienne avec vous sur cette phrase un peu.

Alors hier on était tous à se demander ce que voulait dire François Baot quand il disait qu'il avait été troublé par l'énoncé du jugement. Et ce matin, selon nos confrères de RTL, François Baou a réagi à cette exécution provisoire en disant "La France est le seul pays à faire ça." C'est un regret du Premier ministre lors d'un petit- déjeuner du socle commun à Matignon, il y avait plusieurs participants, donc il a certainement autorisé la fuite de ses propos.

Il est mal à l'aise sur le fait que ce type de mesure sème le doute chez nos concitoyens et alimente la défiance envers la justice. Selon ce chef de groupe et ben le Premier ministre a reconnu par ailleurs avoir soutenu la loi Sapin 2 qui introduit donc cette peine d'inégibilité automatique en cas de manquement au devoir de probiter des élus parce que c'était dans l'aire du temps à ce moment ça on gouverne dans l'air du temps de toute façon c'est le propre des gouvernements. Mais que un un élu soit en règle et réglau, ça vous paraît pas juste logique ?

Ça me paraî Ils ne le sont pas. Alors, d'abord, on va partir de la base. Ils ne le sont pas.

Il y a qu'à voir le nombre. Oh, très peu. Il y a qu'à voir le nombre qui ont été accusés récemment.

Alors, il y a des degrés, il y a des endroits où il y a la femme qui est assistante parlementaire, on a le droit si elle vient quand même un petit peu. Ils ne sont pas réglot. C'est assez euh euh on a on a des des gens enfin je suis désolée, on a des gens à l'assemblée qui vont acheter de la drogue sur un qu de métro à un mineur, mais c'est pas grave.

Euh on a aujourd'hui, je trouve une une forme d'immoralité ambiante. Bon, ça c'est une chose euh par rapport à ça pour dire ce qu'a dit le premier ministre, il est un peu gêné aux enournures parce que ça a été son cas. Mais coup de bol, il a pas été directement visé.

Mais au au Parlement européen, il était plus député européen. Il était plus député. Oui, c'est ça.

Il a pas été directement visé, mais c'est passé prêt quand même. Ah bah, il a été euh il était président du modème. Président.

Quand on sait quand on connaît le fonctionnement du modem, tout remontait au président. Et en plus, il a été c'est il a fait la même chose que Marine Le Pin disonsle. Il a été relaxé.

J'ai lu ça au bénéfice du même chose. Oui mais le Oui, c'est le même système. D'ailleurs, il y a pas et lesf va être dans le dans le l'œil du cyclone aussi.

Et quand vous regardez ce qui se passe euh dans un certain nombre de pays européens, c'est la même chose pour un certain nombre de partis podemos en Espagne et dans le collimateur aussi pour les mêmes raisons d'utilisation d'assistants parlementaires à des fins d'organisation du parti et non pas à des fins de travail parlementaire de députés européens. là-dessus. Marine Le Pen a été assez juste.

Elle a expliqué clairement. Oui, mais en 2 secondes Bou, c'était le même cas. C'est-à-dire que peut-être que l'Europe pourrait en tout cas définir très précisément ce que doivent faire les assistants parlementaires parce que il y a des politiques français qui disent quand j'ai un assistant bah oui, il s'occupe aussi de Il l'ont fait.

Ça y est, ils l'ont fait. Depuis quand ? Depuis depuis 2 3 ans.

Euh Bron ça a été fait. Ils ont ils ont revu pour revenir à François Bairou. Il est dans la logique de ses déclarations précédentes.

Euh je sais pas si vous vous souvenez, pardon, au mois de janvier dernier, il disait "Je pense qu'il est très dérangeant que des jugements soient prononcés sans qu'on puisse faire appel." Donc ça c'était au mois de janvier. quelques jours après, il parlait justement du du sujet des des collaborateurs parlementaire et et des partis politiques.

Il disait euh c'est une accusation injuste que de penser que le parti politique n'aide pas ses députés européens. Donc il était déjà imprégné ce sujet et sa déclaration du jour et la suite logique de ses prises de position préalable. Alors, il était déjà premier ministre, hein, lorsqu'il s'exprimait sur ces questions-là, mais la la encore une fois, la question de l'appel, euh la question du rôle des attachés parlementaires, on est un peu au cœur du sujet, mais s'il veut aller jusqu'au bout de la logique, euh peut-être qu'il faut changer la loi.

Euh et est-ce que ça serait bien vu par le public euh de faire une loi à nouveau et qui faciliterait, excusez-moi, Christine, ça ne ça ne parle pas aux gens. quand la classe politique se parle à elle-même, s'organise, al rappelez-vous pour les plus anciens au moment de la loi sur la au moment de l'affaire urba, la loi de moralisation, il y avait une amnistie générale. Ça avait été très bien très bien pas vu, très mal vu, très mal vu par les Français sur le mode c'est c'est ce que disait Bris eux et nous ce qu'on appelle le clivage gros petit, c'est-à-dire que tous les toutes les actions menées par les politiques, c'est pour eux, c'est pour les gros. le gros au sens très très large, c'est le député qui s'amnistie, c'est la banque qui est renflouée, c'est l'entreprise même si c'est faux qui reçoit énormément d'aide.

Donc tout ça, c'est ça ce clivage vertical qui structure la vie politique française. Et effectivement euh Bris a tout à fait raison. L'affaire Le Pen qu'on le veuille ou pas va chez une partie plus ou moins grande des Français structurer sur on l'a éliminé alors qu'elle voulait gagner le qu'elle pouvait gagner le système se protège dans quelques semaines.

On va fêter au commémoré c'est selon les 20 ans du référendum du 29 mai 2005 le nom les Français ont dit quelle Europe ils voulaient. quelle Europe il ne voulait pas dans une campagne en souven peut-être très intense de très très bon niveau et finalement personne nen a tenu compte les français ont eu le sentiment que de 3 ans après traité de lisbonne on ais l'article 4le 9 et on est allé contre le vote des français c'est peut-être ce sentiment qui pourra émerger par rapport à l'affaire de Pen moi j'en reviens à aux déclarations de de François Baou il se pose les mêmes questions que celles qu'on a évoqué tout à l'heure sur l'interprétation de l'exécution provisoire parce que en réalité je je veux pas me polariser là-dessus Mais le doute il est là et je pense que le doute du premier ministre il est là-dessus. Quand à refaire une loi, c'est vraiment pas le moment honnêtement.

D'abord est-ce qu'il y aura une majorité ? Deuxièmement c'est pas du tout dans l'actualité des Français mais pas du tout au lieu on veut supprimer des lois enfin c'est pas c'est pas bien sûr avec un autre paramètre pour François Beou qui est de garder sa majorité. Ça peut être aussi un signe aussi donné, il a une majorité, tu sais, c'est nouveau ce matom relative.

Ça peut être un signe donné au rassemblement national parce que si demain vous avez une motion de censure, voilà. Euh après si elle si a une motion de censure donc il y a à nouveau des élections, elle peut plus représenter Marine Le Pen, elle perd son mandat. Non, mais sûr que François Bou, il peut y avoir une censure sans dissolution.

Sans dissolution Franç, c'est pas automatique à mon avis. Pense aussi peut-être une notion de sens à son national. Elle doit être un peu colère.

Elle doit assez envie de faire une notion de censure. Euh sans sans lire dans une boule de cristal. Frédéric, je vais je vais finir avec vous.

Les les les sondages, on a beaucoup parlé des sondages pour expliquer que c'était la favorite et cetera. Aujourd'hui, les sondages vont avoir une une place capitale dans les semaines qui viennent là pour le temp politique. Je rappellerai quelque chose.

Les sondages de premier tour, Marine Le Pen et le RN ont toujours un problème avec le second tour qui crée les conditions d'un vote d'élimination. C'était la phrase de Guimolet que Charles Pasco avait popularisé au dans une élection premier tour on choisit au second tour on élimine. Et c'est vrai que quand on est à 36 37 % quand on a des réserves de voix les personnes de Zemour et du Poignant, on a moins peur du second tour.

Mais le vote d'élimination de la marque Le Pen aurait pu être un moment très compliqué pour cette dernière. Elle n'a plus pas fait des campagnes de second tour extraordinaire en 2017 et 2022. On est à un moment où euh l'inédit devient une forme d'habitude.

Et ce qu'on peut dire aujourd'hui très modestement, c'est qu'on ne sait pas quel sera les candidats et candidates en ligne de départ pour 2027. Jean-Luc Mélenchon se positionne comme le champion euh de la gauche. Euh il y a d'autres candidats à gauche, à droite et dans le bloc central.

En tout cas, ce qui est intéressant, ce qui paraissait une certitude, Marine Le Pen, candidate pour la 4e fois, de dire maintenant quelque chose non pas euh de euh d'impossible mais de très aléatoire. Allez, merci beaucoup. Euh évidemment, on y reviendra demain et on continue d'en parler dans les émissions ce soir dans les vraies voies mais dans un instant aussi avec André Berkov sur Sud Radio.

Merci Brisocol, Jérôme Dub, Sophie Menton, Frédéric Dab infos et donc la place ensuite André Berkov. Bonne journée. Sud Radio.

Sud Radio, parlons vrai. Parlons vrai.