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Discours / meetingJean-Luc Mélenchon (sur YouTube)· 18 janvier 2024 118 minAutoproduitActualité / polémiqueEurope & internationalJusticeInstitutions & électionsDéfense

Comprendre ce qu'il se passe au Proche-Orient

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 6:00Locuteur 2Fait
    « Le bilan c'est qu'il y avait des raisons de s'en plaindre mais il y avait aussi une raison d'observer que puisque c'était un ordre et bien ma fois on pouvait le contester, le discuter, imaginer des manières d'y introduire de la justice. »
  • 8:00Locuteur 2Fait
    « Cette période s'est achevée en 1991 90-91 après la chute du mur de Berlin. »
  • 10:00Locuteur 2Fait
    « Et tout aussitôt, ce qui était alors la seule puissance ou en tout cas la seule puissance militaire de ce niveau, les États-Unis d'Amérique ont proposé la mise en place proposée. Oui. ont proposé la mise en place d'un nouvel ordre mondial. »
  • 12:00Locuteur 2Fait
    « Et naturellement ça ne l'a pas été. Ça a été au contraire une occasion d'amplifier le désordre à la pagaille, la violence de toutes sortes et le peuple iraakien le premier à payer très cher cette tentative. »
  • 15:00Locuteur 2Fait
    « Et ça ce qui en est suivi, c'est l'invasion de l'Afghanistan. 2e round, on va vous montrer ce qu'est le nouvel ordre du monde qui s'est terminé piteusement 20 ans après par une évacuation qui ressemblait davantage au départ du Vietnam que à une évacuation ordonnée. »
  • 18:00Locuteur 2Fait
    « Et donc ça signifie à ce moment-là que quelque chose est rompu, c'est-à-dire la capacité du gendarme à faire respecter sa loi. »
  • 20:00Locuteur 2Fait
    « Et depuis, les choses vont cas un cas jusqu'au point où toujours dans l'idée de d'organiser le monde, l'extension de l'OTAN arrive aux portes de la Russie, finit par représenter une menace telle qu'un nouvelgli surgit qui se termine, je fais bref, par l'invasion de l'Ukraine. »
  • 23:00Locuteur 2Fait
    « Et puis au Moyen-Orient, il y a que comme conséquence de la deuxième guerre mondiale a été accepté l'idée de la création d'un État, l'État d'Israël à un endroit qui était déjà peuplé, déjà occupé et déjà administré. »
  • 26:00Locuteur 2Fait
    « Et cette affaire a évidemment bénéficié d'un consensus qu'on comprend parce que il y avait eu l'abominable tuerie de la Choa qui reste un événement mondial majeur qui nous oblige tous le temps à nous souvenir que le pire est possible. »
  • 29:00Locuteur 2Fait
    « Et je le rappelle parce que dans les lois françaises, le devoir d'obéissance n'est pas étendu jusqu'au crime pour ceux qui accomplissent le devoir d'autorité et d'obéissance. »
  • 32:00Locuteur 2Fait
    « Et combien d'autres ? Enfin, il y a des morts de froid mais comme nous le suggère le journal Le Monde, il y a pire. »
  • 35:00Locuteur 2Fait
    « Donc je vous ai décrit cet ordre du monde en vous disant voici le point où nous en sommes. Nous sommes dans une phase où se règle dans un nombre croissant de situations par la violence les problèmes non réglés. »
  • 43:00Locuteur 2Fait
    « Et si vous allez chez le voisin pour y tuer du monde, c'est ça la souveraineté du voisin que vous violez. »
  • 46:00Locuteur 2Fait
    « Ce sont des menaces qu'on doit prendre au sérieux. »
  • 0:15Jean-Luc MélenchonFait
    « Nous sommes profondément préoccupés par le soutien de certains gouvernements à la stratégie de guerre d'Israël contre la population assiégée de Gaza et par l'incapacité du système international à se mobiliser pour empêcher le génocide. »
  • 0:30Jean-Luc MélenchonChiffre
    « 70 % des décès sont des femmes ou des enfants. 70 %. et 180 accouchent chaque jour dans les conditions du bombardement permanent de Gaza. »
  • 0:45Jean-Luc MélenchonFait
    « Il y a 5 points qui définissent un génocide. meurtre de membres d'un groupe pour des raisons ethniques supposé raciales ou religieuses. »
  • 5:20Jean-Luc MélenchonFait
    « La France continue à incarner aux yeux d'innombrables peuples un certain nombre d'idées qui sont nées et qui ont été appliqués dans la grande révolution de 89. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonsoir tout le monde. Finalement, c'était assez dégagé à l'entrée. [grognement] J'ai pu rentrer presque à l'heure.

Bon, merci à toutes et tous d'être là. Je renoue dans un contexte particulier avec une habitude des comprer-rendus à l'issue de missions internationales. Tout le monde entend bien ?

Le réglage est terminé les camarades. Merci à tous ceux qui organisent tout ça matériellement. Évidemment, dans le contexte dans lequel se situait ce déplacement, il va de soi que [grognement] vous y avez attaché comme nous-même une certaine attention d'autant que ça prenait la place une place à l'intérieur de tout un dispositif de combat et d'action en relation avec notre mobilisation pour le cesser le feu à Gaza comme mot d'ordre central. organisant le reste de la situation là-bas.

Alors, le le visuel annonce quelque chose de terrifiant que je vais faire une conférence sur le moment politique en France et à l'international. Donc, j'espère que vous avez tous amené vos sacs de couchage thermo. Bon, donc je crains d'être obligé de réduire un peu les ambitions qu'on m'a d'abord prêté. pour ce moment, mais il faut bien quand même commencer tout de suite à entrer dans le vif du sujet.

Évidemment que l'appréciation que nous portons sur le moment politique international est modifié par les événements qui animent cette situation internationale et que ceci a évidemment un impact dans tous les compartiments de l'activité humaine et la politique nationale. Je pourrais résumer en caricaturant que dès lors que la libre circulation n'est plus assurée en mer rouge, il est tout à fait évident que ça a un impact sur les prix et dès lors ça a un impact sur l'emploi et dès lors ça un emploi un impact sur la vie des gens. pour prendre un exemple qui montre ce que sont ces enchaînements ou en définitive et je demande aux militants que vous êtes d'y penser toujours contrairement à ce que l'intuition pourrait suggérer, c'est d'abord le global qui institue le local.

Évidemment, l'événement local participe d'une réalité mais la réalité d'ensemble s'impose à lui et la module. Par conséquent, une guerre surtout à des endroits névralgiques de la mondialisation capitaliste comme les la situation des riverins des frontaliers du canal de Suèse et de la mer rouge a un impact sur le le commerce mondial et sur toutes les relations. Il faut d'un petit coup d'œil se souvenir que cet ordre global du monde peut-être un désordre global.

Il est d'ailleurs rarement totalement ordonné. Mais la dose de désordre et de chaos peut-être plus ou moins grande et impacter plus ou moins nos activités les plus quotidienne. Nous avons vécu, certains ici dans cette salle, pas tout le monde, un ordre du monde stabilisé par la relation est-ouest et la confrontation sous la forme de la guerre froide entre le tiers de l'humanité dans des pays qui avaient échappés au marché capitaliste.

à l'intérieur de ce qu'il était convenu d'appeler le camp communiste et d'autre part l'Ouest, c'est-à-dire le camp capitaliste de la liberté, du bonheur, de la joie de vivre permanente et ainsi de suite. Le bilan c'est qu'il y avait des raisons de s'en plaindre mais il y avait aussi une raison d'observer que puisque c'était un ordre et bien ma fois on pouvait le contester, le discuter, imaginer des manières d'y introduire de la justice et cetera et cetera et cetera. Cette période s'est achevée en 1991 90-91 après la chute du mur de Berlin.

Et tout aussitôt, ce qui était alors la seule puissance ou en tout cas la seule puissance militaire de ce niveau, les États-Unis d'Amérique ont proposé la mise en place proposée. Oui. ont proposé la mise en place d'un nouvel ordre mondial.

C'était les termes utilisés par George Bouche pour parler de ce qu'il comptait faire et dont il faisait la démonstration en Irak. 500000 hommes matériels, des quantités considérables, une coalition gigantesque qui était destiné à faire rentrer dans ses frontières l'armée de l'Irak et son dirigeant Saddam Hussein qui était dans l'impossibilité de régler les dettes qui résultaient de la guerre qu'il avait mené pour le compte de entre guillemets l'Occident en Iran. période où en effet d'un côté les uns étaient entrés par l'Iran et les autres par l'Afghanistan pour rétablir l'ordre perturbé par la révolution iranienne et dont il craignait la contagion sous une forme ou sous une autre.

Je vous rappelle ce passé profond pour que vous ayez en tête le tableau et les raisons qu'on avait déjà à l'époque de dire qu'il était peu probable qu'une opération du type de l'invasion de l'Irak soit réellement un facteur de stabilisation de la région. Et naturellement ça ne l'a pas été. Ça a été au contraire une occasion d'amplifier le désordre à la pagaille, la violence de toutes sortes et le peuple iraakien le premier à payer très cher cette tentative puisque non seulement il a dû subir de guerres mais surtout il a dû subir 10 ans de blocus pendant lesquels les pires calamités se sont déchaînées sur lui. cet ordre, il a très vite rencontré ses limites et le prévoyant sans doute des gens ont proposé une théorie pour expliquer ce que serait le prochain désordre et les raisons de combattre du pour le prochain ordre.

C'est la théorie du choc des civilisations dans un document publié en 1996. Je rappelle à l'instant la date c'était 91, la chute de l'Empire soviétique. Et en 1996 donc paraît ce cadre d'analyse qui est aussitôt approuvé par toutes les excellences et les importants qui s'empressent de dire tout le reste n'est que fadèz.

Notamment ce pauvre qui avait écrit ce bouquin en expliquant que c'était la fin de l'histoire. dit non mais vous n'y pensez pas à la fin de l'histoire, il peut pas en être question. Euh ça signifierait la fin de l'économie d'armement aux États-Unis d'Amérique qui est le principal vecteur de l'activité économique de ce pays puisque'à chaque fois qu'il entre en récession et c'est à peu près tout le temps, il relance la mécanique par l'économie d'armement.

Donc pas question de fin de l'histoire mais un bon choc des civilisations avec en ennemi commun euh l'islam qui serait un facteur de génération spontanée du terrorisme. Cette équation simpliste a été proposée pour expliquer pourquoi il fallait ici attaquer là-bas se défendre et cetera. Évidemment que cette vision du monde et l'ordre qui a suivi était totalement instable et on l'a immédiatement constaté avec l'attentat contre les deux tours à New York, les Twin Towers dont chacun se souvient.

Acte épouvantable, acte terroriste épouvantable conduisant à l'assassinat de plus de 3000 personnes innocentes qui se trouvaient là dans ces deux tours sans que elles aient de d'aucune façon partie prenante à tous ces conflits. Et ça ce qui en est suivi, c'est l'invasion de l'Afghanistan. 2e round, on va vous montrer ce qu'est le nouvel ordre du monde qui s'est terminé piteusement 20 ans après par une évacuation qui ressemblait davantage au départ du Vietnam que à une évacuation ordonnée.

Et donc ça signifie à ce moment-là que quelque chose est rompu, c'est-à-dire la capacité du gendarme à faire respecter sa loi. Et depuis, les choses vont cas un cas jusqu'au point où toujours dans l'idée de d'organiser le monde, l'extension de l'OTAN arrive aux portes de la Russie, finit par représenter une menace telle qu'un nouvelgli surgit qui se termine, je fais bref, par l'invasion de l'Ukraine, nouvelle violation des fondamentaux de l'ordre international car franchir la frontière du voisin s'rompre avec l'ordre international et ainsi est créé une sorte de jurisprudence qui aussitôt porte donne ses fruits. leur regroupement de toute l'Europe pour lutter contre la barbarie et pour la civilisation et qui se traduit par des sanction économique qui se traduit par l'interruption des fournitures qui arrivent de l'Est quand bien même sont-elles indispensables à l'Europe elle-même et puis l'explosion fort bien calculée du tube là qui transbahute le gaz hein le gaz auuc euh nchemmol stream qui intervient pile poil le lendemain fin du jour où l'autre moyen d'accès est ouvert.

Mais on voit que il y a une situation et une nouvelle fois et bien c'est la guerre et la guerre dure et la guerre prend immédiatement une allure de guerre totale qu'on avait vu auparavant en Syrie, qu'on avait vu auparavant en Tcheniie, qu'on avait vu auparavant dans trois quatre endroits que j'ai résumé en disant une période d'instabilité il y a un instant mais qui a des caractéristiques de guerre de guerre totale. C'est la guerre en milieu urbain. C'est le massacre de toute la population pour obtenir un résultat militaire qui pour finir n'est jamais obtenu.

Et quand cette déstabilisation intervient, on voit ici là qu'elle suggère des idées. Et c'est comme ça que l'Azerbaïdjan qui fournit du pétrole à l'ouest et qui sait qu'elle est sur le chemin de passage d'un pipeline. Suivez les pipelines, vous trouverez les guerres.

Qui contourne l'enclave du Haut Caraba arménien décide d'envahir l'enclave en question et de jeter tout le monde dehors. 120000 personnes d'un seul coup évacué dans secteur de la carte. Tout ça c'est sous nos yeux.

Alors, les Européens peuvent penser que tout ça est lointain, folklorique et exotique, mais l'ordre du monde nous intéresse tous. Pourquoi ? Pas seulement parce que nous sommes des êtres humains et que en principe aucune misère qui arrive à quelqu'un d'autre ne devrait nous laisser indifférent, mais aussi parce que il y a 180 nations, 95 nations dans le monde réperturié à l'ONU et il y en a 126. qui ont un différent frontalier, c'est-à-dire 75 % d'entre elles.

Et sur ces 126, 50 ont un conflit armé. Dès lors, chaque fois qu'un conflit armé éclate quelque part et qu'il implique les grandes puissances, la manière avec laquelle ce conflit se déroule intéresse tous les autres. Et notre intérêt est qu'il ne surgisse pas de ces combats des jurisprudences qui autorisent les autres comme ça a été le cas en Azerbaïjan à faire ceci ou cela en imitation d'eux.

Et maintenant nous sommes entrés dans une phase aigue de non règlement des problèmes anciens dans tout ce que je vous ai dit. Salut Jérôme entrée discrète du propriétaire des lieux. Merci camarade qui lui a cédé son siège.

Il y a donc des privilèges ici en pleine terre communiste. Bon, merci Jérôme. En tout cas, merci en tout cas une fois de plus d'avoir prêté votre local et j'en profite pour dire que nous continuerons à le faire aussi longtemps que tu accepteras de nous accueillir et que nous n'avons rien à faire des campagnes d'intimidation, de diabolisation de nos camarades Trotskis qui sont nos camarades et nos alliés dans le groupe insoumis. [applaudissements] Donc dis-je, l'ordre du monde est une question qui nous préoccupe et qui nous implique et il faut bien face à cet ordre du monde avoir des règles de comportement.

Alors, on peut commencer à dire, peut-être que certains le diraient et je pense qu'ils auraient en partie raison, et bien changeons les bases du désordre du monde et nous mettrons le monde en ordre. C'est évidemment ce qu'il faut faire au quotidien, mais la vérité c'est aussi qu'on doit se préoccuper de penser qu'il y aura une transition entre aujourd'hui et ce futur délicieux et que entre les deux, il faudra bien trouver des règles sur lesquelles tout le monde s'accorde. Il y a eu des périodes où il n'y en avait aucune, c'est-à-dire que c'était la loi du plus fort et on pouvait anglais français entrer en Chine, tuer tous ceux qui se trouvaient sur le chemin pour obliger à fumer de l'opium et désarmer ce qui était le premier PIB du monde, ce que tout le monde a l'air d'avoir oublié aujourd'hui.

Mais telle était la situation au 19e siècle. Il y a eu cette période et puis il y a eu l'abominable boucherie de la guerre de 141 dont la seule réponse progressiste a été la révolution d'octobre pour faire naître un autre monde que celui qui conduisait à des tueries de cette ampleur. Et à partir de là, ceux qui tenaient l'idée qu'il fallait une organisation du monde ont fini par obtenir la société des nations.

Ensuite, ce sera l'ONU après la deuxième guerre mondiale. Mais à chaque fois, on a la même situation. La pagaille sur la base de de conflits non réglés.

Et à un moment donné, on fait durer, on fait durer, on fait durer tant qu'on peut et puis à un moment donné, il y a un conflit qui prétend dénouer la situation par la violence. C'est exactement ce qui est arrivé avec toutes les conséquences d'une part des questions non réglées ou mal réglées de la deuxième guerre mondiale et d'autre part de la chute de l'URSS. La chute de l'URSS c'est un empire qui finit dont personne n'a jamais discuté la dislocation.

Si bien que les conflits de frontières pululent dans cette zone du monde qui était autrefois organisée par le communisme. Et vous n'avez pas fini d'en voir car si vous croyez que le seul problème qui est de frontière, c'est celui de la Russie avec l'Ukraine, c'est que vous oubliez ce qui peut avoir entre la Pologne et l'Ukraine, la Hongrie et l'Ukraine, la Hongrie et la Roumanie ou la Bulgarie et cetera et cetera et cetera. Et puis au Moyen-Orient, il y a que comme conséquence de la deuxième guerre mondiale a été accepté l'idée de la création d'un État, l'État d'Israël à un endroit qui était déjà peuplé, déjà occupé et déjà administré.

Et cette affaire a évidemment bénéficié d'un consensus qu'on comprend parce que il y avait eu l'abominable tuerie de la Choa qui reste un événement mondial majeur qui nous oblige tous le temps à nous souvenir que le pire est possible et qui plus est le pire organisé de manière méthodique par un gouvernement qui trouve dans ce type de circonstan la complicité comme le dit le philosophe Anna Arent de la complicité de tous ceux qui par routine et obéissance et et obéissance formelle concour au crimes et se sentent absolument pas responsable des conséquences de ces crimes. C'est ce qui était apparu clairement au procès d'Aichman à Jérusalem où Hashmain à toute la question qu'on lui pose à la fin de manière formelle. est un tribunal, on lui demande telle accusation et sa réponse est non coupable dans les conditions citées par le tribunal. ce qui signifie non coupable parce que j'ai obéi et que comme j'ai obéi, je ne peux pas être mis en cause.

J'ai réentendu le thème du non coupable au procès du général Viola où je me trouvais accompagner des témoins et où les militaires disaient à chaque fois qu'on leur posait une question embarrassante, mais enfin c'est quand même bien vous qui avez donné l'ordre d'aller avec le camion ramasser ces personnes. C'est bien vous qui avez déshabillé les gens et qui les avez fusillé. Répondz devoir d'obéissance.

Et ça a été toute une bataille des juristes argentins et des militants pour dire mais le devoir d'obéissance n'est pas étendu au crime. Et je le rappelle parce que dans les lois françaises, le devoir d'obéissance n'est pas étendu jusqu'au crime pour ceux qui accomplissent le devoir d'autorité et d'obéissance. Et je pense qu'un jour ou l'autre, on finira par interpeller ceux qui sont responsables des devoirs d'obéissance qui conduisent à la mort de personnes frigorifiées comme c'est le cas actuellement.

Et combien d'autres ? Enfin, il y a des morts de froid mais comme nous le suggère le journal Le Monde, il y a pire. Hier, il y avait la conférence mardi le soir du président de la République et le même soir des députés insoumis sont aller dormir avec les autres dans la rue.

Et comme je n'étais pas là, en rentrant, j'ai consulté ma pile de journaux pour savoir s'il en était question dans les journaux. Ceux qui sont toujours à l'affu de du détail important comme par exemple de dénoncer mon ambiguïté avec l'antisémitisme et je n'ai rien trouvé. Il n'est question nulle part de Mathilde Panot, nulle part de William Martinet, ni de la délégation des copains qui s'y sont rendus.

Mais par contre, je suis informé à l'échelle d'une demi-page du fait que le Kremelin doit faire face à la colère des Russes excédés par les pannes de chauffage. Voilà. Mais qui ça surprend dans cette salle ? personne.

Tout le monde a vu les informations en continu présenté en continu la défense du gouvernement de monsieur Netaniaou à la cour internationale de justice et ne pas entendre quatre mots de suite de la plédoirie de l'Afrique du Sud qui demandait des mesures de prévention contre les risques de génocides qui peuvent inter qui peut qui sont en cours actuellement à Gaza. Donc je vous ai décrit cet ordre du monde en vous disant voici le point où nous en sommes. Nous sommes dans une phase où se règle dans un nombre croissant de situations par la violence les problèmes non réglés.

Dès lors, nous autres militants, nous sommes aux agués et nous sommes convoqués à l'action pour la paix. C'est un domaine dans lequel nous sommes moins impliqués ces 30 dernières années que sur d'autres sujets, moins impliqués par exemple que comme nous l'étions dans la lutte contre la guerre du Vietnam. à une autre génération politique.

La mobilisation sur l'Afghanistan n'a forcé l'admiration de personne et puis bref, moins quand même impliqué. Si bien que il nous faut reprendre nos repères, trouver nos méthodes d'action et nous les insoumis qui sommes le la première organisation de ce qu'on appelait hier la gauche dans ce pays, les plus nombreux, les plus disciplinés dans l'action, nous avons un devoir particulier. Nous ne pouvons l'assumer que si nous comprenons bien ce que nous sommes en train de faire.

Pour défendre la paix, il faut nécessairement défendre l'ordre de la paix ou l'ordre qui rend possible la paix. Et pour le faire, il nous faut des moyens, des points d'appui. Nous-même militants, nous ne sommes pas une armée.

À supposer qu'on en soit une, irions-nous ici et là rétablir l'ordre ? Non. C'est pourquoi la question clé, pardon d'y insister, est celle du droit international.

Si imparfait que soit le droit international, si imparfait que soient les organisations de droit international, c'est notre point d'appui et aujourd'hui, nous n'avons que ce point d'appui dans le monde. Le point d'appui a donc une force juridique et un moyen symbolique moral. Il ne faut donc pas regarder de haut la force morale d'entraînement que contient le respect du droit international.

Je répète mon expression, la force morale d'entraînement que contient l'ordre international encore une fois si injuste qu'il soit et si évident soit le fait que le mode économique dominant en est la principale courroie d'organisation. Le capitalisme joue évidemment le premier des rôles dans le désordre et dans la guerre. Et la phrase de Jean Jor reste toujours vrai.

Le capitalisme porte la guerre comme la nuée porte l'orage. Mais c'est plus ou moins directement. Et il ne faut pas ramener chaque situation à une ou deux formules génériques qui ensuite permettent d'aller se recoucher parce qu'on a trouvé l'explication.

Il faut au contraire tirer partie de ce que nous apprenons pour agir et pour décider comment et sous quelle forme nous agirons. dans l'affaire du proche- Orient, tout le monde sait qu'il s'agit donc de la question issue de la deuxième guerre mondiale et du crime majeur qui avait eu lieu à ce moment-là avec laquelle nous nous retrouvons avec une guerre sur les bras pour la raison que la décision de créer un état parmi une population qui existait déjà a d'abord conduit par le déplacement d'une majeure partie de cette population et que dès l'ordre il y a eu des réfugiés et des gens qui constituent un peuple et qui ont des droits nationaux. Je dis qu'il constituent un peuple et une nation par la force des choses telle que le monde est organisé aujourd'hui.

Parce que comme on me l'a rappelé au Liban, il ne faudrait pas qu'on dise ben puisque ce sont des Palestiniens, ce sont donc des Arabes. Et puisque ce sont des Arabes, on a qu'à les mettre avec les autres Arabes. comme si arabe était devenu tout d'un coup une sorte d'institution et que pour cette occasion tout d'un coup des dirigeants éminents se seraient convertis à un pas d'arabisme que jusque-l on leur avait jamais vu manifester et pour cause non ou oui ce sont des Arabes mais ce sont des Palestiniens et les années qui se sont écoulées depuis la fin de la deuxième guerre mondiale ont d'ailleurs conduit à un développement différencié des différentes nations constituées majoritairement d'Arabes.

Si bien que vous ne pouvez pas dire que un marocain est un Tunisien, un Tunisien est un saoudien, un saoudien pourrait être un yéménite et cetera et cetera sur le en tant qu'être humain sans aucun doute. Mais si l'on examine les choses du point de vue de ce que sont les êtres humains, c'est-à-dire des êtres de culture autant que des êtres de relation sociales, et bien non, ça n'est pas tout du pareil au même. Je pourrais dire d'ailleurs que un bolivien n'est pas un mexicain et ça vous paraîtrait assez évident à tous pour que vous compreniez mieux pourquoi il y a les différences que je soulève là.

Par conséquent, les droits du peuple palestinien ne peuvent pas être dissous dans l'idée que comme ce sont des Arabes, les autres Arabes n'a qu' n'ont qu'à régler le problème avec eux. Et je crois, si j'ai pris cet exemple, c'est parce que on pourrait dire ou c'est vraiment couper les cheveux en 12. Non, c'est être au cœur du problème que de montrer les écueils qu'il ne faut pas accepter.

De la même manière, si après être intervenu en Syrie contre Daesh et que des milliers de gens soient parti de l'endroit où il se trouvait en Syrie pour aller ailleurs et qu'une fois qu'il s'y trouve ailleurs comme par exemple au Liban, on en tire comme conclusion que les personnes déplacées qui se trouvent au Liban ont un problème de retour en Syrie et que donc les Libanais et les Syriens n'ont qu'à s'arranger de l'affaire. Il est évidemment il est évident qu'on est dans une situation absurde car ces gens ont été déplacés de la Syrie par la violence et à cette violence à notre manière nous avons aussi contribué. Les personnes déplacées de Syrie, c'est un problème international pas un problème des Libanais et des Syriens.

Là encore, on peut dire "Ah ben qu'est-ce que vous allez chercher ?" Et ben oui, je vais chercher des choses concrètes parce que si vous ne faites rien, si vous demandez aux Libanais dont l'État est déjà ruiné qui font l'objet d'une situation que vous connaissez à leur frontière sud et que vous leur dites en plus débrouillez-vous des conséquences des précédents conflits, vous les mettez dans une impasse et que croyez-vous qu'ils vont faire ? Un jour ou l'autre, la chaîne casse.

Il y a une limite à ce que peuvent supporter les gens. Qu'est-ce que vous attendez ? que sous la pression l'État libanais s'effondre pour vous dire "Ah bah tiens, il y a un problème ?

Est-ce que vous voulez que le Liban se transforme dans la confusion qui est celle du Siraléon au moment où il y a eu les problèmes dont peut-être vous vous souvenez ou du Libéria où il y a plus d'état ? On appelle ça zone grise. On sait pas qui fait quoi là-dedans.

Il y a des armées qui circulent de tous les côtés et on met des années à reconstituer un ordre qu'on aurait pu avoir dès le premier jour si on avait pris les mesures qu'il fallait et qui nécessitait un petit peu de courage. Et bien pendant qu'on en est là, les génies politiques, madame Ursula Van Derlen et les autres là a rien trouvé de mieux à faire que premièrement de dire que s'il y a pas de président de la République au Liban, c'est de la faute du président de l'Assemblée nationale et a montré du doigt. Et puisqu'on en était là à décider en plus qu'on interrompait le versement des fonds qui doivent aller au Liban pour s'occuper des Syriens. 130 millions d'euros. 130 millions d'euros pour l'Europe ce n'est rien.

Pour vous c'est beaucoup hein, pour moi aussi. Mais pour l'Europe, c'est un un trait de crayon. Mais ces 130 millions là, ils sont indispensables au Liban pour pouvoir assumer la situation dans laquelle ils sont aujourd'hui avec les personnes déplacé de Syrie.

Quand on parle d'ordre international dans une période déstabilisée, tout compte. Il y a pas le principal fait de discours et l'accessoire fait d'argent. Tout ça est dans une seule et même catégorie.

Et ça, militant, camarades, c'est notre devoir à chacun. Chaque fois qu'il y a une situation de déstabilisation, d'étudier, d'entrer autant qu'on peut dans le profond de l'histoire pour essayer de comprendre pourquoi les choses en sont là et qui pourrait le cas échéant trouver des points d'accord avec qui bref de penser, réfléchir, agir en être conscient. Quant à éclaté les événements du 7 octobre, immédiatement, il était évident que la réplique serait terrifiante, mais l'acte lui-même était terrifiant.

Ça m'amène à positionner une divergence éventuelle entre nous qu'il faut accepter pour ce qu'elle est. Dans les combats de résistance nationale, bien des moyens sont employés et c'est un grand classique qu'à chaque fois l'oppresseur considère l'opprimé qui se rebelle comme un terroriste. C'est quelque chose d'absolument constant.

Monsieur Chamir Begin en leur temps, ils étaient jeunes ont aussi été traités de terroristes par les colons anglais qui occupaient la Palestine. Nous-même, je vous en passe, nous avons été considérés les résistants comme des terroristes. Et je pourrais continuer la liste aujourd'hui. le Shinfine qui dirige l'Irlande et qui sans doute va diriger aussi l'autre bout de l'Irlande puisqu'ils ont gagné les élections.

Eux aussi étaient des terroristes et monsieur Arafat était un terroriste classé comme tel qui a pourtant bénéficié du prix Nobel de la paix. C'est dire que dans un combat un jour vous êtes dans une position et le lendemain dans une autre. Ceci est ce sur quoi nous sommes tous d'accord, je pense, dans cette salle.

Mais il peut y avoir entre nous une discussion et des débats sur les méthodes qui sont employées dans la lutte. Et pour ma part, je dis bien pour ma part, je n'engage que moi. Je n'ai jamais été d'accord avec le recours aux actes de terreur et nous pouvons parfaitement discerner ce qui est un acte de terreur d'un acte de combat.

Ce n'est pas la même chose. Même quand on est un rebelle, même quand on est isolé, même quand on est quasiment tout seul d'attaquer une caserne ou d'attaquer une rêve partie. [applaudissements] Par conséquent et sans aller plus loin, je vous demande à vous militant de réfléchir à chaque fois sur ce qui se passe et quelle méthode vous-même vous seriez prêt à utiliser pour mener le combat.

Ce n'est pas toujours simple de répondre. A-t-on le droit d'essayer d'assassiner le général Pinochet ? J'ai soutenu ceux qu'on essayé de le faire.

Le bazooka n'a pas marché. Je connais le type qu' actionnait. Il est en France.

Je sais plus où il en est, hein. Il est dans Tu connais pas Monteur ? Dans l'indré Loire.

Attention dans l'indré Loire, hein. Il y a des drôles de gens là-bas. Bon, moi je les ai soutenu et après coup, j'avais des amis qui pratiquaient la guerrière urbaine.

Il y en a quand même qu'on l'âge avoir connu ça ici dans cette salle et on soutenait. Qui c'est qui veut dire non ? Que je le traite de menteur aussi.

Bon, bien sûr qu'on a soutenu jusqu'au point où on a fait le constat du résultat. Ce n'est pas par la guerri urbaine que nous avons renversé les pouvoirs tyranniques, mais par l'action collective des masses. Mais quand l'action collective des masses, elle a gagné, les autres étaient morts, les nôtres.

Parce que nous perdons tout le temps. Nous n'avons jamais le niveau d'armement qu'il faut. Nous n'avons jamais les moyens qu'il faudrait pour envisager qu'on puisse gagner.

Et c'est une chose de gagner comme nous avons gagné les armes à la main à Cuba à l'époque et çaen est une autre aujourd'hui de réussir le même exploit. Nous sommes dans l'obligation de réfléchir à quelles sont nos méthodes et on peut admirer le sacrifice, la geste héroïque du T en Bolivie. Mais on ne doit jamais oublier qu'en Bolivie, il y avait à l'époque l'un des plus puissants et des plus révolutionnaires syndicats d'Amérique latine, le syndicat des travailleurs boliviens et notamment son syndicat des mines.

Alors c'était un syndicat assez spécial qui réglait ses problèmes à coup de bâton de dynamite mais quand même c'était un syndicat. Donc ne dites jamais nous ne savons pas comment mener la lutte. Vous choisissez entre des formes de lutte et vous vous engagez.

Mais ne prenez pas prétexte que l'un ou l'autre va régler les problèmes à votre place. L'un avec un fusil, l'autre avec un bâton de dynamite pour régler votre problème. Tout ceci est posé.

Lorsqu'intervient l'événement, moi je sais que ça va vous souer, vous allez y réfléchir. Qu'est-ce qu'il nous dit ? Qu'on a jamais le droit de résister de manière armée ?

Ah, c'est compliqué, hein. Et ben voilà, on se sert de l'outil essentiel dont on dispose de notre cerveau pour choisir quoi faire dans chaque circonstance. Mais il est nécessaire d'avoir des principes et il est nécessaire d'avoir une culture politique pour savoir comment agir.

C'est pourquoi pour ma part je n'ai contrairement à ce qui s'est raconté mais je suis pas le seul dans cette salle aucune tendresse pour le fait que on est assassiné des gens sans défense le 7 octobre. Aucune. Mais à l'inverse, je ne dis pas qu'un crime donne le droit d'en commettre en 10 fois plus grand qui consiste à massacrer des milliers de gens sans défense, bombarder des hôpitaux, des écoles, tuer des gens en masse, leur dire d'aller à un endroit, les regrouper pour pouvoir à nouveau commencer à les assassiner.

Un crime ne justifie pas un autre crime. Et en particulier, puisqu'on va parler [applaudissements] de génocide, il n'y a aucune situation, aucun crime dans aucune situation qui justifie un génocide. Un génocide n'est pas une réponse disproportionnée, c'est un crime contre l'humanité.

Point final. [applaudissements] Alors, écoutez le raisonnement parce que c'est pour ça qu'on se retrouve. Bon, applaudir ça fait du bien aussi parce que comme le reste du temps, il faut supporter toutes sortes d'horreurs sans rien pouvoir dire.

Par conséquent, dès le premier tweet, je mets il faut incesser le feu parce que immédiatement et au départ, il faut quand même le dire, monsieur Netaniaou pouvait dire "Ah ben c'est de la légitime défense." Bien sûr, quand on examine le droit international, la légitime défense ne peut pas être invoquée. Je le dis pour ceux d'entre vous qui ne le savent pas, puisque Israël est considéré comme occupant par rapport au territoire de Gaza dont il contrôle tous les éléments.

C'est pourquoi en droit international, vous ne pouvez pas être un occupant et pratiquer la légitime défense contre la population que vous occupez. Je dis occupant et c'est un mot qui a déjà été utilisé à de nombreuses reprises. Par exemple, tous ceux qui se trouvait en Irak de manière armée, y compris nous les Français lorsque nous y étions étaient considérés par l'ONU comme des occupants.

Occupant vous créer une série d'obligations parce que il y a un droit de la guerre. Alors, je sais que pour beaucoup le droit de la guerre paraît une idée absolument invraisemblable. En quoi la guerre devrait-elle se dérouler alors que quand même la guerre, c'est quand même une série de crimes organisés, hein.

En quoi la guerre devrait-elle se dérouler d'après les règles ? C'est ce que je vous disais tout à l'heure à propos de l'importance du droit international parce que ça vous donne des points d'appui et là nous en avons une est sorti évidemment de la deuxième guerre mondiale un nombre considérable de problèmes de frontières un peu partout dans le monde et notamment des conflits territoriaux et notamment le conflit en Palestine mais aussi d'autres choses qui est la création de l'ONU et à l'occasion de la création de l'ONU toutes sortes de règlements et conventions que toutes sortes de pays ont signé ou n'ont pas signé mais majoritairement ont signé. Et parmi celle-ci, la convention de 1948 qui fonde la Cour internation la la Cour internationale de justice lui donne le pouvoir de prévenir et interdire les génocides.

Ce sont deux mots, on les prend dans l'autre ordre, interdire et prévenir. Ce sont deux actions différentes, même si évidemment l'une à voir avec l'autre. Mais ce sont deux actions différentes ou pour être encore plus directe, la cour et ceux qui ont signé la convention ont le droit lorsqu'ils pensent qu'il y a un risque de demander des mesures de prévention contre le risque.

Vous mettez tout ça dans un coin de votre tête parce que dans un instant, je vais y revenir à propos du nouveau ministre dyslexiquement vocabulariste là ou l'inverse. Quelqu'un a fait remarquer que la dyslexie c'était pour l'écriture et pas pour le parler. Mais enfin, apparemment ce détail non plus n'a pas l'air de les encombrer.

Au moins, on a compris ce qu'il a dit et là pour nous on a compris. Donc les insoumis avaient à définir quelle serait leur ligne dans ces circonstances. Premièrement, il y a ce qu'ils ont dit qui se trouve dans mon tweet qui a été décliné ensuite de différentes manières parce que c'était la position traditionnelle non seulement de notre mouvement mais de l'histoire de plusieurs d'entre nous.

En tout cas ce ce texte là faisait consensus entre nous quelle que soit notre tradition. 1. La violence ne produit que de la violence en retour et l'augmente. 2.

Nous exprimons notre compassion aux population civile qui n'en peuvent mais sont obligés de supporter tout ça. 3. Il faut en cesser le feu. 4.

Il faut une solution politique, la solution à deux états, parce que c'est celle qui est affirmée par l'ONU. Je fais tout de suite une parenthèse pour régler le problème pour les militants. S'il y avait d'autres solutions et il y a des camarades qui évoquent d'autres solutions à propos de ce conflit, il va de soi que si c'était des solutions qui étaient acceptées par les parties prenantes en guerre, on les soutiendrait immédiatement.

Et si c'est le cas et si ça devient le cas un jour, on les soutiendra immédiatement. D'ailleurs, je pense qu'on sera pour les premiers que l'ONU même acceptera. Mais tant que nous n'avons pas un accord pour autre chose, nous avons un point d'appui qui est les résolutions de l'ONU.

Que faire à ce moment-là ? Le cadre a été donné et immédiatement a surgi une difficulté qui n'est pas liée à la situation sur place, mes chers camarades, qui est lié à la guerre que mène ici la classe médiatique est une série de protagonistes de cette nature qui agite des ficelles et voit bouger les marionnettes qu'il tient. Et s'agissant des insoumis, c'est toujours la même méthode.

Premièrement, Jean-Luc Mélenchon et le mal en personne, le mal sans eux, hein. Deuxièmement, les insoumis sont coupables de tout. Et la preuve la preuve est donnée définitivement par le mot qu'ils n'ont pas prononcé ou le mot qu'ils ont prononcé ou le mot qu'ils auraient dû prononcer.

Avec trois outils de cette taille, nous sommes des accusés coupables permanents. D'ailleurs, on attend même pas le jugement. On est déclaré coupable dès le départ.

Alors, il y a eu l'épisode dont vous souvenez tous. Comment vous n'appelez pas au calme ? Mais j'appelle à la justice.

Vous connaissez une situation injuste où vous appelez au calme ? En principe, vous êtes français dans le tempérament paraît-il réfractaire. Non, pas de justice, pas de calme.

Ce qui est insupportable, c'est la situation qui prévaut quand il y a pas de justice. Bon, alors nous avons eu la guerre du mot calme avec laition des Ben qui passent derrière notre bon maître pour avoir leur sucre et qui disent "Ah ben, je suis scandalisé parce qu'il n'a pas prononcé le mot calme." Et puis demain, quoi ?

Il faudrait que je prononce le mot quoi ? Quel genre de mot voudriez-vous que je prononce ? Il a bien mérité la balle qui s'est pris dans la tête.

C'est ça que vous voudriez qu'on ait dit ? Bien sûr que c'est ça parce que pendant une semaine qu' duré les révoltes urbaines, j'admets qu'on peut se tromper dans le vocabulaire. Et bien c'est en gros ce qu'on nous a dit.

On nous a parlé que de ça, du mot qui manquait, pas du fait que le point de départ c'est un gamin de 16 ans qui s'est pris une balle dans la tête. Vous comprenez quelle était l'importance pour nous à ce moment-là ? Que faut-il faire ?

Et bien, nous sommes des responsables politiques. Nous ne sommes pas des gens qu'on fait sauter à la corde sur un plateau de télévision pour occuper la conversation jusqu'au plateau suivant. Et par conséquent, ça n'a aucun sens de dire qu'on fait la guerre au terrorisme.

On peut le dire dans le vocabulaire ordinaire entre soit comme on fait la guerre au moustique ou comme on fait la guerre à la gourmandise. Bien sûr, c'est le vocabulaire ordinaire. Qui aime le terrorisme ?

Personne. Je n'ai jamais rencontré de ma vie une personne qui me dit "Écoutez, si vous dites que vous aimez le terrorisme, je vote pour vous. Jamais.

Je n'ai jamais rencontré une personne. Alors, on arrête. [applaudissements] La guerre au terrorisme veut dire une chose bien précise, c'est que vous n'êtes plus dans le cadre du droit.

Vous êtes dans le cadre de la lutte entre le bien et le mal. Et le bien et le mal, chacun le définit à sa manière. Et je vais vous dire qui finit par avoir raison.

Le plus fort, sans autre démonstration nécessaire que d'avoir l'arme la plus rapide et la plus efficace. Dès lors, la lutte du bien contre le mal n'a aucun sens dans l'ordre international. Réclamez-vous de la lutte pour du bien contre le mal et vous êtes certain d'avoir le chaos parce que ce que nous considérons nous comme le bien est considéré comme le mal par d'autres.

Ce dont on a besoin, c'est donc de règles et les meilleures des règles, c'est des lois, celles qui sont votées, adoptées et qu'on défend ensuite par la force, la seule force légitime, celle qui fait respecter la loi. Pardon de vous infliger la récapitulation de ces principes élémentaires, mais souvent on a l'impression que ça manque. Donc il n'était pas question que des gens qui se préparent à diriger un gouvernement comme c'est notre cas acceptent d'aller le doigt dans le nid de frelon que représente la lutte du bien contre le mal.

Et nous ne pouvons pas nous réclamer de choses pareilles. Donc nous nous réclamons du droit et du droit international. Alors bien sûr, il y a des actes terroristes et je l'ai dit pour ma part, je les condamne.

Mais la guerre contre le terrorisme ou les organisations terroristes, c'est-à-dire qui feraient de leur doctrine, le terrorisme, ça n'a guère de sens. Ça peut en avoir. Deux organisations sont déclarées terroristes à échelle internationale par l'ONU.

Deux, Daesh et Al-Qaïda. Dans les deux cas, la paternité est un certaine. C'est comme ça.

L'ONU connaît deux organisations qu'elle qualifioriste. L'Union européenne a rallongé la liste et en a ajouté d'autres au fil des besoins de ces discussions, des émotions des uns, des autres, des lobbyes. Et voilà comment nos camarades Kurdes sont censés être des terroristes tandis que le parti de monsieur Erdogan, président de la Turquie, qui lui bombarde des populations civiles sans aucune espèce de problème, lui n'est pas terroriste.

Non, on se laissera jamais attraper à ses facilités. Alors, il en cuit des fois, c'est le cas. On a ressorti toute la panoplie et en avant l'antisémitisme.

Quiconque bouge une oreille dans le sens qui est pas prévu et rep antisémite. À la fin, il n'y a que des antisémites dans le monde et même parfois des juifs sont qualifiés d'antisémite comme Bern Sanders et comme d'autres. Tout ça est une folie furieuse qui donne à des gens un pouvoir absolument inoui moral qu'il ne méritent pas et à des milliers d'autres les impliquent, les imbriquent. dans une cause qui n'est pas forcément la leure.

Enfin bref, pour parler plus clairement, ça n'a aucun sens. Quand on voit que on commence par moi, mais avant moi, il y en avait d'autres. Et puis on continue le jour où Macron dit qu'il veut le cesser le feu et que cesse les crimes, paf, le blapp antisémite.

C'est monsieur Vilpin antisémite. C'est l'ONU antisémite. L'ONU antisémite.

Ça a été dit par des dirigeants, pas des passants dans la rue énervé, pas par des gens bourrés qui savaient plus de quoi il parlait. Non, des dirigeants politiques, d'un gouvernement reconnu, ont dit que l'ONU était une organisation antisémite. Et je me suis entendu demander dans une conversation comme ça par quelqu'un que je plains beaucoup, j'ai dit "Mais l'ONU a dit, il me dit "Mais qui c'est l'ONU ?

Qui c'est l'ONU ? C'est les nations, c'est l'humanité mon gars, c'est tout. Voilà, ça te plaît pas mais c'est comme ça.

Donc voilà dans quel cas on évoluait et nous ne sait donc alors évidemment tous nos camarades qui sont passer dans les médias vous me direz ils avaient qu'à pas y aller mais bon il fallait bien y aller. Alors c'était le la torture quoi pour arriver. Oui mais est-ce que l'homme qui a vu l'ours connaît le singe qui lui-même connaît un terroriste ?

Euh euh euh Ah ah ah vous hésitez, vous ne voulez pas le dire. Voilà comment on fait du journalisme dans ce pays hein, du bon journalisme bien avec de l'événement, du buzz et on a béti progressivement tout le monde parce qu'on croit qu'il suffirait d'une parole pour régler un conflit. Et quand bien même serions-nous dans cette situation, quel est l'intérêt de nous traiter comme ça ?

Est-ce que certains qui n'ont pas le courage personnel compte tenu de leurs opinions d'aller combattre sur le terrain ne font pas avec les insoumis en quelque sorte une guerre de substitution contre celles qui n'ont pas le courage de mener eux-mêmes ? Je pose la question parce que j'en ai par-dessus la tête de voir que nous soyons traités comme des ennemis comme si nous étions un danger au moment même où nous nous déployons de toute notre énergie pour la paix. J'y viens.

Quelle a été à partir de là la stratégie ? Je viens d'en donner le point numéro 1. Clarté dans les concepts et dans les principes.

Je n'y insiste pas davantage. Peut-être ne l'ai-je pas fait assez bien et le moment venu, vous rectifierez avec l'un ou avec l'autre autour de vous sur ce que signifie cette affaire. Faut arrêter de déplacer parce que ça me tu compte tenu de l'accueil qui m'est réservé là où je vais de temps à autre.

J'ai toujours la trouille quand quelqu'un se bouge. Je sais pas qui c'est. Alors non mais ça serait mieux quoi.

On a fait le boulot t'inquiète pas copine, c'est je suis un peu nerveux en ce moment. Premièrement clarté dans les idées et les principes. Deuxièmement une ligne pas 50 en même temps.

Tu as des bavardages sur la géopolitique. Un mot d'ordre une perspective celle qui résume le tout. Cesser le feu.

C'est pourquoi le discours de Mathilde Pan est si brillant. si fort parce qu'elle est concentrée sur le mot d'ordre. C'est c'est le feu.

Presque 25 millions de personnes ont regarder ce discours. Il a été traduit en arabe et en anglais pour que tout le monde sache qu'il y a des gens dont c'est quoi qu'il en coûte politiquement. l'objectif politique.

S'il y a cessé le feu pour que vous compreniez, ce n'est pas une mesurette d'arrêter de tirer. C'est d'abord des milliers de gens qui ne mourront pas et ce résultat nous intéresse. Mais deuxièmement, c'est ce qui débloque la situation parce que si elle cessait le feu à Gaza, le cesser le feu est immédiat à la frontière sud du Liban.

Le cesser le feu sera immédiat dans la mer rouge et dès lors serait désamorcé tous les foyers d'escalade. Ah, vous exagérer ? Non, je n'exagère pas.

À partir du moment où il y a eu entrave à la navigation les Anglais et les Américains qui ne sont nullement riverins de la mer rouge, où se trouvent des riverins eux-mêmes armés jusqu'au dents dont une partie par nous ne sont pas intervenus. Mais eux sont intervenus, ils sont venus de loin pour le faire et ils ont bombardé au Yémen. Alors euh on dit "Ah ben, c'est normal hein, puisqueil y a des gens qui font des actes de piraterie." Et ben voyons, un responsable politique du Hamas a été euh assassiné à à Beut.

Ah bah vous êtes d'accord avec ça ? Bon, quelqu'un n'est pas content de quelqu'un de chez vous ? Je sais pas moi quelqu'un qui me haïrait moi, pas en France où tout le monde m'adore mais je sais pas, mettons en Allemagne et il dira "Ben ça c'est insupportable, nous venons chez vous, nous allons tuer monsieur Mélenchon, nous le faisons." Je vous le présente sous une forme amusée, mais croyez bien que ça je ne ressens aucun amusement en y pensant parce que c'est quand même ça qui s'est passé.

Et si vous allez chez le voisin pour y tuer du monde, c'est ça la souveraineté du voisin que vous violez. Il est donc en étroit de dire "Ah, mais qu'est-ce que vous avez fait vous ? Légitime défense et vous en tuer un autre." C'est ça la base de l'escalade.

Donc le Yémen, les outil du Yémen tirent dans la mer rouge contre les bateaux qui amènent des choses euh sur le le le front en faveur des des Israéliens. Du coup, les Américains et les Anglais interviennent au Yémen, tapent sur les outils lesquels sont de notoriété publique. Ce n'est pas un secret ni une accusation vaine lié au gouvernement de l'Iran à qui d'ailleurs le message est destiné.

Et l'Iran reçoit le message et il répond. Alors là, nous sommes passés à Yémen et il répond par des tirs en Irak et en Syrie. Et voilà comment de pays en pays la guerre se propage.

Dès lors, c'est là qu'intervient, je l'ai dit, une vision claire, un mot d'ordre clair et une compréhension stratégique de la géopolitique. Où est l'endroit ? Où est le point de bascule ?

Liban parce que le Liban provoquerait immédiatement une série d'embrasements, pas juste un, une série d'embrasements et c'est aujourd'hui la nation du proche Orient qui est dans la situation la plus difficile pour des raisons internes. Évidemment, les peuples sont toujours responsables de leur histoire, hein. On peut faire d'une manière ou on peut faire d'une autre, mais aussi compte tenu du voisinage si j'ose dire.

Et nous avons pris très au sérieux le fait que le seul autre pays qui a été mentionné par monsieur Netaniaou est le Liban. Et si nous accordons autant d'importance à ce que dit monsieur Netaniaou, c'est parce que il fait ce qu'il dit et que il est à la tête d'un gouvernement extrémiste. Ce n'est pas une invention insoumise de qualifier de gouvernement extrémiste le gouvernement de monsieur Netania où il est sans précédent dans l'histoire d'Israël. et il l'a fait avec des mots que je me sens obligé de vous rappeler pour que chacun se rappelle la nature du risque.

Les phrases qui ont été prononcées sont sans précédent depuis la deuxème guerre mondiale. Je ne parle pas des menus phrases du genre nous allons vous ramener à l'âge de la pierre. Les vieux comme moi se marrent au Vietnam aussi.

Le général West Marlon disait qu'ils allaient ramener à l'âge de la pierre Vietnam. Mais ben disons qu'à la fin c'est pas ça qui s'est produit. Et ceux qui étaient à l'âge de la pierre, ils sont restés.

C'est les États-Unis d'Amérique. Je le rappelle pour mémoire. Oh là déjà, on avait vu un cardinal venir bénir des bombes et marquer des noms dessus.

Exactement comme aujourd'hui, on voit des gens écrire nos noms, le nom de députés dont au moins et dans cette salle sur des bombes qui sont ensuite balancé sur des civils sans défense. Voyons cette phrase. Si c'est une menace, donc on peut relativiser.

Le esbola entre en guerre, ce qu'on comprend, nous frapperons avec une puissance qu'ils ne peuvent pas imaginer et qui sera dévastatrice non pas pour le Esbola pour l'État du Liban. Donc c'est une menace qui s'adresse pas à une organisation mais une population. Le ministre israélien de là, c'était Netaniau qui parlait. le ministre israélien de la défense, Galan, le 11 novembre.

Ce que nous pouvons faire à Gaza, nous pouvons aussi le faire à Beirou. Personne n'a jamais parlé comme ça à son voisin depuis je ne sais combien d'années. Imaginez-vous si vous avez du mal à transcrire, que quelqu'un à Berlin dise "Ce qu'on vous a fait la dernière fois, on revient vous le faire." Ah, vous diriez mais oh on a déjà réglé c c cet aspect du comportement.

C'est monstrueux tout simplement. Vous annoncez à votre voisin que vous allez détruire sa capitale et personne dit rien parce que ce qui a été frappant mes camarades, c'est l'incroyable silence qui a suivi. Et c'est pas deux là, je vous fais deux citations, je pourrais vous en lire des pages de dirigeants politiques disant "Attention, si vous faites c ou ça, vous allez voir ce qui va vous arriver, on va vous faire c, on va vous faire ça." Benigands qui est membre du cabinet de guerre, lui il dit à la conférence de presse à la fin du mois de décembre, c'est quand même pas si loin, la situation à la frontière nord, c'est-à-dire avec le Liban, exige du changement.

On peut comprendre une appréciation politique de cette nature et il ajoute le temps de la solution diplomatique est presque écoulé. le chef d'étatmajor israélien qui s'adresse au commandant des troupes qui sont à Gaza. Après ce que vous avez fait à Gaza, il n'y a pas de village au Liban.

Il n'y a pas de zone fortifiée au Liban dans lequel vous ne pouvez pas. Nous vous placerons aux endroits nécessaires. Vous y ferez tout ce qui est nécessaire.

Tout à l'heure, je vous ai lu la phrase qui dit contre de telles erreurs ici, les premiers à en payer le prix seront les citoyens. Il est donc tout à fait clair que dans les menaces qui ont été proférées par les membres du gouvernement de monsieur Netaniaou pour les responsables militaires qui leur obéissent, que la cible désignée à propos du Liban et bien la population. Ce sont des menaces qu'on doit prendre au sérieux.

Et si on comprend que la menace est là, qu'elle est très forte et que c'est le point névralgique, alors il faut réfléchir à tous les moyens qui permettent de régler la question posée. Le premier de ces moyens, c'est le cesser le feu. Arrive à ce moment, nous savions que ça se préparait.

La décision a été prise très rapide, très rapidement. l'initiative du gouvernement de la République sud-africaine, le gouvernement de la République sud-africaine et vous en conviendrez moralement plutôt bien placé, je dis bien moralement pour s'exprimer à propos des conséquences d'une situation d'appartide qui débouche sur un meurtre de masse. Il s'excite la convention de 1948.

Interdiction et prévention du risque génocidaire. La convention dit que tout ceux qui signent se surveillent mutuellement pour s'assurer qu'aucun d'entre eux ne vient dans certaines circonstances à commettre des actes qui peuvent déboucher sur un génocide. Par conséquent, tous ceux qui pensent que les faits génocidaires sont visibles sont en devoir, pas en droit, en devoir d'intervenir pour les interrompre et pour les interrompre par les voies pacifiques qui sont celles d'une cour de justice et de l'application de ces décisions.

Cette cour de justice a été si souvent sollicitée, moins souvent maintenant et pour toutes les raisons que vous devinez. par les États-Unis d'Amérique et par toutes sortes de nations à régler d'état d'une complexité tel que elle a une grande autorité. Il faut et il fallait aider nous autres, je parle de l'endroit où nous sommes ici en France, de toute nos force à donner le plus de retentissement possible à cette On fait ce qu'on peut camarade, on a fait comme on a puil s'est trouvé que j'ai été invité par le gouvernement sud-africain à participer à la délégation qui allait à la haie, je m'y suis rendu en votre nom Et [applaudissements] je n'étais pas loin de là le militant le plus comment dire qualifié parce qu'il y a parmi vous des personnes qui sont engagées dans la lutte pour la cause palestinienne d'une manière ferme et de plus longues mains que moi-même.

Mais puisque c'était moi l'invité, j'y allais et j'ai fait ce que j'ai pu pour que ça se sache. Pourquoi ? Pourquoi ? pour que ça sache que la Cour de justice était convoquée parce que s'il y avait pas eu un ou deux Français et ben on aurait même pas eu la plédoirie d'Israël parce que ceux qui croient que la plédoirie de monsieur Netaniau a convaincu quelqu'un en France se fourent le doigt dans l'œil mais bien profond parce que queles que soient leurs opinions, les Français sont capables de jugement critique d'entendre et ils savent que tout ça passe les bornes.

Ils ont honte, quel que soit leur engagement politique de voir quel cris d'égorgés ont été poussés pour un hôpital en Ukraine et le silence qui a suivi pour le tiers des hôpitaux détruit à Gaza. Ne prenez pas les Français pour des gens pleins de haine à qui on aurait tellement bourré la tête avec la détestation des Arabes et des musulmans qu'ils en seraient à accepter les crimes de masse qu'ils voi se commettre là-bas. Par conséquent, il fallait et il faut continuer à citer la Cour internationale de justice.

Regardez comment ça s'est passé. Normalement, si nous nous étions au gouvernement, nous nous serions joints à l'Afrique du Sud en pensant que bien sûr, il est plus avantageux sur le plan moral que ce soit elle qui mène le devant du combat. Mais est-ce que je c'est choquant que je dis ça, mais alors ceux qui sont choqués par ce que je suis en train de dire ne sont pas choqués par le contraire d'apprendre que le gouvernement allemand lui a l'intention d'aller appuyer à la cour internationale de justice l'argumentaire du gouvernement de monsieur Netaniaahou.

Encore une fois, c'est les indignations à géométrie variable qui au fond reviennent toutes à la même chose. Ils soutiennent les criminels de guerre quand ils ne font rien contre eux. Ne rien faire, c'est soutenir.

Dès lors, une conscience ouverte doit agir. C'est ce que nous faisons comme militants. Nous l'avons fait à la Cour Internationale de justice.

Question posée à la dernière QAG, la première du gouvernement à Atal au ministre des affaires étrangères. Elle évoque les points sur lesquels les Français pourraient s'accorder et notamment la CIG. Et la réponse du ministre, c'est de dire accuser l'État d'Israël de génocide, c'est franchir un seuil moral.

En effet, qu'est-ce qui permet à cet homme de penser qu'aucun seuil moral dans l'accusation ou dans la discussion doit intervenir dès lors qu'il s'agit du gouvernement de monsieur Netaniaou ? Vous comprenez ce que je suis en train de dire ? Entendez cette phrase dans l'autre sens.

C'est comme ceux qui disent "Vous, Mélenchon, vous êtes un antisémite. Il y en a eu une page entière dans le monde sur les ambiguités. S'il faut parler d'ambiguïté, je suis à la disposition de ce journal pour parler des siennes.

Et [applaudissements] j'ajoute la chose suivante. Ils viennent de me refuser la publication d'un droit de réponse et on me suggère des formulations plus neutres parce que bien sûr l'accusation elle était neutre. Alors, il est normal que la réponse le soit.

Non, je réfléchis. Je ne sais pas encore ce que je vais faire exactement, mais dans ma réponse, il a l'argument suivant : "Pour quelle raison serais-je devenu à plus de 70 ans antisémite ? Mais qui fait le contraire toute ma vie ?

Pourquoi ? Ah, me dit-on. C'est par clientélisme électoral.

Admettons, que voulez-vous dire ? C'est pour plaire aux musulmans. Lesquels musulmans sont dans les quartiers populaires ?

Et dans les quartiers populaires, on renverse l'équation, c'est les musulmans. Et les musulmans tous par nature sont antisémites sans doute. Une fois de plus, c'est une déclaration raciste.

L'accusation d'antisémitisme contre moi fonctionne comme un racisme anti-arabe et islamophobe. Une fois de plus. Et je l'ai dit et je l'ai écrit. [applaudissements] Voilà la vérité. [applaudissements] Par conséquent, c'est la première erreur du ministre Stéphane séjourné.

Mais il y en a une deuxième. Je lui rappelle qu'il n'est pas seulement un militant ignorant comme la moyenne des dirigeants de ce mouvement. Il est aussi ministre affaires étrangères d'un grand pays qui a signé la convention de 1948.

Par conséquent, quand un autre pays qui a signé la convention se réclame de la convention pour saisir une cour à propos d'un des pays qu' a signé et qu'on est une grande puissance et qu'on préside le conseil de sécurité pendant tout le mois de janvier, c'est-à-dire que à ce moment-là, on préside l'échelon suprême de l'Organisation internationale de l'humanité. Alors, on ne parle pas comme si on était dans un bistro en train de s'engueuler avec quelqu'un pour sa part de cacahuète. On assume la dignité, la responsabilité de ce qu'on est.

La France ne peut pas dire quoi que ce soit à cette étape, peut-être surtout à cette étape où elle préside le conseil de sécurité, quoi que ce soit, qui touche à l'affaire puisqu'elle a décidé de ne pas y intervenir. Car parler comme ils sont en train de le faire, c'est prendre position, pas seulement sur le génocide. Ce n'est pas ce qui est en train de se discuter à ce moment-ci à la Cour internationale de justice.

Ça va prendre du temps. Est-ce qu'il y a ou non un génocide ? C'est pas ça qui se discute.

Ce qui se discute, ce sont les mesures de prévention. Et si vous aviez pu bénéficier de la diffusion sur les chaînes d'information en continu que vous avez peut-être suivi sur YouTube la plédoirie de l'Afrique du Sud, vous aurez appris que l'Afrique du Sud dit "Nous vous demandons pas nous ne vous demandons pas de vous prononcer aujourd'hui sur la question du génocide. Nous vous disons qu'il y a des signes convergents qui correspondent à la définition juridique du génocide.

Car le grand avantage de la convention de 1948, c'est qu'elle sort des mots pour dire ce qu'ils veulent dire. Et qui le dit monsieur ces journées à part l'Afrique du Sud et les soumis ? sep rapporteurs spéciaux de l'ONU se pas un sep donc de différents domaines d'activité de l'ONU ont fait un communiqué le 2 novembre dernier ils disent nous restons convaincus que le peuple palestinien court en grave risque de génocide c'est sur la base de cette déclaration que moi-même je m'étais exprimé sur le camion dans la manife en disant les événements vont dans le sens d'acte génocidaire.

Et puis quelque chose comme de semaines plus tard, cette fois-ci, c'est 20 rapporteurs spéciaux de l'ONU. Ils disent, "Nous sommes profondément préoccupés par le soutien de certains gouvernements à la stratégie de guerre d'Israël contre la population assiégée de Gaza et par l'incapacité du système international à se mobiliser pour empêcher le génocide. Alors, on ne pourra pas dire que la dénonciation du risque de génocide est le fait d'un parti puisque c'est ce qu'il a voulu faire monsieur séjourné ni même d'une nation l'Afrique du Sud.

C'est une opinion qui est tellement répandue que elle fait force d'évidence à l'échelle internationale. Pourquoi ? Parce que il y a 5 points qui définissent un génocide. meurtre de membres d'un groupe pour des raisons ethniques supposé raciales ou religieuses.

Je ne pense c'est pas la peine que je fasse la démonstration qui est bien ce qui est en train de se passer à Gaza. Atteindre grave à l'intégrité physique ou mentale de membres d'un groupe. Vous voyez beaucoup d'entre vous pensent que génocide c'est juste tuer les gens si j'ose dire.

C'est tuer les gens, mais c'est aussi porter de manière grave atteinte à leur intégrité physique ou mentale d'un groupe parce qu'il est en groupe ethnique, supposé racial ou religieux. 3è point, soumission intentionnelle d'un groupe à des conditions d'existence susceptible d'entraîner la destruction physique totale ou partielle. Personne n'ira dire que la priv la privation d'eau, d'électricité, de nourriture, de soins et d'enseignement ne soit pas des conditions d'existence susceptible d'entraîner la mort.

Et c'est bien ce qui est en train de se passer. Ensuite, mesures visantes à entraver les naissances au sein d'un groupe. Avez-vous entendu dire que les bombardements, les interventions militaires au sol épargne les maternités, visent à ne pas interrompre les accouchements, ne pas assassiner les parturiantes ?

Non, c'est le contraire. Par conséquent, cette accusation a un élément concret de vérification. Enfin, il y a si j'ose dire les résultats. 70 % des décès sont des femmes ou des enfants. 70 %. et 180 accouchent chaque jour dans les conditions du bombardement permanent de Gaza.

Ça, ce sont des faits et l'un en seul de ces faits suffit à justifier la mise en place de mesures de prévention parce que un seul de ces faits suggère qu'il existe un commandement d'une barbarie et d'une violence telle que le fait lui-même doit être empêché et qu'on doit penser à se protéger dans les quatre autres compartiments. sur cinq, il y en a quatre qui sont mis en cause et sur chaque cas, je viens de vous le lire, nous avons des faits concrets précis. Assassiner des gens en masse, leur faire peur, les perturber de toutes les manières possibles, empêcher les naissences et cetera.

Voilà ce qui est en jeu à la cour internationale de justice. Si vous réfléchissez comme on aime bien réfléchir, c'est-à-dire en révolutionnaire concret, c'est là que le cesser le feu montre ce qu'il est. C'est là que le droit international montre le point d'appui qu'il est.

En droit international, nous accusons le gouvernement de monsieur Netaniaou de mettre en place des mesures qui conduisent à un génocide et c'est la cour qui va répondre. Figurez-vous que ça a suffi quand même pour qu'il comprennent que ça allait mal tourner. Et dès la veille, le gouvernement de monsieur Netaniaou, contrairement à ce qu'il avait dit avant, a dit à nous, pas question, on n' pas l'intention d'occuper sans fin Gazar.

Ah non, non, c'est une erreur. Non non, nous n'avons pas dit nous imposons un siège complet à Gaza. Pas d'électricité, pas d'eau, pas de gaz, tout est fermé.

Nous combattons des animaux humains et nous agissons à conséquence comme l'a dit le général Galant. Non, monsieur Netaniaou n'a pas dit "Ils sont le peuple des ténèbres et la lumière triomphe des ténèbres. J'ai une croyance profonde dans l'éternité du peuple juif.

Sans doute beaucoup de gens le pensent aussi, mais beaucoup de gens aussi pensent que ça transite pas par des méthodes pareilles." Et il a ajouté ce qui est le signe d'une perturbation. Si j'étais religieux, moi ça me posera un problème.

Nous allons réaliser la prophétie d'Isaïe. Ah bon ? Il pense que l'Éternel a donné ordre à monsieur Netaniaahu d'exécuter une prophétie d'Isaïe qui n'a naturellement rien à voir avec ce dont nous parlons.

La prophétie en question, elle concernait, elle s'adressait au roi Saul au moment où est mis en place par le prophète Samuel David. Ça n'a donc rien à voir ni de près ni de loin avec ce dont nous parlons en 2024. Il s'agit d'événements qui ont eu lieu quelque chose comme peut-être 300 ans avant l'air commune.

Ça n'a rien à voir. C'est à peu près comme si moi je vous disais et bien puisque nous sommes entrés en ou par exemple en Gaulle, nous allons libérer les Gaules et nous revenons nous autres les Italiens. Vous avez vu la vidéo sur le sujet.

Moi je m'en fous, j'ai les ancêtres siciliens, ça me va. Puis ça fait jamais que quoi ? Ça fait pas beaucoup.

Tout ça est absurde, vous le savez comme moi, mais c'est des paroles qui sont pas prononcées par des gens un peu dérangés dans un coin. C'est un chef de gouvernement qui parle comme ça. Imaginez-vous que ce soit un imam qui a dit ça, hein.

On sera encore en train d'en parler et on me dirait vous n'avez pas dit que vous condamnez. Bien sûr que je condamnerai. Je trouve que tout ça est complètement fou.

Voilà ce qui s'est passé à la Cour internationale de justice. La bataille continue et monsieur Séjourné ne doit pas parler comme ça parce que comme nous présidons le conseil de sécurité jusqu'à la fin du mois de janvier, s'il y a une décision de la Cour internationale de justice avant la fin du mois de janvier, alors ce sont les autorités de l'ONU qui devront les exécuter que l'on soit d'accord ou pas avec les insoumis, car c'est la loi universelle, celle de l'ONU Et [applaudissements] je voudrais dire que ça correspond d'ailleurs à ce qui a été dit par le représentant diplomatique permanent de la France, la France, l'État, pas le parti, la France à l'ONU qui a dit que en toute circonstan la France soutiendra les décisions de la Cour de Justice internationale. Par conséquent, nous faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour forcer l'attention et que personne ne croit que la cour pourrait décider sans qu'on s'en rende compte et sans que aussitôt on demande des mesures pour que la décision de la cour soit appliquée, c'està-dire que les mesures de prévention soient prises.

Ce qui signifie notamment qu'on cesse de livrer des armes à ceux qui les utilisent parce que c'est une mesure de prévention du génocide. Qu'on cesse d'appliquer les accords de libre échange avec un gouvernement qui pratique l'assassinat de masse et cetera et cetera. Si cette décision intervient, elle nous ouvre, je ne dis pas que ça se fera, elle nous ouvre un champ de bataille politique, politique, démocratique, pacifique, juridique qui nous permet de forcer la conviction parce qu'à ce moment-là, fini le baratin du deux poids de mesures, fini les discours sur la lutte du bien contre le mal, des choses contraes, vous êtes en train de poser des actes qui menacent de génocide un peuple et par conséquent nous Nous interdisons de continuer à le faire en prenant des mesures concrètes.

Voilà le cœur pratique concret de la stratégie insoumise dans son entrée dans la lutte et il faut qu'elle se porte partout où les événements lui permettent d'être aperçu dans son rapport pour le cesser le feu. Je le rappelle parce que c'est ça qui arrêterait tout. Le deuxème point ça a été la décision d'aller au Liban.

Je vous en dis un mot sur la décision elle-même. Qu'est-ce qui vous arrive les gars ? Elle t'a dit, elle t'a dit d'arrêter de bavarder.

Merci Sophie. Bon, nous étions, vous savez le le système insoumis maintenant, c'est un truc énorme. Il est d'ailleurs, il a un mode de fonctionnement qui bien sûr ne correspond pas à ce qu'on connaît.

Alors, tous les fignants qui comptent examiner dans leur bureau à partir d'un coup de téléphone sont pas en état de comprendre ce que nous faisons. La structure insoumise est une structure fédérale, fédérative. Il y a des morceaux d'organisation qui sont autonomes.

Le groupe parlementaire est autonome. Il est autonome. Il décide tout seul.

D'ailleurs, il y a dedans des gens qui appartiennent à plusieurs partis. Je je le rappelle, il y a pratiquement aucune autre organisation comme ça et chaque parti fait ce qu'il veut. Mais quand il est ensemble, on est convenu entre nous que sur l'essentiel, moi les situations extraordinaires sur l'essentiel c'està dire tous les jours, bah on vote de la même manière sinon on n'est plus un groupe hein.

Mais je le dis encore une fois avec un peu de bonomie parce que c'est pas absolument une règle telle que on coupe la tête comme je l'ai lu quelque part à tous ceux qui ne sont pas immédiatement au garde à vous dès qu'on présente ma photo. Tout ça est absurde. Et puis il y a le mouvement.

Le mouvement c'est toutes sortes de compartiment d'action. Il y a les livrets qui concernent chacun des domaines, il y a les événements, il y a plein de secteurs qui eux sont tous dans une même réunion, la coordination des espaces. Et puis nous avons un coordinateur qui coordonne l'action du groupe, l'action du mouvement, l'action des alliés et partenaires, l'action du groupe au Parlement européen.

Voilà. Donc nous étions plusieurs à avoir prévu d'aller au Liban, mais c'était pas dans le cadre de la guerre au départ. Moi, je devais y aller parce que c'est un pays francophone comme je l'ai fait en RDC pour présenter mon livre.

Vous m'imaginez me pointant maintenant disant et maintenant je vais vous parler du phénomène urbain. Disons que le message aurait risqué d'être incompris ou paraître un peu lunaire. Bon et puis il y avait Bastien Lachot qui est le responsable de la commission de défense de notre de notre mouvement et du livret.

Alors lui, il s'occupe des questions de défense, du budget de défense avec Laurellien Saint-Toule et d'autres mais c'est ces deuxlà qui sont dans le bureau de la commission défense. Eux, ils continuellement ils suivent, ils vont, ils viennent dans les pays où il y a des troupes françaises sous une forme ou sous une autre et puis ici en France sur des bateaux des enf il voyage beaucoup quoi. [grognement] il avait prévu d'y aller pour voir la finule parce que quand euh ça fait déjà un moment qu'on sait que c'est un problème qui est 700 français par là-bas dans un pays où il y a pas de président de la République et où le nôtre a été comme chacun a pu s'en rendre compte aller rétablir l'ordre avec tout le succès qu'on sait.

Alors lui, il avait prévu ça. Et puis Youus Omargi qui est le président de la commission des régions au Parlement européen et qui est un homme qui a une responsabilité considérable puisqu'il lui passe plusieurs centaines de milliards d'euros à travers sa commission qui justifie et autorise toutes sortes de programmes dont les programmes régionaux et vous ne le savez pas, je vous promets d'être super bref. Il est aussi l'organisateur d'un projet qui nous intéresse de très près nous autres les insoumis qui est celle d'une macroégion méditerranne d'accord ?

Donc il y travaille tous les jours un petit peu pour essayer d'avancer cette affaire. Il y a des partenaires partout, des amis, des camarades qui aident à la manœuvre. Il y en a aussi au Liban.

Donc lui, il était prévu aussi qu'il y aille. Et puis comme il est membre de la commission du budget et comme il y a des budgets d'entraide et comme il manque 130 millions, il avait prévu. Donc on décide les trois, on nous dit nos amis là-bas nous disent nos habis, nos connaissances nous disent "Écoutez, soit vous êtes là en décembre, soit vous êtes là en début janvier, mais après nous on peut plus rien vous dire." Quand j'ai demandé au général en chef de l'armée libanaise, le général Joseph Aoun, ne confondez pas avec Michel Aoun, c'était le président avant, c'est Joseph Aoun.

À la fin de notre discussion, je lui ai dit alors général à votre avis les les chances de la paix et de la guerre, cet homme sur qui pèse une responsabilité que vous imaginez diriger une armée si peu équipée mais qui concentre l'identité de la nation libanaise, de tous les libanais, pas seulement de certains qui portent ça sur son dos et qui n'a aucun pouvoir politique et qui d'ailleurs s'est dépêché de me dire dans la discussion que lui il était un militaire. il avait pas de responsabilité politique mais que la PL ne dépendait pas de solutions militaires. Vous savez en ce moment moi je vois des choses vraiment très intéressantes.

Quand les militaire on est entré au Mali, les premiers à dire une intervention militaire sans projet politique ne mène nulle part, c'est les militaires. Et ceux qu'on dit le contraire, c'est des civils. Vous me direz, c'est Hollande, ça a jamais été un aigle.

Mais là, c'était quand même assez spécial d'imaginer qu'on faisait une intervention politique, une intervention militaire sans dire quand est-ce qu'on s'en irait. C'était quand même pas rien. Donc comme il le savaiit pas, les autres sont chargés de le savoir à sa place et nous avons été mis dehors.

Voilà le bilan de cette manière de conduire les événements en se croyant toujours supérieur à tout le monde parce que nous sommes une nation occidentale et que tous les autres ne sont là juste bon qu'à nous admirer. Et bien là ce militaire nous dit sans solution politique, il y a pas de solution militaire durable. Tout ce qu'on peut faire, c'est tenir un ordre des choses tant qu'on peut alors mon général général pardon, moi je dis jamais mon général général à votre avis et il me répond 50.

Moi 5050 je trouve pas ça rassurant. Non mais parce que quand même une réponse plus rassurante ça serait 70 30. Déjà ça serait pas très enthousiasment mais 50 ça veut dire une chose très simple.

On nen sait rien. Il peut se passer n'importe quoi. Qu'est-ce qui peut se passer ?

Vous connaissez le concept de caporal stratégique ? Le caporal stratégique, c'est le gars qui est au courant de rien et qui est là avec sa petite unité. Et puis un matin, je sais pas moi, ils ont vu passer les cailles où les perdre, ils disent "Putain, on va aller au perdre puis qu'il y a rien d'autre" et ils tirent.

Alors les autres en face en tendant des coups de fusil, il leur tirent dessus et les autres répliquent et mettent en route leur canon. et les autres en face mettent en route leurs canon et du coup et bien on se sert de ses missiles. C'est ça le caporal stratégique.

C'est quelqu'un qui pour un acte imprévisible déclenche une guerre. Et bien nous sommes à la mercie d'un caporal stratégique m'aon dit au Liban. On est à la mercie de choses plus sérieuses.

Mais vous êtes dans un contexte où les violations de la souveraineté côté libanais. Je n'ai pas le chiffre pour les Israéliens mais ça m'étonnerait qu'il n'it pas de chiffre. Mais côté espace aérien maritime ou terrestre libanais, c'est 20000 violations de la souveraineté nationale du Liban au cours des 10 dernières années.

Mais je le dis avec la précaution que je n'ai pas la le chiffre pour dire la même chose du côté des Israéliens. Tout ça pour vous dire que c'est quand même dans un endroit où ça chauffe et où on a quand même l'habitude des fois de passer à des solutions radicales. Aller au Liban, pourquoi faire ?

On décide les trois qu'on a le choix. On en parle entre nous, on en parle à Mathilde, on en parle à Manon, on en parle à Bonard, notre coordinateur. Qu'est-ce qu'on fait ?

On peut décider c'est trop chaud, on n'y va pas. Ça se tient hein, ça se tient. Et on aurait pas eu à en avoir honte.

Il y avait des arguments qui disaient "Mais on va là-bas, ça va casser les pieds à tout le monde, on va être une source d'embarras. Si jamais il nous arrive quoi que ce soit, c'est à nous qu'on imputera la suite désastreuse et cetera et cetera." Il y avait des arguments sérieux contre puis des arguments pour si on y va pas, on sait bien qu'on vit dans un village.

Tout le monde le sait. Ça veut dire quoi ? Qu'on ne croit même plus à l'État libanais ni à la nation libanaise, ni au peuple libanais capable de maintenir d'être capable d'accueillir trois malheureuses personnes et et leur équipe puisqu'il y avait les deux assistants de Bastien Lachotud et Madir Cab qui est Lis Maya.

Donc ça fait quoi ? Si personnes. Alors nous les grands esprits, on pense que le Liban est pas capable d'accueillir six personnes qui rentrent et qui sortent indemne.

Bien sûr que non. On peut pas exprimer ça comme ça. Et maintenant, je viens sur un point qui va vous chatouiller.

Je vous connais. Qu'est-ce qu'on fait dans ces cas-là ? Quand on est en politique intérieure, la ligne stratégique, c'est la conflictualité.

Du conflit né la conscience. Vous voulez qu'on soit en conflit avec qui ? C'est dominant évidemment et pour ce qui nous concerne le gouvernement, le patronat et ses mannequins.

Quand on est dans la politique internationale, à chaque fois vous tâchez, vous le verrez, peut-être que ça vous arrivera, vous tâchez de vous appuyer sur votre pays d'abord pour réclamer le droit d'intervenir. C'est parce que la France a une ambassade à Santiago du Chili qu'un diplomate pour qui j'ai une admiration qui s'achèvera en même temps que moi a pu prendre des dispositions pour faire rentrer dans l'ambassade les gens que les pinochétise coursaient dans la rue. Quand vous intervenez ici ou là pour obtenir la libération de celui-ci, la libération de celle-là, vous le faites comme français et vous activez tous les moyens que vous avez au nom de la France.

Nous sommes une grande puissance. La France appartient à tous les Français et donc on doit chercher, en tout cas c'est ma méthode. Peut-être que vous en trouverez une autre à un autre moment et je la partage vraiment d'esprit et de cœur avec les dirigeants du mouvement insoumis.

Nous cherchons tout le temps quand on est en politique internationale, sans que ça enlève rien ce qu'on a à dire sur le désordre international et cetera et cetera, à nous appuyer sur notre pays, la France. Il faut que ça soit possible. Si votre pays à ce moment-là une politique coloniale abominable, s'il est en train de faire je ne sais trop quoi dans tel ou tel pays, bah vous pouvez pas.

Vous venez pas en disant "Coucou, c'est nous la France." En général, on accueillit fraîchement et puis ceux qui vous accueillent favorablement, vous avez pas forcément envie d'aller dîner avec eux, même avec une longue cuillère. Il y a des situations où c'est pas possible mais là on est dans une situation de risque de guerre généralisée.

Je le rappelle parce que je l'ai pas fait assez tout à l'heure et que du coup c'est même plus dans la dépêche à FP sans doute j'ai pas fait assez. Mais le but c'est cesser le feu et la protection des points les plus fragiles. Nous qu'est-ce qu'on peut faire ?

On a une valeur une capacité purement symbolique c'est tout moral. Mais la première chose qu'on vient faire, c'est dire aux Libanais eux-mêmes, au Libanais, tous les Libanais, tous les Libanais. Comment tu fais pour parler à tous les Libanais ?

Et bien en ne parlant pas à certains plutôt qu'à d'autres et en s'adressant aux institutions du pays. Ce pays a des institutions. Il a une assemblée nationale, il a des députés, il a un gouvernement de techniciens peut-être, mais c'est son gouvernement.

Il a une armée qui a un chef et donc nous parlons avec ceux qui représentent tous les Libanais, les institutions libanaise, la nation libanaise et nous avons rencontré exclusivement ce type de personne tout en sachant parfaitement bien parce qu'on réfléchit et qu'on est assez intelligent pour imaginer que quand on serait reçu comme nous l'avons été par le groupe d'amitié France Liban du Parlement et la commission des affaires étrangères qui qui à ce moment-là et parce que nous étions là est présidé par le président de la commission des affaires étrangères. Nous savons que nous parlons à des députés de tous les partis mais nous n'avons pas demandé à chacun de quel parti il était. On a parlé et on a pu observer que partout où on est passé, il y a un élément qui compte, c'est les relations que les gens ont dans l'esprit avec telle ou telle nation et en particulier avec la nation française.

Malgré tous nos défauts et nous on les connaît bien, on est d'ailleurs des fois nous-même le défaut. Malgré tous nos défauts, la France continue à incarner aux yeux d'innombrables peuples un certain nombre d'idées qui sont nées et qui ont été appliqués dans la grande révolution de 89. C'est pourquoi elle occupe une telle place dans nos récits cette révolution.

Qui du saje vous faire sourire ? Beaucoup de gens aiment la France. La France, pas tel ou tel français. la France.

À cause de tout ça, il arrive que beaucoup été éduqués dans la langue française qui est la langue commune de 29 nations et qui savent très bien que c'est par cet espace qu'il se créolise, vous voyez ? Et je pourrais continuer et tel et tel souvenir à un moment donné voulait vendre le siège de la résidence. Je sais pas si je dois le dire mais comment on l'a vendu partout ?

Alors on nous a dit "Ah ça c'est pas possible." Ah bon ? Pourquoi ?

Bah parce que c'est un monument national et que on vous l'a donné, mais c'est pas parce qu'on vous l'a donné, vous faites ce que vous voulez parce que c'est un monument national. C'est là qu'a proclamé la naissance du Liban sur les marches sur lesquelles vous êtes là. Ah, on vend pas.

La même aventure nous est arrivée dans d'autres pays comme ça. En Tunisie, vous avez décidé de vendre l'ambassade. Il faut dire que si c'est au prix du mètre carré euh faut faire.

Alors les Tunisiens ont dit "Ah ben ça c'est pas possible, vous pouvez pas le vendre. parce que vous en avez fait cadeau et chez nous, on vend pas les cadeaux. Bon alors, [applaudissements] ils sont restés comme des malpolis qui sont et on a été sauvés par le gong.

Voilà, il y avait des gens, je peux vous dire, de des deux nationalités, de tous les partis pour défendre cette ambassade. Partout, nous avons rencontré ça et ça valait la peine de dire aux gens, "Vous savez, nous on vous aime. Nous, nous sommes jusqu'au bout pour la souveraineté du peuple libanais sur chaque centimètre carré du Liban.

Personne d'autre que les Libanais ne décide pour le Liban. Mais [applaudissements] c'est la même chose que de dire le Mali appartient au malien, le Niger au Nigérien, le Burkina Faso à ses habitants. Et oui, les Burkinabés, [applaudissements] il y a la moqueuse qui est là.

Je viens de la piéger elle, elle commençait à rigoler avant que je termine avec le burkina. Elle s'est dit va pas savoir. Ben si, il le sait.

Voilà. Et dire ça peut dire B non non, ça compte. Les gens à qui on parle à il y a un moment dans lequel vous partagez une émotion, vous avez quelque chose en commun et pour nous c'est très important.

Pas seulement parce qu'on aime aimer et être aimé comme tout le monde, mais aussi parce que s'il y a une guerre généralisée, c'est aussi pour nous hein. Il faudrait pas croire que nous seuls les Français, nous pourrions regarder le reste de l'humanité s'entretuer. La mécanique d'une guerre généralisée, elle est absurde.

Si vous voulez bien regarder les événements qui factuellement conduisent à la première guerre mondiale, c'est invraisemblable. La deuxième guerre mondiale, par contre, c'était prévisible. Ils auraient dû s'y prendre autrement pour l'arrêter avant.

Mais les enchaînements, c'est toujours comme ça que ça pose problème. Tout à l'heure, je vous ai dit alors voilà les Américains, les Anglais qui tapent sur le Yémen, du coup l'Iran tape sur l'Irak et sur la Syrie. Et du coup et du coup quoi ?

Et ben du coup tout d'un coup, le Pakistan se réveille et décide de bombarder un bout de l'Iran. Vous vous rendez compte où on en est maintenant ? On en est à un conflit entre le Pakistan et l'Iran.

Personne ne peut croire que l'Iran peut accepter que le Pakistan bombarde des gens chez elle. Chez eux, ça n'existe pas. Donc il va y avoir là aussi une réplique.

Et s'il y a une réplique au Pakistan, supposez que d'autres qui trouvent l'idée intéressante à propos du Cachemir se mettent eux aussi à donner leur avis sur la question. On aura donc cette fois-là à faire à l'Inde qui n'est jamais que la voisine de la Chine. On continue.

Faut pas se risquer à ça. Faut pas se risquer à ça. Les guerres généralisées, c'est comme ça.

Et il faut qu'il y ait des conditions propices à la guerre généralisée. Et ces conditions, elles à ce moment-là, elles n'ont plus à voir avec seulement les enchaînements de violence. Elles ont à voir avec les conflits les rapports de puissance sur un plan aussi économique, sur les enjeux du pouvoir à l'échelle de la planète.

Voilà pourquoi il faut s'argouter. Donc, disais-je, la guerre nous concernerait tous. Mais c'est pas tout.

Il y a 700 français au Liban, des militaires français. Pas des Français, il y en a 22000 ou un peu plus. On compte pas les b nationaux. parce queil y en a aussi un paquet.

Bref, il y a 700 français militaires sous casque bleu. Alors, qu'est-ce que vous dites ? Supposons qu'il y ait une invasion.

Il est pour rien nous mais supposons qu'il y en ait une qui a un conflit à la frontière sud. Pas seulement à cause de Gaza parce qu'il y a 13 points de conflit entre le Liban et l'État d'Israël. à propos de la frontière.

Alors, on était tout content, il venait de s'entendre parce qu'ils ont tracé la frontière en mer. Alors, c'était quand même un peu plus difficile. Il y a du gaz à la clé.

Alors, c'est ça peut marcher. Ça peut marcher si c'est pas la guerre. S'il y a un cesser le feu à Gaza.

Du coup, il y a un cessé le feu sur la frontière sud du Liban. S'il y a un cesser le feu sur la frontière sud du Liban et cetera, ce que je vous ai dit tout à l'heure, c'est la contagion de la paix. Ça réglerait pas tout mais ça lance une dynamique.

S'il y a la guerre, nous on est dedans. Je trouve incroyable ceux qui s'en rendent pas compte que quand on n'est pas un spécialiste de la géopolitique, bon on le sache pas ou que bon mais quand on connaît un peu quand on est ministre des affaires étrangères par exemple, ça nécessite quand même un minimum de formation pour savoir ce qui se passe, qu'est-ce qu'une frontière, qu'est-ce que sont les obligations ? Des casques bleus français, il y en a déjà eu au Liban.

Oui, si vous ne le savez pas, je vous la prends. Et des casques bleus français [raclement de gorge] dont l'état major et le lieu de d'encasernement explose. Il y en a déjà eu une fois. 50 militaires français ont été tués de cette manière-là.

Donc nous sommes concernés. Alors, vous pourriez dans mouvement d'épaule dire bon militaire ça inclut le risque de mourir combien de morts ? Alors, je vous raconte la suite de l'histoire.

À l'époque, le président Miteran est allé sur place comme c'était son devoir, il est revenu et ensuite l'aviation française a frappé dans la BK. Ben oui, c'est normal. C'est ça s'appelle la légitime défense pour le coup.

Tu me frappes, je te frappe. Alors ça veut dire que nous aussi on serait pris dans l'histoire comme vous avez envahi. Alors qu'est-ce qui se passe y a une invasion ?

La force de l'ONU c'est 10000 pingouins qui sont là hommes et femmes hein qui risquent leur peau là pour tout le monde pour la paix. Ils sont 10000. Le chef d'état-major de la finule c'est un français.

Nous ne sommes pas le plus gros contingent. Il y a une dizaine de nations qui toutes auront immédiatement le droit de dire "Mais qu'est-ce que vous nous avez fait là ?" Voilà la situation.

Donc il faut tout faire pour que ce soit pas le cas. Quand on a demandé au responsable de la finule que nous avons rencontré, il nous a dit, on lui a dit, Bastien Lachot lui a rappelé, lui a dit "Mais depuis les dernières délibérations, vous avez le droit à la Roste pour la légitime défense. Droit à la roste pour la légitime défense." Pendant que j'y étais, je lui dis "C'est quoi l'ampleur de la Riposte si une invasion réponse, le contingent n'est pas là pour arrêter une invasion.

Donc nos lignes de repli sont prévues. Non, mais c'est normal, il y a un mandat de l'ONU, c'est pas On nous a pas dit si vous venez là-bas, vous faites la guerre aux voisins si jamais il y en a une, hein. Donc, on comprend.

Mais qui vous dit que les militaires de l'ONU parce qu'ils sont auus vont être épargnés alors que les observateurs ont pas été épargnés alors que les autres personnels de l'ONU ont pas été épargnés épargnés à Gaza ? Voilà la raison pour laquelle j'y reviens, il y a un intérêt pour ceux qui comme nous luttent pour la paix et pour le cesser le feu à faire tout ce qu'ils peuvent même si c'est symbolique pour faire en sorte de conforter le Liban. On ne peut pas accepter que son voisin menace de le détruire et que personne ne dise rien.

Ce que nous avons fait, c'est donc un acte concret. Le seul qui est à porté d'une conscience d'un être humain faire quelque chose. Oui, mais quoi ?

Et alors nous qui sommes les représentants du mouvement insoumis, nous sommes en quelque sorte mandatés par les insoumis. Nous essayons d'être à la hauteur des attentes que les insoumis ont placé en nous en votant insoumis ou en s'inscrivant sur la plateforme insoumise. C'est notre devoir, pas seulement notre droit comme dirigeant politique.

Aussi longtemps que le mouvement insoumis sera ce qu'il est aujourd'hui. C'est-à-dire une organisation qui veut être un pied dedans les institutions parce qu'elles respectent la loi, la démocratie, la justice et cetera et un pied dehors parce qu'elle respecte le droit à l'initiative populaire qui à tout moment peut changer le destin des choses et du monde. Nous sommes cette organisation et par conséquent les dirigeants, les responsables, les élus, tous ont le même devoir d'avoir un pied dedans, un pied dehors à l'endroit où c'est nécessaire.

Mathilde Pan et William Martinet sont dans la rue la nuit pour dormir avec ceux qu'on pas d'abri au nom de tous les autres députés qui d'ailleurs sont venus en délégation. Et moi j'avais parce que je suis ce personnage là qu'on connaît le devoir d'aller au Liban avec les représentants les plus éminents et pas comme une troupe pour dire en France quand bien même nous sommes l'opposition et vous savez quelle opposition nous sommes parce que là-bas ils suivent tout. Vous savez quelle opposition nous sommes ?

Et bien, nous vous disons la chose suivante. Sur le Liban, nous sommes tous d'accord et nous vous soutiendrons tous. Il n'y a pas de faille entre nous.

Pourquoi c'est possible ? Parce que le président de la République a dit qu'il réclamait le cesser le feu. Lui aussi, il l'a dit pas une fois, plusieurs fois.

Alors, au début, il hésitait à dire un cesser le feu permanent. Il le cess le feu était humanitaire, hein. Bon, alors et puis, c'était une trêve. le l'instant d'avance, si vous vous souvenez, on avait dit "Mais qui va décider de reprendre ?

On a vu comment ça s'est passé, vous vous en souvenez ?" Mais il l'a dit, répété. Et donc pour nous tous, c'est un point d'appui et pour le Liban, c'est un point d'appui.

Les Français réclament le cesser le feu. Je n'entre pas plus dans le détail de tout ce qu'on s'est dit, [applaudissements] mais c'est un choix et j'essaie de vous expliquer, c'est une stratégie politique qui essaie d'être aussi complète que possible et qui fait qu'un groupe dans un pays qui a un un groupe parlementaire mais qui n'est qu'un groupe, qui n'est qu'un mouvement peut intervenir jusque sur la scène internationale parce qu'il a pour lui l'intelligence de la tactique et de la stratégie et la force morale qu'il convoque pour aider la cause qu'il soutient. Voilà ce qu'on est en train de faire.

Je vous demande à tous de bien le comprendre, bien s'en souvenir parce qu'à chaque étape, il faut essayer de faire pareil. Ne jamais renoncer quelle que soit la disproportion des forces, quelle que soit la disproportion des situations. Même si nous sommes nous, nous avons à voir avec la guerre et nous voulons l'empêcher.

Nous ne voulons pas de la guerre et nous nous souvenons de qui nous sommes les héritiers. Et nous souvenons que nous sommes les héritiers de Jean Jorès qui la veille de son assassinat était en train d'écrire un éditorial en réclamant les force de la raison contre la guerre. Ça veut dire que d'une manière inépuisable, c'est l'engagement qui donne son sens à l'existence.

C'est l'engagement qui permet que le cours du monde aille d'un côté ou qu'il aille de l'autre. Si on ne fait rien, alors la raison reste au plus fort. Et le plus fort n'a pas toujours raison, contrairement à ce que croient tous les plus forts. [applaudissements] Amis, suite de la stratégie, c'est pas fini.

Vous inquiétez pas, ça finira par finir. La CG, là je parle des institution, la visite au Liban, ce sont des institutions que nous rencontrons et nous-mêmes nous en sommes en tant qu'élu. Il y avait une suite prévue, le vote jeudi au Parlement européen, c'est-à-dire aujourd'hui d'une motion dont qui a été présentée à notre impulsion dont le titre était pour le cesser le feu immédiat et permanent.

Et le travail avait été, il faut dire mené deux mains de maître par nos camarades là-bas qui ont fait ce qu'il fallait pour s'expliquer, se faire comprendre ceci, cela. Et on a eu un un texte dont on était content. Purée, c'est celui-là que j'ai oublié d'amener.

Ah, il y a que moi qui ça arrive. Bah oui. Voilà.

Bon, [grognement] un texte qui est la résolution commune. Je vous passe les méandes du Parlement européen. Comment ça se passe ?

Bon, alors il y en a un qui dépose une résolution, l'autre dépose sur le même sujet une résolution, l'autre dépose, on met dans l'ordre, le plus grand groupe passe le premier et s'il a adopté Quick, ça fait tomber tous les autres. Et c'est ce texte-là qu'on amende. Et puis il y a un autre cas, c'est on s'entend avant et euh chacun a déposé sa résolution et puis il y a une résolution commune.

Alors là, c'est là que ça devient sérieux. On a beaucoup travaillé et on avait un texte qu'on s'apprêtait à voter. Un texte qui disait que tous les crimes de guerre devaient être punis.

Un texte qui disait qu'il faut incesser le feu permanent. Un texte qui disait là je suis en train de vous citer les amendements qu'on y avait fait entrer, que la colonisation doit cesser, y compris à Jérusalem est plusieurs autres aspects de cette nature dont vous aurez le détail si vous suivez les tweets de Manon Hubri. et puisque nous-même nous allons mettre en ligne pour que chacun d'entre vous le sache.

Et nous étions tous d'accord, je veux dire les autres groupes étaient d'accord pour voter ce texte. Et au dernier moment, chacun de nous avait le droit de déposer des amendements. C'est un peu formel puisque on s'est accordé sur un texte.

Donc en général, vous présentez votre amendement et puis vous êtes battu et puis on en vient après au texte sur lequel on s'est tous accordé. Je je je vous accorde que c'est un peu tortueux comme cheminement, mais voilà, ça se passe comme ça. Donc nous, on a déposé une série d'autres pour demander euh l'interruption des échanges commerciaux, le la légalisation de du boycott, enfin bref, des choses qui ont à voir avec le concret.

Et voilà que tout d'un coup sur un amendement de la droite se sont accordés l'extrême droite et les macroniste pour faire adopter un amendement que dans le résumé il présente d'ailleurs en tête. Et que dit cet amendement ? Deux choses de la première pas d'importance, on l'aurait accepté mais la deuxième partie dit alors il condamne la première partie de cette phrase condamne les actes commis le 7 octobre.

Pas de problème. Nous, on est prêt à voter ça parce queon les encourage pas ces actes. Mais la deuxième partie et ben non, ce qui est marqué dedans et la fin ou l'interruption, ça m'ennuie de pas voir le texte précis là sous le pif. le démantellement de l'organisation terroriste à masse.

Je sais plus un texte qui propose de cesser le feu. Le titre c'est cesser le feu et la ligne numéro 2, c'est capitulation sans condition. Parce que si vous faites en cesser le feu, je suis obligé de le rappeler, c'est avec votre ennemi, pas avec vos amis.

Et qui est l'ennemi ? Mais c'est monsieur Netaniao lui-même qui l'a dit. L'ennemi c'est le Hamas.

Donc si votre ennemi c'est le Hamas, c'est avec le cesser le feu. Avec le Hamas que vous faites le cesser le feu. Donc vous pouvez pas écrire "Je fais le cesser le feu si tu acceptes d'aller en prison".

Ça s'appelle ça c'est un autre nom, ça s'appelle capitulation sans condition. C'est ce qu'on a fait au nazi, capitulation sans condition. Voilà, vous avez capitulé, vous avez perdu, vous avez tous au bloc.

Voilà. Donc cette phrase est reviendrait pour nous à se ridiculiser, à voter contre ce qu'on croit, ça n'a plus de sens. Alors évidemment, vous verrez, je sais pas, j'ai pas encore lu les commentaires, si jamais il y en a, hein, ça va encore être les grandes orgues.

Comment vous n'avez pas voté pour le cesser le feu et cetera et tous les benés qui ont levé la main pour dire qu'il demande à Hamas de plier bagage et d'accepter d'aller en prison, ben ne se rendent pas compte de ce que on leur aura fait. Mais on va pas en rester à Pinaillé. Vous verrez qui a voté quoi, compris sur les amendement.

Je vous demande de le faire et comme vous le ferez pas tous, on le fera à votre place et on vous le dira parce que la dernière fois déjà, c'est nous qui avons proposé les insoumis d'introduire dans le texte le cesser le feu et ils n'en ont pas voulu au Parlement européen. D'accord ? C'est important qu'on sache qui ne veut pas desser le feu et qui sait qu'en veut. au moins dans des votes de cette nature, mais nous n'allons passer notre temps au pinaillage politicien.

On va même pas on va même pas dire comment ça se fait que les macronistes expliquent ici qu'ils sont pour le cesser le feu et quand ils arrivent là-bas disent à la condition que le ha soit immédiatement démantelé, c'est-à-dire ce qui est l'objectif de guerre du gouvernement de monsieur Netaniaou. Comment ça se fait ? Comment vous conciliez les deux ?

Je sais pas si l'Élysée a suivi de près ce texte mais franchement c'est absurde car si le Parlement européen avait sans autre forme de procès voter le texte sur lequel on était tous d'accord et comme dans tous les textes du Parlement européen, j'aime mieux vous dire qu'en vérité on n'était pas d'accord sur toutes les lignes sur tous les points et de la même manière les autres non plus n'étaient pas d'accord avec tout mais c'était un point d'appui pour la France formidable puisqu'il paraît qu'ils sont tous européens bah ils auraient pu dire bah regardez au Parlement européen tout le monde est d'accord pour réclamer le cesser le feu et le cesser le feu, pas la capitulation sans condition parce que la capitulation sans condition c'est la guerre. Voilà, on s'en fout, on va prendre ce qu'il y a à prendre. Le texte condamne l'action militaire disproportionnée de l'armée de monsieur Netou.

Nous, on n'utiliserait pas le mot disproportionné, mais cette action est condamnée. Les violences du 7 octobre, les meurtres du 7 octobre sont condamnés mais aussi les violences sur les populations civiles. La fin de la colonisation est demandée dans le texte.

C'est ce qu'on avait rajouté avant, y compris à Jérusalem Est. De même, il est dit que des sanctions doivent être prises contre les colons qui aujourd'hui profitent de la situation pour tabasser les gens et les faire fuir. Il y a donc du bon à ramasser dans ce document.

Une fois que la bataille a eu lieu, on n' pas voté le texte pour les raisons que je viens de dire. Mais maintenant que cette bataille a eu lieu, que le texte a été adopté, à nous de nous appuyer sur tous les morceaux qui nous intéressent pour pouvoir continuer et aller de l'avant. Je vous propose donc, on en reste au fait que le Parlement européen a voté une résolution demandant la le cesser le feu permanent à Gaza parce que ça c'est notre victoire.

Une [applaudissements] autre étape, une autre étape est prévue. Notre camarade, vous savez comment ça marche hein les insoumis, tout le monde a été d'idée puis il y en a qui sont plus acharnés que d'autres. Alors, il faut avancer ceci ou cela.

Ça a été le cas pour tous les exemples que je viens de vous donner. Et là, Éric Coel se bat depuis déjà, je crois que c'était déjà le cas avant les vacances de Noël, hein. Bon, avec Thomas Porte et deux trois autres copains comme ça qui sont des bûches euh pour faire une délégation.

Alors là encore, c'est du symbole, hein, mais vous allez voir l'idée c'est de faire une délégation à Rafa. Moi aujourd'hui, on me dit "Vous comptez y aller ? J'ai dit bah je ferai ce qu'on me dira de faire mais bon j'ai déjà beaucoup voyagé hein quand même hein.

Bon alors ils ont prévu d'aller à Rafa et je je les admire. C'est c'est toute une organisation logistique mais la première fois qu'ils ont dit qu'ils y allaient les Égyptiens ont dit "Non, personne vient là." On les comprend les Égyptiens se retrouver avec une délégation de parlementaire français qui vient quasiment sur la ligne de front.

Bon c'est pas ce qu'il y a de plus confortable pour un gouvernement. Mais finalement, les Égyptiens viennent de donner l'autorisation et par conséquent mes camarades sont en train de travailler à voir comment monter la dite délégation. Celle-ci donc participera, je l'évoque maintenant parce que en fait c'est fait mais je l'évoque parce que ça montre que veut dire construire une action en profondeur avec ordre avec méthode et couvrant tout le champ.

Nous ne sommes pas une une petite bande qui s'agite dans un coin et fait des déclarations sans se soucier de savoir comment on transforme la réalité. Donc, il y aura ça et puis il y aura la suite de ce que depuis le début nous faisons, c'est-à-dire que tous les samedis nous manifestons. Et notre aide a été demandée et à chaque fois on l'a donné quand on nous la demande parce que nous n'avons pas de pratique impériale, hein.

Nous ne sommes pas le parti d'avant-garde qui donne des ordres aux autres. Nous sommes rien de tout ça. On nous demande de l'aide, on la porte.

Il faut un camion, on amène un camion. Il faut une grosse sono, on amène une grosse sono. Il faut 50 60 70 100 camarades pour faire le service d'ordre.

On fait un appel et les camarades se prononcent comme des volontaires. Ils viennent chaque fois qu'on nous le demande, nous apportons notre contribution. Mais politiquement politiquement nous sommes chaque fois aussi à l'initiative de tout ce qu'on peut faire pour mettre d'accord les uns les autres et s'y retrouver et ne jamais lâcher prise parce que jusqu'à la dernière minute si on obtient telle signature même si l'organisation ne fout strictement rien n'empêche il y a la signature il y a un consensus qui est créé et il faut donc pas s'arrêter à l'orpilation que provoque des fois des comportements insupportables.

Voilà le travail que nous allons continuer. J'attends bien sûr comme vous tous avec impatience la décision de la Cour de justice. Ça devrait pas trop traîner parce que ce sont des mesures de prévention.

Il y a des moments je me pense hein pour croire à ce que je vois. Soit parce que ça me paraît tellement invraisemblable et stupide que je me dis mais comment ils peuvent décider un truc pareil ? Ça donne aucun sens.

Et puis d'autres fois, alors bon, moi j'ai pas écouté parce qu'il y a une limite aussi à tout hein, la conférence de presse du président de la République. Apparemment euh je suis pas le seul à pas avoir écouté. Non, mais je vous invite pas à pas le faire ni à faire le contraire.

Je constate, voyez-vous, ça a de l'importance, l'importance de la parole. Quand vous avez un gars qui parle et que ça intéresse personne, il y a un problème. Non, j'exagère en disant intéresse personne mais quand même tous autant qu'on est, même si on est opposant, on se dit voilà qu'est-ce qui se passe là ?

Bon, il fait ce qu'il veut, mais au mieux de tout ce qu'il a dit euh et dont la plupart des euh il y a au moins une chose qui nous concernait sur la question internationale qui est incroyable quoi. D'abord un, il rappelle le cess le feu et puis au milieu de ce qu'il dit, il dit il faut mettre fin à la période de l'alignement automatique. Il nous a déjà piqué la planification écologique.

Le vin à rep aligné. Vous verrez à la fin, il mettra le sari de kruma de de Nerou, pardon, hein, pour faire le non aligné. Si ça pouvait aller jusqu'à Nasser, ça nous arrangerait hein.

Ça créerait une ambiance. Non mais franchement quand j'ai eu le papier, moi j'ai dit c'est qui qui fait les notes ici ? Moi je le sais qui c'est hein.

Il a raconté ça ? Oui oui il a raconté sûr. Donc il l'a dit non puisqu'il a dit c'est un point d'appui.

Alors évidemment s'il fait exactement le contraire juste derrière ça va pas le faire. Mais si c'est qu'il est en train de bouger, et ben ça se bouger là il faut le soutenir. Mais ça se soutiendra dans des faits concrets.

Je suis pas persuadé que ce soit l'idée du siècle d'envoyer encore du matériel en Ukraine. Alors je comprends l'intention, c'est de dire on les lâchera pas, ils vont continuer la guerre. Mais tout le monde sait très bien que jamais l'Ukraine ne peut gagner militairement contre la Russie.

C'est impossible. Alors, il y avait une possibilité, c'était que les Américains s'emmènent tellement que bon, je suis pas en train de dire que les Ukrainiens doivent désarmer, hein. C'est pas ça que je suis en train de dire du tout.

Je veux pas qu'il y ait d'ambigué sur le sujet. Je dis seulement qu'on comprend pas toujours comment les choses se font. Alors, quand les Américains envoyaient du matériel, on envoyait pas assez.

Maintenant qu'ils en envoient plus, on en envoie. Et comme c'est du matériel qui est affecté à l'armée française, c'est moins alors ça c'est les responsables de la commission de défense qui vous expliquerai ça que c'est quand même étrange de se désarmer soi-même parce que si on peut se désarmer alors pourquoi c'eston armé ? Tout ça c'est des raisonnements de de logique.

Mais bon je mets tout ça de côté. Il l'a dit qu'il fallait mettre fin aux alignements automatiques. Ce n'est donc ni la neutralité comme nous l'avons toujours dit ni les cuidistances comme nous l'avons toujours dit.

C'est une autre attitude qui analyse les situations d'après les contextes. Exemple, nous avons refuser d'aller au Yémen. Je vous l'ai dit tout à l'heure, il a utilisé le mot nous avons choisi dans la déclaration qu'il fait hier mardi.

Il dit "Nous avons parce que nous sommes dans la posture de refuser l'escalade. Ça aussi c'est des points d'appui en politique internationale. Alors, peut-être que le monde dont je parle n'existe plus et que on peut dire un truc et puis faire exactement le contraire ou rien ou n'importe quoi.

Et on peut dire que en effet, il y a des éléments qui peuvent nous conduire à le penser. Mais voilà, j'ai fait le tour. Le 1er janvier est intervenu l'adhésion effective de six pays de plus à l'ensemble des pays qui s'appellent Brick qui doréen avant ont un PIB supérieur à celui du G7.

L'ordre du monde vacille. L'ordre du monde est vacillant. La monnaie dollar qui a servi de grands liants international mondial de toutes les activités économiques qui depuis le 15 août 1971 n'est plus tenu à aucune parité avec quelques biens matériels que ce soit.

Cette monnaie est progressivement en train d'être dégagée des circuits. Elle baisse d'un point par an dans les réserves du monde et elle a déjà baissé de plus de 10 ou 15 % je crois. au cours des dernières années, un pays comme la Russie s'est débarrassé de la totalité de ces dollars.

Un pays comme la Chine en vend chaque mois et en achète chaque mois, elle en vend un petit peu plus qu'elle en achète parce que elle-même est tellement possesseuse de dollars que elle est dépendante de cette monnaie et personne ne peut souhaiter le chaos. Mais camarades, même quand personne ne souhaite le chaos, il arrive que ce soit le chaos. C'est la raison pour laquelle on est certain de se préparer correctement quand on se prépare.

On est sûr de ne jamais être prêt correctement quand on ne se prépare pas. Et ce que nous faisons, c'est d'entrer comme protagoniste avec les moyens qui sont les nôtres, qui ne sont pas très grands, mais d'entrer dans la lutte réelle, concrète pour la paix sur des objectifs et avec des méthodes claires. J'ai voulu dire tout ça ce soir parce que on m'a dit que si et je je j'en conviens, on m'a dit que si on n'explique pas ce qu'on fait, ben on demande aux gens de faire un effort considérable.

Il faut qu'ils arrivent à la fois à capter ce qui se passe, les raisons pour lesquelles on se fait et les arguments. Et vous tous qui vous intéressez à tout en général, euh vous savez bien aussi qu'on atteint vite sa limite quand ça va trop loin, quand c'est trop de choses à la fois. J'ai donc pensé que c'était utile d'expliquer un peu longuement.

C'est rediffusé en même temps que je suis en train de de vous parler et je sais que pour des milliers des nôtres, ce sera un cadre de compréhension. Je les invite tous autant qu'ils sont à faire ce qui est en leur pouvoir, c'est-à-dire participer aux manifestations pour le cesser le feu à Gaza parce que c'est la tâche urgente. La solution politique, pas la solution politique, la solution de l'application des résolutions de l'ONU à deux états.

La paix au Liban et donc la paix dans le monde dépendent du fait qu'il y ait un cesser le feu à Gaza. Tout doit se concentrer là-dessus. Merci à tout le monde. [applaudissements]