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Interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo (sur Site radio)· 20 septembre 2026 19 minContradictoireActualité / polémiqueCulture, médias & sportBudget & impôts

Journées du patrimoine, préparation du budget 2027, plan d'économies pour France Télévisions... Catherine Pégard invitée de franceinfo

Au micro : Benjamin Recouvreur Source d'origine 3 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:13OuverteRéponse directe

    20% de monuments nécessitent des travaux. A-t-on les moyens de les assumer ?

  • 2:44OuverteRéponse directe

    Vous parliez de l'amour des Français pour leur patrimoine. Et le petit patrimoine ?

  • 3:10RelanceÉludée

    On est dans un moment de budget difficile. Les directions régionales évaluent une baisse de 30% de leur enveloppe. Vous confirmez ?

  • 3:52OuverteRéponse partielle

    Est-ce qu'il y a une baisse de l'enveloppe pour le patrimoine ?

  • 4:09OuverteRéponse directe

    Les artisans du patrimoine disent qu'il y a une baisse des crédits et qu'ils vont devoir licencier. Qu'avez-vous à leur répondre ?

  • 5:05OuverteRéponse directe

    Comment rassurer les artisans du patrimoine ce matin ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:42InvitéChiffre
    « Il y a encore, on évalue à peu près à 20%, le nombre de monuments qui nécessiterait une restauration approfondie. »
  • 1:58InvitéChiffre
    « Plus de 1 000 projets depuis 2018. Près d'un milliard de projets soutenus en euros avec évidemment le concours de l'État. »
  • 2:58PrésentateurChiffre
    « Sur près de 300 000, il y en a plus de 65 000 qui sont établis comme étant dans un état critique. C'est à peu près un quart. »
  • 4:59InvitéFait
    « Ces métiers du patrimoine, ils sont uniques au monde. »
  • 9:11InvitéChiffre
    « Et donc, on a mis au point un plan, un plan de sûreté doté de 30 millions. »
  • 11:14PrésentateurChiffre
    « Le Premier ministre cherche 54 milliards d'euros d'efforts à faire dans les comptes de l'État. »
  • 16:15PrésentateurChiffre
    « On a appris cette semaine que le groupe France Télévisions allait devoir faire 90 millions d'euros d'économies en 2027. »
  • 18:01InvitéFait
    « La trajectoire d'économie avec France Télévisions, elle a été définie au printemps dernier. »

Temps de parole

  • Invité61 %
  • Présentateur17 %
  • Présentateur 210 %
  • Locuteur non identifié6 %
  • ?4 %

≈ 10,9 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Bonjour Camille. Bonjour Benjamin. Et bonjour Catherine Pégard. Bonjour. Ministre de la Culture, merci d'être avec nous ce matin sur France Info à l'occasion des journées du patrimoine qui se tiennent tout ce week-end, un rendez-vous plébiscité par les Français depuis plus de 40 ans, mais un patrimoine fragile, tout de même en péril, même c'est le thème de ces journées du patrimoine cette année. Vous êtes vous aussi, en tant que ministre de la Culture, inquiète pour notre patrimoine, il est en danger.

0:24
Invité

Alors, je pense qu'il ne faut pas exagérer. C'est vrai que c'est le thème des journées du patrimoine, le thème choisi par l'Europe, patrimoine en péril. Donc, ça veut dire que ça regroupe toute l'Europe. Et je pense que la France se tient à un haut niveau de protection de son patrimoine et qu'on ne peut pas dire aujourd'hui que le patrimoine français est en péril. Il y a encore, on évalue à peu près à 20%, le nombre de monuments qui nécessiterait une restauration approfondie. Et donc, nous, nous y employons. Il faut dire que les crédits du patrimoine ont doublé dans les dix dernières années.

Et que l'intérêt pour le patrimoine que l'on peut mesurer ce week-end avec le public montre bien que c'est une des choses qu'il faut protéger au maximum parce que l'histoire d'hier fait l'histoire de demain et le patrimoine fait la création.

1:13
Présentateur

Et 20% tout de même de monuments qui nécessiteraient des travaux. Est-ce qu'on a les moyens aujourd'hui d'assumer ces travaux de rénovation ?

1:20
Invité

Encore une fois, on a des plans qui sont très très précis, très approfondis pour des monuments qui vont du château de Versailles jusqu'à l'église du plus petit village de France. Il faut aussi mesurer la grande diversité de nos patrimoines et pas non plus considérer que tout coûte des millions. Quelquefois, avec 20 000 euros, vous restaurez une partie d'un petit château qui va s'ouvrir au public et qui va pouvoir après développer son offre. Et ça, c'est très très important. Et on peut mesurer le chemin parcouru, par exemple, avec la Fondation du patrimoine qui aide beaucoup à développer les projets sur le patrimoine. Plus de 1 000 projets depuis 2018.

Près d'un milliard de projets soutenus en euros avec évidemment le concours de l'État. Et je crois qu'effectivement, la prise de conscience des dernières années, c'est que tout le monde doit s'intéresser à ce patrimoine qui nous intéresse. Et que toutes les bonnes volontés sont bienvenues. Celles de l'État, celles des collectivités locales qui sont très investies, celles des mécènes qui apportent un concours merveilleux. Derrière la Fondation du patrimoine, derrière ce loto du patrimoine dont on parle chaque année. Et je crois qu'effectivement, par ailleurs, tout n'est pas parfait. Moi, comme vous le savez, j'ai dirigé le château de Versailles.

Je sais, et je ne vous le dirai pas, ce qu'il reste encore à faire au château de Versailles est vrai et c'est vertigineux, bien sûr.

2:44
Présentateur

Alors justement, Catherine Pégard, vous parliez de l'amour des Français pour leur patrimoine. Et vous avez raison de le rappeler. Il y a le grand patrimoine, ces grands monuments. Et puis, il y a tout ce qu'on appelle le petit patrimoine. Tous ces édifices qui ne sont pas classés et qui font la France et auxquelles nous sommes attachés. Là aussi, sur près de 300 000, il y en a plus de 65 000 qui sont établis comme étant dans un état critique. C'est à peu près un quart. Et on entend votre volonté de protéger le patrimoine français. Mais on le voit, on est aussi dans un moment de budget difficile, de rigueur budgétaire en tout cas.

Et d'ailleurs, les directions en région qui s'occupent de financer tous ces projets et qui font vivre notre patrimoine évaluent la baisse de leur enveloppe budgétaire à environ 30%. Vous pouvez nous confirmer

3:27
Locuteur

ce chiffre ? Je

3:28
Invité

pense qu'il ne

3:28
Locuteur

faut

3:28
Invité

vraiment pas rentrer dans ces chiffres aujourd'hui, puisqu'on est encore dans les discussions budgétaires. Ensuite, il y aura les débats au Parlement. Il est vrai qu'on nous demande des efforts. On nous demande des efforts, d'ailleurs, pour éviter des sacrifices qui seraient plus brutaux plus tard. On est dans un contexte effectivement difficile. Le Premier ministre l'a rappelé. Mais

3:49
Locuteur

sur

3:49
Présentateur

le patrimoine en particulier, on parlera du budget plus globalement après. Est-ce que sur le patrimoine en particulier, il y

3:54
Locuteur

a

3:54
Présentateur

une baisse de l'enveloppe ? Il y avait encore un article dans Le Parisien, par exemple, aujourd'hui, avec les artisans qui font vivre aussi le patrimoine. On a bien vu avec Notre-Dame à Paris comment ils avaient réussi à le rénover. Ils disent que là, il y a une baisse des crédits et qu'ils vont devoir aussi se séparer de certains de leurs salariés. Qu'est-ce que vous pouvez leur répondre ce

4:10
Locuteur

matin ? Je

4:11
Invité

pense qu'il y a plusieurs niveaux dans ce que vous dites. Il y a effectivement tout ce patrimoine qui fait le tissu de la France. C'est notre maillage territorial. C'est ce à quoi nous sommes aujourd'hui le plus attachés. Notre priorité, c'est de réparer les urgences. Parce que quelquefois, si vous ne faites pas les travaux qui s'imposent, le lieu se dégrade encore plus. Et l'année suivante, ce lieu est encore plus en péril que l'année précédente. Ça paraît banal de le dire, mais ça veut dire qu'il faut faire des choix. Il y a certains monuments qui peuvent attendre encore un an, deux

4:46
Locuteur

ans. Il y a des priorités.

4:47
Invité

Donc,

4:48
Locuteur

il

4:48
Invité

faut faire des priorités. Par ailleurs, il y a les métiers du patrimoine. Et ça, on y est évidemment particulièrement attaché. Parce que je crois que là aussi, ces métiers du patrimoine, ils sont uniques au monde. Alors, on en a parlé au moment, effectivement, de Notre-Dame. Mais nous, on en parle tous les jours parce qu'on voit des doreurs.

5:05
Locuteur

Et comment les rassurer, Madame la Ministre, ce matin ? Parce qu'on entend

5:08
Invité

leur inquiétude. Là aussi, j'entends leur inquiétude. Je la partage. Je crois qu'il

5:12
Locuteur

y a

5:12
Invité

des moments et des endroits où, effectivement, ils peuvent être en difficulté. Et

5:17
Locuteur

là

5:17
Invité

aussi, c'est à nous de les épauler et de voir plus globalement les choses. Vous pouvez être un petit entrepreneur dans le nord de la France. Et peut-être à quelques kilomètres, un peu plus au sud, vous pourriez faire davantage de choses. Mais vous ne le savez pas. Donc, je pense qu'aujourd'hui, comme je l'ai dit tout à l'heure, il faut que les

5:35
Locuteur

collectivités locales... On devrait centraliser un

5:36
Présentateur

peu les choses.

5:37
Invité

Oui, en tous les cas, les partager plutôt que les centraliser. Je pense qu'avec les collectivités locales, notamment, j'ai commencé ce travail de voir les maires, de voir les présidents de région, de voir les priorités qu'on va partager et de voir, justement, les entreprises qu'on pourra associer pour aller plus vite, pour faire le travail.

5:56
Locuteur

L

5:57
Présentateur

'autre enjeu crucial, Catherine Pégard, pour le patrimoine, c'est bien souvent la sécurité. Et notamment dans les musées, on l'a vu ces derniers mois, notamment avec, évidemment, le casse du musée du Louvre, les vols des joyaux de la Couronne. On va y revenir en détail. D'abord, d'un mot sur l'enquête pour les retrouver. Est-ce qu'on a toujours un espoir de remettre la main dessus ?

6:17
Locuteur

Il

6:18
Invité

faut toujours avoir un espoir, parce que, quelquefois, on retrouve ces objets bien longtemps plus tard. Mais bon, l'enquête continue et je ne

6:25
Locuteur

peux

6:25
Invité

pas

6:26
Locuteur

vous en dire plus.

6:27
Invité

Sinon, j'aimerais vous en dire plus.

6:29
Présentateur

Est-ce que sur la sécurisation du Louvre, là aussi, selon vous, vous êtes arrivée, vous, juste après la démission de Laurence Descartes, l'ancienne présidente du Louvre, on a avancé sur le sujet, ce chantier qui est énorme pour le plus grand musée du monde

6:42
Locuteur

?

6:43
Invité

Effectivement, on a mis en urgence, en œuvre, un plan de développement de la sûreté et de la sécurité du Louvre. Là aussi,

6:50
Locuteur

c

6:50
Invité

'est toujours un travail itératif, la sûreté. Les responsables de la sûreté dans les musées, ils savent qu'il faut travailler régulièrement, avoir la conscience que la sûreté, c'est un enjeu fondamental pour les musées, pour les châteaux, et qu'il faut y penser toujours. Et ça, peut-être que parfois, on l'oublie un peu, parce que quand tout va bien, on oublie qu'il

7:13
Locuteur

y a

7:13
Invité

une

7:13
Locuteur

force qui est mal formée. C'est ce qui était ressorti

7:14
Présentateur

avec la commission d'enquête parlementaire, d'ailleurs, qui s'était penchée

7:17
Locuteur

sur ce qui s

7:18
Présentateur

'était passé avec ce casse du siècle au Louvre. Ce qui est intéressant aussi et inquiétant, c'est que ces vols, ils ont lieu aussi dans des plus petits musées. On a eu l'exemple récemment des vols au musée Renoir de Cagnes-sur-Mer, avec deux tableaux qui ont été volés. Ces vols qui se multiplient, ils soulignent quoi ? La fragilité de nos musées. Il faut prendre plus sérieusement cette question de la sécurité aujourd'hui ?

7:43
Invité

Je crois qu'aujourd'hui, effectivement, elles nous habitent constamment, parce que justement, on a vécu ces moments extrêmement difficiles, extrêmement choquants pour les équipes, parce que je dois dire que les gens font leur travail. Au musée de Cagnes-sur-Mer, il n'y avait aucun risque identifié. Et puis, il y a eu ce vol.

8:02
Locuteur

Mais comment faire pour

8:02
Invité

sécuriser tous ces petits musées ? Alors, avant de dire ça, il faut se dire qu'il faut, encore une fois, y veiller tout le temps et se dire que les attaques sont de plus en plus brutales. À Cagnes-sur-Mer, on a quand même parlé de commando qui était venu pour arracher ces tableaux avec une préparation formidable, parce qu'on a pu apprendre que les tableaux, les voleurs, avaient des housses exactement de la taille de tableaux pour pouvoir repartir. Et ça, c'est

8:31
Présentateur

nouveau, ce degré de professionnalisme. Je

8:33
Locuteur

crois que le degré de

8:34
Invité

professionnalisme de l'avis du ministère de l'Intérieur, en tous les cas, n'a jamais été vu précédemment.

8:41
Locuteur

Est-ce que la

8:42
Présentateur

France est particulièrement visée par ce type d'attaque nouvelle

8:46
Locuteur

? Pas du tout, parce que

8:47
Invité

justement, on a des échanges en ce moment avec les musées d'Europe, puisqu'on organise bientôt un G7 des musées d'Europe pour discuter justement des bonnes pratiques des musées, des échanges qu'on peut avoir, pas seulement en termes de conservation ou d'acquisition de chefs-d'oeuvre, et on s'aperçoit que dans tous les pays, il y a

9:06
Locuteur

des vols. Il y a les failles,

9:09
Invité

il y

9:09
Locuteur

a

9:09
Invité

les mêmes fragilités en tous les cas. Et donc, on a mis au point un plan, un plan de sûreté doté de 30 millions.

9:17
Locuteur

Que vous avez présenté au mois

9:18
Présentateur

de juillet ?

9:19
Invité

Le plan de sûreté, je l'ai présenté au mois de juillet. Mais en revanche, le fonds de sûreté, on l'a mis en œuvre déjà dès le printemps. 423 musées ont déjà été pris en considération. On est en train d'établir la liste des urgences pour les mois qui viennent. Et donc, là aussi, c'est un travail régulier qu'il faut mener. Et il ne faut jamais baisser la garde.

9:43
Locuteur

Mais justement,

9:44
Présentateur

c'est intéressant, cette liste que vous êtes en train de dresser, ça fait partie des six points prioritaires que vous avez établis cet été, Catherine Pégard. Mais ça veut dire qu'en fait, on n'avait pas de vision sur nos joyaux à protéger, nos œuvres d'art. On est surpris, on est rattrapés plus rapidement par

10:03
Locuteur

cette nouvelle délinquance. Non, je crois qu'on

10:05
Invité

avait une vision tout à fait précise de nos collections. On travaille sur des récollements sans fin. On essaie de comprendre les faiblesses de nos dispositifs, bien sûr. Mais là, je pense que dans l'urgence qui est la nôtre aujourd'hui d'échapper, encore une fois, à ces nouveaux types d'attaques, je crois que c'est ça qui est le plus difficile à comprendre. C'est qu'aujourd'hui, vous avez des gens, des voleurs, des escrocs qui s'attaquent à nos lieux. Comme ils s'attaquaient avant, quand vous voyez les films, on voyait s'attaquer à des bijouteries. Aujourd'hui, ce sont les musées. C'est très grave. Et donc, on travaille d'ailleurs en concertation de plus en plus étroite avec le ministère de

10:48
Locuteur

l

10:48
Invité

'Intérieur et le ministère de la Justice pour mettre au point, encore une fois, une prise de conscience de la sûreté. J'y insiste beaucoup. Ça paraît peut-être dérisoire. Mais si vous voyez quelque chose qui vous semble une anomalie, il faut tout de suite le signaler.

11:03
Présentateur

Catherine Pégard, ministre de la Culture, invitée du 8.30 France Info ce matin. On va parler du budget de votre ministère dans un instant, de Netflix aussi,

11:10
Locuteur

et

11:10
Présentateur

du financement de la production audiovisuelle de notre pays. C'est juste après l'info en une minute à 8h45 avec Laurette Pueau.

11:18
Locuteur

Un

11:18
Locuteur non identifié

policier placé en garde à vue en Indre-et-Loire, conducteur du véhicule de police impliqué dans une collision avec une moto à Saint-Pierre-des-Cores hier. Le jeune motard est gravement blessé. Incident qui a provoqué des violences dans plusieurs quartiers de la métropole de Tours. Huit policiers et un gendarme ont été blessés. Une vingtaine de voitures brûlées. Le Premier ministre canadien est attendu à Saint-Pierre-et-Miquelon. Aujourd'hui, reçu par Emmanuel Macron sur l'archipel français, situé à quelques kilomètres des côtes canadiennes, la France a la recherche d'autres sources d'approvisionnement en pétrole et en gaz, dont le Canada est producteur.

Les bureaux de vote sont ouverts dans deux landers allemands, Berlin et Meclambourg-Poméranien-Occidental. 4 millions d'électeurs sont appelés aux urnes. Élections très observées après la percée de l'extrême droite avec le parti AFD en Sachsen-Halt il y a deux semaines. Et puis en football, cinquième journée de Ligue 1, Lyon a pris la deuxième place du classement après sa victoire 4-0 face à Rennes hier soir. Match interrupus pendant près d'un quart d'heure à cause d'une banderole insultante envers Saint-Etienne. Ce soir, la classique au MPSG, coup d'envoi à 20h45. France Info

12:27
Locuteur

Le

12:28
Présentateur

8.30 France Info, Camille Girère, Benjamin Recouvreur. Catherine Pégard, ministre de la Culture, vous êtes notre invitée ce matin du 8.30 France Info. Le budget, ce que coûte la culture, ce qu'il faut y investir, c'est au cœur de cet entretien depuis tout à l'heure. Le Premier ministre cherche 54 milliards d'euros d'efforts à faire dans les comptes de l'État. Catherine Pégard, combien d'économies vous a-t-on demandé ?

12:53
Invité

Alors pour l'instant, comme je vous l'ai dit, je ne peux pas en parler en détail puisque nous sommes encore en train d'en discuter et nous n'avons pas reçu chacun notre feuille de route. Ce qui est évident, c'est qu'on nous a demandé des

13:04
Locuteur

efforts. Vous n'avez pas reçu

13:05
Présentateur

votre lettre de cadrage, comme on dit.

13:06
Invité

Non, je n'ai pas reçu ma lettre

13:08
Locuteur

de cadrage. Le ministre du Logement qui

13:09
Présentateur

était à votre place hier, Vincent Jean-Brun, l'avait reçu.

13:11
Locuteur

Elle devrait arriver

13:12
Présentateur

très bientôt

13:13
Locuteur

dans votre boîte-honneur.

13:13
Invité

Elles arrivent en ce moment, vous voyez. Vous

13:16
Locuteur

devez avoir

13:16
Présentateur

quand même une idée des efforts qu

13:17
Locuteur

'on vous a demandé.

13:17
Présentateur

Non, mais les efforts

13:18
Locuteur

qu'ils nous sont

13:18
Invité

demandés, ils sont évidemment incontestables. On en a déjà fait beaucoup dans les années précédentes. Mais là, il se trouve qu'on est soumis à des contraintes qui sont très fortes et qui surtout sont nouvelles. Donc nous en sommes comme tous les autres tributaires. Je crois qu'il faut le dire avec sincérité. Il faut le regarder avec lucidité. Il faut surtout travailler avec ceux qui sont évidemment impactés par ces budgets pour voir comment on peut faire pour ne pas casser la vie culturelle en France et pour ne pas casser l'image de la France dans le monde

13:51
Locuteur

qui

13:51
Invité

est liée à sa culture. Je veux dire, moi je vois beaucoup mes homologues étrangers. Eh bien, dès qu'ils vous rencontrent, ils vous parlent de ce qu'ils voudraient que la France leur apporte. Donc ça, ça a un coût. Il faut y travailler. Et je sais que vous attendez des chiffres, mais c'est plus que les chiffres. Les projets, c'est important. Le projet que l'on a pour notre culture, pour ce que l'on veut en dire au monde, c'est très important. Et évidemment, on peut dire, on nous demande des efforts assez considérables. Par exemple, sur le patrimoine, vous l'avez dit.

14:24
Locuteur

Par exemple,

14:25
Invité

quelles sont

14:25
Présentateur

les pistes

14:26
Invité

d

14:26
Présentateur

'économie

14:26
Invité

qui pourraient se dessiner

14:27
Locuteur

?

14:27
Invité

Et les pistes d'économie, c'est ce que je vous ai dit tout à l'heure, c'est de travailler avec

14:31
Locuteur

les uns et les autres. Mais par exemple,

14:34
Invité

c'est vrai aussi, ce n

14:36
Locuteur

'est

14:36
Invité

pas seulement pour les musées. Là, j'ai vu récemment les directeurs des grands théâtres parisiens, des opéras. On travaille ensemble pour voir ce qu'ils peuvent reporter. Parce que c'est ça le problème, c'est qu'on a une sorte de grosse bosse à

14:51
Locuteur

passer. Donc, reporter des spectacles, Catherine Pégat, c'est de ça qu'il s'agit ? On

14:55
Invité

essaie de garder au maximum la production. Parce que la production, c'est le tissu vital de nos théâtres, de nos télévisions.

15:04
Locuteur

Donc, reporter

15:05
Présentateur

quoi

15:05
Locuteur

?

15:05
Invité

De reporter certains engagements financiers qu'on peut différer.

15:10
Locuteur

Par

15:10
Invité

exemple,

15:10
Locuteur

on peut différer certains

15:12
Invité

investissements. On peut

15:13
Locuteur

différer certains travaux.

15:14
Présentateur

Parce que concrètement, ces pistes d'économie, on comprend que vous vouliez préserver le spectacle vivant, le patrimoine et les musées. Moi,

15:22
Locuteur

le problème, c'est que je veux

15:24
Invité

tout préserver.

15:25
Locuteur

Bien sûr, mais comment on y arrive sans justement affaiblir la vie culturelle du pays très concrètement ? Comment on y arrive alors qu'on nous a donné

15:30
Invité

une feuille de route qui, comme vous le dites, très précise, de faire des économies d'une manière très précise ? Eh bien, il faut les faire au cas par cas. Je ne crois pas que le coup de rabot systématique, où on dit qu'on supprime tant de crédits pour le spectacle vivant, tant de crédits pour le patrimoine est

15:47
Locuteur

la bonne solution aujourd'hui. Est-ce que l'acteur

15:48
Présentateur

du spectacle vivant, par exemple, dire qu

15:50
Locuteur

'il

15:50
Présentateur

n

15:50
Locuteur

'y

15:50
Présentateur

aura pas de crédits en moins pour

15:52
Locuteur

eux ? Bien sûr qu'il y aura des crédits en moins, mais

15:55
Invité

il y aura des crédits

15:56
Locuteur

en moins

15:56
Invité

au cas par cas qui ne mettra pas, qui ne rendront pas vulnérables nos établissements. C'est ça mon but.

16:02
Présentateur

Alors justement, Catherine Pégard, il y a de l'inquiétude dans le monde de l'audiovisuel, notamment avec cette question des économies jusqu'où. Est-ce que ça ira jusqu'à affaiblir l'exception culturelle française dont vous parliez à l'instant ? On a appris cette semaine que le groupe France Télévisions allait devoir faire 90 millions d'euros d'économies en 2027. Écoutez ce qu'en dit Pascal Rogard, directeur général de la SACD.

16:25
Locuteur

C

16:25
Présentateur

'est la Société des auteurs et compositeurs dramatiques. Il dénonce le désengagement de l'État.

16:30
Locuteur

Les

16:30
Locuteur non identifié

pouvoirs publics se désintéressent complètement du sort des télévisions françaises. Sur le plan du service public,

16:38
Locuteur

il

16:38
Locuteur non identifié

y a une forte diminution constante du financement qui va forcément frapper la création. Donc favoriser les plateformes étrangères et les réseaux sociaux, c'est un sabotage.

16:49
Présentateur

Catherine Pégard, qu

16:50
Locuteur

'est

16:50
Présentateur

-ce que vous répondez ? Ce terme de sabotage est très fort. Est-ce qu'à force de rabots, à force de coûts d'économie, on sabote la création française ?

16:58
Locuteur

Alors

16:59
Invité

je trouve que Pascal Rogard est quand même extrêmement sévère. J'ai l'occasion de discuter très souvent avec lui. Oui, je pense qu'il a une vision quand même extrêmement, oui, dure par rapport à ce que nous faisons. Dire que nous nous désintéressons de la production, je trouve que c'est extrêmement injuste.

17:17
Locuteur

Je

17:17
Invité

pense que tout le travail qui est fait, au contraire, et qui est fait avec France Télévisions, c'est pour préserver la production. On a demandé d'autres sources d'économie.

17:27
Locuteur

Mais

17:27
Présentateur

Catherine

17:28
Locuteur

Pégard, il

17:28
Présentateur

n'est pas le seul à être inquiet, Delphine Ernotte, la présidente

17:31
Locuteur

de France

17:31
Présentateur

Télévisions, face justement au géant américain des plateformes Netflix, qui est devenu en 2025 le premier financeur privé pour le cinéma. Elle va jusqu'à dire, est-ce qu'on souhaite cette forme de vassalisation ? C'est-à-dire que la création française soit financée majoritairement par une plateforme comme Netflix.

17:48
Locuteur

Alors

17:49
Invité

je verrai dans un très prochain, enfin ces prochains jours, Delphine Ernotte, et nous en parlerons toutes les deux, parce que la trajectoire d'économie avec France Télévisions, elle a été définie au printemps dernier. Donc avant même que nous ayons ces nouvelles mauvaises nouvelles au plan international.

18:07
Locuteur

Cette exigence budgétaire, je vous

18:09
Invité

tiens. Et donc cette trajectoire d'économie, elle sait qu'elle doit la mener. La mener aujourd'hui, c'est prévenir pire demain. Comme vous le savez, nous sommes attachés aux services publics, je le répète à chaque fois que je viens sur vos antennes, c'est un bien commun, c'est là qu'on peut développer aussi notre vie culturelle, parce que la plus grande scène culturelle, c'est France Télévisions, à travers ses programmes. Donc je suis bien consciente qu'il faut faire tout ce qui sera notre possible, pour qu'on s'attaque le moins possible à l'information et à la production. C'est mes deux combats pour France Télévisions.

Et là encore, nous en discuterons avec Delphine Ernotte la semaine prochaine. Je comprends son inquiétude, mais encore une fois, tout cela a été déterminé au printemps, à la demande du Premier ministre, début mars. Je venais d'arriver dans ce ministère. Et depuis début mars, nous travaillons ensemble pour corriger la trajectoire économique de France Télévisions, comme ça a été demandé par la Cour des Comptes, d'ailleurs. Merci

19:13
Présentateur

beaucoup, Catherine Pégard, ministre de la Culture, invitée du 8.30 France Info ce matin. L'info continue sur France Info. Restez avec nous.