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interviewLes Républicains (sur YouTube)· 1 septembre 2025 10 minAutoproduit

"J'aime mon pays" - Bruno Retailleau au 20h de TF1

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonsoir Bonot. Bonsoir Giboulot. Merci d'avoir accepté notre invitation.

Vous avez vu il y a quelques instants ce reportage que nous avons diffusé sur cette rêve partie dans les corbières. Vous saviez qu'elle allait avoir lieu vu la sensibilité des circonstances, l'incendie dévastateur il y a quelques semaines. Pourquoi n'avez-vous pas tout fait pour l'interdire au moins interdire cette rêve partie là ?

Un c'est totalement indécent parce que il y a eu une femme qui est morte. C'est un territoire qui est meurtri. On devrait pas faire la fête.

Évidemment que nous étions pas avertis. Vous savez Gill Boulot, vous n'aviez pas d'information. On a depuis le printemps, c'est des dizaines et des dizaines de rêves parties qu'on a bloqué, qu'on a interdit.

Mais parfois certaines passent entre les mailles du filet, vont dans des lieux où on n' pas suffisamment de force, notamment de gendarmerie et autres, les messageries cryptées. Et donc, c'est trop tard. En revanche, ce que je dis c'est que je demande systématiquement au gendarmes de verrouiller d'encerclés pour mettre des contravents, 800 verbalisation déjà et pour confisquer le m de le mur du son.

Mais je vais aller plus loin. Je vais aller plus loin parce que sur cette rêve partie, vous ne l'avez pas dit, peut-être vous n'aviez pas l'info. Il y a beaucoup de d'Italiens.

Pourquoi il y a des Italiens dans l'Aude qui viennent faire la fête en France ? Parce que l'Italie il y a 3 ans a adopté une législation très dure où ils ont criminalisé l'organisation de ces manifestations qui sont interdites. Et bien il va falloir faire la même chose en France.

Mais monsieur le ministre vous disiez on va encercler cette offer. C'est l'inverse qui s'est produit. On a diffusé cette image incroyable.

Ce sont ces fétards qui encerclent une voiture de gendarme qui la pousse pour se frrayer un chemin. C'est le monde à l'envers. Bien sûr, parce que au départ euh on est surpris, la plupart du temps, on a des informations et c'est comme ça qu'on bloque, on les interdit.

Et quand on n pas ces informations, il y a l'effet de surprise. En revanche, on regroupe nos forces, ensuite on les encercle et après on les tape. On les on les tape façon de dire, c'est verbalise et on on prend les murs du son.

Si vous prenez le modèle de l'Italie, pourquoi ne faites-vous pas comme l'Italie ? Mais c'est ce que je propose. C'est ce que je propose avec euh deux mesures qui sont forme de projet de loi, de règlement de projet de loi.

Ça peut-être alors une députée à l'Assemblée nationale avait déposé il y a quelques mois euh une proposition de loi. Il faut un faire que ce soit un délit et non pas seulement une contravention avec un risque de prison. En Italie, ça va jusqu'à 6 ans de prison et plusieurs dizaines de milliers d'euros d'amende.

Donc on verbalise d'abord les organisateurs et puis ensuite aussi la participation à hauteur par exemple de 750 €. Ce qu'il faut savoir, c'est pas seulement euh des tfeurs, des gens qui aiment la fête, c'est un marché, un supermarché de la drogue à ciel ouvert. Euh vous parliez ici même, il y a moins d'un an euh des territoires perdus de la République face au narcotrafiquants.

Écoutez et regardez cette femme, elle habite orange dans un quartier qui est gangrainé par les narcotrafiquants. Ces narcotrafiquants qui font des dons pour la rentrée aux habitants pour acheter une sorte de paix sociale. Écoutez et regarder.

C'est le porte-monnaie avant tout. Nous, on pense à nos enfants. Donc donc il me faut plus d'argent pour des baskets, pour un survette, pour voilà, j'ai j'ai pas les moyens.

Donc euh vous êtes même si ce sont de potentiels trafiquants. Même si ce sont de potentiels trafiquants, ouais, je pense peut-être qu'ils cherchent eux-mêmes leur tranquillité et nous aussi. Donc donc je vous dis, on peut peut-être trouver un terrain d'entente avec eux.

Un terrain d'entente ? Cette femme se sent aidée matériellement parce que protégé par les dealers, c'est un échec terrible pour l'autorité, pour le ministre de l'intérieur que vous êtes. C'est une dérive mafieuse.

C'est une dérive mafieuse. Non, ce n'est pas un échec. Le préfet le préfet a interdit et a bloqué ce genre de chos puisqu'il s'agit pour les mafieux, pour les narcotrafiquants de conquérir les territoires.

Ils le font par la violence et ils peuvent le faire de plus en plus souvent. Il tentent de le faire en conquérant les esprits justement en imposant une sorte de d'ordre social de de contrôle social. Non non, aujourd'hui en France, croyez-moi, on se bat, on s'est doté, c'est moi qui a impulsé ce texte sur le narcotrafic.

Les préfets ont de nouveaux pouvoirs qu'ils utilisent, par exemple pour fermer euh des commerces qui sont euh des blanchisseuses d'argent sales. Plusieurs centaines ont été fermé pour expulser des narcotrafiquants qui occupent euh des logements sociaux, qui pourrissent la vie de euh de famille à côté et cetera et cetera. C'est une guerre qu'on livre.

Et avec ces nouvelles armes, croyez-moi, cette guerre, elle sera longue à gagner. Moi, je viens pas raconter aux françaises et aux Français aujourd'hui des histoires. Simplement, il y a une volonté et il y a désormais des outils et on les utilise.

Vous savez que depuis que on fait ce genre de chose, on a interpellé 30000 300 personnes. Monsieur le ministre, le 10 septembre, un mouvement a été lancé. Bloquons tout à Paris et dans d'autres grandes villes en France.

Êtes-vous inquiet en terme d'ordre public ? Et avez-vous ou allez-vous prendre des dispositions ? En tout cas, ce que je veux dire, c'est que on peut manifester en France.

Ça c'est la liberté, elle est constitutionnellement garantie. Mais bloquer tout, c'est pire que tout parce qu'aujourd'hui le pays doit avancer et si demain il y avait une crise, c'est toujours les plus vulnérables, les plus modestes de nos compatriotes qui vont trinquer. On a quelques informations, c'est un dossier et un mouvement qui est pour l'instant protéiforme, récupéré par les insoumis par monsieur Mélenchon, ce qui le teinte énormément en terme politique et je pense que ça pour que il puisse se propager beaucoup, c'est sans doute un frein mais on y est vraiment très très vigilant.

Demain, vous serez reçu par le Premier ministre, non pas en tant que ministre de l'intérieur, mais en tant que président des Républicains. Est-ce que vous allez lui apporter un soutien absolu ? Est-ce que vos troupes, les députés LR à l'Assemblée nationale vont vous suivre ou pas ?

Laurent Voquet qui dirige le groupe des des républicains à l'Assemblée nationale dit "C'est pas du tout automatique." Il y a rien d'automatique. Mais euh je pense qu'il faut voir l'intérêt général.

Quelle est la question ? La question, elle n'est pas de savoir si on est pour ou contre François Berérou. La question n'est pas de savoir si on est pour ou contre les mesures budgétaires.

La question qui sera posée aux députés lundi prochain, c'est est-ce qu'on fait ce constat qu'on a une dette qui menace dangereusement les Français ? Personne me fera dire que la dette ne menace pas la France. Je le dis depuis des années avec ma famille politique, on alerte régulièrement encore une fois et depuis longtemps sur cette bombe à retardiment.

Donc euh on va pas rejoindre les incendiaires qui voudraient allumer la mèche de ce qui pourrait être demain euh une explosion financière et budgétaire. Si François Baïou tombe, si Emmanuel Macron nomme un nouveau Premier ministre issu de ce qu'on appelle le bloc central, euh est-ce que les Républicains et vous donc participerez à ce nouveau gouvernement ? Il y a rien d'automatique.

Il y a absolument rien d'automatique. Ça sert à rien d'aller dans un gouvernement, de participer dans un gouvernement qui utiliserait des recettes, des mesures qui seraient mauvaises justement pour la France. Mais ça dépend de quoi ?

De la personnalité du futur premier ministre. Non, ça dépend du contenu. C'est pas une affaire de casting.

Regardez, moi je suis très opposé à un certain nombre de mesures que le plan Bairou contient parce que je les trouve injustes. On demande aux Français de supprimer 2 jours de travail. Bien sûr qu'il faut travailler plus, mais alors il faut gagner plus.

J'ai mis sur la table, nous avons mis sur la table euh le seuil libératoire, c'est-à-dire un seuil à partir duquel quand vous faites des heures, c'est pour vous. Voilà, pour rapprocher le salaire brut du cire neut. Pareil autre chose, les franchises, on veut toucher aux franchises de ceux qui cotisent.

Mais alors, c'est inconcevable. Il faut aussi revoir par exemple l'aide médicale d'État qui est une sorte de sécurité sociale pour ceux qui viennent irrégulièrement. Les clandestins, c'est une question de justice.

Monsieur Rotaillot, si la situation politique continue à s'enliser, est-ce que vous êtes favorable à la dissolution de l'Assemblée nationale ? Ce qui serait d'une certaine manière rendre la parole au peuple ? Bah, on a rendu il y a quelques c'était la décision du président de la République, il y a eu une dissolution.

Qu'est-ce que cela donné ? Est-ce qu'on croit aujourd'hui que ça réglerait le problème ? Est-ce que c'est une solution ?

Je pense qu'il faut d'abord avoir un budget pour la France quand on voit les taux d'intérêt, désormais la France, les Français le savent. On empreunte à des taux supérieurs à ceux auquels empreinte la Grèce. Mais vous ne répondez pas à la question à dissolution.

Oui, non, à aucun prix ou cela dépendra des circonstances. Jamais à aucun prix. simplement c'est un pouvoir qui n'est pas le mien qui est le pouvoir du président de la République.

Et je dis simplement pour avoir observé la première dissolution que ça pas été une totale réussite quand même. Autre arme constitutionnelle possible dans votre parti des voix s'élève Jean-François Copé, David Lisnaard pour dire que si rien ne va si rien ne progresse, la solution c'est la démission du président de la République et donc des une élection présidentielle anticipée. Vous y êtes totalement opposé ou c'est possible ?

Vous voyez, je suis gauliste, ça fait pas de moi un macroniste, c'est toujours considéré Oui, parce qu'il l'avait décidé évidemment, ça c'est une décision. Ah bah attendez, ça c'est sa propre liberté, c'est sa responsabilité. Simplement, j'appelle j'appelle les hommes et les femmes politiques à faire en sorte que il y ait pas une pression pour la démission du président de République.

Pourquoi ? parce que ça fragiliserait nos institutions, encore une fois je suis gauliste, et ça fragiliserait tous les présidents de la République qui viendront par la suite. Il suffirait de mouvement pour que cette clé de vous de nos institutions qui est la présidence de la République soit fragilisée.

Et ça, je le veux pas. On a déjà une crise qui est une crise politique. On a J'espère qu'on a'ura pas de crise, on a une crise budgétaire qui ne doit pas se transformer en crise financière.

On va pas ajouter une autre crise qui serait une crise de régime. Mais si cela advient, si Emmanuel Macron démissionne maintenant ou même en 2027, fin de ce de son second mandat, est-ce que vous vous tenez prêt ? Écoutez, la situation, je pense qu'elle est grave.

Elle est suffisamment grave pour que on nit pas ce genre d'arrière de pensée. Moi, je suis là où je suis dans des conditions difficiles. Vous avez vu la société qui s'en sauvage et on n pas de majorité à l'Assemblée nationale.

Chaque jour, moi j'éprouve cette morsure dans dans ma chair pratiquement parce que j'aurais aimé aller tellement plus loin et on est Mais tant pis, il faut au moins un peu de stabilité à la France. Et moi, j'aime mon pays, je suis patriote et tant que je serai utile, bah j'essaierai de faire le meilleur parce que la France en a besoin et je pense que la France en vaut la peine. Merci Bruno Retaillot d'avoir accepté notre invitation.

Ah.

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