Réunion publique à Chassors (16) : discours de Marine Le Pen
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:16PrésentateurFait
« Je vous signale que déjà on devait avoir le résultat il y a un mois. »
- 2:11PrésentateurFait
« Les relations qui ont été recueillies pour rien, mais rien. »
- 2:38PrésentateurChiffre
« Cinq mois, des centaines de milliers de manifestants dans les rues, partout en France, durant 22 semaines, des milliers de gardes à vue, des milliers d'arrestations et de blessés, des dizaines de mutilés, 11 morts par accident, 12 millions d'euros dépensés pour les débats. »
- 6:51PrésentateurChiffre
« Ils ont fait des très grandes régions et ils ont dépensé deux fois plus d'argent que lorsqu'ils ne les avaient pas fusionnés. »
- 16:02PrésentateurFait
« La retraite à points, elle ne sera plus pour les fonctionnaires calculés sur les six derniers mois et elle ne sera plus pour les salariés du privé calculés sur les 25 meilleures années. Elle sera calculée sur l'intégralité de la carrière. »
- 20:02PrésentateurChiffre
« On est avec les légaux et les illégaux à 400 000 par an. »
- 25:12PrésentateurFait
« Je ne trouve pas normal que quelqu'un qui arrive de l'étranger, qui est étranger, sous prétexte qu'il a un certain âge, il a le droit au minimum vieillesse, exactement de la même manière qu'un retraité dont la retraite est tellement dérisoire qu'il est obligé de faire appel au minimum vieillesse. »
Temps de parole
- Présentateur94 %
- ?6 %
≈ 66,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
et printanière, bien que fraîche, ici au cœur de cette charmante commune si accueillante. Et je tiens à remercier précisément M. le maire de cet accueil.
A
propos aux organisateurs, à Isabelle Lassalle, notre dynamique déléguée départementale et à son équipe qui ont veillé avec un soin tout particulier à la réussite de cette soirée.
Il
ne
vous
a pas échappé mes amis que nous sommes mi-avril et que nous arrivons au terme de ce que le gouvernement et le président ont appelé le grand débat. Je vous signale que déjà on devait avoir le résultat il y a un mois. Et manifestement on gagne du temps. Ça ressemble presque à un titre d'un album d'Astérix, un album où M. Macron jouait les assurances touriques, souadées de son talent, qui veut absolument chanter, et qu
'on
finit par ligoter pour le faire taire. Par là, non pas une annonce sur de l'argent qu'il nous aurait pris en rendre, par exemple, aux retraités avec la CSG, non, non, c'était pas ça. Les relations qui ont été recueillies
pour
rien, mais rien.
Ou
plutôt nous révéler que le grand débat avait quasiment validé les choix de Macron. On croit rêver.
Sur
la tribune de l'Assemblée et pas un mot, par exemple, sur l'immigration.
Pas
un mot.
Pas
un mot sur la sécurité, pas un mot sur le terrorisme, pas un mot sur le référendum d'initiative populaire.
Ces
mots-là n'ont même pas été prononcés. Pas même l'évocation d'une modification du mode de scrutin pour le rendre plus juste, lorsque l'on sait que le Rassemblement national a, je crois, 0,5% du nombre de parlementaires.
Ce
qui ne correspond pas exactement à la confiance que des millions de Français ont en nous. Édouard Philippe est venu nous dire que le sketch continue, en fait, que le narcissique Macron redonne quelques représentations supplémentaires.
Une
indiscrétion indique que le Président va faire demain ou lundi
une
annonce disruptive.
Oui,
c'est la sémantique macronienne. Disruptive. Disrupté.
En
langage macronien, ça pourrait vouloir dire « schtroumpfer ». Vous savez, c'est un mot dans lequel on met en fait « schtroumpfer ».
Alors
moi, pardonnez-moi, mais j'attends de voir quand même.
Parce
que pour l'instant, on a quand même le sentiment de s'enliser. Trois mois de blabla, soigneusement scénarisés, des débats qui succèdent au débat, quelques semaines de restitution qui succèdent au constatation, puis un égrenage de mesures qui prendront plusieurs semaines et qui s'étalent pour arriver jusqu'à l'été. En tout cas, c'est ce qu'on nous promet.
On
n'a pas l'impression d'un gouvernement qui gouverne, mais de dirigeants qui cherchent à fuir et qui jouent à chapercher. En clair, on atteint l'été, pense-t-il, et on est sauvés. Le macronisme, dont on ne sait s'il est d'ailleurs une méthode ou une doctrine, ce macronisme, que nous présentait comme un volontarisme, est en suspension. Depuis le 17 novembre, face à la légitime contestation des Gilets jaunes, c'est-à-dire du peuple,
ce
gouvernement habituellement si arrogant et sûr de lui est contradictoire, tâtonnant et flageolant.
Au
moment même où le pays a besoin de vision, de décision et d'action, nos dirigeants sont tétanisés et inertes, ils multiplient les prises de parole pour ne rien dire, les annonces pour ne rien annoncer.
Quel
est le mensonge le plus fréquent du monde
?
Le chèque est parti ce matin.
Nous
verrons si le président est tenté par cette stratégie puérile et vaine.
Et
surtout qu'il ne vienne pas dire qu'ils ne changeront pas de cap. Cinq mois,
des
centaines de milliers de manifestants dans les rues, partout en France, durant 22 semaines, des milliers de gardes à vue, des milliers d'arrestations et de blessés, des dizaines de mutilés, 11 morts par accident, 12 millions d'euros dépensés pour les débats, pour conclure que la crise est liée
à
l'exaspération fiscale. Mais de qui se moque-t-on
? Nous,
on avait fait l'analyse du mécontentement dès le départ. Évidemment, il y a trois grands sujets
qui
poussent les Français à être en désaccord profondément avec la politique d'Emmanuel Macron, et notamment dans les campagnes. D'abord, la question institutionnelle,
avec
le sujet qui est fondamental, qui est sujet de la représentativité, pas seulement parlementaire, mais aussi syndical ou social. Est-ce que vous savez que dans les CESR, qui sont censés être les structures qui font émerger ce que pense la société civile,
pas
un représentant du Rassemblement national
? Mais
comment est-ce qu'ils peuvent ne pas se tromper dans leur analyse ? Pas un seul.
Les
syndicats, vous voyez bien, sont complètement à côté de la plaque. Et je ne parle même pas de l'Assemblée nationale, donc vous voyez bien qu'elle ne représente pas ce que pensent évidemment les Français. Deuxième grand sujet, la politique économique et sociale, avec la problématique du pouvoir d'achat et de l'injustice fiscale, mais aussi de ces dépenses dont les Français ne veulent plus.
L
'immigration, l'Union européenne, la gabegie des nouvelles féodalités décentralisées. Vous vous souvenez ? Ils nous avaient dit, vous allez voir ce que vous allez voir. On va faire de très grandes régions et comme ça, on va faire des économies. Bon, nous on a dit, vous allez faire des très grandes régions et donc vous allez dépenser encore plus d'argent. Ben, ça n'a pas raté.
Ils
ont fait des très grandes régions et ils ont dépensé deux fois plus d'argent que lorsqu'ils ne les avaient pas fusionnés.
C
'est pareil avec les communautés d'agglos, c'est pareil avec les communautés de communes. Quand elles sont forcées, parce qu'il
y a
des fusions qui sont réclamées par les communes, c'est très bien, parce que c'est un acte volontaire. Mais quand elles sont forcées, on s'aperçoit qu'en fait, c'est toujours plus de fonctionnaires territoriaux, toujours plus de dépenses et pas du tout un fonctionnement plus efficace. Parce que le fonctionnement le plus efficace,
c
'est celui de la proximité. Et vous le savez très bien, vous qui êtes dans la ruralité, plus on a l'élu qui est proche et mieux ça fonctionne. Plus il est éloigné et moins ça fonctionne et plus ça coûte cher. Et puis le troisième sujet, c'est l'aménagement du territoire, qui nous conduit à reposer la question des services publics, de la désertification médicale et hospitalière, des mobilités et de l'activité économique en zone rurale. Derrière ces questions, nous le savons,
il
y a le débat européen.
L
'adhésion ou non à la logique du libre-échange, la question migratoire, le consentement à l'impôt et à la loi, la nature de la transition écologique,
et
puis il
y a
le ras-le-bol du gaspillage dont je vous parlais tout à l'heure. La vraie question que se posent les Français,
c
'est mais qu'est-ce que vous faites avec notre argent
? Qu
'est-ce que vous en faites ? Vous nous en prenez de plus en plus et vous nous en donnez parallèlement de moins en moins.
Où
est-ce qu'il part cet argent ? Comment il est utilisé ? Plus fondamentalement, enfin, il y
a
la façon d'exercer le pouvoir dans une démocratie moderne.
Une
gouvernance plus participative, moins verticale, moins oligarchique, moins technocratique,
bref,
moins macronienne en fait.
On
revient toujours au même point.
Le
problème,
c
'est M. Macron.
On
le voit, le spectre des problèmes soulevés par la révolte des Gilets jaunes est si ample qu'il englobe en réalité l'action gouvernementale dans son entier.
Sur
le fond, les consens sont inutiles s'ils ne donnent pas lieu à des actions concrètes, rapides, efficaces.
Et
en démocratie, il
y a
un arbitrage du peuple qui s'appelle, pardon, le vote. Moi, je ne suis pas contre le débat, bien au contraire. C'est très bien de débattre. Mais dans une démocratie, on débat et puis après on vote.
S
'il
y
a un débat et qu'après on ne vote pas, alors ça n'est pas un processus démocratique.
C
'est un contournement de la colère.
On
traite les Français comme s'ils étaient des enfants.
Bon,
allez, assieds-toi sur le canapé, c'est quoi ton problème
?
D'accord, bon, allez, maintenant tu t'es exprimé, tu vas te coucher, tu vas dans ta chambre, d'accord ?
Non,
mais c'est exactement ça, le grand débat.
C
'est le grand blabla. L'objectif, c'était de vous faire patienter.
Face
à la fronde, la tentation pour le pouvoir et la fuite devant le jugement du peuple, l'envie irrépressible de jouer la montre, ils veulent gagner du temps.
Non,
vous me direz, c'est assez logique pour celui qui se targue d'être le maître des horloges. En démocratie, moi je suis désolé, mais personne ne peut s'en satisfaire. On ne sort pas d'une crise sociale par des flashballs tirés au milieu des gaz acrymogènes et par des simulacres de concertation démocratique.
On
ne sort pas d'une crise de régime par un feuilleton à épisodes.
On
veut un gouvernement, pas une série Netflix.
J
'ai répondu au Premier ministre
et
je lui ai rappelé cette réplique du film « La haine devenue culte ». Vous savez, le personnage, qui est un caïd, est conscient que leur aventure ne les mènera nulle part. Et qu'est-ce qu'il dit ce caïd ?
Il
dit « C'est l'histoire d'un homme qui tombe d'un immeuble de 50 étages ». Le mec, au fur et à mesure de sa chute, il se répète sans cesse pour se rassurer « Jusqu'ici, tout va bien. Jusqu'ici, tout va bien. Jusqu'ici, tout va bien.
»
Mais l'important, ce n
'est
pas la chute, c'est l'atterrissage.
L
'important, c'est l'atterrissage du grand débat. Ça se veut un atterrissage en douceur, mais ça peut ressembler à un crash quand même.
Alors
c'est quoi la solution
? La
solution, elle est simple. En fait, elle nous est indiquée par la Constitution. Il n
'y a
qu'à la lire.
M.
Macron n'a pas compris que les institutions de notre République sont là pour préserver le Président de la République, même contre ses propres démons.
Il
y a deux mécanismes. Soit on change le Premier ministre,
c
'est visiblement pas à l'ordre du jour, puis objectivement, je ne
suis
pas sûre que ce soit très efficace.
Parce
qu'à chaque fois qu'il change quelqu'un, c'est pour prendre quelqu'un qui est encore moins compétent que celui qui a été remplacé.
Bon.
Dixit, le ministre de l'Intérieur, par exemple. Dixit, le ministre de l'Intérieur, ou encore le porte-parole du gouvernement.
Mais
personne ne peut penser non plus que l'actuel gouvernement peut encore se traîner pendant trois ans.
La
deuxième solution, celle évidemment qui est la plus démocratique, c'est la dissolution de l'Assemblée.
C
'est la solution d'ailleurs que j'ai
rappelée
au Président quand je l'ai rencontrée, parce qu'elle constitue la seule issue possible et la seule sortie par le haut. Je lui ai dit au Président de la République,
je
lui ai dit, mais de toute façon, je crains que vous soyez obligés de dissoudre à un moment donné ou à un autre. Faites-le spontanément. Rendez aux Français ce qu'ils attendent, c'est-à-dire d'être représentés à l'Assemblée nationale. Parce que pour l'instant, ce que vous avez, c'est l'illusion de la majorité. Vous êtes extrêmement nombreux. Il y en a trois qui parlent et 300 qui...
Non,
parce que honnêtement, c'est ça.
Mais
c'est une illusion. Quand vous votez une loi, vous croyez que cette loi, elle émane de la majorité des Français.
En
réalité, ce n
'est
pas vrai. La majorité des Français sont contre les décisions que vous prenez. Donc, il faut que vous mettiez en place la proportionnelle.
Il
faut que vous mettiez en place le référendum d'initiative populaire. Et après, on revient aux urnes. Et alors, l'Assemblée qui sortira des urnes sera vraiment représentative.
Je
suis désolée de le dire. Mais si l'Assemblée avait été élue à la proportionnelle, et je ne parle pas uniquement pour ma paroisse,
l
'ISF n'aurait pas été supprimée. Elle est là, la réalité.
Parce
qu'en l'occurrence, la majorité des Français étaient contre la suppression de l'ISF, compte tenu de la situation. La dissolution, c'est le seul moyen d'avoir à nouveau un débat global.
Vous
savez très bien, vous en avez discuté, au café, sur les ronds-points, avec des gilets jaunes, ou des Français qui n'étaient pas gilets jaunes.
C
'est toute une série de sujets qui doivent être remis sur la table. Ce n
'est
pas seulement le référendum d'initiative populaire, ce n
'est
pas seulement la taxe carbone sur l'essence.
C
'est tout qui doit être à nouveau discuté.
C
'est une réorientation totale qui doit avoir lieu. Je suis désolé, mais je ne vois pas d'autre moyen qu'un projet législatif pour porter ce changement qui est un changement global. D'ailleurs, après tout, s'ils avaient tenté la dissolution, peut-être en seraient-ils sortis ragaillardis.
Je
ne
suis
pas sûr.
Mais
bon, après tout,
on
n'en sait rien.
Tout
à l'heure, je m'inquiétais de voir le gouvernement jouer à chat-perché en tablant sur le pourrissement jusqu'à l'été. Mais en fait, peut-être s'agit-il pour lui de jouer à saut de mouton et d'essayer de passer au-dessus des européennes qui arrivent.
On
fait croire que le débat se poursuit et on évite la sanction du vote.
Je
pense qu'ils ont ça aussi derrière la tête.
Alors,
je vous le dis,
ils
n'échapperont pas au jugement du peuple.
Si
le président n'annonce pas quelque chose de fort comme une dissolution, chacun comprendra que les élections européennes sont un référendum contre la politique d'Emmanuel Macron
et
contre sa façon de vouloir contrefaire nos institutions.
Tous
les Français doivent savoir que si, par malheur, la liste «
L
'oiseau en marche
»
devait arriver ou voler en tête de cette élection,
il
faut s'attendre à ce que nos dirigeants interprètent cette illusion de majorité comme un blanc-seing.
Vous
le voyez comment il est, Emmanuel Macron.
Vous
analysez ça tout de suite.
S
'il arrive en tête
de
l'élection européenne,
alors
il se sentira effectivement poussé des ailes, alors il se croira tout permis, alors il croira que les Français sont d'accord avec la politique qu'il mène depuis deux ans et donc il accélérera cette politique dans les trois ans qui lui restent. Et là, croyez-moi que le rabot, il va être de sortie parce qu'il n'y a quand même pas de surprise si Emmanuel Macron a repoussé la réforme des retraites à après les européennes. C'est parce qu'il ne souhaitait pas qu'on l'analyse avant
parce
qu'il sait très bien ce qu'il y a dans sa réforme des retraites. C'est le rabot général. Je lis dans des sondages qu'il
y a
des gens qui trouvent que c'est bien la retraite à points, mais je pense qu'ils n'ont pas perçu ce que ça représente, la retraite à points. Je vais juste vous donner un élément de cette réforme qui est critiquable sur beaucoup, beaucoup de domaines, mais elle est un seul élément. La retraite à points, elle ne sera plus pour les fonctionnaires calculés sur les six derniers mois
et
elle ne sera plus pour les salariés du privé calculés sur les 25 meilleures années. Elle sera calculée sur l'intégralité de la carrière. Et on va bien nous expliquer que non, non, ça va entraîner une augmentation des retraites.
Je
ne crois pas, moi. Je pense que ça va entraîner un effondrement des retraites.
Ça,
c'est la première chose. Deuxièmement, on dit que
c
'est une retraite à points, c'est bien, tout le monde est à égalité. Oui,
mais
d'accord, mais il va valoir combien le point
? Qui
va décider de la valeur du point
? Ah,
mais ça, ça dépendra.
Ça
dépend. Ça dépendra de ce qu'il y a dans les caisses. Donc, il y a des experts qui se réuniront et qui diront, ben voilà, cette année, le point, il s'achète à temps, en quelque sorte, et il se liquide à temps. Ça veut dire que personne ne sera capable de prévoir ce que sa retraite lui permettra ce sur quoi sa retraite permettra de compter.
Mais
c'est quand même très compliqué comme parcours de vie d'être incapable de mesurer combien est-ce qu'on va toucher à la retraite pour vivre.
Ce
n
'est
pas simple d'envisager comme ça l'arrêt de son travail, la fin de sa vie professionnelle dans ces conditions-là. Alors moi, je vous appelle évidemment à la plus grande méfiance sur ce sujet. De la même manière, il repousse le projet d'indemnisation du chômage après les européennes. Là encore, vous imaginez bien que l'objectif n'est pas d'augmenter l'indemnisation du chômage.
Ce
sont des dirigeants qui, non seulement, sont incapables de lutter contre le chômage,
c
'est-à-dire de créer de l'emploi, et qui, de surcroît, sont en train d'expliquer qu'il va falloir passer à nouveau le coup de rabot sur l'indemnisation du chômage. Alors, excusez-moi, mais qui vont être les plus victimes de cela ?
Le
rabot soit en montant, soit en durée. Visite-moi. Quand on sait qu'il y a un Français de 55 ans sur deux qui est déjà au chômage,
parce
que c'est quasiment impossible de retrouver un boulot à partir de 55 ans quand on a été licencié, vous ne croyez pas que ce sont eux qui vont être les premières victimes de cette réforme de l'indemnisation du chômage ? Alors, encore une fois, mes amis, encore une fois,
il
ne
faut
pas attendre que ces réformes arrivent après les Européennes. C'est dès les Européennes qu'il faut dire à Emmanuel Macron qu'on n'en veut pas de ces réformes-là. Il y a beaucoup d'autres réformes à faire pour faire des économies sur l'immigration, sur les gaspillages, sur les gabegies, sur l'Union européenne, plutôt qu'en permanence venir effondrer, le pouvoir d'achat des Français. Et je ne
vous
parle pas de l'essence qui augmente en silence, de l'électricité qui explose, plus 6% en juin, du gaz, vraisemblablement en juillet, un désastre social.
Un
désastre social, mais aussi un désastre migratoire.
Parce
que le lien qu'on ne fait jamais,
c
'est que tous ces gens qui arrivent, ils pèsent quand même sur les finances de l'État.
Il
n'y
a
pas de planche à billets nulle part dans la République française, ni dans les sous-sols de l'Élysée, ni dans les sous-sols de Bruxelles. Quand l'Union européenne dépense sans compter pour accueillir des migrants, c'est l'argent des Français. Quand on construit, on trouve des logements pour les migrants en claquant des doigts, il n'y
avait
pas de logement pour les Français modestes en difficulté, mais alors là, quand il y
a
eu un afflux de migrants, bing, en l'espace de 10 minutes, ils en avaient trouvé 70 000 des logements.
Quand
ils ne les logent pas dans des hôtels, quand ils ne
les
logent pas dans des casernes qu'on a préalablement vidées, ou dans des gendarmeries qu'on a préalablement vidées, et j'en passe, et des meilleurs. Mais lorsque l'on sait qu'on est avec les légaux et les illégaux à 400 000 par an, 400 000 personnes qui arrivent par an, où est-ce qu'on les met ? Comment on les loge
? Comment
est-ce qu'on envisage de leur donner un emploi alors qu'il y a 7 millions de chômeurs dans notre pays ?
Comment
est-ce qu'on peut les soigner ?
Où
est-ce qu'on leur fait de la place ? 400 000 personnes. Nous, les migrants dans les villages, nous n'en voulons plus. Alors, le journaliste me disait tout à l'heure, mais ici, dans cette petite ville, est-ce que vous croyez vraiment que les gens sont submergés par les migrants ?
Je
dis non, mais ils ne veulent pas l'être, quoi.
Voilà.
Et les européennes, c'est vraiment le moment de le dire. Les bateaux des ONG, dont même le ministre de l'Intérieur reconnaît qu'ils sont complices des passeurs, nous n'en voulons pas. L'islamisation de notre pays, qui va s'accélérer avec le projet de réforme de la loi de 1905, mais nous n'en voulons pas.
Il
faut mettre un coup d'arrêt à tout ça. Mettre un coup d'arrêt, c'est voter le 26 mai et voter pour la seule liste qui peut battre Macron. Notre liste du Rassemblement national conduite par Jordane Bardella. Premier avantage, c'est l'avantage national. Le deuxième avantage, c'est évidemment l'avantage européen, parce que ces élus-là, ils vous défendront à Bruxelles. Et en plus, c'est un vote à la proportionnelle. Donc, plus on a de voix, plus on a d'élus.
Pour
la première fois, depuis l'élection du Parlement européen au suffrage universel, on a la possibilité d'arriver en force et d'imposer une alternance.
Et
il est impératif de s'opposer à la politique d'Emmanuel Macron. Il est aussi impératif de s'opposer à l'Europe de Macron.
Parce
qu'en fait, c'est la même politique qui est menée au niveau européen. Et on retrouve les mêmes principes. La concurrence de tous contre tous, l'injustice totale, la disparition de notre identité, l'absence de respect des peuples, de leur volonté, qui est quand même le fondement de nos démocraties.
Pour
eux, les nations, c'est un problème.
Pour
nous, les nations, c'est une immense chance. Il n
'y a
que la nation qui nous protège. Il
n'y a
que la nation qui vous protège. Si ce n
'est
pas la nation qui vous protège, qui va le faire
? Si
ce n
'est
pas la nation France
qui
va vous protéger, qui le fera d'après vous
?
Évidemment pas les eurocrates, les technocrates, les types que vous n'avez jamais vus ni dévenus d'Adam. Vous ne connaissez même pas leur nom. Ils n'ont jamais été élus par personne.
Et
puis on peut les juger sur ce qu'ils ont fait quand même. Parce que disons, qu'est-ce qu'on en a entendu sur l'Union européenne au moment de Maastricht, au moment de la Constitution ? Tout ça devait nous apporter le bonheur, la prospérité, l'emploi, et j'en passe et des meilleurs. Ben pardon
!
Mais enfin, on a quand même le droit de juger l'arbre à ses fruits, quoi.
Les
fruits de l'Union européenne sont quand même un peu pourris. Bon.
Alors
dans ces conditions, eh bien, il y a un certain nombre qui acceptent de se soumettre, de subir. Nous, nous n'acceptons pas de subir. Donc nous allons entrer en force au Parlement européen et avec nos alliés, comme le disait Jordan, nous allons tout changer. Alors c'est sûr qu'il ne nous va pas arriver avec plaisir, parce que tout ça était quand même très confortable. Mais la situation de souffrance des peuples ne nous autorise plus ni à rester les bras ballants, ni à ne pas aller voter.
Parce
que c'est ça qu'il faut dire aux Français.
C
'est que ce qui se décide à Bruxelles, ça se retrouve dans les villages. Maintenant, le lien, il est direct. Quand à Bruxelles, avec l'aide de LR, par exemple, ils votent pour la relocalisation des migrants, c'est dans les villages français, partout en France, que les migrants sont installés. Ce n
'est
pas à Bruxelles qu'ils sont installés. Donc il faut vraiment, encore une fois, se déplacer pour aller voter et faire voter autour de vous. Si demain, vous mangez du saumon transgénique, c'est-à-dire génétiquement trafiqué, pour grandir deux fois plus vite, et que vous ne le savez même pas, ça c'est aussi à cause de l'Union européenne, c'est à cause des accords de libre-échange qui ont été votés là aussi, par LR. C'est le CETA, c
'est
l'accord de libre-échange avec le Canada. Alors,
pour
eux, je vais vous dire, les gens ne sont rien.
Il
n'y a pas de pleuple, il y
a
des populations interchangeables. Que les villages soient peuplés de Français, de Maliens ou de Martiens, ils s'en moquent complètement.
Nous,
on ne s'en moque pas.
Moi,
je ne me moque pas quand je vois qu'un migrant arrivé depuis quelques semaines a davantage de droits que vous.
Je
ne trouve pas ça normal.
Je
ne trouve pas normal que quelqu'un qui arrive de l'étranger, qui est étranger, sous prétexte qu'il a un certain âge, il a le droit au minimum vieillesse, exactement de la même manière qu'un retraité dont la retraite est tellement dérisoire qu'il est obligé de faire appel au minimum vieillesse.
Je
ne trouve pas normal que quand il arrive, comme il n'a aucun patrimoine, rien, ce minimum vieillesse, eh bien, on lui verse sans aucune contrepartie, alors que nos propres retraités, le minimum vieillesse, on le prendra sur leur retraite.
Et
en fait, ce sont leurs enfants qui paieront la différence entre leur retraite minime et le minimum vieillesse. Et ça, personne ne le sait. Personne ne sait que le minimum vieillesse, c'est payé en réalité, après,
c
'est récupéré sur l'héritage. Vous savez,
il
y a beaucoup de retraités, moi, qui viennent me dire, vous savez, j'ai une toute petite retraite, mais je ne veux pas demander le minimum vieillesse parce que je veux laisser un petit quelque chose à mes enfants.
Moi,
je pense qu'effectivement, il y a beaucoup de justice à rétablir dans notre pays et cette justice, elle passe par quelque chose qui n'est pas du tout fondé ni sur une hostilité, ni sur une haine, ni sur je ne sais quelle xénophobie, mais qui est de dire, en France,
c
'est la maison des Français.
Et
c'est tout à fait normal qu'ils y soient mieux traités dans leur propre maison que n'importe qui qui est de passage.
Et
c'est vrai qu'on en a un peu soupé des locataires qui se prennent pour les propriétaires. Voilà. Alors,
Macron,
il a réussi à séduire
par
des promesses qui étaient des promesses dont on voyait bien qu'elles étaient évidemment inapplicables. Le macronisme, c'est toujours la même technique. Il promet à chacun d'être le grand gagnant de la mondialisation. Ah, tu es livreur de pizza, mais avec moi, tu deviendras trader et millionnaire.
Tu
vis dans un vieux pays, mais je vais te faire vivre dans une start-up nation.
Non, mais... Mais
face à cette grande duprie, mes chers amis, face à cette vision folle, les peuples sont lucides et ils sont conscients et ils se révoltent. Ici, en France, nous sommes la voix de ces Français qui savent qu'être citoyen du monde, c'est être citoyen de nulle part.
Que
l'individu isolé n'est voué qu'à la servitude.
Nous
ne nions pas la mondialisation, nous en prenons acte, mais nous entendons l'affronter pour en faire une occasion de la prospérité de notre patrie. Un instrument au service du bien-être de ses citoyens et un levier pour la puissance du pays.
Nous
pensons que c'est en étant unis, c'est en étant nous-mêmes, c'est en étant Français, comme nos pères l'ont été avant nous, que nous sortirons vainqueurs du défi de la mondialisation. Et c'est en s'appuyant sur nos maisons, nos nations, que nous y arriverons.
C
'est ce qui fait la différence avec nos adversaires. C'est que nous croyons en la France, nous croyons dans le génie de son peuple, dans sa capacité d'invention, d'innovation, de production et de conquête.
Dans
les autres pays d'Europe, partout, se lèvent des forces politiques qui, elles aussi, savent qu'elles peuvent puiser les forces de la victoire dans l'histoire et les qualités propres de leur nation. Alors,
mes
amis,
j
'étais sur une émission de télévision dans un débat il y a quelques jours et on m'a dit mais c'est quoi être Français
? Mais
j'ai dit mais la France c'est un acte d'amour.
C
'est un acte d'amour et je vais vous dire dans le monde qui vient, la France a une formidable espérance. Sans la France, soyez bien conscients de cela. Répétez-vous ça tous les matins. Sans la France, nous ne sommes rien. avec elle, nous pouvons tout et avec l'alliance des autres peuples frères du continent, l'avenir, mes amis.
L
'avenir sera français et l'avenir sera européen.
Le
26 mai, à l'occasion de ces élections, je vous propose de réserver à ces européistes un coup de jarnac qui n'est pas comme on le croit généralement, un coup déloyal mais un coup habile, un coup décisif. Je compte sur vous. Je sais qu'aucun de vous ne manquera au rendez-vous. J'espère que vous irez dans les quelques semaines qui nous séparent de l'élection chercher tous ceux convaincre, tous ceux qui sont autour de vous, de la nécessité absolue d'aller battre encore une fois la politique qui est menée par Emmanuel Macron tant en Europe qu'en France. Alors vive l'Europe des patries, vive la République et vive la France
!