MÉLENCHON, LE PEN, PHILIPPE : QUE PROMETTENT-ILS AUX LYCÉENS ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« plus de 6000 mineurs ont été interpellés pendant ce mouvement. Près de 1500 ont été poursuivis en justice. »
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« le gouvernement envisage encore la suppression de 1588 postes d'enseignant en 2027. »
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« le budget de l'éducation nationale pension comprise baisse d'environ 650 millions d'euros en 2027. »
Temps de parole
- ?100 %
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OK, regarde-moi bien profil. Ah non, il va être super tes mug shot avec la nouvelle coupe là, c'est terrible. Ah c'est top. Ah ouais, tu as bien fait d' Ça me dit voilà la révolution mais les gardes à vue on est un peu voilà frère un peu voilà et oui surtout qu'on ne sait jamais quand est-ce qu'on va sortir donc dans le doute on n'oublie pas les jeunes très important vous n'avez rien à déclarer jamais.
[musique]
Bonjour et bienvenue dans le recap. Nous sommes le mardi 13 octobre et c'est une nouvelle journée de mobilisation sociale en France autour du mouvement lycéen et étudiant l'acte 5 de cette mobilisation historique avec toujours les mêmes revendications de la part de la jeunesse, hein, plus de profs dans les salles de classe. Des bahues qui ne tombent pas en ruine, un avenir qui ne soit pas dicté par une plateforme déshumanisante et plus généralement des conditions dignes pour l'apprentissage. Mais face à cette colère, les réactions politiques sont loin d'être unanimes.
Entre ceux qui soutiennent la mobilisation, ceux qui contestent ses revendications et un gouvernement qui fait la sour d'oreille. L'éducation s'impose comme un sujet de confrontation politique majeure, particulièrement à l'approche de la présidentielle. Alors aujourd'hui, on va passer les propositions des uns et des autres au crible histoire de voir qui compte réellement donner un avenir à la jeunesse de ce pays qui se contente de promesses de campagne et qui au fond n'a pas grand-chose à lui proposer en dehors d'un bon coup de matraque. Et je suis sûr que vous avez déjà votre petite idée.
Et avant de continuer cette chronique, je vous rappelle que le média doit rapidement réunir 10000 donateurs mensuels pour pouvoir tenir et continuer à vous informer. C'est à partir de 3 € par mois. C'est vous qui choisissez le montant de votre contribution selon vos moyens et puis c'est déductible des impôts. Toutes les infos sont sur capsurdica.v.fr. Fin de la réclame, on retourne au récap. Et commençons déjà par nous intéresser aux revendications lycéennes et étudiantes, hein, celles qui sont régulièrement caricaturées par la Macronie eux autres responsables du chaos. Il m'est arrivé de passer devant des lycées notamment ce matin. J'ai vu 8h30 17h c'est trop au lycée. Bah je crois pas.
J'ai vu la cantine c'est pas bon. Je ne suis pas sûr, je vous le dis franchement, que des revendications de cette nature justifient qu'on brûle un lycée. Je crois même l'inverse. Je pense qu'il faut garder une certa sens de la mesure, un certain sens de la mesure pour entendre les revendications et un certain sens de la mesure pour en apprécier la portée. Prenons une petite minute quand même pour savourer ce concentrer de mépris et de paternalisme tout droit sorti de la bouche d'un ancien premier ministre sous Macron et candidat à la présidentielle.
On pourrait croire qu'il essaie par tous les moyens de décrédibiliser le mouvement lycéen pour éviter d'avoir à rendre des comptes en période électorale. Mais ça doit être une vue de l'esprit bien entendu. Alors puisqueou Philippe n'a pas l'air très au clair sur les revendications de la jeunesse, nous allons nous faire un plaisir d'en être les porte-paroles dans cette chronique. Et ça tombe bien parce que les organisations ont tout résumé en 10 propositions d'urgence. Alors, c'est vrai qu'à force de ne pas être entendu par le gouvernement ou pas compris par les responsables politiques, il fallait vraisemblablement faire œuvre de pédagogie et c'est choses faites.
Premier point, la rénovation du bâtisaire. Alors ça Édouard, c'est tout ce qui concerne les problèmes de plafond qui s'écroulent en plein cours potentiellement [grognement] avec un peu d'amiante au passage sur les gamins, de fuites diverses et variées, les rats qui se promènent dans les couloirs, les problèmes de chaleur l'été, de froid l'hiver. Bref, le concept assez audacieux d'avoir des écoles qui ne ressembleraient pas à des bâtiments condamnés ou à des prisons qu'il faudrait également penser à rénover. Je le dis au passage, on sait jamais. Force à tous les détenus de France. 2e point, plus de profs et de personnel. Alors là, on rentre dans le volet ressources humaines, hein.
En gros, les jeunes, ils aimeraient qu'il y ait suffisamment d'adultes dans leurs établissements pour faire cours, pour répondre à leurs questions, les accompagner dans leur scolarité correctement quoi. Et si possible des gens qui aient des contrats dignes de snow. Voilà, c'est assez simple. 3è point, là ça se corse un peu. Attention Édouard repenser les rythmes scolaires. Alors on a bien compris que Doudou du Havre n'était pas spécialement ému par les journées à rallonge des gamins, hein. On peut lui accorder le mérite de la constance parce que rassurez-vous cher jeunesse, il n'est pas plus ému par les journées à rallonge des adultes.
Lui, son truc c'est justement de faire bosser les gens comme des chiens et toujours plus longtemps. Certainement pas l'inverse. Et alors, c'est probablement un hasard mais justement les organisations lycéennes et étudiantes pointent toutes les deux les effets délétaires des réformes macronistes sur les rythmes scolaires et l'organisation des journées au sein des établissements. Particulièrement la réforme blancaire qui a vu disparaître, souvenez-vous, les séries LS, c'était en 2019 avec au passage 1800 suppressions de poste dans l'enseignement secondaire. pile poil quand Édouard Philippe était chef de gouvernement le hasard.
Et déjà à l'époque, souvenez-vous, les professionnel de l'éducation s'étaient massivement mobilisé hein pour dire que ça allait être nul comme réforme globalement. Tout le monde avait prévenu que les emplois du temps allaient se transformer en gruyère, que la question des spécialités allait être une usine à gaz et j'en passe et des meilleurs. Et le gouvernement et ben comme d'habitude, il n'en a eu que faire. Voilà. Mais rassurez-vous, Jean-Michel Blanquaire ne regrette rien, hein. Lui qui s'était pourtant retiré de la vie politique depuis sa déculottée au législative de 2022, a Cru ressortir du bois pour nous dire qu'il assumait complètement sa réforme du lycée.
Il a même ajouté que la majorité des lycéens voient très bien ce qu'ils ont gagné avec la création des enseignements de spécialité qui offrent une plus grande liberté de choix. Hm, audacieux. Le 4è point concerne encore Jeanmille Blanquire et Doudou Philippe puisqu'il est encore question de supprimer l'une de leurs merveilleuse création à savoir Parcours Supaster deux plateformes qui ont transformé l'accès aux études supérieures en grand jeu de hasard numérique. Voilà des milliers de jeunes voient leur avenir chaque année suspendu à des algorithmes opaques, des listes d'attentes interminables et des réponses qui tombent comme des verdicts.
Le tout vendu évidemment au nom de la modernisation, hein. Les organisations lycéennes et étudiantes plaident pour la conservation de plateforme nationale centralisé tel que les deux autres pour faciliter disent-il la lisibilité des formations disponibles mais sans sélection parce que pour elle un bac doit garantir d'accéder à une licence. Une licence doit garantir d'accéder à un master point bar.
leur seul grand triomphe pour ces parcours sup et nous on veut l'abolition de parcours sup parce que c'est c'est du triocial justement c'est du triocial on a lors de la première phase de parcours sup 120000 lycéens et lycéennes qui n'ont eu aucune proposition à la fin de la deuxième phase et 40000 lycéens et lycéennes qui se sont retrouvés sans rien au mois de septembre et ça c'est pas possible en France 5e point on parle de démocratie lycéenne. Autrement dit, l'idée assez radicale que les élèves puissent avoir leur mots à dire sur ce qui se passe au sein de leur établissement.
Un concept qui semble tout juste avoir été révélé au ministre de l'éducation, Édouard Jeffrey, hein, il n'est jamais trop tard. Alors, les organisations de jeunesse demandent en l'occurrence à disposer de davantage de sièges dans les conseils d'administration des lycées, histoire d'avoir leur mots à dire. On a bien compris. Les quatre prochains points des revendications concernent la précarité étudiante. Alors là, Édouard, on parle de jeunes qui doivent choisir entre eux manger à leur fin, payer leur loyer, financer leurs études. Voilà, c'est à peu près ça.
Pour éviter que les étudiants aient à choisir entre un toit et un repas, l'Union étudiante et l'Union syndicale lycéenne réclament plusieurs choses. Notamment l'abandon du gel des APL, les aides au logement, leur revalorisation et le rétablissement des aides pour les étudiants étrangers. Elle s'oppose aussi à une modification du calcul de ces APL qui pourraient priver ainsi 147000 étudiants de l'aide au logement. Elle demande également que les crousses aient les moyens de garantir le fameux repas à 1 € pour tout le monde et que soit décidé le gel des loyer des résidences universitaires ainsi que leur rénovation.
Des demandes sont aussi faites pour la fin des frais d'inscription majoré pour les étudiants extraeuropéens et la hausse de 200 € des bourses qui seraient désormais versé sur 12 mois. L'idée Édouard c'est que les étudiants puissent se consacrer à leurs études plutôt qu'à chercher comment survivre jusqu'à la fin du mois en gros. Et le dernier point, mais pas des moindres, la fin des violences policières et de la répression du mouvement de la jeunesse. D'ailleurs, à ce propos, j'ai une info. Rappelons quand même que plus de 6000 mineurs ont été interpellés pendant ce mouvement. Près de 1500 ont été poursuivis en justice.
La répression du mouvement lycéen atteint des proportions absolument alarmantes. Et face à cette situation, le média vient de lancer une grande pétition pour exiger une loi d'amnistie en faveur des lycéens et des lycéennes poursuivies dans le cadre de la mobilisation. Artistes, personnalité publique, organisation syndicale et politique se mobilise pour soutenir cet appel. Mais vous aussi, vous pouvez signer cette pétition et la faire circuler autour de vous. C'est sur amnestie-léen.fr. Retrouvez le lien dans la description et en commentaire épinglé. Retour aux revendications. C'était quand même pas si compliqué doudou. Tu vois, il y en avait 10.
Voilà, on a fait le tour et maintenant passons aux réponses du gouvernement. Alors vous inquiétez pas, ça va être beaucoup plus rapide. Ça tient en un magnetto sur France info en fait.
Nous dites si je vous entends bien Édouard Jeffrey et si on reprend les revendications des lycéens sur les profs absents et les personnels vous dites on va mettre ça à plat mais il y aura pas de mirac on va pas boucher tous les trous partout je vous ai dit on les remplace et on aura tous les points rouges qui seront traités sous d'ici aux vacances c'est ce que je les emplois du temp vous nous dites c'est du temps long sur parcours supre de l'enseignement supérieur sur le besoin d'écoute il y a une plateforme qui est mise en place et il y aura des restitutions dans 3 semaines Excusez-moi. Qu'est-ce que vous pouvez proposer ?
Non mais simplement qu'est-ce que vous pouvez proposer là de concret à l'instant pour répondre ce que vous venez de dire parce que vous avez vous êtes progressivement décalé que ce que je respecte mais ce qui n'est pas vrai. Je vous ai dit que sur les remplacement sous 8 jours les choses étaient lancées. On n pas parlé de la refonte de la démocratie lycéenne. C'est dommage mais on va pouvoir en parler maintenant parce que je refonds entièrement la démocratie lycéenne pour faire en sorte que la voix des lycéens compte et soit effectivement prise en compte au niveau des établissements, au niveau des académies et au niveau national qui soi mieux représenté et plus représenté.
Ça c'est l'affaire de quelqu ça c'est l'affaire de quelques semaines. Il faut juste prendre les textes pour et les élections dans les instances qui vont avoir lieu au cours de l'année en tiendront compte. Bon ben voilà du vent. Le ministre de l'éducation a beau tenté de se dépétrer comme il peut de son interview, le journaliste de France Info a plutôt bien cerné la situation. Le gouvernement gesticule mais ne fait rien. Le seul engagement pris concerne les profs remplaçants et il est quand même terriblement cynique. On va déployer des enseignants à partir de demain qu'on va prendre dans enfin on a trois leviers.
On a un premier év, c'est qu'on a 3000 professeurs remplaçants qui actuellement ne sont pas devant élèves. Ils voudraient l'être mais ils ne sont pas affectés devant élèves. 3000 professeurs parce que jusqu'à présent, on savait mal les affecter notamment. Et donc dans les prochaines heures, on a 3000 professeurs qui vont rejoindre ces établissements. Le deuxième élément, c'est que je vais autoriser les recteurs à recruter plus que ce qui est normalement autorisé, quelques centaines de professeurs de plus, là où nous avons des besoins. Donc vous garantissez que ces enseignants seront face à des élèves quand ?
qui viennent dans les heures qui viennent dans les heures qui viennent entre demain et mardi. Donc ces professeurs remplaçant l'un habite Strasbourg il va aller à Mess pour colmater une brèche ou il va aller à Brest. C'est c'est par c'est par académie. C'est par académie évidemment. Donc et même c'est même par rétablissement par bassin de vie mais ces professeurs en tout cas ils sont disponibles. Ça en fait 3000.
J'autorise le recrutement de plusieurs centaines d'autres et par ailleurs, on va également donner plusieurs centaines de milliers pour faire simple d'heures supplémentaires, ce qu'on appelle le pact enseignant par anticipation au proviseurs pour qu'ils puissent procéder à remplacement de courte durée à l'intérieur de établissement avec les professeurs volontaires. Non, mais c'est quand même fou ce qu'il raconte làin. On apprend que depuis le début, il y a des profs disponibles pour les remplacements dans les classes. Mais il faut attendre que les gamins fassent des blocus, crament des poubelles pour qu'enfin on les mette sur le terrain. Alors, il y a deux solutions.
Soit le gouvernement se fout des lycéens, soit il leur m. Et le pire dans tout ça, c'est que c'est probablement les deux parce qu'il semblerait que le ministre ne voit pas de problème à remplacer un prof de math par un prof d'art plastique, ni même de leur faire traverser tout le département pour boucher des trous 3 jours par semaine. En fait, je corrige ce que j'ai dit tout à l'heure, le gouvernement ne se fout pas que des lycéens, il se fout de nous tous. Et pourtant, c'est plutôt le bon moment pour agir, hein. On est pile au moment où le budget va être débattu à l'Assemblée nationale. Et ben, devinez quoi ?
Quand on y regarde de plus près, on apprend que le gouvernement envisage encore la suppression de 1588 postes d'enseignant en 2027. Ah ben non, mais on dira ce qu'on veut. Ça valait quand même le coup de recruter des remplaçants en urgence pour supprimer la semaine d'après des postes pérennes. Ah non, c'est c'est magnifique. Et puis pour couronner le tout, le budget, le cornu ne prévoit aucun crédit pour renouveler les manuels après les changements de programme. Il confirme également une baisse générale des crédits pédagogiques. Et tout ça, ça ne vous empêchera pas d'entendre partout le gouvernement dire qu'il augmente le budget de l'éducation en 2027.
D'ailleurs, techniquement, c'est vrai, il augmente par rapport à l'année dernière. Enfin, ça c'est si on ne tient pas compte de l'inflation, c'est la petite subtilité parce que quand on le corrige avec une inflation à 2,1 % et bien d'un coup c'est plus du tout la même chanson et le budget de l'éducation nationale pension comprise baisse d'environ 650 millions d'euros en 2027. Voilà, ça change la donne. Bon, maintenant qu'on a compris que les macronistes sont carlognon des problèmes de la jeunesse, hein, pour le dire vite, allons voir ailleurs si c'est mieux. Et puisqu'on est déjà à droite de l'ichiquier politique, restons-y. Chez les républicains.
Et ben, c'est comme chez les macronistes, hein, mais sans faire semblant, on méprise les revendications lycéennes, ça c'est un fait. et on plaide pour toujours plus de répression mais très ouvertement hein, les propositions de Retaillot, le candidat LR à la présidentielle, rappelons-le tout de même, s'enent à l'interdiction de LFI dont on a déjà parlé longuement dans le récap et l'abaissement de la majorité pénale à 15 ans. En gros, tout ce qui l'intéresse, c'est que les lycéens partent en tôle comme des adultes. Toute une vision de la jeunesse. Et puis n'allez pas penser qu'il est tout seul comme ça. Pas du tout. Ces petits copains du parti sont tous fait du même bois.
Valérie PC, elle évoque dans le parisien des gamins qui cassent. François Xavier Bélamille décrit sur C News des jeunes incapables d'avoir plus de 10 mots de vocabulaire courant, de commencer ou de finir une expression sans un wesh ou un voilà. Bref, toujours le même mépris du même Acabi qu'Édouard Philippe. Finalement, la droite ne propose rien si ce n'est ça sent piternel, ritournel, électoraliste sur l'ordre et l'autorité. Bref, le vide absolu. Ironie du sort, d'après les sondages, la jeunesse se définit pourtant de droite à 56 % tout de même chez les 15-1 ans selon un sondage ifop daté de février dernier. Mais cette droitisation, elle bénéficierait plutôt au RN.
Pourtant, du côté de l'extrême droite, bah c'est la même tambouille, hein, globalement, surtout sécuritaire. Évidemment, il nous rabâche les oreilles avec le principe du casseur payeur, à savoir que les lycéens et leurs familles devraient payer pour les éventuelles dégradations commises ou en tout cas celle qu'on leur mettra sur le dos. Et puis en sous-main, l'extrême droite, elle se déploie aussi sur le terrain pour débiner concrètement le mouvement. Régulièrement, les fachaotud de l'Uni, un syndicat étudiant d'extrême droite, organise descentes hein, voir des attaques pour casser les blocus en s'en prenant très violemment aux jeunes mobilisés.
Mais ça évidemment c'est du off hein, c'est pas le RN. face caméra, le parti de la mer le Pen donne toujours le change avec sa dédiabolisation et donc elle enrobe tout ça dans quelques maigres proposition de fond avec notamment le renforcement de l'apprentissage avec un vague chèque formation là, une revalorisation salariale de 3 % par an pour les profs pendant 5 ans et une réforme de parcours supours et surtout sans aller jusqu'à la suppression, faudrait pas pousser. Bon bah voilà, du menu frotin là encore et sans jamais évidemment préciser que le groupe RN a voté un budget du gouvernement qui a supprimé 500 postes d'enseignement et fait fermer 2000 classes. Ça va s'en dire.
Alors les lycéens se disent peut-être de droite dans les sondages, mais c'est quand même la gauche qui à l'approche de la présidentielle tire son épingle du jeu avec la jeunesse. Enfin celle qui vote en tout cas et notamment le parti de Jean-Luc Mélenchon selon un sondage Hippsos BVA publié en septembre. Plus de 40 % des 18 24 ans et 32 % des 25 34 ans voteraiit LFI au premier tour quand respectivement c'est autour de 20 et 30 % pour le RN sur les mêmes tranches d'âge évidemment. Et justement, puisqu'on en parle du côté de la France insoumise, on soutient le mouvement lycéen jusqu'au bout, coûte que coûte, dirais-je.
Le candidat insoumis s'aligne sur toutes les propositions des syndicats lycéens et étudiants, mais ajoute aussi d'autres propositions historiques du parti, notamment la mise en place d'une allocation d'autonomie, le vote des 16 ans, la gratuité totale des cantines scolaires, des transports, des activités périscolaires, des manuels et des fournitures scolaires. Jean-Luc Mélenchon, rappelons-le, ancien ministre délégué à l'enseignement professionnel, c'était sous Josepin. Il mise aussi sur le renforcement de la filière pro justement, notamment en rétablissant la règle des 4 ans pour passer un bac pro afin d'assurer un haut niveau de qualification tout en préservant le temps de vie des élèves.
Il évoque aussi la création d'une filière continue allant directement du CAP jusqu'à la licence professionnelle. Dans les autres parties de gauche, le soutien à la jeunesse et à leur revendication est partagé. On rappelle que l'EPS veut déposer notamment une proposition de loi pour interdire certaines armes et techniques policières lors des manifestations lycéenne. Une proposition que LFI voudrait voir généraliser au-delà des manifes lycéennes. [souffle coupé] Fabien Rousell, le candidat communiste, a de son côté plaidé pour un projet de loi de finance rectificative qui dégagerait 5 milliards d'euros pour la rénovation des lycées. Voilà à peu près pour le tour de la gauche.
Alors, qu'est-ce qu'on retient maintenant de tout ça ? Et bien que la droite n'a toujours rien compris à la jeunesse. C'est assez clair quand les lycéens réclaments des écoles qui ne tombent pas en ruine et des conditions d'étude dignes de ce nom. Retaillot leur promet la prison. Philippe leur explique que leurs revendications sont ridicules et les autres leur font la leçon. On sent quand même que l'avenir des jeunes est au cœur de leur préoccupation à droite he ça ne fait aucun doute. Le pouvoir bah lui a choisi sa stratégie hein. Plutôt que de répondre sur le fond. Il s'acharne à décrédibiliser le mouvement pour ne pas avoir à rendre de compte.
On parle évidemment des poubelles brûlées plutôt que des salles de classe délabré, des casseurs plutôt que des profs absents, d'une mobilisation qui s'essouffler, ça c'est la nouveauté du jour, plutôt que d'un mouvement absolument historique et d'une génération Z brillamment politisée. Bravo à eux d'ailleurs. Et en prime et ben on les prend pour des imbéciles avec des annonces absolument intenables. Il voudraient le pouvoir attiser la colère qui ne s'y prendrait pas mieux. Et d'ailleurs, ça tombe bien parce qu'une date approche à grand pas, je vous la rappelle. Le 17 octobre, ce samedi donc avec une grande mobilisation unitaire façon au retour des gilets jaunes au programme.
Bah oui, après tout hein, puisque le pouvoir refuse d'entendre le peuple, il va falloir continuer à faire du bruit et on a plein de raisons de le faire. Alors rendez-vous le 17 octobre dans la rue. Merci d'avoir regardé cette nouvelle édition du recap. N'hésitez pas à nous laisser vos impressions en commentaire si vous nous regardez sur YouTube ou par email si vous nous regardez à la télé. Si vous voulez nous aider à faire durer l'aventure du média, rendez-vous sur capsuddica.v.fr pour devenir un de nos 10000 donateurs mensuels. C'est vital pour nous. Puis si vous aimez particulièrement le récap, bah moi je vous attends pour discuter ensemble sur le canal Instagram dédié à l'émission.
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