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Podcast / conversationfranceinfo (sur YouTube)· 15 octobre 2026 10 minComplaisantActualité / polémiqueÉducation & rechercheAgriculture & alimentationÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

Manifestation du 17 octobre : "On vit dans un pays qui est au bord de la crise de nerf" (S.Vernay)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 10 %Défensif 90 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 85 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse partielle

    Pourquoi malgré les annonces de 3000 nouveaux professeurs, la colère des lycéens persiste-t-elle ?

  • 0:38OuverteRéponse directe

    Les revendications des lycéens, policiers, agriculteurs et taxis peuvent-elles converger ?

  • 1:13OuverteRéponse directe

    Comment répondre à l'angoisse des jeunes face à l'IA ?

  • 2:21OuverteRéponse directe

    Y a-t-il une peur du lendemain qui explique ces mobilisations ?

  • 3:34OuverteRéponse directe

    Ces revendications différentes peuvent-elles s'agglomérer ?

  • 4:38OuverteRéponse partielle

    Le gouvernement peut-il lâcher sur le prix du carburant pour apaiser les taxis ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:13Chiffre
    « une statistique intéressante qui est sortie aux États-Unis, les plus impact le taux de chômage remonte fortement chez les jeunes diplômés parce qu'ils sont confrontés à l'intelligence artificiel »
  • 5:51Chiffre
    « un tiers des produits transformés ou non transformés qui arrivaient en France, bah nos agriculteurs ne pouvaient pas les produire »
  • 6:28Fait
    « on a commencé à bloquer du poulet du bœuf brésilien parce qu'on s'aperçoit mais on le savait très bien les contrôles sur place sont complètement défaillants »
  • 8:17Chiffre
    « Vous avez des dizaines de millions de volailles qui ont crevé dans les bâtiments d'élevage »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

Alors, une colère bien sûr, on en parlait la étudiante lycéenne, on sait que cet après-midi le ministre de l'enseignement et bien Édouard Gefrey de l'éducation nationale, Édouard Gefred va recevoir les syndicats lycéens, il est actuellement en visite en Gironde. Mais Philippe Ballard, ce qui paraît étonnant, c'est que bien sûr ça peut paraître symbolique de voir à chaussé, on voit des hautes écoles qui sont mobilisées. Et pourquoi malgré ces annonces de 3000 nouveaux professeurs, même si on a l'impression que la mobilisation baisse un tout petit peu en intensité, que la colère est toujours là dans le pays aussi profondément ancré ? Bah déjà les 3000, on a pas très bien compris d'où il sortait. Tout le monde s'est posé la question parce qu'il y a des professeurs remplaçants, il y a des

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titulaires et des non titulaires en quelque sorte. Alors ceux qui sont pas titulaires peuvent refuser d'aller dans l'endroit qui leurait qui leur est désigné. Bon bref euh passons. Euh mais cette colère alors si on reste sur les lycéens parce que là quand on agrège tout ce que vous avez écrit, les jeunes, la police effectivement l'agriculteur, les taxis puis malheureusement vous en oubliez oui et il faut prendre dossier après dossier parce qu'il y a pas une réponse globale à apporter aussi bien aux jeunes, aux policiers, aux agriculteurs euh et au taxis. Alors si on reste sur les sur les lycéens, oui, on comprend il y a des revendications mais qui s'entendent très très bien sur les emplois du temps à Gruère. Euh merci la réforme du bac de monsieur Blanquer

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sur donc les professeurs non remplacés et puis moi j'ai été frappé parce que j'ai rencontré ce weekend des jeunes dans ma circonscription par leur angoisse et notamment leur angoisse vis-à-vis de l'IA, l'intelligence artificielle où il y en a qui me disent "Moi, j'envisageais euh telle formation mais je vais peut-être changer parce que je vais peut-être être dans un métier qui sera confronté à cette concurrence ou ceux qui sont déjà en formation et qui nous disent "Moi, je suis angoissé parce que je vois les emplois être supprimés." Vous savez une statistique intéressante qui est sortie aux États-Unis, les plus impact le taux de chômage remonte fortement chez les jeunes diplômés parce qu'ils sont confrontés à l'intelligence artificiel. Donc oui, mais il faut entendre,

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comprendre et essayer de parce que là c'est un vaste chantier de répondre à cette angoisse liée à l'intelligence artificielle. Ça fait partie. Mais c'est vrai Stéphan Vern, si on a intitulé ça jeune police aussi agriculteur taxi, c'est parce que on a l'impression que ces colères en effet chaque jour on en découvre presque là ce matin bah les taxis voilà se mélange et hier c'était les retraités il ne peut pas y avoir de réponse globale et pourtant tous cette tous ces colères arrivent en même temps on a l'impression. Oui parce que je pense que là on est on vit dans un pays qui est peut-être quelque part qui est peut-être au bord de la crise de ner au bout du rouleau. Oui. Il y a une a une accumulation de colère, il y a beaucoup d'angoisse, ça a été dit par monsieur Balard. Je pense

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que c'est c'est le fond aussi du problème, du malaise. C'est il y a des choses très clairement exprimées avec des revendications euh très précise et cetera pour chacun des des mouvements et mais derrière il y a il y a aussi une peur du lendemain. Il y a une vraie angoisse et ça je pense que ça explique aussi le fait que ces différents mouvements puissent faire tâche d'huile. Par exemple, c'est c'est très clair quand on voit les jeunes les jeunes étudiants de C le petit témoignage que vous avez diffusé, moi je le trouve particulièrement intéressant. Qu'est-ce qu'il nous dit cet étudiant mobilisé ? qui dit "Ben non, mais nous on est privilégié, on a aucun problème de locaux, on n pas le problème de remplacement. Quand nous-même on était au lycée, on vient plutôt de lycée UP,

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de Paris, on a aucun problème non plus. Mais il y a cette solidarité parce que en fait le le les angoisses et les colères, elles vont au-delà des revendications très précise, ce qui fait que le le choses sont particulièrement difficiles à encadrer, à maîtriser. Juste pour terminer, par contre, si une des questions une de vos questions, c'est est-ce qu'il peut y avoir une espèce de convergence ? Ça sera une de questions tout à l'heure en efféy. Moi je crois pas si vous voulez parce que en réalité pas de convergence comme finalement certains le crent notamment samedi manifestation 17 octobre cont parce que parce que les demandes elles sont très très différentes sur enfin voilà et donc il y a des choses qui peuvent être réglées d'autres qui peuvent pas être réglées.

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Vous dites finalement trop de revendication tue la revendication finalement. Ben alors il y a il y a de ça mais il y a aussi enfin je sais pas excusez-moi mais vous imaginez que les policiers les lycéens aujourd'hui vont défiler ensemble main dans la main ? Non moi je crois pas. Donc ouais donc en fait voilà c'est ça magie c'est la question la fameuse question qu'on se pose. Voilà toutes ces revendications ensemble on a bien compris que chaque jour on en fait en effet la chronique mais est-ce qu'elles peuvent s'agglomérer et finalement donner quelque chose parce que tout le monde ne peut pas être traité en effet comme on vient de le voir au même enseigne. Enfin c'est pas les mêmes réponses. Aujourd'hui on va beaucoup parler des agriculteurs par exemple c'est pas la même chose que les

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lycéens. Oui mais il y a quand même un ralbol. Moi c'est ce que je constate qui est qui est qui est généralisé. Vous avez raison. Les revendications sont différentes. Faut quand même le dire. les taxis aujourd'hui, il parle des prix du carburant, des charges, mais il parle aussi à l'échelle parisienne de l'utilisation des des VTC de certains de de certaines zones notamment autour des des aéroports parce que c'est concurrentiel. Mais sur la journée du 17 octobre, il pourrait y avoir une très grosse mobilisation. Et et moi je prends juste l'historique et l'exemple des gilets jaunes. Il y avait énormément de revendications différentes, mais il y avait des choses qui étaient un peu transversal qui on prend par exemple le prix du carburant, le prix du carburant

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la vie chère mais le prix du carburant ça concerne à la fois les taxis, ça concerne à la fois les les personnes qui vont travailler, ça concerne aussi les marins pêcheurs. Donc il y a plusieurs sur certains éléments peut-être que le gouvernement pourra lâcher du l'est je pense au carburant même si pour l'instant en tout cas on l'a pu le voir la semaine dernière il y a eu la libération des des stocks stratégiques. Concrètement ça a été entre - 10 et 15 centimes. C'est ce qu'explique le gouvernement début novembre. Est-ce que ça ça sera suffisant ou je pense pas. Alors Philippe B aujourd'hui peut-être nouvelle colère ou pas ? Alors, on ne sait pas éviter. On l'aura on sera tout à l'heure avec Annie Junvard, donc la ministre de l'agriculture puisqueaujourd'hui il y a une réunion

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interministérielle concernant et bien le plan de relance agricole. Ça c'est un effort du gouvernement que vous soutenez aussi à l'égard justement de ces agriculteurs qui ont été particulièrement touchés par la sécheresse, rappelons-le sur ce plan de relance, sécheresse, incendie, réchauffement climatique. Mais je sais même pas si on arriverait à chiffrer le nombre de réunions d'urgence, de plans d'urgence consacrés à l'agriculture ces ces dernières années. C'est c'est effrayant. Alors là effectivement c'est spécifique à la sécheresse, faut venir en aide. Moi, je suis élu d'une circonscription extrêmement euh rurale qui est qui ouis l'oise qui a impacté notamment la betterraave, on se rend pas compte, mais là ça va être une vaastrophique et d'autres et d'autres cultures, mais plus

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globalement les agriculteurs enfin non mais ralbol, ils le disent depuis des années, ils sont confrontés à une concurrence déloyale. Il y a un rapport sénatorial qui avait été publié il y a il y a 3 4 ans qui était pas fait par des sénateurs du du Rassemblement national et qui nous apprenaient que un tiers des produits transformés ou non transformés qui arrivaient en France, bah nos agriculteurs ne pouvaient pas les produire. N'empêche qu'on les retrouvait dans nos assiettes. Ça ça rend fou nos agriculteurs. Voilà concurrence déloyal et on continue de signer des accords internationaux qui sont complètement dévoyés. parce que là la France n'a pas participé au mercure. Ah bah attendez, ça va quand même nous arriver dans la figure. Oui, pardon mais enfin ça va nous arriver. Non mais oui,

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on a commencé à bloquer du poulet du bœuf brésilien parce qu'on s'aperçoit mais on le savait très bien les contrôles sur place sont complètement défaillants quand ils existent bah que ces produitsl étaient nocifs pour la santé. N'empêche qu' signe un accue rapporte beaucoup d'argent. Ouis. Non. Alors là, c'est faut prendre secteur par secteur. Globalement ça rapporte rien. On vient d'enseigner avec la Nouvelle-Zélande, on va importer du lait alors en poudre évidemment et des agneaux enfin des vins, des moutons mais enfin on n pas de lait en France, on n pas de mouton en France, on a pas d'agneaux parce que j'imagine que les agriculteurs aussi veulent se développer en fait aussi. Il n'y a pas que la France comme marché. D'accord. Mais sauf que il ils exportent

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pas si vous voulez, c'est le problème. Bah non, regardez la balance commerciale uniquement consacrée à l'agriculture notamment l'agroalimentaire. Pendant des années, on était dans le vert et maintenant on est dans le rouge. Pourquoi ? On est obligé tous les ans d'importer mais al tout hein, des fruits, des légumes, de la viande blanche, de la viande rouge. Voilà, l'agriculture a été mis à mal et ça ça remonte en fait si on fait un peu d'histoire à septembre 1992 quand on a obligé l'Europe sous pression des Américains à réformer la politique agricole commune. Ça a été le début de la fin. Ouais, c'est ça en effet. Alors Stan Veret, les agriculteurs finalement aujourd'hui là on sent une colère montée. On sait qu'auprès de Sébastien Lecnus et dans le Parisien ce matin, le

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journal parisien disait c'était une colère. disait, je reprends le terme, ça a pété. Il y a vraiment une crainte. Ça veut dire qu'aujourd'hui en effet, il y a des agriculteurs qui n'en peuvent plus, qui ne pourrai peuvent plus supporter cette situation. Ah, mais clairement, enfin, je il y a il y a il y a une partie il y a une partie de la profession qui est qui est totalement au bout du roulant. Oui, bien sûr. Le le le la saison qui vient de vivre a été absolument cataclysmique. Enfin voilà, il faut faut se dire les choses. Les canicules à répétition, les sécheresses qui sont pas terminées. Je suis désolé, mais il y a des il y a un paquet de régions qui manque qui manque cruellement d'eau. Vous avez vous avez un nombre d'éleveurs qui enfin les éleveurs ont perdu un nombre de bêtes

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mais hallucinant. Enfin, ça on en parle très très peu. Mais vous avez des dizaines de millions de volailles qui ont crevé dans les bâtiments d'élevage. Vous avez des beaux vins aussi. Enfin, je veux dire, c'est ce qui ce qui s'est passé est vraiment d'une d'une puissance folle et vous avez un vous avez vous avez un certain tombe d'agriculteurs qui sont qui sont en train de se dire qu'ils vont arrêter le métier. En fait, il y a un vrai il y a un vrai risque, on parle de risque psychosociaux dans les entreprises, mais dans le dans le domaine agricole, c'est catastrophique. Donc effectivement, il y a tout ça fait partie des choses qui sont qui sont sur la table. Vous avez un premier ministre qui dit que c'est ça fait partie de ces ces ces urgences, ses priorités. Vous

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avez une réunion là à Matignon en ce moment on vair mais encore une fois si vous voulez le problème c'est que il y a il y a des choses qui sont très clairement mises sur la table il y a des réponses possibles et le manque de moyen de l'État ça je pense que c'est une autre partie du sujet mais vous avez aussi le risque de ce qui ce qui nous attend ce 17 octobre c'est que vous pouvez avoir plein de gens qui descendent dans la rue en disant on n'est pas content qui a besoin d'exprimer cette colère qui pète tout mais ça ne règlera rien et c'est pas ça qui sû qui va qui va qui va résoudre les problèmes des uns et les autres et encore une fois qui sont des problèmes différents.