Laurent Wauquiez
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 45 %Défensif 15 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:05OuverteRéponse partielle
Est-ce que l'affaire du mariage homosexuel est pliée ? Peut-on encore s'y opposer ?
- 1:50RelanceRéponse directe
Le vote au Sénat a été très serré. Si trois sénateurs UMP avaient voté contre, le texte ne serait pas passé. Que répondez-vous ?
- 3:44OuverteRéponse directe
On observe une radicalisation des opposants. Certains groupuscules brandissent des slogans hostiles aux homosexuels. Ça ne risque pas de jeter le discrédit sur le mouvement ?
- 5:07RelanceRéponse directe
Si le Sénat avait rejeté le texte, y aurait-il eu un choc de moralisation ?
- 5:45OuverteRéponse directe
Qu'allez-vous faire pour calmer les esprits ?
- 7:06OuverteRéponse directe
L'affaire n'est pas pliée mais la droite ne réfléchit-elle pas à favoriser la fin du mouvement après l'adoption du texte ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:50Laurent VoquierFait
« Si de la même manière l'UMP avait imposé une discipline de vote des rein, le texte aurait eu un rapport de force qui malgré tout serait resté favorable. »
- 2:30Laurent VoquierFait
« Est-ce que tu considères que c'est une bonne chose ou est-ce que tu considères que c'est une mauvaise chose ? Pour moi, la réponse est évidente, c'est une mauvaise chose. »
- 4:25Laurent VoquierFait
« Si le Sénat avait adopté le texte, il serait passé à l'Assemblée nationale. Donc ça n'aurait rien changé. »
- 5:07Laurent VoquierFait
« Je regrette fortement qu'il y ait des députés de ma famille politique et des sénateurs de ma famille politique qui se soient abstenu, qui est voté contre ou qui se soi caché pendant cette période. »
- 19:12Laurent VoquierFait
« Quand les gens vous font confiance et quand vous avez une responsabilité, vous avez plus de devoirs. Et plus de devoirs, ça veut dire que vous devez vous astreindre à une intégrité et une éthique qui doit être irréprochable. »
- 21:45Laurent VoquierFait
« Si on avait su qu'il avait une entreprise qui avait travaillé pour des firmes et des entreprises de santé en étant sorti du cabinet du ministre de la santé, ça c'est clairement une alerte. »
- 23:44Laurent VoquierFait
« Ce que j'essaie de faire est assez simple. Je pense que l'opposition a un travail à mener qui est un travail d'autocritique d'abord parce qu'il y a des choses que nous avons échoué, nous n'avons pas été capable de faire. »
- 27:49Laurent VoquierFait
« Nicolas Sarkozy est une des figures majeures de référence pour notre famille politique, ça a été notre président de la République. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Bonjour et bienvenue sur ce plateau de CTO pour notre rendez-vous hebdomadaire face aux chrétiens organisé en partenariat avec la Croix. avec Radio Notredame et le réseau des des radios RCF. Nous avons invité aujourd'hui, cette semaine Laurent Voquier. Laurent Voquier, maire de du puit envelet, député des de de Hauteloire, ancien ministre, aujourd'hui vice-président de l'UMP qui incarne un peu, allez, disons une nouvelle génération un peu plus directe, un peu plus spontanée, qui mouille la chemise et qui va au créneau qui dit ce qu'elle pense de la droite française. Laurent Vier, bonjour. Bonjour. Alors pour ce face aux chrétiens, vous allez être interrogé par Corine Laurent de La Croix, Louis Dupren de Radio Notredame
et Romain Mazno de RCF. Alors l'actualité est chargée, dites-moi en ce moment. Donc on va parler bien évidemment de voilà du mariage homosexuel, on va parler de la moralisation de la vie politique, on va parler de l'UMP bien sûr. Commençons par le mariage homosexuel. Est-ce que l'affaire est pliée ? Est-ce qu'il y a encore moyen de s'opposer à cette loi ? Je peux pas me résigner mais sans doute parce que c'est pour moi et comme pour beaucoup de Français un sujet de conviction très profond à me dire que l'affaire serait pliée et je refuse cette espèce de fatalité. J'oublie pas qu'il y a des lois qui avaient été votées qui n'ont jamais été appliquées comme la loi sur le CPE. On aura aussi le Conseil constitutionnel. Et donc en
tout cas moi ça a été mon attitude dès le début sur cette question. Je ne lâcherai pas les choses parce que je considère queon est sur un sujet qui est un sujet avec trop de conséquences, trop irréversible. Vous savez, c'est y compris dans ma part de je dirais d'intimité, j'ai beaucoup réfléchi avant de m'engager sur ce sujet. J'en ai discuté avec ma famille parce que c'était un sujet dont je considérais que ça les impliquait aussi. Et j'en ai discuté avec un de mes amis qui est très proche, un député qui est un député de l'IN, Xavier Breton. Et Xavier m'a posé cette question toute simple qui au fond résume tout. Est-ce que tu considères que c'est une bonne chose ou est-ce que tu considères que c'est une mauvaise chose ? Pour moi, la réponse est évidente, c'est une mauvaise chose. Il
m'a dit : "Si tu considères que c'est une mauvaise chose, alors tu dois tout faire pour t'y opposer." Alors que vous vous dites "Je ne vais pas lâcher." Qu'est-ce que vous allez faire ? D'abord, la première chose et qui est le témoignage que j'essaie de porter dans cette bataille, c'est celui d'un jeune élu. J'ai 38 ans. En politique, c'est très jeune. Pas pour le reste de la vie, mais en politique, il paraît que ça reste très jeune. Ce que j'essaie de porter comme message, c'est ne vous laissez pas intoxiquer par l'idée que la famille serait une vieille valeur. Ne vous laissez pas intoxiquer par ce discours qui consiste à nous faire croire que les valeurs auxquelles on croit seraient des valeurs en garde. Ne vous laissez pas abattre et dicter vos pensées par un
espèce de de politiquement correct, de modernité avec lequel on essaie de nous assainer ce qu'on doit penser. Et et je crois profondément que dernière aussi la bataille que nous menons, c'est une bataille pour les valeurs, pour se dire dans notre pays, tout doit pas être mis à bas, tout doit pas être jeté au fossé et on a besoin d'un certain nombre de repères qui sont des repères stables qui permettent à une société de savoir où elle va. Toucher à la famille, c'est un acte grave. Qu'on soit dans la mondialisation, qu'on n'y soit pas, qu'on soit dans la modernité ou la post-modernité, tout ça pour moi c'est c'est du fouttoir sans sans arguments et sans consistance. La seule chose à laquelle je crois, c'est qu'on a besoin d'une famille pour transmettre des
valeurs à nos enfants et que même si la famille a bougé, elle garde cette substance très profonde qui en fait la colonne vertébrale de la société. Toujours sur ce mariage, une question de de Louis D'Aufren de de Radio Notredame. Alors, plus prosaïquement, il y a eu le vote au Sénat et si on regarde bien le décompte de ces voix, les sénateurs qui ont obtenu le passage du texte sont au nombre de 171. Deux voix de majorité seulement et un tout petit peu plus, je crois cinq, il me semble. Non, non, deux. Ceux qui ont fait passer le texte, en fait, on s'aperçoit que ce sont Christian Quinta, Jacqueline Farerol et Fabien Keller qui sont de l'UMP. C'est-à-dire ces trois sénateurs UMP, s'ils avaient voté contre le texte, le texte ne serait pas passé. Alors, c'est
l'UMP qui a fait passer le texte au Sénat. Je je vais répondre très clairement, mais je veux aussi qu'on se raconte pas d'histoire. Dans vos sénateurs, il y a des sénateurs de gauche qui ont voté contre le texte et qui auraient pu voter pour s'ils avaient eu une discipline de vote. Si de la même manière l'UMP avait imposé une discipline de vote des rein, le texte aurait eu un rapport de force qui malgré tout serait resté favorable. Si le Sénat avait rejeté le texte, l'Assemblée nationale l'aurait adopté. Donc méfions-nous des raccourcis, consistons à dire bah ce n'est pas un raccourci, c'est objectif. Vous avez là un décompte. Alors je je vais être très clair. Même si le Sénat avait adopté le texte, il serait passé à l'Assemblée nationale. Donc ça n'aurait rien changé.
Voilà pour que on pour avait refusé. Vous dites oui si le sénat avait pardon, je il y aurait un choc de je ne sais pas de de moralisation peut-être. C'est c'est vous n'imaginez pas le nombre de textes qui sont rejetés par le Sénat et sur lequel sur lequel le gouvernement s'assit. Après, je vais répondre aussi très franchement. Moi, je regrette fortement qu'il y ait des députés de ma famille politique et des sénateurs de ma famille politique qui se soient abstenu, qui est voté contre ou qui se soi caché pendant cette période. Alors bien sûr, c'est pas facile qui voté pour si j'ai bien compris. Oui oui enfin contre la ligne de qui ne se soit pas exprimé clairement sur ce sujet et qui était aux abonnés absents. Il y a eu trop de personnes qui ne se sont pas
engagées dans notre famille politique. Alors c'est dur parce que quand on va sur d'autres plateaux face à d'autres médias euh avoir une position où on est contre le mariage et l'adoption pour les couples homosexuels, et bien c'est immédiatement critiqué par cette espèce de bienpensance politiquement correcte. Et je l'ai dit y compris aux intéressés, je regrette très profondément l'attitude de certains d'entre nous. Sur un sujet comme celui-là, on ne s'abstient pas. Sur un sujet comme celui-là, notre famille politique doit être engagée. Après, et ça, je crois que tout le monde peut le comprendre, une famille a de la diversité et tout le monde est pas totalement unanime. Vous avez des gens, par exemple à l'Assemblée nationale que quelqu'un comme Franck Rester qui a un
parcours très personnel, un vote qui est très personnel. Donc je crois surtout que ce qu'il faut voir c'est qu'il y a quand même eu une famille politique et une seule qui s'est engagé très clairement depuis le début de bout en bout sans ambiguïté sur le sujet. C'est quand même ma famille politique. Et de ce point de vue, on trouve que l'UDI a été un peu absent. Je n'ai pas suffisamment entendu à mon goût, ce qui est une tradition à laquelle je suis attaché qui était la famille démocrate chrétienne politique qui ne s'est pas suffisamment engagé. Le FN a été totalement absent avec une espèce de récupération à postériorie qui d'ailleurs n'est pas digne, je trouve. Et donc quels que soient les les petits cas particuliers qui ont sans doute manqué à l'appel et je le condamne
globalement, ma famille politique a quand même été très engagée dans ce combat et j'espère en tout cas moi ne pas avoir manqué. Romain Mazna de RCF. Alors on observe une radicalisation d'une petite franche des des opposants au mariage homosexuel. Il y a eu les accueils chautés de certains ministres ou élus de gauche en déplacement. On a entendu parler de guerre civile. Certains groupuscules d'extrême droite brandissent des slogans ouvertement hostiles aux personnes homosexuelles. Est-ce que ça vous inquiète ? Est-ce que ça ne risque pas de de jeter le discrédit sur l'ensemble du mouvement ? La première chose c'est que et et je le dis très simplement, je condamne cela. Je le condamne pas parce que je ne comprendrai pas l'exaspération de ceux qui voient ce
gouvernement silencieux et méprisant qui ne fait pas le moindre geste. Je le condamne parce que je pense que ça affaiblit notre mouvement et que la force de notre mouvement c'était à la fois sa sérénité et sa détermination et et que ce qui a fait qu'il a été aussi écouté, c'est ce mélange de cette ambiance à la fois très bon enfant, très ouverte et en même temps une détermination que rien ne peut arrêter. Et donc gardons cette force et ne laissons pas certains ouvrir la voie à une caricature que François Hollande et la gauche attendent très clairement. Ils attendent qu'on se caricature. C'est le gouvernement qui est responsable de d'une forme de radicalisation de certains. La première chose quand même qui me
frappe, c'est quelle indignation est à à contour variable. Quand vous avez des syndicalistes qui mettent à sac une sous-préfecture, une ou une préfecture, là pas de souci. Quand on a telle dégradation en marge d'une manifestation, je n'ai jamais entendu la majorité socialiste ou un ministre de gauche s'indigner. Mais par contre, quand il s'agit de manifestation dans lesquelles il y a des familles avec des gens qui portent des t-shirts indignes, imaginez, dans lequel on voit un père et une mère, un t-shirt qui porte atteinte à la morale publique, là évidemment tout le monde se déchaîne. Quelle éthique ? Qu'est-ce que ça veut dire ? Qu'est-ce que c'est que cette République a deux visages ? D'un côté, un manuel Vals qui n'a pas de mot assez
dur les gens de la manif pour tous et dans le même temps un gouvernement qui fait passer une loi d'amnistie pour les casseurs issus des rangs des syndicats. C'est une République étrange pour moi dans laquelle je trouve qu'on qu'on met les valeurs à l'envers. On tombe sur le dos de famille, on envoie des gaz lacrymogène contre des enfants et à l'inverse quand on a des syndicalistes CGT qui cassent des bâtiments publics, tout le monde trouve ça normal. J'ai un peu de mal à comprendre la hiérarchie de valeur pour être très honnête. Laurent Vaquier, qu'est-ce que vous pouvez faire pour calmer les esprits ? Vous dites vous condamnez mais qu'est-ce que vous pouvez faire en tant que responsable ? La seule bonne façon de calmer les esprits pour moi, c'est de dire notre
force n'est pas dans la violence. C'est notre force doit être dans un mouvement et qui est ce sont les mouvements souvent les plus les plus forts. Regardez dans l'histoire. Enfin, c'est le c'est la détermination du mouvement pacifique et de la nonvolence de Gandhi. Euh c'est cette force-là qu'on doit l'épuiser. C'est une détermination que rien ne doit arrêter, qui ne lâchera pas pour un sujet d'adoption à l'Assemblée nationale ou au Sénat, mais qui reste très ferme sur ses bases pacifiques et tolérantes. Tout le monde veut nous caricaturer en homophobe. C'est faux. Ce débat n'a rien à voir avec l'homophobie. C'est un débat qui peut parfaitement concilier la place qu'on peut faire légitimement à une communauté et et à ce que peuvent demander les homosexuel sans
pour autant dégrader et altérer en profondeur notre vision de la famille. Donc ne nous laissons pas caricaturer. Restons fidèles à ce qui est notre force. Notre force pour moi, elle est sur ce sujet de l'enfant. Le refus de l'idée d'un droit à l'enfant comme un bien de consommation et la défense de droits de l'enfant qui ont droit à un père et à une mère pour être élevé. Une question de de Corine Laurent de de la Croix. Oui, vous dites que l'affaire n'est pas pliée mais tout de même est-ce que la droite ne réfléchit pas au moyen de favoriser la fin du mouvement de contestation une fois le texte adopté ? Moi non et je le dis très clairement, j'étais présent à la première manifestation et je serai présent à la dernière. Je ne lâcherai pas. Mais alors sous quelle forme n'allez-vous pas
lâcher ? question de Louis de tout simplement en étant présent en continuant à relayer ce qui est mon devoir de d'élu politique de relayer les raisons de notre opposition donc nouvelle manifestation 26 mai et cetera oui je considère que le 26 mai est un moment qui est très important euh vous ne pouvez pas avoir dans ce pays un président qui ferme aussi durement la porte aux français j'ai utilisé une expression que j'ai regretté d'ailleurs parce que je l'aime je l'aime pas et que elle elle a elle a affecté des familles c'est c'est un gouvernement qui qui qui ferme la porte aux gens qui qui n'est pas dans l'écoute, qui donne l'impression d'être méprisant. C'est incroyable. Enfin, quand même un président de la République qui a face à lui autant de milliers de
Français qui se mobilisent et qui ne lâchent pas des gens qui n'étaient Qu'est-ce qui pourrait le faire changer ? Je crois que ce qui fait aujourd' pas changement en tout cas pas ce qui peut le faire changer, c'est notre détermination, c'est tout. Le 26 mai, soyons les plus nombreux possibles, soyons tous là et et soyons là, y compris des gens qui n'avaient jamais manifesté dans la rue, y compris ce qui moi me touche cette nouvelle génération que je vois naître euh qui sont des jeunes qui ont 18 19 ans, 20 ans, 22 ans, je donne des cours à sciencep. J'ai vu autour de moi cette jeune génération qui s'est levée, qui était des gens dont on nous expliquait, qui s'intéressaient plus à rien et qui se sont engagés sur ce combat. C'est c'est je crois une belle France
qui s'engage et une France qu'on doit soutenir. Et qu'est-ce que vous attendez ? Non pas du 26, on a bien compris la mobilisation mais le 27 le lendemain du président de la République, qu'est-ce que vous attendez du 27 mai ? Je vais vous dire déjà pour moi un point que je considère comme étant minimal, c'est qu'on a un engagement très précis sur la gestation pour autrui et la procréation médicalement assistée. Ça déjà ne comprends même pas qu'on puisse rester dans les ambiguïtés sur ce sujet. J'ai écouté le président de la République. On est incapable d'en sortir la moindre idée claire. On ne sait pas ce qu'ils ont l'intention de faire sur la procréation médicalement assisté. Il n'est absolument pas exclu que dans 4 5 mois, on nous dépose une loi dans laquelle il y aura la procration
médicalement assistée. Il y a le comité le comité d'éthique qui paraît qu'il se prononcera. Exement consulte. Alors vous savez comme c'est en France hein, vous consultez un comité et vous en attendez une réponse que vous dictez plus ou moins à l'avance et puis ensuite vous en tirez la réponse que vous attendiez. Euh c'est pas digne, pas sur ce sujet qu'on nous fasse pas le coup du comité scientifique euh qui qui va donner son avis. Sur cette question-là, c'est une décision éminemment politique où le politique doit assumer ses responsabilités. Nous devons avoir une parle claire excluant et la procréation médicalement insistée et la gestation pour autru. Romain Romain Mazna de RCF. En janvier, vous aviez dénoncé la cathophobie du gouvernement au sujet de ce projet de loi. Est-ce que c'est
vraiment l'église catholique en particulier qui est qui est visé ou c'est les religions en général au motif qu'elles sont opposées au mariage homosexuel ? Oh, il y a eu une manœuvre de caricature très claire. Euh moi je suis chrétien, j'assume ma foi, je ne la mets pas en avant à la manière peut-être d'autres personnes, mais elle a un rôle évidemment très important dans ma pensée. Et je comprends pas pourquoi dans ce pays, on a parfois le sentiment que être chrétien est une injure, que on ne doit pas l'assumer, que dans un hémicycle, quand quelqu'un ose avouer que il a la foi, il est immédiatement caricaturé et moqué, qu'est-ce que ça signifie dans la société contemporaine avoir la foi ? Euh c'est être quelqu'un de peu fréquentable. Euh c'est pas bien
d'avoir une espérance. Euh c'est quelque chose qui ne rentre pas dans le prisme de la société moderne. Ça veut dire quoi ça ? Et il est évident que dans la part de ceux qui étaient qui qui nous attendaient au tournant, ce qu'il voulait caricaturer, c'était le petit milieu catholique étriqué tourné vers l'arrière. Désolé, cette chrétient là, moi je la vois pas. Moi, je vois une chrétienté qui est pleine d'espoir, qui est pleine de modernité, qui est capable de se tourner vers l'avant. Et surtout, ce que j'ai refusé, c'est cette caricature consistant à faire croire que seule l'église serait opposée. J'ai rencontré chez moi les représentantes de la communauté musulmane qui étaient radicalement opposé à à ce projet et qui sont tout à fait contre parce que ça heurte aussi leur conviction. Les
représentants de de la religion juive sont totalement contre. Et il y a des gens qui indépendamment de leur religion sont aussi contre. Pourquoi ? Parce que c'est tout simplement un des piliers de notre société auquel on est en train de toucher. Et pour quelle raison ? Ça, c'est ce qui m'intéresse. Pour quelle raison ? Pourquoi le gouvernement fait ça ? Une question de Corine Laurent de la Croix. Oui, vous êtes maire. Lorsque le texte sera adopté définitivement, est-ce que vous procéderez à des mariages avec des personnes de même sexe ? Je vais vous dire, ce sera un vrai sujet de conscience pour moi. Euh et et là encore, enfin, regardez la façon dont on a été traité. J'étais au congrès des maires quand François Hollande a annoncé à tous les maires de France qu'il y
aurait un droit de réserve. Il l'a dit, il a dit clairement, les maires auront un droit de réserve. Et ensuite, dans le projet de loi, plus rien, plus de droits de réserve. Ce qui me gêne, c'est que malgré tout, comme maire, je suis supposé appliquer la loi et je n'aime pas cette idée d'un maire qui commence à à ne pas appliquer les règles de la loi parce que alors il y a plus de limite. Donc je serais très gêné sur ce sujet. C'est pour ça que je continue à me battre jusqu'au bout pour éviter qu'on se retrouve dans cette situation où un certain nombre d'élus seront soumis à des cas de conscience entre d'une part le respect de la règle républicaine. J'essaie d'apprendre à mes enfants le respect de la loi. Si je suis le premier à l'emprinte, c'est compliqué. Mais il y
a d'autres moyens. Il y a vous avez des adjoints, vous pouvez si ça vous pose un problème de conscience, vous avez qui sera sans doute ce qui sera sans doute une solution que je prendrai. Et bien, nous marquons une première pause dans ce face aux chrétiens et puis nous nous retrouverons dans un court instant avec Laurent Voquier.
2è partie de ce face au chrétien avec notre invité Laurent Voquet député de Hauteloire et vice-président de l'UMP. Il est interrogé par Corine Laurent de la Croix, Louis Dupren de Radio Notredame et Romain Maznau de RCF. Et nous allons parler maintenant pour cette deuxème partie de la moralisation de la vie politique. Alors le renvoqué, il se passe beaucoup de choses en ce moment sur ce sur ce dossier. Euh est-ce que vous n'avez pas un peu de de crainte sur les retombées de cette ce besoin de voyurisme de cette transparence à tout crain ? Et après tout, est-ce que vous ne demandez pas aux journalistes eux aussi de ben de donner leur patrimoine de dire qui ils sont ? Alors, plus
plusieurs questions en même temps et qui sont toutes des vraies questions de fond. D'abord, la première chose, je vais vous dire ce qui me préoccupe moi surtout avant tout et au-delà de des excès de la transparence, c'est le syndrome du tous pourri, un espèce de délitement profond du lien de confiance de nos compatriotes avec les politiques. Et ça, moi c'est ma principale préoccupation aujourd'hui. La transparence, je pense, est la seule de nature à recréer un lien de confiance pour montrer bah à nos compatriotes que les politiques font peut-être pas toujours tout bien, que il nous arrive comme tout le monde de faire des erreurs, que dans la classe politique, comme dans toutes les familles, comme dans les tous les métiers, il y a des gens une grande majorité qui essayent de le faire
correctement et puis quelques-uns qui comme monsieur Causac ou comme Dominique Stroskan ou comme d'autres exemples que vous pourriez prendre y compris dans notre famille politique le font de façon malhonnête. Mais la très grande majorité est intègre et la seule façon c'est de faire tomber cette espèce de voile opaque avec lequel on entoure encore de mystère la politique. Le deuxième point qui est pour moi très important et je crois que c'est aussi une valeur chrétienne, c'est la notion d'exemplarité. Quand les gens vous font confiance et quand vous avez une responsabilité, vous avez plus de devoirs. Et plus de devoirs, ça veut dire que vous devez vous astreindre à une intégrité et une éthique qui doit être irréprochable. Personne n'est parfait. On fait toujours des erreurs,
mais vous devez tendre vers cet effort d'exemplarité. Et donc moi, oui, je fais partie, même si c'est compliqué, y compris parfois dans mon propre camp, de ceux qui plaident pour un surcroix d'exigences à l'égard des politiques. Est-ce que je l'applique au journaliste ? Bah, évidemment que non. Vous n'êtes pas payé par la puissance publique. Vous n'êtes pas payé par nos compatriotes. Donc ça, c'est votre décision à vous de savoir ce que vous souhaitez rendre public sur votre métier de journaliste. Personne n'a à vous le dicter. Nous en revanche, on est élu, on a des Français qui nous font confiance et on est payé par la République. Que certains disent "Bah circuler, il y a rien à voir, on n pas de compte à rendre, on peut continuer à demandre des efforts aux Français mais nous on a pas de
compte à rendre." Ça n'est pas légitime. De la même manière qu'il est normal que vous m'interrogiez sur les votes à l'Assemblée nationale ou au Sénat. De la même manière que il est normal que vous m'interrogiez sur ce qui est mon comportement personnel, je considère qu'il est normal qu'on rende des comptes sur notre rapport à l'argent parce que je ne veux pas laisser subsister d'ambiguïé sur ce sujet. Une question de Romain Maznô de RCF. Mais où s'arrête la transparence et où commence le populisme ? parce que vous savez bien qu'en France on aime pas les riches et dès qu'on il y a des gens riches, on soupçonne qu'ils sont ils se sont enrichi illégalement, surtout en politique. Est-ce que ça risque pas d'alimenter ce soupçon et cette haine des riches ? Vous savez,
d'abord ce ce soupçon, malheureusement, il y est. Après ce qui s'est passé avec monsieur Causac, après les successions d'affaires, c'est parfois dur à porter, hein, y compris d'être un élu. Euh je pense que les Français s'en rendent pas nécessairement compte et je tiens pas à les faire pleurer dessus, mais c'est des choix qui sont difficiles euh pour euh pour une famille. Euh c'est des choix qui sont difficiles personnellement. Euh c'est un engagement qui est un engagement euh dans lequel on donne beaucoup. Quant en plus vous êtes obligé de payer l'adition de l'eau probe qui est jetée par quelques personnes comme monsieur Causc sur toute la classe politique, et bien oui résolument, je préfère qu'on puisse mettre plus de transparence. Je voudrais rajouter un
deuxième point. La France est un pays extraordinaire. Chez nous, faire de la transparence, tout le monde se pose des questions en disant "Mais ça va tout de suite tourner de façon catastrophique." Quasiment toutes les démocraties européennes le font. Alors, je veux bien que la France soit un pays merveilleux où les politiques sont extraordinaires, où nous n'avons jamais eu le moindre problème d'affaires politico-financièr depuis 30 ans, où il n'y a pas de progrès du tout à faire en terme d'exemplarité, de transparence. Personnellement, j'ai un peu de mal à le croire. Et est-ce que ça aurait changé quelque chose à l'affaire Kusac vraiment ? Ouais. Oui. Oui. Je pense qu'il y a deux choses qui auraient pu changer. D'abord, si on avait su qu'il avait une entreprise qui avait
travaillé pour des firmes et des entreprises de santé en étant sorti du cabinet du ministre de la santé, ça c'est clairement une alerte. Et donc que vous ayez la transparence en vous disant tiens voilà quelqu'un qui a travaillé pour le ministre de la santé et qui dans la foulée ouvre un cabinet de conseil qui travaille exclusivement pour les entreprises pharmaceutiques. On est quand même sur des situations de conflit d'intérêt sur lesquelles il faut faire le ménage. On peut pas rester avec ce genre de comportement. La deuxième chose et ça je plaide pour la transparence du patrimoine ne suffit pas évidemment. Il faut derrière des moyens d'investigation et de contrôle. Et surtout, je pense qu'il faut arrêter de nommer les ministres sur un coup de fil qui dure 5
minutes. Et je demande qu'il y ait une commission qui soit une commission d'investiture devant lesquelles quand on nomme un ministre, il passe pour s'assurer deux choses. D'abord qu'il est compétent, peut-être pas totalement inutile. Il y a des fois où ça peut même être assez utile de le vérifier. Est-ce qu'il connaît son domaine ? Et deuxièmement, est-ce qu'il a juste rempli les exigences minimales de respect des règles de la République ? Euh cette état de ça peut être une composition qui à mon avis est une composition faite de parlementaires et avec des moyens d'investigation qui permettent de vérifier les règles fiscales, un certain nombre de règles juste que personne n'a enfrain euh les lois de la République avant de devenir membre du gouvernement. Mais dites-moi,
on n'est pas prêt d'avoir un gouvernement là constitué parce que ça va prendre du temps ça. Et ben, je vais vous dire quelque chose. Je pense que ce serait plus sain. Moi, j'ai été nommé ministre. Il m'est arrivé parfois sur un dimanche après-midi d'avoir quatre coups de fil différents sur un intervalle de 1 heure chacun me nommant à des postes à chaque fois différents. Quelle compétence extraordinaire je dois avoir pour être capable d'exercer quatre à cin postes différents moins d'une après-midi. Mais tout ceci est déraisonnable. Est-ce que prendre une semaine 10 jours avant de nommer quelqu'un au gouvernement pour s'assurer qu'il connaît son sujet et que c'est quelqu'un qui est intègre sans être un saint, ça me semble quand même quelque chose qui est normal. Voilà.
Corine Laurent de la Croix, une question. Oui. Après, les ministres, les élus vont être concernés par le projet de loi transparence qui sera présenté au conseil des ministres le le 24 avril. Euh où pensez-vous que qu'il faut situer le curseur de la transparence par exemple ? Est-ce que il faut une publication totale, une publication partielle ? Euh quelles sont vos propositions en la matière ? Alors, je crois que ça c'est ça par contre c'est des c'est c'est des vraies questions qui sont simples. Euh ma première ligne de de protection, c'est la famille. Il y a des choses qui concernent l'intimité de la famille et ça ça a pas être dévoilé et et mis au su de tout le monde à l'occasion d'un patrimoine. En revanche, la deuxième chose qui est importante, c'est tout ce qui peut donner lieu à des
conflits d'intérêt. Vous avez des actions dans une entreprise, bah il faut que ce soit su. Vous avez bénéficié de revenus extrêmement importants qui viennent de tel ou tel client avec le risque d'avoir dernière un lien de dépendance. Il faut que ce soit su. Euh vous avez par exemple, pour prendre un exemple qui évoquera certains cas précis, vous avez un très gros patrimoine d'œuvre d'art et vous vous retrouvez comme ministre du budget à continuer à défendre la niche fiscale d'exonération des œuvres d'art. Bah, il y a quand même une situation de conflit d'intérêt. Donc tout ce qui peut aboutir à des conflits d'intérêt doit être connu. Euh Louis Dofen de Radio Notreddame, une question. Quand des personnes organisent leur leur fortune de telle sorte qu'il
déclarent qu'elles déclareent moins dans leur patrimoine. Je prends un exemple. Je ne sais pas, un ministre qui achète un appartement pour son fils de 3 millions d'euros, ben ces 3 millions d'euros sont sur le nom de son fils, pas sur le nom son nom propre. Toutes les donations partage qui sont qui permettent de diviser, subdiviser un patrimoine, ça compte quand même. Est-ce que vous allez jusqu'où allez-vous aller dans la l'éclaircissement d'un patrimoine réel ? Alors, c'est là où je crois qu'il faut qu'on fasse bien la part des choses. Euh le sujet est pas de savoir si un élu est riche ou pas riche. Euh ne jetons pas l'eau probe euh sur euh des gens qui ont des activités euh privées ou qui à côté de leur mandat d'élu continuent à être aussi dans la vie économique. Ce serait absurde. Je
veux pas d'une République uniquement qui soit une République de de fonctionnaire. Ça a pas de sens. Mais la seule chose que qui me semble importante de de débusquer, ce sont des situations de conflit d'intérêt. Et moi, je suis favorable à l'interdiction, je suis favorable à la transparence. C'estàd que ce soit dit, qu'on le sache. Après, ça permet à chacun de juger. Donc la question est pas de savoir s'il est riche, s'il a caché une partie de son patrimoine ou non. La question c'est de savoir ce patrimoine, il a été acquis légalement et est-ce qu'il garantit l'autonomie de pensée du député ou du sénateur ou de l'élu ou est-ce qu'en réalité il crée un lien de dépendance ? C'est tout. ni plus ni moins. Et encore une fois, tous les pays le pratiquent. J'ai eu des coups de fil de
de députés allemands qui m'ont dit "Mais chez vous, vous déclarez pas quand vous avez des des revenus à côté qui proviennent de telle ou telle entreprise." Enfin, en Allemagne, c'est une évidence. Aux États-Unis, les situations de conflit d'intérêt sont évidemment sur la table. La démocratie suédoise, même en Norvège, un ministre commence par payer les frais lui-même et il est remboursé ensuite par le gouvernement. On a quand même des marges de progrès. On a un moyen tranquillement, sans donner l'eau proe et sans créer la culture du soupçon, d'essayer quand même de d'arriver vers une démocratie qui soit plus exemplaire. Ça me semble pas une mission impossible. Romain Mazno de RCF pour moraliser la la vie publique et lutter contre la fraude fiscale, François Hollande annonce la
création d'un parquet financier avec des compétences nationales. Ça va dans le bon sens pour vous ? Oui, mais on a un dispositif qui marche bien qui est le dispositif tracf. il faut lui donner des moyens, il faut aller plus loin dans cette méthode dans le projet de loi là tel tel qu'il est poussé. Euh d'abord, je dis attention à pas amalgamer deux choses, hein. Il y a quand même une affaire qui est monsieur Causac qui regarde d'abord le président de la République qui l'a nommé avec une question de fond qui est de savoir quand il l'a nommeré que savait-il quand Media Part a sorti les informations ? Est-ce que le président de la République était au courant et est-ce qu'il a été au courant pendant ce long délai qui a quand même traîné pendant 4 mois entre le moment où l'information sort et le
moment où le président de la République prend sa démission d'enquête parlementaire pour faire le point sur la manière dont tout ça s'est passé. Et je suis très à l'aise pour le dire parce que j'ai sans doute fait partie des Sols qui dès que monsieur Causc a eu ces informations qui sont sorties a clairement dit et pris position en disant il ne peut pas rester ministre, il doit démissionner et il doit apporter immédiatement les preuves de son innocence. À l'époque, je me souviens très bien que tout le monde disait "Mais quelle horreur ! Présomption d'innocence ! Monsieur Causac dit la vérité, les yeux dans les yeux." Là encore, quelle étonnante démocratie. Euh il y a pas une démocratie européenne où un ministre du budget qui a un soupçon de fraude fiscale aurait pu se maintenir pendant 4
mois au pouvoir. Il faut quand même qu'on se remette un peu en question. Corine Laurent de la Croix. Oui. S'agissant de la transparence, une petite question supplémentaire. Est-ce que euh il serait possible d'établir une liste noire entre guillemets de métiers qui sont incompatibles avec des mandats ? Alors ça pour moi c'est une vraie divergence par rapport à ce qui est proposé par François Hollande. Je trouve ça absurde cette idée de liste noire. Vous étiez avocat avant, vous devenez député, voilà, c'est plus possible avocat, c'est nécessairement une profession suspecte, ça a pas de sens. Par contre, ce qui a du sens, c'est que ce soit connu. Et ce qui a du sens, c'est que soit connu les revenus, combien est-ce qu'on en tire et les les clients. Ça c'est normal parce que ça ça
permettra d'identifier s'il y a ou non des situations de conflit d'intérêt. Quand vous dites que ce soit connu, par quel biais ? une publication dans la presse. Oui, il faut que ce soit rendu public, c'est normal parce qu'il y a des gens qui savent enfin les gens informés qui savent mais vous dites que ce soit connu, il faut que ce soit fasse l'objet d'une publication. Moi, je crois pas à une régulation où on confie ça un comité théodule qui enferme ça dans son coffre fort. Je crois, mais c'est peut-être une erreur hein, je crois dans la vertu de la démocratie et du fait que que nos compatriotes sont informés. Moi, je crois que c'est votre travail, je pense aussi que c'est notre travail d'accepter de nous y soustraire. de de nous y soumettre, pardon, justement et je pense
que enfin c'est le seul moyen d'arriver à sortir par le haut de la démocratie et je vais aller jusqu'au bout, mais peut-être est une trace de naïveté de ma part. J'ai la conviction profonde que il y a pas de fatalité à ce que la politique soit systématiquement entachée d'affaires. Et je pense que les choses sont perfectibles. Il y a 40 ans, j'aurais été un élu il y a 40 ans, sans doute est-ce que j'aurais connu des des valises d'argent qui venaient d'Afrique. Aujourd'hui, ça n'existe plus. En tout cas, moi j'en ai jamais vu. J'aurais été élu il y a 20 ans comme maire. La plupart du temps, vous aviez un pourcentage sur les marchés publics qui arrivrivait directement, soit pour le parti, soit pour les élus locaux. Aujourd'hui, en tout cas, moi, j'en ai
jamais vu. Donc, je pense que les choses peuvent s'assaignir et qu'on peut améliorer notre pratique politique. Et encore une fois, la très grande majorité des élus sont des gens intègres, honnêtes, qui essayent de faire leur travail correctement. Justement, Corine, vous demandait tout à l'heure vos les mesures que vous proposeriez. On parle depuis un instant du patrimoine. Est-ce qu'il y a pour moraliser la vie politique d'autres mesures que de mettre sur le devant de la scène son patrimoine ? Est-ce que vous avez pensé à d'autres mesures ? Bien sûr, j'en ai évoqué une qui est vraiment une idée qui me tient très à cœur, cette idée de cette commission d'investiture qui permet de de vérifier les choses. Ça, je crois que c'est extrêmement important. C'est une idée que je défends fortement. La
deuxième, c'est tout ce qu'on a évoqué sur ces sujets de conflit d'intérêt qui sont pour moi largement aussi importants. Donc on voit que sur toute cette palette de de sujets, il y a un vrai travail de fond à mener qui ne se résume pas à juste la déclaration de patrimoine qui a un côté un peu artificiel et ridicule, mais qu'on va apprendre petit à petit au fur et à mesure qui va rentrer dans nos mœurs démocratiques et d'ici 2 à 3 ans, tout le monde trouvera ça normal. Vous ne mettez pas le cumul des mandats sur le même plan. Je mets pas le cumul des mandats sur le même plan. Je rappelle que vous êtes maire et député et je suis très fier d'être maire du Pion Volet et j'en profite pour dire que c'est le point de départ de Saint-Jacques de Compostelle là et que non le point de
départ de Saint-Jacques de Compostel et que toute personne qui veut découvrir le chemin de Saint-Jacques est le bienvenue au pu volet, vous avez vraiment en plus des bénévoles remarquables qui essayent d'evrer pour l'accueil des pèlerins et l'itinéraire entre le pu en volet et conque est un itinéraire splendide vraiment pour ceux qui veulent prendre un peu de temps dans ce monde de folie et de précipitation C'est c'est une belle démarche. Alors le cumul le cumul des mandat sur le cumul, vous savez, je je me méfie d'une approche française qui est dans le tout ou rien. Quand vous êtes maire de Lyon, il me semble assez évident que vous avez pas de temps pour vous consacrer à autre chose. En revanche, quand vous êtes sur une collectivité d'une taille normale,
je pense que vous pouvez concilier cet exercice avec une autre responsabilité. Mais de la même manière, pardonnez-moi, on l'a évoqué, qu'on considère queon peut rester et je défends cette idée à la fois parlementaire et continuer à s'occuper de son entreprise que on peut continuer à être parlementaire et avoir des responsabilités associatives. Et donc je pourquoi est-ce que je dis ça ? Parce que je me méfie de parlementaires hors sol. Je trouve qu'on a déjà beaucoup trop de parlementaires qui n'ont absolument plus les pieds sur le terrain, qui sont coupés des réalités de nos compatriotes. Et là, ce qu'on va faire, c'est les déconnecter encore plus. La deuxième chose, c'est que supprimer le cumul des mandats s'il y a aucun autre effort qui est mené pour avoir par exemple moins de députés,
moins de sénateurs, pour avoir des fusions de collectivité locale, c'est qu'on va avoir encore plus d'élus. Vous croyez pas que là, ça va, on a suffisamment d'élus dans le fonctionnement de la démocratie française ? Je pense que là aussi on a quand même des améliorations qu'on peut mener. Louis de Radio Notredame. Donc pas de statut de l'élu parce que si vous avez une profession qui vous rétribue et que vous exercez par ailleurs un mandat, vous êtes censé vivre d'une profession extérieure et vous ne voulez pas de statut qui encadre la l'exercice du métier politique. Si, parce que il y a un problème qui est très important. un certain nombre de mes collègues qui ont arrêté leur activité privée pour s'engager en politique et c'est éminemment respectable. Ensuite, quand
il faut revenir à la vie de l'entreprise, c'est très compliqué. Donc là, évidemment, on a besoin d'un statut de l'élu. Mais mais mais j'ai envie de dire le problème est pas de de ce point de vue de contingenté, il est de faire en sorte que ce soit plus facile pour des gens qui viennent d'horizon divers de s'engager en politique. Vous voyez, je vais être encore une fois très très simple. parmi les gens qui se sont engagés dans la manif pour tous. J'espère qu'il y en aura certains qui passeront le pas ensuite de l'engagement politique et je voudrais adresser ce message notamment aux chrétiens. Attention à une petite attitude que j'ai vu et que j'ai constaté y compris chez certains de mes amis au moment de l'élection présidentielle qui consistait à dire tout ça c'est un débat qui ne nous
concerne plus. l'église doit se retirer de ce débat politique. Bah le résultat c'est qu'on a ce qu'on a aujourd'hui. C'est-à-dire qu'on a un président de la République qui est en train de mettre à sac un certain nombre de principes éthiques et de valeurs auxquelles on croit. Vous voulez dire que l'église ne s'est pas engagé suffisamment derrière Nicolas Sarzé ? Je parle pas de l'église mais je parle des chrétiens qui ne sont sans doute pas ont sans doute négligé l'importance de l'engagement politique. Les chrétiens doivent avoir un engagement dans la cité et c'est important qu'ils s'engagent dans ce qu'est la vie de la cité parce que s'il la délaisse cette vie de la cité peut ensuite être profondément déceptive. Des chrétiens justement sont en train de réhabiliter le christianisme social y
compris des députés. Vous vous y retrouvez dans cette démarche ? Ah oui, moi c'est profondément inscrit dans ce qui est ma vision qui est aussi la doctrine sociale de l'église et dont j'ai de multiples illustrations sur sur une ville comme la mienne qui a été très marquée par ce christianisme social avec des associations qui sont des associations de solidarité mais qui œuvrent dans le sens aussi de ce qui est notre vision de l'homme. Notre vision de l'homme c'est quoi ? C'est que aider quelqu'un c'est pas lui verser le chèque à la fin du mois. Aider quelqu'un, c'est lui permettre de se redresser. C'est faire confiance dans sa capacité à retrouver son autonomie et sa dignité par le travail. Et donc moi, ce qui ce qui est pour moi la vision très importante du christianisme social,
c'est tout ce qui relève de l'aide de l'insertion par le travail, tout ce qui relève de démarches telles qu' Maus qui sont des démarches très engagées mais qui font confiance dans la possibilité de ramener quelqu'un, même quand il a subi des épreuves très difficiles, sur la piste de l'autonomie par son propre travail et sa dignité. Merci de ce message d'espoir Laurent Vquier. Nous marquons une très courte pause et nous vous retrouvons pour la troisème partie de ce face au chrétien. À tout de
suite. Et bien nous nous retrouvons pour cette 3è partie de face aux chrétiens avec le renvoqué un cumular en politique c'est-à-dire maire et maire du pu envelet et député des hautes lois de la haute loire. Et nous allons évoquer pour cette 3è partie où il sera interrogé par Corine Laurent de la Croix, Louis Dupren de Radio Notredame et Romain Mazna de RCF. Nous allons évoquer la l'UMP. Alors, une question personnelle, dites-moi tout d'abord Laurent Vquier, vous étiez un soutien fidèle au premier rang derrière François Fillon. après cette élection burlesque qui est raté euh vous retrouvez apocalyptique, c'est vous qui le dites. Alors que euh vous
vous retrouvez vice-président de l'UMP. Alors quel est le partage des tâches ? À quoi vous servez exactement euh à l'UMP aujourd'hui ? On vous voit beaucoup. Quel est le partage des tâches avec Jean-François Copé ? C'est vous le président un peu ? Non. C'est c'est une excellente question de savoir à quoi on sert en politique. Euh vice-président de l'P ça me rappelle une question que me posa une personne que j'aimais beaucoup qui euh qui me disait souvent "Qu'est-ce que tu as fait de bon ?" Euh alors euh sur euh sur ce sujet, à quoi je sers ? Écoutez, ce que j'essaie de faire est assez simple. Je pense que l'opposition a un travail à mener qui est un travail d'autocritique d'abord parce qu'il y a des choses que nous avons échoué, nous n'avons pas été capable de faire qui est en même temps
un travail d'opposition comme ce que je fais sur le mariage pour tous en ayant pas honte de nos valeurs et de ce à quoi nous croyons et qui est enfin un travail de proposition parce que une opposition crédible c'est pas une opposition qui se contente de de taper sur tous les sujets. C'est une opposition qui doit être aussi capable de mettre des idées sur la table, de proposer des choses nouvelles. Et je pense que ce travail là pour l'instant nous ne le faisons pas bien, que nous ne sommes pas encore suffisamment redevenus crédibles et audible aux yeux des Français qui nous regardent, qui sont profondément déçus de ce que fait François Hollande et la majorité socialiste, mais qui en même temps se demandent si nous sommes capables d'être à la hauteur et si nous
avons tiré les leçons de nos erreurs. Mais ma question c'était aussi sur le partage des tâches qu'on ne voit pas bien avec Jean-François Copé. Ah, vous savez cette parfois je le regrette un peu, c'est un peu trop l'armée mexicaine. Euh il y a un peu trop euh dans tous les sens euh on a 300 secrétaires nationaux, je sais pas combience qu'il y a de secrétaires généraux. Enfin, il y en a partout. Euh ce qu'il y a de clair, c'est qu'il faudra à un moment tourner cette page euh parce que on peut pas fonctionner comme ça sur la durée. Euh et qu'il faudra être capable de donner un nouvel élan, une nouvelle équipe, une nouvelle ligne à notre famille politique. Mais chaque chose en son temps. Je suis pas quelqu'un de pressé. Euh j'ai appris euh à attendre et je pense que parfois il est important de
prendre ce moment de sérénité et de recul. Corine Laurent de la Croix, une question. Oui, justement cette élection du président de l'UMP à l'automne dernier, élection apocalyptique à laissé des cicatrices. Est-ce que vous pensez qu'il faut vraiment une nouvelle élection à la rentrée de septembre et il serez-vous candidat ? Alors, d'abord, je suis convaincu qu'il faut une nouvelle élection parce que un parti démocratique ne peut pas vivre sur une élection où il y a eu autant de trucage et d'irrégularité. Il y a un livre très précis hein qui a été fait sur ce sujet par deux de vos confrères Bruno Jeudy et Carole Barjon qui a très bien montré la somme des irrégularités qui ont entaché cette élection. Donc on ne peut pas vivre euh sur un scrutin qui soit altéré comme ça
parce que derrière c'est toute notre crédibilité et puis on le voit bien sur les thèmes qu'on évoque. Ça aboutit à des équipes sans véritablement de ligne politique. Maintenant la question du moment où il faudra cette nouvelle élection, c'est une autre question. Pour l'instant, j'ai pas envie de m'empétrer dans ce sujet. Il faut qu'on puisse en discuter sereinement. Et surtout ce que je veux pas, c'est qu'on réactive la machine à division. J'ai fait un choix qui est un choix d'essayer de tenir un rassemblement à l'intérieur de notre famille politique. Chaque chose en son temps. Il y a pas besoin de précipitation. On va avoir le temps d'en discuter tranquillement. C'est vraiment aujourd'hui pas la priorité des Français. C'est pour ça que je me concentre sur ce que sont mes
préoccupations. Cette question sur le mariage et l'adoption pour les couples homosexuels, le sujet de l'emploi qui n'est pas traité du tout par le gouvernement et puis le pouvoir d'achat notamment des classes moyennes avec un thème qu'on n pas évoqué mais qui est pourtant très grave qui est la remise en cause des allocations familiales et qui va toucher toute une partie du socle de notre politique familiale en France. Vous nous dites que vous ne pouvez pas nous dire aujourd'hui que vous serez candidat à la présidence, mais tout le monde sait que ça vous titille un tout petit peu. Alors, pourquoi euh vouloir être président, même euh y penser euh le matin en se rasant peut-être euh alors que vous avez un président avec lequel vous partagez le pouvoir que vous avez,
Jean-François Copé parce qu'on n'est pas là pour la désignation de l'élection présidentielle. D'abord, je crois qu'il faut vraiment je crois qu'il faut vraiment dissocier les choses. Il y a une maladie en politique qui qui est assez catastrophique et dont d'ailleurs je peux moi-même être victime, c'est que tout le monde pense que sa vocation est d'être président de la République. Alors certains disent 2017, d'autres disent 2022, d'autres disent 2025. Du calme. D'abord, la première chose, c'est quoi vos convictions ? Vous êtes là pour parler de quel message ? On a évoqué ce que sont mes convictions, la défense des classes moyennes, la différence entre le social et l'assistana, des convictions profondes sur la famille. Ça, ce sont des choses que je veux porter et c'est
vrai ce à quoi j'aspire, c'est que ma famille les défende aussi parce que parfois je trouve que nous sommes trop timoré, trop timide sur ces sujets et je tiens à à pouvoir porter aussi ce message, vous l'avez dit, d'une nouvelle génération qui assume sereinement ses valeurs mais de façon déterminée. Romain Mazna de RCF. Alors, au-delà de l'Imbroglio de du mois de novembre avec euh l'élection et le duel entre François Fillon et Jean-François Copé, euh est-ce que François Fillon a fait des erreurs dans cette campagne ? Quelle leçon vous tirez de cet échec ? Bon, on on en fait tous, mais c'est pas François Fillon. C'était euh il y a des difficultés qui ont été des difficultés euh collectives. Euh je pense que précisément on n'a pas été suffisamment attentif sur les règles
de transparence euh d'éthique et de régularité euh sur le déroulé de cette élection. C'est sur sur la forme, sur le sur les sur le la manière dont le scrutin a été organisé. Bon après, il y a il y a il y a plein d'autres erreurs, peut-être certains thèmes sur lesquels on aurait dû euh on aurait dû aller un peu plus loin. Je vais évoquer un sujet qui par exemple moi me tenait à cœur. Je pense queil fallait qu'on évoque la question euh de du modèle de société de notre pays et et au fond de de de son fonctionnement. Personnellement, je plaide pour queon assume que notre pays a des racines chrétiennes et qu'on le dise. J'ai beaucoup regretté au moment du du traité sur l'Union européenne et de la Constitution, le fait qu'on n'inscrive pas cette référence à ce qui
est juste une évidence, notre histoire et nos racines. Beaucoup de choses en découlent. beaucoup de choses en découlent parce queensuite quand vous réfléchissez au modèle d'intégration nationale, quand vous réfléchissez à ce que sont les le modèle de société sur lequel vous souhaitez construire la la vie en commun, si vous ne savez pas d'où vous venez, comment est-ce que vous pouvez proposer un modèle ? Donc ça ça fait partie par exemple de thèmes que moi j'aurais voulu qu'on puisse aborder pendant notre campagne et ce qu'on a pas fait. Une question de Louis Dofine de Radio Notredame. Aujourd'hui, le gouvernement est atteint par un discrédit assez flagrant que révèlent les sondages. Inquiétant. très inquiétant. Et de l'autre côté, on a on a pu le constater en Italie, une montée
des populismes. En France, le Front National est un peu en embuscade. Comment voyez-vous votre votre espace politique ? Est-ce que c'est vous qui allez récolter les dividendes de j'allais dire de ce discrédit ou est-ce que c'est le FN qui va se retrouver avec une sorte de prime ? J'aime pas, même si je la comprends très bien la question de se dire il y a des dividendes et est-ce que c'est le FN qui va récupérer ? pens même si vous n'aimez pas vous raser bien sûr mais ce que je veux dire par là c'est que et si vous voulez répondre à cette question c'est pas juste une question d'arithmétique politique. La question pour moi fondamentale qui est posée c'est une société que les Français voi bouger et dont ils ne sont pas sûr que ce mouvement aille dans le bon sens.
Ensuite il regardent les politiques, il les écoutent et ils se disent tiens, c'est amusant parce que quand je les entends parler, je retrouve pas forcément ce que moi je ressens. Je ne retrouve pas par exemple sur l'Europe un discours qui soit clair. Je ne retrouve pas dans notre rapport à la mondialisation et l'équilibre qui doit y avoir entre le libre échange et le protectionnisme un discours qui soit clair. Je ne retrouve personne qui a le courage de dire que les classes moyennes peuvent pas systématiquement être compressées. Je ne retrouve pas beaucoup de politiques qui ont le courage de dire que l'assistana n'est pas forcément la meilleure façon de faire du social. Je ne retrouve pas beaucoup de personnes qui s'interrogent sur la différence entre l'entreprise et le capitalisme de
monopolie qui est construit sur la spéculation financière. Et donc le problème si nous nous voulons redevenir crédibles, c'est notre capacité à un moment à se poser les bonnes questions et à se dire est-ce que notre partie est encore en prise en lien avec ce que sont les réalités quotidiennes de nos compatriotes. Moi, j'ai des gens chez moi en ce moment qui sont des gens qui travaillent et qui sont en train de basculer dans la misère et la difficulté parce que ce sont des gens parfois modestes qui travaillent pour un SMIC un peu plus et qui parce qu'avec les impôts supplémentaires qui ont été ajoutés ont perdu les 100 150 € qui leur permettaient de sortir la tête de l'eau. Quelle est cette société française dans laquelle celui qui travaille n'a même plus la dignité de faire vivre sa
famille ? Ça c'est des questions où le sujet c'est de savoir est-ce que nous on les traite, après comment on les traite. Et ce pointl est le point majeur de différence par rapport à l'extrême droite. Nous et ça doit être notre responsabilité. On n'est pas là juste pour dénoncer. Notre responsabilité c'est d'être capable de mettre des propositions sur la table et qui soient crédible. Par exemple, quand le FN dit c'est très simple, vous sortez de l'euro. Très bien, parfait. Mais alors, on assume toutes les conséquences. Qui que ce soit parmi vos auditeurs qui a un compte en banque peut se dire que ce à quoi propose ce que propose Marine Le Pen, c'est tout simplement de faire disparaître 20 à 25 % de votre compte en banque parce que le retour de l'euro au franc se traduira par une perte de
valeur de 20 à 25 % du compte en banque. Ça c'est des choses concrètes qu'on doit être capable de dire. Notre devoir c'est de traiter les angoisses et les inquiétudes et de les transformer en espérance par un discours qui soit concret, solide. Corine Laurent La Croix. Oui, vous avez évoqué les les racines chrétiennes. C'était pourtant l'un des points de départ de la campagne de Nicolas SarkoZi. Est-ce que vous pensez que cette campagne a pas été achevée ? Est-ce que vous envisagez peut-être son retour ? Alors un pour moi, c'est évident que Nicolas Sarkozy est une des figures majeures de référence pour notre famille politique, ça a été notre président de la République. Je pense qu'il y a beaucoup de de thèmes qu'il a porté qui sont des thèmes sur lesquels on doit aller plus
loin. Je pense notamment qu'il a fait beaucoup bouger notre pensée sur la sécurité et l'immigration. Je pense qu'on garde encore des tabous sur notre discours sur l'Europe sur lequel on n'est pas suffisamment lucide sur la nécessité de reconstruire une Europe qui aujourd'hui ne fonctionne plus du tout. Je pense que sur le social, on a une évolution aussi de notre pensée à construire que sur cette question de qu'est-ce que c'est que au fond notre spectre commun de valeur qu'on veut transmettre et sur lequel on construit notre société, il faut aussi être clair. Je vais vous donner un exemple. L'effort, l'effort est le mérite. On a l'impression qu'aujourd'hui c'est un gros mot. Euh on euh quand je vois Vincent Payon, ministre de l'éducation nationale, qui supprime les évaluations
dans les classes parce qu'on va traumatiser les enfants si on les évalue ou si on leur fait apprendre par cœur euh une une poésie ou une table de multiplication, je me dis dans quelle société on va. L'effort c'est pas une mauvaise valeur. Le mérite c'est pas une mauvaise valeur. Essayer de dire que dans une classe tout le monde doit avoir la même note, que dans une société tout le monde doit être pareil, c'est un égalitarisme qui n'est pas sain. Louis Dupren de Radio Notredame. Non non ben écoutez moi je je je proacte certaines choses. Sur l'Europe par exemple, il y a quand même une ambiguité dans la mesure où l'UMP a a quand même été très favorable à toutes les évolutions dans le sens de l'Union européenne. Oui, c'est tout à fait c. Vous vous retrouvez vous-même en porte
àfau avec votre propre mouvement. Oui. Et c'est aussi peut-être quelque chose que j'assume, c'est voilà, parfois il faut qu'on ait des gens qui soient capables de secouer les tabous et de dire "Attention, ouvrons les yeux". Pour moi, ça a été quoi ma prise de conscience quand j'étais ministre des affaires européennes ? Je sais pas si vous vous en souvenez, il y avait eu cette affaire de l'agenda qui était envoyée à tous les lycées et les collèges. H j'ouvre cet agenda qui est donc un agenda européen dans lequel extraordinaire. D'abord les figures de référence, aucune n'était européenne. Vous aviez Gandhi, vous aviez Luther King, des personnes très respectables, mais aucun européen. Pas de figure de grands saint, pas de figure de grands auteurs, pas de figure de grands roi ou
de grands politiques, rien. Et les dates religieuses, il y avait toutes les fêtes de toutes les religions de la planète, sauf les dates chrétiennes. Rien à Noël, rien là toutin. Je me suis dit quelle est cette Europe qui en est au stade où elle nous demande de nier nos propres valeurs et notre propre identité pour prendre le masque de la tolérance. Mais Nicolas SarkoZi il a voulu cette Europe là puisqu'il a même été contre le référendum de 200. Et ben vous voyez sur ce sujet par exemple, j'ai refusé que cet agenda soit distribuer et je crois qu'il y a pas de fatalité. On peut s' on peut apprendre de nos erreurs. Oui, on a fait les erreurs. Oui, je suis le premier à avoir fait les erreurs. Le seul sujet, c'est d'éviter de les renouveler. Merci beaucoup Laurent
Boquier. La preuve que vous incarnez une droite décomplexée, plus spontanée, qui va qui va au combat. On a aussi appris que vous étiez très fier d'être l'un des points de départ au puet du chemin de Compostelle. Merci à vous tous téléspectateurs et auditeurs. Si vous voulez retrouver cette émission dans son intégralité, rendez-vous sur les sites de la Croix, de Radio Notredame, de RCF et de KTO bien évidemment. Et rendez-vous la semaine prochaine pour un nouveau face au chrétien même heure.
Ah.
Laurent Wauquiez