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Podcast / conversationHugoDécrypte — Actus et interviews (sur Podcast)· 17 août 2026 10 minAutoproduitActualité / polémiqueDéfenseEnvironnement & énergieSantéÉconomie & entreprises

Trump vient de choquer avec cette déclaration (17/08)

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

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Chapitres

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:00PrésentateurFait
    « Une fois que nous avons fini de battre l'Iran, je déclarerai le détroit d'Hormuz comme étant un territoire des Etats-Unis. »
  • 1:41PrésentateurFait
    « Donald Trump a déclaré vendredi dernier vouloir faire du détroit d'Hormuz un territoire des Etats-Unis après la guerre. »
  • 1:50PrésentateurFait
    « le détroit d'Hormuz a été iranien, est iranien et restera iranien, et que ce détroit ne sera ouvert et fermé que sur l'ordre de l'Iran. »
  • 4:21Locuteur 2Chiffre
    « Près de 2325 personnes sont mortes sur 4945 cas confirmés, seulement 3 mois après la déclaration de l'épidémie »
  • 4:31Locuteur 2Chiffre
    « ce virus a déjà tué plus de 15 000 personnes en Afrique au cours des 50 dernières années. »
  • 7:03Locuteur 2Fait
    « « loin d'être assez long » »
  • 7:26Locuteur 2Chiffre
    « 12 millions d'euros promis pour la Gironde et les Landes »
  • 8:07Locuteur 2Chiffre
    « être étudiant en 2026 coûte 35% plus cher qu'en 2017 »

Temps de parole

  • Présentateur52 %
  • Locuteur 248 %

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Présentateur

Une fois que nous avons fini de battre l'Iran, je déclarerai le détroit d'Hormuz comme étant un territoire des Etats-Unis. Ces mots, ce sont ceux de Donald Trump, qui affirme toujours que le détroit d'Hormuz est sous contrôle américain, mais alors qu'elle est actuellement et réellement la situation sur place après plusieurs mois de guerre. Salut c'est Samy, j'espère que vous allez bien, c'est le sujet à la ligne de ce format d'actu du jour, disponible sur Youtube et en podcast audio sur toutes les plateformes.

Cela fait maintenant plus de 5 mois, précisément depuis le 28 février, que les Etats-Unis et Israël sont entrés en guerre contre l'Iran, et malgré certaines accalmies et des tentatives de négociations entre les parties, le conflit continue de s'enliser. Si vous voulez en savoir plus sur les tenants et les aboutissants, on en a déjà beaucoup parlé dans ce format et c'est disponible sur la chaîne, mais depuis le début de la guerre, la tension se porte notamment autour d'un enjeu crucial, le contrôle du détroit d'Hormuz.

Avant la guerre, c'est par ce détroit que circulait environ un cinquième de la production mondiale de pétrole brut, fait depuis les premiers bombardements, l'Iran le bloque en attaquant ou en menaçant d'attaquer la grande majorité des navires qu'il traverse. Aujourd'hui, de nombreux analystes s'accordent à dire que l'objectif principal du gouvernement iranien est de faire pression sur l'économie mondiale pour pousser les Etats-Unis à se retirer du conflit, mais en parallèle, l'Iran tente aussi désormais d'adapter cette stratégie à long terme et négocie donc pour obtenir un véritable contrôle du détroit.

Aujourd'hui, l'Iran négocie par exemple avec Oman, l'autre pays qui borde le détroit, et la position iranienne officielle est d'ailleurs de dire que la situation d'avant-guerre, où le détroit n'appartenait à personne en particulier, ne sera pas rétablie, mais ses dirigeants cherchent bien à en sortir avec un contrôle renforcé, et cette situation, vous en doutez, elle ne plaît pas du tout aux Etats-Unis, dont l'autorité se retrouve alors contestée dans la région.

Pour tenter de reprendre le contrôle sur la situation, les Etats-Unis ont déjà déployé un blocus naval sur les ports iraniens qui impactent directement l'économie de l'Iran, et de nombreux moyens militaires états-uniens sont toujours déployés dans la zone, et c'est donc avec tout ça en tête que Donald Trump a déclaré vendredi dernier vouloir faire du détroit d'Hormuz un territoire des Etats-Unis après la guerre. Alors dans la foulée, le vice-ministre des Affaires étrangères iraniens a répondu en affirmant, je cite, que le détroit d'Hormuz a été iranien, est iranien et restera iranien, et que ce détroit ne sera ouvert et fermé que sur l'ordre de l'Iran.

Maintenant, est-ce que Trump était vraiment sérieux en affirmant cela ? Pour l'instant, difficile à dire, mais un journaliste du Wall Street Journal a en tout cas cité sur X un responsable de la Maison Blanche qui a affirmé que le président plaisantait et qu'il n'avait pas consulté ses conseillers à ce sujet. Mais alors, quelle est véritablement la situation sur place ? Eh bien déjà, même si Donald Trump affirme avoir le contrôle total du détroit, deux choses sont toujours à constater. La première, c'est que l'Iran continue d'attaquer certains navires. Les Emirats Arabes Unis ont par exemple dénoncé trois attaques contre leurs pétroliers entre vendredi et samedi dernier.

Et la deuxième, c'est que par conséquent, même si Trump affirme que le détroit est sous contrôle américain, peu de navires l'écoutent par peur de se faire attaquer. Sont l'agence de sécurité maritime britannique, la UKMTO, au moins 54 cas de dommages causés à des navires ont été signalés dans le détroit ou à proximité depuis le début de la guerre. De nombreux analystes parlent donc actuellement d'une dizaine de navires seulement qui tentent de traverser le détroit chaque jour contre plus d'une centaine par jour avant la guerre. Mais beaucoup soulignent aussi qu'il devient de plus en plus difficile de savoir quel est réellement le nombre de bateaux qui quittent la région.

Plusieurs médias, dont Bloomberg, parlent par exemple d'un réseau de navires clandestins qui a été mis en place avec du pétrole chargé sur des petits navires qui traversent le détroit de nuit avec leur communication éteinte. Le but, c'est d'éviter d'être repérés avant de transférer après coup leur cargaison à de grands pétroliers. Il s'agit donc ici d'un véritable système D, mais selon plusieurs observateurs, cette solution ne peut fonctionner durablement qu'à petite échelle. Elle permet de maintenir une partie des exportations, mais elle est beaucoup plus lente, plus coûteuse et plus risquée que le trafic normal. Et ça ne suffit donc pas à compenser entièrement le blocus du détroit.

Mais alors, qui a l'avantage aujourd'hui ? Eh bien, vous l'aurez compris, chaque partie dispose d'importants leviers de pression, ce qui rend la situation et les négociations particulièrement complexes. Dans une rare interview au média américain PBS, à haut conseiller iranien a même déclaré que l'Iran pourrait prolonger la guerre jusqu'à la fin du mandat de Trump et faire en sorte, je cite, de parvenir à instaurer une dissuasion pour que l'ennemi n'ose jamais attaquer. Et même si les Etats-Unis conservent un net avantage militaire et économique, le contexte fait que Donald Trump se retrouve dans une situation délicate.

Même si les Etats-Unis venaient à lever leur blocus et que l'Iran rouvrait le détroit, l'Iran a prouvé qu'il pourrait toujours le refermer à sa guise pour faire pression. Pour de nombreux observateurs, le véritable défi, c'est donc pas seulement de rouvrir le détroit, mais c'est bien de garantir sa libre circulation sur le long terme, avec des concessions qui vont donc potentiellement devoir être faites par les Etats-Unis, qui sont sous pression pour mettre fin à la guerre. On aura évidemment l'occasion de reparler de tout ça. En attendant, je vous laisse avec Laurie pour le reste de l'actualité importante du jour.

4:09
Locuteur 2

Merci Samy et bonjour à toutes et à tous. On commence avec cette actu. La 17ème épidémie d'Ebola, qui frappe actuellement la République démocratique du Congo, est devenue la plus meurtrière jamais enregistrée dans le pays, selon les autorités locales. Près de 2325 personnes sont mortes sur 4945 cas confirmés, seulement 3 mois après la déclaration de l'épidémie, et ça c'est d'après les chiffres publiés ce lundi par les autorités congolaises. A noter que ce virus a déjà tué plus de 15 000 personnes en Afrique au cours des 50 dernières années.

Pour rappel, Ebola c'est un virus qui se transmet notamment par contact avec des fluides corporels, et qui peut provoquer, entre autres, une fièvre hémorragique. Et ce virus touche actuellement des régions du nord et de l'est du pays, où l'état est fragile, où les infrastructures de santé manquent de moyens, et où la réponse sanitaire est dépassée par l'explosion du nombre de cas. A ça s'ajoute aussi une autre difficulté majeure, il n'existe pour l'instant ni vaccin ni traitement spécifique disponible contre le variant Bundy Bugio, qui est responsable de cette épidémie, même si plusieurs vaccins sont à l'essai contre la souche du virus actuel.

Vendredi, le chef des affaires humanitaires de l'ONU a lancé une alerte particulièrement inquiétante. Selon lui, l'épidémie est, je cite, la plus rapide jamais enregistrée, et elle tue une personne toutes les 30 minutes. On continuera donc de suivre l'évolution de la situation. Deuxième actu, pour la première fois, un porte-conteneur va emprunter chaque semaine la route maritime du nord en Arctique, et ça inquiète beaucoup. Ce navire est celui d'une société chinoise, Sea Legend. Il a entamé son premier trajet ce samedi, en quittant la Chine pour rejoindre l'Europe, et plus précisément le Royaume-Uni, l'Allemagne et la Pologne.

Au lieu de passer donc par la route habituelle, qui traverse le canal de Suez en Égypte, il va donc passer au nord de la Russie, par l'Arctique. Ce chemin est rendu possible, notamment en saison estivale, avec le réchauffement climatique qui fait fondre la banquise. Ce trajet possède deux avantages. Déjà, il est deux fois plus court que le chemin habituel, et il permet aussi d'éviter le Moyen-Orient, qui est actuellement marqué par la guerre en Iran. Plusieurs dizaines de navires étaient déjà passés par là ces dernières années, mais c'est la première fois qu'une liaison hebdomadaire est instaurée. Cette liaison pose pas mal de questions sur l'impact écologique.

Des ONG craignent notamment que la multiplication de ces passagers accélère la fonte des glaces, à cause des émissions de gaz à effet de serre, et des perturbations liées au navire, avec toutes les conséquences aussi sur la biodiversité. Troisième actu, on voulait aussi vous parler de la situation actuelle à bord du porte-avions américain Abraham Lincoln, où les conditions de vie des marins suscitent de vives inquiétudes. En fait, ce porte-avions est parti de San Diego en novembre 2025 pour une mission en mer de Chine méridionale, mais le navire a ensuite été redirigé vers le Moyen-Orient.

Depuis, les familles évoquent des journées interminables, une nourriture rationnée, des problèmes de plomberie qui rendent inutilisables les toilettes ou les douches, des moisissures dans les lieux de vie, ou encore du courrier qui n'arrive pas jusqu'aux 5000 marins depuis plusieurs semaines. A noter que le porte-avions est déployé depuis plus de 8 mois en mer, alors que les missions ne dépassent normalement pas 6 mois. Selon le journal américain Navy Times, deux marins auraient même tenté de se suicider en se jetant par-dessus bord.

Des élus démocrates du camp opposé à Donald Trump réclament donc désormais des explications face à des signalements de pénurie, de problèmes sanitaires et d'une dégradation de la santé mentale des marins sur le navire. Interrogé pour savoir si le déploiement n'avait pas été trop long, Donald Trump a affirmé qu'il était, je cite, « loin d'être assez long », même s'il a affirmé que ce porte-avions sera bientôt remplacé par un autre similaire. Le ministre délégué par Intérim à la Marine a lui reconnu qu'un petit nombre de cas liés à la santé mentale avaient été traités, mais qu'aucun décès n'avait été déploré. Bref, on suivra ça sur la chaîne.

Quatrième actu, le Premier ministre Sébastien Lecornu, en déplacement en Gironde, a annoncé ce lundi une série de mesures après les incendies qui ont ravagé la région. Parmi elles, notamment, 12 millions d'euros promis pour la Gironde et les Landes, touchés par les feux fin juillet. Cette somme devra permettre notamment aux collectivités sur place de lancer des travaux. Le Premier ministre a également promis que les permis de construire pourront être délivrés dans un délai de un mois afin de reconstruire tout ce qui a été détruit.

A noter que Sébastien Lecornu a été hué lors de son déplacement par certains habitants du Porges, la commune la plus touchée par les feux, avec 183 maisons brûlées. Ces personnes lui reprochent notamment sa gestion des incendies. Certains se sont aussi sentis oubliés et même sacrifiés, comparé à d'autres communes comme celle du Cap-Ferret au moment de la lutte contre les flammes. Le gouvernement et les autorités affirment de leur côté que les pompiers ont été déployés en priorité pour protéger des vies humaines. Cinquième actu, être étudiant en 2026 coûte 35% plus cher qu'en 2017 selon une enquête annuelle de l'UNEF, l'Union Nationale des Étudiants de France.

Concrètement, un étudiant en France doit débourser 1300 euros en moyenne chaque mois une fois les éventuelles aides touchées, selon l'UNEF. Ça représente 74 euros de plus qu'en 2025 et environ 450 euros de plus qu'en 2017. Alors plusieurs raisons sont évoquées par l'UNEF. Déjà, il y a la hausse des prix des loyers. En moyenne, un étudiant débourse 627 euros de loyer s'il n'est pas en résidence Crous et 426 euros s'il est au Crous. C'est entre 1 et 3% de plus que l'année précédente. Dans les autres raisons mentionnées, il y a notamment l'augmentation du prix des transports, des prises alimentaires et des frais d'inscription à l'université, notamment pour les étudiants non européens.

L'UNEF dénonce un désengagement de l'État qui a provoqué notamment des universités sous-financées et des Crous fragilisées.

8:51
Présentateur

Merci beaucoup Lory. On termine avec cette bonne nouvelle. Une famille française a été secourue après avoir dérivé en pleine mer sur un jet-ski pendant 16 heures. Il s'agit d'un père et ses deux enfants de 11 et 8 ans. Ils ont passé la nuit au large de l'île de Koh Samui en Thaïlande. Selon le témoignage du père au journal Le Parisien, après seulement 15 minutes, le jet-ski se serait retourné à cause d'une vague et aurait dérivé au large. Selon certains médias thaïlandais, le choc aurait d'ailleurs provoqué l'arrêt du moteur. Pendant 16 heures, seul l'un de ses garçons pouvait encore rester sur l'appareil.

Le père, lui, s'accrochait au jet-ski et son autre fils flottait grâce à son gilet de sauvetage. La famille a finalement été retrouvée vers 10 heures du matin, le lendemain, dans une eau à 27 degrés, à environ 9 km des côtes. Selon le loueur de jet-ski qui a prévenu les secours, les français seraient allés en dehors de la zone autorisée prévue par le contrat de location. En tout cas, après une courte hospitalisation, le père et ses deux fils vont bien et sont restés en Thaïlande pour finir leurs vacances. Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui.

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