Alice Rufo, ministre déléguée aux Armées, estime que la Russie "teste les limites"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %
Questions et réponses
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- 0:01OuverteRéponse directe
Quelle réponse de la France, de l'OTAN et de l'Union européenne face aux provocations russes ?
- 0:46RelanceRéponse directe
Ça s'arrête quand et quelle réponse face aux provocations russes ?
- 1:30OuverteRéponse directe
Comment répondre à ces provocations ?
- 2:14OuverteRéponse directe
Est-ce que la Russie souhaite la guerre ou teste simplement ?
- 2:52OuverteRéponse directe
À quoi joue la Russie ? De nous faire lâcher l'Ukraine ou basculer dans la guerre ?
- 3:34RelanceRéponse directe
Est-ce que la Russie teste ou souhaite la guerre ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:46Alice RufoFait
« Le 13 septembre, un drone russe qui frappe une locomotive de train de voyageur à Kief. »
- 4:59Alice RufoFait
« Si l'Europe qui parle quotidiennement de se préparer à la guerre contre la Russie venait à attaquer la Fédération de Russie, ce serait une toute autre guerre et elle serait très courte. »
- 5:40Alice RufoFait
« Bah comme d'habitude avec les Russes, c'est-à-dire qu'ils inversent l'ordre des responsabilités. »
- 6:19Alice RufoFait
« Si la Russie nous attaquait et que nous décidions de ne plus nous retenir, nous les vaincrions assez rapidement. »
- 9:03Alice RufoFait
« Renforcer sa défense, c'est être en mesure de faire face à la réalité du monde. »
- 9:46Alice RufoPromesse
« Ce n'est pas un acte d'hostilité à l'égard de l'Ukraine. On peut continuer à former leurs soldats, leurs armées. On peut continuer à leur apporter du matériel pour pouvoir se défendre. »
- 14:38Alice RufoFait
« Nous sommes présents pour ce qui concerne l'opération SPIDES, il y a deux frégates françaises qui exercent la liberté de navigation. »
Temps de parole
- ?100 %
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Il est 8h29 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV. Bonjour Alice Rufo. Bonjour. Merci de répondre à mes questions ce matin. Vous êtes la ministre déléguée auprès de la ministre des armées et des anciens combattants. De très nombreuses questions à vous poser ce matin parce que la situation est de plus en plus tendue après des multiples provocations. Lorsque l'on regarde ici en France le prix du carburant, les blocages, les images que vous allez pouvoir voir en direct sur BFM TV de Frontan où le blocage s'intensifie à Nice, à 7, ce sont des blocages de bateau, tout cela et bien c'est aussi la conséquence de ce qu'il se passe à la fois en Iran mais aussi en Ukraine. Quelle réponse de la part de la France, de l'OTAN et de l'Union européenne ? Je voudrais simplement Alice Ruf reprendre le
calendrier des tout derniers jours. Le 13 septembre, un drone russe qui frappe une locomotive de train de voyageur à Kief. Le 14 septembre au Danemark, un incident naval, une frégate russe qui tire deux fusées en direction fusée éclairante en direction d'un hélicoptère militaire danois. Le 14 septembre en Lituanie, un drone abattu, un avion de chasse italien de l'OTAN qui abat ce drone entré dans l'espace aérien lituanien. Le 14 septembre également en Pologne, un drone retrouvé un drone de type Gerbera soupçonné d'être russe le 9 septembre un peu plus tôt en Roumanie. C'était une violation de l'espace aérien. Ça s'arrête quand et quelle réponse ? Alors ça dure et ça s'intensifie. C'est-à-dire que la Russie teste les limites et teste l'OTAN comme l'Union
européenne avec un objectif double qui est de limiter notre soutien à l'Ukraine et puis d'impressionner euh pour diviser au fond l'OTAN et l'Union européenne. Ça va pas s'arrêter, ça va continuer, ça va même probablement s'intensifier. Je pense qu'il faut, on doit la vérité là-dessus. C'est sérieux la guerre hybride euh engagée par la Russie. Euh mais il faut répondre avec méthode et calme. C'est sérieux et on doit répondre. On doit répondre comment ? Alors d'abord en en défendant la posture de l'OTAN. C'est-à-dire vous citiziez par exemple des drones, ils sont abattus ou en tout cas neutralisés par la police du ciel et par la posture est robuste honnêtement à l'est de l'Europe. Et puis il faut aussi en fait répondre en ne
lâchant pas le soutien à l'Ukraine parce que vous citiziez j'étais à Kif la semaine dernière. Vous étiez dans un des trains, on va y revenir euh qui a précédé le train qui a été touché. Oui, mais en fait les attaques en Ukraine sont beaucoup plus fréquentes, y compris sur les infrastructures civil et c'est tout à fait impressionnant. La dernière fois que j'étais allé, c'était en janvier. Effectivement, tout le monde sait que l'hiver sera très difficile. Donc, d'abord faut saluer la la résistance des Ukrainiens qui est tout à fait exceptionnelle. Mais je crois qu'il faut dire la vérité. Il y a aussi un test hybride sur l'Union européenne et sur les pays européens de l'OTAN. et il faudrait y répondre, c'est-à-dire qu'il faut augmenter le soutien à l'Ukraine.
Il faut pas lâcher parce que l'objectif de la Russie, c'est bien de nous faire lâcher. C'est de nous faire lâcher. À quoi joue-il ? De nous faire lâcher l'Ukraine ou de nous faire basculer dans la guerre ? Est-ce qu'il y a cette idée-là à un moment et est-ce que nous pourrions, nous devrions à un moment ou à un autre véritablement riposter ? Non, il y a pas de confrontation avec la Russie euh à ce stade. Et d'ailleurs, tout ce que nous faisons en terme de renforcement de la posture de l'Europe, en terme d'augmentation du soutien à l'Ukraine, c'est précisément pour éviter cette confrontation et se mettre en situation de faire comprendre à la Russie qu'elle doit revenir à la à la table des négociations sérieusement, de bonne foi et qu'il puisse comme le souhaite d'ailleurs l'Ukraine être mis
fin à cette guerre qui, comme vous l'avez dit justement au début, pèse sur nous. pèse euh sur nous, elle pèse aussi sur nos finances. On y reviendra puisque désormais dans ce début d'élection présidentielle, un certain nombre de candidats, je recevais hier matin Fabien Roussell, disent que ils ne veulent plus payer pour l'Ukraine. On y reviendra, mais je voudrais vraiment m'assurer de ce qu'il se passe au front. Quand vous dites euh ce sont des provocations, il testent. Est-ce qu'il teste ou est-ce qu'il souhaite la guerre ? Je pense qu'il teste Je pense qu'il teste et en tout cas il souhaitent une guerre d'annexion en Ukraine et ils n'ont rien abandonner à ce stade de leur objectif initial qui est de soumettre l'Ukraine.
Est-ce qu'il y arrive des moments où avec les autres ministres des armées européennes, vous vous dites il pourrait il suffirait d'une forme d'étincelle de la provocation de trop du drone qui irait un peu plus loin que les autres qui ferait des victimes pour qu'en effet ça bascule. Oui, c'est pour ça qu'il faut répondre, je disais avec méthode et avec calme et surtout dans une forte unité qui a quand même été notre force au sein de l'OTAN et de l'Union européenne depuis le début. C'est pris très au sérieux par tous les ministères de la défense européen. C'est pris très au sérieux à l'OTAN et nous nous souhaitons une réponse coordonnée et en tout cas de la consultation systématique justement euh pour éviter toute forme de malentendu. Et nous avons comme vous le
savez des canaux qui sont toujours restés ouverts avec la Russie. Cependant, je ne veux pas à aucun moment laisser penser que la Russie n'est pas extrêmement agressive à notre égard sur le plan hybride. Et la France est tout à fait concernée aussi à notre égard européen ou à notre égard français. Les deux. La France a été tout à fait en pointe sur le soutien à l'Ukraine depuis le départ et puis on a bien vu ce qui s'est passé en Allemagne. Le ministre des affaires étrangères russes, Serge Lavrov a déclaré hier, je le cite, si l'Europe qui parle quotidiennement de se préparer à la guerre contre la Russie venait à attaquer la Fédération de Russie, ce serait une toute autre guerre et elle serait très courte. Comment vous expliquez ? Comment vous comprenez cette
déclaration ? Bah comme d'habitude avec les Russes, c'est-à-dire qu'ils inversent l'ordre des responsabilités. Jamais nous n'avons eu une posture agressive à l'égard de la Russie. Par contre, la Russie a envahi un pays souverain en Europe et teste nos limites en matière de de d'hybrid. Donc, les Russes ont cette techque tactique habituelle qui consiste à inverser les responsabilités. Je regrette que parfois cette inversion trouve des échos dans le débat politique français parce que je pense qu'on doit la vérité à nos concitoyens qu'il subissent effectivement les conséquences de la conflictualité dans le monde, qui les subissent à la pompe, je le disais, qui les subissent aussi dans en effet parfois les difficultés du budget. C'est en tout cas la lecture que font un
certain nombre de parties à la fois d'ailleurs du côté de la gauche ou de l'extrême gauche et du côté de l'extrême droite. Un mot encore sur un un une expression qui a été utilisée par le ministre polonais des affaires étrangères lundi et qui m'a frappé. Il dit "Si la Russie nous attaquait et que nous décidions de ne plus nous retenir, nous les vaincrions assez rapidement. Si nous décidions de ne plus nous retenir, ça veut dire qu'aujourd'hui on se retient ?" Non, ça veut dire qu'aujourd'hui on n'est pas en confrontation avec la Russie mais qu'on soutient l'Ukraine. Et je vais pas commenter euh ce que dit le ministre des affaires étrangères polonais qui d'ailleurs était à kiff aussi la la semaine dernière. Je je pense que le les paramètres de notre réponse à cette
agression russe sont les bons. Avec cette question effectivement des conséquences en France, je voudrais d'abord parler des conséquences politiques parce qu'effectivement désormais un certain nombre de candidats et c'était le cas de Fabia Rousell, je voudrais qu'on puisse l'écouter Fabia Rousell qui hier matin disait qu'il fallait cesser cet effort de guerre. Écoutez, il est trop pesant sur notre économie et justement moi je dis qu'il faut aujourd'hui mettre un stop sur l'économie de guerre, mettre un stop sur le surarmement de la France et de l'Union européenne. Si la France continue de préparer les esprits à une guerre à haute inocité, si la France continue à se surarmer et à faire peser le prix de ce surarmement sur le pouvoir
d'achat défoncé, je préfère moi qu'on investisse dans les hôpitaux et les écoles pour nos agriculteurs plutôt que de construire des bombes. Je préfère qu'on s'occupe des hôpitaux plutôt que de l'Ukraine. En gros, des hôpitaux français plutôt que de donner des sous à l'Ukraine. Comment là, il parle de la défense de la France, il parle pas simplement de l'Ukraine. la défense du pays et la condition de notre liberté, de notre souveraineté. Donc je m'inscris en faux contre ce qui vient d'être dit. Le doublement du budget de la défense non seulement permet de préserver nos insérêts de sécurité mais en plus à des conséquences positives sur les territoires en matière d'industrie de défense. Maintenant, s'agissant du soutien à l'Ukraine, je voudrais quand même rappeler la les faits, la vérité.
Aujourd'hui, le soutien à l'Ukraine, il est très largement financé par un prêt européen gagé sur les intérêts d'avoir gelé russes et il bénéficie aussi au fond à nos industries puisque par exemple pour ce qui concerne les matériels antibalistiques ou les rafales, on a une vraie coopération avec l'Ukraine sur la base de ce prêt. Donc je crois que là, il faut remettre les choses là où elles sont. Le soutien à l'Ukraine est une condition de notre sécurité collective en Europe. Et non, il n'explique pas la situation sur le pouvoir d'achat. En revanche, les responsabilités de la Russie sont très importantes en matière de pouvoir d'achat en France. Pardon, mais ce que ce que laisse entendre euh Fabien Roussell hier, c'est que en renforçant notre propre défense,
nous créons les conditions d'une guerre. C'està-dire que au fond, dit-il, nous sommes des vates en guerre. Non, je ne suis pas d'accord. Ça n'est pas vrai. Nous renforcer sa défense, c'est être en mesure de faire face à la réalité du monde. Quelle est l'alternative ? Nous montrer faible face à des pays qui sont agressifs vis-à-vis de nous, qui nous testent en permanence et expliquer que au fond, on est tellement embêté par la situation internationale qu'on va se désarmer. Je pense que c'est une erreur parce que il est probable que c'est ce que cherchent nos adversaires. Marine Le Pen euh hier soir disait, je cite à proportion de ce que nous faisons jusqu'à présent qui est considérable, dit-elle, nous disons que nous ne pouvons pas le faire. Elle parle de
l'aide à l'Ukraine. Ce n'est pas un acte d'hostilité à l'égard de l'Ukraine. On peut continuer à former leurs soldats, leurs armées. On peut continuer à leur apporter du matériel pour pouvoir se défendre. Mais financièrement, nous ne pouvons plus. Nous ne pouvons plus. Oui, c'est une manière de de faire porter sur l'Ukraine la responsabilité. J'aimerais bien savoir comment du coup faire face à une situation de guerre menée par la Russie contre l'Ukraine qui elle souhaite la paix. Euh comment faire alors pour en sortir ? Est-ce qu'il faut répondre au aux conditions du Kremelin ? Et en même temps, jusqu'à quand est-ce que ça pourrait durer des années ? Est-ce que cette guerre qui s'est installée en désormais l'Ikra l'hiver en Ukraine va être difficile ? Tout le monde le sait. Mais
ce que je sais et ça c'est le président Zelenski qui le dit, c'est qu'il souhaite la paix, il souhaite des négociations et il l'a dit à plusieurs reprises. Il souhaite aussi un cesser le feu. Il l'a dit aussi à plusieurs reprises pour l'instant et je suis désolé pour ceux qui n'arrivent manifestement pas à bien nommer les responsabilités à ce stade, le Kremelin refuse. Le Kremelin refuse et le Kremelin est responsable de la situation dans laquelle on est, dites-vous, et dans laquelle évidemment l'Ukraine est. Mais jusqu'où doit devons-nous aller à la fois dans le soutien euh financier, mais aussi y compris dans l'engagement peut-être même de nos soldats ? Euh un journaliste reporter de guerre euh russe euh Cyril Amours qui est régulièrement euh invité euh d'ailleurs euh dans les
médias, il est euh ukrainien euh pardon. Il évoque le soutien de Raphaël Guxman à un projet qu'il mène qui est le projet Skyshield qu'il porte. Ce projet Skyshield, dit-il euh permettrait de protéger le ciel ukrainien et il invite à ce que des pilotes français soient engagés dans ce projet. Ce à quoi dit-il Raphaël Gluxman a apporté son soutien ? Est-ce que ça en terme justement de limite sur notre rôle à nous français de soutien ou de C belligérant où est la limite et est-ce qu'il faudrait aller jusqu'à ce projet Skyshield ? C'est une très bonne manière de formuler les choses. La question de la limite en fait euh jusqu'à maintenant, enfin au début du de la guerre, pas la France hein qui a plutôt été leader. On s'en est mis
beaucoup puisque la Russie arrêtait pas de mettre des lignes rouges en expliquant à à l'époque que si on livrait des casques, c'était une ligne rouge et qu'on allait aller à déjà être considéré comme cobér. Voilà. Bon, on a passé des on a changé les choses en la matière et on a été plus loin dans le soutien à l'Ukraine et c'est très bien. Maintenant, sur ce projet et ce débat que je connais et qui existe, je pense que on en est pas là. Aujourd'hui, par contre, il y a une urgence tout à fait importante, c'est qu'effectivement la menace en Ukraine vient du ciel, des drones à réaction et des missiles balistique. Et donc l'urgence là, tant que en tout cas nous pouvons agir, je peux à ma place agir, c'est de renforcer la protection du ciel de l'Ukraine par de la défense aérienne
et antimissile et par de la coopération pour permettre à à l'Ukraine d'avoir une armée de l'air solide, d'où aussi le travail que nous menons sur les rafs. Vous choisissez évidemment chacun de vos mots et je le comprends bien parce que précisément ils sont scrutés. Je vous pose la question des pilotes puisqu'ils sont évoqués pour ce projet Skyshield. Est-ce qu'il pourrait y avoir des pilotes français dans le sol ukrainien ? Non, il y a de la formation des pilotes ukrainiens. On n'ira pas plus loin à ce stade. On ne va pas plus loin. Et le fait que Raphaël Luxman soutienne ce projet, est-ce que ça vous paraît périlleux ? Je trouve que les les il est bon que dans le débat démocratique qui qui est qui est devant nous, il y ait des des discussions là-dessus. Ce que je
dis simplement, c'est que j'étais à Kif la semaine dernière et que nous on a toujours répondu aux demandes que nous faisaient les Ukrainiens qui aujourd'hui, pardon je de me concentrer sur l'hiver qui va être rude, leur demande euh et la protection de leur ciel par des livraisons d'équipement et par l'acquisition de systèmes de défense antimissile. Alice Rufo, vous êtes ministre délégué aux armées. les mots d'Emmanuel Macron hier qui dit "La priorité c'est de rétablir la liberté de navigation dans le D3 d'Ormous artère vitale pour le passage du pétrole au moment où l'on se parle quelle est [grognement] la situation ? Elle est confuse ? Est-ce que vous pouvez nous dire un peu plus précisément le D3 d'Ormous est-il ouvert ou fermé ? Le D3 de Babel Mandem est-il
périlleux ? Alors euh la situation de blocage dans le D3 d'ormous liée à la guerre entre l'Iran et les États-Unis est toujours très difficile. Il y a quelques bateaux qui passent mais c'est pas du tout le même niveau de de flux si vous voulez qu'avant la guerre. Et pour ce qui concerne Babel Mandeb, il y a effectivement une évolution qui est liée euh à la situation qui s'est passée avec les outils. Euh cela dit, euh nous nous sommes présents pour ce qui concerne l'opération SPIDES, il y a deux frégates françaises qui exercent la liberté de navigation et qui le font dans des conditions valables de sécurité. Premièrement, ça c'est pour ce qui concerne Babel Mandab. Deuxièmement, pour ce qui concerne Hormous, vous savez qu'on est disponible, on l'a dit et redit et on a travaillé avec nos
partenaires régionaux. Le président de la République d'ailleurs continue de le faire aujourd'hui. Il a eu beaucoup d'appels téléphoniques avec ses homologues de la région ces derniers jours pour essayer de rétablir cette liberté de navigation dans le D3 d'Ormous et de sécuriser les flux à Babel Mandem. Il est où le Charles de Gaul ? Ah, il est plus dans la région mais les nous travaillons avec des moyens dans le cadre de l'opération Espidè pour avoir une une appréciation de situation. Encore une fois, la posture de la France n'est pas celle des États-Unis dans la région. Et nous voulons une solution politique à cette crise au Moyen-Orient qui pèse très lourdement sur nous euh et sur les prix à la pompe et vous venez de le montrer et en tout cas chacun je
crois doit agir à sa place et pour ce qui concerne notre posture nous sommes prêts et d'ailleurs nous agissons pour faire en sorte que la liberté de circulation maritime permette le rétablissement des On agit jusqu'où et quelles sont les perspectives ? C'estàdire il y avait il y a quelques mois maintenant ce grand moment où le président Trump a signé à Versailles ce qui était censé être le début d'un accord de paix ou d'une sécession en tout cas de de la guerre. Au moment où l'on se parle, il est caduc ce document. Je ne crois pas. Enfin, je peux pas me prononcer sur un document qui a été négocié par les États-Unis mais qui a été signé sur notre Je constate simplement que la situation Je constate simplement effectivement que la situation n'est pas réglée au
Moyen-Orient. Donc il faut y travailler parce que nous on a un sujet pour euh parler des intérêts de la France hein, de sécurisation euh des approvisionnements. On a un sujet de rétablissement des flux et c'est ça c'est pour les intérêts de la France et de l'Europe qu'on agit. Maintenant euh pour ce qui concerne euh la la négociation entre les partenaires de la région, on l'a toujours soutenu et on a toujours dit depuis le premier jour de ce conflit qu'il n'y avait pas de solution militaire et ni offensive à ce qu'il se passe au Moyen-Orient. Donc on continue nos efforts en ce sens et je comprends je comprends que ce soit long. C'est long et c'est long effectivement pour nos compatriotes. C'est long parce que les prix au bout de la chaîne, c'est-à-dire à la pompe s'installe
durablement désormais très haut. Et si je vous écoute, je ne vois pas de perspective à court terme, c'està-dire je ne vois pas de perspective dans les jours ou les semaines qui viennent. Bah, on travaille, on avance. Mais encore une fois, quand je vous disais la situation au Moyen-Orient comme d'ailleurs la situation en Ukraine, elle a des conséquences militaires, elle a pour nous elle a des conséquences économique et donc en fait il faut agir sur les différents volets. Le gouvernement agit pour soutenir, j'ai écouté votre antenne juste jusqu'à présent, les les les professions les plus en difficulté. Il agit aussi à l'échelle européenne sur la sécurisation des flux, sur les prix. Donc chacun à sa place, fait tout ce qu'il peut pour faire en sorte que les conséquences des
crises géopolitiques que nous subissons effectivement soit modéré euh pour les Français. Euh Alice Rufo, un mot encore sur la dissuasion dite avancée, la dissuasion nucléaire intégrée. Euh c'est l'idée que la France puisse faire profiter ses alliés de sa dissuasion nucléaire. Cette proposition, elle vient effectivement d'Emmanuel Macron, la Finlande d'y rejoindre le club. L'Estonie dit y réfléchir. Quelle est l'avancée des négociations avec les uns et les autres ? Des discussions ? Bah là euh en tout cas, elles sont bilatérales, hein, les discussions avec chacun des pays. C'est une bonne nouvelle que la Finlande après la la Norvège a rejoint cette proposition de la France, je le redis, non pas de partager la dissuasion nucléaire française qui reste entièrement
souveraine, mais on décidera seul. Oui, c'est pas parce que euh à un moment si l'Estonie par exemple euh faisait partie de ce groupe donc de pays dans la dissuasion nucléaire intégrée à un moment disait "Écoutez, on a vraiment besoin de vous tapier". Non, ça n'existe pas. Non, ça n'existe pas. La la dissuasion ne française ne n'est pas partagée en l'espèce. En revanche, on matérialise sa dimension européenne, mais la décision reste entièrement dans les mains du président de la République française. La discussion la avance à la fin. Vous espérez être combien dans ce dans ce groupe ? qui serait protégé par notre propre euh nucléaire. L'idée n'est pas de de faire du du volume si vous voulez. L'idée c'est d'engager un dialogue bilatéral qui porte vraiment pays par pays, non
seulement effectivement sur la dimension européenne de la dissuasion nucléaire mais aussi pardon conventionnelle, c'est-à-dire comment on renforce au fond la posture de l'Europe ensemble. Il est ouvert ce dialogue, il est proposé à nos amis européens au-delà même de l'Union européenne puisque la Norvège a a rejoint cette discussion. Nous sommes coordonnés avec les Britanniques, c'est ouvert et on fait pays par pays. Un dernier mot Alice Ruffo sur effectivement les les blocages. On voit d'ailleurs pour ceux qui nous regardent sur BFM TV et je le décris pour ceux qui nous écoutent sur RMC les images de ces blocages. Là c'est frontignan. Hier c'était fausse surmer. Dans le même temps, les ports de Nice notamment et de SE sont, semble-t-il bloqués sans qu'aucun bateau ne puisse ni rentrer ni
sortir. Est-ce qu'à un moment euh il a été envisagé ou une réquisition de l'armée ? On sait que par le passé, lorsque des euh des raffineries par exemple avaient pu être bloqué, l'armée, est-ce que l'armée se se tient prête ? Est-ce que vous savez si ces discussions ont déjà été évoquées ? Non, pas à ma connaissance. Vous savez que les forces armées françaises sont venues à l'appui de beaucoup de choses ces derniers temps, notamment cet été avec les feux de forêt. Mais là, je crois qu'il faut que chacun agisse à sa place et en tout cas pour ce qui concerne les armées, elles sont dans une posture qui permet de venir à l'appui des discussions diplomatiques en cours qui, nous l'espérons pourront aboutir. Donc, vous avez suffisamment à faire à l'extérieur de la France. Merci Alice
Ruff d'avoir répondu à mes questions. Je rappelle que vous êtes ministre délégué aux armées. Vous êtes bien sur RMC BFM TV, il est 8h49. Yeah.
Alice Rufo