Jean-Philippe Tanguy : "Le Système vise le principal parti d'opposition en France !" (BFMTV)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Questions et réponses
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- 0:10FerméeÉludée
Le RN a-t-il, oui ou non, reçu des prêts de plus de 75 000 euros de la part de particuliers à plusieurs reprises et qui n'auraient pas été remboursés dans les 5 ans ?
- 0:36RelanceÉludée
Je ne vous demande pas si vous avez reçu des prêts de particuliers. Je vous demande si vous avez reçu des prêts de particuliers de plus de 75 000 euros dont ces particuliers vous en auront fait plusieurs, plusieurs années de suite et qui n'auraient pas été remboursés dans les 5 ans.
- 1:19OuverteRéponse partielle
On va évidemment revenir sur ce qui s'est passé hier, sur cette perquisition. Mais la question, elle est très simple. Les prêts considérés comme suspects, ce sont des prêts qui auraient été faits par des particuliers mais qui n'auraient pas été habituels.
- 1:48FerméeRéponse directe
Ah oui, mais c'est marqué dans la loi ça Madame de Malherbe ?
- 2:11FerméeRéponse partielle
Un don déguisé. Ça c'est surtout le taux d'intérêt ça Madame de Malherbe ?
- 3:11FerméeRéponse directe
Mais vous n'avez jamais posé la question ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:20Invité politiqueFait
« Alors, des prêts particuliers, encore heureux que oui, puisque c'est la seule façon qu'il nous reste de nous financer. »
- 0:25Invité politiqueFait
« Je vous rappelle que le système bancaire nous a interdit de financement et ensuite on nous a interdit le financement bancaire d'autres banques étrangères. »
- 0:50Invité politiqueFait
« Il n'y a aucun prêt qui a été fait en dehors des clous et en dehors de la loi. »
- 0:55Invité politiqueFait
« Tant et si bien, aucun. Tant et si bien que la Commission nationale des comptes de campagne a validé tous les comptes financés par ces prêts, a validé tous les comptes du parti politique qui sont déposés et observés chaque année et que nous leur avons envoyé toutes les précisions nécessaires. »
- 2:48Invité politiqueFait
« Le caractère habituel n'est pas défini. »
- 4:16Invité politiqueChiffre
« Je crois qu'il y a 200 prêteurs, Madame de Malherbe, évidemment. »
- 4:19PrésentateurChiffre
« Pour une valeur de 4 470 212 euros qui ont donc été empruntés à 225 particuliers. »
- 5:25Invité politiqueFait
« Pourquoi est-ce que le principal parti d'opposition dans notre pays n'a jamais eu accès au système bancaire, alors que d'autres partis politiques, comme l'UMP, quand ils avaient en 2014 80 millions d'euros de dettes, ont toujours eu accès au système bancaire ? »
- 6:47Invité politiqueFait
« ça leur a même permis au parti du système de se financer quand ils étaient en faillite. »
- 7:20Invité politiqueFait
« imaginez qu'en Pologne ou en Hongrie, les partis politiques et en particulier le principal parti d'opposition depuis 20 ans étaient privés d'accès au système bancaire français qui est sous perfusion de l'État sur la même période. »
- 8:55Invité politiqueFait
« Les comptes au Parlement européen ont été validés par un commissaire au compte, ont été validés par le bureau du Parlement européen et après, des années après ou des mois après en l'occurrence, on rouvre un dossier qui a été validé en disant oui, ça a été validé, oui, les institutions en charge du contrôle ont dit que c'était dans le cadre mais maintenant, on décide que ce n'est pas dans le cadre uniquement pour aller espionner les bureaux du premier parti d'opposition. »
- 10:18Invité politiqueFait
« Les notes de campagne, les préparations aux médias, les notes stratégiques qui incluent la suite. »
- 11:27Invité politiqueFait
« Il n'y a aucun secret de l'instruction en France. D'ailleurs, contrairement à la loi, ce n'est pas respecté et ce n'est pas poursuivi. »
- 17:16Invité politiqueFait
« Pour des motifs politiques et je n'ai pas reçu d'accusation en diffamation ou en publicité mensongère contre la Banque Populaire que j'ai cité puisque c'est parfaitement vrai et j'assume totalement mes propos. »
- 17:32Invité politiqueFait
« ils veulent nous assécher financement depuis des années. »
- 18:46Invité politiqueFait
« Elle est innocente. »
- 20:06Invité politiqueFait
« le syndicat de la magistrature est d'extrême-gauche dans sa création et dans son maintien »
Temps de parole
- Jean-Philippe Tanguy64 %
- Présentateur36 %
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Bonjour Jean-Philippe Tanguy. Bonjour Pauline de Ballerbe. Merci de répondre à mes questions dans ce studio ce matin. Vous êtes député Rassemblement National de la Somme et vous êtes vice-président du groupe RN à l'Assemblée. Le RN a-t-il, oui ou non, reçu des prêts de plus de 75 000 euros de la part de particuliers à plusieurs reprises et qui n'auraient pas été remboursés dans les 5 ans ?
Alors, des prêts particuliers, encore heureux que oui, puisque c'est la seule façon qu'il nous reste de nous financer. Je vous rappelle que le système bancaire nous a interdit de financement et ensuite on nous a interdit le financement bancaire d'autres banques étrangères. Mais ma question n'est pas celle-là, Jean-Philippe Tanguy.
Je ne vous demande pas si vous avez reçu des prêts de particuliers. Je vous demande si vous avez reçu des prêts de particuliers de plus de 75 000 euros dont ces particuliers vous en aurez fait plusieurs, plusieurs années de suite et qui n'auraient pas été remboursés dans les 5 ans.
Il n'y a aucun prêt qui a été fait en dehors des clous et en dehors de la loi. Tant et si bien, aucun. Tant et si bien que la Commission nationale des comptes de campagne a validé tous les comptes financés par ces prêts, a validé tous les comptes du parti politique qui sont déposés et observés chaque année et que nous leur avons envoyé toutes les précisions nécessaires.
Cette Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques qui certes en effet a validé les comptes, a également signalé l'an dernier des prêts suspects. Et c'est pour ça que je vous pose cette question. On va évidemment revenir sur ce qui s'est passé hier, sur cette perquisition. Mais la question, elle est très simple. Les prêts considérés comme suspects, ce sont des prêts qui auraient été faits par des particuliers mais qui n'auraient pas été habituels. C'est-à-dire qu'on a le droit de prêter en effet de manière, alors qu'on est un particulier, à des parties ponctuelles.
Habituels, mais si ça devient habituel et si ça entraîne éventuellement des avantages ensuite, là c'est suspect. Ah oui, mais c'est marqué dans la loi ça Madame de Malherbe ? Il y a marqué effectivement qu'il faut, et je vais vous le dire, je vais même vous lire le code électoral. Le code électoral, il y a l'article L52 7 alinéa 1, qui est en application depuis 2018. « Un décret en Conseil d'État fixe le plafond et les conditions d'encadrement du prêt consenti pour garantir que ce prêt ne constitue pas un don déguisé. » Exactement. Un don déguisé. Ça c'est surtout le taux d'intérêt ça Madame de Malherbe ?
Effectivement, ce serait la question du taux d'intérêt et d'éventuelle surfacturation derrière.
Oui, mais pas pour ce qu'il dit. Que dit le Conseil d'État sur ça ?
75 000 euros.
Oui, mais non, sur le caractère habituel, parce que là vous êtes repassé au montant.
sur le caractère habituel, ce serait le problème, ça ne serait plus considéré comme habituel si c'est une même personne qui prête à plusieurs reprises au même parti.
Vous voyez bien en fait que toutes ces dispositions, c'est pour ça que pour la bonne information, je vous remercie d'avoir été très précise dans les informations que vous donnez aux Françaises et aux Français, le caractère habituel n'est pas défini. Donc comment voulez-vous qu'un parti politique qui a recours à des prêts donnés de gens a des taux totalement normaux, fixés par la Commission des comptes et que nous observons parfaitement ? Donc ce n'est absolument pas des dons déguisés. Après on nous dit, oui mais habituel, est-ce que c'est deux, trois, quatre fois ? Comment voulez-vous qu'on le sache ?
Comment voulez-vous que des partis politiques puissent deviner une disposition qui n'est même pas inscrite ni dans la loi, ni dans le décret du Conseil d'État que vous avez bien voulu citer ?
Mais vous n'avez jamais posé la question ? Si ! Il y a ce mot habituel ?
Exactement, merci de poser cette question, nous avons posé la question et nous n'avons jamais de réponse. On nous dit, on verra après. Tant et si bien que la Commission valide les comptes, puisqu'effectivement c'est totalement légal et réglementaire et ensuite elle signale, on ne sait pas pourquoi, à la justice. Alors je vais vous poser la question autrement. Imaginez que vous avez un expert comptable pour faire vos impôts. On vous dit, tout va bien, je valide tes comptes, tes impôts, les impôts sont validés et après on vous dit, non mais en fait on a tout validé mais peut-être qu'on va quand même regarder s'il n'y avait pas un problème. C'est complètement surréaliste Madame de Malherbe.
On est dans une situation complètement surréaliste qui vise à piéger le Rassemblement National et comme on ne tombe pas dans le piège, de quand même nous reprocher de ne pas être tombé dans le piège.
Mais moi ce qui m'intéresse c'est les faits. Jean-Philippe Tanguy, qu'est-ce que vous, vous considérez être habituel ? C'est-à-dire jusqu'à combien de prêts est-ce que vous considéreriez que c'est habituel ?
Mais ce n'est pas à nous de le considérer Madame de Malherbe.
Combien de prêts d'une même personne, par exemple, le RN a-t-il accepté ? Quel est le maximum ?
Je crois qu'il y a 200 prêteurs, Madame de Malherbe, évidemment.
Pour une valeur de 4 470 212 euros qui ont donc été empruntés à 225 particuliers. Ça fait une moyenne en effet de 20 000, j'ai fait le calcul, de 20 000 euros par particulier.
Oui, c'est le montant du plafond du livret A par exemple. Donc ce sont des montants importants évidemment pour des familles populaires mais ça correspond à des montants qui sont prévus par le livret A et par les parcs réglementés. Quand je dis habituel. Donc ce ne sont pas des montants extraordinaires.
Vous dites, Jean-Philippe Tanguy, je l'entends parfaitement, vous dites qu'on a demandé ce que c'était habituel. Oui. Et on ne nous a pas répondu. Non. Dans le doute, qu'est-ce que vous, jusqu'à quel plafond vous avez été, à la fois en termes de montant de dons, ou de prêts, pardon, et quelle a été la récurrence ? C'est-à-dire jusqu'à quand est-ce que vous, vous considérez que c'est habituel ? Est-ce qu'une même personne, est-ce qu'il est arrivé qu'une même personne, un particulier, prête dix fois par exemple l'ORN ?
Je ne connais pas le cas d'espèce des 220 prêteurs, Madame de Malherbe, mais non, nous n'avons jamais considéré, évidemment, que ces prêteurs pouvaient se substituer à un financement bancaire qui malheureusement nous est interdit. Parce que, je suis désolé, c'est quand même le problème de base. Pourquoi est-ce que le principal parti d'opposition dans notre pays n'a jamais eu accès au système bancaire, alors que d'autres partis politiques, comme l'UMP, quand ils avaient en 2014 80 millions d'euros de dettes, ont toujours eu accès au système bancaire ?
Oui, mais on parle de 2022 et 2024.
Pardon, mais il me semble que 2022 et 2024,
vous étiez devenu un parti qui avait de nombreux élus, qui avait à plusieurs reprises passé le cap du deuxième tour, qui donc avait de l'argent. C'est-à-dire que proportionnellement au nombre de voix que vous avez obtenu à chaque élection, vous avez touché des financements publics. C'est la loi. Ce qui veut dire qu'en 2022 et 2024, vous n'aviez pas autant besoin d'argent, j'allais dire, qu'au tout début de la carrière du RN.
On est d'accord ? Si, mais parce qu'en fait, ce n'est pas les mêmes filières de financement pour les campagnes politiques. Il faut comprendre que le parti politique, il touche des subventions. Et après, vous avez le financement des campagnes électorales. Et dans le cadre du financement des campagnes électorales, il y a des prêts qui sont remboursables, alors que, comment dire, des contributions du parti politique ne le sont pas forcément. Là, on touche des sujets extrêmement compliqués du code électoral. Je vous le rappelle que nous n'avons pas défini. Parce que le code électoral n'a jamais été écrit par un gouvernement Rassemblement National.
Le code électoral a toujours été écrit, et nous le subissons, par les partis du système, par l'EPS, puis l'UMP, par M. Macron.
Ça ne les a pas empêchés de réussir des élections. Donc ça veut bien dire qu'avec ces règles-là...
Vous ne croyez pas si bien dire, madame de Malhem, ça leur a même permis au parti du système de se financer quand ils étaient en faillite. parce que je rappelle que l'UMP avait 80 millions d'euros de dettes.
D'abord, j'ai eu du mal avec l'expression système. Vous ne pouvez pas me reprocher, je l'utilise tout le jour.
Je l'ai toujours expliqué, je vous ai toujours expliqué, et ça correspond au cas d'Espèce, que le système était quand les partis politiques ou au pouvoir détournaient les institutions à leur avantage et pas à l'avantage de la population. C'est une définition très simple du système qui est très juste et qui correspond malheureusement à ce que nous voyons. La réalité, c'est que si, dans un autre parti, par exemple à l'Est de l'Europe, imaginez qu'en Pologne ou en Hongrie, les partis politiques et en particulier le principal parti d'opposition depuis 20 ans étaient privés d'accès au système bancaire français qui est sous perfusion de l'État sur la même période.
Ils étaient privés de se financer autrement. Et maintenant, alors qu'on a trouvé des honnêtes françaises et français qui veulent bien nous faire des prêts à des taux définis par la Commission, que ces prêts sont validés par la Commission, et bien même ça, on nous le reproche. C'est quoi ces taux ? Est-ce que vous savez
à quel taux les particuliers ont prêté au RN ?
En fait, ça dépend de l'inflation. Donc, pour ne pas que ce soit typographiquement, comme vous l'avez dit, un don, et ce n'est pas du tout ce qu'on nous reproche, il faut que ce soit supérieur à l'inflation. Donc, il y a des périodes où l'inflation était très basse, donc ça va être un 1, un 2 points au-dessus de l'inflation. Et sur cette période, vous le savez, vous l'avez suffisamment vu sur votre plateau pour le pouvoir d'achat, l'inflation a beaucoup varié, mais c'est fixé au début de la campagne par la Commission qui indique, comment dire, un créneau.
Donc, la question n'est pas le taux d'intérêt auquel ces particuliers vous ont prêté. La question, c'est bien de savoir s'ils sont devenus des prêteurs récurrents, habituel, et d'une somme qui serait considérée comme excessive, le plafond ayant été fixé à 75 000 euros.
Oui, mais on ne nous reproche pas d'avoir franchi ce plafond, mais la question, c'est habituel, et donc on reproche à ces gens d'être devenus des banques. Donc, imaginez que Mme Michu ou M. Robert, pensant aider le Rassemblement National, soit voulu se substituer aux banques. Et en fait, on retourne au problème, la boucle est bouclée. On n'a pas eu de banque, donc on nous reproche d'avoir voulu trouver un substitut aux banques dans le cadre de la loi et une fois de plus, ce qui est complètement surréaliste, Mme de Malherbe. Et la semaine dernière, vous aviez eu le professionnalisme de m'interroger précisément sur l'affaire du Parlement européen sur ce qu'on nous reproche.
Et c'est exactement le même problème. Les comptes au Parlement européen ont été validés par un commissaire au compte, ont été validés par le bureau du Parlement européen et après, des années après ou des mois après en l'occurrence, on rouvre un dossier qui a été validé en disant oui, ça a été validé, oui, les institutions en charge du contrôle ont dit que c'était dans le cadre mais maintenant, on décide que ce n'est pas dans le cadre uniquement pour aller espionner les bureaux du premier parti d'opposition. Parce que c'est quand même ce qui s'est passé hier pendant une journée entière.
Le bureau du président du parti a pu être fouillé, le bureau de la candidate de l'opposition depuis 15 ans a été fouillé et tout le monde s'en fiche. Voilà, c'est totalement normal qu'on aille fouiller un bureau soi-disant pour des prêts qui ont été validés.
Mais ça veut dire quoi ? Vous sous-entendez que c'est presque une forme d'espionnage ou d'intimidation qui vous est faite ? Mais on a été espionnés. Espionnés ?
On a été espionnés. Les comptes de juges ou d'un juge en particulier qui estime qu'il doit connaître toutes les affaires et tous les détails des campagnes du principal parti d'opposition. Mais je veux dire, il faut au moment... Vous savez...
Pour vous, c'est de l'espionnage ?
C'est de fait de l'espionnage puisqu'ils sont allés tout vérifier, tout ouvrir des dossiers qui n'ont rien à voir avec le sujet.
L'espionnage, ça voudrait dire qu'on utilise les données que l'on a découvertes au profit soit d'un pays étranger, soit d'un opposant, soit... Je veux dire, là, les juges... L'autorité interne à la France
qui se trouve est ce juge. Deux juges d'instruction. Ces juges qui, comment dire, ont pris des documents qui n'ont rien à voir avec le sujet. Les notes de campagne, les préparations aux médias, les notes stratégiques qui incluent la suite. Parce que quand on fait une campagne en 2022, on prépare le coup d'après. C'est comme au jour d'échec. Si vous n'avez pas de coup d'avance sur vos ennemis ou sur les prochaines campagnes, vous êtes un nul. Ça ne sert à rien de se présenter.
Donc, toute la stratégie de campagne du Rassemblement National, de Jordan Bardella, de Marine Le Pen, est donc maintenant à ciel ouvert de nos adversaires et des juges parce que la justice française est ouverte aux quatre vents. Il n'y a aucun secret de l'instruction. La moindre audition, le moindre document qui vous saisit se retrouve dans la presse le lendemain. Vous redoutez
que votre stratégie interne, une stratégie politique, là, rien à voir avec la question économique ou du financement de votre parti, vous redoutez que votre stratégie politique électorale ne soit désormais entre les mains de vos opposants, éventuellement ?
En tout cas, d'une autorité judiciaire dans laquelle tout sort, tout rentre. Et la moindre audition, vous le savez, au quotidien, la presse française fonctionne avec ça. La moindre audition dans le cas d'une enquête et sur la place publique, toutes les pièces circulent, des pièces internes à l'Assemblée nationale, au Sénat, au gouvernement circulent. Il n'y a aucun secret de l'instruction en France. D'ailleurs, contrairement à la loi, ce n'est pas respecté et ce n'est pas poursuivi. Vous n'avez jamais eu d'affaire de rupture du secret de l'instruction, ça n'intéresse personne. La présomption d'innocence en France, ce n'est jamais respecté et ça s'est installé.
Mais vous savez, Madame de Malheur, moi, je viens régulièrement sur votre plateau et vous ne pouvez pas me reprocher de ne pas le dire souvent. On ne sait jamais à quel moment une démocratie perpillée. Je pense que ceux qui sont dans des démocraties et qui, dix ans après, se sont rendus compte qu'ils n'en ont été plus, ne se sont pas rendus compte. C'est comme la grenouille dans l'eau qui boue, elle meurt avant de se rendre compte qu'elle est en train de bouillir. Donc, on perd toute notion de démocratie normale. Les opposants sont traités comme des moins que rien. Mais parce qu'on nous dit que tout va bien, Madame la Marquise, il faudrait tout accepter et crever la bouche ouverte.
Pour vous,
ce qu'il s'est passé hier, cette perquisition au siège du RN, c'est un enfreint à la démocratie.
C'est une nouvelle étape d'enfreinte à la démocratie et Marine Le Pen l'avait dit quand les Insoumis ont été perquisitionnés de mémoire là, en 2018.
Finalement, vous pourriez dire aujourd'hui comme l'avait dit Jean-Luc Mélenchon à l'époque qui avait considéré qu'il n'était pas normal qu'il y ait une perquisition et qui s'était mis en travers de la porte refusant effectivement que les policiers et les juges ne rentrent. Vous auriez pu dire comme lui, la République c'est moi.
Non, on avait condamné le comportement de M. Mélenchon à réaliser leur travail. Mais on avait soutenu leur analyse du fait que cette perquisition était du grand spectacle et qu'ils étaient espionnés. Y a-t-il aujourd'hui une République des juges ? Ils étaient espionnés. Il y a malheureusement une République dévoyée par certains juges mais ça, il n'y a pas de problème pour y revenir. Mais je voudrais finir là-dessus. Marine Le Pen, c'est une femme de principe. A l'époque, tout le monde peut vérifier, elle a condamné cette perquisition à grand spectacle. Mais moi, j'interroge ceux qui nous écoutent. Qu'est-ce qui s'est passé après cette perquisition ? Ça fait huit ans.
Huit ans, sept ans, pardon. Sept ans. Et qu'est-ce qui est donné suite ? Il y a eu un scandale ? Non. Tous les documents ont été pris, pareil, comme nous. Tout a été espionné, tout a été pillé, tout a été ouvert. Des images très choquantes aussi pour des gens qui ne sont pour rien. Quand vous êtes bénévole ou employé d'un parti, vous faites l'accueil, vous faites les adhésions, qu'est-ce que vous voyez des gens qui débarquent avec des gilets pare-balles et des armes à la main comme si vous étiez un voyou à trafic en droit ?
Non, mais c'était pas spécifiquement pour le RN qui avait des gilets pare-balles.
On n'a pas vu. Non, mais ce grand spectacle, d'ailleurs, pour les insoumis, il y avait aussi les journalistes et c'était des images partout. Il n'y avait pas les mêmes images pour Renaissance ou Horizon, comme par hasard. Ou pour le modem, c'est toujours à la tête du client.
Pour vous, il y a très peu d'images.
C'est toujours à la tête du client. Oui, là, ils ont peut-être retenu la son. Ils ont peut-être retenu la son par rapport aux insoumis. À un moment,
vous ne pouvez pas non plus dire qu'on est les seuls. Il y a eu des perquisitions au siège du modem, il y a eu des perquisitions au siège de la Léphi. Mais ce n'est pas du tout
pour les mêmes affaires.
Vous pouvez vous en offusquer, vous pouvez estimer qu'effectivement, c'est du grand spectacle, mais vous n'êtes en tout cas pas les seuls à être visés.
Vous avez parlé des faits. Tout le monde peut le constater. Sept ans après cette perquisition des insoumis... Par ailleurs, vous constaterez que ce ne sont pas les juges
qui ont prévenu les journalistes, mais que c'est Jordan Bardella lui-même qui, en faisant ce tweet hier, a prévenu. Nous n'étions pas, et je peux en témoigner, la presse n'était absolument pas au courant et n'avait pas été mis dans la conférence.
Mais pour la perquisition des insoumis, c'est de là dont je parlais, la presse avait été mise au courant dans des circonstances qui étaient tout à fait scandaleuses. Bon, et ce sont des adversaires. Nous, on a des principes. Marine Le Pen a souvent rappelé à nos concitoyens que la Constitution, en son article 4, garantit la liberté et l'indépendance des partis politiques. Cette indépendance et cette garantie ne sont plus protégés. Les partis politiques ne sont... Ce n'est pas juste, comment dire, une association comme une autre. C'est une association qui combat politiquement un pouvoir en place.
Si les règles avaient été plus précises, puisque ce que vous dites ce matin, c'est qu'au fond, vous avez respecté l'esprit de la règle mais qu'on ne vous a pas donné le montant maximum
et le nombre de fois... Le caractère habituel n'est jamais été défini et il refusait de le défini.
On ne vous a jamais dit, par exemple, ils ont le droit, un particulier, le droit de prêter trois fois de suite, par exemple, ou deux fois de suite, maximum, à un parti. Ça n'a jamais été défini. Jamais défini. Mais c'est fait exprès. Pourquoi ce serait fait exprès ?
Mais pour après pouvoir reprocher la Rassemblement National. Tous les partis politiques ne dépendent pas de ce financement des particuliers. Et c'est pour ça que j'essaie, depuis le début, de vous expliquer que c'est lié à l'interdiction du système bancaire. Il faut comprendre qu'en France, vous avez deux catégories de partis. Vous avez les partis qui ont le droit d'avoir un système bancaire, même s'ils sont en faillite, je vous dis une fois plus, comme l'UMP, je vous rappelle, comme 4... Il y a un flou.
OK. Il y a un flou dans le code électoral. Mais c'est un flou volontaire. On nous dit ça doit être habituel, ne pas devenir actuel, mais on ne nous donne pas le nombre. Est-ce que vous, au RN, constatant qu'il y a un flou, vous vous êtes fixé des règles ?
Mais comment voulez-vous qu'on fixe des règles qui n'existent pas ? Mais les gens qu'on fait attention...
Non, mais est-ce que vous, vous vous êtes dit... Bon, nous, on se dit, OK, 3 fois max.
Mais est-ce que 2 fois ou 3 fois, c'est habituel par rapport... C'est 20 fois. Vous avez dit 10 à 20 fois. Donc, vous aviez vous-même une notion assez extensive. Non, je ne sais pas, justement. C'est ici au début. Non, mais 10 à 20 fois, c'est une chose. 2, 3, 4 fois, à quel moment... Où est-ce que vous le mettez, vous le max ? Vous vous rendez compte ? On est dans le mal français que sans doute les entreprises qui nous écoutent, par exemple, connaissent bien. Vous avez toujours plus de directives, toujours plus de normes et toujours plus de flou malgré cela. L'accumulation des règles les plus absurdes ne crée que de la confusion. Et après, on nous dit...
Alors, et donc on va être reçu par un juge qui nous dirait bon alors, vous avez fait 2, 3 ou 4 fois. Est-ce que c'est ça habituel ? C'est le législateur et ce sont nos adversaires politiques qui ont tenu la plume, Madame de Malherbe. Et ça devrait interroger tout le monde. Est-ce qu'ils ne sont pas capables de définir eux-mêmes ce qu'ils sont ? Non. Mais pourquoi ? Parce qu'ils n'y ont pas recours. Ils n'y ont pas recours. Eux, ils ont les grandes banques pour les financer avec les avantages que ça... Est-ce que désormais,
vous avez les banques pour vous financer ? Non.
Toujours pas ? Et c'est ce que je voulais vous dire tout à l'heure. Vous avez dit oui et c'est une très bonne question. 2022-2024, c'est le moment où vous êtes... Vous avez maintenant des subventions donc vous devriez avoir un système bancaire. Mais ça n'a jamais été le problème. On n'a pas accès au système bancaire parce que nous sommes des opposants à la collusion entre le système bancaire et les gouvernements depuis des années et donc ils ne veulent pas nous financer. Vous disiez la dernière fois
que vous-même, à titre personnel, Jean-Philippe Tanguy, vous aviez été rayé des listes de certaines banques.
Pour des motifs politiques et je n'ai pas reçu d'accusation en diffamation ou en publicité mensongère contre la Banque Populaire que j'ai cité puisque c'est parfaitement vrai et j'assume totalement mes propos. Donc nous n'avons pas accès à ce système et c'est bien en fait comme ils n'arrivent pas à combattre le Rassemblement National par les urnes, comme ils n'arrivent pas à les combattre par les idées, ils veulent nous assécher financement depuis des années. Mais comme nous avons des militants fidèles, des gens qui ont des valeurs qui nous ont prêté de l'argent, ils veulent même leur interdire de nous prêter.
Le il c'est qui ? C'est vos opposants politiques ? Bien sûr. Le il c'est qui ? C'est Renaissance, c'est le Parti Socialiste, c'est LR.
C'est l'ensemble de nos opposants qui se sont d'ailleurs unis tous ensemble pour nous faire barrage l'année dernière. Mais vous remarquerez
qu'aux dernières élections, LR, ils n'étaient pas non plus dans les clous, ils se sont retrouvés... Enfin je veux dire, je ne comprends pas. Mais pas que le système bancaire. Ils ont toujours le système bancaire pour leur savoir la soupe. Vous parlez comme si vous étiez la seule et unique cible de tous les opposants politiques. Mais quand Jean-Luc Mélenchon est perquisitionné...
Il a accès aux banques, M. Mélenchon. Une question encore
sur la question judiciaire puisque Marine Le Pen a été déclarée inéligible par la Cour d'appel de Paris. Elle en avait appelée à la Cour européenne qui a également refusé de suspendre. Il vous reste encore un recours ?
Oui, c'est encore en cours.
Vous espérez encore que Marine Le Pen puisse être candidate en 2027. Je suis sûre.
Elle est innocente. Je suis sûre qu'elle arrivera à prouver son innocence. Je n'ai pas de doute ni sur l'innocence de Marine Le Pen. Comme nous sommes encore en démocratie, j'espère, dans sa capacité à le prouver. Moi, je ne suis pas du tout inquiet sur l'innocence de Marine Le Pen.
Non, sur son innocence, non. Mais si vous dites qu'il y a un... J'imagine que vous, vous allez continuer à plaider son innocence. Ce que je veux dire, c'est que là, je ne vous interrogeais pas tant là-dessus que sur la suite de ce que vous disiez tout à l'heure puisque vous considérez qu'il y a une sorte de république des juges, que le système, ce serait à la fois vos opposants politiques, le système bancaire, mais également le système judiciaire. Est-ce que vous faites confiance au juge pour lui permettre de se présenter en 2027 ? Oui, on n'a jamais incriminé
l'ensemble du système judiciaire. Il y a des juges qui ont des mauvais comportements. Il y a des juges qui ont des convictions. Par exemple, le syndicat de la magistrature qui a fait campagne contre nous, une fois plus dans l'indifférence générale. Tout le monde peut le retrouver. Ce communiqué de presse du syndicat de la magistrature qui appelle à faire barrage par tous les moyens et pas seulement aux élections au Rassemblement National, il existe. Il n'a pas suscité d'indignation des autres partis politiques et il faut bien le dire des contre-pouvoirs.
Est-ce que vous voudriez interdire le droit de syndicat des juges ? Bien sûr qu'il faut l'interdire.
Pourquoi ? Parce que que ce soit vous ou moi, madame de Malheur, on doit pouvoir être jugé sans craindre que la justice soit partielle ou partielle. Or, à partir du moment où vous avez des opinions politiques affirmées, très radicales puisque le syndicat de la magistrature est d'extrême-gauche dans sa création et dans son maintien, vous n'êtes plus jugé de façon partielle. D'ailleurs, la première juge...
Les policiers, est-ce que vous interdirez des syndicats comme Allianz ?
Non, parce que ce n'est pas eux qui vous envoient en prison. Les policiers, ils appliquent des ordres.
Donc les syndicats, les policiers auraient le droit de se syndiquer mais pas les juges ?
Ils appliquent des ordres. C'est comme si, pour ne pas faire la différence, on est des fonctionnaires d'un gouvernement et le gouvernement. Le gouvernement, il donne des ordres aux fonctionnaires. Les juges sont censés
réappliquer la loi.
Les hommes politiques sont censés aussi réappliquer la loi et la respecter. Mais on est partiels. Nous, on sait qu'on est partiels et partiaux. Les juges disent qu'ils sont impartiels et impartiaux. Ils ne le sont pas dans au moins un gros tiers des cas qui correspond aux voix que fait le syndicat de la magistrature. Et le problème, ce n'est pas qu'ils aient des opinions parce que ce sont des êtres humains. Le problème, c'est qu'ils croient ne pas en avoir. Et le fait qu'ils croient ne pas en avoir fait que leur enfer est pavé de bonnes intentions. Sous-titrage MFP.
Jean-Philippe Tanguy