Face à Face : Catherine Vautrin - 27/08
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Vous écoutez RMC RMC jusqu'à 9h Apolline Matin Vous êtes bien sur RMC et BFM TV Bonjour Catherine Votrin Vous êtes l'un des poids lourds de ce gouvernement Vous êtes ministre du travail, de la santé, des solidarités des familles, vous ne serez sans doute plus ministre au-delà du 8 septembre On va y revenir avec ce vote de confiance convoqué par François Bayrou On va y revenir aussi sur les conséquences et sur la manière dont vous pouvez peut-être tenter de sauver ce gouvernement Mais je voudrais commencer par un chiffre qu'on révèle sur RMC ce matin parce que pendant qu'il y a ce chaos politique cette incertitude il y a 30 000 chefs d'entreprise en France qui ont perdu leur job depuis le début de l'année En 6 mois, c'est 5% de plus que l'an dernier et de très nombreux d'entre eux qui nous disent leur inquiétude Je voudrais que vous écoutiez Yann Yann est bouché, artisan bouché dans le Gard, il m'a appelé ce matin sur RMC Écoutez sa détresse C'est 30 000 entreprises qui ferment Et c'est à ajouter aux 68 000 qui ont fermé l'année dernière Mais ça n'inquiète absolument personne Au niveau de nos hommes politiques et tout ça Maintenant, c'est qui veut la place et qui aura la place C'est des chiens Depuis que notre fier président a fait sa crise de colère l'année dernière et qu'il a dissous et tout ça Il nous met dans Notre clientèle est dans un état d'anxiété de folie Je suis vraiment en colère Ça fait 40 ans bientôt que je bosse Je suis bouché Fils de bouché J'en ai marre Bouché Fils de bouché Et il dit en fait La situation politique Vous n'en avez pas la mesure Elle a des conséquences hyper concrètes dans leur vie quotidienne
Alors d'abord, je voudrais dire combien je mesure totalement ce qui se passe Parce que vous savez Avant d'être ministre, moi je suis une élue locale Et je suis élue d'un territoire qui est la ville de Reims et 140 communes autour de Reims Et je vois bien la situation du quotidien Et cette situation du quotidien c'est précisément celle qui nous oblige Parce que la question qui se pose Et vous avez vu, j'imagine le papier de Patrick Martin ce matin Le patron des patrons
Qui s'exprime dans le journal Les Échos
Que dit-il ? Il dit précisément La France n'a pas les moyens d'avoir une crise supplémentaire Et pourquoi est-ce que nous n'avons pas les moyens d'avoir une crise supplémentaire ? Parce que nous sommes dans un environnement international qui probablement pour la première fois depuis très longtemps a des vraies conséquences sur notre quotidien C'est les vendanges en champagne Vous croyez qu'ils ont le moral à les couper du raisin quand on va se prendre les taxes qu'on va se prendre avec les Etats-Unis ? Voilà des choses concrètes de la réalité Et j'ai envie de vous dire
Catherine Vautrin à qui la faute ? C'est-à-dire est-ce qu'on a les moyens d'une crise ou pas ? Mais pourquoi avoir
mis une telle crise dans le pays ?
Mais la question à Pauline de Malherbe c'est qu'il y a aussi un élément qu'il faut que chacun partage c'est la situation financière de la France La France est à la limite du surendettement Ça fait 50 ans au sens propre du terme Dernier budget en équilibre 1974 On a tous entendu ça On est j'oserais dire presque tous nés dans une France qui était en déficit La différence c'est qu'aujourd'hui s'ajoute une crise internationale et s'ajoute un sujet dont on ne parle pas qui est le sujet de la démographie Avec aujourd'hui des entreprises qui ferment mais des entreprises qui n'arrivent pas à recruter des problèmes aujourd'hui de nombre d'actifs par rapport au nombre d'inactifs Et c'est l'ensemble de ces éléments qu'il faut qu'on arrive Mais alors attendez vous venez de dire
crise économique crise internationale franchement
est-ce que c'était le moment de rajouter une crise politique ?
La volonté du Premier ministre ça a été de dire chacun doit un, mesurer et deux, surtout chacun doit se dire qu'on est tous acteurs Ça veut dire que quelque part il faut qu'on freine la dépense de la Maison France Pour freiner la dépense de la Maison France c'est pas de se dire c'est mon voisin c'est-à-dire c'est le riche qui va payer des impôts ou c'est l'étranger qu'on va mettre dehors La question elle n'est pas là La question elle est comment vous, moi votre voisin votre frère, votre soeur comment chacun se dit moi voilà ce que je fais voilà quelle est la dépense publique que je diminue et c'est ça que François Béroux a voulu faire partager c'est cette notion qui est que cette crise chacun a une partie de la réponse Catherine Vautrin
je le disais vous êtes ministre du travail de la santé des solidarités des familles vous êtes une élue depuis de longues dates vous avez présidé non seulement la ville de Reims mais aussi la métropole vous vous y attendiez là ?
vous savez, moi ce que je vois arriver clairement c'est un sujet qui monte petit à petit qui est celui de est-ce que la France veut toujours son modèle social est-ce que la France a encore les moyens de se payer ce modèle-là et si on veut le garder et si on veut se le payer comment on fait pour le payer ? Mais vous n'avez pas répondu à ma question
Catherine Vautrin est-ce que vous vous y attendiez quand vous étiez là au premier rang que vous avez François Béroux le Premier ministre qui annonce en direct qu'il joue la peau de votre gouvernement avec ce vote de confiance est-ce que vous étiez au courant ? Est-ce que vous vous y attendiez ?
Est-ce que c'est un scénario que vous aviez imaginé ? Je n'étais pas au courant et aucun membre du gouvernement à ma connaissance n'était au courant derrière cela nous avons vu comment au mois de juillet nous avons travaillé sur le sujet et ce que l'on a vu c'est que dès le 15 juillet les premières réactions sur les éléments du budget moi ma stratégie aujourd'hui c'est évidemment de dire il y a un projet de budget sur la table il y a une volonté d'économie moi je suis prête à discuter de chaque économie Mais vous y croyez encore ? Tout est toujours possible dès lors que nous nous mettons d'accord sur deux éléments Enfin moi je me souviens de Michel Barnier qui à ce micro
disait la même chose il disait tout est possible
Encore quelques heures avant de sauter Je vais vous dire deux choses la première c'est un que chacun dise oui effectivement il y a un sujet de modèle et il faut qu'on en soit conscient l'addiction à la dépense publique n'est plus possible La deuxième chose c'est celle-là qu'on doit mettre en avant c'est rassembler Alors c'est pas forcément de la confiance Moi je veux c'est tout le problème d'ailleurs du 49-1 c'est que les gens ne veulent pas voter la confiance ce qu'on leur demande c'est pas de voter une confiance c'est de voter la prise de conscience de la situation c'est de dire on est d'accord sur le constat à partir du moment où on est d'accord sur le constat la question qui vient immédiatement après c'est comment on se met autour d'une table Vous les avez d'ailleurs convoqués les uns et les autres
Alors invités c'était d'ailleurs avant cette annonce de François Bayrou est-ce que ces rendez-vous sont pris est-ce qu'ils sont toujours d'actualité est-ce que les différents groupes parlementaires que vous aviez invités
à vous rencontrer viennent ? Alors moi pour l'instant j'ai rencontré depuis lundi plutôt les gens du bloc central qui sont évidemment c'est pour ça que je vous réponds qui sont évidemment tous venus normalement je vois les oppositions et notamment le parti socialiste la semaine prochaine la semaine après parce qu'ils avaient la proposition la semaine d'après Catherine Votrin Vous savez pourquoi ?
Parce qu'ils avaient le 11 septembre leur rentrée c'était un calendrier partagé moi je suis évidemment tant que je serai là je suis à disposition Mais vous avez tenté d'avancer le calendrier de leur dire on se voit aujourd'hui on se voit demain on se voit ce soir mais on se voit en sortant de chez vous le sujet il est là aujourd'hui
c'est-à-dire que la capacité elle est de travailler dès qu'ils le sont Catherine Votrin hier matin à ce même micro c'était le patron des socialistes à l'Assemblée nationale Boris Vallaud je lui ai dit mais est-ce que cet été le ministre de l'économie qui est celui en plus avec lequel ils ont le plus d'affinités spontanément il vient de la gauche Eric Lombard est-ce que vous vous êtes parlé il me dit oui il m'a appelé pour me dire on se parlera après le 11 septembre mais est-ce que vous aviez mesuré que ce budget si vous ne l'écriviez pas ensemble ça ne passerait pas ?
moi j'ai cet été rencontré plutôt les socialistes qui s'occupent de la partie sociale au égard aux responsabilités qui sont les miennes on a commencé à ébaucher des scénarii et l'idée était effectivement de travailler ensemble maintenant pourquoi ? parce que vous savez que la copie on la rend le 30 septembre il n'y avait pas d'autre solution là ?
quand je vous écoute je me dis mais en fait quelle folie d'avoir tout d'un coup joué je crois que la volonté du premier ministre très concrètement c'était deux étapes la première c'est on est d'accord sur le constat la deuxième on bâtit ensemble une solution entre temps ils rajoutent paf le 8 septembre nous sommes le 27 août 28 je crois on était lundi 25 on est le 27 pardon mercredi 27 la copie doit être donnée tel que les textes le prévoient le premier mardi d'octobre c'est le 7 octobre nous on avait prévu de le donner le 30 septembre bon là tout va dépendre évidemment de ce qui va se passer le 8 septembre mais en tout cas la volonté à travailler et vous avez entendu le premier ministre disant je me battrai jusqu'à la dernière heure comme un chien et qui essaie d'avancer des propositions
alors parmi les propositions il y a l'idée de demander un effort spécifique
au plus haut revenu est-ce que vous partagez cette idée ? moi je pense que l'effort doit être fait par tout le monde et c'est un élément très important parce que quand vous écoutez l'inquiétude des Français je reprends le boucher que vous citiez tout à l'heure Yann Yann c'est quelqu'un qui bossait mais Yann aujourd'hui il avait trois salariés il n'en a plus aucun et je pense que Yann son sujet aujourd'hui c'est de dire moi concrètement j'ai toujours travaillé j'ai toujours bossé je ne vois pas pourquoi il n'y aurait que moi qui participerait donc notre travail il est que chacun participe et quand je dis chacun participe
mais ça veut dire quoi ? est-ce qu'il faut un effort spécifique ? spécifique ça ne veut pas dire le même effort que les autres ça veut dire spécifique singulier davantage pour les très hauts revenus
Apolline de Malherme vous ne réglerez pas le problème uniquement avec les très hauts revenus mais c'est pas moi pour une raison c'est François Bayrouillère qui dit
je suis prêt à demander un effort spécifique aux plus hauts revenus
c'est un des éléments de la copie mais ce n'est pas le seul et c'est d'autant moins le seul qu'on sait tous que les hauts revenus au bout d'un moment ils ont une flexibilité une capacité à bouger et donc pourquoi pas quitter le pays qui est important donc oui il est logique que les plus hauts revenus participent et qu'ils soient appelés à participer spécifiquement pour autant il ne peut pas y avoir que les hauts revenus parce que vous avez tous ces français qui se lèvent tous les matins et qui travaillent et qui eux attendent quoi ?
eux ce qu'ils attendent qui sont des gens qui aujourd'hui ne travaillent pas forcément qui sont des gens qui comme tous les français consomment et eux qu'est-ce qu'on peut faire dans ces cas-là ?
je vous donne un exemple très simple et je reviens sur le champ dont j'ai la responsabilité qui est celui de la santé quand je demande aux français quand on demande aux français par exemple de faire de la prévention quand on envoie aux français des demandes pour qu'ils fassent des dépistages on en reçoit tout le temps écoutez pour nos enfants je vous donne un exemple les trois dépistages contre le cancer il n'y a pas 60% des français qui le font vous n'allez pas me dire que ça c'est une question de revenu c'est juste une question d'être citoyen je peux être soigné graphique en fait vous dites c'est pas seulement
pour leur santé c'est aussi pour la dépense publique
mais bien sûr c'est un engagement et ça ça ne coûte rien et c'est un pays responsable je suis citoyen responsable il y a une irresponsabilité des français bien sûr moi je considère qu'à partir du moment où on vous demande gratuitement j'insiste là-dessus gratuitement d'aller faire un dépistage et que vous ne le faites pas je suis désolée mais là vous avez un sujet donc non seulement on met sa vie en danger mais on génère du coup
en danger la question des arrêts maladie j'entends sur les antennes d'RMC ou de BFM TV votre campagne de pub lancée par le gouvernement où on entend ces français qui disent je vais me mettre en arrêt et tous qui disent mais attends c'est quoi cette histoire c'est pas toi qui te mets en arrêt là vous avez décidé de taper fort
mais clairement parce qu'aujourd'hui je ne peux pas accepter l'idée de j'ai eu un différent ce matin avec mon patron je me mets en arrêt et le schéma qui est je vais voir mon médecin j'ai un arrêt de travail et puis l'arrêt est renouvelé il y a des pathologies l'arrêt de travail par définition ça s'appelle un arrêt maladie donc le fait générateur c'est que j'ai une pathologie qui nécessite que je ne travaille pas parce que je suis malade et je dois être soignée la force de la France c'est effectivement je peux être soignée en revanche si vous dévoyez le système vous tuez le système
Catherine Vautrin la suppression des deux jours fériés ça pénalise précisément ceux qui travaillent ça pénalise les entreprises les français n'en veulent pas les patrons n'en veulent pas est-ce que ça aussi vous vous dites c'était une connerie c'était une erreur on n'a pas mesuré et on est prêt à les retirer
le premier ministre a dit clairement lundi que nous étions prêts à travailler sur l'ensemble de notre copie dès lors que nous trouvions un rendement qui soit un rendement qui permette de baisser la dépense rappelez-vous ce budget présente 40 milliards d'économies sur plus de 1700 milliards de dépenses c'est-à-dire qu'on demande un effort à 2,5% l'idée c'est de dire si vous avez d'autres éléments faites-les maintenant l'idée de dire il faut effectivement travailler plus si on veut garder le modèle français tel qu'il existe conduit à plusieurs choses effectivement la notion de nombre d'heures travaillées mais conduit aussi à avoir plus de monde qui travaille et ça c'est le travail je vais être honnête Catherine
on est là on fait cette interview vous parlez de ce qu'il faut faire pas faire des mains tendues aux uns et aux autres du dialogue des rendez-vous que vous avez pris mais en fait on sait vous comme moi que tout ça est un peu illusoire mais Apolline de Malherme vous n'y êtes déjà
plus vraiment mais vous n'avez pas le choix eu égard à la situation de la France vous faites semblant
je ne dis pas que vous faites semblant là
mais vous voyez ce que je veux dire mais je comprends mais quand on est vous êtes une femme engagée dans la responsabilité professionnelle qui est la vôtre comme moi je suis une élue engagée aujourd'hui moi ma responsabilité c'est celle de l'avenir du pays et qu'est-ce que je me battrai jusqu'au bout mais moi je me battrai jusqu'au bout parce que je suis convaincue que les pays qui s'en sont sortis aujourd'hui s'en sont sortis parce qu'ils ont eu capacité à mobiliser tout le monde
mais vous vous faites penser à ces personnages dans les dessins animés dans les bandes dessinées qui courent qui courent qui sont au-dessus de la falaise et qui continuent à courir pensant qu'ils n'ont pas le sol
mais c'est en réalité des robés sous leurs pieds mais Apolline de Maler comment on fait les Espagnols comment on fait les Portugais comment on fait les Suédois ils l'ont fait du temps
où ils étaient encore sur la montagne pas quand ils étaient dans le vide
la Grèce était dans le vide la Grèce oui mais les Espagnols et les Portugais non l'Italie la Grèce était dans le vide l'Italie est encore derrière nous en termes de taux pas pour longtemps mais elle l'est encore au moment où on se parle donc il y a deux options soit vous vous dites moi après tout je rentre chez moi et tout va bien soit vous vous dites je ne me suis pas engagé pour mon pays pour laisser faire et vous y croyez encore et vous vous dites que la capacité parce que d'un côté il y a cette menace de chaos quand vous regardez et je reviens à Yann Le Boucher vous croyez qu'Yann il a envie qu'on laisse le pays avec un chaos vous voyez le coût des manifestations les unes derrière les autres le coût pour le pays le retard que la France va encore prendre moi je me refuse à ça et c'est pour ça que je pense qu'il faut qu'on continue qu'on mobilise et qu'on essaie de rassembler tous ceux qui croient dans la capacité de transformation du modèle si ça saute dissolution le président de la république moi je lis ce que dit le président dit à ce stade pas de dissolution qu'est-ce qu'apporte une dissolution
vous pourriez y aller vous
est-ce que on sait on se souvient que vous aviez été évoqué
pour aller à Matignon c'est un job difficile on revient
le sujet c'est pas le sort de telle ou telle personne le sujet c'est le sort de la France aujourd'hui et la question c'est qui est capable de fédérer mais si on vous le demande vous le ferez la question aujourd'hui Apolline de Malherbe c'est qui est capable de fédérer parce que le vrai sujet c'est comment on est capable de rassembler et on voit bien qui on tend la main c'est du PS à LR avec lesquels il faut qu'on arrive à rassembler et pour autant j'écoute tout le monde y compris je le dis franchement j'écoute tout le monde y compris le rassemblement national vous savez moi j'ai porté un débat à l'Assemblée nationale au printemps le débat sur un sujet très polémique qui était celui de la fin de vie on a été en capacité de travailler avec tout le monde dans l'hémicycle le débat
vous seriez prêt là
à parler avec eux allez voir allez rencontrer
vous les avez invités le débat
s'est passé dans une très grande qualité pour le budget 2025 j'ai invité tout le monde j'ai rencontré tout le monde les seules qui n'ont pas voulu venir c'est les filles moi j'avais invité tout le monde parce que je pense que dès lors que vous êtes parlementaire vous êtes détenteur du vote de vos concitoyens dans votre circonscription et donc vous êtes 1 77ème vous devez être entendue si vous le souhaitez
Catherine Vautrin ministre du travail de la santé des solidarités et des familles encore quelques questions assez précises l'une sur la GPA la gestation pour autrui Gabriel Attal veut légaliser la GPA vous êtes pour vous êtes contre je suis contre contre
sans aucune sans discussion sans discussion je suis contre autant je travaille sur la PMA qui me paraît un élément extrêmement important la procréation médicalement assistée la procréation médicalement assistée qui est un enjeu majeur dans le sujet qui est le nôtre aujourd'hui en revanche la GPA ne me...
la GPA c'est non hausse de la mortalité infantile vous parliez tout à l'heure de la question de la pyramide c'est des âges
quelle honte pour la France qu'est-ce qu'on peut faire ?
alors là-dessus nous avons besoin de savoir de quoi nous parlons c'est la raison pour laquelle j'ai mis en place ce qu'on appelle le registre qui va nous permettre de mesurer les raisons de cette mortalité infantile elle se passe très concrètement entre le 2ème et le 27ème jour on a des causes qui ne sont pas claires aujourd'hui ça peut venir de la santé des mères ça peut venir du sujet d'équipements néonatals dans le pays des naissances qui se font à des grossesses extrêmement tardives non alors deux choses il y a d'un côté l'âge de la mère mais il y a de l'autre côté des naissances à un nombre de semaines extrêmement limité donc tout ça a besoin d'être mesuré c'est ce que nous faisons pour derrière apporter les réponses Christine Lagarde qui dit hier on a besoin de travailleurs étrangers vous partagez ou pas ?
mais c'est tout le sujet des métiers en tension bien sûr que oui c'est là on a besoin d'ailleurs d'une régulation sur les métiers en tension parce que aujourd'hui vous avez des professionnels qui vous expliquent qu'ils n'ont pas capacité à trouver les personnels dont ils ont besoin donc oui dans ce contexte des métiers en tension
vous avez entendu vous avez entendu le témoignage de la maman d'Esteban Esteban qui a appelé les urgences et qui est mort faute de soins faute d'avoir été vraiment suffisamment diagnostiquée
prise au sérieux alors il y a dans notre pays les SAMU et le service médical d'urgence avec une régulation qui est faite je ne me prononcerai pas ce matin sur un cas précis dont je n'ai pas les éléments ce que je tiens à dire aux français qui est extrêmement important on appelle le 15 il y a une régulation et l'objectif c'est précisément que cette régulation réponde aux situations et évidemment je ne peux que dire que cette situation est dramatique et qu'elle doit être analysée de façon à en tirer évidemment toutes les leçons
Catherine Vautrin c'est vrai que vous avez demandé aux hôpitaux de se préparer en cas de guerre à accueillir
des milliers de soldats blessés vous savez Apolline de Malherbe les hôpitaux sont tout le temps en train de préparer des épidémies des accueils que dirait donc ce n'est pas nouveau ce n'est pas spécifique je précise que ce sont mais contraire du canard enchaîné hier soir
qui disent avoir consulté des documents internes qui demandent aux agences régionales de santé de se préparer je cite préparer les soignants à un possible engagement majeur
mais ça fait partie de l'anticipation comme les stocks stratégiques comme les épidémies souvenez-vous je n'étais pas en responsabilité au moment du Covid souvenez-vous il n'y avait pas de mots assez durs sur la préparation du pays donc il est tout à fait normal que le pays anticipe les crises les conséquences de ce qui se passe ça fait partie de la responsabilité des administrations centrales et heureusement Catherine Vautrin si vous pouviez revenir
un peu en arrière lundi vous vous dites quand même peut-être ça aurait été bien
d'éviter ça vous savez moi je crois que ce qui est important c'est pas de regarder derrière c'est de se projeter moi mon sujet aujourd'hui il est de se dire comment on arrive à partager deux choses avec les français le premier c'est le surendettement c'est mortifère pour la souveraineté du pays le deuxième c'est comment on arrive à se mettre d'accord peut-être sur 5-6 objectifs pas 50 et comment on fait de 26 une année utile dans quelques heures
ce sera le conseil des ministres le premier après cette annonce vous l'imaginez comment ce conseil des ministres ? comme tous les conseils des ministres
trois parties ABC des textes des mesures d'ordre individuel et un point sur la situation internationale
vous me donnez le menu mais sur les visages
des uns et des autres ? je ne vous laisse pas choisir parce qu'on ne choisit pas
on ne choisit pas merci Catherine Votrin en tout cas d'être venue répondre à mes questions ce matin vous êtes encore au moment où l'on se parle ministre du travail de la santé des solidarités et des familles merci d'avoir répondu à mes questions
Catherine Vautrin