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interviewEurope 1· 13 février 2026 12 min

"Dans les projets et les postures, Retailleau veut faire tout le contraire de Macron pour 2027"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

13h [musique] 14h Europa info. La suite à 13h33 sur Europ Cléie Mathias c'est vos deux chroniqueur. [musique] Avec vous aujourd'hui Jean-Michel Salvator et Raphaël Stinville.

Un de plus dans la course à l'Élysée Bruno Retaillot. On n'est pas vraiment étonné, on pouvait s'en douter mais ça y est il s'est lancé. On est à 14 mois de l'échéance.

Il a affirmé qu'il sera le président de l'ordre. Écoutez-le. Cette décision, je la prends avec la sincérité de mes convictions, avec la force de mon engagement et la gravité qui exige le moment.

Car je refuse de laisser notre pays dans et l'état où il se trouve aujourd'hui. Une France qui s'enfonce, une France qui s'efface dans un monde de plus en plus menaçant. L'Europe a un rôle à jouer, mais elle devra défendre son identité, son projet et mettre fin à ses dérives technocratiques.

Enfin, je veux parler de nous, nous les Français, car c'est précisément en cet instant où la France devait être forte, qu'elle est faible. Pourtant, j'en ai les convictions. Nous possédons tous les ressorts pour qu'à nouveau le monde regarde la France avec respect.

Mais pour affronter les désordres du monde, notre pays devra d'abord remettre ses affaires en ordre. Heureusement pour la France, le temps d'agir approche car seule élection présidentielle permet d'agir vraiment. Alors, une déclaration de candidature, une annonce de candidature qui n'est pas très surprenante.

Il a été sobre assez fidèle, à ses valeurs. On va parler du fond de ce qu'il propose juste avant quand même. Laurent Voquier, Xavier certainement en tout cas, Xavier Bertrand, Michel Barnier, David Lissenard, Édouard Philippe de son côté, ça fait quand même beaucoup de candidats à droite et au centre.

Jean-Michel Salvator. Oui, bien sûr. Mais il va y avoir une certaine décantation qui va qui va se produire.

Cette décantation, comment elle va se produire ? n' pas donné de piste. Bah soit il y aura une primaire mais on voit pas très bien comment elle pourra s'organiser mais il peut y avoir une primaire et puis d'ù à où et puis d'ù à où.

Soit ce sera les sondages. Mais moi ce que je pense si vous voulez c'est que après Macron, le bloc central va disparaître et que les gens de droite vont retourner à droite. Les gens de droite qui sont qui appartiennent au bloc central vont retourner à droite et les gens de gauche qui appartiennent au bloc central retourner à gauche exactement comme en Grande-Bretagne après Tony Blair.

Si Tony Blair était un personnage qui était aussi qui avait un positionnement qui qui pouvait s'apparenter à celui de Macron. Et quand quand Tony Blair est parti, bah la gauche est redevenue la gauche et la droite la droite. Donc moi je pense que le paris de le paris de de Rotaillot, c'est d'être un candidat de droite et c'est d'être un candidat je dirais anti Macron.

C'est-à-dire que l'idée quand même, c'est d'essayer de faire exactement le contraire dans la posture, dans l'attitude, dans la façon d'être et dans les projets euh que le présid que le président de la République actuelle en misant évidemment sur la sobriété, sur la simplicité et sur le courage. Et je pense que au fond lui son idée c'est il se dit par les temps par les temps qui viennent, on n pas besoin d'un surhomme comme Macron qui sait tout, qui a réponse à tout et cetera. On a d'abord besoin de quelqu'un de courageux.

Et c'est vraiment pour moi euh le la la clé de de sa candidature lui pense après avoir passé 1 an euh au ministère de l'intérieur alors que finalement avant il était quasiment pas connu. Les gens ne le connaissaient pas Retu avec les hommes qui avec le monde politique et puis les Vandéens qui le connaissaient mais le grand public ne le connaissait pas. Il a fait une percée spectaculaire de l'opinion et là il se dit je suis peut-être la personne qu'il faut en ce moment parce que moi j'incarne un certain courage et j'irai jusqu'au bout.

Donc voilà, c'est c'est ça qui est intéressant dans sa candidature, mais évidemment que euh bon euh c'est plein d'embûes, il y a beaucoup de concurrents, ça sera [rires] pas ça sera pas forcément un panier de rose. Raphaël Stinville, vous pensez euh comme Jean-Michel Salvator qu'on va revenir à quelque chose de peu plus clair, on va dire le retour à un clivage plus classique droite gauche après le macronisme ? Ce qui est certain, c'est que le macronisme était probablement une parenthèse parce que on a bien vu à quel point ce ni droite ni gauche ou ce et de droite et de gauche était dysfonctionnel, notamment lorsque l'on est lorsque le pays traverse des tempêtes et qu'il faut un cap clair.

Et effectivement, on a eu souvent l'impression ces dernières années qu'on l'ouvoyait sans sans sans perspective extrêmement clair et parfois avec des des des visions qui s'opposaient les unes aux autres. Avec avec la fin de d'Emmanuel Macron, il est probable que ce clivage qui était persistant et qui finalement n'a jamais véritablement disparu soit réactivé avec plus de force. Mais c'est peut-être là que que Bruno Retaillot aura malgré tout des difficultés parce que certes c'est un homme de droite, c'est un homme de conviction dont le programme et la profondeur même du programme ne manquera pas de séduire beaucoup.

Pour autant, il est perçu à droite. Pour autant, il est quand même perçu par nombre de Français comme celui qui aura permis d'être d'une certaine manière la béquille d'un macronisme finissant. Euh et ah donc ça veut dire quoi ?

Que la droite va payer son sa participation au gouvernement. Je pense que c'est c'est l'immense risque de la participation de la droite à ce gouvernement à commencer par le gouvernement Barnier, mais surtout une droite qui même lorsqu'elle n'est plus au gouvernement a maintenu jusqu'au bout le Emmanuel Macron Sébastien le cornus sans voter sur sauf si les ministres de droite DLR sortent en septembre. Non, mais aujourd'hui euh ils ne sont plus ils ne sont plus comme considérés comme faisant partie de de LR mais malgré tout euh euh beaucoup de Français en veulent à Laurent Vquier, à Bruno Rotaillot de n' pas de n de de d'avoir renoncé à censurer ce gouvernement notamment lors du budget.

Alors moi je suis pas tout à fait d'accord avec Raphaël. Euh moi je pense que d'abord les Français ne enfin les gens de droite ne mê pas ne mettent pas dans le même sac et Retaillot. Je pense qu'il y a une différence.

Retaillot a quitté le gouvernement il y a déjà plusieurs mois alors que Vokier finalement a servi vraiment sorti d'ailleurs qui a été assez peu maladroite et cetera mal vendu mais il est il est sorti du gouvernement voqué il est allé jusqu'au bout de la collaboration avec Olivier Fort. Il faut quand même dire les choses comme elles sont, hein, que ce soit sur le sur le budget de la sécurité sociale avec le le retrait de la réforme des retraites ou alors le et et le budget de le budget de l'État. Moi, je pense, si vous voulez, que euh la démonstration que Rotayo a faite euh c'est que finalement en étant ministre de l'intérieur avec à côté euh d'Armanin qui lui était ministre de la justice, il a fait la preuve que finalement même euh quand il y a deux ministres qui sont d'accord sur la politique pénale à mener, euh il y a pas moyen d'avoir des résultats parce que finalement il faut renverser la table.

Et finalement, pourquoi il se présente à la présidentielle ? C'est parce que il dit au français "Moi, je veux renverser la table, je veux faire des référendums. Je veux véritablement proposer des propositions radicales mais raisonnables mais radicales aux Français.

Et je pense qu'il fait aussi le pari que l'élection que la enfin que que l'élection de Marine Le Pen ou de Jordan Bardella ou que la la ou que l'arrivée au deuxème tour de la présidentielle n'est pas certain. Et c'est vrai que quand vous regardez l'histoire des présidentiels depuis le début de la 5e République, ça n'est jamais le favori à 1 an de l'élection qui est élu, hein. Sinon, on aurait eu comme président Jospin, DSK, Baladur, Raymond Bar, Jean-Pierre Chevenement et Segolen Royal.

Donc, il y a toujours une surprise parce que une campagne présidentielle c'est quelque chose de très difficile et de très long. Euh en tout cas et vous avez parlé et vous avez évoqué la présence du Rassemblement national au second tour. Bruno Rotailler a marqué ses différences et il en a profité hier pour qualifier Marine Le Pen de socialiste.

Écoutez-le. Marine Le Pen, elle est socialiste. Moi, je veux que la France se relève.

Pour se relever, c'est par le travail et c'est certainement pas par l'assistance. Je me souviens quand on avait voté au Sénat les 15 heures de contrepartie pour le RSA parce que une allocation c'est pas un du, elle avait refusé de le voter. C'est très différent.

Moi, je veux que la France se relève, qu'elle soit debout, indépendante, souveraine. Raphael Stinville. Oui, mais par par-delà des mots et des mot fort de Bruno Aillot, une grande question.

Comment faire la leçon à Marine Le Pen sur son supposé socialisme quand la droite a permis justement qu'un budget aux colorations socialiste très prononcé soit voté ou plutôt ne soit pas censuré par la droite ? C'est la première chose et comment et je pense que c'est une question que se pose aussi nombre de Français. Comment prétendre la diriger la France, gouverner lorsque finalement on est incapable de se faire respecter au sein même de son propre parti parce que Bruno Rotaillot lui était plutôt de ceux qui voulaient pouvoir censurer ce gouvernement quand Laurent Voquier et ses parlementaires ont fait exactement ce qu'ils voulaient pour pouvoir se maintenir à l'assemblée.

Alors Bruno Rota les candidatures, la politique, on en reparlera. J'aimerais évidemment qu'on parle en ce 13 février 2026 d'y Alimi. C'était il y a 20 ans.

Il était retrouvé agonisant le long des voix du RERC à Saint-Jean Viiev des Bois après avoir été séquestré, torturé durant plus de 3 semaines parce que juif. Écoutez l'éditau de Romain des Arbres ce matin sur ces news et Europa il y a 20 ans, Ilan Alimi poussait son dernier souffle après un martyre qui aura duré 24 jours. 24 jours à être humilié, 24 jours à être torturé. 24 jours à être retenu par cet abominable gang des barbares.

Chaque jour vécu par Ilanalimi était un supplice. Il avait été ciblé, lui le jeune vendeur de téléphone payé au SMIC parce qu'il était juif et comme croit le savoir tout bon antisémite, il était bourré de tune évidemment pour reprendre l'expression de l'abominable Youssouf Fofana. Malheureusement, l'antisémitisme est loin de s'éteindre, mais au moins pour rendre hommage à ce jeune homme symbole de la haine des juifs que ressentent certains encore aujourd'hui en France 20 ans après.

Alors, il y avait une cérémonie et la et un chaîne qui a été planté dans les jardins de l'Élysée, cérémonie présidée par Emmanuel Macron en présence de la famille Dylan Alimi. Ce 13 février 2006, un conseiller de l'Élysée disait "C'est un crime qui reste dans la mémoire républicaine." Pensez-vous ? cette expression, vous êtes d'accord ?

Oui, moi je suis assez d'accord. Euh c'est vrai que c'est un événement euh considérable hein, enfin quand quand enfin Romain des Arbes l'a très bien rappelé les 24 jours, les 24 jours et cetera. Euh le gang des barbares.

Bon euh moi ce qui me frappe si vous voulez c'est que le président de la République euh une fois de plus est à contetemps parce que bien sûr bon euh pourquoi pourquoi il est-ce qu'il a contemp parce que si vous voulez en fait le problème qu'il a le président de la République c'est que il n'a pas participé à à la manifestation contre l'antisémitisme juste après le 7 octobre et qu'aujourd'hui il court après les événements. Pourquoi ? Donc je pense que c'est bien d'avoir c'est c'est bien d'avoir fait ce geste avec cet arbre dans le jardin de l'Élysée.

Mais le président a aussi fait une déclaration tout à l'heure en expliquant que pour tous les délits d'antisémitisme, les les élus devaient être l'inéligibilité des élus coupables d'actes et propos antisémites et racistes. Oui. Enfin, moi je trouve que voilà, c'est a il y a cette façon de courir un petit peu après les événements, d'essayer de corriger l'image de de cette non participation avec des propositions qui enfin moi je pense que jamais peut-être.

Oui, mais il faut je pense qu'il faut regarder un petit peu regarder après l'affaire CUSA que tout tous les députés à l'Assemblée nationale ont dit oui, il faut il faut rendre certains délits enfin il faut frapper d'inagibilité les élus qui font du détournement de fond. Et puis aujourd'hui, on se rend bien compte que c'est beaucoup plus compliqué que ça et que en fait les lois euh les lois qui sont qui sont votées euh après un fait d'hiver ou par réaction euh à un fait d'hiver sont jamais des lois qui sont très bien calibrées. Donc là, je trouve qu'il y a un petit peu de un petit peu d'emportement et euh et je trouve qu'il y a c'est mal venu, c'est enfin je trouve que c'est assez maladroit et on voit bien la ficelle qui est très très grosse.

C'estàd qu'on essaie finalement de se raccrocher aux branches. Raphaelle Staville, on a envie de vous entendre mais ce sera juste après la pause.