Gabriel Attal, candidat à l'élection présidentielle 2027 : son passage dans notre émission en 2018 !
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 54 %Attaque 25 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:51OuverteRéponse directe
Est-ce que vous avez l'impression que l'Assemblée nationale est une chambre d'enregistrement de ce que décide le président Macron ?
- 3:56OuverteRéponse directe
Comment vous êtes-vous retrouvé dans un ministère ?
- 4:09OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qui vous a fait basculer du Parti Socialiste à En Marche ?
- 5:13OuverteRéponse directe
Pourquoi avoir choisi de vous présenter sous l'étiquette La République En Marche plutôt que le Parti Socialiste ?
- 7:29OuverteRéponse directe
Vous avez été désigné rapporteur de la réforme de l'orientation. Qu'est-ce qui se passe dans les universités actuellement ?
- 8:30OuverteRéponse directe
Vous avez supprimé le tirage au sort dans les filières d'accès à l'université. Pourquoi cette réforme ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:16Invité politiqueFait
« Pas du tout. Et moi, je suis député, et j'ai été rapporteur de la réforme des universités, dont on parlera peut-être tout à l'heure. »
- 2:29Invité politiqueFait
« j'ai porté des amendements, une quarantaine, certains avec lesquels le gouvernement n'était pas d'accord, je les ai quand même portés, je les ai quand même défendus. Certains ont même été adoptés contre l'avis du gouvernement. »
- 8:01Invité politiqueChiffre
« On a donné un milliard d'euros supplémentaires pour financer la réforme, en plus des 700 millions d'euros qui avaient été annoncés pour l'enseignement supérieur. »
- 8:10Invité politiqueFait
« Jamais le budget de l'enseignement supérieur et de la recherche n'a été aussi élevé en France dans l'histoire. »
- 13:16Invité politiqueChiffre
« il restait 130 000 places vides à l'université dans des filières qui n'avaient pas été demandées par les jeunes. »
- 13:31Invité politiquePromesse
« On crée 20 000 places à la rentrée prochaine dans ces filières, justement, pour donner un peu d'air. »
- 13:40Invité politiqueFait
« Il y a 40 000 jeunes de plus. On ne sait pas trop pourquoi, si les Français fêtés mondiales 98. »
- 15:03Invité politiqueChiffre
« chaque année, vous avez 20% des jeunes qui sortent de l'université sans diplôme ni qualification. »
- 15:07Invité politiqueChiffre
« Vous avez aujourd'hui 1,5 million de jeunes qui ne sont ni à l'école, ni à l'université, ni en formation, ni en apprentissage. »
- 18:11Invité politiqueChiffre
« Il y a 73 universités en France. Il y en a 4 qui sont bloquées. »
- 18:25Invité politiqueFait
« quand des jeunes assumaient de bloquer des universités pour empêcher les autres étudiants de passer leur partiel, je trouvais que c'était une attitude égoïste et bobo. »
- 26:12Invité politiqueFait
« Il y a deux profs principaux au lieu d'un maintenant en classe de terminale. »
- 26:41Invité politiquePromesse
« chaque semaine les jeunes qui sont en première et en terminale auront pendant une heure trente une aide à l'orientation. »
- 26:40Invité politiquePromesse
« on va faire en sorte que maintenant il y ait une heure et demie par semaine de cours d'orientation en première et en terminale »
- 26:56Invité politiqueFait
« il va y avoir les COPSY c'est à dire les PSYEL les psychologues de l'éducation nationale qui sont chargés de l'orientation au lycée »
- 27:06Invité politiqueFait
« on a mis en place ce qu'on appelle les étudiants ambassadeurs c'est à dire que concrètement il y a des étudiants en droit des étudiants en médecine qui viendront dans les lycées pendant ces heures là »
- 31:57Invité politiqueChiffre
« les étudiants devaient payer souvent leur famille 217 euros par an pour avoir la sécurité sociale »
- 39:47Invité politiqueFait
« on a fait des amendements moi je suis totalement d'accord avec vous la procédure étrangers malades c'est l'honneur de la France »
- 40:15Invité politiqueChiffre
« il faut savoir aujourd'hui que 50% des personnes étrangères qui ont le sida en France l'attrapent en France »
Temps de parole
- Gabriel Attal49 %
- Présentateur14 %
- Invité10 %
- Invité 210 %
- Invité 39 %
- ?6 %
≈ 34,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Mais
il est temps
d
'accueillir maintenant
un
de
nos
plus jeunes députés de la République En Marche, élu dans les Hauts
-de
-Seine depuis janvier.
Il
est aussi porte-parole du parti présidentiel. A seulement 29 ans, il est devenu un des marcheurs incontournables de la majorité du président. C'est lui, par exemple, qui en plein début de conflit à la SNCF avait déclaré, et Dieu sait qu'on en a parlé, qu'il fallait sortir ce pays de la gréviculture. Je le cite, nous reviendrons évidemment avec lui sur cette grève de la SNCF, mais aussi sur les grèves au sein des universités françaises actuellement, et peut-être des convergences entre les différentes luttes, sans oublier la loi asile-immigration, qui ne fait pas l'unanimité au sein même, d'ailleurs, du parti du président.
Voici pour la première fois dans On n'est pas couché, monsieur Gabriel Attal. Bonjour, bienvenue.
J
'espère que vous aurez compris que François Zardy ne faisait pas une prière.
Quand vous êtes un seul, c'est
qu'elle ne serre pas la main, François Zardy, elle a peur que vous ayez des microbes. J'ai compris.
Je n'ai pas peur de ça, non, non, non, mais c'est une habitude que j'ai prise, j'ai les mains très abîmées aussi, voilà.
Non, mais c'est vrai. Non, et puis nous, on sert beaucoup de main quand on est député, donc on doit
transporter les autres, peut-être. Je sais, vous êtes immunisé. Désolé pour
les autres,
mais... Vous êtes immunisé, en tout cas. C'est la première fois que vous venez dans cette émission, monsieur Attal, vous êtes très jeune, c'est vrai. Député, vous avez 28 ans quand vous avez été élu l'année dernière, vous en avez 29 maintenant aujourd'hui, puisque ça fait un an que vous fréquentez, entre guillemets, l'Assemblée nationale. D'ailleurs, très vite, j'ai envie que vous puissiez me répondre à cette question, plus qu'une question, d'ailleurs, à cette affirmation prononcée sur ce plateau même par monsieur Ruffin la semaine dernière, qui vit la même chose que vous, puisque ça fait un an seulement qu'il est député.
Bon, alors lui, évidemment, il fait partie de la France insoumise, et il dit, l'Assemblée nationale,
c
'est une chambre d'enregistrement de ce que décide le président de la République. Est-ce que vous,
vous
avez l'impression, en tant que jeune député, même s'il fait partie de la majorité, justement, que vous enregistrez seulement ce qu'a décidé le président
Macron ? Pas du tout. Et moi, je suis député, et j'ai été rapporteur de la réforme des universités, dont on parlera peut-être tout à l'heure. Très vite. Et en tant que rapporteur, j'ai porté des amendements, une quarantaine, certains avec lesquels le gouvernement n'était pas d'accord, je les ai quand même portés,
je
les ai quand même défendus. Certains ont même été adoptés contre l'avis du gouvernement. Lesquels, par exemple
?
Il
y
a un débat, un amendement notamment sur la représentation des jeunes au Conseil d'administration de l'assurance maladie. À partir du moment où on les fait rentrer à l'assurance maladie, ça me semblait normal qu'ils soient représentés. Voilà, il y a un débat qui se noue. Après, ce qui est sûr, c'est que la majorité soutient l'action du gouvernement et du président de la République. C'est pour ça qu'on a été élus. Alors, vous êtes jeune,
je l'ai dit, jeune député. On va peut-être parler très vite, très rapidement, de votre parcours, avant que je vous confie aux mains de Yann Wax et de Christine Angot. Mais au départ, c'est plutôt par le biais associatif que vous êtes intéressé à la vie quotidienne et à la vie politique. Puisque, certes, vous avez, quand vous étiez très jeune, soutenu la candidature de Ségolène Royal. On est en 2007 à ce moment-là. Mais très vite, vous êtes intéressé à la vie associative en étant, ça c'est quand même formidable, coordinateur national du comité de soutien à Ingrid Bettencourt.
Il paraît même que vous étiez aux côtés de Nicolas Sarkozy quand il est allé la chercher à l'aéroport et qu'elle est revenue de Colombie.
C
'est vrai ?
Absolument. J'avais lu son livre « La rage au cœur », je m'avais beaucoup touché. Je me suis engagé dans cette association qui défendait Ingrid Bettencourt et plus globalement les otages dans le monde et les otages en Colombie.
Qu'est-ce que vous aviez là
alors ?
J
'avais 17, 18 ans. Et puis, je suis devenu coordinateur national de l'association. Et c'est vrai que j'avais été invité à aller la chercher sur le tarmac à Villacoublet avec Nicolas Sarkozy. C'était un moment très fort.
Vous
avez
fait Sciences Po, vous avez été conseiller ministériel sous François Leronde auprès de Mme Marisol Touraine. Absolument. Très jeune conseiller ministériel. Alors comment vous vous
retrouvez dans un ministère ? J'avais fait un stage avec elle. J'avais travaillé auprès d'elle pendant la campagne. Et j'ai été diplômé de Sciences Po au moment où elle a été nommée ministre. Et elle m'a proposé de la suivre.
Donc,
à ce moment-là, vous êtes encore socialiste
?
Absolument. Évidemment, vous voyez arriver la question. Qu'est-ce qui vous fait basculer de socialiste à En Marche ? Moi,
je me suis engagé au PS parce que c'était le parti qui était plus proche de mes idées. Et en même temps, si je peux dire, je n
'ai
jamais considéré que j'étais... Vous avez déjà l'éthique
du président à En Marche. Oui,
c'est terrible parce que c
'est
le mot qu'on ne peut plus prononcer. Mais moi, j'ai toujours considéré que ces partis, ils ont été créés à un moment qui n'est pas du tout celui qu'on vit aujourd'hui. Quand le PS, le RPR ou d'autres partis ont été créés, on ne se posait pas la question de la transition numérique et de son impact sur le monde du travail. On ne se posait pas la question du changement climatique comme on se la pose aujourd'hui. On ne se posait pas la question de la lutte contre le terrorisme ou des flux migratoires comme on se les pose aujourd'hui. Et tous ces nouveaux enjeux, ils appellent des réponses qui, pour moi, ne peuvent pas être cantonnées derrière des étiquettes politiques.
Et quand Emmanuel Macron a lancé son mouvement En Marche, j'ai adhéré trois jours après le lancement parce qu'il incarnait ça. Il incarnait cette idée du dépassement pour servir un certain nombre de causes et pour défendre des enjeux qui dépassent les étiquettes politiques.
Alors vous étiez avant, à ce moment-là,
c
'est votre région, la région parisienne, votre
région... La
ville où j'habite. – Voilà, la ville où vous habitez, c'est là où vous avez décidé d'être candidat pour En Marche alors que vous auriez pu être candidat pour le Parti Socialiste.
– J'aurais pu candidater pour le Parti Socialiste, je me suis même posé la question pendant un moment parce qu'à l'époque, on ne savait pas si En Marche allait présenter des candidats. Si vous alliez labelliser des candidats d'autres partis, j'ai fait le choix d'être candidat La République En Marche et j'ai quitté le Parti Socialiste. – Et donc vous succédez en tant
que député, ça c'est quand même assez intéressant, à André Santini qui a été 30 ans député de cette circonscription. –
Ça
c'est quand même assez fou parce que vous avez 28 ans au moment où vous êtes élu. Élu d'ailleurs, c'est assez intéressant, les candidats contre lesquels vous avez gagné. Donc votre principal opposant c'était Jérémy Coste.
–
Et André Santini était le
suppléant de mon opposant. Vous
ne pouvez pas
se représenter parce qu'il cumulait avec la fonction de maire, mais il voulait quand même rester à l'Assemblée. – Il avait désigné son successeur en
quelque sorte. L'humoriste Gérald Dahan aussi, ça faisait un deuxième humoriste avec André Santini. – Et finalement vous gagnez, vous gagnez avec, il faut dire, un score très fort
dès le premier tour. – J'ai fait 44% au premier tour
et
mon adversaire qui était deuxième a fait 20%.
–
Et au
deuxième
tour ?
–
Au deuxième tour j'ai fait presque 61%.
–
61% des
voix. Bon vous n'êtes pas quand même ministre.
– C
'est drôle, le public vous applaudit.
–
Ça doit être une belle performance. – Oui parce que peut-être le public est content de voir un jeune député. Ça change quelque chose, cette jeunesse qui est arrivée à l'Assemblée nationale, parce que vous n'êtes pas le seul dans ce cas. –
On le verra dans cinq ans. Ce qui est sûr c
'est
qu
'il y a
un bouleversement à l'Assemblée. Jusqu'en 2017, il y avait une seule députée qui représentait 30% de la population, c'est-à-dire les jeunes, c'était Marion Maréchal-Le Pen. Les partis classiques n'ont jamais été en mesure de faire émerger des jeunes aux responsabilités à l'Assemblée nationale. Aujourd'hui on est une vingtaine je crois de moins de 30 ans, juste moins de 30 ans. Et d'ailleurs la République En Marche a permis à des jeunes d'être élus, mais la France Insoumise aussi si on veut être parfaitement honnête. Les Républicains aussi, il
y a
des jeunes qui sont entrés. Et
ça
nous donne je pense une responsabilité. Il ne
s
'agit pas d'être les jeunes de service, mais de montrer à notre génération que ça sert à quelque chose d'avoir des jeunes au Parlement. En
tout cas
c
'est
ce que j'essaye de faire. –
Alors parlons tout de suite, et après je donne la parole à Christine et à Yann de cette loi sur l'orientation, c'est ainsi qu'elle s'appelle, et la réussite des étudiants. Vous avez été désigné rapporteur de cette réforme. Qu'on essaie de comprendre ce qui se passe dans les universités actuellement, cette semaine en a beaucoup parlé. Elle a déjà été votée, adoptée cette loi.
– Elle a été adoptée, elle a été promulguée. Les décrets réglementaires qui doivent l'appliquer ont été pris. Voilà, les candidats, les bacheliers ont fait leurs vœux, 600 000 vœux qui ont été faits, et les universités sont en train d'examiner les dossiers. – Alors
ces grèves qui ont lieu dans les différentes universités en France, certains, même directeurs du VRCité en profitent pour dire, il nous faut plus de moyens, peut-être que c'est ça qui réglera…
– On donne plus de moyens, évidemment il faut plus de moyens, mais on en donne. On a donné un milliard d'euros supplémentaires pour financer la réforme, en plus des 700 millions d'euros qui avaient été annoncés pour l'enseignement supérieur. Jamais le budget de l'enseignement supérieur et de la recherche n'a été aussi élevé en France dans l'histoire. Donc les moyens sont là, peut-être qu
'il
en faudra plus, on verra, on les débloquera au fur et à mesure, mais on se donne les moyens de faire réussir cette réforme.
–
L'autre aspect de la réforme, c'est évidemment les nouvelles règles d'accès à l'université. Vous avez supprimé, c'était une promesse, je crois, d'Emmanuel Macron, de supprimer le tirage au sort dans les filières d'accès à l'université. J'aimerais qu'on voit quelques images, vous répondez à l'Assemblée nationale, je crois que c'est une députée ou un député, ma mémoire me fait défaut, de la France insoumise qui veut revenir sur cette réforme que vous avez proposée et qui, depuis, cette loi a été votée. Regardez.
–
Dire qu'on est contre ce projet de loi, ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'on continue à pratiquer le tirage au sort dès la rentrée prochaine et ça, vous ne voulez pas l'assumer. Alors dites-le clairement parce que quand vous polarisez le sujet uniquement sur une question de place, enfin je veux dire, vous oubliez quand même, et ça a été rappelé par la ministre tout à l'heure, que si on voulait créer suffisamment de place pour accueillir dès la rentrée de 2018 l'ensemble des bacheliers qui en font la demande, il faudrait créer au moins trois universités nouvelles. Comment on fait
?
On n'est pas dans Astérix,
mission
Cléopâtre, on n
'a
pas la potion magique, on ne
peut
pas créer en six mois des universités comme ça, il faut être un peu réaliste quand même dans son expression. Alors vous êtes pour le maintien du tirage au sort, vous êtes pour le maintien du tirage au sort et il faut l'assumer.
– Alors voilà, ça se trouve
vos
premières armes, si j'ose dire, à l'Assemblée. Il n
'y a
pas beaucoup de monde d
'ailleurs dans les rangs de l'Assemblée. – Non, il n
'y a
pas beaucoup de monde à ce moment-là, ça devait être un jeudi soir je crois, mais c'est vrai que…
–
Vous n'êtes pas trouvé ridicule avec Astérix et la potion magique ? – Non, non, pas du tout. – Non mais ça va permettre de poser des questions,
j'oriente un peu les questions. Si vous pensez de vous
-même sur cet épisode, ça va m'aider.
– Ça
annonce la couleur, c'était une référence un peu humoristique, mais en tout cas l'idée c'était de mettre aussi la France insoumise face à ces contradictions. Parce que pendant tout ce débat, ils ont contesté notre réforme sans être en capacité de proposer une réforme alternative. Et donc ne pas proposer de réforme, ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'on maintient le tirage au sort. Et il n
'y a
rien de plus injuste et de plus arbitraire que de pratiquer le tirage au sort pour l'accès à l'université. Moi, si j'ai voulu être rapporteur de ce texte,
c
'est parce que l'été dernier, j'étais sur ma circonscription, avant, puis aussi à Issy-les-Moulineaux, j'ai rencontré des jeunes avec leur famille qui avaient mûri un projet, qui voulaient faire du droit, qui voulaient faire des sciences, qui avaient eu leur bac parfois avec mention, mention bien, mention très bien, et qui se sont trouvés sans place à l'université parce qu'ils n'avaient pas été tirés au sort. Il n
'y a
rien de plus injuste que ça. Il fallait en sortir. C'était l'engagement du président et c
'est
la réforme qu
'on
a prise.
Il
n
'y avait
pas de proposition alternative
qui était portée par la France. C'est une très mauvaise réforme parce que le
problème n
'est
pas du tout là. Il y avait un logiciel excellent qui fonctionnait avant,
qui
était, j'ai trouvé le nom, un logiciel, enfin un algorithme, Gale-Chapelli, j'ai regardé ce que c'était. C'était un logiciel qui permettait de donner le moins d'insatisfaction possible. J'explique un peu aux téléspectateurs. Les bacheliers mettaient dans un ordre décroissant de préférence les choix qu'ils voulaient faire. On mettait tout dans un ordinateur et cet ordinateur essayait de donner
satisfaction
à presque tout le monde. 80,6% des vœux étaient réalisés. Et aujourd'hui, ce logiciel ne fonctionnera plus. Et le problème, c'est qu'à la base, il y a un énorme problème de postes. Il y a beaucoup de candidats à la faculté et dans les études supérieures. Et il n
'y a
pas beaucoup de place. Il y
a
beaucoup plus de candidats que de place. Ce n'est pas la nouvelle réforme qui va changer quoi que ce soit à cela. Notamment parce qu'il y a aujourd'hui un CV à fournir. Il va falloir trouver des gens pour lire ces CV et les analyser. Et ici, il
y
a 7 millions de vœux exprimés par les bacheliers. À mesure de 3 minutes à peu près par candidat,
il
faudra 2,3 millions de minutes en tout. Soit 3 888 heures de travail. C
'est Cédric
Villani qui vous a préparé votre question. Cédric
Villani a beaucoup
travaillé avec moi sur la
réforme.
Et en fait, c'est ingérable. Il y
a
un truc que vous ne pourrez jamais résoudre. C'est le fait que le nombre de places est inférieur au nombre de candidats. Ça, vous ne pouvez rien y faire si vous voulez.
C
'est structurel.
Et
donc, je ne comprends pas pourquoi vous vous privez d'un logiciel qui fait ses preuves depuis 1962 et que par une sorte de démagogie dont on n
'a
pas bien compris le sens, vous essayez de faire croire que ça va résoudre quelque chose qui est en fait structurel.
Il
y a
trop
de candidats par rapport au nombre de places. Et vous pouvez jouer dans tous les sens avec le Rubik's Cube. Vous ne trouverez pas de solution par ce biais-là.
C
'est important ce que vous dites parce que ça fait partie des questions qui sont posées moi quand je me déplace sur le terrain en France et je réponds souvent à ces interpellations.
Le
logiciel dont vous parlez, c'est le logiciel APB, celui qui fonctionnait avant Parcoursup.
Qu
'est-ce qu
'il
faisait ce logiciel ? Il demandait aux jeunes de classer leurs vœux entre 1 et 24. Et puis, c'est vrai qu'il
y
avait un algorithme qui tournait et qui les affectait quelque part. Sauf qu'entre le moment où on disait ce qu
'on
voulait entre le premier et le 23e vœux et le moment où on était affecté plusieurs mois plus tard, souvent dans la tête des jeunes, ça avait changé. On se retrouvait avec son 12e vœu, mais on se disait finalement, en fait, le 14e, je le préférais. Et donc, il fallait sortir de cette situation. C'est pour ça qu'on a notamment sorti...
Oui, mais alors, avec la nouvelle solution, les meilleurs vont
être contents tout de suite et les autres vont devoir attendre 3 semaines, 1 mois pour avoir une réponse.
Ensuite, vous avez dit autre chose. Vous avez dit, il y a trop de candidats et pas assez de places.
C
'est vrai dans un certain nombre de filières. Mais ce que je veux rappeler, c'est que l'été dernier, après le tirage au sort et après qu'il y
ait
eu tous les problèmes qu'on a connus en France, il restait 130 000 places vides à l'université dans des filières qui n'avaient pas été demandées par les jeunes. Donc, le sujet, c'est les filières en tension, les filières sur lesquelles se concentre la majeure partie des demandes, c'est les filières droit, médecine,
staff et psychos. Il
faut augmenter les
places
dans
ces filières ou augmenter la
concurrence. Mais on le fait. On crée 20 000 places à la
rentrée
prochaine dans ces filières, justement, pour donner un peu d'air. Mais pourquoi il y a plus de candidats que de places ? Parce qu'il y a eu un baby boom en 99-2000. Il y a 40 000 jeunes de plus. On ne
sait
pas trop pourquoi, si les Français fêtés mondiales 98. Mais en tout cas, il y a des générations plus importantes. Et depuis 18 ans, les gouvernements qui se sont succédés ont vu ces générations plus importantes progresser à l'école, dans l'enseignement scolaire. Et par un seul moment,
ils
se sont demandé s'il ne fallait pas adapter l'enseignement supérieur, notamment en termes de places, pour permettre que tout le monde puisse aller là où il voulait. Sur l'ingérabilité des CV,
comment vous allez faire ? Si
je peux terminer, parce que c'est important de le dire. Le sujet, ce n
'est
pas uniquement le mode d'affectation dans le supérieur. Le sujet, c'est l'orientation et l'information aussi. Parce que si c'était qu'un problème de place, et s'il fallait que tout le monde aille là où il clique, on n'aurait pas 60% d'échecs à l'université comme on l
'a
aujourd'hui.
Et ce n'est pas normal.
Aujourd'hui, vous avez 80-90% de réussite au bac, et derrière, vous avez 60% des jeunes qui échouent en première année.
Non,
ils n'échouent pas, ils se réorientent.
Oui, ils se réorientent souvent parce qu'ils redoublent. Souvent, ils intériorisent ça comme
un échec. Tout l
'on fait,
c'est
réorienté. On s'inscrit dans une première année, et puis on se dit, mais qu'est-ce que je fais là ? Pourquoi je ne vais pas dans la pièce à côté ? Et on va dans la pièce à côté.
Alors,
il
y a des réorientations. Ce n'est pas forcément
un échec.
Ce n'est pas juste d'appeler
ça échec.
Évidemment. Et d'ailleurs, on fait une réforme de la licence pour
justement que ces réorientations, elles
se fassent plus facilement.
Heureusement, à
18 ans, de toute
façon, on
est là comme on sait exactement ce qu
'on
veut faire.
À 18 ans, vous ne savez pas où vous voulez bosser, forcément, et donc vous vous cherchez, vous découvrez
des choses.
Mais chaque année, vous avez 20% des jeunes qui sortent de l'université sans diplôme ni qualification. 20%. Cela, ils ne se réorientent
pas.
Et cela ne se réorientent pas. Ils se retrouvent sans diplôme ni qualification. Et vous avez aujourd'hui 1,5
million
de jeunes qui ne sont ni à l'école, ni à l'université, ni en formation, ni en apprentissage.
Comment vous allez gérer l
'étude des CV ?
Je termine
sur le sujet de l'orientation, parce que c'est un sujet important. Il y a aujourd'hui une vraie inégalité en France, qui est sociale, parce que ceux qui viennent de familles aisées, qui ont des parents qui ont fait des études supérieures, ils savent parfaitement s'orienter. Parfois même, on leur paye des coachs pour les aider à s'orienter. Les autres, par contre, ils ont beaucoup de mal. Et ils se retrouvent dans des filières
dans
lesquelles ils se sont dit qu'ils iraient. Il y
a
une filière, par exemple, STAPS, le métier du sport. Il
y a
beaucoup de jeunes aujourd'hui qui vont en STAPS parce qu'ils aiment le sport. Et puis, ils se rendent compte en arrivant que le sport, c'est un tiers de la maquette pédagogique. Il faut faire de la bio, il faut faire de la techno. Tout ça, personne ne leur a jamais dit. Et ils se retrouvent à échouer, peut-être à se réorienter, peut-être à sortir de l'enseignement supérieur. Et toutes les mesures qu'on prend dans la loi, elles visent aussi à faire en sorte que les jeunes soient mieux informés et mieux orientés pour choisir la filière qui leur correspond. Sur la question des CV. Comment est-ce que,
techniquement,
vous allez pouvoir lire 7 millions de CV ?
Ce
que je veux vous dire d'abord, c'est que le CV, la lettre de motivation,
il
sert aussi à cet objectif d'information et d'orientation. Parce que, moi, je discute avec beaucoup de familles et notamment des familles de jeunes qui sont en terminale cette année. Qu
'est
-ce qu
'ils
me disent
? Ils
me disent qu'on avait la trouille quand on a vu qu'il fallait un CV. Forcément, à 18 ans, on n
'a
pas une expérience professionnelle très importante. On a eu la trouille quand on nous a demandé une lettre de motivation. Et finalement, on s'est rendu compte de quoi ? Que ça a poussé notre fils, notre fille, à réfléchir, à mûrir son projet et à se demander ce qu'il avait envie de faire puisqu'il devait l'écrire sur le papier. Et donc, ça a servi au moins à ça. Sur l'étude des dossiers, on a mis en place un module d'aide à la décision. C'est-à-dire que toutes les universités, toutes les personnes qui seront mobilisées sur la réforme, elles auront un logiciel qui va leur permettre de prendre en compte les notes qui ont été obtenues, les CV, les lettres de motivation et d'avoir un aperçu.
Un logiciel va détecter un CV.
Il
y
a
des logiciels qui s'applirent des CV.
Non,
ce
n
'est
pas ça. Je veux dire, c'est qu
'il y
a une simplification administrative qui permettra aux personnes qui examinent les dossiers, il
n
'y
aura
pas des piles de dossiers qu'on va ouvrir, sortir la lettre de motivation. Tout ça est informatisé pour les aider. On a augmenté les budgets pour subventionner.
Je suis désolé, je ne comprends pas.
Comment est-ce qu'un logiciel peut faire une présélection à partir d'une lettre de motivation à un CV ? Le logiciel, il vous permet de
paramétrer des critères. D'accord. C
'est-à
-dire de voir le parcours qu'a eu le jeune, ses notes, mais pas seulement, les engagements extrascolaires qu'il aurait eu, culturels, sportifs, associatifs. Quand on veut faire STAPS, avoir eu un engagement sportif, ça peut compter. Et une fois que le jeune a rempli ça sur Parcoursup, il y a une bonification qui est apportée automatiquement parce qu'il a rempli ça. Et ensuite, tout ça va être classé, ordonné. Et évidemment, il y en a pour qui la lettre de motivation ou le CV, il ne sera pas forcément nécessaire d'aller la regarder parce qu'a priori, parce qu'ils ont
eu plein d'engagement.
Mais ça, je veux rappeler que ce système-là, il ne concerne que les filières en tension.
C'est pour les filières en tension. C'est là où il n'y a
pas assez de place. Il
n
'y
a
pas assez de place. Pour toutes les autres filières où il y a de la place suffisante, il y a un ordonnement qui est fait pour un objectif, c'est donner aux jeunes, qui ont moins de capacités que les autres pour réussir, un accompagnement personnalisé. Et ça, c'est hyper important. Quand on vous écoute, on se demande pourquoi il
y
a des étudiants qui manifestent dans les universités en ce moment. Oui, il faut faire de la pédagogie. Moi, c'est ce que je fais. Je tourne beaucoup en France en ce moment. Je vais dans les universités. Je suis invité. Il y a 73 universités en France. Il y
en
a 4 qui sont bloquées.
Il
faut quand même le rappeler. Et elles sont bloquées par qui
?
Je dirais qu'il y
a
3 types de mobilisation.
Par des bobos, vous avez dit. Elles sont bloquées par des bobos
gâtés.
Ce que j'ai dit, c'est que quand des jeunes
assumaient
de bloquer des universités pour empêcher les autres étudiants de passer leur partiel, je trouvais que c'était une attitude égoïste et bobo. Parce qu'il
y a
des centaines de milliers de jeunes qui travaillent pour payer leurs études et qui ne peuvent pas se payer une année d'études supplémentaires. Et que quand on ne
peut
pas passer ses partiels et qu'on est obligé de refaire une année et qu'on est obligé de bosser pour payer ses études, ce n
'est
pas acceptable. Il y a des jeunes qui ont envie de finir leurs études,
de rentrer dans la vie active parce qu'ils n'ont pas les moyens.
Quelqu'un qui, comme en mai 68, considère qu'il
y a
des dysfonctionnements et qui prend sur sa scolarité pour montrer ses dysfonctionnements, pour exprimer sa colère, c'est un bobo égoïste. Non, ce n
'est
pas ce que j'ai dit. Non, mais si, d'une certaine manière, vous êtes en train de dire qu'il
y
a une partie des individus qui empêchent les autres de faire leur travail. C
'est
parfois le cas, évidemment.
Oui, mais il y a peut-être une colère
sous-jacente. Mais quand vous avez à Toulouse, moi, je veux bien qu
'on
se mobilise et c'est normal. Il faut qu
'il y ait
des assemblées générales dans les universités, qu
'il
y
ait
du débat à
l
'université. C'est le rôle de l'université. Mais quand vous avez des jeunes qui vont saccager une salle où il
y
a des serveurs informatiques dans une université parce que c'est les serveurs qui servent à faire les convocations et à faire passer les examens en ligne. On n'est pas dans de la mobilisation politique contre une réforme. On n'est pas dans du débat. On est juste dans le fait d'empêcher des jeunes qui ont envie de passer leur partiel parce qu'ils ont besoin de finir leurs études pour rentrer dans la vie active parce qu'ils ne
peuvent
pas se payer une année d'études supplémentaires. Ça, je trouve que c'est une attitude égoïste et je le maintiens. Christine Angot. Alors, peut-être qu
'on
peut...
Oui,
c'est vrai. Peut-être que
c
'est une attitude égoïste. Mais peut-être pas. Donc, voilà. Donc,
on
crée par exemple une université Paul-Valéry à Montpellier
au
département d'Anglais.
L
'année dernière, il y avait 1500 dossiers
d
'inscription
en
première année de licence. D'accord.
Donc,
avec la nouvelle loi, celle que vous avez mise en œuvre, les futurs étudiants, vous l'avez dit, écrivent une lettre
de
motivation pour expliquer leur choix, leur cas. Comme ça, il y a un côté un peu plus
personnel. Bon,
dans le département d'Anglais, il y a 50 profs.
Pour
avoir une vision d'ensemble des lettres, si on va avoir une vision d'ensemble de ce que racontent tous ces étudiants et pour pouvoir dire, ah ben lui, on va le prendre, lui, on va pas le prendre,
il
faut qu'il y ait une, deux, trois personnes maximum qui regardent un peu l'ensemble des lettres.
S
'il y en a dix qui en regardent un certain nombre, etc., il n
'y
aura pas de... Bon, donc il faut quand même qu
'il
y
ait
assez peu de gens qui regardent ces lettres.
D
'ailleurs, la plupart des professeurs de ce département a déjà indiqué que c'est très simple et ne liraient pas ces lettres de motivation.
Ça
commence comme ça. Bon. Alors, parce qu'ils estiment qu'ils ont un travail à faire assez lourd administrativement, ils ont leur travail de recherche, ils ont beaucoup de choses à faire déjà, c'est très lourd,
et
qu'ils ne peuvent pas faire ça, comme ça en plus, en fait, ils
n
'ont pas du tout confiance dans cette histoire de lettres qui, de toute façon, réintroduisent déjà les inégalités sociales parce que la lettre de motivation par essence,
c
'est, ah ben oui, je prends ma plus belle plume, il y en a qui ont des plumes plus belles que d'autres, déjà. Donc, ma question, elle est la suivante. Est-ce que, tout simplement, ce n'est pas le logiciel paramétré, tout seul,
qui
va, finalement, trier les profils,
ne
faites pas non, selon les critères fixés, lycée d'origine, bac S, L, pro, moi aussi, j'ai parlé avec des gens qui sont très proches de cette université et ils savent exactement de quoi ils parlent, il y a, vous, vous savez, mais eux aussi, ils savent, ils pratiquent tous les jours, c'est leur métier. Donc, lettre de motivation ou pas légale ou pas, donc, ce n
'est
pas le logiciel qui va faire tout le travail, alors, puisque les profs, de toute façon, ils ont déjà dit, nous, on ne fait pas ça.
C
'est bon ? Oui. Non, non, mais, je tourne beaucoup en France, je vais dans beaucoup d'universités, je les rencontre, les profs. Qu
'est
-ce qu
'ils
me disent ? Ils me disent, c'est vrai que c'est dur,
c
'est vrai qu
'on
nous demande de nous mobiliser dans l'urgence, parce que c'est vrai qu'on a pris une réforme dans l'urgence et en même temps, on l'a fait et on l'a assumé parce qu
'on
ne voulait pas qu
'il
y
ait
de tirage de sort à
l
'été prochain. Ils nous disent, on a des moyens supplémentaires pour le faire, c'est vrai, on leur donne des indemnités supplémentaires parce que c'est des heures en plus. Oui, mais en termes de temps, en
termes
de temps, ils ont des choses à faire, notamment, c'est des enseignants-chercheurs en université.
Les
enseignants-chercheurs et c'est pour ça qu'il y a un module d'aide à la décision qui est là pour les aider. Et ce que je disais tout à l'heure à Yann Moix sur le fait que les lettres de motivation, elles n'allaient pas arriver en version papier et être lues les unes après les autres pour tous les candidats, évidemment. Il y
a
une partie qui a été informatisée.
Frédéric Becmedet Je pense qu'il faut arrêter de critiquer les logiciels devant ce monsieur qui est visiblement un robot. Je me ferais poser juste une question. Vous avez parlé souvent d'égalité des chances et je crois qu'ici, on partage tout ça et je pense que mais mon ancienne génération, quand on venait d'un milieu modeste,
il
était quand même beaucoup plus facile aujourd'hui d'arriver à l'enseignement supérieur. Quand vous parlez de cette lettre de motivation, moi, c'est ça qui me fait peur. Quand vous êtes dans un milieu ouvrier et quand vous êtes dans un milieu de professeur d'université, d'intellectuel, etc., si cette lettre a une vraie importance, là, on va refaire une nouvelle inégalité. Parce que, excusez-moi, si c'est votre père qui est prof d'université qui écrit votre lettre ou si c'est votre père qui sort de l'usine Renault, Mais comme
personne ne lit la lettre d'après
ce qu'on vient de comprendre.
Non, a priori, c'est un critère. A priori, c'est un
critère. Non, mais c'est
ça.
Oui, c'est un critère et la lettre à lue pour la majorité des... Alors, comment cette inégalité, comment on
la... Je vais vous répondre. Je
vais vous répondre.
Quand
il fait trop chaud, on ne casse pas le thermomètre
pour
qu
'il
fasse plus froid. On
préfère les exemples à castéric. On essaye de faire baisser la température. Ben oui ! Non, mais c'est important. Ben oui, non, mais c'est important. Est
-ce qu'il
y a
des inégalités face à l'écrit et à la rédaction et face à l'oral ? Évidemment, il y
a
des inégalités sociales. Est-ce qu'on considère qu'on devrait les passer sous le tapis et laisser des jeunes rentrer dans le supérieur en gardant ces inégalités parce que le fait de moins savoir rédiger que les autres, c'est une inégalité qui vous suit à l'université ? Ou est-ce qu'au contraire, on
fait le choix comme on l'a fait ? Ça veut
dire qu'à
ce moment-là, les 10 ouvriers ne peuvent pas aller à l'université ? Non, justement,
justement. On leur permet de progresser avant. Et on considère que c'est l'école qui doit les aider, si leurs parents ne peuvent pas le faire, à rédiger leur lettre de motivation. C'est pour ça qu'on a
demandé... Vous
savez, quand vous allez à l'université aujourd'hui, quand vous
avez des cours, j'en ai fait... Je termine juste, s'il vous plaît. Non, non, mais vous avez nombre
d'étudiants qui arrivent, notamment de certaines... Moi, je donnais des cours à Créteil qui venaient de Seine-Saint-Denis et qui avaient un problème notamment avec l'orthographe. Si on leur avait simplement demandé une lettre de motivation, ils ne seraient jamais entrés dans la faculté. Et au bout de deux ans, au bout de la licence, ces gens-là, on s'est rendu compte qu'en fait, c'était parmi les meilleurs étudiants et notamment les femmes. Les femmes dans ces banlieues qui se battaient.
Si on leur demande au départ de faire une lettre de motivation qui sera d'abord en plus bourrée de fautes d'orthographe, ils n'ont aucune chance d'aller là ou on pourra les aider après parce que là, on leur ferme les portes de l'université et on peut avoir des gens qui vont réussir à acquérir des choses à l'université et améliorer évidemment ce problème d'orthographe qui est évidemment essentiel. Mais si on fait ça et si cette lettre a vraiment l
'importance
que vous dites, eh bien malheureusement, à la fin, vous n'aurez plus de fils d'ouvrier qui pourront aller à l'université.
Je vais répondre à votre question. Effectivement, il y
a
des gens qui se révèlent à l'université. Il y en a d'autres qui n'arrivent pas à se révéler à l'université et qui abandonnent avant. Et donc on anticipe. Et c'est pour ça qu'on a demandé je
termine juste s'il vous plaît parce que j'ai l'impression
de ne pas pouvoir finir mes phrases mais c'est pour ça qu'on a demandé qu'il y
ait
deux professeurs principaux en terminale maintenant pour mieux accompagner les bacheliers. Deux profs principaux au lieu d'un. Il y a deux profs principaux au lieu d'un maintenant en classe de terminale et qu'est-ce qu
'ils
font les profs principaux ? Ils leur donnent des conseils sur leur orientation. Ils les aident à rédiger leur lettre de motivation s'ils en ont besoin. Ils peuvent même corriger je pense leur faute s'il y en a, les aider. Ils sont là pour ça avec la réforme du bac
avec
la réforme du bac
ouais
c'est bien et d'ailleurs il faut saluer aussi le travail des professeurs principaux en terminale qui se mobilisent aussi dans l'urgence voilà et avec la réforme du baccalauréat on va faire en sorte que maintenant il y ait une heure et demie par semaine de cours d'orientation en première et en terminale ça veut dire que chaque semaine les jeunes qui sont en première et en terminale auront pendant une heure trente une aide à l'orientation une aide pour maîtriser la lettre de motivation le CV, l'oral voilà tout ça ça sera donné
il va
y avoir des enseignants il va y avoir les COPSY c'est à dire les PSYEL les psychologues de l'éducation nationale qui sont chargés de l'orientation au
lycée il
y aura des intervenants extérieurs puisque dans la loi qu'on a voté on a mis en place ce qu'on appelle les étudiants ambassadeurs c'est à dire que concrètement il y
a
des étudiants en droit des étudiants en médecine qui viendront dans les lycées pendant ces heures là qui viendront expliquer concrètement au terminal non ils seront défrayés qui viendront expliquer concrètement au terminal comment ça se passe ce que c'est ce qu'on fait dans leur filière etc vous aurez des profs d'université qui viendront dans les lycées expliquer aussi faire des cours blancs de droit de médecine pour que les jeunes puissent goûter un peu à l'université parce que l'enjeu c'est le bac moins 3 bac plus 3 comment on fait pour que le baccalauréat ce soit pas une coupure mais qu
'il
y
ait
un continuum entre 3 ans avant le bac 3 ans après le bac que tout ça soit plus fluide et qu'il y
ait
plus de gens qui puissent aller à l'université parce qu'on manque d'étudiants en master on manque d'étudiants en doctorat dans ce pays parce qu'il y
a
des jeunes qui échouent beaucoup trop de jeunes qui échouent en licence et l'enjeu de cette université je le redis c'est vrai qu'il faut le dire il
faut
faire de la pédagogie c'est de permettre la réussite pour que ces jeunes là puissent poursuivre leurs études et augmenter les jeunes actifs qualifiés, diplômés en France pour faire réussir le pays
je
voudrais juste dire qu'en France parce que ça on le sait pas assez un universitaire c'est quelqu'un qui fait 10 ans d'études qui commence
quand
il commence à travailler il gagne moins de 1500 euros avant il fait des vacations qui lui sont payées 40 euros
de
l'heure
ce
ne sont pas des gens qui ont choisi l'argent
du
tout sinon ils font un autre métier ils terminent à 4000 euros en fin de carrière
ce
qui les intéresse c
'est
la transmission d'un savoir
c
'est l'éducation
c
'est la formation
c
'est vrai qu'aux Etats-Unis l'université est de bien meilleure qualité mais c'est vrai aussi que les frais d'inscription sont extrêmement élevés
donc le
jour où il y aurait éventuellement des frais d'inscription plus élevés et une sélection si elle devait être introduite un jour on ne sait pas même si ce n
'est
pas pour l'année prochaine peut-être que les profs seraient payés double ou triple et ça certainement ça n'aura jamais lieu
donc
vous vous parlez de ce
taux
d'échec vous faites un constat comme ça
très
dur de ce qui se passe actuellement en disant qu'on va s'en sortir avec un nouveau logiciel mais est-ce que la question ce n
'est
pas tout simplement
et
vous en disiez quelque chose tout à l'heure quand vous avez parlé des lettres de motivation est-ce que ce n
'est
pas tout simplement de dire ok écoutez on va oublier là on s'était dit pendant 30-40 ans que
tout
le monde pouvait faire des études supérieures et des études intellectuelles mais là au fond
on
entend quand même beaucoup partout
que
ce qui est vraiment bien c'est l'apprentissage
c
'est l'apprentissage
et
pourquoi est-ce que finalement on ne revient pas à ce bon vieux truc qui était tellement bien où quand on était fils de boucher
et
bien on pouvait devenir boulanger quand on était fille d'employé on pouvait devenir coiffeuse et puis quand on était fils d'avocat on pouvait devenir médecin c'était super ça marchait bien et on pourrait réintroduire cette sélection en tout cas tout ça est peut-être complètement idiot mais il persiste dans la société en ce moment vrai ou faux un sentiment d'inégalité vous ne trouvez pas ?
Il y a des inégalités en France et encore une fois moi je le dis cette réforme elle vise à les réduire et à permettre à des jeunes à un fils de boucher de réussir à l'université parce qu'aujourd'hui peut-être que le fils de boucher dont vous parlez en fonction de l'école où il a été de l'apport qu'il a pu avoir par sa famille peut-être qu'aujourd'hui quand il va à l'université il n
'a
pas les mêmes capacités que les autres pour réussir et ce que fait notre loi c'est pour ça qu'elle s'appelle réussite des étudiants c'est qu'on lui apporte plus s'il a eu moins à tous les jeunes sur la question de
l
'apprentissage moi je pense qu'il faut revaloriser l'apprentissage je pense que c'est une filière dont l'image a été dénaturée et c'est pas l'apprentissage c'est pas uniquement pour les fils de boucher ou les fils d'ouvriers moi je connais plusieurs en tout cas une fille de très bonne famille qui a eu envie d'être pâtissière et qui a fait un apprentissage et qui est aujourd'hui patricière et qui est merveilleusement merveilleusement heureuse ouais mais il
y a
d'autres exemples il y a des grands pâtissiers je pense comme celui-là il y
a
de très grands pâtissiers mais il
y a
de très grands chaudronniers il y
a
de très grands ferrailleurs enfin je veux dire il
y
a des parcours magnifiques d'excellence qui ont eu lieu dans l'apprentissage dans la voie professionnelle
parmi
vos collègues politiques il y
en
a beaucoup qui destinent leurs enfants à l'apprentissage
sans doute
sans
doute mais il y
en
a qui sont issus de l'apprentissage il y en a qui sont issus de l'apprentissage
j
'espère en tout cas j'ai des collègues qui sont issus de l'apprentissage j'ai un collègue député qui
a
mon âge qui était apprenti plombier voilà et qui ensuite pour le coup il a fait l'apprentissage je
parlais des
enfants et derrière il s'est dit oui mais je veux dire il n
'y a
pas de enfin je ne
suis
pas d'accord moi
avec cette vision il n'y a pas de son
métier qui considérait à dire que l'apprentissage c'est une voie de garage pour ceux qui ne réussissent pas ou qui n'ont pas les capacités à réussir ce n
'est
pas vrai il y
a
des histoires et des parcours magnifiques bien sûr
un mot sur le régime de sécurité sociale étudiante donc c'est vrai ça c'est dans la loi que les étudiants entrant les autres ce sera pour les années suivantes je crois n'auront plus à payer une cotisation
de sécurité sociale oui c'est vrai c'est pour le coup un des apports de cette réforme aussi qu'est
-ce
qui se passait jusqu'à maintenant les étudiants devaient payer souvent leur famille 217 euros par an pour avoir la sécurité sociale qui a été gérée par des mutuelles je ne
sais
pas s'il
y a
des étudiants ou d'anciens étudiants qui sont parmi nous ce soir ou qui nous écoutent à cette heure tardive ça ne fonctionnait pas très bien on peut dire la carte vitale qui arrive une fois qu
'on
n'est plus étudiant les remboursements on ne sait pas s'ils arrivent voilà ça fonctionnait mal et pourtant il fallait 217 euros payer 217 euros pour y avoir droit et nous on a supprimé cette cotisation c'est
-à
-dire que ces 217 euros qui sont rendus aux jeunes et à leur famille et on a dit maintenant les jeunes
ils
seront traités comme les autres comme les travailleurs salariés à l'assurance maladie universelle sans avoir à cotiser sans avoir à cotiser précédemment une dernière question
alors
je ne
vais
pas filer la métaphore des gaulois contre les armées romaines mais à Notre-Dame-des-Landes il y
a
quand même eu en 8 jours une utilisation par les forces de police contre les zadistes
de
11 000 grenades 8 000 lacrymogènes et 3 000 explosives ce qui fait 1 400 grenades par jour coût
3
,2 millions d'euros 200 blessés je ne dirais pas qu'il
y ait
une petite disproportion entre le danger réel et les moyens utilisés
et
je vous fais l'amitié de ne pas vous montrer les photos des blessés parce que ce n
'est
pas beau à voir
et il y
a
eu 50 policiers blessés 50
et
je vais vous dire et en face ils ont quoi
comme armes ? attendez
quelles sont les armes ? parce que ça ce sont des armes de défense ils
ont quoi
? quelles sont les armes d'attaque qu'il y a en face ?
ils
ont des cocktails Molotov non quelles sont les armes d'attaque ? ils ont des cocktails Molotov qu'ils lancent sur la police un cocktail
Molotov ? ils ont
des catapes
ça se compose de
quoi un cocktail Molotov ? vous
avez déjà
vu ça de près ? ils
ont
dites moi la différence entre un cocktail Molotov et une grenade lacrymogène
en puissance de feu il
y
a
de moi que ces derniers jours ceux qui sont aujourd'hui opposés aux policiers à Notre-Dame-des-Landes et qui sont les plus violents et qui sont dans le combat le plus dur les
irréductibles en
fait mais ce n
'est
pas les irréductibles ce n
'est
pas ceux qui étaient là avant c
'est les gens qui viennent
d'arriver et qui sont là pour casser du flic il faut le dire c'est
la réalité c
'est 1400 grenades par jour vous n'avez pas eu la chance de faire votre service militaire moi j'ai eu la malchance de le faire 1400 grenades vous savez une seule grenade
c
'est déjà très impressionnant 1400 grenades par jour
dont
3000 explosives une
grenade
explosive ça tue un homme vous êtes d'accord ?
je
ne sais pas si c'est les 200
blessés on peut faire l'avocat du diable il y a
aussi quelque chose pardon je vais me mettre du côté de la majorité présidentielle mais il
y a
quand même quelque chose qu'on ne comprend pas puisque ces gens manifestaient contre l'aéroport
et que l'aéroport ne se fait pas je ne
comprends pas pourquoi ils sont toujours
là à
manifester avec leur
coquette on est d'accord à 100% non
mais Laurent excusez moi ah oui mais ça c'est pas ma question c'est pas la question mais c'est quand même ça le point de départ moi
je
suis d'accord à 100% qu'une fois que le débat est clos ils n'ont pas à rester ben alors je parle de l'utilisation des forces des moyens déployés
pour les faire partir mais
c'est un signe d'impuissance totale
que d'avoir à
utiliser 1400 grenades par jour pour faire fuir 3 types
qui
fument des joints non c'est pas 3 types qui fument des joints moi je parle avec des gens y compris des militants écologistes que je connais qui connaissent la zone certains qui sont même passés par Notre-Dame-des-Landes et par la ZAD qui me disent que ceux qui aujourd'hui se battent contre les flics la police excusez moi ils sont pas là pour fumer des joints ou pour faire une installation agricole ils sont arrivés récemment pour casser de la police pour casser du flic comme ils disent et ça c'est juste inacceptable après que la préfecture prenne les moyens qui sont nécessaires pour rétablir l'ordre et l'état de droit sur cette zone je trouve ça normal je sais pas si le bon nombre de grenades a été utilisée en tout cas ce que je sais c
'est
qu'il
y a
50 policiers qui ont été blessés qu'il y
a
des actions qui sont extrêmement violentes extrêmement violentes c
'est
peut-être pas des grenades enfin quand vous
prenez j'appelle ça une orgie réplique quand vous prenez
un cocktail Molotov dans la figure ou que vous vous prometz des feux d'artifice lancés avec une catapulte dans la figure il y a 50 blessés ils se sont pas jetés sous des armes ils ont été blessés
parce qu'on les
a attaqués
il y a une
disproportion qui est eue vous vous rendez même pas compte
non mais je veux juste
vous dire un truc c'est que moi je trouve ça assez incroyable ça va là derrière je parle pas de vous non mais je trouve ça assez je trouve ça assez incroyable je parle pas de vous mais je parle
je
parle du débat médiatique
si
vous saviez à quel point ça me fait plaisir
vous arrêteriez immédiatement
moi je vais vous dire un truc qui me dérange dans le débat médiatique aujourd'hui et parfois politique
c
'est qu'on peut une semaine saluer la mémoire d'Arnaud Beltrame saluer le travail de la police et la semaine suivante expliquer que les policiers sont d'affreux dangereux terroristes si ça a à voir
il
y
a
un moment moi je respecte
ça c'est démagogique ce que vous êtes en train de faire c'est de la démagogie ceux qui sont
envoyés à Notre-Dame-des-Landes et qui aujourd'hui sont là pour déloger des personnes qui ne respectent pas l'état de droit ils le font pas par gaieté de coeur ils le font pas parce que c'est leur
devoir je suis d'accord avec vous sur le fond
c'est sur la mise en oeuvre des moyens ça
paraît démentiel j'imagine que la
mise en oeuvre est proportionnelle à ce qu'il faut faire non justement
elle est pas
si mal son oral quand même ah oui
et
puisqu'on en parle
puisqu
'on en parle la plus grande preuve de respect qu'on puisse vous manifester c'est de vous traiter exactement comme les vieux briscards et les nombreux mails que j'ai reçus pour être sympa avec vous j'en tiens compte à présent en étant avec vous aussi dur que je l'aurais été avec quelqu'un qui a 30 ans de Paco
ouais
c'est pas mal c'est pas mal un commentaire Frédéric Begbedé François Zardy Jean Ducremeroux pour terminer avec notre jeune député parce qu'il va falloir éteindre le robot là
la jeunesse n'est pas un critère de qualité non parce que vous avez commencé en disant votre âge et tout ça non c'est moi qui l
'ai
fait en fait évidemment en tant que vieux je me sens touché par cette éloge du jeunisme actuel je n'aime pas le mot dégagisme l'idée qu'on vire les vieux évidemment ça me touche de près et par ailleurs à votre âge je crois que j'étais nettement plus con que vous ça c'est vrai François j
'écris
des textes de chansons dans mon coin et je me sentirais tout à fait déplacée de porter une fois de plus
un jugement si je peux me permettre
je
vous adore non
mais je
le fais parce que voilà je
ne sais pas si je voudrais le faire j
'ai été élevé j'ai passé de longs moments dans la voiture avec ma mère quand j'étais petit première faute de goût de l'intervention elle
écoutait elle écoutait
en boucle message personnel et je crois que c'est une des seules chansons que je connais par coeur parce que c
'est
ce que j'ai vécu dans mon enfance et voilà j'avais envie de vous le dire et
tous les garçons
et filles de
mon âge dans
ça
moi j
'ai envie de vous dire bonne route lui il s'est parlé à François Vardy
message personnel ça lui plaît Jean-Duc Romero deux petites questions l'une sur le sujet qui me concerne mais d'abord puisqu'en ce moment vous êtes en train de voter la loi asile à l'Assemblée nationale alors à moins qu'il soit passé des choses depuis je ne suis pas à l'Assemblée vous me le direz
moi
je suis très inquiet notamment d'une des dispositions vous savez la France elle s'honore depuis 20 ans de ne jamais expulser des malades étrangers que si on les expulsait dans leur pays partirait serait mort dans le nouveau texte celui que vous êtes en train de voter je le dis à moins qu'il y
ait
eu des amendements aujourd'hui je n
'ai
pas suivi si un demandeur d'asile est débouté du droit d'asile il ne peut pas demander ensuite de bénéficier de papiers en raison de son état de santé c'est bien ce qu'il y
a
dans le texte c'est dans le texte
initial
c'est dans le texte voilà donc j'espère alors imaginez si ce texte est voté ça veut dire que dans notre pays nous allons avoir des centaines de personnes qui sont ici qui sont par exemple atteintes du VIH c'est arrivé d'ailleurs il y
a
un mois quelqu'un a été renvoyé dans son pays alors qu'il était ou de l'hépatite C on va les renvoyer dans leur pays et vous savez il
y
a un certain nombre de pays où on n'accède pas au traitement et ces gens là vont mourir
vont
mourir je sais que vous avez des valeurs humanistes je n'en doute pas une seule seconde est-ce que ce texte va être voté en l'état ou est-ce que vous allez faire des amendements
on
a fait des amendements moi je suis totalement d'accord avec vous la procédure étrangers malades c'est l'honneur de la France voilà il n
'y a
pas beaucoup de pays dans le monde qui disent que quand quelqu'un est gravement malade sur le territoire quelle que soit son origine quelle que soit sa nationalité et qu
'il
n
'a
pas accès au traitement dans son pays d'origine c'est le devoir de la France de le soigner il y a cet article qui a été porté dans le texte initial on a déposé des amendements je pense qu
'ils
seront adoptés pour dire notamment qu'il peut y avoir des circonstances nouvelles qui font que vous pouvez déclarer votre maladie après une fois que vous êtes sur le territoire il faut savoir aujourd'hui que 50% des personnes étrangères qui ont le sida en France l'attrapent en France elles tombent malades en France elles n'arrivent pas déjà malades parce qu'il y a des situations de traite il
y a
des situations de prostitution voilà et du coup il aurait été totalement injuste et vous avez totalement raison de le dire que ces personnes là une fois qu'elles tombent malades sur le territoire soient expulsées dans un pays où elles n
'ont
pas accès au traitement et donc on va corriger ça dans l'examen la deuxième question
j'ai bien compris juste une deuxième question puisque
vous savez qu'aujourd'hui sur les bancs de l'Assemblée il y a surtout dans tous les groupes des parlementaires qui aujourd'hui se battent pour une nouvelle loi sur la fin de vie dans votre propre groupe à l'initiative de Jean-Louis Touraine que je salue plus de 150 parlementaires de votre groupe ont signé un texte pour légaliser l'euthanasie et certains n
'ont
pas signé je pense par exemple à notre ami Hugues Rançon plein d'autres donc je pense qu'il
y
a une majorité dans votre groupe qui est favorable quelle est justement votre position puisque vous n'avez pas encore signé ce texte
c
'est un sujet difficile et vous en avez débattu alors que j'attendais pour entrer sur le plateau qui est difficile parce qu'il nous renvoie à notre propre mort qui fait appel à des choses qu'on a vécues des expériences personnelles je pense qu'on en a tous vécu moi je n
'ai
pas signé la tribune pourquoi
?
parce que la tribune elle dit il faut avancer
pour
donner un nouveau droit en matière de fin de vie
et
moi je trouve qu'une fois qu'on a dit ça on n
'a
rien dit est-ce qu
'il
faut faire le suicide assisté est-ce qu'il faut faire l'euthanasie
non mais je pense la proposition de loi la tribune c'est bien la proposition de loi sur l'adaptive à mourir je ne l'ai pas
signé non plus oui on est d'accord il y
a
un débat sur la bioéthique aujourd'hui en France moi je vais y participer et je vais écouter ce qui se dit parce que moi-même je suis encore partagé d
'un
côté
je suis favorable à ce qu'il y
ait
plus d'autonomie qui soit donnée aux personnes et à ce que jusqu'au bout on soit en capacité de choisir son destin
et
en même temps je sais qu'on est en désaccord là-dessus je pense qu'on n
'a
pas mesuré encore l'apport de la loi de 2016 je rappelle que les derniers textes ont été pris il
y a
seulement un mois et contrairement à ce que vous
disiez tout à l'heure la loi de
2016 c'est la même chose que la loi de 2005
si vous voulez on n'en discutera là je ne suis pas d'accord on n'en discutera mais elle a
changé quelque chose d'historique c'est qu'elle a inversé le paradigme et que maintenant les directives anticipées dont on parlait et j'espère que cette émission aura moins permis à des gens de se dire que ça existe et qu'il faut les remplir elle s'impose aux médecins non c'est faux il y
a
deux
exceptions si le médecin estime qu'elles sont manifestement inappropriées vous qui connaissez le droit si vous savez ce que ça veut dire manifestement inappropriées moi pas et d'ailleurs les magistrats de la cour de cassation ont dit que dans les années qui viennent il y
aura
forcément des affaires puisqu'il
y a
des médecins qui pour des convictions personnelles diront moi je n'applique pas les directives anticipées parce qu'elles sont manifestement inappropriées
et à ce
moment là il peut y avoir un collège de médecins qui intervient non
non pas
du tout il n'y a
pas ça
du tout
la même loi
en tout cas je l'ai lu et je sais que ça existe
on
verra dans l'application mais ce que
je
veux dire c'est qu'aujourd'hui on n
'a
pas mesuré
c'est le médecin qui
est en charge qui décide on parle toujours de procédure collégiale mais c'est le seul médecin qui s'occupe de vous qui après avoir discuté avec les autres médecins décide c
'est un seul médecin
et il n
'y
a pas de procédure
collégiale je ne dis
pas qu'on a épuisé le sujet je dis qu'on a quand même inversé un paradigme
mais qu
'on a eu une avancée importante est
-ce qu'il
faudra avancer plus loin je pense que c
'est
le parlement qui s'emparera de cette question
vous
l'avez noté le président de la république n'a pas pris d'engagement sur ce sujet pendant la campagne il y
en
a d'autres qui l
'ont
proposé ils n
'ont
pas été élus donc il n
'y a
pas à attendre de lui qu'aujourd'hui il mette ça en oeuvre au moment où il tient ses engagements mais le parlement nous on peut porter ce relais on peut se mobiliser et je pense qu'il y aura quelque chose François Hollande lui avait dit qu'il le ferait et il ne l'a
pas fait donc
ça
veut dire que Macron va peut-être le faire
voilà
c'est pas parce qu'on n
'a
pas dit qu'on ne le ferait pas qu'on ne peut pas le faire puisque le faire c'est vrai vous avez raison je vous montre trois dessins avant que vous partiez puisqu'on a peu parlé de la grève SNCF et c'est vrai que cette phrase que vous avez eue contre la gréviculture des français quand même vous a fait connaître Sia parce que ce
n
'est
pas des
français mais
moi
j'assume toujours ce que je dis mais je veux toujours rappeler le contexte quand même allez-y on me posait une question pour me demander s'il fallait limiter le droit de grève
j
'ai répondu qu'il n'en était pas question parce que le droit de grève il est constitutionnel parce que ça a permis des conquêtes sociales parce que ça permet encore aujourd'hui à des salariés de se défendre on la voit chez Carrefour en ce moment et qu'en revanche ce que j'ai dit c'est qu'il
y a
un certain nombre de syndicats qui devraient sortir d'une culture de l'affrontement que j'ai appelé gréviculture mais qui consiste à dire qu'on se met en grève avant même qu'un projet soit présenté par le gouvernement comment on peut dialoguer comment on peut avancer dans le pays si on a des syndicats qui se comportent comme ça et ça j'assume d'avoir dit ça
Alors je vous montre ces quelques dessins blocages des universités je ne
vais
pas rater tous mes examens dit un étudiant l'autre ne
lui
répond pas grave tu feras cheminot ça s'est signé Google dans VSD le blocage des facultés ça vous intéresse on voit un flic, un CRS arriver dans une université et des étudiants lui disent t'as pas ton bac ? tu rentres pas voilà c'est une façon
et
puis celui de Kerlerou et ça c'est dans le Canard Enchaîné la convergence c'est encore loin on a vu des cheminots dans les facs et des étudiants dans les gares mais ça c'est moins étonnant merci d'avoir accepté notre invitation c'était votre première fois j'espère que ça n'aura pas été trop douloureux non et j'abrège maintenant vos souffrances en tout cas comme monsieur Romero nous le demande merci Gabriel Attal merci à vous
Gabriel Attal