Aller au contenu
Tous les transcripts
Podcast / conversationTocsin· 8 décembre 2025 9 minComplaisantActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalSolidarités & famille

Comment Mélenchon a retourné la stratégie de Laurent Wauquiez - François Cocq

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 80 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:00non_speechFait
    « Cette commission, elle a accouché dans la douleur parce qu'une telle commission, voyez bien, son objet est quand même un petit peu compliqué dès le départ. »
  • 6:18non_speechFait
    « Ce qui est le plus intéressant là-dedans, c'est que où on où monsieur Vauquier et les autres ont-ils porté le débat au sein de l'Assemblée nationale, au sein du parlement et finalement le parlement, l'Assemblée nationale est devenue le haut lieu de ce détournement de la politique pour aller exclusivement sur le spectacle. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 1,1 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:04
Locuteur

Le coup de toxin et juste avant le coup de toxin de François Coque, analyse politique, ancien secrétaire général du parti de gauche, enseignant aux zones d'éducation prioritaire, François Coque, auteur de l'Achimè de Macron, contre la souvent populaire aux éditions Jamet. Bonjour François Coqu. Bonjour Clémence. Bonjour à tous. Quel est votre sujet du jour ?

Bah écoutez, je voudrais revenir aujourd'hui sur l'audition qui a eu lieu ce weekend à l'Assemblée nationale de Jean-Luc Mélenchon par une commission euh d'enquête parlementaire qui était voulu par euh par par monsieur Voquier parce que bah finalement cette audition s'est transformée en l'événement politique du weekend offrant à monsieur Mélenchon une tribune au-delà même de toutes ses espérances. Mais c'est pas tant sur le contenu de l'audition que je voudrais revenir que sur le recours à l'audition elle-même par monsieur Vaquier finalement pour se rabattre sur de la politique spectacle plutôt que d'assumer la confrontation sur le terrain du du politique.

Voilà, monsieur Vaquier se réfugie comme tant d'autres aujourd'hui et comme tant d'autres au sein du Parlement et et et vous verrez, je terminerai là là-dessus sur cette tyrannie de la politique spectacle. Et là, l'objet de cette tyrannie euh du spectacle était cette commission de P Côtille. Alors pour vous expliciter tout ça, si vous voulez bien, je vais revenir peut-être à la jeunèse de cette commission. Si vous vous souvenez bien, au printemps dernier, il y avait on a oublié depuis mais il y avait un congrès du parti LR, les les Républicains qui voyaient l'affrontement entre d'un côté monsieur Retaillot et de l'autre monsieur Vaquier pour la présidence du parti.

Si vous souvenez bien, d'ailleurs, à l'époque, je vous avais dit que euh cette élection et l'élection de monsieur Rotaillot ne trancherait absolument rien. Elle n'avait pas tranché de ligne politique. Elle ne trancherait pas la candidature future à l'élection présidentielle parce que en la matière, on peut faire confiance à monsieur Voquier pour être le roi du croc en jambes et des couteaux plantés dans le dos. Donc on savait que il allait faire bouillir à petit feu monsieur Rotaillot dans les mois qui ont suivi ce qu'on a vu ces dernières ces dernières semaines.

Bref, toujours est-il que cette campagne au sein des LR n'avait pas d'objet politique de ligne politique à trancher et donc et ben elle se jouait sur de la communication et l'objet communicationnel de monsieur Vaquier c'était de proposer une commission d'enquête sur les liens entre Lfi et l'islamisme. C'est comme ça qu'il le qu'il le présentait. Alors cette commission, elle a accouché dans la douleur parce qu'une telle commission, voyez bien, son objet est quand même un petit peu compliqué dès le départ. Elle a d'abord été retoquée le 3 juin par le bureau de l'Assemblée nationale avant d'être validée le 18 juin.

Mais quand une présidente de cette commission, une députée socialiste a été installée, elle a aussitôt démissionné début juillet et on s'est retrouvé avec une commission qui a été mise en place avec une présidence LR et avec monsieur Xavier Breton et un rapporteur de l'UDR de monsieur Soti Mathieu Bloc.

Mais même au sein de cette commission, je vous fais remarquer que monsieur Vaquier ne siégeait pas quand je vous parlais de refus d'obstacle tout à l'heure et bien monsieur Vaquier a voulu cette commission pour une question politicienne interne au Congrès de LR mais il n'assume pas derrière le fait d'aller porter la confrontation au cette au sein de cette commission ce qui est un petit peu proatique. Alors voilà l'objet dans lequel on était. Sauf que cette commission à peine installée, bah elle s'est empressée de convoquer monsieur Mélenchon pour euh l'entendre.

Sauf que bah là, ça y est, le piège s'est refermé mais il s'est pas refermé sur monsieur Mélenchon, il s'est refermé sur monsieur Vaquier et la commission elle-même. Pourquoi ? Parce que Mélenchon en vieux Grigou a commencé par dire que l'audition à laquelle était il était convoqué mardi dernier ne lui convenait pas. Il a fait décaler son audition à samedi, sauf que samedi bien sûr ça a ouvert un espace médiatique et vous avez peut-être vu que toutes les chaînes d'information en en continu ont retransmis en direct l'intervention devant la commission de monsieur Mélenchon. ça lui a donné un espace de visibilité absolument énorme dans la dans dans la période.

La plupart des grands journaux, ce qu'on nous présente comme les grands journaux, faisaient des des directs live sur cette euh sur cette audition et cette commission d'enquête parlementaire et la presse du weekend a largement ensuite retranscrit tout ce qui s'y était passé.

J'ajoute que en décalant son audition, monsieur Mélenchon a eu l'intelligence de laisser passer les premiers témoignages et qui pour le coup exonérer les LFI d'un lien attention d'un lien direct et structurel avec l'islamisme un lien direct et et structurel et il est bien évident que ce lien ne pouvait pas être trouvé et donc Mélenchon a eu beau jeu derrière de faire du judo et de renvoyer le témoignage à la fois du rapporteur préalable de la de de la commission ou de personnages comme le directeur du renseignement de la préfecture de Paris. Bref, il a renvoyé la la commission dans ses penates en utilisant les arguments même de la la commission.

Et puis j'ajoute que bah laisser une telle tribune à monsieur Mélenchon, ça lui permet de se placer dans ce qu'il aime le plus hein dans ce dans ce cadre de de de sachant d'érudit face, il faut bien le dire à de faibles contradicteurs.

Et en faisant cela, vous nourrissez, y compris jusque à à la radicalité, à la ligne stratégique de LFI qui dit "On peut aller toujours plus loin dans le pôle de radicalité parce que vous voyez au dernier moment s'il y a un second tour, on pourra toujours compter sur Jean-Luc Mélenchon pour se placer dans une situation et dans un rôle qui lui permettra d'élargir son son assise et de récupérer au dernier moment un électorat." Bref, ce que je vous dis, c'est qu'il était absurde de prétendre démontrer un lien structurel et direct entre un mouvement contre LI et l'islamisme ou les frères musulmans.

Par contre, ce qu'aurait dû faire monsieur Voquier, mais les autres aussi, c'est faire de la politique. Eux, ils sont légitimes à interroger la stratégie électorale de la France insoumise. Ils sont légitimes à à décrypter le discours de la France insoumise qui a une mise en adéquation avec leur stratégie du socle et qui vise à nourrir de manière spécifique un certain un certain électorat. Monsieur Vauquier ou les autres seraient légitimes à démontrer et à demander des comptes sur l'évolution conceptuelle de la France insoumise sur le principe de laïcité, voire à les interpeller sur leur sur leur renoncement en la matière. Mais ce n'est pas ça qu'ils ont fait.

Ils se sont rabattus sur de la politique spectacle. Ils n'ont pas essayé d'éclairer le débat par la par la confrontation. Et je terminerai là-dessus. Ce qui est ce qui est le plus intéressant là-dedans, c'est que où on où monsieur Vauquier et les autres ont-ils porté le débat au sein de l'Assemblée nationale, au sein du parlement et finalement le parlement, l'Assemblée nationale est devenue le haut lieu de ce détournement de la politique pour aller exclusivement sur le spectacle. Ce que je vous décris avec cette commission d'enquête parlementaire, ce n'est jamais rien d'autre que ce qu'on voit chaque jour depuis des semaines et des semaines sur le budget.

Et vous aurez noté que j'ai pris soin de pas aborder encore cette semaine la question du budget parce qu'on commence à en avoir ralol de voir des trucs faits et défits de semaine en semaine et qui n'ont absolument euh aucun sens. Autrement dit, on est en train de passer d'une crise de la de la représentation qui était évidente, mais il y avait une crise de la démocratie représentative qui était, c'était mon diagnostic moi depuis depuis longtemps et ça s'est matérialisé au moment des gilets jaunes, une crise de la démocratie représentative qui était insuffisante à retranscrire l'ensemble des aspirations populaires.

Mais aujourd'hui, c'est la représentation elle-même qui nourrit cette défiance. Et donc on est passé d'une défiance exogène à la à la représentation à un discrédit de la représentation mais qui est endogène, qui est nourrie par la représentation elle-même, par l'Assemblée nationale elle-même. On est passé d'une insuffisance de la démocratie représentative au risque de main d'un antiparlementarisme. Et ce sont ceux qui prétendent défendre l'exercice démocratique, bah qui en sont en fait réellement les premiers fauxoyeurs.

Et pour terminer, moi je dirais que puisque tous s'entendent pour s'auto préserver jusque là, ben on voit bien que si on regarde un petit peu le paysage 2027 devra quand même être le moment d'un grand coup de balai. [rires] Merci beaucoup François Cok pour cette conclusion. Je rappelle que vous êtes analyste politique et ancien secrétaire général du parti de gauche enseignant en zone éducation prioritaire. Merci beaucoup François Cooque. Et tout de suite on entame n'oubliez pas qu'on a une chaîne avec une émission tous les jours. Tous les jours à 18h. C'est Toxin Plus. Toxin plus P L U [musique] S. Alors le lundi vous retrouvez les sketchs de Laurent Firod. Bonjour Laurent Firod.

Le mardi vous retrouvez l'émission historique d'Éric Branca avec ce qu'il appelle [musique] les parts sombres de l'histoire. On apprend des choses vraiment passionnantes. L'Europe Unie n'est dans l'esprit de monnaie qu'une étape vers ce fameux gouvernement mondial. Le mercredi, [musique] vous avez le rice. Allez voir les débats animés par Fabric Grimal. Il y a eu le service militaire, il y a eu les régions, [musique] l'audiovisuel public. C'est du débat et on vote sur Toxin. Là, au moins, on a le droit de voter. Je vous rappelle qu'avec [musique] le Ric Toxin, la France a rétabli la peine de mort, privatisé l'audiovisuel public et rétabli le service militaire.

8:49
Non speech

[musique]

8:49
Locuteur

Et puis le jeudi, vous avez l'émission scientifique tenue par Alexandre Cugnach et le vendredi, Renault Beauchard, tout le monde sait. [musique] Alors, Renault Bochard, c'est notre chroniqueur pour les États-Unis et là, il organise des interviews [musique] qu'on prend le temps en plus de traduire. Allez voir aussi ces émissions qui vous permettront vraiment d'avoir un coup d'avance sur ce qui [musique] se passe aux États-Unis par rapport aux autres médias. Et enfin la grande nouveauté, dimanche, vous retrouvez l'émission humoristique le jour [musique] de Guille est arrivé parce que là c'est no limit dans l'humour, vous allez voir, c'est du très très lourd.