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InterviewEurope 1 (sur YouTube)· 4 juillet 2022 24 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesÉducation & rechercheInstitutions & électionsSolidarités & famille

François-Xavier Bellamy dans le Grand Rendez-Vous Europe 1 CNEWS du 3 juillet 2022 (intégrale)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 35 %Attaque 50 %Défensif 15 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:39OuverteRéponse directe

    La dette publique menace-t-elle notre souveraineté ?

  • 1:55OuverteRéponse directe

    Le modèle social français est-il incompatible avec une dette soutenable ?

  • 4:19OuverteRéponse directe

    Comment relancer le pouvoir d'achat sans aggraver la dette ?

  • 7:29OuverteRéponse directe

    L'école française est-elle en crise ?

  • 11:46OuverteRéponse directe

    Quelles seraient vos priorités pour l'école ?

  • 12:56OuverteRéponse directe

    Faut-il inscrire l'IVG dans la Constitution ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 6:51François-Xavier BellamyFait
    « il faut arrêter de croire que la dette est un problème la dette soi-disant n'était plus un problème »
  • 9:20François-Xavier BellamyFait
    « le niveau de mathématiques de nos élèves c'est le dernier de toute l'Europe »
  • 10:30François-Xavier BellamyFait
    « la priorité de l'école c'est la bienveillance et verdir l'école »
  • 13:40François-Xavier BellamyFait
    « nous sommes les derniers de l'OCDE en mathématiques »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

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on vous remercie d'être avec nous en direct dimanche sur Europe 1 et cnews avec notre partenaire les échos dans un paysage politique extrêmement bouleversé en vous le disait en début d'émission et peut-être à la veille d'un remaniement en tous les cas ils s'annonce imminent deux invités politiques nous avons reçu Jordan Bardella président du Rassemblement national et on accueille à présent l'euro député à l'air François-Xavier Bel-Ami bonjour à vous bonjour et merci d'être avec nous on va démarrer si vous le voulez bien François-Xavier Belami cette émission avec un sujet de Fond vient de poser la question à Jordan Bardella un sujet qui n'est pas au centre véritablement du débat public le ministre de l'économie en a parlé il y a quelques jours c'est la dette publique est-ce que vous

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considérez qu'il en va de notre souveraineté et qu'on a atteint comme le dit Bruno Le Maire la côte d'alerte bien sûr il en va de notre souveraineté de l'avenir de notre pays et de la génération qui vient et c'est assez surprenant d'entendre Bruno Le Maire dire que la France a atteint la côte d'alerte en matière de dette on a un peu l'impression d'entendre Jérôme Kerviel qui s'inquiéterait de la bonne santé de la Société générale parce que la écoutez c'est que c'est ce gouvernement qui a endetté la France comme jamais auparavant avant même que les mesures covid n'arrivent c'est Emmanuel Macron qui dans son discours d'Aix-la-Chapelle avait dit il faut en finir avec le fétichisme de l'excédent budgétaire et de l'excédent commercial et donc en fait ce gouvernement ce président de la

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République nous ont expliqué que c'était parfaitement normal de vivre dans ce monde irréel ou la dette n'existe pas ne coûte rien et potentiellement infini et aujourd'hui on se réveille enfin pour notre participe très longtemps on a pas de cette question on a le sentiment que personne n'est audible en fait sur ce sujet parce que pendant la campagne présidentielle effectivement ce sujet a été mis un peu de côté et même votre candidate n'en a pas tellement parlé est-ce que vous ne craignez pas ce ce risque vraiment audible ce serait je pense ne pas être juste envers notre famille politique que de dire que nous n'en n'avons pas parlé mais la vérité c'est de quel sujet avons-nous vraiment parler pendant l'élection présidentielle collectivement quelles sont les grandes

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questions auxquelles nous nous sommes confrontés la vérité c'est qu'aujourd'hui moi je vous le dis en étant tous les jours au Parlement européen nos partenaires europ bien regarde la situation française avec inquiétude parce que nous sommes en plein délire sur le plan budgétaire bien sûr ça fait des mois maintenant y compris dans cette période électorale ce qui pose un problème démocratique à mon sens assez majeur y compris pendant les derniers mois on n'a pas arrêté de distribuer des chèques on les appelle comme ça chaque énergie le chèque inflation des chèques à tout point de vue et cette politique avait pour but évidemment de mettre la France sous anesthésie alors que la réalité de notre crise elle se fait de plus en plus sentir la réalité de notre dépendance

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commerciale notamment si nous payons beaucoup plus cher notre énergie c'est aussi parce que nous sommes massivement importateurs parce que nous avons cessé de produire parce que nous avons cessé d'investir dans notre parc nucléaire par exemple et donc en fait plutôt que de résoudre les problèmes à la base et bien on a distribué de l'argent public et distribuer de l'argent public ça veut dire en réalité entretenir les Français dans une fiction et cette politique oui je le redis c'est une folie c'est une folie est-ce qu'on peut poser la question de la dette s'imposant au même moment la question du modèle social français c'est à dire j'entends gaspillage j'entends je pense plus ciblées dépenses plus intelligentes mais en dernier instance est-ce que le modèle

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social français ne s'accompagne pas inévitablement d'une dette considérable colossale et peut-être inérable un jour vous avez tout à fait raison en tous les cas le sujet c'est celui de notre modèle économique de notre modèle social de notre modèle industriel je mettrai bien sûr mais aussi des défis qui sont devant nous et les débats qui vont arriver on parlait à l'instant sur votre plateau de la loi sur le pouvoir d'achat qui va venir dans quelques semaines à l'Assemblée nationale la question du pouvoir d'achat elle va évidemment se poser dans un contexte où l'inflation galope mais comment on répond à ce problème de pouvoir d'achat il y a deux options soit on continue de dépenser et de donner des chèques aux gens c'est-à-dire d'acheter le pouvoir d'achat d'aujourd'hui sur les

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générations qui viennent parce qu'encore une fois c'est de cela qu'il s'agit soit on poursuit dans cette fuite en avant soit au contraire ce qui est à mon avis le chemin que nous devons suivre on fait en sorte que si l'État a un effort à faire ce sont celui de baisser les charges qui pèse sur le travail il faut que le travail paye en France et vous avez raison de parler de modèle social aujourd'hui nous sommes dans cette situation terrible ou on gagne parfois à ne pas travailler plutôt qu'à plutôt qu'à travailler le temps que le travail paye et que ce que vous dites infuse nécessite quelques années alors que là tout de suite si on baisse les charges qui pèse sur le travail on augmente mécaniquement la rémunération des Français il faut évidemment des mesures

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ciblées envers les plus précaires envers les plus fragiles ou bien vers les personnes qui ne sont plus en situation de travailler évidemment même si vous la dénoncer cette compagnie pour les plus modestes entre nous quand elles se pose de manière cruciale la question des retraités des gens qui ont travaillé toute leur vie et qui aujourd'hui n'arrivent plus du tout à s'en sortir qui n'arrive plus à faire face à l'explosion des prix de l'énergie je pense qu'on a pas encore vu le plus dur malheureusement et donc il faut bien sûr accompagner ce qui ne sont pas en situation de travailler parce qu'ils ont déjà cotisé pendant toute leur vie mais pour les actifs et si je crois le sujet majeur il faut absolument que l'effort de l'État ne consiste pas à continuer de

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multiplier les allocations de toutes sortes mais au contraire à redonner du salaire à ceux qui travaillent ce sera d'ailleurs aussi une manière de sortir notre pays de la situation aberrante dans laquelle nous sommes ou alors que nous avons des millions de chômeurs en France quel que soit les modalités de calcul vous avez des milliers d'entreprises qui vous disent que leur plus gros problème c'est qu'elle n'arrive pas à recruter et pourquoi mais je parlais encore hier avec le le avec le directeur de cabinet une collectivité locale qui me disait des gens s'arrêtent de travailler parce que dans dans la zone rurale où il est bien il perdent de l'argent à aller travailler parce que le carburant coûte tellement cher que quand on a besoin de sa voiture pour aller

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bosser on ne s'en sort plus à cette réponse là encore une fois je crois que le sujet n'est pas de subventionner le pétrole le subventionner la consommation mais de rémunérer le travail c'est le sujet majeur pour nous la question c'est qui pour le faire parce que vous avez eu une comparaison pour le moins je cherche le mot je dirais osé entre Bruno Le Maire et Jérôme Cavelle chacun choisira son mot vous pensez que ce sont aujourd'hui des pompiers Pyroman Bruno Le Maire Tamise de l'économie plutôt reconnue qui vient aussi de vos rangs où il y avait quand même une certaine attachement une certaine rigueur budgétaire même une orthodoxie budgétaire vous pensez aujourd'hui qu'il est l'homme qui est en train de laisser filer les déficits c'est que c'est un fait encore une fois

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si vous regardez le bilan du dernier quinquennat et je fais évidemment attention de ne pas prendre en compte les mesures de relance face au covid parce que face au covid il était normal que l'État engage des fonds publics de manière massive pour pouvoir soutenir les entreprises en difficulté et les ménages fragilisés le quoi qu'il en coûte avait une signification dans cette explications massives du niveau de déficit aujourd'hui mais si vous regardez une collaborez vous le savez très bien si vous regardez le budget de la France avant que le covid n'apparaisse sur la surface de cette planète la France avait augmenté les dettes et les déficits publics plus que pendant le quinquennat de François Hollande donc je ne sais pas où est passé la tension peut l'orthodoxie

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budgétaire et d'une certaine manière je n'en veux pas à Bruno Le Maire puisque il travaillait pour un président qui expliquait que il fallait sortir je le répète du fétichisme de l'excédent budgétaire qu'est-ce que ça veut dire concrètement cette formule ça veut dire il faut arrêter de croire que la dette est un problème la dette soi-disant n'était plus un problème la vérité c'est que c'était une fiction évidemment dire aussi vous l'avez évoqué qu'il y a un certain nombre de défis qui vont coûter très cher l'hôpital notamment l'école donc ça c'est des sujets sur lesquels là aussi vous allez peut-être apporter des éléments différents par rapport à ce que propose le gouvernement mais dans tous les cas ça pas à côté de l'argent bien sûr mais il y a un immense problème

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d'allocations des moyens budgétaires aujourd'hui on voit bien que l'État est démuni dans toutes ces fonctions régaliennes la sécurité l'école vous l'avez dit l'hôpital sur ces sujets là il faut évidemment remettre de l'argent que vous ne le décrivez à l'instant parce que si l'école ne va pas l'hôpital ne va pas la dette étant est en folie que reste-t-il je crois qu'on doit la vérité aux Français et je crois d'ailleurs qu'on a même pas besoin de leur dire la vérité parce qu'il la connaissent quand vous avez la moitié des services d'urgence en France qui sont obligés à des fermetures totales ou partielles les Français savent très bien que nous traversons aujourd'hui une crise profonde la question n'est pas de faire l'inventaire de cette crise la question c'est comment

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on s'en serait je vous le redis pour moi le sujet majeur c'est d'abord le travail je crois qu'il y a en France d'ailleurs des réserves extraordinaires de générosité d'inventivité d'engagement il y a des gens qui bossent partout mais aujourd'hui les gens qui bossent portent sur leurs épaules avec le travail le plus chargé au monde avec avec les prélèvements obligatoires les plus lourds de tout le CDE ceux qui travaillent aujourd'hui portent sur leurs épaules le poids d'un État qui n'a pas su se réformer depuis trop longtemps et de ce point de vue là toutes les familles politiques qui ont exercé le pouvoir partagent une responsabilité c'est indéniable mais il est certain que le dernier quinquennat n'a pas permis de sortir de là c'est dans ce sens que je

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faisais cette comparaison je suis désolé mais le ministre de l'économie qui a le plus endetté la France et qui s'étonne aujourd'hui qu'on est atteint la côte d'alerte oui ça fait bizarre à entendre le travail question est essentiel l'école question essentielle pour vous aussi comment êtes-vous accueilli la nomination de popenzaï et comprenez-vous de la vision de l'école qu'il propose pour le quinquennat Julie accueilli comme une catastrophe je le dis comme je le pense parce que je crois d'abord que l'école c'est le sujet absolument majeur pour notre avenir il y a pas de sujet plus importants on parlait du travail se remettre au travail ça veut dire la quantité de travail qu'une société peut produire mais c'est aussi la qualité du travail si on veut que la France relève

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la tête demain si on veut qu'elle soit de nouveau capable de produire de rayonner d'exporter si on veut garder notre souveraineté notre capacité d'agir dans le monde et bien il faut que des générations bien formées arrivent aux responsabilités on l'a appris encore il y a quelques jours le niveau de mathématiques c'est une confirmation on le savait déjà le niveau de mathématiques de nos élèves c'est le dernier de toute l'Europe et voilà qu'on est en au ministère de l'Éducation nationale un ministre dont la priorité c'est d'expliquer que la France est coupable de racisme structurels un ministre qui vient avec une idéologie très claire je lui reconnais parfaitement le droit de la défendre mais qui me paraît absolument contraire à ce dont notre école a besoin je crois

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que si l'école aujourd'hui est si inégalitaire en France parce que nous avons l'école la plus inégalitaire de tout le CDE ça n'est pas parce que la culture française est structurellement raciste mais c'est parce que la culture française n'est plus transmise c'est pour cette raison là c'est parce qu'on apprend plus aux enfants quel que soit leur histoire à lire à écrire à compter correctement c'est parce qu'on ne leur transmet plus les fondamentaux et maintenant je vois le ministre qui écrit au professeur je suis un professeur moi-même j'ai lu sa lettre dans sa lettre il dit la priorité de l'école c'est la bienveillance et verdir l'école la bienveillance et la première des bienveillance c'est encore une fois d'offrir à tous les élèves le meilleur et l'excellence de la transmission de

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notre culture de leur offrir ce que nous avons alors donné à leur apprendre et puis verdir l'école mais pardon mais on est à l'ouest qu'est-ce que vous auriez mis alors comme priorité si c'était vous à la place de Monsieur Peppa Ndiaye et que vous aviez écrit cette lettre professeur qu'elles auraient été les priorités de François-Xavier Bel-Ami ministre de l'Éducation d'abord je leur ai dit à quel point leur travail est décisif pour notre avenir et leur travail c'est de transmettre des savoirs il y en a assez qu'on demande aux professeurs et qu'on demande à l'école de résoudre tous les problèmes de la société on demande à l'école justement de faire des bons citoyens et co-responsables on demande à l'école de résoudre les problèmes d'inclusion on demande à l'école de lutter contre le

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racisme le vrai travail de l'école c'est d'apprendre à lire à écrire à compter c'est de transmettre la connaissance de l'histoire de la géographie de la France c'est de transmettre les éléments fondamentaux de la culture et du savoir qui leur permettait ensuite mais le préciser de nouveau comme si on avait perdu ce que je veux dire une chose les professeurs aujourd'hui se sentent les enseignants de notre pays profondément déconsidérés ils sont des considérés d'ailleurs et un symptôme qui le montre c'est le niveau de leur rémunération qui s'est effondrée si on le compare à la à la à la moyenne de l'OCDE à l'évolution des salaires dans notre pays aujourd'hui ont commencé le métier d'enseignant avec 2,3 SMIC à 30 ans on le commence aujourd'hui avec 1,3 SMIC donc c'est

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c'est un signe aussi c'est un symbole de la place que nous donnons au professeur dans notre pays et surtout encore une fois je le redis moi j'ai été enseignant j'ai vécu de l'intérieur ce que veut dire cet état d'esprit qui consiste à expliquer qu'il ne faut pas transmettre des savoirs c'est le le premier engagement public que j'ai eu c'était d'écrire les déshérités pour dénoncer cette crise de la transmission on m'a expliqué comme professeur qu'il ne fallait pas transmettre des connaissances que les élèves devaient produire par eux-mêmes leurs propres savoir et que c'était ça la bienveillance dont parle le ministre de l'éducation nationale moi je crois que la bienveillance consiste au contraire à redonner au professeurs leur mission au service des élèves et leur mission c'est

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de transmettre le savoir un point c'est tout pas de faire de l'école l'otage d'une idéologie quelconque mais ce n'est pas votre rôle lucidité peut-être de votre part on verra en quoi vous ne serez pas aussi une opposition intellectuelle et la loyauté intellectuelle suppose de dire la vérité en politique aussi vous ne serez pas une opposition pavlovienne ou alors une opposition constructive c'est aussi le chemin aujourd'hui en tout cas les deux voies qui sont offertes au LR on marque une courte pause on va en parler avec vous votre invité le député européen les républicains avant d'en venir justement à la situation des républicains à l'Assemblée nationale nous avons évoqué depuis tout à l'heure François-Xavier Bel-Ami les déficits publics l'état de la France l'école autant de sujets très

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important il y a aussi un autre sujet tout aussi important en tous les cas majeurs pour notre notre société et un sujet qui a été importé en tous les cas à la polémique des États-Unis il s'agit de l'IVG alors est-il besoin en France aujourd'hui de sanctuariser la loi veille après le débat et la mise en cause aux États-Unis député à l'Assemblée son inscription dans la Constitution pardon mais tout ce débat est délirant et j'ai été sidéré de voir le groupe majoritaire à l'Assemblée nationale le groupe de la République en marche commençait son mandat avec cette proposition on vient d'évoquer la question du déficit budgétaire qui touche notre pays depuis longtemps et qui maintenant d'après le ministre de l'Économie lui-même nous pousse à atteindre la côte d'alerte on vient de

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parler du déficit commercial structurel qui fait qu'aujourd'hui notre pays devient un pays de consommateur qui perd sa souveraineté et sa capacité d'agir on a parlé de la crise sociale de l'inflation on a parlé de la crise de l'école nous sommes les derniers de l'OCDE en mathématiques et ça menace évidemment notre avenir on peut parler de la crise environnementale il y a tellement de sujets aujourd'hui à commencer par par la situation géopolitique à la à la frontière avec l'Ukraine j'étais pendant que ce débat a commencé il y a quelques jours j'étais en Roumanie à l'invitation de mes collègues roumains j'ai été rencontré les militaires français qui sont en train de déployer un camp en Roumanie pour pouvoir venir en concours des forces roumaines dans un moment

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géopolitique extrêmement tendu et j'entendais l'actualité française en me disant mais est-ce qu'on est devenu fou pourquoi c'est un sujet de diversaire je comprends pas quel est votre position vous dites qu'on a importé cela des des politiques n'a plus rien à voir avec la réalité mais plus rien personne dans ce pays aucune force politique ne remet en cause la loi veille la dernière loi sur cette question a consisté à étendre le délai d'avortement légal ou est-ce qu'on voit qu'il y a besoin de remettre sur la table cette question et je crois que pardon mais ceux qui portent ce débat aujourd'hui ce qui pousse ce débat en avant dans l'état du pays aujourd'hui signe leur irresponsabilité politique absolument je n'en peux plus de cette vie politique délirante où on parle de

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tout sauf des vrais sujets vous avez raison de le mettre sur la table bien sûr parce que c'est dans l'actualité mais le fait que ce soit dans l'actualité est un symptôme de notre nationalité collective est-ce que pour vous c'est une malheur politicienne ou est-ce que c'est un symptôme d'amerganisation culturelle mais il y a certainement le fait qu'on est aujourd'hui d'ailleurs quel incroyable légèreté que de considérer que la Constitution française doit être modifiée à cause d'un événement aux États-Unis on peut penser évidemment tout ce qu'on veut de cet événement mais ça se déroule sur le territoire américain dans la loi américaine ça n'a rien à voir avec les débats publics dans notre pays et vouloir toucher à la constitution qu'on ne devrait aborder

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que d'une main tremblante parce que une décision a été prise par des juges à la Cour suprême américaine dit quelque chose effectivement de la manière dont nous pouvons nous focaliser sur ce qui se passe outre-Atlantique et je crois que c'est un symptôme de plus parce qu'on en a déjà beaucoup trop mais mais fondamentalement je crois surtout que c'est le signe encore une fois de l'irresponsabilité totale de ces élus de ces responsables politiques supposément responsables mais qui en fait parle de tout sauf qu'on puisse toucher ou qui faille sanctuariser la loi va et vous pensez qu'il n'y a pas de danger en France c'est ça la question mais Sonia Mabrouk quel parti politique aujourd'hui le met en cause la loi veille alors vous parlez vous parliez de d'irresponsabilité sur un autre sujet

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juste avant vous le président du Rassemblement national accusait les députés LR d'avoir préféré qu'un insoumis soit élu à la tête de la commission des finances de l'Assemblée nationale plutôt qu'un dès lors plutôt que le candidat du Rassemblement national qu'est-ce que vous lui répondez et j'ai entendu ce que dit j'ai ce que disait Jordan Bardella je voudrais simplement rectifier l'impression qu'il a peut-être laissé dans l'esprit des auditeurs à aucun moment évidemment les députés LR n'ont voté pour le candidat insoumis parce qu'il en était quasiment à expliquer que entre les deux candidats LR avait préféré Éric Coquerel ça n'a aucun sens les élus de droite ont défendu leur candidats et et pour le reste aucune arithmétique ne permettait

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avec les voix de LR de faire élire le candidat du Rassemblement national de l'arithmétique est-ce qu'un laisser faire politique a fait que et bien comprendre une autre décision que de soutenir ses propres candidats et encore une fois elle est n'a pas soutenu le candidat de la nupes la situation n'aurait pas été différente la vraie responsabilité de cette affaire on en a beaucoup parlé je pense que les les rouages de l'Assemblée nationale n'ont pas forcément beaucoup de pertinence pour aborder les questions de fonds qui sont devant nous mais la vraie responsabilité de cette situation qui est quand même révélatrice elle appartient à la nups qui est en réalité une espèce d'alliance baroque qui n'est pas un groupe politique mais qui sait se

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coaliser quand il le faut la vérité je comprends très bien ce que dit Jordan par des là c'est que le poste de président de la commission des finances devrait revenir au plus important au groupe d'opposition de l'Assemblée nationale et ce groupe d'opposition c'est le rassemblement national ce qui a empêché que ce soit le cas c'est que la nupes qui n'est pas un groupe a décidé quand ça la rangée de se comporter comme un groupe et j'observe d'ailleurs qu'on voit par là le républicanisme a géométrie variable des forces de gauche et d'extrême gauche qui savent donner des leçons de démocratie quand elles veulent mais qui sont tout à fait capables de s'arranger quand elles y trouvent leur intérêt pour jouer avec les règles notamment les règles du Parlement mais inversons le regard

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est-ce que de votre parent de la présidentielle on parlait des républicains et des extrêmes vous connaissez la rhétorique est-ce que pour vous aujourd'hui la nuit pèse représente et plus particulièrement la France est soumise représente un plus grand péril que le rassemblement national ou pour vous est-ce que vous les ramener dos à dos saison 2 extrême non je ne les ramène pas de Hado je crois que la la réalité c'est que bon d'abord on va pas rejouer le jeu du deuxième tour de la présidentielle alors qu'on est maintenant à la fin de cette séquence électorale dans le cadre de l'assemblée est-ce que rassemblement national et

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évidemment sur sur certains sujets nous avons des désaccords avec le renne j'entends des Jordan Bardella parler de la question du pouvoir d'achat et il en parle bien souvent comme le font les députés de gauche ou les députés d'extrême gauche avec l'idée que ce qui compte c'est d'abord d'augmenter encore les prestations sociales qu'on évoquait à l'instant cela étant dit ma position est très clair je vous ai répondu sur ce point dans ce cas précis il me semble que aussi bien l'arithmétique de l'Assemblée nationale les règles parlementaires qui s'appliquent auraient dû conduire à confier la présidence de la commission des finances au plus grand groupe d'oppositions qui se trouve à celui du rassemblement national pour le reste la preuve que la républicains n'ont pas pratiqué de d'obstruction à

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l'égard du rassemblement national c'est que deux vices présidents du rassemblement national comme vous le savez ont été élus au bureau de de l'assemblée et je pense que c'était d'une certaine façon légitime que le rassemblement national soit représenté il y a pas de y a pas d'ambiguïté sur ce point mais il y a le domaine politique et les attaques politiques à l'encontre des ricoquerel nouveau président de la commission des finances et puis il y a aussi le domaine des violences sexuelles avec des accusations pas encore de plantes il faut le préciser et cela a conduit ricoquerel ce matin dans le Journal de dimanche à se défendre à dénoncer le poison lent de la de la rumeur comment vous réagissez à cela aujourd'hui bon d'abord écoutez c'est pour commencer c'est c'est terrible qu'on soit en

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permanence ramené à ces sujets dramatiques la première chose qu'il faut dire c'est évidemment que dans une société vraiment humaine et dans une démocratie vraiment mature on devrait être capable de laisser tout cela derrière nous et le comportement des hommes à les garder femme devrait être irréprochable on doit avoir aucune espèce de tolérance avec toute espèce d'atteinte à ce principe maintenant ce qui m'étonne si vous voulez c'est quand même de voir à quel point on voit reculer peu à peu l'importance dans un là encore dans une démocratie mature de cette institution essentielle qu'elle a justice quand il y a un litige quand il y a un conflit entre des citoyens c'est la justice qui doit les tranchée pendant un certain temps on a

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dit que si quelqu'un était condamné il ne pouvait pas prétendre à une fonction politique ensuite on a dit que quand quelqu'un était mise en examen il ne pouvait pas prétendre à tel ou tel fonction politique et maintenant c'est quand une plainte est déposée que le sujet commence à exister et on va encore plus loin avec l'idée que même sans aucune plainte la simple rumeur devrait suffire c'est ce que dire aux cahier de Diallo récemment à disqualifier quelqu'un alors moi ce qui m'étonne et j'allais dire avec un peu de tristesse ce qui m'amuse c'est de voir là encore là encore les raisonnements à géométrie variable des des forces politiques de gauche ou d'extrême gauche quand j'entends madame Rousseau dire ah non mais avec madame monsieur Coquerel il y a aucun problème monsieur Abad il y

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avait un problème on se dit que évidemment que cette jurisprudence c'est intenable évidemment que ce qui compte c'est que la justice fasse son travail et quand la justice est médiatique phagocyte et va tellement plus vite que le temps de la justice que fait-on est-ce que c'est extrêmement ça alors d'abord ça suppose de réformer la justice pour qu'elle puisse aller plus vite en effet mais c'est extrêmement grave quand on prétend pouvoir court-circuter la justice on en revient à cette forme primaire d'interaction humaine qui est la condamnation par la rumeur la condamnation par la foule qui n'est rien d'autre qu'une espèce de pratique du lynchage alors même si ce lynchage a l'air plus civilisé quand il est pratiqué dans les colonnes des journaux ça reste la même chose et quand

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j'entends dire qu'il faudrait condamner telle ou telle personne sur la base d'une rumeur telle ou telle personne sans qu'aucune plainte ne soit déposée je me dis que nous avons beaucoup reculé dans encore une fois notre notre maturité démocratique c'est un sujet majeur parce que demain on pourra empêcher qui que ce soit d'accéder à tel ou telle fonction en faisant circuler une rumeur et comme vous le savez très bien le mécanisme de la rumeur est un poison extrêmement dangereux pour conclure peut-être sur l'avenir DLR le vôtre est-il lié quelle personnalité François-Xavier il a mieux même à même d'incarner la droite aujourd'hui si on choisissez trois personnalités au hasard Laurent Wauquiez Édouard Philippe et tiens vous-même que répondre à mon avis ça ne peut pas être Édouard

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Philippe parce que là encore si on regarde le bilan de ce quinquennat il n'a rien qui puisse convaincre un électeur de droite moi si vous voulez je prendrai mes responsabilités dans ce dans ce débat qui je prendrai mes responsabilités on a toujours pas décrypter ce que ça veut dire la formule est très belle elle veut dire j'assumerai mon rôle je suis non pas du tout je ne dis je ne dis pas que je veux être candidat à tout prix ce qui compte c'est que notre famille politique se reconstruise si la ligne que je crois nécessaire pour cela n'est pas représenté dans cette élection alors oui je prendrai mes responsabilités je vous remercie François-Xavier Bel-Ami on suivra tout cela avec intérêt évidemment dans ce paysage politique bouleversé merci beaucoup bon dimanche à tous et je

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tiens à remercier évidemment mes camarades Mathieu BOC côté Nicolas Barré pour cette année passionnante alors côté animation du grand rendez-vous avec tous ceux qui participent Cédric lastanet Naïma bencheman et tant d'autres évidemment à la régie et dans cette rédaction européenne c'était la dernière émission de la saison on va vous retrouver avec plaisir et puis beaucoup de d'appétit et d'appétence à la rentrée à la même heure