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InterviewEurope 1 (sur YouTube)· 14 septembre 2026 7 minComplaisantActualité / polémiqueBudget & impôtsRetraitesÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

Budget 2027 : Thomas Bonnet dénonce «un gouvernement qui ne sait ni anticiper ni planifier»

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 80 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:40Chiffre
    « Ce budget n'a été adopté qu'à travers ce chantage absurde. Combien ça a coûté cette année ? 6 milliards d'euros. »
  • 1:56Fait
    « les 1000 milliards supplémentaires de dettes ne sont pas du du fait des Français, sont du fait des décisions qui ont été prises. »
  • 2:30Fait
    « on est quand même face à une défaite gigantesque de l'État face à à la dérive des finances publiques. »
  • 3:06Fait
    « Emmanuel Macron, il il va repartir 10 ans plus tard en mettant le en laissant le pays dans une situation financière mais catastrophique. »
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    « le procès d'incompétence que l'on peut faire maintenant à toutes les solutions alternatives et singulièrement à la à la vision économique que peut porter le Rassemblement national porte beaucoup moins le semb »
  • 4:17Fait
    « je trouve tout à fait injuste de de ranimer cette guerre des générations, cette guerre des vieux, cette guerre contre les vieux pour dire que ce sont les vieux qui seraient à la source d'une partie de l'endettement de la machine redistributive. »
  • 6:13Fait
    « Est-ce que c'est aux français de payer de réparer les erreurs des gouvernants des 10 dernières années ? Moi je crois pas. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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sur la situation économique du pays, sur le gouvernement qui cherche désespérément au moins 30 milliards d'euros et qui essaie d'établir un budget, ce n'est pas gagné. Euh comment le boucler ? Vous avez vu les pistes, Roland Lesquir a mis euh sur la table un effort, donc je le disais de 30 milliards d'euros. Il pourrait y avoir aussi les retraités mis à contribution. Les consultations commencent aujourd'hui et vont s'échelonner toute la semaine. Et je voudrais vous faire écouter François Xavier Béami. Il était l'invité de la grande interview europen sur EC News. C'est le vice-président des Républicains et il a rappelé le chantage d'Olivier Fort sur la suspension de la réforme des retraites pour faire adopter le budget. C'était l'an dernier. Il y a un an, vous vous souvenez, on

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avait décidé, le gouvernement avait choisi de boutiquer pour reprendre votre expression son budget en acceptant le chantage d'Olivier Fortraites. J'avais dénoncé comme Brune Retaillot, ce chantage absolument affligeant. Ce budget n'a été adopté qu'à travers ce chantage absurde. Combien ça a coûté cette année ? 6 milliards d'euros. Aujourd'hui, ces 6 milliards d'euros, le le gouvernement veut les chercher dans la poche des retraités. On va y venir he d'ailleurs sur ces 6 milliards d'euros. Juste avant Thomas Bonet, vous avez vu Roland l'escur hier qui s'exprimait non c'était ce weekend samedi je crois dans les colonnes du parisien aujourd'hui en France et il a parlé il a pas dit que la France décrochait au niveau économique, il a dit il a parlé de trou d'air. C'est

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l'expression que vous auriez utilisé au vu des chiffres. Voahà c'est des sacrés turbulence. C'est plus un trou d'air. Là c'est même on est on est en train de piquer du nez même en terme l'avion. l'avion est est sur le point de se cracher. En fait, François Xavier Bami a pointé quelque chose de très juste. C'est-à-dire qu'on va dans un sens puis dans un autre. On a l'impression qu'on est vraiment voilà un gouvernement qui ne sait pas anticiper, qui ne sait pas planifier et c'est vrai qu'on se retrouve dans une situation aujourd'hui et c'est d'ailleurs très bien documenté à nouveau par Marc Toiti hier dans le dans le journal du dimanche où en fait on voit que tous les indicateurs ou presque sont dans le rouge. Moi j'en veux beaucoup à ce gouvernement qui non seulement n'a pas

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honoré la promesse qui était celle d'Emmanuel Macron en 2017 mais pire que ça met le pays dans une situation très très difficile. n'est plus fragile que jamais par la faute de de ces gouvernants des 10 dernières années. Donc effectivement là, on va aller chercher des petites sources d'économie en faisant les poches de certaines parties de la population parce que c'est de ça dont il s'agit pour palier l'inconséquence des décisions qui ont été prises. C'est-à-dire que les 1000 milliards supplémentaires de dettes ne sont pas du du fait des Français, sont du fait des décisions qui ont été prises. Alors oui, il y a eu le Covid mais qui ne représente qu'une partie seulement de de ces 1000 milliards d'euros de dette supplémentaires. Donc j'en veux beaucoup à ce gouvernement.

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Vous savez, on parle beaucoup du sens des responsabilités quand il y a des des ratés, des failles dans les administrations. Là, on est quand même face à une défaite gigantesque de l'État face à à la dérive des finances publiques. Je pense que c'est un appel des responsabilités et je pense que les gouverneurs ont des comptes à rendre. Et comment ? Bah ça va ça va se jouer dans les urnes. Bien sûr dans les urnes, mais j'allais dire enfin il faut quand même se rendre compte que depuis 2017 Emmanuel Macron, il il va repartir 10 ans plus tard en mettant le en laissant le pays dans une situation financière mais catastrophique. Catastrophique qui met en péril l'avenir du pays euh à court terme, à moyen terme, voire même à long terme parce qu'il va falloir forcément

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que ça soit qu'il y ait des des comment dire des des mesures très fortes qui soient prises pour répondre à cette fragilité là. Donc moi je lui en veux beaucoup et je pense que les français lui en veulent beaucoup aussi sur ça. Yv R fol n'y a pas que qu'Emmanuel Macron qui a aggravé la crise. Rappelez-vous que là cette phrase de de Fran de François Fillon lorsqu'il était premier ministre de de Nicolas Sarkozy disant "Je suis à la tête d'un état en situation en situation de faillite". Donc cela remonte maintenant à plus de 10 ans et donc voyez bien et d'ailleurs il avait été épinglé pour cette phrase. Il avait été épinglé peut-être mais enfin on se rend compte que ce qui était vrai il y a plus de 10 ans et encore davantage aujourd'hui en effet par un procès d'incompétence que l'on peut

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tenir soutenir vis-à-vis de celui qu'on avait présenté Macron comme étant le mozard de la finance. Et donc d'ailleurs entre parenthèses, le procès d'incompétence que l'on peut faire maintenant à toutes les solutions alternatives et singulièrement à la à la vision économique que peut porter le Rassemblement national porte beaucoup moins le sembl parce que les tous ceux-là qui font ce procès euh ne sont pas habilités à le faire. Donc donc euh ils se sont tous euh ils se sont tous déshonorés si je puis dire dans leur prétention à sauver la France. Maintenant ce qui me ce qui m'oripile davantage aujourd'hui et je fais partie maintenant des retraités, c'est de voir que les retraités sont à nouveau désignés comme les bout qui est avec nous quand même. Oui, je suis bien sûr, je suis un

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retraité qui travaille mais enfin j'ai l'âge d'être en retraite et je connais les les difficultés que peuvent avoir les retraités dans les dans les évolutions redvances qu'ils peuvent recevoir après avoir travaillé tout le 40 ans et plus de de leur vie ou un beaucoup plus de 40 ans. Et donc je trouve tout à fait injuste de de ranimer cette guerre des générations, cette guerre des vieux, cette guerre contre les vieux pour dire que ce sont les vieux qui seraient à la source d'une partie de l'endettement de la machine redistributive. Il y a des économies à faire à l'évidence mais certainement pas. D'abord auprès en plus d'un électorat qui jusqu'alors votait plutôt Macron. Enfin, c'était un électorat conservateur qui en plus là va être va être va être plumé par ceux qu'il qu'il

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pensaient être leur défenseur. Donc, j'y vois une maladresse et je vois surtout un un une une manière de d'attiser encore une fois une sorte de de de haine de de entre les générations qui me paraîtrait nuisible à la à la cohésion nationale. Thomas Bonet, c'est intéressant sur les retraités, c'est vrai qu'ils ont été flattés pendant les deux quinquenadas d'Emmanuel Macron à très nombreuses reprises. On pourrait citer beaucoup d'exemples pour à la fin dans les derniers mois se faire trahir comme ça. On va leur non mais c'est vrai, on va leur demander un effort. Alors moi je je fais partie de ceux qui pensent que dans le cadre d'un effort général me semble pas tout à fait inopportun que les retraités aient aussi leur part. Mais là on commence par les retraités. Ça c'est ça ça c'est vraiment

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c'est vraiment inentendable. Donc ça c'est vraiment un gros sujet. Et puis plus généralement, si on prend un peu de recul, encore une fois, moi je pense qu'il va y avoir un râbol fiscal, un râbol du consentement à l'impôt. On connaît évidemment ce cette formule, c'est Nicolas qui paye. Les Français n'ont pas envie de payer pour les erreurs d'Emmanuel Macron. Enfin, je veux dire, ça n'a pas démarré avec lui, c'est vrai, mais ça s'est bien accéléré quand même depuis 2017. Quand vous regardez la courbe de du déficit, la courbe de la dette en France, il y a une accélération depuis 2017. En quoi les Français auraient à payer à réparer les erreurs des gouvernants ? C'est une question presque philosophique. Mais alors effectivement, on pourrait dire que les Français ont bénéficié d'une

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partie de l'argent qui a été délivré. C'est ce que vous répondrez les les macronistes aujourd'hui. Mais attendez, ça ça répondait justement précisément au manque d'anticipation, à l'absence de réforme, aux erreurs. Donc je je pense que c'est un problème même d'ordre philosophique qui se pose. Est-ce que c'est aux français de payer de réparer les erreurs des gouvernants des 10 dernières années ? Moi je crois pas. En fait, on va pas être obligé de le faire mais ça me pose moi un problème fondamental. On verra ce qui passe dans ce budget et si le budget passe aussi d'ailleurs.