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Podcast / conversationLe Média (sur YouTube)· 12 septembre 2025 111 minContradictoireActualité / polémiqueSolidarités & familleSécuritéTravail & emploiÉconomie & entreprises

ON FAIT LE BILAN DE CETTE JOURNÉE HISTORIQUE ! #ONBLOQUETOUT, 10 SEPTEMBRE

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 97 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qu'Emmanuel Macron cherche à faire en nommant Lecornu ?

  • 15:00RelanceRéponse partielle

    La répression policière risque-t-elle d'étouffer le mouvement ?

  • 20:00OuverteRéponse directe

    Ce mouvement peut-il s'inscrire dans la durée comme les Gilets jaunes ?

  • 30:00RelanceRéponse directe

    Les syndicats veulent-ils affaiblir le mouvement en appelant au 18 septembre ?

  • 40:00OuverteRéponse directe

    Comment articuler lutte sociale et politique institutionnelle ?

  • 50:00OuverteRéponse directe

    La jeunesse des quartiers populaires est-elle présente dans ce mouvement ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:40Vincent GuetFait
    « 210 jours le délai de rétention. Donc je veux dire, faut se projeter dans ce que c'est que passer 200 210 jours en CR pour des personnes fragiles et étrangères et cetera. »
  • 2:30Vincent GuetFait
    « C'est de la prison administrative arbitraire en fait. C'est des gens qui sont enfermés alors qu'ils ont rien fait. »
  • 6:40Vincent GuetFait
    « la France est un pays raciste depuis depuis très longtemps, mais là on atteint des seuils quand même complètement complètement complètement dingues. »
  • 11:40Priscilla LudowskiFait
    « il y a actuellement un blocage au Marin en Martinique, il y en a à la Réunion aussi »
  • 13:20Priscilla LudowskiFait
    « les revendications sont celles qui n'ont pas mal émergé pendant l'année là parce qu'il y a eu le mouvement contre la vie chère »
  • 16:40Julie FerruisChiffre
    « plus de 30 % de grévistes à la SNCF. Euh on a 6 % de grévistes dans les PTT au niveau national. »
  • 21:40Julie FerruisChiffre
    « il y a 211 milliards d'euros qui sont versés chaque année aux entreprises en contrepartie et à côté de ça, on va demander 44 milliards d'euros toujours à la même tranche de la population. »
  • 36:40Julie FerruisFait
    « les personnes qui ont été mutilées ne sont pas inquiétées aujourd'hui par la justice. Elles n'ont jamais été attaquées en justice. »
  • 41:40Aurore CochelinFait
    « il y a eu vraiment un peu deux moments tournants. D'abord 2016, la loi travail. C'est le premier moment où en fait même pour le 1er mai, on pouvait plus sortir sur Paris en famille avec les poussettes. »
  • 46:40Aurore CochelinChiffre
    « il y a eu une évolution de fait et que à présent la composition du mouvement alors à partir de son échantillon 2000 donc il faut relativiser et clairement encré à gauche euh avec 1/3 qui était gilet jaune euh avec 70 % qui ont voté FI, 30 % qui ont voté extrême gauche. »
  • 51:40Anas KazibFait
    « il y a eu une action de d'occupation qui a été faite sur la Villette sur le pavillon de la Villette. On avait espéré que ça tienne jusqu'au 18. »
  • 56:40Anas KazibChiffre
    « Sur le RERB, ils sont 66 % des conducteurs à être en grève sur la ligne H. C'est un train sur TR uniquement qui roule aujourd'hui. »
  • Fait
    « Il n'a pas eu de débat contradictoire. Il n'a pas fait de bilan mandat. Il a pas fait de bilan à la fin de son mandat. Il a pas été confronté. »

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[Musique] [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] [Musique] Bonsoir à toutes et à tous. Bienvenue sur le plateau de notre édition spéciale. Vous regardez le média en direct sur YouTube Molotov sur le site internet sur le canal 165 de la Freebox et peut-être bientôt la TNT francilienne.

Si vous tenez aussi à nous voir débarquer sur le petit écran, soutenez Repost notre campagne sur notre campagne citoyenne sur campagne.v.fr.

Nous sommes le mercredi 10 septembre. Nous sommes ravis de vous retrouver autour de cette édition spéciale consacrée à la première journée de mobilisation et de grève du vaste mouvement de contestation bloqu décrypte ce qui pourrait être l'acte 1 de ce nouvement de ce ce nouveau mouvement citoyen spontané et autogéré avec Vincent Gayet maître de conférence en sociologie à l'université Paris d'Hidroa Marcel avocate et militante à révolution permanente Julie Feru infirmière codélégué général de l'Union syndicale solidaire Aurore Cochelin maître de conférence en sociologie à l'université paren Panthéon Serbon et Priscilla Ludowski militante et gilets jaunes. [Musique] Né sur les réseaux sociaux et les messages récryptés bloquons tout puissent ses racines dans la colère provoquée par le projet de plan austéritaire de Bairou et plus globalement par 8 années de macronisme qui a structuré une société profondément inégalitaire.

Alors que la chute programmée du gouvernement par et Macron he qui visaient à couper l'herbe sous le pied du mouvement blocon, elle lui offre au contraire une première victoire avant son commencement. Quant au passage en force de Sébastien Lecornu au poste de premier ministre la veille du lancement de Blocou, et bien il martelle l'urgence de mettre un terme au règne du mépris incarné par Macron. Des 5h du matin dans toute la France, les manifestantes et manifestants ont afflué vers les centaines de points de rassemblement, de blocages et autres piqués de grève à Paris dans la et dans la région d'Île-de-France.

Plusieurs tentatives de blocage du périphérique ont été rapidement mis en déroute par un dispositif de sécurité massif. On rappelle que 80000 policiers gendarmes ont été mobilisés aux quatre coins de l'hexagone dont 6000 dans la capitale pour contenir et réprimer le mouvement social. Des moyens technologiques ont également été déployés, hein.

Une petite trentaine d'hélicoptères ainsi que des drones continuent de survoler le ciel parisien. Dès ce matin, les forces de l'ordre ont procédé à 295 interpellations dans toute la France dans 171 à Paris et les manifestants ont été rapidement dispersés sous une pluie de grenades lacrymogène. Des centaines de personnes se sont dirigées vers la gare du Nord pour répondre à l'appel des chemineux de la région de Paris qui ont organisé une grande mobilisation très vite réprimée et suivie d'une assemblée générale à 11h pour faire converger le mouvement blocotou et tous les secteurs mobilisés vers d'autres points dans Paris.

La jeunesse est en première ligne du mouvement du 10 septembre hein. Selon l'Union syndicale lycéenne, premier syndicat lycéen. Des actions ont été menées dans 150 lycées comme au lycée Voltaire dans le 11e arrondissement, au lycée JeanJorest à Montreuil ou encore au collège Jean-Live à Pentin où un centre commercial a également été bloqué.

Le mouvement bloc toutou ne se cantonne évidemment pas à Paris hein. On quitte la capitale pour la province où nos correspondants citoyens et reporters nous rapporte des images de peau où un rassemblement massif a eu lieu devant la préfecture des périnés atlantiques à Tarbe. Le lycée Marie Curry a complètement été bloqué. 100 % du personnel était en grève.

Enfin à Lyon, plusieurs syndicats ont appelés à tenir des piquets de grève dans l'agglomération devant la raffinerie de Faisin, l'usine Arquema ou encore l'hôpital Édouard Eriot à Nant, fil réputée hein, pour un haut lieu de contestation sociale. Le rapport de force a été particulièrement musclé entre la police et les manifestants. Reportage de Théo Peron. [Musique] Avancez avancez.

Bah aujourd'hui, moi comme des centaines de personnes et ça dans toute la France, on dit stop, ça suffit. Euh donc un gouvernement illégitime, le ministre de la guerre nommé premier ministre là euh et puis évidemment l'injustice sociale euh écologique. Euh donc à un moment donné ça suffit, faut absolument renverser la table.

On fait grève à la fois pour plusieurs choses, pour le pouvoir d'achat parce que on a beau travailler, ben on a on ne peut faire rien d'autre que de manger et dormir avec Ouais voilà avec moins de salaire. Il y a 5 ans, on vivait 5 10 ans, on vivait largement mieux et on étouffe et je travaille dans une association environnementale et je manifeste aussi parce que je sais que parmi les premières coupes budgétaires, ça va être la santé, l'éducation, l'environnement et et en fait je peux pas laisser passer ça, il y en a marre. Euh moi, j'attends que euh la démission de Macron sa destitution par la force.

Euh et vu que par les urnes, il s'en fout. Et voilà, lui qui a le syndrome du bon élève, je pense que il pourra faire le bilan de sa vie comme étant une des plus grosse une des plus grosses voilà un mot qui commence par un M de notre histoire politique. Ça s'inscrit euh dans cette dans ce mouvement là qui est très intéressant, autoorganisé euh un peu partout, y compris dans les petites communes et tout euh qui euh donc sur bloquou et euh avec une une forme de d'intelligence puisqueon a vu que euh les processions euh intersyndicales ne n'apportaient rien sur le plan de revendication au moment des retraites.

Donc là, c'est une autre forme et donc bah il faut qu'on qu'on soit encore plus nombreux et calme et déterminé à continuer dès demain et après-demain et cetera parce que en fait moi ça fait des années que j'essaie de faire des choses pour que le système change et qu'il change pas et que ce que j'ai apprécié dans la création de ce mouvement c'est comme si c'était un peu la synthèse de plein de choses qu'on a appris dans les mouvements sociaux ces 10 dernières années. que ça soit du côté des gilets jaunes, que ça soit du côté des mouvements climat, des mouvements de la rue, des squat, enfin ça a rassemblé beaucoup de gens. Je l'ai trouvé suffisamment populaire et intéressant et partant suffisamment de la base pour donner des choses qui soient mobiles et qui aillent dans tous les sens.

Donc je pense que il y a vraiment les graines d'une organisation intéressante et que ça donne quelque chose de de massif quoi. Beaucoup de force de l'ordre quand même donc forcément ça a été difficile. Les points de blocage direct se sont fait se sont fait déloger mais quand même c'est assez mobile, les gens s'organisent. parle en fait depuis des années qu'on fait des choses, finalement on finit par se connaître et par se faire confiance.

Du coup, on a réussi à bouger, aller dans d'autres endroits qui sont jusqu'à arriver à un blocage ici qui est quand même intéressant parce que c'est un endroit de passage avec plein de monde. Donc, on arrive quand même à faire des choses. Du coup, c'est bien mais il va falloir être patient et tenir dans la durée aujourd'hui mais aussi les jours à venir quoi. [Musique] Ceux qui ont fait la grève et la résistance et qui ont mis en place la sécurité sociale.

Je vous rappelle que c'est pour cela que nous nous battons. Nous nous battons parce que les droits, ce sont les travailleuses et les travailleurs qui les ont toujours conquis. Ils n'ont jamais été accordés ni par le patronat, ni par l'espace politique.

Ils ont été conquis par les travailleuses et les travailleurs dans la grève en grève. Greve générale. En fait, il y a beaucoup de personnes, notamment des personnes invalides en difficulté de se déplacer pour une personne à mobilité réduite qui ont dit qu'elle ne pouvait pas même en France les parents, les familles tout ça ne peuvent pas en fait se manifester dans ces conditions là d'autant plus avec la répression policière qui est qui est de plus en plus intense. et du coup, il a été décidé de faire un village qui servirait en fait d'espace un peu près safe pour les les gens qui souhaitent manifester. [Applaudissements] [Musique] C'est une matinée qui est un peu étrange parce que parce qu'il y a des vraiment des tentatives partout d'être entendu, de d'avoir de l'impact et immédiatement de la répression policière en très grand nombre euh qui empêche au prétexte de d'atroupement.

En fait, voilà, on n pas le droit de s'atrouper. Donc quand on demande c'est c'est à partir de combien un attroupement, en fait, on n pas de réponse. Mais finalement, tout est un attroupement donc on a plus le droit de s'exprimer, on a plus le droit de manifester manifestement.

On n plus dans un état de liberté en fait et dans un état démocratique où la population a le droit de parole. [Musique] À l'heure où l'on vous parle, le ministère de l'intérieur ressent 644 actions et au moins 175000 manifestants sur tout le territoire. La CGT quant à elle dénombre plus de 250000 participants.

Plus de 470 personnes ont été interpellées. En dépit du dispositif policier massif et particulièrement violent, cette première journée dessine un mouvement populaire bien décidé à transformer une société sourde à la cou à la colère d'en bas. Quelle stratégie déployée pour inscrire dans la durée ce mouvement citoyen qui semble emboîter le pain le pas au mouvement des gilets jaunes ou bien la répression policière risque-t-elle de tuer dans l'œuf le mouvement bloquant tout ?

Comment articuler la bataille qui s'annonce tenace sur le terrain et celle qui est en train de se jouer dans les arcanes du pouvoir pour faire tomber Macron ? Bien, je me tourne enfin vers mes invités. Bonsoir Elsa Marcel, avocate et militante à révolution permanente.

Bonsoir Vincent Guet, maître de conférence en sociologie à l'université de Paris d'Hydro. Alors, avant de parler de cette grande journée de mobilisation du 10 septembre, on doit quand même peut-être revenir sur cette nomination très rapide, active, soudaine de Sébastien Lecnu, un macroniste de première heure au poste de premier ministre dès le lendemain du du renversement he du gouvernement Bairou et à la veille de ce grand mouvement populaire, qu'est-ce que qu'est-ce que Emmanuel Macron cherche à faire quand il nomme ce Macroniste alors que justement ce mouvement vient bien demander un terme en fait à 8 années de Macronis. Est-ce qu'il y a une volonté finalement un peu d'éclipser le mouvement ou au contraire d'alimenter la colère et les débordements sur lesquels reviennent les chaînes d'information en continu ?

Ella Marcel Vincent bien commencer. Oui, je pense pas que la volonté première de Macron soit d'aptiser la colère par principe mais il le fait sans même le vouloir. Mais au-delà du personnage, on va dire le cornu don pour lequel on peut sur lequel on peut revenir par ailleurs parce que effectivement il y a des trajectoires politiques, des carrières qui sont intéressantes aussi pour un peu identifier ce choix-là, il faut peut-être tout de même revenir un tout petit peu en arrière sur la séquence depuis en gros 1 an depuis les élections législatives.

Macron a fait le choix systématiquement, que ce soit avec Barnier ou avec Bairou, de nommer des artisans et des partisans de l'Union européenne et ses politiques néolibérales et en particulier donc Barnier qui avait été effectivement commissaire européen en charge de la de la gestion du Brexit et puis Bairou depuis depuis qu'il est tout petit en gros un défenseur fidèle de la construction européenne et c'est pas Naudin que effectivement un troisème personnage arrive dans cette dans cette lignée qu' soit issu de cette famille dite républicaine de droite qui a aussi été un des acteurs dans la perte récente quand même de la construction européenne parce que à partir de la fin de la crise du Covid, l'Union européenne a mis en place des politiques d'austérité. C'était vraiment le retour de bâton austéritaire après entre guillemets les dépenses pour sauver le système en 2020 et 2021 et tous ces choix s'inscrivent dans cette déjà dans ce cadre là. Ça, je pense c'est la la première chose qu'il faut dire.

Donc euh le le choix de le corn, il va il vient compléter, il vient prolonger finalement cette cette orientation. Le deuxième aspect qu'on peut signaler bien sûr, c'est effectivement qu'il incarne une certaine droite qui est euh allez pour en tout cas sinon RN compatible du moins qui peut largement débattre et discuter avec le RN. Il avait été question dans les articles de Média Part l'année dernière he des dîners un peu discrets que le auquel le Cornu participait avec Marine Le Pen sous l'égide de voilà des petits dîners du des proches du du chef de l'État.

Et puis le troisème élément, c'est pas complètement anodin que ce soit effectivement le l'ancien ministre des armées qui soit là puisque dans les politiques actuelles, il y a effectivement la question de du développement des dépenses militaires qui fait aussi partie he des projets de l'Union européenne. Macron a aura quasiment doublé le budget européen sur l'ensemble de ces deux mandats et le Cornu est un fervant partisan du fait de monter à 3 % les dépenses de PIB pour le pour le pour l'armement. Donc tout ça effectivement est à prendre en compte.

Elsa Marcel que est-ce que pour toi c'est un coup de Macron de nommer le cornu hier soir avec une passation aujourd'hui donc forcément l'attention médiatique est beaucoup concentré les regards se se portent aussi beaucoup sur sur cette passation de pouvoir. Bah je pense et les violences dans dans le mouvement. Moi, je dirais que je suis en fait enthousiaste de la situation parce que j'ai l'impression qu'à une crise de régime euh à une crise politique euh s'ajoute enfin une crise sociale.

Euh et c'est la première manifestation là depuis toutes ces séquences de dissolution et cetera, d'une colère ouvrière et populaire dans la rue. Et finalement, je trouve que la passation de pouvoir est finalement complètement éclipsée par la journée. Et je pense que le pari du gouvernement cétait effectivement de voir si une nomination pouvait couper l'arbre sous le pied un petit peu au développement de la mobilisation dans la mesure où il tenterait d'apporter une réponse.

C'était tout le truc de dire y compris c'est par exemple ce que si on écoute ce que quelqu'un comme Marie Lise Léon de la CFDT disait, elle disait il nous faut un interlocuteur, c'est pour ça qu'on appelle au 18, pas au 10 et cetera. Donc il y avait toute cette question de trouver un interlocuteur et de voir en fait si cette recomposition par en haut permettait un peu d'éteindre la colère par en bas en disant bon bah baouard et cetera. Maintenant on s'arrête là. euh la réalité que c'est que c'est pas du tout ce qui est en train de se passer.

Donc je pense qu'effectivement la nomination de Le Cornu euh Oui, bien sûr que c'est un crachat au visage euh de la totalité de la population comme le fait Macron en fait euh depuis 8 ans. Euh c'est euh je je partage ce que disait Vincent, c'est dans la c'est évidemment euh dans la continuité en fait d'un programme belliciste qui souhaite investir énormément dans le budget de l'armée et cetera. C'est un personnage de droite réactionnaire sur beaucoup d'aspects et c'est évidemment, je veux dire, le le le sens que que le la manière dont dont Macron s'accroche au pouvoir s'exprime aussi par cette nomination.

Mais je pense malgré tout que le mouvement d'aujourd'hui est très très important dans ce contexte parce que moi je commençais par dire ça mais je pense que ça éclipse totalement la passession de pouvoir. Enfin c'est presque un non événement à l'échelle en fait du de je veux dire même si on regarde la ce que ce que font les chaînes d'information en continu. Elles sont obligées de suivre ce qui est en train de se passer dans un contexte où le gouvernement pariait sur le fait que ce serait un truc minoritaire d'ultragauche de syndicalistes rouges et de quelques gauchistes qui déployait 80000 policiers pour 100000 manifestants attendus et cetera.

Donc vraiment avec la tentative d'écraser le mouvement dans l'œuf, mais c'est pas du tout ce qui s'est passé et pour moi c'est le signe que la colère qui s'exprime, elle est extrêmement profonde. Le déclencheur effectivement ça a été les annonces de Bairou, l'austérité, le fait que on prend toujours dans la poche des travailleurs et des travailleuses, jamais des riches, les deux jours fériers, les jours de carence et cetera. Mais en fait, c'est une colère qui est aussi contre Macron.

On entendait aujourd'hui euh malgré le fait qu'il te remplace Baou par le cornu en fait les gens continuent à dire Macron d'émission mais quand ils disent Macron d'émission et pour moi ça fait partie du débat qu'on doit avoir aussi parce qu' ils aspirent pas euh à ce que il y ait juste un changement de monarque et qu'on reparte comme comme en l'an 40 et que on remette 100 m dans la machine et qu'on reparte pour un tour. Et je pense que c'est ça qui est en train de se jouer, c'est comment est-ce que effectivement face à une, je pense qu'on peut le dire et on en a déjà discuté beaucoup sur ce plateau, mais une 5e République à bout de souffle dans la mesure où en réalité la totalité des dispositifs répressifs qu'elle prévoit, que ce soit la dissolution, le 493 et cetera ont été utilisé à outrance et malgré tout il y a pas de solution institutionnelle qui se dégage. Je veux dire l'instabilité se maintient.

Je sais pas comment il va composer son gouvernement mais ça va être toute une grande difficulté et le fait que voilà crise politique sur crise politique Baou ça été quand même très très difficile. Enfin, je veux dire, il a Bam, on peut se rappeler de tout ça, c'est quand même pénible pour eux. Euh et aujourd'hui maintenant, les gens descendent dans la rue et on aura l'occasion d'y revenir avec en plus des modalités extrêmement riches, extrêmement politiques.

Et je pense que tout ça, ça montre que on est dans une séquence que moi je trouve c'est une rentrée sociale que je trouve particulièrement enthousiasmante et particulièrement stimulante et pleine de promesses. Vincent Get, comment vous vous analysez cette première journée de mobilisation ? si on la regarde un petit peu à travers, on va dire, le prisme des gilets jaunes, hein, puisque souvent on dit "Mais est-ce que c'est un un nouveau mouvement ?

Est-ce que ce mouvement-là va emboîter le pas du mouvement des des gilets jaunes ? Est-ce qu'il peut s'inscrire dans la durée ? Et en quoi peut-être ?" C'est le contexte est quand même est différent de de celui au sein duquel le mouvement gél a émergé.

Comment comment vous analysez les choses ? Alors, je rebondis sur sur ce qui vient d'être dit, sur la crise de régime. Je partage cette idée, mais c'est effectivement pas spécifique à la France.

C'estàd qu' en gros, il y a une crise, on va dire pour employer les gros mots, une crise d'hégémonie, une crise du consentement. C'est-à-dire que le le le capitalisme va tellement loin dans la violence sociale, y compris dans les puissances les plus les plus riches, que euh ce consentement qui était quand même bon en malant, le cas jusqu'à il y a quelques encore quelques années, ne passe plus, quoi. Voilà.

Alors ça veut pas dire que forcément il y a des réponses à cette crise parce que les réponses elles peuvent être de nature sociale, de nature politique, elles peuvent tourner à l'extrême droite comme euh en faveur de notre compte. Donc ça c'est ça fait partie déjà du contexte un peu général sur le mouvement et sur ces les comparaisons qui ont qui ont été faites. Bon moi je crois que c'est assez différent des des gilets jaunes.

Je pense que bon, il faut on peut en discuter de de 2 minutes mais je crois que ce qui a ce qu'on a vu précédemment et ce qu'on a vu aujourd'hui montre un certain nombre de différences en bien et en pas bien entre guillemets pour pour simplifier. C'est-à-dire que effectivement bon tout ce qui a été le tout démarrage du hashtag autour du 10 septembre, c'est vrai qu'il y avait une part de confusionnisme de de choses complètement enfin souvent assez assez absurdes mais tout ça a été quand même largement enfin mis de côté très très rapidement. Ça a été mis de côté à la fois effectivement parce que des militants de gauche s'y sont enfin s'y sont frottés, se sont dit effectivement euh on partage bien sûr la colère et cetera et donc il faut qu'on qu'on y mette nos forces.

Mais voilà, plus généralement aussi depuis les gilets jaunes, la contestation sociale n'est pas prise en charge par l'extrême droite. Clairement, effectivement, l'extrême droite, notamment institutionnelle joue de plus en plus une fonction pacifique, enfin entre guillemets pacificatrice pour les institutions, ne pas mettre le bazar, attendre notre heure et cetera. euh ce qui euh ce qui effectivement euh nous laisse un peu d'espace quand même.

Euh voilà, ça c'est ça c'est la première chose. La deuxième chose effectivement sur la composition sociologique et les façons de s'organiser, sans doute qu'il y ait aussi énormément de différence. C'est là où il y avait un ancrage très fort qui était un peu symbolisé par le rond-point des dans les dans les milieux dans les dans les régions périurbaines, même si le les gilot ne se limitaient pas à ça.

Euh aujourd'hui effectivement on n' pas forcément ces lieux aussi symboliques, hein. J'ai les ronds-points symboliser une certaine France aussi, certains usages du territoire. Euh les moyens de communiquer ne sont pas les mêmes, c'est-à-dire que les gilets jaunes sont beaucoup passés par Facebook qui euh euh voilà diffusent largement euh les choses et cetera.

Euh aujourd'hui effectivement euh les boucles se sont organisées via Telegram qui bien sûr limit d'une certaine façon euh les contacts, mais c'est aussi une adaptation hein une certaine situation politique, une certaine situation euh euh répressive et euh on voit effectivement que l'élan euh est de nature différente et toutes les les points d'interrogation et les questionnements qu'on peut avoir à l'issue de cette journée et je partage tout à fait l'enthousiasme qui a été exprimé tout à l'heure parce parce que effectivement il s'est passé de très belles choses aujourd'hui. Bon, on verra dans les semaines à venir et c'est l'objet de toute de la discussion. Les Marcel voyez griffonner les petits points pendant que Vincent même pas j'arrive même pas à me relire.

Tu vois, je pense que Est-ce que tu voudrais peut-être sur les gilets jaunes sur le mouvement général ? Sur le mouvement. Oui.

Oui. Sur le mouvement. Enfin, sur cette première journée de mobilisation, tu disais que c'était une très bonne nouvelle, que c'était quand même annonciateur de de de de d'un mouvement qui pourrait se prolonger, s'inscrire dans la durée.

Et en même temps, on l'a dit aussi un petit peu en introduction, on l'a vu aussi en image. C'est un dispositif policier qui a été déployé assez massif, assez violent, 80000 policiers, des moyens technologiques également, des unité spéciale comme bah le raid ou l'abri non formé au maintien de l'ordre qui sont intervenus pour contenir, neutraliser, dissuader peut-être les participants à ce mouvement à revenir peut-être une autre une autre journée. Et la question c'est de savoir est-ce que cette répression policière qui a fait beaucoup de mal au au manifestant au militants des gilets jaunes et borniers mutilés, est-ce que cette répression policière ne risque pas finalement bah de contribuer à l'essoufflement rapide de de ce mouvement ?

Bah moi je en fait moi je ma définition en tout cas l'impression que j'en ai là après cette première journée, sachant que moi j'ai essayé de combiner euh rassemblement et garde à vue dans les commissariats. Donc j'ai un peu une vision et d'avocate et de militante. Mais moi je pense que c'est un vrai camouflé pour le gouvernement et je pense que c'est un vrai camouflé par pour Retaillot parce que moi j'ai commencé par dire ça mais effectivement ils étaient extrêmement fébriles.

Ils avaient annoncé le déploiement de 800 de 80000 gendarmes et policiers tout en prévoyant 100000 manifestants. Donc c'est quand même considérable comme dispositif et effectivement il y a quelques points qui ont été débloqués le matin assez rapidement. Je pense notamment à des piquets de grève comme le dépôt de bus de Lannie ou de Belliard ou même certains points de blocage sur le périphérique.

Mais la réalité c'est que malgré une répression policière complètement délirante avec vraiment un niveau de militarisation considérable et malgré aussi je tiens à le dire le fait que c'est un mouvement qui part d'en bas en dehors de toute organisation alors même et je pense que ça c'est important alors même que les directions syndicales ont appelé à une date le 18 septembre donc une semaine après avec y compris sur le terrain dans certains ateliers des gens qui disaient non non mais attendez c'est pas le 10 qu'il faut sortir c'est le 18 et cetera donc une volonté quand même de plus ou moins vider de son contenu un petit peu cette date-là ou de voir comment c'était possible que le le mouvement leur échappa totalement. Peut-être de la laisser entre les mains des citoyennes et des citoyens. Bah pas forcément puisque'à partir du moment où il y a une une colère considérable qui appelle la la le la logique voudrait qu'on mette toutes les forces tous ensemble au même moment pour frapper d'un grand coup.

Et d'ailleurs, une tribune par exemple signée par 300 syndicalistes qui est sortie qui disait ça qui disait "Mais il faut tous appeler au 10 septembre." Sachant que dans certains endroits encore une fois il y avait des gens qui disaient "Bah non, la date c'est pas le 10, c'est le 18." Donc forcément euh ça divise un peu.

Mais tout ça pour dire que malgré ça donc c'est pas des coordonnées les plus faciles en fait pour que la mobilisation soit réussie. Euh il y a eu des manifestations énorme. Euh quand on regarde les chiffres dans des villes comme Marseille, Bordeaux, Toulouse, c'est des chiffres qui sont comparables à certaines manifestations de la réforme des retraites.

Donc des moments où l'intersyndical appelle, dit la date, c'est ça et cetera. Euh et malgré cette répression-là, il y a une aspiration et ça je reviendrai euh pour rediscuter de la question des gilets jaunes. Je pense que ça, il y a plein de différences et je partageais un certain nombre de de différences qui étaient soulignées.

Un des points communs pour moi, c'est le caractère politique du mouvement. C'est-à-dire que c'est un mouvement euh qui euh se mobilise en fait au-delà d'une revendication plus sectorielle, c'est-à-dire c'est pas juste le retrait d'une réforme mais en fait c'est l'accumulation et ça se voit dans les âgés. Non seulement il y a des gilets jaunes, mais il y a aussi tout un tas de secteurs qui sont politisés ces dernières années.

On voit des gens qui sont qui veulent euh voilà euh bloquer le pays euh en solidarité avec Gaza. Des travailleurs qui tirent les leçons de la réforme des retraites. Les revendications sont multiples.

Exactement. les revendications sont multiples. Euh et et un un des effets de la répression que moi que j'ai trouvé intéressant, c'est que ce qui se voyait que ce qui les préoccupait énormément, ça a été le cas à Nant, ça a été le cas, je sais que dans ton introduction, tu évoqué le rassemblement de Garde du Nord, c'était d'empêcher la jonction entre les secteurs de travailleurs en grève et en fait d'autres voilà membres de la population qui se joignaient au dépôt et cetera.

Donc ce qui les préoccupe, c'est vraiment ça quoi. Et je pense que de ce point de vue effectivement, il y a eu beaucoup d'interpellations. Moi, j'ai assisté beaucoup de monde en garde à vue et je trouve qu'il y avait une ambiance un petit peu style manifestation des retraites post 493 autour des de la place de la Concorde.

En tout cas, je vois que la sociologie, l'état d'esprit en fait des des gardés à vue ressemble à ça. Et donc avec un état d'esprit aussi d'être je sais pas moi 15 en cellules très politisé par la répression dans un dans un dans un vrai moment d'ébullition avec la différence que la réforme des retraites c'était voilà dans dans un moment où c'était l'intersyndical qui appelait. Là, ça vient de Boucle Telégram.

Réussir à faire ça à partir de Boucle Telégram de toute organisation euh et avec des organisations syndical qui disent "Non, non, vous ce sera dans une semaine" avec Retaillo qui dit "On va on va tous vous détruire et cetera et que ça ressemble à ça aujourd'hui, moi je pensais que ça irait pas forcément jusque là." Donc après bien sûr la question c'est la suite. Moi je pense que ce qui apparaît évidemment maintenant c'est quand il y a cette date dans le paysage le 18 bah il faut s'en emparer.

Je veux dire il faut s'en saisir. Il faut absolument que ce soit l'occasion que tous ces secteursl qui sont en train de s'exprimer aujourd'hui que ce soit des étudiants. Il y a eu une énorme présence lycéenne ça c'est aussi une différence avec les gun sur la place de la jeunesse dans ce mouvement dans ce mouvement.

Il prépare une grève générale politique qui qui demande au-delà en fait de revendication partielle puisqu'on voit bien que la question c'est pas juste les deux journées de carence. Ça c'est ça c'est déjà gagné. Ça c'est déjà les les deux les deux jours fériers pardon, ça c'est déjà évacué.

Euh c'est pas que la réforme des retraites, c'est bien sûr la réforme des retraite mais c'est bien plus que ça. C'est en fait des gens qui posent la question de dans quel régime ils vivent. Et quand ils disent Macron d'émission, encore je le disais, pour moi, il y aurait un risque euh ce serait que la solution, elle se résolve par une canalisation institutionnelle qui serait dire "OK, OK, votre mobilisation, elle est très bien, maintenant elle doit servir".

Et ça, je dis ça par rapport notamment à l'intervention de Jean-Luc Mélenchon au JT de 20h de France I qui disait il faut un moment refondateur mais ce qu'il appelle un moment refondateur c'est des élections présidentiell et je finirai sur ça puisqu'il y a d'autres choses à discuter mais je dirais moi je pense que ce que j'ai vu aujourd'hui et les potentialités du mouvement ça veut dire non seulement qu'il faut qu' que des ces gens tirent le bilan du fait que marcher en fait voilà une journée saute mouton et cetera dans un cadre bien défini ça n'a pas marché voter ça n'a pas marché et c'est des gens qui disent "OK, faut essayer autre chose, faut essayer l'action directe, faut faut essayer de bloquer, faut penser la grèffe, faut penser le le blocage de l'économie." Et la deuxième chose, c'est dire pourquoi on se bat ? On se voit pas juste pour une revendication partielle, on se bat aussi pour penser autrement la manière dont on pourrait s'organiser, dont on pourrait vivre.

Et je pense que les aspirations du mouvement, elles vont bien au-delà de organiser des nouvelles élections présidentielles où il faudrait remplacer un monarque par un autre dans le cadre qu'on connaît, quoi. Vincent Leget, est-ce que vous voyez comme Elsa une nature profondément politique de de ce mouvement ? Euh oui.

Alors politique dans le sens effectivement où le le Ralbol il est il part euh de la question budgétaire. Il y a il y a il y a quand même effectivement cet enjeu-là qui qu'il faut euh qu'il faut pas oublier mais parce que la question budgétaire est au centre quand même de des choix politiques. C'est-à-dire qu'elle exprime quand même aussi effectivement les rapports de force entre les classes, la façon dont on s'en prend ou pas au profit des des grands des grandes entreprises, au profit des plus riches et cetera.

Donc la question budgétaire, c'est pas juste quelques milliards qu'on va plus ou moins prendre, c'est vraiment euh des des des chouets de société et concrètement ça a des effets sur les sur les vies à la fois des des salariés, notamment dans les services publics, mais aussi bien sûr des des usagers, des jeunes dans les dans les établissements scolaires et cetera et cetera. Donc ça c'est c'est première chose la question budgétaire c'est pas juste une revendication catégorielle, c'est d'abord au cœur des choix des choix politiques. Deuxième chose effectivement la question de la figure de Macron et du Macronisme c'est sans doute jamais alors qu'on en a eu d'autres insupportables avant lui hein.

Sarkozi par exemple. Bon s'il fallait choisir l'un ou l'autre, bon je sais pas lequel je choisirai, mais voilà. Mais voilà, mais ce que je veux dire c'est que Macron, il a réussi à incarner étonnamment et ça je pense que c'est aussi un effet un peu des gilets jaunes.

Bon, peut-être plus facile, plus aisément que d'autres à la fois l'arrogance des plus riches, le mépris de classe et puis bon, les choix politiques que que tout le monde connaît. Et donc effectivement, il a pu coaliser contre lui, voilà, des gens qui par ailleurs peuvent avoir des aspirations diverses, mais qui se pour qui se sont retrouvés dans la rue aujourd'hui comme ceux qui ont suivi une partie du mouvement des gilets jaunes effectivement veulent un changement de quelque chose. pas seulement, moi je suis d'accord, pas seulement un changement de régime, même si quand même le Macron d'émission, c'est aussi une question institutionnelle qui qui qui se pose, mais un changement, on va dire, de vie, de répartition de répartition des richesses.

Et bien sûr, ça a des effets sur le sur la forme du mouvement, mais cette forme du mouvement, elle est elle hérite de sur le cas français en tout cas d'une dizaine d'années de lutte sociale. C'est-à-dire que là, on a une espèce de mélange, on va dire, entre des choses qui rappellent la loi travail en ce moment pour rester en région parisienne, le rassemblement qu'il y a effectivement à la place de la place des fêtes, mais on l'a vu dans d'autres villes du même ordre, il un petit air de nuit debout quand même aussi. Euh le mouvement des gilets jaunes, bien sûr, on en a un peu parlé qui est dans qui est qui est dans toutes les têtes, mais aussi le mouvement euh de 2023 euh contre la réforme des retraites qui est quand même dans beaucoup de dans la tête des salariés parce que il y a beaucoup de salariés qui se sont mobilisés à ce moment-là sans doute plus que au moment des des gilets jaunes et euh et pourant la réforme est passée en force et par voilà.

Donc quel va être quelles vont être les capacités aujourd'hui ? Moi, j'ai pas de je suis pas je suis pas là pour faire des des prédictions. Par contre, je suis à peu près convaincu que c'est dans l'articulation de différentes choses queon peut trouver des solutions.

Je pense que la question, bon, tout à l'heure, je sais qu'il y a une responsable syndicale qui qui sera qui qui va qui va venir après nous. elle en parlera mieux que moi. Je pense que effectivement la question de l'intersyndical, des journées où tout le monde se retrouve, elle est importante mais elle est pas suffisante.

Donc la question des grèves bien sûr, elle est importante y compris des grèves reconductives et surtout de ne pas attendre dans un secteur professionnel isolé qui a d'apporter la solution. On l'a eu un peu les ce fantasme là en 2019-2020 avec les chemin et la RATP. en 2010 avec les raffineurs, en 2023 en région parisienne, c'est beaucoup les euh les les travailleurs de la propreté.

Non, il y aura pas un secteur professionnel qui va nous sauver. Donc effectivement, il va il va falloir des grèves dans différents secteurs. Mais au-delà de ça, effectivement, les formes d'organisation, d'autoorganisation et c'est ça peut-être qui est nouveau plus particulièrement cette rentrée est très important.

C'est-à-dire que là avant avant la journée de mobilisation aujourd'hui, on a eu des dizaines et des dizaines de réunions d'assemblées générales de villes, de quartiers, d'arrondissement et cetera et cetera et ça ça peut aussi effectivement nourrir d'autres dynamiques. Est-ce que vous pensez que cet appel donc des organisations syndicales à se mobiliser, à faire la grève le 18 septembre vient quelque part diminuer ? Est-ce qu'il y a une intention de diminuer le mouvement bloctau ?

Euh je te je réponds poser à la question très rapidement Vincent parce que tu nous as un peu dit non parce que tu nous as clairement dit qu'il y avait une volonté diminuer le mouvement. Je voulais avoir la vie de de Vincent. Je pense pas que c'est une question de de concurrence.

Bien sûr, il y a des syndicats euh dans l' syndical qui auraient été incapable pour x raisons euh d'appeler à une journée qu'elle ne contrôle pas de A à Z. Bon, c'est on peut le regretter mais voilà, il faut composer avec ça. Euh moi je pense qu'il faut plutôt voir les compositions, les articulation.

Euh je crois pas que aujourd'hui là les gens qui ont manifesté aujourd'hui, ils avaient ils pensent maintenant "Ah, c'est horrible, on va il faut attendre une semaine pour à nouveau se mobiliser. Il va se passer des choses d'ici une semaine, il va y avoir des âgés, va y avoir des discussions, va y avoir des formes d'action qui vont se qui vont se décider." Et voilà.

Après là, on est à peu près sûr du 18 et je pense que il y aura une certaine réussite, notamment parce qu'on le gouvernement sera déjà en place, ils vont nous dire qu'ils font à peu près la même politique et cetera. Voilà, c'est après le 18. Qu'est-ce qui va se passer Marcel ?

Sur le 18. Oui, en général. Bah moi je pense que oui, enfin c'est clair que ce mouvement Vincent le disait mais je veux dire les gens sont aussi en train de tirer des bilans.

Enfin je veux dire ils sont en train de se demander pourquoi malgré toute l'énergie qui ont mise dans dans la réforme des retraite ils ont perdu et pourquoi le fait qu'on malgré le fait qu'on leur ait dit qu'il fallait absolument voter et cetera, ils ont perdu aussi. Euh et du coup, je pense que c'est ça la question qu'on doit se poser entre nous et un peu aller au bout des discussions. Euh encore une fois, je le disais euh moi je suis très impressionné malgré tout de ce qui s'exprime.

Je pensais que c'était pas du tout acquis euh en r enfin même il y a 10 jours quoi, de voir la forme que ça allait prendre, les taux de grève, le nombre dans de de participations dans les manifestations, les assemblées générales et tout. Et je pense qu'il faut dire une chose que là il y a deux pour moi la question des directions syndicales, elle est très claire. C'est-à-dire que c'est pas une interprétation que je fais, c'est ce qu'ils disent.

Enfin Marie Lise Léon le disait le 10 septembre ça n'a pas de sens parce que nous n'avons pas d'interlocuteur elle dit Binet a quand même dit qu'elle soutenait la mobilisation du 10 et elle expliquait que c'était une première étape dans au début c'était pas sa position après effectivement il y a eu un certain nombre de de de secteurs qui ont appelé je pense à la pétrochimie aux énergéticiens à la SNCF et encore il faut regarder quelle organisation de la SNCF ça a été très débattu c'était pas du tout la même chose la position de la CGT la position de Sudraille ça dépend des secteurs et parce qu'en En fait, moi ce que je trouve très intéressant, c'est de voir comment effectivement il y a une côté un côté très par en bas mais en même temps qui fait fusionner tout un tas de secteurs. Donc on voit des et moi ce que je trouve très intéressant en ce moment, c'est que la question du blocage de l'économie et de la grève est très très présente dans les âgés. C'est beaucoup ça qui se discute.

À la fois, il y a effectivement des blocages, des actions en fait de blocage, de périphérique et cetera, mais tout le monde se demande "OK, comment il faut faire pour que la grève elle tienne ? Comment on pouvez comment on peut vous aider Et et au-delà de ça, ce qui et donc du coup pour moi la première chose, c'est que je pense que la position des directions syndicales initialement c'était de dire le problème de la crise de régime c'est que ça ne nous concerne pas. Euh c'est pas au travailleurs de la régler en fait et c'est d'ailleurs leur position historique.

Je veux dire même pendant la réforme des retraites, c'était déjà ça hein. Laurent Berger, il disait "Moi, je suis pas là pour faire tomber un gouvernement, le 493, le conseil constitutionnel, tout ça c'est pas mon problème." Et c'est d'ailleurs des secteurs de travailleurs, les raffineurs et cetera qui sont partis en grève reconduible après le 493 contre le programme qui était dicté par l'intersyndical.

D'un côté, il y a ça et de l'autre l'autre risque donc c'est de dire "OK, ce mouvement, il est politique, donc qu'est-ce que les syndicats ont à faire là-dedans C'est pas très clair. Euh et l'autre risque ce serait plus sur le terrain politique où il y a un secteur y compris de la gauche radicale, donc je le disais dans la bouche plus de la France insoumise et cetera, qui dit ce mouvement-là, il est très bien parce qu'il fait une pression sur les institutions. Donc en fait qui voit l'exercice politique des travailleurs, des travailleuses, des lycéens qui bloquent, des étudiants et cetera.

Plus comme une masse de manœuvre électorale, un outil de lobby parlementaire et il dit "Mais en fait, il faut leur proposer un déboucher électoral et institutionnel." Et et je dis une chose, pour moi le 18, qu'est-ce que ça doit être dans ce contexte ? Moi, je pense qu'il faut l'utiliser à fond, que ça doit être un grand rendez-vous du mouvement.

Mais pour que ce soit un rendez-vous du mouvement et et pas comme disait Vincent, que ce soit un jour sans lendemain, il faut que d'ici là toutes les âgés l'investissent de toute leur revendication politique et que ce soit la manière de préparer une grève massive générale politique. Et je dirais un mot sur les objectifs comme je le je le disais hein sur la question plus de la canalisation électorale et cetera. Euh moi je pense que en potentiel ce mouvement non seulement il pose le problème de la méthode de dire "OK, si on dit à tout le monde rentrer enfin le là une fois qu'on aura obtenu la destitution de Macron et l'organisation de nouvelles élections présidentielles en fait on a gagné euh c'est un leur enfin je veux dire pour moi c'est un leur et il y a plein de de manières de de le démontrer.

En plus de ça, c'est je j'ai essayé de le dire, c'est en de ça des revendications démocratiques qui existent parce que je pense que personne n'a envie de repartir pour un tour dans la 5e République avec un président et qu'il faudrait discuter de revendication démocratique radical que les assemblées générales doivent mettre ça au cœur. Moi, je par exemple, j'essaie de discuter comme ça euh comme militante mais aussi comme avocate en disant comme comme un avoc comme avocate, on est très très proche de ce que c'est qu'en fait une démocratie libérale en décomposition. On le voit tous les jours en fait dans les tribunaux, dans les commissariats et moi je pense que c'est l'occasion de porter par exemple la revendication non pas de la décision et d'un nouveau président mais déjà de l'abolition du présidentialisme.

Je veux dire pourquoi est-ce qu'il devrait y avoir un président de la République a d'autres formes démocratiques qui peuvent exister ? et de poser la question dans ce cas, pourquoi est-ce que c'est pas possible d'imaginer une assemblée unique, sans Sénat, sans Conseil constitutionnel, sans président de la République avec des députés euh révocables, payés à salaire d'infirmière et que c'est ça en fait que le mouvement il peut porter qui va beaucoup plus loin que dire maintenant faut revoter pour euh comme on l'a fait en 2022 quoi. Donc une refonte totale de la de la Constitution.

Bah c'est ça après voilà mais la question encore une fois c'est comment et quand c'est un idéal mais là aujourd'hui bien sûr bien sûr que ça allit parce que par exemple un exemple intéressant moi qui m'aide beaucoup à comprendre cette question quand on regarde ce qui s'est passé par exemple au Chili en 2019 il y a une énorme mobilisation qui parle de l'augmentation du prix du ticket de métro énorme explosion de colère des greffes très très massives des assemblées générales avec beaucoup beaucoup de monde. à partir de là se posait la question "OK, qu'est-ce qu'on fait ?" Non seulement c'était plus du tout le problème du ticket de métro quoi, c'était le problème de voilà du régime, de ses institutions, de son organisation et il y avait tout un débat qui était porté de dire bah "OK, maintenant on arrête, on fait un accord de paix, on organisera une constituante mais par le biais institutionnel le temps avec toutes les forces politiques." C'est un moment que Mélenchon avait beaucoup revendiqué en disant "Regardez, c'est une constituante et cetera." Résultat, ils ont rédigé la constitution probablement la plus progressiste de l'histoire. elle ne s'est jamais appliquée.

Donc c'est pour ça que moi je dis une refonte de la constitution si on veut mais pas au sens institutionnel. Je dis dans le sens où le mouvement tel qu'il s'exprime, il doit pour aller au bout de ses aspirations, non seulement ça doit passer par la rue mais en plus ça doit impliquer donc ça implique un niveau de rapport de force considérable. Enfin, si Retaillot il déploie 800 policiers parce qu'il pensent qu'il y a 100000 personnes dans la rue.

Imaginez ce que ça peut être si en fait on commence à discuter de changer radicalement les institution, mais qu'en plus on doit aller beaucoup plus loin dans ce qu'on revendique, y compris sur le terrain démocratique. Alors moi j'allais demander à Vincent Legay comment justement cette pardon gay je m'excuser. Il y a pas de souci.

Je vous appelle comme ça depuis tout à l'heure en plus. Une seule fois avant. Ah ok.

Vous avez été bien patient. Oui oui merci. Mon frein pour vous le dire.

J'allais j'allais vous demander en fait comment cette mobilisation, comment ce mouvement finalement pouvait s'articuler avec les lutte qui se joue en ce moment dans les arcanes du pouvoir. On sait que la France insoumise a déposé une motion de destitution. Alors la destitution du du président ça a l'air ça avait l'air d'être un peu un un vœu irréaliste, mais bon quand on entend Elisa Marcel, il est possible quand même d'aller d'aller plus loin.

Ouais, je reviens. Je vais répondre à votre question. Enfin, même si elle est pas forcément évidente, mais juste sur les sur les formes de d'auto-organisation et les héritages de notre histoire récente, euh sans doute c'est ça reste peut-être secondaire, mais je crois que dans les formes de d'auto-organisation et de faire vivre les luttes, il s'est aussi beaucoup passé de choses.

J'ai parlé des héritages de 2016 de des gilets jaunes 2023. Il y aussi les héritages des luttes écologistes qu'il faut pas qu'il faut pas oublier notamment en terme de de soins, de nourriture, de de de soutien aux victimes des violences policières et cetera et cetera. Aujourd'hui, c'était en région parisienne, mais pas seulement.

Je crois que c'était aussi extrêmement visible cette dimensionlà. Et il y a aussi des cultures dans le mouvement qui sont en train de se transformer et je pense qu'il faut il faut aussi avoir ça en tête quand on regarde un peu ce qui ce qui se ce qui se passe. Et quand vous parlez de culture, vous parlez de quoi précisment Par exemple, on disait tout à l'heure, en gros voilà, les gens n'attendent pas uniquement les directives des organisations syndicales pour s'organiser et pour créer des choses nouvelle.

Bon, donc ils vont créer des manifestations, des actions et cetera, mais ils vont aussi créer tout un tas de réseaux de base arrière, de soutien, de choses où on va amener à manger aux manifestants, où on va organiser des groupes de de de soignants pour en cas en cas de blessure, des suivis sur les questions de répression et cetera. Tout ça est une infrastructure militante peu visible sans doute aux yeux des grands observateurs mais qui est réelle dans le dans dans le mouvement et qui va nous servir aussi je pense dans les dans dans les dans les semaines à venir sur les questions plus en gros voilà artic enfin rapport entre ce qui va se passer et la question institutionelle d'abord bon honnêtement il faut se satisfaire largement de ce qui s'est passé aujourd'hui mais la grève elle est largement à construire c'est qu'aujourd'hui on a eu quand même des micro grèves dans quelques secteurs, ce qui est pas étonnant, c'est pas du tout et je m'inquiète pas de de ça aujourd'hui. Je m'attendais pas à ce qui est voilà.

Mais déjà effectivement entre passer de la colère et de la réelle sympathie qu'on a senti dans plein de secteurs du salariat euh pour le la journée d'aujourd'hui et à la mise en action qui aujourd'hui était particulièrement difficile pour toutes les raisons qu'on a rappelé. Et ben on verra effectivement déjà jeudi, ça va être un premier test. C'est le travail syndical de de déjà de conviction de voilà aller voir tous les collègues, proposer des rendez-vous, se mettre en greffe.

Ça c'est déjà un premier enjeu quand même. Il faut avant d'en venir à une éventuelle crise politique, il faut quand même d'abord en passer par là. Ensuite euh sur le moi donc je fais partie de la d'une association attaque par ailleurs je suis syndicaliste également et euh effectivement la question institutionnelle et politique elle est compliquée aujourd'hui parce que on sent bien même si ça se débat plus ou moins de façon précise que voilà ce qui est en jeu c'est c'est effectivement des questions de pouvoir, des questions de changement de gouvernement, des questions de changement de de régime et euh et que bon, on n' pas forcément euh les clés, hormis effectivement remettre les clés à d'autres que nos nos organisations.

Et bon, et ça ça ça doit se débattre aujourd'hui. Euh les on voit bien on voit par exemple l'an dernier comment ça a été extrêmement difficile de prolonger l'élan du nouveau Front populaire. C'estàd qu'il y a eu une mobilisation contre l'extrême droite.

Bon et si la question institutionnelle revient et la question électorale revient, là on parle pas d'N en ce moment parce que justement il y a ces mobilisations là mais bien sûr la question d'URN est toujours présente quoi. Et donc et du coup effectivement il y a des enjeux électoraux aussi qui vont se poser de ce point de vue-là. Donc ça effectivement entre euh mouvements sociaux, mouvement politique, il y a du du de la rencontre et de la conflictualité à avoir quoi.

Et moi, je suis d'accord pour dire queen gros, il y a pas de solution miracle dans le sens où effectivement juste un un changement de président, un changement de de gouvernement serait serait la solution. Mais euh voilà, ça implique aussi pour les mouvements sociaux euh les mouvements synic euh de peut-être sortir de leur prudence, y compris de de sortir de leur euh de leur manque de volonté de réfléchir à ces questions-là. Parce que effectivement, en général, ce partage un peu historique qu'il y a en France entre les politiques font de la politique et puis les syndicats et les associations font du social, on va dire, bon aujourd'hui, il tient plus vraiment quoi en tout cas.

Et donc ça, il y a aussi beaucoup de choses à réfléchir de ce point de vue-là. Ella Marcel, est-ce que tu voudrais réagir à ce qui vient d'être dit ou bien je poursuis, je pose ma question, il nous reste que quelques minutes parce qu'on a beaucoup parlé en fait effectivement de de de des origines en fait du mouvement. On s'est pas assez peut-être intéressé ou peut-être trop tôt de le faire sur le profil un petit peu des participants.

On a vu que la jeunesse était en première ligne mais quit de la jeunesse des quartiers populaires hein qui tu en sais quelque chose Elsa puisque tu as beaucoup accompagné tu as été l'avocate de jeunes qui ont été interpellés dans le cadre des émeutes qui ont fait suite à l'assassinat de de Naël hein par un par un policier. qu'elle est comment est-ce que cette jeunesse des quartiers populaires est-ce qu'elle était présente ou alors on le sait peut-être pas encore ou comment elle peut aussi alors elle a des revendications aussi les mêmes hein que ce mouvement de de justice sociale de de de cesser de creuser les inégalités comment elle peut se greffer à ce mouvement et peut-être lui donner plus d'ampleur et d'amplification ? Bah euh peut-être pour dire un mot euh rebondir sur ce que disait Vincent mais articuler dans le même temps avec ta question.

Moi, je pense que le mouvement regroupe beaucoup de déçus du NFP et que c'est pas juste que l'élan du NFP n'a pas pu être prolongé, mais c'est qu'en fait, je pense que aujourd'hui il y aurait un décalage énorme à proposer comme déboucher politique une coalition avec le Parti socialiste. Parce que le problème, c'est que le NFP c'était ça, c'était une coalition électorale avec le Parti socialiste dans un cadre purement électoral et institutionnel. aujourd'hui proposer aux gens pour faire face au RN de voter pour le PS dans le contexte qu'on connaît ou en plus je veux dire bon c'était déjà le cas il y a il y a un an enfin il y a bref en 2024 je veux dire où il y avait quand même beaucoup de contradictions mais aujourd'hui ça paraît dans encore plus fou dans la mesure où on voit que ça s'effondre complètement et c'est déjà le cas enfin quand on voit la position du parti socialiste sur la question du gouvernement le budget qu'il propose leur position sur Gaza et cetera et c'est la raison pour rebondir sur ta question où je pense qu'il y a des aspirations de différents secteurs de la société euh qui effectivement sont beaucoup plus profondes et beaucoup plus larges que ça et que ce mouvement-là en potentiel, il doit dialoguer avec ça.

Donc on discutait effectivement de la jeunesse lycéenne pour ce qui est des quartiers populaires. Moi, je pense que quelque chose qui est intéressant dans ce mouvement, même si ça reste à construire, c'est son extension nationale. Et ça c'est une différence temps avec nuit debout, c'est une différence importante avec Nuit de Debout parce que Nuit debout, il y avait effectivement un phénomène de politisation de la gauche principalement à Paris mais avec plein d'aspects progressistes.

Je dis pas ça de manière négative mais je veux dire aujourd'hui on voit que dans des petites villes enfin je veux dire il y a des participations importantes du mouvement et je pense aussi dans des villes plus populaires. Moi je travaille à Saint-Denis, j'ai participé aux âgés de Saint-Nis, je sais ce matin par exemple qu'il y a une mobilisation au lycée Paul et Luar qui a eu un rassemblement à Porte de Paris et cetera, qui a des assemblées générales à Aubervilier, à Pentin, à Montreuil. Ça veut pas dire que la sociologie de ces assemblées, c'est des jeunes de quartier.

Ça c'est pas vrai. Mais par contre, sont des quartiers qui sont beaucoup gentrifiés. Exactement, c'est des quartiers qui sont gentrifiés.

Par contre, pour moi, une des tâches que doivent se fixer ces assemblées générales d'ici le 18, c'est d'aller chercher tous les secteurs de la population qui ont leur mots à dire contre Macron pour qu'ils y rajoutent qui rajoutent leur pierre à l'édifice et que ça doit avoir deux tâches dans le sens de ce que disait Verson, évidemment, construire une grève plus importante puisque moi je suis d'accord, il y a il y a pas des taux de grèv massives partout, il y a des endroits très intéressants. Je pense qu'aux techniciens de Châtillon, ils sont à 80 %. Euh y compris avec des taux qui peuvent être plus importants que certaines journées sur les retraites et cetera.

Par contre, c'est pas du tout qu'il y a une grève massive dans le pays, ça c'est vrai, mais que ça montre le potentiel, hein, pour une journée en dehors de tout qui sort de télégramme. C'est quand même significatif. Et donc pour moi, d'ici au 18, il y a des tâches importantes qui sont allé chercher tous les secteurs qui sont pas encore manifestés.

Effectivement, pour moi, les jeunes de quartier en particulier, il y a un enjeu énorme à discuter bien sûr de la question des violences policières, bien sûr de la question du racisme d'État. On parle du gouvernement Baot, du gouvernement Macron, mais il faut parler aussi de ce que c'est qu'un gouvernement où il y a Retaillot qui est un personnage absolument abominable, même si c'est pas le premier et je le disais encore une fois, pour moi c'est difficile, c'est pas encore s va être conduit mais voilà mais je pense qu'ils vont devoir faire des cadeaux à LR donc il y a des chances qu'il soient de la partie mais par exemple c'est pareil quand on quand quand on regarde ce que c'est que le bilan d'une organisation comme le Parti socialiste qui fait voter la loi de 2017 qui est celle en fait dite du permis de tuer qui en fait voilà connaî la question des refuses d'Octempéré et cetera, c'est compliqué de convaincre des secteurs, voilà, de la jeunesse que voter pour François Hollande en fait, c'est la pané. Donc pour moi effectivement les tâches de ce mouvement jusqu'au 18, c'est de le massifier, de faire en sorte que les secteurs qui sont pas encore dedans s'y retrouvent et que le 18 soit une grande journée de grève générale où toutes les revendications de la population s'expriment.

Ça doit être le retrait de la réforme des retraites évidemment, mais beaucoup plus que ça. Pour moi, il faut porter le retrait de la loi immigration. Euh on, tu me demandais la question des secteurs, mais je veux dire à République quand même parmi les actions du mouvement, il y avait euh vraiment un camp de base antiraciste avec la question des collectifs de travailleurs sans papiers qui se sont exprimés et c'est des secteurs qui ont lutté euh qui ont lutté et et de manière très importante.

Enfin, moi je rien que le moi je dis juste un mot, par exemple, le 1er juillet dernier avec le collectif d'Actions judiciaire dans lequel je milite, par exemple, on a organisé une action de défense massive, c'est-à-dire qu'on était plein d'avocats à défendre des des personnes qui étaient retenues en centre de rétention. Le jour où Retaillot faisait passer sa loi qui allonge à 210 jours le délai de rétention. Donc je veux dire, faut se projeter dans ce que c'est que passer 200 210 jours en CR pour des personnes fragiles et étrangères et cetera.

Non mais c'est voilà c'est de la c'est de la prison administrative arbitraire en fait. C'est des gens qui sont enfermés alors qu'ils ont rien fait. Bref, et je veux dire le macronisme c'est l'accumulation de tout ça et et moi je pense qu'effectivement le 18 ça doit être la coagulation de tous ces secteurs avec leur revendication propre mais avec des modes d'action radicaux dans la rue par la grève et par le blocage.

On va voir on va devoir conclure peut-être un un dernier mot Vincent Guet. Oui. Bah après effectivement il faut voir aussi les difficultés sur cette question là.

C'est je suis d'accord pour aller chercher les secteurs et en même temps aller aller chercher les secteurs suffit pas toujours dans le sens où les jeunes des quartier populaire si cette catégorie a un sens s'ils ne sont pas forcément très mobilisés sur un certain nombre de sciences c'est aussi en partie parce que la répression les vise plus particulièrement. C'est une répression qu'il connaissent au quotidien. le rapport à la police, il est pas forcément les mêmes.

Par exemple, si on prend les lycées euh les lycéens du 93 ou du 94 et les lycéens de Paris, effectivement le rapport à la police, il est pas le même. Donc effectivement, les difficultés aussi à surmonter pour euh euh que c'estes que ces groupes ces ces ces ces personnes puissent participer aux manifestations bien sûr sont pas évidentes. Deuxième chose, effectivement, je suis assez d'accord sur la question du de de la façon dont les les mouvements sociaux et syndicaux aujourd'hui doivent assumer leur part d'antiracisme et leur part de travail dans de l'antiracisme.

Euh la France est un pays raciste depuis depuis très longtemps, mais là on atteint des seuils quand même complètement complètement complètement dingues. Bon, on a encore eu des actes islamophobes juste à côté de chez vous hier. Bon, voilà.

Donc effectivement cette question là elle est plus secondaire ou non il faut effectivement la la prendre arbal corps et elle doit faire partie prenante de cette séquence qui s'ouvre aujourd'hui. Merci infiniment Vincent Get maître de conférence en sociologie je fais attention maître de conférence en sociologie à l'université Paris d'Hydro mais également membre d'attaque et syndicaliste. Je complète votre riche biographie.

Elsa Marcel avocate et militante à révolution permanente. Je vous libère, je sais que vous avez des impératifs notamment Lisa Lisa Elsa. Oh là là, je vais pas me faire des amis ce soir, je ne sais pas, c'est peut-être la reprise, le mouvement populaire qui qui m'émeut un peu.

Mais vous qui nous regardez, restez avec nous en seconde partie de cette édition spéciale he consacrée au mouvement blocou. Je serai avec Julie Ferruis, infirmière codéguée générale de l'Union syndicale solidaire, Aurreur Cochelin, maître de conférence en sociologie à l'université paren Pontéon Sorbon et Priscilla Ludowski, militante des gilets jaunes. On parlera notamment de la convergence des luttes, hein, c'est tout de suite après cette courte pause.

Moi, je respecte la police. Faut armer la police à mort, faut leur donner beaucoup plus de pouvoir. Le problème de la plupart des femmes c'est qu'elles n'arrivent pas à matcher avec cet esprit de business.

Le Nigérien fait plus d'enfants que l'Europe réunie. Ils ne nous coloniseront pas. Ils ne nous remplaceront pas.

Pour que la société soit tournée vers l'excellence, il faut une paix civile. Cette paix civile n'est possible que dans une société à tendance monoethnique. Partout, l'extrême droite envahit nos fils d'actualité.

Stoppons-les maintenant. Le média contre-attaque sur les réseaux sociaux. Nous sommes prêts.

Nous voulons vous proposer de nouveaux formats, de nouvelles émissions. Bienvenue sur la contre matinale du média. Recap, votre grand début quotidien d'actualité.

Une info indépendante, populaire, sans filtre pour contre-attaquer avant qu'il ne soit trop tard. On a besoin de vous pour y arriver. Rejoignez Laost.

Soutenez-nous sur campagne.fr. B, ça a été rapide hein ? retour au plateau.

Vous êtes interu mesdames. Ça va bass un peu basse. Je sais pas si on a un petit coussin qu'on pourra donner à notre à notre invité pendant un petit magneto.

De retour sur le plateau du média avec Julie Ferruis, infirmière codéguée générale de l'Union syndicale solidaire. Bonsoir. Bonsoir.

Aurélie Coachelin. J'espère qu'il dit bien votre nom parce que je me fais gronder depuis tout à l'heure. Non, aucun problème.

Maître de conférence en sociologie à l'université parien Panthéon Sorbonne et Priscilla Ludowski, militante des gilets jaunes. Bonsoir. Merci hein d'avoir accepté notre invitation.

Bien sûr, tout d'abord, peut-être pour commencer avant d'aller parler de la de la convergence des luttes, comment faire durer le mouvement, quelle stratégie déployé, ben j'aimerais bien peut-être recueillir votre avis sur cette première journée de de mobilisation qui peut-être annonce un un un mouvement qui va s'inscrire dans la durée. On le verra avec vous à ma droite peut-être Priscilla, plus vous qui êtes militante des des gilets jaunes, est-ce que vous avez l'impression de de revivre un peu l'acte 1 de du mouvement des gilets jaunes ? Ben, j'étais tout à l'heure à place des fêtes pour intervenir avec différentes organisations, à la fois en tant que personne qui était à l'initiative du moment des gilets jaunes avec d'autres et en tant que président du CLSE qui milite sur les questions de justice sociale environnementale dans les outres mères.

Et donc j'ai je suis intervenue parce que je trouve que c'était important de parler des angles morts. On parle pas beaucoup des impacts de ces mesure dans les territoires d'outreemer. Donc oui, cette journée me rappelle beaucoup peut-être pas la première journée du mouvement des gilets jaunes, mais en tout cas il y a beaucoup de choses qu'on peut comparer entre les deux mouvements et je pense que beaucoup se sont inspirés notamment pour les personnes qui sont à l'initiative et qui ont milité pendant le mouvement des gilets jaunes et qui ont milité pendant le convoi des libertés.

Donc ils sont beaucoup inspirés de plein d'actions parce que d'autres fonctionnent plus vraiment aujourd'hui. Donc je pense que la combinaison de toutes ces actions fait que ben ça donne aujourd'hui un un bouquet de mobilisation qui est assez impressionnant et qui me rappelle Ouais. beaucoup de souvenirs.

Et alors effectivement, vous faites remarquer là, on a beaucoup parlé du territoire hexagonal, mais dans dans les outresem, est-ce que ce mouvement a été suivi ? Est-ce qu'il y a des revendications particulières qui sont portées dans les dans les dans les domes dans les territoires ultramar ? Pardon ?

C'est comme ça qu'on dit maintenant ? Ouais, on dit ultra marar, on ditemè, ça dépend. Mais oui, alors oui, il y a eu des il y a actuellement un blocage au Marin en Martinique, il y en a à la Réunion aussi, il y a eu des appels qui ont été faits pour suivre mais les mobilisations avaient commencé un petit peu avant.

Je pense que depuis qu'on entend le lancement, enfin l'appel à se mobiliser le 10 septembre, il y a quelques petites mobilisations ici et là qui se font, qui se poursuivent. Il y a des âgés un peu partout et puis les les syndicats ont lancé cet appel et ça a pas mal tourné et c'est quand même une un mode de mobilisation qui est assez présent dans les territoires d'outreem. la la grève, voilà, c'est une forme assez les blocages aussi et et malheureusement retour la répression mais en tout cas les modes d'action se sont assez communs.

Donc du coup, c'est ça appelle et donc les revendications sont celles qui n'ont pas mal émergé pendant l'année là parce qu'il y a eu le mouvement contre la vie chère et donc ça c'est un au cœur au cœur de tout ça qu'on quand on voit les mesures de Bairou qui parlent de ne pas remplacer un fonctionnaire sur 3 qui parle de du gel des retraites des salaires et cetera, des pensions en fait là-bas s'il se mobilise contre la vie chère c'est que c'est déjà compliqué au quotidien les le taux les taux de chômage sur les différents territoires sont deux à trois fois plus élevés que qu'en hexagone. Donc en fait toutes ces mesures elles viennent exacerber tout ça et donc forcément que c'est un écho immédiat dans ces territoires et et que donc forcément qu' a mobilisation aussi quoi. Julie Ferrois, j'aimerais recueillir vos impressions.

Je rappelle que vous êtes infirmière codégué général de l'Union syndicale solidaire. J'ai vous réjouissez quand même j'imagine de cette de cette première journée. Elle est à la hauteur de vos attentes euh ben, elle est à la hauteur de nos attentes et surtout elle a été force de d'innovation.

Enfin, moi ça me rappelle effectivement les gilets jaunes et puis tout ce qu'il y a eu, toutes les mobilisations qu'il y a eu contre la loi travail. Euh, on a pu voir des occupations de de rond-point, on a pu voir des blocages, on a pu voir des gens qui tournaient autour de rond-point pour bloquer la circulation sans vraiment se faire arrêter parce que c'est interdit de bloquer la circulation. Enfin, voilà, il y a eu plein de de de choses imaginatives qui ont été mises en place.

Et puis il y a eu aussi tout ce qu'on a pu voir dans les euh dans les bases arrières, enfin qu'on appelle les bases arrières, mais des cantines populaires qui se sont installées. Euh voilà, je suis pas passée à la place des fêtes, mais je pense qu'Aurre en parlera beaucoup plus ou comme le disait Prilia quoi. Mais c'était voilà déjà entendu enfin c'est cantine populaires, c'est euh c'est voilà, c'est des choses qui qui ont qui manquaient ces derniers temps.

C'est un peu cette imagination, cette envie de lutter ensemble, de se retrouver. Il y avait aussi ça euh de pouvoir se retrouver pour lutter ensemble. Ça c'était très important.

Après, on a quelques chiffres hein aussi de de grévistes hein euh plus de 30 % de grévistes à la SNCF. Euh on a 6 % de grévistes dans les PTT au niveau national. Euh c'est un bon début.

C'est un bon début parce que il y avait pas tous les syndicats qui appelaient. Donc il y a ça aussi qu'il faut avoir en tête. Donc c'était pas l'ensemble des syndicats qui a appelé. regr comment vous expliquer que tous les syndicats n'appellent pas justement à rejoindre ce mouvement ?

Euh bah nous ça nous paraissait logique de le rejoindre. syndicat de lutte de transation sociale. Euh on a été sollicité par les salariés sur le terrain pour déposer des préavis de grève et ça nous paraissait logique.

Enfin, on est là en tant que syndicat, on est un outil pour les travailleurs et les travailleuses. Donc pour nous, c'était absolument une continuité de ben de ce qu'on fait au quotidien de déposer des préavis de grève et d'appeler à un appel à la grève nationale pour couvrir l'ensemble des salariés qui souhaitaient se mettre en grève aujourd'hui. Les syndicats n'ont pas tous leur même technique, leur même voilà nous on pense que pour bloquer vraiment un pays échanger les choses, il faut la grève.

Donc on dépose des préavis de grève. Euh merci Julie, je me tourne vers vous Aurore Cochelin. On a beaucoup parlé avec Vincent Get qui est sociologue comme vous effectivement des des origines du mouvement là où je on a peut-être pas eu le temps avec lui de de nous intéresser au profil, on l'a évoqué très rapidement, au profil des sociologiques euh aussi justement, je voulais revenir sur cette question de l'origine de la CSP de ces de ces participants qui ont rejoint le mouvement.

Est-ce que il est peut-être trop tôt pour savoir d'où viennent en fait ces ces manifestants et ces manifestants de voilà d'où d'où viennent-ils ? Tout simplement ? Oui.

Alors du coup moi je suis effectivement sociologue mais je suis aussi ce soir sur ce plateau avec un peu une double casquette puisque je suis aussi là pour le NPA, le nouveau parti anticapitaliste. Donc je préférais le dire. Euh bah à la fois il est un peu tôt en fait pour vraiment pousser les analyses.

On parlait des gilets jaunes. C'est vrai qu'on a mis du temps aussi à très vite des sociologues sont allés sur le terrain pour essayer d'analyser le mouvement des gilets jaunes. Mais il y a il faut toujours quelques semaines, quelques mois quand même pour pouvoir avoir une analyse précise.

Mais je sais pas si vous avez vu que justement un politologue avait publié récemment dans le monde une étude, Antoine Bristiel alors qu'il a fait à partir d'un petit échantillon quand même, il faut préciser, à partir en fait des réseaux sociaux du mouvement en lui-même, donc à partir d'environ 1000 personnes. Et en fait, c'est quand même assez intéressant. Alors, il montre une première évolution du mouvement et moi je pense qu'en fait ce mouvement il ne va cesser de nous surprendre et que il pourrait y avoir des évolution encore importantes puisque on sait que au départ c'est un mouvement spontané euh un peu confus voilà sur et pas forcément ancré dans une politisation classique.

Ce que montre son étude, c'est qu'en fait entre-temps, et c'est ce qu'on a commencé à dire sur le précédent plateau, il y a eu une évolution de fait et que à présent la composition du mouvement alors à partir de son échantillon 2000 donc il faut relativiser et clairement encré à gauche euh avec 1/3 qui était gilet jaune euh avec 70 % qui ont voté FI, 30 % qui ont voté extrême gauche. Donc voilà, un profil quand même très clairement à gauche, beaucoup de jeunes, donc ça aussi on l'a dit et globalement des personnes plutôt diplômé, bien intégré plus que la moyenne. Ça reste un échantillon, voilà qui est qui est petit, mais ça donne quand même une idée un peu de du profil.

Là où il y a des points communs quand même avec les gilets jaunes, bah déjà je l'ai dit hein, il y a un/ers qui se déclare ancien ancienne gilets jaunes. Euh c'est sur le fait que c'est des personnes qui sont encrées vraiment dans tout le territoire euh qui viennent notamment de petites et moyennes communes, pas que des grandes villes, pas que du monde urbain euh et aussi des personnes qui sont dans un rejet quand même de la politique classique et qui cherchent des nouveaux moyens d'action. Voilà, j'espère ne pas trop déformer ces propos mais c'était un peu la synthèse qu'on peut en faire.

Eh bien, c'est peut-être l'occasion de demander à une militante gilets jaunes quelles sont par exemple pour vous les revendications que que vous portez dans le cadre de ce mouvement ? parce qu'on l'a dit tout à l'heure hein, les revendications sont assez assez multiples. En tout cas euh évidemment il y a des les revendications démocratique parce que voilà, il y a beaucoup de personnes qui s'expriment pendant ce mouvement pour parler de la manière dont on nomme le président, pour de la manière dont on met en exerve les privilèges des élites entre guillemets, la manière dont on vote au parlement et cetera, les multiples 493 et cetera.

Donc je pense que ce qui est similaire, en tout cas ce qui a pu se faire dans le mouvement des gilets jeunes, c'est d'avoir de fortes revendications démocratiques. Ça ça ressort beaucoup et d'autres s'y retrouvent et et tout le monde n'est pas forcément sur le terrain pour les mêmes raisons, mais en tout cas il y a pas mal de choses qui se retrouvent et puis des revendications évidemment autour des questions sociales. Je pense que tout enfin moi je considère que Emmanuel Macron depuis 2017 c'est vraiment un buldozer antisocial et que juste tous les ministres enfin tous les premier ministres qui ont été nommés jusque là n'ont juste ont juste poursuivi son objectif.

Je me souviens que quand à l'époque on avait rencontré les membres du gouvernement, il nous avaient dit "On garde le cap et ils ne l'ont pas lâché malgré la mobilisation sociale forte qu'il y a eu depuis 2018, enfin 2017, 2018 et après. Et évidemment, il garde le cap malgré euh après avoir lui-même dit euh euh lorsqu'il a été euh réélu, euh il a dit voilà, il a dit d'une certaine manière qu'il avait qu'il reconnaissait qu'il avait été élu par défaut puisque c'était beaucoup ont voté pour faire barrage à Marine Le Pen et que son vote l'obligeait et donc il est pourtant pas à l'écoute de ce qui se dit dans la rue. Donc les revendications, elles sont toujours autour de la la démocratie, de la justice sociale.

Il y a beaucoup de personnes qui militent qui ont milité dans les mouvements climats qui sont là et qui ont aussi le revendication bah liée à la ce qui s'est passé pour la pétition contre la loi du plomb mais aussi par rapport à tous les empoisonnements des terres en général. Ça ça y a un fort écho dans les autres mères par rapport à ça notamment sur l'affaire du clur des cônes mais pas que. Et puis des revendications liées aux services publics parce qu'on a vu une case des services publics hyper enfin intense depuis depuis le le premier mandat d'Emmanuel Macron.

Et en fait, ces quatre piliers sont les quatre piliers qu'il y a eu pendant le mouvement des gilets jaunes. Donc en fait, ça continue et c'est ce que des gens en dehors du mouvement des gilets jaunes ont porté bien avant, ont porté après et en fait c'est juste que ça continue, il broie, il continue à broyer et il continuerait avec le corps nu. H Julie Ferrois, justement sur la case des services publics, hein, vous êtes infirmière.

Qu'est-ce que réclament les travailleuses et travailleurs de du système de santé ? Euh des moyens. Ouais. des moyens euh qu'on arrête de fermer euh ben les hôpitaux, qu'on arrête de fermer les maternités de proximité parce que à partir du moment où on a des hôpitaux qui ferment, des maternités qui ferment, c'est des territoires entiers qui sont oubliés, c'est des morts en plus.

C'est une charge mentale beaucoup plus importante pour les femmes aussi, il faut pas l'oublier hein. C'est aussi un peu ce qu'on a pu voir et qu'on a peut-être un peu oublié dans dans ce budget qui était présenté, c'est l'impact plus important hein sur sur la vie des femmes. Euh parce que qui euh souvent emmène les enfants ben à l'hôpital, souvent ce sont les mères.

Euh voilà, donc il y a il y a tout ça. Euh donc bah oui, on est on effectivement euh ce mouvement euh aussi fait émerger tout un débat sur le budget quand on dont on entend pas parler d'habitude. Euh il met en exerg aussi qu'il y a 211 milliards d'euros qui sont versés chaque année aux entreprises en contrepartie et à côté de ça, on va demander 44 milliards d'euros toujours à la même tranche de la population.

Voilà. Donc ça ça fait vraiment émerger cette injustice sociale qui est qui est grandissante. Donc voilà, je trouve que les débats sont hyper intéressants de ce qu'on peut voir sur les lieux de travail, de ce qu'on peut entendre avec des collègues vraiment qui se posent des questions et qui du coup comprennent que enfin il faut taxer les riches, il faut taxer le patronat, il faut taxer là où il y a des sous et arrêter de taper bah sur les classes moyennes et populaires et les classes les plus récaires.

Ouais. Alors, on l'a vu la police aujourd'hui taper hein sur ces populations très précires. On a parlé d'un dispositif policier vraiment euh euh massif.

Là, on peut le voir peut-être des images de violence policière qui ont eu lieu notamment euh à Châteler 80000 euh 80000 policiers, des moyens technologiques également déployés. Il y a vraiment une une volonté de de de neutraliser, de réprimer et de de finalement d'enterrer ce mouvement alors qu'il commence à peine. Est-ce que est-ce que cette violence, cette répression policière là vous vous fait peur, vous vous dis de continuer ?

J'imagine que je sais pas si vous avez peut-être un traumatisme de de cette répression qui a qui a qui a mutilé les g les gilets jaunes. Oui, en fait c'est sûr que beaucoup de gens ont été mutilés. On a porté plainte contre les gel allemands en 2019.

Puis puis de nouveau en en 2020, on a été reçu par un juge d'instruction. Euh moi j'ai lancé une pétition qui a plus de 80000 signatures aujourd'hui pour dissoudre de la Bravem puisque c'est Didj l'Allemand pendant les gilets jaunes qui a créé qui a sorti du placard la Bravem anciennement les Voltigeurs qui avait déjà été dissout en en 86 et qui avait émergé après M 68. Donc du coup, c'est dans le même à peu près le même contexte que qui met en place ce type de de brigade.

Et donc oui, c'est documenté que le la DJ l'Allemand à l'époque et donc Retaillot dans la continuité ont un usage de la force qui est excessif. la les observateurs et donc l'observatoire de la Ligue des droits de l'homme sur le terrain à Bordeaux et à Paris a déjà documenté les pratiques de DJ allemand à l'époque et donc c'est juste une doctrine qui qui qui s'est installé qui continue et qui est même reproduite à l'étranger en prenant l'exemple de la France pour réprimer à l'étranger les mouvements sociaux et malheureusement c'est c'est ce qui est fait pour dissuader les gens. Il y avait des témoignages à l'époque où des femmes étaient frappées, étaient étaient mises à genou, étaient fouillé, palpé et où on leur disait "Mais en fait, c'est pour nous assurer que vous reviendrez pas le samedi d'après puisqu'on était sur des mobilisations hebdomadaires." Et donc oui, c'est ce sont des personnes qui ont été mutilées.

Et je rappelle quand même que les personnes qui ont été mutilées ne sont pas inquiétées aujourd'hui par la justice. Elles n'ont jamais été attaquées en justice. Donc, elles n'ont pas été, même si ça ne se justifie pas qu'elles soi éborgnée ou qu'elles aient perdu un membre, si elles avaient été violentes, mais en l'occurrence, elles n'avaient pas été violentes, elles n'avait pas attaqué la police.

Donc elles ont vraiment été mutilées dans un pays démocratique, dans un pays d'état de droit. On a des mutilés politiques qui n'ont jamais elles été inquiétées par la justice pour avoir attaqué les forces de l'ordre. Donc vraiment, il y a une répression qui visait à faire terire le mouvement.

Et je pense que là euh l'usage excessif qui a été employé aujourd'hui, c'est pour effectivement dissuader les gens de bah de revenir. Aurore Cochelin, effectivement euh les gilets jaunes, hein, nous nous témoignent le fait que on a vu 80000 policiers, c'était peut-être à l'acte 4, à l'acte 5. Là, ça vient de manière très très prématurée, on va dire, dans le mouvement.

On avait on avait jamais vu ça, un dispositif policier aussi aussi massif dans le cas d'un mouvement. Alors oui, il y a un aspect inédit mais dans le même temps et en faisant le parallèle avec les gilets jaunes, on voit que ça s'inscrit quand même dans du temps long. En fait, il y a eu vraiment un peu deux moments tournants.

D'abord 2016, la loi travail. C'est le premier moment où en fait même pour le 1er mai, on pouvait plus sortir sur Paris en famille avec les poussettes en fait euh ce qui avait longtemps été la norme. Et puis deuxième tournant effectivement au moment des gilets jaunes où là pour le coup la répression a atteint d'ailleurs des niveaux jamais réatteints en terme de de je veux dire de de blessures physiques.

C'était incroyable en fait la police qui s'est beaucoup permis ça aussi en visant spécifiquement des membres des classe populair je pense enfin très largement il y avait de ça. Donc on est on est dans ce moment-là, on est dans cette continuité là mais effectivement il y a quelque chose de spécifique ici qui est mais tout ce qui est mis en place ces derniers jours, dernières semaines vis à cela qui est de tuer le mouvement dans l'œuf. Donc on va faire peur, on va bien annoncer à l'avance qu'on va déployer le maximum de dispositifs possible et imaginable en espérant que ça fasse peur, que ça empêche les gens de descendre dans la rue mais forcer de constater que alors il s'agit pas de nier que ça a des effets, mais forcer de constater que ça n'a pas fonctionné et que par ailleurs les militants et les militantes prennent en compte cette dimension là et essayent de contourner, y compris la répression, la peur qu'elle fait naître.

Euh par exemple, on évoquait rapidement la place des fêtes. La place des fêtes, elle a été pensée comme un espace un peu en arrière d'éventuellement les moments d'affrontement, de tension avec les forces de l'ordre, avec toute une organisation de la journée, avec un espace spécifiquement féministe euh où était organisé à la fois une garde pour enfants, une cantine, on en a parlé, mais aussi voilà des arpentages autour de la Palestine, des discussions de fond pour rendre possible la mobilisation de tous et surtout de toutes et pour aussi là ça nous mène un peu ailleurs mais c'est aussi important de le souligner euh prendre en charge une dimension de la vie quotidienne dans la mobilisation quelque chose qui est essentiel en fait pour permettre la mobilisation en général et qu'il faut qu'on tienne en compte de plus en plus en fait quand on se mobilise. Et si on veut que les personnes se mobilisent, il faut prendre en compte ce qu'on appelle de plus en plus la reproduction sociale, c'est-à-dire tout simplement le fait de de voir se reproduire soi-même.

Donc manger, prendre soin de ses enfants ou de sa famille en général. En fait, si on se mobilise, on a besoin de cette prise en charge collective là et c'est quelque chose qui permet à davantage de personnes de s'investir et en particulier des femmes, on sait qu'elles ont la double journée de travail avec à la fois leur boulot, à la fois le boulot domestique, de prise en charge de la maison, des enfants et cetera. Donc tout ça euh déployer tout ça, ça permet leur mobilisation spécifique.

Effectivement là, vous soulevez un petit peu cette question de la de la stratégie à déployer pour faire durer le mouvement. Rapidement pour conclure sur le point des violences policières. Euh ce qui a ce qui a beaucoup ce qui nous a aussi beaucoup frappé, c'est euh voir donc cette police à qui effectivement euh le ministre de l'intérieur a donné carte blanche.

Elle s'en prend effectivement aux manifestantes et aux manifestants dans la rue, aux populations précaires mais également aux élus de la République. Je vous je pense notamment à la députée Danielle Simonet. Vous avez certainement vu ces images qu'on va rediffuser maintenant.

Elle a été bousculée par les forces de l'ordre alors qu'elle était dans un café. Député de la République droit de prendre un café. ici je prends un café d'f tout sortez d'accord on va vous contrôler un c'est ils sont sans limite voilà sans limite mais leur répression ne suffira pas moi c'est pas ça qui va m'empêcher en tant que député j'étais là des 5h30 du matin en solidarité avec le dépôt de bus la nuit comme je l'ai fait dans dans toutes les grandes luttes depuis des depuis depuis des années des années je continuerai toujours et vous savez c'est on franchit un câ c'est sûr hein quand on se met à molester euh les élus.

Voilà. Mais euh mais il faut voir ce que les ce que les gens prennent hein. Dans le 20e, vous avez au niveau des lycéens, ils ont pris cher hein les deux dernières années lors des manifestations et c'est sans sans sans commune mesure quoi.

Et donc voilà, notre solidarité doit être renforcée et poursuivie. Aurélie Coachelin, vous êtes d'accord avec Daniel Simonet quand elle dit "On a on franchit un cap quand on s'en prend à des à des élus de la République dans ce type de mobilisation et même plus globalement. Je pense queon franchit des caps en permanence mais effectivement qu'il y a certains symboles voilà qui qui sont marquants.

Là c'est marquant euh mais globalement c'est un problème quand ça touche tout le monde. Enfin je suis d'accord qu'il y a un aspect symbole tout de suite on on s'élève et on se dit ah si même un ou une élu de la République peut être la victime de violence policière, ça renvoie un message très fort. On se dit soi-même on n'est rien du tout entre guillemets.

Donc qu'est-ce qui va nous arriver ? Mais moi, j'aurais tendance à dire, on doit aussi s'élever dès que on touche à l'un ou l'une d'entre nous qui est mobilisé indépendamment de de son statut. Et j'en profite pour dire que la question par ailleurs de la répression, c'est vrai que elle touche de plus en plus les mobilisations.

Mais il faut voir que parce que j'ai essayé de faire un petit panorama à partir de 2016, le basculement pour la répression contre les mobilisation. Il faut voir qu'elle a été expérimentée de longues dates sur les personnes racisées dans les quartiers et qu'en fait c'est pas un phénomène nouveau. C'est un phénomène nouveau, on va dire pour nous qui nous mobilisons.

Mais de fait voilà, ça s'inscrit dans une histoire qui est encore plus globale quoi. Sur les quartiers et au prix de toutes les de tous les camarades sans papier. Enfin, il y a qu'à voir cet été l'expulsion de du enfin des des jeunes du parc de Belleville.

Enfin, c'était hyper violent. Enfin, on naz pas vu de répression. Enfin, c voilà, il y a des jeunes qui ont fait des malaises, qui ont été hospitalisés et on parle de jeunes mineurs.

Donc euh Ouais. Et justement vous Julia Julia Julie, c'est Julie Ferrua, j'ai remixé votre prénom. Décidément, ce soir, vous m'offrez une belle transition puisque on a pu justement aller à la rencontre d'un jeune mineur isolé au parc de Belleville et il tient et bien sûr qu'il s'inscrit dans ce mouvement populaire, il va nous dire pourquoi. [Musique] Je suis l'un délégué du collectif de jeun de parc de Belleville.

Donc nous luttons pour nos droits dans partout où se trouve la lutte contre l'extrême droite, contre les racistes, contre les les fascistes, notre place est là. C'est pourquoi aujourd'hui je suis là, je suis à côté de mes camarades pour lutter. Pourquoi c'est important d'associer le 10 septembre à à vos luttes, au collectif ?

Bah spécialement parce que c'est le même c'est le même gouvernement à savoir euh Bruno Routayo qui a ordonné à son à son préfet police qui nous a expulsé à la get lique. Donc pour nous le voir quitter au gouvernement c'est un soulagement pour nous parce que celui qui nous a foutu dehors. Donc nous venons ici nous nous rassemblons le 10 septembre au 18 mars le jour de notre expulsion parce que c'est lui qui nous a expulsé à la G.

C'est lui qui a qui nous a dit notre place n'est pas la guerre élection à la rue. Donc c'est des dates nous pour nous c'est lié. Voilà pour nous c'est pour nous c'est lié.

Ça pose la question effectivement de la de la de la convergence des luttes. On en a aussi un peu parlé avec Vincent Guuet mais pas assez parce qu'il fallait passer sur le le deuxème plateau. On l'a vu, les mineurs isolés prennent part les sans papiers également.

Et la question est de savoir comment mobiliser cette jeunesse effectivement des quartiers populaires qui est victime de de racisme, on a vu qu'il y avait quand même des militants antifascistes qui revendiquaient la dimension antifasciste de de ce mouvement mais plus précisément sur la dimension antiraciste. Comment les racisés justement peuvent revendiquer et porter porter ce mouvement. Du coup, c'est à moi d'avoir réagir.

Bah non, mais peut-être des pistes, nous on y réfléchit beaucoup en ce moment au NPA. La première piste que nous on explore, c'est déjà constater que de fait le mouvement social à l'heure actuelle organisé, c'est un mouvement extrêmement blanc. Euh et du coup nous on fait le même constat dans notre parti qu'on est un parti essentiellement blanc et que du coup la le NPA mais à l'image de l'ensemble de la gauche.

Vous avez tenté de présenter une candidate qui portait le voile à l'époque quand même hein. Oui. Avance ça ça a fait beaucoup de débats mais ça a permis des clarifications en notre sein.

Mais mais pour dire que du coup peut-être le premier aspect déjà c'est d'avoir des organisations, je parle vraiment au pluriel qui sont à l'image de la société. C'est des questions qu'on se pose sur la question des femmes, des LGBT, des personnes racisées. En fait, il faut avoir des organisations qui sont représentatives de la société.

Sinon, on parle enfin on parle qu' a qu' a une seule partie et on n'est pas représentatif de ça. Donc le premier aspect, c'est déjà de se dire bah voilà, il faut qu'on travaille cet aspect-là en interne. Et le deuxième aspect, il me semble c'est de pas se dire "Mais ça, moi je suis très engagée sur le mouvement féministe, donc je pense qu'il y a quand même des parallèles qui peuvent être faits.

Faut pas se dire que on va aller mobiliser les gens." Euh ce que disait Vincent d'ailleurs un peu en conclusion de sa dernière intervention, euh "Ne me libère pas, je m'en charge". C'est un slogan féministe.

Euh c'est la même chose. Euh donc en fait il faut plutôt travailler à une convergence. Euh donc voir euh avec les personnes qui s'auto-organisent déjà euh dans les quartiers ou euh dans les associations antiracistes, qu'est-ce qui existe et travailler avec elle, pas débarquer en se disant "Ah, on va amener la bonne parole." Ça, je pense que c'est un élément qui est vraiment déterminant.

Et le troisème, j'allais dire, il y a deux aspects. Donc ça, la convergence, c'est on converge ensemble vers un même endroit. Il y a pas quelqu'un qui détient voilà la clé et qui dit "Venez derrière moi, convergez derrière moi." C'est on va converger ensemble vers la même direction.

Ça ça me semble un point déterminant. Et le troisème aspect, c'est de répondre aux aspirations des personnes racisées. Donc euh en reprenant des revendications spécifiques et puis aussi en se disant voilà les risques qui sont pris sont pas les mêmes, chose qu'on qu'on a déjà dit hein, mais ça me semble déterminant.

Donc sécuriser, mettre en place différents différents espaces et différentes façons de se mobiliser pour que ce soit possible pour tous et toutes en ayant bien conscience queon est chacun chacune positionné différemment et qu'on n'a pas les mêmes risques en fait. Oui, surtout face à face à la police. Julie Ferrobis, vous vouliez peut-être rebondir ou peut-être je vous propose de voir un petit une petite intervention d'Anas Kazib que vous connaissez bien qui est militant en révolution permanente et qui a un avis hein sur la question de la convergence des luttes.

Tu peux aussi rebondir sur ce que disait Ouais. Ouais. Alors peut-être vous savez ce qu'on va faire.

Voilà pour pas que pour pas que celles et ceux qui nous regardent perdent le fil. Mesdames, je vous propose peut-être de réagir à ce qui vient d'être dit par Auror Coachelin et ensuite on on entendra Anaskaib. Euh ben en fait oui effectivement j'approuve he tout ce qu'a dit Aurore sans aucun souci.

Juste il y a aussi un aspect, il y a aussi l'aspect financier. Il faut les les personnes racisées sont souvent dans les métiers exerces dans les métiers les plus précaires. Il faut prendre aussi en compte ben qu'il y a des études qui montrent que un homme noir gagne environ 400 € de moins qu'un homme blanc.

Je sais pas si des caisses ont déjà été lancées, des cagnottes. Alors, il y a pas encore de cagnotes. Alors, c'est plutôt par boîte que ça s'organise et quand il y a qu'une journée de grève, c'est compliqué d'organiser une cagnotte.

Les cagnotes souvent, elles vont s'organiser quand on voit qu'un mouvement va durer et que là, il faut vraiment euh bah ce qu'on a fait notamment pour par exemple nos camarades de chronopost qui ont été en lutte pendant des mois, euh là, on a fait il y avait une cagnotte de soutien pour justement les soutenir quand on fait grève. Voilà. Et donc je pense qu'il y a aussi cet aspect financier qui a à prendre en compte, c'est-à-dire que comme on est dans des métiers qui sont très précaires euh ce qui veut dire que bah oui, une grève ça a un impact financier.

Ça veut dire comment est-ce qu'on termine le mois ? Ça veut dire comment est-ce qu'on nourrit sa famille. Donc ça veut dire tout ça aussi.

Et donc je pense que il faut aussi qu'on arrive à prendre ça en compte dans nos dans nos luttes pour pouvoir bah les élargir et qui est vraiment une convergence. Priscilla Ludowski mais ça m'évoque beaucoup de choses. C'est une bonne transition de passer des violences policières à ce sujet-là parce que enfin tout à l'heure je vais juste réagir et et puis juste donner des exemples qui qui vont peut-être illustrer un petit peu ce que j'ai envie de dire mais c'est vrai que euh les quartiers populaires ont ont déjà expérimenté ces violences.

Moi je je mon premier gaz lacrymogène, je l'ai pris j'étais en primaire à Vill là où j'ai j'ai fait ma scolarité. Donc en fait c'est comme comment on vient gérer un conflit de deux petites personnes de 10 ans qui se battent. Je veux dire juste de dire comment on vient gérer ça, on met du gaz lacrirymogène.

Donc pour moi, j'appelais ça quand on en discutait il y a quelques années notamment quand on s'est mobilisé avec le comité Adama pendant le mouvement des gilets jaunes à à pour ben le triste anniversaire de la mort d'Adama. On a pu défiler ensemble et on a pu évoquer certains sujets notamment celui des violences policières et de dire que la convergence quand elle s'est faite à ce moment-là, c'est parce que les personnes qui vivaient dans les quartiers populaires entre autres disaient "On ne viendra pas." Et moi, j'ai beaucoup discuté avec des personnes de là où je vivais et cetera, où je vis qui me disaient "En fait, on soutient, on est des gilets jaunes depuis la naissance dans les revendications profondes et on viendra pas parce que c'est nous qui serons en première ligne des violences policières.

Donc on soutient de loin, on signera les pétitions et cetera et cetera." Donc ça c'est du coup je rejoins ce qui a été dit là et en dehors et à côté de ça euh beaucoup de personnes se mobilisent dans des collectifs dans des dans des associations sur que ce soit sur les questions antracistes ou autres. On a bien bon climat sur le climat en en euh vue du point de vue des quartiers populaires et d'autres sujets aussi comme le sur le féminisme ou autres.

Mais surtout ce qui ce qui est difficile c'est la convergence à l'intérieur des espaces de pouvoir. Et en fait, je pas me faire de pub, c'était pas le but, mais en fait, on a écrit avec deux amis Mao Chodo Delma qui était qui était au conseil à l'égalité homme-femme et Samuel Gribroski qui avait contribué à créer la Première populaire il y a quelques années qui où dans dans lequel on dit on est passé par un certain nombre de luttes. Donc on fait le récit des gilets jaunes, des luttes féministes, des luttes antiracistes et cetera et cetera de de la lutte ouvrière depuis le début en passant par le travail forcé, l'esclavage et compagnie.

On raconte les les partis politiques, ce qu'ils font aujourd'hui, ce qui a amené les conquis sociaux jusqu'à aujourd'hui et ce qui font qu'ils ont été démantelés et on dit en fait, il est temps que chacun puisse travailler ensemble dans le respect. Et là, s'il y a un exemple récent qui n'a pas fonctionné, c'est quand il y a eu le festival des résistantes où il y a des collectifs et et des associations spécialisées sur le clore desconces connes, l'antiracisme et cetera qui ont été très mal reçus sur place avec des des actions euh assez virulentes, des propos assez virulents, des propos racistes et qui sur place n ont pas été bien accueillis alors qui venaient parler de leur propre sujet. Donc je pense qu'il y a une question double violence, une double violence.

Donc ça ça a été beaucoup raconté par d'autres médias qui étaient sur place. Et donc en fait c'est compliqué parce que la convergence elle doit pas se faire que sur le terrain au moment où on appelle à manifester ou à bloquer. En fait, il faut que dans les espaces de pouvoir chez les politiques, ils acceptent dans les dans les dans les sphères décisionnelles en tout cas qui ait une représentation de toutes ces luttes.

Et c'est ce qu'on appelle à faire dans ce livre. On appelle à ce que ces ces luttes convergent mais d'abord structurellement avant de que ça se fasse sur la forme d'immobilisation. Et d'ailleurs, c'est intéressant parce que il y a un un collectif qui s'est constitué à quelques temps qui s'appelle démocratiser la politique et qui appelle à la parité sociale.

Donc c'est pas on parle pas uniquement euh des origines mais aussi de de la parité sociale dans les espaces de pouvoir parce que c'est aussi un sujet et donc c'est compliqué si on accepte pas de faire ça en fait. Et et l'exemple moi le plus violent récent aussi que j'ai j'ai vu, c'est celui de de la mobilisation des gauche dans le NFP où en fait on a énormément de gens qui se sont automobilisés pour convaincre les gens de ne pas voter Macron, Le Pen et compagnie et d'aller voter NFP. On a appelé à ce que au sein des du NFP, il y ait il y a une représentativité et en fait ça n'a pas été accepté.

Et donc c'est problématique parce que là on va arriver à 2027, ça va encore être le même sketch et en fait plus on avance de quinquena en quinquena, plus on avance de dissolution en dissolution, je sais pas s'il y en aura une autre, euh plus ce sera compliqué de nous mobiliser sur le terrain si on arrive pas à si à chaque fois on est on est méprisé. Donc ça c'est je pense que c'est aussi un important à rappeler. Je sais pas si Aurore voulait répondre sur ce point cette question de la représentativité insuffisante euh au sein des partis politiques.

Vous l'avez dit aussi quelque part un petit peu mais le le NPA fait partie de de la du euh du NFP. Je sais pas si vous souhaitez peut-être répondre à à Priscilla sur le risque effectivement que pour les prochaines échéances, je sais pas moi par exemple les municipal, il sera difficile de demander le soutien des populations racisées. Bah de toute façon, moi je pense que la logique qui va focaliser tout sur les prochaines élections, enfin c'est ce que du coup tu disais peut pas fonctionner.

Et il faut en dehors des moments de mobilisation, que ce soit dans la rue, au moment d'élection où de fait il y a une politisation à une échelle assez large et on discute en fait du coup de politique plus que d'habitude, on peut pas espérer que si c'est juste à ces moments-là que la convergence elle se crée, et bien elle se fasse. Donc je pense effectivement qu'il y a l'enjeu du hors ces moments de séquence politique. Et puis là où je voulais rebondir sur la question du NFP, c'est que au-delà de la question des représentants représentantes élus, ce qui était intéressant et nous ce qui a fait en partie que on s'est engagé en tant qu'un dans le NFP, c'est que c'était un front par ailleurs très large à la fois des partis politiques, mais c'est important de le rappeler, des syndicats, des collectifs euh collectifs féministes, collectif antiraciste.

Et en fait, ce qui a été aussi dommage au-delà de cette question là et mais je pense que c'est un lien avec les enjeux antiracistes, c'est qu'on n pas réussi à maintenir ce front comme un front militant en dehors de l'échéance électorale où là justement on aurait pu construire ces convergences à la base dans le quotidien en mettant en place des sortes d'assemblées de l'ensemble des composantes du NFP ouvertes et ça ça aurait permis de construire quelque chose mais malheureusement c'est pas ça qui a été fait. on tire quand même des enseignements de de nos erreurs. Donc je voulais pas le dire de façon dramatique mais voilà voilà je vous propose toujours cette question de peut-être des convergences él de l'après hein puisque il y a cette grande mobilisation qui qui verra qui va qui aura lieu.

Je vais y arriver le 18 septembre prochain et Anas Kazib donc militant à RP invite à s'inscrire dans ce mouvement du 18 septembre. On l'écoute. Nous, on va s'inscrire dans la prochaine date du 18 septembre.

La Fédération Sudraille va se réunir en interfédéral dans l'après-midi. Il a été décidé hier en téléconférence par l'ensemble des syndicats régionaux de s'inscrire dans le 18. Nous n'étions pas au départ dans l'appel du 18 parce qu'on considérait que c'était un appel qui visait aussi, il faut le dire à manœuvrer et empêcher que la colère, elle puisse s'exprimer avec force. le 10 et c'est avec c'est avec fierté et malgré toutes les manœuvres qui peuvent exister à opposer la la date du 10 et le mouvement ouvrier organisé à Paris Nord aujourd'hui le taux de grévist il est important sur mon établissement l'infracirculation il y a 72 personnes qui se sont déclarées grévistes aujourd'hui sur le RERB Sur le RERB, ils sont 66 % des conducteurs à être en grève sur la ligne H.

C'est un train sur TR uniquement qui roule aujourd'hui. C'est les taux de grévist, ces amis, qui ont si peu de temps, moi ça fait pas 50 ans que je fais des grèves, mais ça fait une petite décennie que je me mobilise et que je lutte et cetera. J'ai jamais vu un mouvement qui avec des appels contradictoires, avec le fait que c'est pas toute l'intersyndicale qui appelle et cetera, que ça dépend des localement comment on travaille et cetera, d'avoir des taux de gréviste qui sont aussi importants.

Anas Kazib euh mentionner cet âgé des chemineaux euh qui a eu lieu ce matin euh à Gare du Nord hein et qui a été vraiment une une rencontre assez euh décisive sur euh euh la stratagie à déployer sur les prochains jours. Enfin les prochains jours, les prochains jours peut-être, on espère en tout cas les premières semaines. On écoute.

Une fierté de vous voir, ça fait très longtemps que on n pas vu autant de monde à la gare du Nord. On a décidé, on a décidé parce que c'est un mouvement bloquons tout. C'est un mouvement des travailleuses, des travailleurs de la jeunesse, des précaires, de celles et ceux qui sont exploités opprimés par ce système là.

Et il était hors de question pour nous de discuter de manière corporatiste entre simple chemin et d'essayer de voir comment on discute de la situation. Donc, on s'est dit, il va falloir faire de cette date du 10 et notamment de cette assemblée générale à Garde du Nord, faire de Garde du Nord la rouge, un point central de l'ensemble des mobilisations qui existeront à travers ce mouvement qui commence à peine aujourd'hui et qui va se poursuivre, je pense, des semaines et des semaines. Cette journée c'est moi je la vois un petit peu comme un point de départ et tout ça s'est fait suite aux annonces gouvernementales donc du plan Bairou, le plan d'austérité avec les 44 milliards d'euros d'économie à réaliser avec tout ce qui est euh tout ce qui est attaque donc certes le plan écon les économies mais aussi la suppression peut-être de de jour férier de deux jours fériers de de renier la 5e semaine.

Et puis de toute façon aujourd'hui ce qui se passe aujourd'hui c'est pas que la SNCF, c'est l'ensemble des travailleurs. Et c'est pour cette raison qu'on a décidé d'une part d'élargir l'ag et d'autre part parce que l'on sait que pour faire reculer ce gouvernement avec ses attaques aussi fortes, il faut qu'on soit un, il faut que le monde du travail soit uni et que la grève s'installe le plus fortement possible. Donc la prochaine étape du mouvement, en tout cas la prochaine étape annoncée du mouvement, c'est le 18 septembre avec la manifestation de l'intersyndicale.

Mais en attendant, qu'est-ce qu'on fait pour pas que cette cette belle énergie redescende ? Bah en attendant, on organise qui rappelle qu'effectivement Anaska, militant sudra, elle tenait à le dire. Donc vous avez raison, je vous en prie.

Pardon ? Euh oui, effectivement, le 18 septembre, ben une grève, ça s'organise, ça se prépare. Donc bah, d'ici 18 septembre, il y a des âgés qui vont se tenir dans les boîtes.

Il faut arriver à convaincre ses collègues de se mettre en grève massivement. Euh voilà, donc c'est ça qu'on va faire d'ici 18 septembre. Donc, il va y avoir des âgés qui vont être organisés, il va y avoir des euh des discussions avec les collègues, il va aussi y avoir des actions, hein.

On sait qu'il y a déjà des des actions qui se préparent par exemple dans la culture. Voilà. Il y a des actions qui se préparent un petit peu partout sur le territoire pour continuer jusqu'au 18.

On avait espéré que bah il y a eu une action de d'occupation qui a été faite sur la Villette sur le pavillon de la Villette. On avait espéré que ça tienne jusqu'au 18. Bon, c'est pas le cas mais c'est pas grave.

Il y a des actions d'autres actions qui vont avoir lieu. Voilà. et puis préparer vraiment cette grève-là et convaincre ses collègues.

Et vraiment euh n'importe quel secteur peut être bloquant. Aujourd'hui, par exemple, la culture est immobilisée, il y a des musées qui ont été fermés une partie de la matinée, voir la journée entière. Donc on se dit ouais que des fois on peut être dans un secteur qui est pas bloquant.

Ben en fait si n'importe quel secteur est bloquant. Donc convainquez vos collègues pour vous mettre en grève le 18 et après. De toute façon l'heure l'heure à laquelle on est en train de parler encore, il y a des âgés hein.

Donc il y a peut-être des idées, il y a des idées certainement qui vont émerger. On sera peut-être surpris par une nouvelle journée de grève ou de de de rassemblement de main spontanée. Priscilla, sur la façon dont on euh sur ce qu'on peut organiser sur ces prochains jours, comment on fait pour maintenir euh la motivation des participants et participantes à ce mouvement ?

Ben, c'est difficile quand on quand l'avenir est incertain parce que là, il a donc on a Sébastien Lacorn qui a été nommé. Euh, on se dit que bon, il y a eu un petit frein sur cette sur ce projet de de Bairou mais bon Macron a un projet donc euh on peut se dire que ce sera certainement revisité ou voilà, ce sera une reviendra par la fenêtre quoi. Euh, il y aura peut-être une désolution, on sait pas.

Donc en fait, c'est on sait ce qu'on a donné physiquement, financièrement, mentalement pour la dernière dissolution. Ça a été très intense. Euh du coup, les questions qui se posent dans certains collectifs, certaines associations, c'est est-ce qu'on doit pas garder notre énergie et lever des fonds, s'organiser en matière de logistique pour se préparer la dissolution ?

Euh parce que l'extrême droite se prépare ? Est-ce que sachant qu'en plus il y a les municipales derrière, donc en fait il y a beaucoup de de gens qui se préparent à ce dernier trimestre annuel. En même temps, si le Cornu arrive avec la la nouvelle version Byrou. 2.0, bah du coup, qu'est-ce qu'on fait jusqu'au 18 ?

On sait qu'il y a le 18, c'est déjà ça. Il y a une manifestation à Bercy le 13 à 13h pardon. C'est pas un peu trop loin le 18 septembre.

C'est c'est loin mais en même temps ça permet de s'organiser. Il y a des peut-être des âgés qui peuvent se faire. Les gens bossent quand même entre-temps donc c'est pas si loin.

Et entre-temps, il y a une manifestation le 13 septembre organisée par des gilets jaunes à Berta fait à l'époque, c'est ce qui s'était fait pour maintenir la la pression, c'était la cadence hebdomadaire qui est assez inhabituelle dans un mouvement social. Donc euh quand on donne un horizon et un agenda, les gens s'organisent. Quand on dit on se donne rendez-vous tous les samedis, les gens s'organisent.

Euh là, il y a pas trop de directive et cetera. Donc bon, on sait que l'horizon des syndicats, c'est le 18. Il y a des manifes entre-temps.

Soyons au moins là pour les dates annoncées et puis en fonction de ce que le gouvernement fait, ben chacun s'organisera, j'imagine. Aurore Aurore Cuchelin sur les étapes d'après. Euh bah, il y a beaucoup de choses à dire.

On a dit effectivement en tout début que c'était un bon début de mouvement et je pense que ça synthétise bien en fait l'ambiance dans laquelle on est ce soir. C'est bien mais on en est encore au début et c'est mieux que ce qu'on aurait pu espérer. Donc on a fait nos provisions pour la suite mais en fait beaucoup restent quand même à construire et du coup pour moi effectivement on peut regretter que la prochaine date elle soit peut-être un peu loin mais c'est comme ça et du coup profitons de ce temps-là pour construire construire construire la mobilisation.

C'est-à-dire que je pense qu'il y a quand même toujours un peu le risque malgré tout et notamment parce que cette mobilisation, on l'a dit, elle est si politique. C'est une remise en cause globale du gouvernement de Macron. euh les gens qui euh du coup sont mobilisés, sont politisés euh pas forcément militants hein, euh beaucoup de jeunes, de nouvelles euh personnes et cetera, mais ils sont politisés, ben il y a le risque quand même de peut-être euh se replier sur un milieu déjà convaincu.

Et je dis ça euh sans dire que c'est le cas, mais je pense que c'est un risque auquel toute mobilisation est confrontée. Du coup là, en fait, c'est l'inverse qu'il faut faire. Il faut ouvrir le plus largement possible et faire en sorte qu'un maximum de personnes puissent venir.

Donc effectivement, c'est discuter au maximum autour de soi avec ses collègues, avec les personnes autour de nous, organiser des réunions, des assemblées générales, mais aussi des moments éventuellement plus festifs, plus dans les interstices, plus voilà l'idée quand même de place des fêes, je reviens là-dessus, mais c'est quelque chose de motivant, c'est un moment voilà plus informel, ça fonctionne. il faut aller dans ce sens-là, donc tirer à soi un maximum de personnes. Et puis aussi euh on l'a dit, c'est un mouvement qui est né d'un rejet du budget et plus globalement d'une politique, mais on a besoin maintenant, je pense que émerge quelques revendications concrètes.

Alors, c'est pas à nous là ce soir sur un coin de table de forcément les dire, mais en gros faire en sorte que dans les discussion, dans les cadres un peu d'autoorganisation, on commence à réfléchir voilà qu'est-ce qu'on pourrait demander concrètement aujourd'hui en positif ? Parce que une des choses qui mobilise quand même, c'est aussi le fait de se dire on peut arracher des choses, on peut gagner des choses. Et on parlait des gilets jaunes, malgré tout, ça a été une forme de victoire.

Il y a des choses qui ont été arrachées. Il y a une voilà une augmentation du niveau de vie qui a été faible mais qui a quand même été présente suite à leur mobilisation. C'est un exemple aussi pour ça.

Il y a un moment qu'est-ce qu'on demande concrètement aujourd'hui ? Et il y a effectivement tout l'enjeu politique dans ce qu'on demande, c'est aussi tout renverser, tout changer. Mais je pense que quelque chose qui permet de mobiliser aussi aujourd'hui, bah voilà, c'est de dire on peut aller arracher des victoires là maintenant.

On a les cartes en main pour le faire. Et toute dernière petite chose sur la question de l'espacement. Euh moi je voilà je l'ai dit, on aurait pu vouloir que ce soit plus proche.

C'est dans une semaine, ça laisse le temps de construire. Encore demain, pardonnez-moi, on m'a dit à l'oriette qu'il y a déjà des mobilisation, il y a déjà des blocages qui sont qui sont effectivement prévus. Mais pour moi, tout l'enjeu de la temporalité, c'est à un moment le mouvement, il s'il suit euh ce qu'on espère qu'il va suivre, il va continuer à grossir, la grève va continuer à augmenter la voilà euh les âgés vont grossir et à ce moment-là, c'est là où il faut commencer à rapprocher le calendrier.

Et c'est ça aussi le bilan qu'il faut tirer des précédentes mobilisations. OK, on va pas tout donner d'un coup, le mouvement se construit, mais il y a un moment, il faut saisir le bon moment où là il faut rapprocher le calendrier. Et je crois que c'est vraiment ça qu'il faut qu'on se dise collectivement.

Ouais. On va devoir bientôt conclure. Julie Ferua, vous voulez peut-être réagir à cette stratégie effectivement qui a été proposée par Aurore.

Ben déjà nous ce qu'on a prévu au sein de l'intersyndical, c'est de se voir très rapidement après le 18 pour voir comment on continue, comment on on voilà comment ce mouvement va continuer et comment est-ce qu'on continue ensemble. Euh donc c'est déjà un premier pas, c'est-à-dire c'est pas le 18 une date qui une date toute seule. En fait, on a prévu de se revoir très très rapidement, je crois, le 18 soir ou le 19 au matin euh en intersyndical pour savoir ce qu'on fait derrière.

Donc je pense que plus il y aura de monde dans les rues 18 et plus effectivement ce calendrier se rapprochera. Priscilla peut-être le dernier mot de En fait, on est on est tenté surtout de vous demander à vous quel conseil, quelle mise en garde vous pourriez nous donner. On rappelle que vous êtes militante des gilets jaunes.

Vous rappeliez tout à l'heure que des enfants vous avez été confrontés à la police à la à la à la violence en fait euh policière. Peut-être que voilà, vous pourriez nous donner des conseils justement très concrets pour faire pour permettre la pérénisation en fait de ce mouvement ou peut-être éviter certains obstacles, certaines difficultés, anticiper un peu ce qui va ce qui va venir les prochaines semaines. Je pense pas que j'ai de meilleurs conseils à donner que d'autres qui se mobilisent.

Mais en tout cas, en tant que militante des gilets jaunes, voilà, je tiens tien à le préciser, c'est quand même un mouvement spontané qui a qui s'est inscrit vraiment dans la durée et je pense qu' on l'a dit inspire beaucoup inspire beaucoup ce mouvement. Mais en tout cas, ce qui a été fait aujourd'hui et je rebondis sur ce qui a été dit tout à l'heure, ce sont les la c'est la combinaison des formes qui a qui fonctionne et la régularité en tout cas qui a fonctionné et le côté inédit euh de de certains lieux qui ont été investis en l'occurrence dans moment des gilets jaunes, ça a été l'espace numérique. Tout à l'heure, j'entendais que les gilets jaunes n'étaient pas sur Telegram.

Alors, c'est le premier endroit où on a été après Facebook, genre la semaine qui a suivi euh enfin septembre octobre, on était déjà sur Telegram. En fait, les gens s'organisent dans les groupes et sur les réseaux sociaux, mais lorsqu'il a fallu aller dans la rue, ça a investi des lieux qui n'étaient pas forcément ceux qu'on attendait les ronds-points. C'était quand même un espace assez excentré pour certains endroits et donc c'est pas tellement là où on nous attend.

Et je pense que surprendre par le lieu qu'on peut investir, c'est quelque chose auquel il faut réfléchir. Euh aussi, pourquoi je disais on appelait tous les samedis ? Parce que ça met une certaine pression au gouvernement de se dire en fait chaque samedi, il va falloir que les policiers sortent.

Là, on parle de 80000. Si 80000 policiers sortent tous les samedis, tous les dimanches ou je ne sais pas tous les mercredis pendant 2 3 mois, il ont dit voilà jusqu'au 31 décembre, on fait tous les samedis dehors ou tous les lundis, j'en sais rien. Euh déjà ça met une certaine pression au gouvernement qui va se à prendre des décisions ou à pas prendre de décisions où elle va appeler à recruter.

La police recrute et c'est ce qu'elle a fait la dernière fois en tout cas. Et effectivement ça peut ça peut mener à à de fortes répressions. Mais c'est tout à l'heure, j'entendais les gens prennent le risque là alors qu'ils ont vu ce qui s'est passé il y a quelques années.

Effectivement c'est le cas. Donc je dis pas qu'il faut prendre des risques, mais en tout cas les risques sont déjà pris et les gens sont déjà dehors et et j'abonte dans le sens de de d'avoir des des moments aussi festifs. On en a fait beaucoup.

Ce ça s'est pas vu dans les médias. On a vu des poubelles brûlées à longueur de journée. On a vu des des affrontements.

On n pas vu toutes les assemblées qui se sont produites dans toutes les salles municipales. On n pas vu toutes les tous les mini parlements qui se sont produits sur les ronds-points avec des débats à non plus finir. On n pas vu tous les barbecue gilets jaunes qui se sont produits ou en tout cas les les les kermesses et autres qui servaient aussi de collecte sur le modèle des syndicats.

En fait, il y a tout un tas de choses qui ont été inspirées de plein de luttes qui ont qui se sont qui ont été mises dans un pot, qui ont été secoué et puis après qui ont été mises en pratique sur le terrain. Je pense le côté inédit, la régularité, l'intensité et de pouvoir investir aussi les médias qui donnent la parole aux gens qui puissent s'exprimer. Oui.

Oui. Oui. Non mais ça je je plus soir effectivement je vais peut-être vous faire réagir à ce qui a été dit un peu lors du du premier plateau par Elsa Marcel.

Euh on va essayer de parler pour les 5 peut-être dernières minutes de l'articulation entre la bataille là qui se joue en ce moment sur le terrain et celle aussi qui a lieu dans au sein des institutions. On l'a dit tout à l'heure, la France insoumise donc a déposé une motion de de destitution. Elisa Marcel disait que la destitution, la démission même d'un président n'était pas suffisante, qu'il fallait repenser à un régime, à d'autres organes politiques.

Peut-être, je me tourne vers vous, Aurélie Coachelin. Effectivement, la démission de Macron et c'est pour retrouver est-ce que c'est un régime présidentiel, une la République qu'il faut complètement revoir et ce mouvement-là doit amener à un renversement complètement de régime ? Bah, de toute façon, effectivement euh nos ONPA pour l'heure la priorité euh c'est clair, c'est la construction de la mobilisation.

Euh c'est euh cette mobilisation là qui de fait euh a créé cette actualité politique-là. C'est elle le centre de gravité de toutes nos préoccupations. Et donc nous, on se pose les questions euh à ce niveau-là.

Mais effectivement, de toute façon, s'il s'agit d'un peu repenser les règles du jeu, nous on pense que ça viendra de la mobilisation et justement de ces cadres de décision collectif. Euh les âgés qu'on organise pour décider de la suite du mouvement, pour décider de nos revendications, c'est aussi un espace pour penser un autre système politique, une autre société pour discuter, échanger là-dessus et progressivement construire des formes de coordination. On part d'â local puis on fait des fameuses âgés des âgés avec des représentants représentantes qui sont mandatés par leur âgés et qui portent la voix de leur âgé dans ces cadres-là.

Et on peut très bien penser exactement le même modèle qui sous forme qui nous mettrait en place une forme d'assemblée constituante. Donc voilà ces âgés de lutte qui décident bah quel régime elles veulent, quel gouvernement populaire elles veulent. un gouvernement voilà démobilisé et qui mandaterait justement des représentants des représentantes dans une assemblée qui en discuterait collectivement.

Donc nous c'est ce cette voix-là qu'on essaie de tracer. C'est un peu la même aussi que la voix qui est portée en tout cas par révolution permanente. C'est heureux.

Alors, je leur laisserai le dire mais je fais je fais à vot place de plaisir. Je vous propose mesdames de conclure mais peut-être un un enfin le mot de la fin est à vous forcément si vous souhaitez ajouter quelque chose. Non mais je vais rebondir sur ce que disait Aurore hein, c'est que dans les périodes d'incertitude, d'instabilité politique, il faut vraiment un mouvement social fort pour faire changer les choses.

Donc mobilisez-vous, convainquez vos collègues et soyons toutes et tous dans la rue le 18 et après et pendant ce lapse de temps jusqu'au 18, ben voilà, reconduisons là où ça peut être reconduit la grève parce qu'il y a déjà des grèves qui vont être reconduites d'ici demain. Donc voilà, mobilisez-vous, il faut vraiment qu'on ait un mouvement social fort. Et moi, enfin, j'ai envie de dire que oui, moi pour moi, c'était déjà le moment 2018 de faire une mise à jour des voilà du la manière dont on fonctionne.

Donc nouvel nouveaux règlement, ça serait été bien. Donc appeler à ce que après cette mobilisation il y ait cette mise à jour qui soit faite. C'est important parce que se mobiliser pour avoir quelqu'un qui est nommé qui n'a pas toujours pas de garde de fou.

C'est un un Emmanuel Macron qui a appelé à à qui s'est présenté sur avant son deuxème mandat simplement en mettant un courrier dans la presse. C'est une lettre qui a annoncé qu'il était candidat. Il n'a pas eu de débat contradictoire.

Il n'a pas fait de bilan mandat. Il a pas fait de bilan à la fin de son mandat. Il a pas été confronté.

C'est quand même pas normal que dans un système démocratique sain, on puisse on puisse faire ça. C'est pas normal que quand on a été élu par défaut, on puisse à coup de 493 faire passer des réformes impopulrir. Tout ça, c'est pas normal.

Et en fait la démocratie actuellement en France, on a la chance d'avoir un système tel qu'il a été pensé. Mais là, la démocratie, elle est malade. Donc il est temps de la soigner.

Donc là, pour moi, c'est le temps de la mise à jour. Parfait. Merci beaucoup.

Je reprends, pardon, je me perds un peu dans mes notes. Pardon. Priscilla Ludovski, militante des gilets jaunes.

Merci Julie Ferruis, infirmière codégué général de l'Union syndicale solidaire et merci également à vous Aurore Cochelin, maître de conférences et sociologies à l'université Parisien Pantéon Sarbonne et on peut dire militant au NPA. Tout à fait. Voilà, merci à vous d'avoir suivi cette édition spéciale.

Un immense bravo à toutes nos équipes, à nos reporters mobilisés tout au long de cette grande journée. Lisa Lape, Lisa Noya, Lydia Ménz, Sarah Duyu et Gaspar Glanz à Paris ainsi que Théo Péron à Nantes. Merci également aux équipes techniques qui sont là, aux journalistes qui sont derrière en régie qui ont bien évidemment contribué à la à la rédaction et à la l'organisation de ces plateaux.

Je pense à Marion Lopez, Irving Magie, j'espère que je sais pas. Nicolas Mayard bien sûr et les autres pardon si je vous ai oublié. Nos sincères remerciements vont aussi à nos correspondantes aux correspondants citoyens qui ont enrichi cette couverture avec leurs images et leurs témoignages.

Tangy Daven à Lyon Benjamin Flori Cre à Tarbe Serge Victor à Pentin Michel dans le Jura à Lon le sonier Stelle Gespère que je le dis bien à Po et Sandrine Bataille à Nant restez connecté avec le média et très belle soirée à toutes et à tous et n'oubliez pas de soutenir votre média. [Musique] [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] [Musique]