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InterviewEurope 1 (sur YouTube)· 8 juillet 2025 17 minComplaisantActualité / polémiqueTravail & emploiÉconomie & entreprisesSécuritéInstitutions & élections

Droits de douane : "La guerre commerciale, ça ne fait que des perdants" (Marc Ferracci )

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:01OuverteRéponse directe

    Que pensez-vous des propos de Mathilde Panot sur le désarmement des polices municipales ?

  • 5:01OuverteRéponse directe

    Quels sont les risques des droits de douane américains sur l'Europe ?

  • 10:01OuverteRéponse directe

    Où vous situez-vous dans le débat nucléaire vs renouvelables ?

  • 15:01OuverteRéponse directe

    Pourquoi lancer un plan pour l'acier et la chimie ?

  • 20:01OuverteRéponse directe

    SFR en vente : quels sont les enjeux pour le gouvernement ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 6:00Marc FerracciFait
    « Le terroriste de la basilique de Nice en 2020 a été neutralisé par une police municipale armée. »
  • 7:00Marc FerracciFait
    « La guerre commerciale, ça ne fait que des perdants. Ça détruit des emplois ici comme aux États-Unis. »
  • 8:00Marc FerracciChiffre
    « L'Europe représente 450 millions de consommateurs. C'est un marché dont les États-Unis ne peuvent pas se passer. »
  • 9:00Marc FerracciChiffre
    « Aujourd'hui nous avons pour être précis 10 % de droits de douane sur un grand nombre de produits et sur certains produits bien spécifiques comme l'acier, l'aluminium, nous avons 50 % de droits de douane. »
  • 10:01Marc FerracciChiffre
    « Il y a 8000 emplois aujourd'hui qui dépendent simplement de l'éolien en mer. »
  • 11:00Marc FerracciChiffre
    « Certaines énergies renouvelables, l'éolien en particulier l'éolien terrestre, le photovoltaïque, les grands champs photovoltaïques, ils sont aussi compétitifs euh autour de 70 € du MWh pour le coût de production que le nucléaire existant. »
  • 12:00Marc FerracciChiffre
    « 60 % de notre consommation énergétique c'est du gaz et du pétrole importé. C'est 70 milliards d'euros de déficit sur notre balance commerciale. »
  • 15:01Marc FerracciFait
    « On a besoin d'acier pour la défense, pour l'automobile, on a besoin de la chimie pour à peu près toutes les industries. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

8h13, la grande interview c'est news européen avec Marc Ferat. Bonjour Marc Ferat. Bonjour.

Bonjour. Merci d'être avec nous. Ministre de l'industrie et de et de l'énergie.

Je voulais commencer cet entretien en vous parlant d'Olivier Marlex. Olivier Marlex qui a choisi de se donner la mort hier. Il était le président du groupe L à l'Assemblée euh nationale, ancien président du groupe LRA à l'Assemblée nationale.

La classe politique et tous ceux qui l'ont connu croisé sont attristés par cette mort violente. Que retiendrez-vous de lui ? Bah d'abord ce choc qui a bouleversé, vous l'avez dit, toute la classe politique.

Moi, j'ai d'abord une pensée pour ses proches, pour sa famille, pour ses collègues également, notamment ceux du groupe les républicains à l'Assemblée. Qu'est-ce que je retiendrai ? Je retirais l'image d'un parlementaire exigeant, rigoureux, euh respectueux dans le débat euh avec qui même les désaccords et bien donnaient lieu à des échanges riches, nourris.

Et je pense que c'est cela qu'il faut notamment retenir de lui. Je retiendrai également, parce que je suis ministre de l'industrie, son engagement pour la souveraineté industrielle de la France. C'est un élément qu'il faut retenir et c'est un élément, je pense, qui restera d'Olivier Marlex.

Est-ce que vous dites euh également que parfois le monde politique est trop dur ? C'est possible. C'est possible.

Visiblement, euh ce qui a mené à à cette décision tragique, ce sont des blessures personnelles intimes et c'est vrai que la vie politique euh n'exempte pas de dureté ceux qui la pratiquent. Je pense que il faut que chacun ait conscience de cela et que chacun peut-être aussi se protège de cela quand on fait partie de ce mondelà. Marc Ferat, vou je voulais revenir avec vous sur ce qu'a dit Mathilde Panot, la chef de fil des LFI à l'Assemblée nationale.

Elle a prévenu que dans les villes LFI, après les municipales, les villes qui seraient remportées par la France insoumise, les maires désarmeront les policiers municipaux et débrancheront les systèmes de vidéosurveillance. Comment est-ce que vous avez réagi quand vous avez appris ça ? Bah, en me disant que il faut à tout prix éviter qu'il y ait des mères et les filles l'année prochaine tout simplement.

C'est l'habitude de la France insoumise que d'être dans la provocation, que d'être dans la gesticulation et surtout nont des propositions qui sont extrêmement dommageables, délétaires pour l'intérêt général et la sécurité des Français. Les polices municipales aujourd'hui, elles sont en première ligne. Elles sont en première ligne face à une délinquence qui est souvent de plus en plus violente, notamment celle qui est liée au narcotrafic.

Il est évident que face à cette délinquence, face à cette criminalité même, le fait de désarmer la police, le fait de se priver des moyen de la vidéosurveillance et bien ça aboutirait à des conséquences absolument dramatiques. Je veux rappeler que le terroriste de la basilique de Nice en 2020 a été neutralisé par une police municipale armée que le terroriste de Mulous très récemment a été désarmé par un policier municipal armé. Euh donc à un moment à l'autre, il faut prendre la mesure de ce qu'est la réalité du terrain.

Je pense que la France insoumise est comme d'habitude dans la provocation sur cette sur cette sur cette proposition. Et lesfi cherchait à récupérer quel électorat en faisant cette proposition ? Écoutez, je ne sais pas, je vais pas rentrer dans qui ça peut séduire quand on vous dit on vous débranchera la vidéosurveillance. ceux ceux qui ont une inimitié pour la police et pour les forces de l'ordre en règle générale.

Je ne vais pas classer les gens suivant ce critère là, mais ce qui est certain que il y a une détestation des forces de l'ordre à la France insoumise et dans une partie de de l'ultra gauche. En général, dans les manifestations, les black s'attaquent de manière privilégiée aux forces de l'ordre. Et donc est évident que il y a de la une sorte de capillarité, de passerelle entre tous ces mondes.

Je pense que cette je sais même pas d'ailleurs si c'est un calcul électoral. Je pense que ça fait partie de leur de leur ADN. Marc Feratci, ministre de l'industrie et de l'énergie, invité de la grande interview c'est news europe 1 ce matin.

Beaucoup de de sujets économiques et et industriel à voir avec vous. Déjà, les droits de douane. Les États-Unis vont possiblement appliquer d'importants droits de douanes aux pays au aux produits européens et aux pays européens, donc aux produits qui vont rentrer sur le sol américain.

Qu'est-ce que vous pouvez nous en dire ce matin ? Ça ces ces droits de douanes vont être appliqués à partir de demain le 9 juillet, à partir du 1er août après. Qu'est-ce que vous en savez ce matin ?

Alors aujourd'hui, on est dans une situation assez incertaine. Ce que nous comprenons c'est que l'application des droits de douanes pourrait avoir lieu d'ici au 1er août, que les droits de douanes d'ici là pourraient être relevés parce que on le voit d'un jour à l'autre, Donald Trump prend des décisions qui remettent en question les niveaux de droits de douane qui avaient été décidé la veille. Donc, on est dans une situation qui se résume au fond euh à un très grand risque.

C'est quoi le risque ? C'est que ne se mettent en place des droits de douane pérennes à des niveaux très élevés. Et ça, je veux le dire, c'est une situation que nous devons absolument éviter.

La guerre commerciale, ça ne fait que des perdants. Ça détruit des emplois ici comme aux États-Unis. Ça augmente les prix ici comme aux États-Unis.

Et donc le but de la France, le but de l'Europe, c'est d'obtenir une désescalade. Aujourd'hui, nous avons pour être précis 10 % de droits de douane sur un grand nombre de produits et sur certains produits bien spécifiques comme l'acier, l'aluminium, nous avons 50 % de droits de douane. Il est évident qu'on ne peut pas rester là.

Il faut revenir à la situation antérieure. Et pour revenir à la situation intérieure, il y a qu'une méthode, c'est d'instaurer une forme de rapport de négociation, de rapport de force. Ça veut dire riposter à la situation actuelle qui est une situation asymétrique.

Je veux bien être on est en mesure d'avoir un rapport de force à notre avantage avec Donald Trump, avec les Américains. Tout à fait. Puisque l'Europe représente 450 millions de consommateurs.

C'est un marché dont les États-Unis ne peuvent pas se passer. C'est un marché dont les États-Unis dépendent en grande partie. Ça dépend évidemment des industries, mais certaines en sont très dépendantes.

Et donc nous devons capitaliser sur cette force collective. C'est la raison pour laquelle en européen, nous devons absolument rester unis dans la réponse et j'espère que dans les prochains jours, il y aura une réponse ferme si la négociation n'aboutit pas à une des escalades. Est-ce que vous seriez prêt comme l'ont fait les Britanniques par exemple à baisser les taxes européennes sur les voitures américaines ?

Donc clair à à importer plus de véhicules américains en Europe au risque d'abîmer notre notre industrie comme ce sont des négociations, c'est secteur par secteur. Ouais, je pense qu'il faut il va y avoir des gagnants et des perdants. Il y a évidemment des intérêts qui sont différents d'un pays à l'autre et d'une filière industrielle à l'autre.

Les intérêts de la filière automobile en Allemagne ne sont pas ceux de la filière automobile en France, ne sont pas ceux des agriculteurs. Tout ça évidemment très complexe. Donc il faut se ramener à des grands principes.

Moi, mon principe c'est de garder une empreinte industrielle en France. Mais c'est à Bruxelles que ça se gère bien sûr, mais nous sommes en discussion constante avec les services de la Commission européenne et moi en tant que ministre de l'industrie, j'ai convoquer un conseil national de l'industrie exceptionnel dès les annonces pour faire remonter les attentes de nos filières industrielles et pour savoir comment nous devions nous protéger et éventuellement comment nous devions reposter sans déstabiliser l'ensemble de notre producteurs. Mais il faut bien le dire, nous avons aujourd'hui des filières qui sont déjà dans la difficulté. l'automobile, les équipement automobiles, ça fait partie de ces filières en difficulté et donc notre objectif c'est évidemment de les protéger au maximum.

Je voulais vous parler bien sûr de de l'énergie avant de de parler de ce qui va se passer au Sénat. Globalement la guerre des éoliennes sévit au gouvernement. Il y a deux camps irréconciliables.

Le camp de Bruno Rotaillot qui dit "Stop aux éoliennes, stop aux subventions publiques pour les éoliennes et pour le photovoltaïque." Et on accélère sur le nucléaire position de Bruno Retaillot et en face de lui, on va dire qu'il y a le camp d'Agè Panier Runaché qui veut continuer elle à développer les énergies renouvelables donc l'éolien et le et le photovoltaïque. Vous situez où vous ?

Moi, je me situe très clairement dans le dans le camp de ceux qui défendent les énergies renouvelables et qui défendent de manière générale un mix équilibré entre le nucléaire et les énergies renouvelables. Moi, j'ai pas de leçons à recevoir de ceux qui défendent le nucléaire et qui pourfendent les renouvelables. Je me suis battu au niveau européen et j'ai obtenu de la commission qu'on finance le nucléaire, ce que beaucoup de pays ne voulaient pas grâce au fonds européen.

Quand vous dites ça, j'ai pas de leçons à recevoir de Bruno Rotaillot, c'est ça ? Non, pas de Bruno Rotaillot parce que Bruno Rota a sa logique. Je note simplement et pour être un peu taquin avec mon collègue Bruno Rotaillot du gouvernement qu'il a défendu les éoliennes par le passé lorsque il il était président du conseil général de Vendé et j'étais moi-même dans son département il y a quelques jours pour visiter un parc d'éolien en mer.

Je peux vous dire qu'il y a des emplois industriels associés euh à l'éolien associés aux énergies renouvelables. Donc cette idée d'un moratoire ou d'arrêter de financer les énergies renouvelables, je pense que ça n'est pas une bonne idée pour des raisons pragmatiques. D'abord parce que un moratoire sur les énergies rennenables, c'est d'abord un moratoire sur l'emploi.

Ça veut dire plein de projets d'investissement qui vont s'arrêter. Ça veut dire des filières entières qui vont licencier. Et ça, je pense que tous les gens qui sont soucieux de l'emploi dans leur territoire ne le souhaitent pas.

Mais où sont les emplois dans l'éolien ? parce que les les les éoliennes sont très peu fabriquées en Frerbourg à Saint-Nazer, au Havre. Je visitais il y a encore quelques mois l'usine Sim Gam.

Quel est le pourcentage d'éolienne installé en France construite en France ? Mais il est croissant aujourd'hui. Vous avez ici aujourd'hui ça dépend des parcs éoliens.

Il y a des parcs éoliens à Noirmoutier. À Noirmoutier, le parc que je visitais euh les éoliennes sont ont tous leurs composants euh produit en France, fabriqués en France exau national. Encore une fois, ce que nous faisons aujourd'hui, c'est d'introduire des clauses de contenu local pour que tous les appels d'offre sur l'éolien et bien achètent des pâles, des turbines qui soient fabriquées en France.

C'est ça que nous faisons. Et donc nous avons des emplois à la clé. Il y a 8000 emplois aujourd'hui qui dépendent simplement de l'éolien en mer, j'insiste.

Et si on étend cela à toutes les énergies renouvelables, le photovoltaïque, ce sont des dizaines de milliers d'emplois. Si on arrête tous ces projets, et bien c'est des filières entières qui vont licencier. C'est des filières entières.

Et j'ajoute que c'est pas simplement un enjeu pour l'emploi, c'est un enjeu de souveraineté énergétique. Quand le parc nucléaire en 2022-2023 a eu des difficultés, vous vous souvenez, il y avait la corrosion sous contrainte, beaucoup de réacteurs à l'arrêt et bien on a pris le relais grâce à aux importations d'électricité mais grâce aux énergies renouvelables aussi. C'est pour ça que le mix énergétique, il est pertinent, il est vertueux.

Et j'insiste en terminant pour dire que certaines énergies renouvelables, l'éolien en particulier l'éolien terrestre, le photovoltaïque, les grands champs photovoltaïques, ils sont aussi compétitifs euh autour de 70 € du MWh pour le coût de production que le nucléaire existant. Donc il faut arrêter cette guerre de religion entre les énergies renouvelables et nucléaires. Le sujet c'est pas renouvelable contre le nucléaire, le sujet c'est électricité décarbonée contre énergie fossile.

Moi ce que je veux c'est qu'on sorte de cette dépendance au gaz, au pétrole nous décarbonés mais c'est des carbonés. Mais aujourd'hui nous avons besoin d'électrifier nos usages pour moins dépendre du gaz et du pétrole. 60 % de notre consommation énergétique c'est du gaz et du pétrole importé.

C'est 70 milliards d'euros de déficit sur notre balance commerciale et c'est une dépendance vis-à-vis de la Russie d'énergie globale, pas uniquement de l'électricité. Oui. Oui, bien sûr.

Mais justement l'enjeu, c'est de faire progresser l'électrification et de s'appuyer sur ce mix électrique équilibré entre le nucléaire et les énergies renouvelables. C'est à la fois compétitif, qu'on le veuille ou non, et c'est surtout un facteur d'équilibre qui nous permet de palier aux difficultés de l'un ou de l'autre. et le nucléaire a pu avoir des difficultés par le passé, même si je le défends avec beaucoup d'ardeur notamment au niveau européen.

Marc Feratci, ministre de l'industrie et de et de l'énergie, la réindustrialisation. Vous vous lancez un appel avec vos homologues de l'Union européenne, un appel à à l'Europe pour un grand plan d'action pour relancer l'industrie de l'acier et de la chimie. Il y a une urgence tout à fait.

L'acier la chimie, c'est un peu ce qu'on appelle les industries des industries. C'est des industries qui sont en amont des autres. On a besoin d'acier pour la défense, pour l'automobile, on a besoin de la chimie pour à peu près toutes les industries et elles sont en difficulté ces filières.

Pourquoi elles sont en difficulté ? Parce que elles subissent des coûts de l'énergie qui sont plus compétitifes dans d'autres pays, en Chine, aux États-Unis, au Canada. Elles subissent une concurrence déloyale, notamment de la part de la Chine qui subventionne massivement sa production.

Donc face à ça, on a besoin un de plus de protection commerciale. C'est ce que nous essayons d'obtenir de la commission et j'espère que dans les prochains jours, on mettra des quotas d'importation sur l'acier chinois qui soit beaucoup plus fort qu'aujourd'hui. Et sur la chimie, nous avons fait un certain nombre de propositions pour protéger notre filière chimique parce que là aussi, il y a des surcapacités qui viennent de Chine, qui viennent d'Inde qui sont extrêmement subventionnées et donc une concurrence déloyale.

Moi, mon travail de ministre, c'est de faire en sorte que nos industriels se battent à armes égales avec leurs concurrents internationaux et c'est particulièrement le cas pour ces filières. Vous êtes ministre de l'industrie la situation économique française. Les entreprises françaises sont inquiètes selon des chiffres exclusifs fournis par le cabinet Altares aux échos. 109 entreprises de plus de 100 salariés se sont retrouvées en cessation de paiement et placé en redressement ou liquidation judiciaire au 1er semestre 2025.

Est-ce que vous confirmez ces chiffres ? Et est-ce que vous vous partagez l'inquiétude des des chefs d'entreprise ? Oui, j'ai vu ces chiffres, je j'ai aucune raison de les infirmer.

Ils font partie d'une source ils sont issus d'une source sérieuse. On est sur un une tendance qui est effectivement préoccupante. Il y a beaucoup de défaillances d'entreprise depuis quelques mois, même un peu plus d'un an maintenant.

Il y a un phénomène de rattrapage après le Covid. On a beaucoup aidé les entreprises pendant le Covid. On leur a donné des prêts garantis par l'État qu'elles doivent aujourd'hui rembourser. et les entreprises euh les PME que vous évoquez parce que ce sont plutôt des PME sont particulièrement soumises à cette contrainte financière.

Il y a beaucoup de défaillances et à un moment ou un autre évidemment ça se voit dans les chiffres. Et puis il y a il faut bien le dire une incertitude très forte de l'environnement économique. Il y a eu une incertitude de l'environnement politique notamment au niveau au moment de la censure avec une absence de budget qui fait que beaucoup de projets d'investissement sont suspendus.

Et quand un grand donneur d'ordre, une grande entreprise suspend ses projets d'embauche ou d'investissement ou suspend ses commandes, et ben c'est les fournisseurs, c'est les sous-traitants qui trinquent et c'est notamment les PME, les ETI qui sont en amont. Donc tout cet environnement, il doit nous amener un à essayer d'obtenir plus de stabilité. Moi, j'en appelle notamment dans la perspective des textes budgétaires à prendre à chacun à ce que chacun prenne ses responsabilités au parlement pour donner de la stabilité, de la visibilité à nos acteurs économiques et ensuite je pense que on reviendra à une situation un petit peu plus favorable.

Une question sur SFR. SFR, l'opérateur téléphonique est en vente. Aujourd'hui, il y a quatre opérateurs téléphoniques.

Il pourrait y en avoir bientôt plus que trois. C'est une possibilité mais il y a beaucoup d'autres options qui sont ouvertes. Effectivement aujourd'hui SFR veut céder ses actifs dans la téléphonie.

Moi, je dis simplement que le gouvernement est sensible à trois choses. Un, protéger le consommateur. Donc éviter que la concentration ne se traduise par des hausses de prix qui soient trop significatives et qui pénalisent la facture téléphonique des Français.

Ça c'est un élément. Et en même temps, c'est là qu'il faut trouver un équilibre. Il faut que nos opérateurs aient des capacités pour continuer à investir dans les réseaux.

Vous savez qu'on a beaucoup investi dans la fibre. On est le pays le plus couvert par la fibre, le plus couvert par la téléphonie mobile. Donc il faut conserver ses capacités.

Et le troisème élément, si d'aventure des acteurs étrangers s'intéressaient à SFR, c'est d'être préoccupé par notre souveraineté. Les réseaux téléphoniques, ce sont des enjeux de souveraineté. Donc le gouvernement bloqueriez, je ne peux pas le dire aujourd'hui, j'attends de voir si des offres se manifestent, mais c'est un élément de préoccupation.

Les infrastructures de téléphonie, ce sont des éléments de souveraineté. Donc le gouvernement sera très vigilant aux éventuels acheteurs qui se présenteraient. Marc Feratci Emmanuel Macron a laissé entendre ce weekend qu'il allait continuer la politique après après l'Élysée dans dans 2 ans au plus tard.

Vous souhaitez qu'il se représente en 2032. Il serait là dans 2 ans, dans 5 ans, dans 10 ans. Vous l'avez entendu comme moi ?

Oui, on l'a tous entendu. Je pense que on a d'abord une préoccupation, c'est de maintenir tout le monde sous tension pendant les 2 ans qui viennent. Parce que si on lève le crayon et si on arrête de transformer le pays, de faire des réformes dans les 2 ans qui viennent, je pense que le pays sera perdant.

On a besoin de protéger nos industries, on a besoin de protéger les Français sur l'aspect sécuritaire. Vous l'avez évoqué au début, nous avons besoin de continuer à travailler. Donc je pense que c'était ça le fond du message du président, c'était de dire euh je reste dans le paysage parce que je me préoccupe du devenir du pays.

Après son avenir personnel, très sincèrement, je ne sais pas le prédire et peut-être d'ailleurs que lui-même ne sait pas le prédire. Euh, il y a toujours quand on quitte le pouvoir ce qu'on appelle la tentation de Venise, c'est-à-dire le fait de s'éloigner du pouvoir. Euh, peut-être que elle le saisira, peut-être qu'elle les saisira pendant une période longue, peut-être pendant une période plus courte, ça je ne sais pas le dire.

Il dit aussi que la politique est une drogue dure. Donc euh ça peut l'être. Mais il faut faire très attention et moi pour ma part, je préfère éviter les addictions.

Merci Marc Feratci, ministre de l'industrie et de l'énergie d'être venu ce matin sur le plateau de de C News et d'Europe. Bonne journée à vous. À bientôt.

Merci.