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interviewfranceinfo (sur YouTube)· 6 septembre 2026 19 min

"Mélenchon ? Il bipolarise à fond pour espérer être en finale face à Marine Le Pen" (Yaël Goosz)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

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Alors il y a elle goose un un état d'urgence sociale c'était le grand mot he finalement Jean-Luc Mélenchon hier il s'est adressé au Français et a alors pouvoir d'achat pouvoir d'achat donc il sait que c'est la préoccupation majeure en cette rentrée et surtout Jean-Luc Mélenchon, il a envie d'imposer le récit. En fait on a plein de mesures vous qui font l'agenda politique de cette rentrée et qui sont signé France insoumise. Est-ce que c'est faisable ou pas ? Est-ce que c'est techniquement compliqué ou pas à mettre en œuvre ? C'est même plus la question. Ça c'est le débat politique qui le qui posera le l'enjeu. C'est de dire "Je suis celui qui donne le la de la rentrée". Comme Marine Le Pen de son côté veut donner le loi le la avec le le voile islamique interdit dans l'espace public. Et ben

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Jean-Luc Mélenchon, lui, il va sur le terrain social quand il dit qu'il faut qu'une partie de la dette soit congelée ou annulée. Ça fait débat pendant 10 jours. Donc c'est lui qui impose le rythme et qui oblige les autres candidats un peu à courir derrière lui pour dire il a tort ou il a raison. Mais en tout cas, c'est lui qui est l'émetteur de cette rentrée et qui qualifie les enjeux et qui fait la guerre du récit. Il dit aussi hein, que il faut s'attaquer aux fascistes. En gros, c'est lui contre les fascistes. C'est ça le discours de la braderie hier. quand il dit de Jordan Bardella que c'est un fasciste, donc il simplifie l'enjeu, il bipolarise à fond pour espérer évidemment être celui qui sera en finale face à Marine Le Pen. Ellisabeth Pinot, c'est ça c'est le le

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la stratégie finalement aujourd'hui de Jean-Luc Mélenchon, c'est d'obliger les autres candidats à être systématiquement en réaction à ses propos. Oui, il y a Elgosa a raison et on voit que on fait du Mélenchon, il fait ce qu'il sait très bien faire, c'est-à-dire ce meeting face à un public de milliers de personnes acquis à sa cause qui rappelle celui de Saint-Denis très réussi de son entrée à campagne avant l'été avec des thèmes qui sont les siens, le social et en effet des mesures qui font qui font qui font mouche auprès de de de son auditoire. Donc on augmente les salaires, on augmente le SMIC, on annule, on efface la dette, euh on bloque les loyers, enfin ce sont des paroles, des thèmes qui parlent à son auditoire et en effet la faisabilité, on verra après. Il y a

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déjà des réactions dès ce matin avec Philippe Agion dans la tribune, je crois, qui dit que bon là on va la droite la France va dans le mur si si on si on décide d'effacer la dette comme ça sans sans prévenir. En tout cas, euh Jean-Luc Mélenchon fait du Jean-Luc Mélenchon et il a ce talent évidemment de tribun de pour parler aux foules. Il a aussi tous ces médias, tout ce travail énorme de la France insoumis sur les réseaux sociaux euh très efficace en tout cas très très important et il est en campagne, il est soutenu par sa base. On sait que bah la France insoumise et le Rassemblement national sont ceux qui ont un candidat ou une candidate désignée et ils sont en campagne à fond. Quand Élabeth Pino dit Jean-Luc Mélenchon fait du Jean-Luc Mélenchon. On

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a vu dans ce meeting hein le le la façon de parler je m'adresse aux pauvres gens. Il est rentré pratiquement dans la foule pour s'adresser à une personne en lui disant la dette, je vais t'expliquer Coco ce que c'est. Bref, il a un un langage, c'est un battleur. Ça marche ça parce que c'est vrai que ça avait marché au dernière sur la dernière campagne. Ça marche quand Jean-Luc Mélenchon fait du très bon Jean-Luc Mélenchon. Oui, ça ne marche pas quand il y a la brutalisation de la vie politique où là il inquiète les Français. Ça ne marche pas quand il y a des polémiques sur le proche- orient, quand il y a des polémiques sur la prononciation du motstein Epstein évidemment, mais là on est en campagne présidentielle et une fois de plus avec grand talent. En

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effet, vous elle le [raclement de gorge] disait, il marque le tempo, les autres sont en réaction et c'est lui qui mène le rythme. Et surtout ce qui est le plus remarquable dans ce qui a été fait hier, c'est que il y a enfin un candidat, c'est son calcul qu'il n'y ait qu'un seul candidat de gauche, de gauche totalement affirmé dans cette élection présidentielle. En parlant de blocage des prix, en parlant de blocage des des marches, ça rappelle un peu furieusement la campagne de 1981, mais ça plaît, ça plaît à, je vais utiliser un terme un peu culé, ça plaît au peuple de gauche. La gauche est aujourd'hui à un niveau historiquement bas, en gros un/ers de l'électorat. C'est très peu, ça fait des années que la gauche est en convalescence. Malgré tout, il y a 5

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ans, Jean-Luc Mélenchon, son image était déjà abîmée auprès des Français et auprès d'une partie des Français de gauche. Ça n'a pas empêché de faire 22 % des voix. Il n'y a jamais eu en France 22 % d'insoumis ou 22 % de mélanchonnistes. Mais dans une campagne électorale, quand il est opposé à d'autres candidats de gauche qui sont moins bons que lui, c'était le cas manifestement il y a 5 ans, on verra cette année évidemment et bien il arrive à faire le plein des voix de gauche. Son but c'est à nouveau apparaître comme le seul candidat véritablement à gauche, aux yeux de ce peuple de gauche pour essayer de siphoner le plus possible les électeurs éventuels du parti communiste, des écologistes ou du candidat social-démocrate. Et c'est aussi le lancement d'une certaine bataille de la

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bataille des des classes populaires. Les classes populaires ne votent plus à gauche. Très bien. Ça ça fait des années qu'on le dit. Elles votent souvent pour la droite radicale ou alors elles s'abstiennent. Là, l'idée c'est de relancer un vrai programme de gauche, loin des diatribes et des polémiques auxquelles on a pu assister ces dernières années pour essayer de récupérer le plus possible de de des votes populaires qui jusqu'à un certain moment votai parti communiste, voté parti socialiste puis à un moment donné n'ont plus du tout voté pour la gauche. Là, il y a ce paris de refaire le coup parce que là encore, on en parlera tout à l'heure, le but c'est de se qualifier pour le second tour évidemment. Et alors Antoine Comte, moi je le le poids des mots surtout chez

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Jean-Luc Mélenchon a toute son importance. Euh je disais il s'adresse alors c'est il a employé ce terme plusieurs fois. Vous les pauvres gens, les pauvres gens, les pauvres gens, ça revenait tout le temps dans son dans son discours. À qui parle-t-il ? Est-ce qu'il parle au au à ceux qui souffrent le plus euh du pouvoir d'achat et qui sont partis chez Marine Le Pen ou à ceux qui effectivement votent ailleurs à gauche ou qui ne votent plus ? Qui qui à qui s'adresse Jean-Luc Mélenchon aujourd'hui ? Mais il parle au deux à ces deux catégories de la population. Il parle en effet à ceux qui aujourd'hui considèrent que finalement la la candidate qui propose le plus un programme social et on se rappelle que d'ailleurs son slogan à Marine Le Pen c'était la candidate du

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pouvoir d'achat en 2022. Bah il y a il y a ces électeursl qui sont tentés de de la rejoindre encore cette fois-ci. Et puis vous avez quand même aussi une partie de de de la gauche. Alors, on va l'appeler comme vous voulez, mais social-démocrate, écologiste, en tout cas toute l'autre frange euh presque anti-élanchonniste ou en tout cas qui n'a pas directement de de lien qui euh peut encore être tenté par un vote un vote de pour cette gauche là. On verra d'ailleurs ce qui se passe à l'issue de de la de la primaire des des socio-démocrates mi-octobre. Mais l'objectif et je suis d'accord avec vous trois euh de Jean-Luc Mélenchon, c'est d'instaurer dès à présent le match face à Marine Le Pen. Euh en fait euh que font les autres candidats dit du bloc central Édouard Philippe, Gabriel Atal,

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Bruno Rotaillot, il compte les points. C'est-à-dire que d'un côté vous avez Marine Le Pen qui en effet parle du voile, ça fait réagir toute la classe politique. Jean-Luc Mélenchon d'ailleurs lui répond et puis vous allez Jean-Luc Mélenchon qui va faire des propositions sur le pouvoir d'achat comme hier lors de la braderie de Lille en annonçant qu'il faut tout bloquer. Bloquer les prix, bloquer les loyers, bloquer les marges. Moi j'ai j'ai reçu ce matin dans le 740 sur France info Éléonor Carois qui est ministre. On va on va l'écouter tout à l'heure. On va l'écouter tout à l'heure. Mais elle elle répond, elle est très critique en disant que ça lui fait presque penser au au aux dictature sud-américaine Maduro et compagnie que Jean-Luc Mélenchon est soutenu. Je la par à Phaas

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appren mais mais c'est ce qu'elle dit en disant en gros que la solution n'est pas du tout le blocage des prix, le blocage des loyers. Donc euh elle est obligée de s'inscrire parce qu'elle elle est elle était au meeting de Gabriel Tal, donc elle va soutenir un candidat du bloc central sans doute mais elle est obligée de s'inscrire dans euh le tempo et il y a eu la raison qui est imposée par Jean-Luc Mchon et qu'est-ce qu'elle propose ? Pas grand-chose. Elle répond aux propositions de Jean-Luc Mchon comme elle a elle répond d'ailleurs aux propositions aussi de Marine Le Pen sur notamment l'immigration. Et ce qui est intéressant, c'est que dans cette débulation euh sur la braderie de Lille, il y a eu le PRUM, celui qui est arrivé en premier, c'était Gabriel Atal qui a

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été le premier à déambuler. Et finalement, c'est pas de ces propositions-là dont on parle ce matin, c'est c'est de celle de Jean-Luc Mélenchon. Donc est-ce que comme dit Antoine, les autres n'ont pas de proposition à faire finalement et Jean-Luc et Mélenchon est le premier à les faire. Est-ce que c'est ça l'explication ? C'est pour ça qu'on parle de Jean-Luc Mélenchon aujourd'hui plus que des autres. Alors déjà le le décor hein Saint-Denis avait été un succès mais c'était la ville de Baliayoko euh mer insoumis. Euh Lille c'est aussi une ville de gauche par excellence. Donc il il euh il débule sur du velour aussi Jean-Luc Pé Lenchon quand il vient à la braderie de Lille. Il fait du rouge qui tache, on vient de le voir avec Antoine mais il fait aussi du vert qui flash. C'estàd qu'il

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s'approprie l'écologie. Ça c'est très flagrant. Vous parlez beaucoup pouvoir d'achat Audrey mais on on l'a entendu dire qu'il fallait arrêter de parler de PIB mais qu'il fallait développer maintenant l'indicateur de développement humain, c'est-à-dire dans la richesse nationale prendre en compte ce qui est de l'ordre de l'éducation, de la santé, du bien-être, du bien vivre et les cantines bio gratuites pour les enfants et la petite paysannerie qu'il faut soutenir. Tiens tiens, message envoyé à la Confédération paysane. C'est très habile. En fait, il siene, il essaie de siphoner même Marine Tondulier qui était elle aussi euh présente à savoir qu'est-ce qui se passe pour l'écologie. Est-ce que c'est pas lui finalement qui l'incarne le mieux ? qui joue ça aussi Jean-Luc Mélenchon. Aspirer les

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écologistes avant même avec une pression pistolée sur la tempe. Vous devez vous décider vous les écologistes avant la fin de l'automne sinon vous n'aurez pas de place dans les négociations législatives. Donc en plus il les il les bouscule un peu les écologistes. Donc c'est ça. Et et vous avez une ministre Monique Barbie au gouvernement qui dit aujourd'hui que le plus écologiste dans les candidats, c'est Jean-Luc Mélenchon. C'est quand même un comble. Absolument. Et alors, il y a vous avez évoqué, on a évoqué le pouvoir d'achat, on a évoqué effectivement l'écologie et puis il y a sur la dette aussi. Jean-Luc Mélenchon est allé loin. Euh il va falloir payer la dette, disent selon lui les le grand capital, le gouvernement. Et bien lui, il propose autre chose. Écoutez-le.

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Comment vont-ils faire pour la dette ? Regardez-les, ils sont là à dire "Ah, il faut payer la dette", a dit monsieur Édouard Philippe. "La France a une parole, forcément c'est toi qui l'a faite la dette." Alors, je comprends que tout d'un coup, tu te sentes mal. Alors, comment vous comptez la payer les intelligents, les super génies ? Qu'est-ce que vous avez trouvé ? Ils disent "Ah, nous allons réduire le train de vie." "Ah bon, on est déjà à l'os. Qu'est-ce que tu vas réduire ? Dis-le avant. Quand tu dis je vais faire 120 millions ou milliards d'économie, dis que tu vas enlever quand ils prennent leurs grands airs. Ils n'ont pas l'intention de payer la dette. Alors Elizabeth Pinot quand ils prennent

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leurs grands air donc d'xit ces grandes semondes qui nous gouvernent ce grand capital lui propose alors il dit c'est pas finalement l'effacement de toute la dette mais c'est plus compliqué c'est-à-dire que lui ce qu'il dit c'est bah on va pas payer ce qu'on a nous-même engendré enfin qu'est-ce que qu'est-ce comment voyez-vous les choses disons, la [raclement de gorge] faisabilité n'est pas ce n'est pas très clair. Enfin, c'est quand même pour l'instant des mots et c'est quand même assez révolutionnaire de de au sens propre du terme de de dire on va effacer ou annuler une partie de la dette ou la mettre de côté au plafond. Enfin voilà, c'est les c'est les et et on voit son discours aussi qui s'adresse au Mozart de la finance. Enfin, c'est c'est une une rhtorique qu'on entend aussi chez

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Marine Le Pen que que ce que que Emmanuel Macron qui qui était censé savoir compter mieux que les autres laisse une dette abissale et et a échoué sur ce sur ce point durant une dizaine d'années. C'est sur ce plan de la faisibilité du du programme économique, c'est quand même la faiblesse de Jean-Luc Mélenchon. C'est c'est ça qui pourrait l'empêcher d'aller plus loin plus loin. C'est une faiblesse ou une radicalité. une radicalité qu' qu'il assume et qui bien sûr parle à ses électeurs mais à une franche d'électeur qui qui tout le monde économique par exemple est particulièrement effrayé par Jean-Luc Mélenchon, on le sait encore plus que par le Rassemblement national désormais, ce qui n'était pas le cas il y a encore quelques années. Et donc il va falloir

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quand même à un moment donné que la crédibilité qu' qu'il ait une certaine crédibilité sur le plan économique. Ce qui n'est pas le cas avec des des explications enfin c'està-dire des des formules de la sorte sans explication quand effacer la effacer la dette. Qu'est-ce que ça veut dire ? La réponse des marchés bien sûr enfin qui pourrait mettre la la France dans une situation extrêmement difficile dans le système actuel. Lui, il veut changer tout le système. En même temps, Stéphane Zumstag, il s'est un peu repris. il a fait une petite modification dans son discours parce que au départ effectivement c'était le feu à la dette je le cite. Et là maintenant il dit on dit la dette à la banque centrale européenne pas la dette aux autres prêteurs privés a-t-il insisté. Donc on sent bien une

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petite tournure de phrase qui fait que attention euh je ne veux pas effrayer trop eff il passe du feu à la congélation en fait à la congélation. Voilà, c'est ça exactement. Très bonne formule. Là encore de fois par le on parle d'une élection présidentielle. On n'est pas dans un entre dans une période d'entre entre différentes séquences électorales. Là il faut rassurer qu'on voulait être président de la République à un moment donné faut rassurer. Il faut au début faut marquer le tempo. On l'a déjà dit tout à l'heure essayer d'asphixier les candidats qui sont proches de vous. Je parle évidemment des autres candidats potentiels à gauche pour ensuite et bien rassembler le plus largement possible. Là encore, il essaie de rassurer. Il essaie de rassurer mais

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vous parliez tout à l'heure de besoins de radicalité. Qu'est-ce qui s'est passé ? Qu'est-ce qui a fondamentalement changé dans l'esprit des Français ces dernières années notamment au cours de ces deux dernières années à la suite de la dissolution ratée ? Il y a ce sentiment d'immobilisme à tort ou raison. Les Français ont l'impression que rien ne s'est passé et en contre-coup, ils réclament, ils attendent un ils ont ils expriment un besoin, vous je reprends vos termes, de radicalité dans la dans le cas de l'élection présidentielle. Ça veut pas dire forcément pour Marine Le Pen, ça ne veut pas dire forcément voter pour Jean-Luc Mélenchon, mais il faut que les choses bougent, il faut que les choses changent fondamentalement. Et quand on écoute ce discours que je trouve moi

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personnellement réussi à Lille, c'est je parle en tant qu'observateur, pas en tant que militant évidemment, euh euh on on voit très clairement cette volonté finalement de marquer aussi, on parlait des différents clivages gauche, droite classe populaire classe entre un discours de changement radical contre des changements, contre des propositions beaucoup trop asceptisées. Et le paris de Jean-Luc Mélenchon comme celui de l'extrême droite d'ailleurs, c'est de se dire que après 10 ans de macronisme, même si Emmanuel Macron ne sera pas là, les discours raisonnables, ça ne va pas marcher, ça ne va pas plaire. Et alors justement alors ça ne va ces discours là ne marcheront pas, ne plairont pas mais il y en a une que vous avez interviewé ce matin qui elle n'est pas du tout

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d'accord alors avec Jean-Luc Mélenchon évidemment et puis même avec ce cette façon de vouloir renverser la table. On écoute Ééonore Carois la ministre déléguée des Français à l'étranger. Mais il faut être un peu sérieux et ce que je pense que les Français doivent comprendre c'est quand même le modèle de société qui est en train de nous proposer Jean-Luc Mélenchon. Moi, j'ai grandi en Amérique latine et j'ai grandi à côté de dictatures communistes dans lesquelles effectivement tout était bloqué, tout était nationalisé, mais je peux vous dire que il y avait véritablement une mainmise de l'État qui était tout sauf souhaitable. Je pense que il y a là des réflexes qui sont d'un autre monde et d'un autre temps. Alors Antoine Conte, vous avez interviewé cette ministre alors qui elle

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est presque apeurée par les propositions de Jean Mél. Après, c'est des éléments de langage. Mais d'ailleurs, je lui ai posé une question entre le deux questions en lui disant "Mais du coup, vous considérez que c'est quoi ? C'est un dictateur sud-américain." Jean-Luc Mélenchon, elle a dit "Ah non, me laissez pas dire ça, je dis pas ça." Mais le sous-texte, c'est quand même un peu ça. En disant, c'est vrai qu'elle est d'origine sud américaine. Elle a elle a vécu très longtemps en Amérique du Sud et et elle dit qu'elle a été confrontée en fait à finalement des des des régimes, c'est ce sont ces termes he dictatoriaux où l'État contrôlait tout et que c'est pas la solution et que ça marche pas. Et après, elle ajoute en disant que Jean-Luc Mélenchon a apporté son soutien

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à Maduro jusqu'à encore ses ces ces ces derniers mois, ces dernières semaines et que on la France ne veut pas fonctionner comme ça. Donc oui, c'est c'est un peu une stratégie politique vi vieille comme le monde de jouer aussi sur les peurs en disant faites attention, si vousez cher français Jean-Luc Mélenchon, on aura le même système qu'en que dans certains États en Amérique latine. un petit peu plus complexe comme ça que ça et un peu plus subtile que ça quand même parce que bon là en France on sait qu'il y a de grandes institutions, qu'il y a une constitution enfin que Jean-Luc Mélenchon s'il est au pouvoir, il pourra pas faire tout ce qu'il dit là dans ce discours de de la braderie de Lille. Enfin bloquer les prix, moi je suis d'accord avec Ellisabeth comment il fait

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bloquer les marges, comment il fait bloquer les loyers, enfin voilà ça ce beaucoup de mots, c'est des beaux slogans. Ça séduit évidemment son électorat et peut-être ça siene une partie de l'électorat de de gauche voire du RN. euh qui pour l'instant est un peu hésitant, mais je suis pas sûr qu'une fois euh si s'il venait être élu euh euh à la fonction suprême une fois à l'Élysée, il arrive à mettre en application l'ensemble des euh promesses qu'il a fait hier à Lille. Ça me semble très compliqué. Mais là, je peux vous dire que le le gouvernement, j'en parlais euh avec la la ministre hors antenne aussi, souhaite clairement attaquer frontalement Jean-Luc Mélenchon par rapport à cette ces propositions qui sont qui ont été faites hier sur le le pouvoir d'achat.

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Oui, sur le pouvoir d'achat. Et puis alors je vois même aussi il évoquait un pôle public bancaire qui viserait à trouver un arrangement permanent que les sommes qui se trouvent sur les assurances villes et livré à donc toute l'argent des Français là on sait très bien à quel point les Français épargnent en ce moment soit redigérigés vers des investissements on ne sait pas lesquels. Donc on voit bien un effectivement une la mise en place d'une planification. Alors c'est pour ça que le terme communisme a été dans la bouche j'imagine de la ministre. Ça cette planification c'est pas le modèle français du tout aujourd'hui. Non mais c'était aussi le modèle de De Gaulle la planification. D'ailleurs, il y a un haut commissariat au plan qui a été ressuscité que François Vaou avait quasiment laissé

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dormir un peu plus depuis que Clément en a pris la tête. Il y a un peu plus de rapport, un peu plus de visibilité de refaire le temps long puisque c'est la grande maladie française, le temps court politique, les cycles électoraux nous empêche de nous projeter de faire les choses sur 5, 10, 15, 20 ans au-delà des mandats électoraux. Donc euh c'est quelque part une tradition gauliste. Ouais. La planification, c'est aussi euh une manière pour lui de couper l'herbe sous le pied aussi des communistes hein qui vont être ça puisque aujourd'hui doit soit de ce soir auur et les militants confirment aujourd'hui. Ils seront moins majoritaires qu'il ne l'était il y a 5 ans. Mais Fabien Roussell sera bien le candidat du Parti communiste dans cette élection

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présidentielle. Et Jean-Luc Mélenchon sait à quel point c'est un poil à gratter pour lui puisque c'est selon sa théorie celui qui l'a empêché à à 500000 600000 voix près d'être au second tour en 2022. Les quelques points et demi 2.3 je ne sais plus exactement de Fabien Rousel. Je crois il a fait c'est ça Stéphan Zumstag. Il marche sur les plats de bandes de des communistes avec un discours peut-être même plus radical que celui de Fabien Roussell. Non. Oui, mais là encore je reviens au talent de candidat de de Jean-Luc Mélenchon, il a cette capacité de marcher sur les plat bande de beaucoup de monde. On voit bien milieu enfin le Rassemblement national en train d'en parler à l'instant et tous les autres partis de gauche enfin le la principale OPA et elle en parlait tout à

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l'heure c'était l'opéa sur les idées écologistes. Enfin être adoubé par une ministre d'un gouvernement Sébastien Lecnu comme le principal représentant de l'écologie en France. C'est une assez belle performance. Oui, il marche sur les plats de bandes de tout le monde. Là encore, je le rappelle, enfin, je le répète, le but de Jean-Luc Mélenchon, ce n'est pas juste de d'être le candidat de gauche le mieux placé au premier tour de l'élection présidentielle. Il faudra aussi qu'il fasse qu'il asphyxie les autres candidats quel que soit leur nombre qu'il y ait un écologiste, un communiste ou et un social-démocrate. Il l'a frôé de très très peu cette qualification il y a 5 ans, presque 5 ans, 22 % et c'était une très très belle performance électorale parce que les

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autres ont fait moins de 5 %. Enfin, Annie Dalg fait moins de 2 %, Fabien Rousel fait 2,5 %, Yanick Jad fait 4 et5i.