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InterviewPublic Sénat — Bonjour chez vous ! (sur Podcast)· 23 septembre 2026 88 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesTransportsSolidarités & familleBudget & impôts

Bonjour chez vous ! du 23 septembre 2026

Source d'origine 9 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 43 %Attaque 31 %Défensif 27 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 31:05OuverteRéponse directe

    Les prix du carburant impactent-ils l'industrie ?

  • 31:08OuverteRéponse directe

    La situation économique peut-elle s'aggraver ?

  • 31:05OuverteRéponse directe

    Les prix du carburant impactent-ils l'industrie ? La situation économique peut-elle s'aggraver ?

  • 31:23FerméeRéponse partielle

    Le gouvernement a annoncé de nouvelles aides pour faire face à la hausse des prix du carburant. Est-ce que vous pensez vraiment qu'elles sont suffisantes pour calmer la colère des Français ?

  • 35:28OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il y aura des mesures spécifiques pour votre secteur ?

  • 37:10FerméeRéponse directe

    Est-ce que vous pouvez nous confirmer qu'il n'y aura pas de pénuries ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:54PrésentateurFait
    « Le gouvernement a annoncé hier de nouvelles aides. »
  • 0:57PrésentateurChiffre
    « Des montants annoncés de ces aides, 450 millions d'euros. »
  • 2:31Locuteur 6Fait
    « Première mesure annoncée, le doublement et l'élargissement de l'aide aux grands rouleurs. »
  • 2:56Locuteur 6Chiffre
    « Cette aide de 100 euros représentera pour les Français éligibles l'équivalent de 40 centimes par litre de carburant pour 3 mois en moyenne. »
  • 3:09Locuteur 6Chiffre
    « Les nouvelles mesures annoncées auront un coût budgétaire estimé à environ 450 millions d'euros. »
  • 3:40Locuteur 6Chiffre
    « Les nouvelles mesures annoncées auront un coût budgétaire estimé à environ 450 millions d'euros, une dépense qui restera sous l'enveloppe de 1,4 milliard déjà prévue pour faire face à la crise des carburants. »
  • 11:11Locuteur 3Chiffre
    « Aujourd'hui, un étudiant qui s'inscrit en licence, cinq ans après, a une chance sur deux de sortir de l'université sans diplôme universitaire. »
  • 11:32Locuteur 3Chiffre
    « Ces échecs coûteraient 350 millions d'euros par an à l'université, sans compter la douleur de l'échec personnel. »
  • 12:37PrésentateurChiffre
    « Un étudiant sur deux seulement passe de la première année de licence à la deuxième année. »
  • 12:46PrésentateurChiffre
    « D'après la Cour des comptes, ces échecs coûteraient 350 millions d'euros par an à l'université. »
  • 16:34Locuteur 3Chiffre
    « Les Français à plus des deux tiers disent oui, nous sommes favorables au renforcement de la sélection à l'entrée à l'université. »
  • 17:30Locuteur 3Chiffre
    « Aujourd'hui, on n'est pas à 80%, on est à plus de 90%, 95% pour le bac général. »
  • 21:07Locuteur 3Chiffre
    « On est à des coûts qui représentent 2% du coût moyen de la formation d'un étudiant. On passerait à 10%. »
  • 30:23Locuteur 3Chiffre
    « En suspendant ces certificats d'économie d'énergie, on fait 17 centimes d'économie par litre, c'est près de 10 euros par plein pour les Français. »
  • 31:23PrésentateurFait
    « Le gouvernement qui a donc annoncé hier de nouvelles aides pour faire face à la hausse des prix du carburant, des aides nouvelles, des aides élargies aussi, des aides prolongées. »
  • 32:24PrésentateurChiffre
    « Grosso modo, cette aide de 100 euros pour quelqu'un qui fait son plein sans plomb 95 deux fois par mois, 100 euros, ça a couvert la moitié de la hausse du carburant. »
  • 33:22PrésentateurChiffre
    « 5,5 millions de personnes. »
  • 45:19PrésentateurFait
    « En France 2030, on a mis des moyens financiers. »
  • 45:30PrésentateurChiffre
    « l'Union européenne va mettre 1,5 milliard sur la table pour accompagner ces gigafactories qui ont besoin de traverser ce moment. »
  • 46:00PrésentateurChiffre
    « 450 millions d'euros. »
  • 52:36PrésentateurChiffre
    « j'ai décidé du versement d'un soutien d'un peu plus de 2 millions d'euros qui a permis de payer les salaires. »
  • 1:00:26PrésentateurFait
    « Il promet notamment un débat au Sénat sur le statut de l'Alsace. »
  • 1:00:33PrésentateurFait
    « Une loi qui a été adoptée au printemps à l'Assemblée nationale prévoit qu'elle redevienne une région et sorte de la région Grand Est. »
  • 1:05:59Céline HervieuxFait
    « On salue les annonces d'hier soir du Premier ministre. Donc doubler les aides, les cibler sur les gros rouleurs, donc ceux qui doivent utiliser leurs véhicules pour leur travail, notamment, et l'automaticité aussi du versement de ces aides. »
  • 1:07:37Gaëtan DussaucetChiffre
    « Vous avez aujourd'hui un Français sur deux qui renonce à des déplacements faute de moyens de pouvoir remplir son réservoir. »
  • 1:07:42Gaëtan DussaucetChiffre
    « Vous avez un Français sur trois qui, lorsqu'il va faire le plein, ne le fait que partiellement, 10, 15, 20% de son réservoir parce qu'il est à l'économie et à l'euro près. »
  • 1:08:10Gaëtan DussaucetChiffre
    « Même si on va jusqu'au bout des 5,5 millions de Français, ce n'est que 14% des automobilistes en France. »
  • 1:09:25Gaëtan DussaucetChiffre
    « Chaque année, le gouvernement se met 42 milliards d'euros grâce à la fiscalité sur les carburants. »
  • 1:16:12PrésentateurChiffre
    « La France fait 10 fois moins que la moyenne européenne pour soutenir les Français. »
  • 1:16:36PrésentateurChiffre
    « La position officielle du Parti Socialiste n'est pas celle-ci et je le dis, je crois que c'est évalué à 12 ou 13 milliards d'euros. »
  • 1:18:45Vincent CapocanelasChiffre
    « Le Premier ministre a fait des annonces à mon avis qui sont un peu en trompe l'œil parce que 54 milliards ça me paraît excessif. »
  • 1:18:54Vincent CapocanelasChiffre
    « Il y a sans doute à peu près 25 à 30 milliards d'économies réelles potentielles. »
  • 1:20:54Céline HervieuxChiffre
    « C'est à peu près entre 60 et 80 milliards d'euros de recettes fiscales en moins chaque année pour l'État depuis que Macron est aux manettes. »
  • 1:22:39PrésentateurChiffre
    « On va rester sur ce chiffre annoncé par Sébastien Lecornu de 54 milliards. »
  • 1:22:59PrésentateurChiffre
    « On part à peu près sur une prévision à moins 5,4% de déficit public. »
  • 1:23:11PrésentateurChiffre
    « Ça fait à peine moins de 15 milliards d'efforts budgétaires. »
  • 1:26:22PrésentateurFait
    « le gouvernement ne propose que des punitions et des privations nouvelles contre les français »
  • 1:26:26PrésentateurFait
    « le gel des prestations de solidarité »
  • 1:26:28PrésentateurFait
    « le gel des pensions de retraite qui est aussi remis sur la table par le gouvernement actuel »
  • 1:26:40PrésentateurChiffre
    « en 2025 et 2024 également il n'y a que deux groupes parlementaires qui ont fait des contre-propositions via un contre-budget »
  • 1:26:46PrésentateurFait
    « c'est la France Insoumise »
  • 1:27:15Locuteur 7Fait
    « La France est sans doute le pays qui taxe le plus qui a la plus grande dépense publique »
  • 1:27:26Locuteur 7Fait
    « il faut améliorer le taux d'emploi »
  • 1:27:28Locuteur 7Fait
    « Les efforts qui ont été faits en matière de fiscalité sont destinés aussi à soutenir l'activité économique »

Temps de parole

  • Présentateur64 %
  • Locuteur 316 %
  • Locuteur 78 %
  • Locuteur 84 %
  • ?4 %

≈ 21,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur 3

Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un

0:01
Locuteur

podcast

0:02
Locuteur 9

de Public Sénat.

0:07
Locuteur

Public

0:08
Locuteur 3

Sénat, en partenariat avec la presse régionale, vous propose Bonjour Chez Vous.

0:14
Présentateur

Bonjour à tous, je suis très heureuse de vous retrouver. Comme tous les jours, on fait le tour de l'actualité qui vous concerne, les sujets qui vous préoccupent et l'info dans nos régions. On regarde le programme de ce mercredi 23 septembre. Aide aux grands rouleurs élargis et prolongés, déversement du chèque énergie avancé, plafond de la prime carburant relevé et création d'un bonus territoire ruralité. Le gouvernement a annoncé hier de nouvelles aides. Pour faire face à la hausse des prix du carburant, seront-elles suffisantes pour calmer la colère ? Dans une demi-heure, on reçoit le ministre de l'Industrie, Sébastien Martin. Et puis à la une de nos régions,

0:48
Locuteur

on

0:48
Présentateur

verra la réaction de l'une des professions les plus durement touchées par cette crise du carburant, les agriculteurs. Des montants annoncés de ces aides, 450 millions d'euros. Dans un contexte d'économie budgétaire, peut-on aller plus loin ? Mettre à contribution les entreprises, les pétroliers, débats politiques ? Dans une heure, entre le centriste Vincent Capocanella, la socialiste Céline Hervieux et Gaëtan Dussosé pour l'ERN. Le bac doit-il continuer à donner un accès automatique à l'université ? Non, selon un rapport du Sénat. La sénatrice a l'air à l'origine de ce rapport. Laurence Garnier est notre invitée. Bonjour. Bonjour.

1:21
Locuteur

Merci

1:21
Présentateur

beaucoup d'être avec nous.

1:22
Locuteur

Vous

1:22
Présentateur

nous expliquerez pourquoi vous faites cette proposition qui a beaucoup fait réagir et vous échangerez d'ailleurs dans quelques instants avec un président d'université. A tout de suite. Voilà pour le programme. On est ensemble pendant une heure et demie. Bonjour chez vous.

1:44
Locuteur

Et

1:45
Présentateur

d'abord le journal avec Audrey Vettaz. Bonjour Audrey. Bonjour. À la ligne de ce mercredi 23 septembre, les nouvelles annonces du gouvernement face à la hausse des prix du carburant. Et le gouvernement fait une nouvelle fois le choix des aides ciblées. Le chèque pour les gros rouleurs va être prolongé jusqu'à la fin de l'année. Le nombre de bénéficiaires va augmenter. Agriculteurs, infirmières libérales, employés du BTP, 5,5 millions de personnes pourraient être concernées, mais pas tous les ménages. Clément Guillaumeau.

2:11
Locuteur

Des

2:11
Locuteur 6

prix à la pompe qui atteignent des sommets.

2:14
Locuteur

On

2:14
Présentateur

ne regarde plus. On ne regarde pas les chiffres.

2:17
Locuteur 6

Et des nouvelles annonces pour venir en aide aux Français les plus touchés.

2:20
Locuteur

Nous

2:21
Locuteur 6

avons conscience

2:21
Locuteur

que

2:22
Locuteur 6

la situation est très dure pour nos concitoyens,

2:26
Locuteur

pour

2:27
Locuteur 6

ceux qui prennent leur voiture pour aller travailler tous les jours, notamment les plus modestes. Première mesure annoncée, le doublement et l'élargissement de l'aide aux grands rouleurs.

2:35
Présentateur

Au total, c'est donc 5

2:36
Locuteur 2

,5 millions de Français,

2:39
Locuteur 9

5,5 millions de Français,

2:41
Locuteur

qui

2:41
Locuteur 9

seront éligibles à cette nouvelle aide de 100 euros

2:44
Locuteur

contre

2:45
Locuteur 9

3 millions de Français pour la précédente, soit 2

2:49
Présentateur

,5 millions de nos concitoyens en plus.

2:52
Locuteur 6

Concrètement, cette aide de 100 euros représentera pour les Français éligibles l'équivalent de 40 centimes par litre de carburant pour 3 mois en moyenne.

3:01
Locuteur

D

3:01
Locuteur 6

'autres aides plus ciblées ont également été annoncées, dont un bonus ruralité de 80 euros pour les infirmières parcourant plus de 100 kilomètres par jour.

3:09
Locuteur 9

Bonjour Alain.

3:10
Locuteur 6

Du côté des entreprises, les aides destinées au secteur du BTP et de l'agriculture sont reconduites jusqu'à la fin de l'année. Et le plafond de la prime carburant, que les employeurs peuvent verser à leurs salariés, va lui passer de 600 à 1 000 euros.

3:23
Locuteur

C

3:24
Locuteur 7

'est une prime qui est défiscalisée

3:26
Locuteur

et

3:27
Locuteur 7

qui n'a pas de charge salariale dessus, bien sûr.

3:32
Locuteur

Nous

3:32
Locuteur 7

faisons ainsi de la prime carburant, une aide concrète aussi au pouvoir d'achat actionnable par les entreprises,

3:37
Locuteur

au

3:38
Locuteur 7

bénéfice de leurs salariés.

3:40
Locuteur 6

Les nouvelles mesures annoncées auront un coût budgétaire estimé à environ 450 millions d'euros, une dépense qui restera sous l'enveloppe de 1,4 milliard déjà prévue pour faire face à la crise des carburants.

3:52
Locuteur

Les

3:53
Présentateur

maires de France estiment que l'État attend l'après-sénatorial pour leur présenter la facture. Ils se méfient à quelques jours du début du marathon budgétaire au Parlement. Pourtant, le Premier ministre leur a donné des gages en promettant que les ressources des collectivités progresseront en 2027 au rythme de l'inflation. Mais il faut aussi faire des économies, on le sait. Alors les élus n'y croient pas, à l'image du président de l'Association des maires de France, David Lissnard.

4:18
Locuteur 7

On va attendre de voir le budget,

4:20
Présentateur

puisque pour l'instant, tout ce que l'on entend, on l'entend dans les déclarations médiatiques. Et moi, je ne

4:25
Locuteur

veux

4:25
Présentateur

pas faire de procès d'intention au Premier ministre. Il est face à une équation extrêmement difficile et j'attends de voir ce qu

4:30
Locuteur

'il

4:30
Présentateur

y

4:30
Locuteur

a

4:30
Présentateur

dans le budget. Ce que l'on sait aujourd'hui, c'est que, parallèlement à ce discours-là, l'État nous impose des augmentations de dépenses. Et ça

4:38
Locuteur 7

ne change pas. Ce n

4:38
Locuteur

'est

4:38
Locuteur 7

pas du tout qu'on est désabusé. Nous, ça fait des années qu'on répète la même chose. C'est que les mêmes causes produisent les mêmes effets. Les annonces ont indiqué qu'une dynamique de

4:46
Présentateur

recettes de 5 milliards, c'est contredit par les faits.

4:50
Locuteur

Il

4:50
Présentateur

n

4:50
Locuteur

'y a

4:50
Présentateur

pas de dynamique de recettes sur les collectivités de 5 milliards. Donc, attendons de voir ce qui est présenté précisément.

4:56
Locuteur

À

4:57
Présentateur

la tribune de l'ONU, le plaidoyer d'Emmanuel Macron en faveur du multilatéralisme. C'était sa dernière intervention à la tribune des Nations Unies. Le président français s'est inquiété du retour de la loi de la jungle dans le monde. Il a ensuite défendu le droit international face à un nouvel âge de la barbarie. Et on l'écoute.

5:16
Locuteur

Mon

5:16
Locuteur 5

message

5:17
Locuteur

est

5:18
Locuteur 5

de ne rien céder.

5:19
Locuteur

Ne

5:20
Locuteur 5

rien céder à ce qui est en train de s'installer,

5:22
Locuteur

qui

5:23
Locuteur 5

est,

5:23
Locuteur

au

5:24
Locuteur 5

fond, une lente division du monde,

5:32
Locuteur

un

5:32
Locuteur 5

esprit de défaite qui s'installe

5:34
Locuteur

et

5:35
Locuteur 5

qui laisserait quelques-uns

5:36
Locuteur

dans

5:37
Locuteur 5

l'abus de pouvoir.

5:39
Locuteur

Abus

5:40
Locuteur 5

de pouvoir des empires

5:41
Locuteur

qui

5:42
Locuteur 5

menacent la souveraineté des uns ou des autres. Abus de pouvoir de quelques-uns qui concentrent les capacités capitalistiques et qui auraient les droits ou de polluer ou d'agréger les capacités de calcul pour tous. Abus de pouvoir de quelques-uns qui voudraient concentrer les richesses.

5:59
Locuteur

Un

6:00
Présentateur

discours en contre-pied à celui de Donald Trump. Le président américain a consacré une large partie du sien à son auto-célébration avant de menacer une nouvelle fois d'annihiler la République islamique d'Iran si aucun accord n'est trouvé.

6:15
Locuteur

Va

6:15
Locuteur 8

-t-on conclure un accord avec l'Iran qui lui permettra de se reconstruire et de devenir un pays bien plus puissant qu'il ne l'a jamais été

6:23
Locuteur

? Ou

6:24
Locuteur 8

bien dois-je les précipiter en enfer sans aucune chance de survie ni aucun espoir de génération à venir ?

6:31
Locuteur

Mais

6:32
Locuteur 8

je pense que nous conclurons un accord

6:34
Locuteur

juste

6:35
Locuteur 8

après les élections.

6:37
Locuteur

A

6:37
Présentateur

noter, Orian, que le président iranien est arrivé ce matin à New York. Qu'il doit s'exprimer à la tribune des Nations Unies aujourd'hui. Lui et sa délégation ont obtenu des visas américains. C'est une première pour un chef d'État en guerre contre les États-Unis.

6:50
Locuteur

Merci

6:51
Présentateur

Audrey. A tout de suite. Vous allez nous détailler le rapport de Laurence Garnier sur l'excellence universitaire. Laurence Garnier, vous êtes sénatrice à l'air de Loire-Atlantique et rapporteur de la commission d'enquête sur la capacité des universités françaises à garantir l'excellence académique du service public de l'enseignement supérieur. Et vous avez jeté un pavé dans la mare avec votre rapport qui a fait réagir et particulièrement votre proposition de faire du bac une simple condition d'accès aux études supérieures et non une garantie comme c'est le cas actuellement.

On va bien sûr longuement y revenir mais avant de la détailler, un mot peut-être sur le contexte général pour nos universités. Le classement de nos universités françaises dans le classement de Shanghai. La France est 10e au rang mondial, 6e nation la plus représentée, 4 universités dans le top 100 dont Paris-Saclay à la 13e place. C'est la première université non-anglo-saxonne puisque c'est les anglo-saxons qui trossent les premières places de ce classement. Tout n'est pas noir pour nos universités.

7:52
Locuteur 3

La difficulté pour nos universités,

7:54
Locuteur

c

7:54
Locuteur 3

'est précisément d'accéder à l'excellence dans ces classements internationaux. Le classement de Shanghai en est un, il y en a d'autres. Et l'ouverture à tous,

8:05
Locuteur

à

8:06
Locuteur 3

tous les bacheliers, de leur porte à l'entrée en licence. Et la difficulté est là. Les présidents d'universités nous l'ont dit. Vous nous demandez, à raison, de faire de l'excellence à la sortie, sur l'excellence académique, sur la recherche, en demandant de prendre tout le monde à l'entrée. C'est ce que certains ont résumé en disant vous nous mettez sur la ligne de départ, vous nous demandez de courir un marathon, les études universitaires sont longues, vous mettez 3 kilos de plomb dans le sac à dos et il faut qu'on arrive les premiers à la fin. C'est ça qui n'est pas possible.

8:36
Locuteur

Et

8:36
Locuteur 3

aujourd'hui, moi, ce que je pointe avec le rapport, ce sont des étudiants qui, certes, ont eu leur baccalauréat et aujourd'hui ont un droit d'accès à l'enseignement supérieur, mais qui, parfois, ont arrêté les mathématiques en terminale et se retrouvent par le jeu des affectations par cours sup ou parce qu'on les a mis là au chausse-pied dans des licences de mathématiques, qui se retrouvent en licence de philosophie alors qu'ils sont issus d'un bac professionnel où ils n'en ont jamais fait. Le cas le plus emblématique, dans une licence de STAPS, option cavalier, pour des étudiants qui ne sont jamais montés sur un cheval. C'est tout ça qui ne va pas.

Comment voulez-vous que les universités conduisent à l'excellence académique des étudiants qui n'ont pas les prérequis nécessaires ? Parcoursup a gravé le problème, selon vous

9:21
Locuteur

?

9:22
Locuteur 3

Parcoursup,

9:23
Locuteur

c

9:23
Locuteur 3

'est un outil, c'est ce qu'il faut bien comprendre, qui permet et qui a beaucoup de vertus. Ça nous a été dit par les présidents d'universités parce qu'il a élargi le panel de recrutement des étudiants à la France entière. Ça pose d'autres questions, on pourra en parler tout à l'heure, notamment par exemple en termes de logement, mais Parcoursup

9:41
Locuteur

fonctionne.

9:43
Locuteur 3

Ce qui ne fonctionne pas, c'est la conception qu'a le ministère de l'enseignement supérieur, de trouver une place pour chaque bachelier, quelle que soit cette place, quelles que soient ses aspirations et quelles que soient ses prérequis. C'est ça qui ne fonctionne pas aujourd'hui. Je précise quand même que l'objectif de notre rapport, ce n

10:02
Locuteur

'est

10:02
Locuteur 3

pas de laisser sur le côté des étudiants, c'est au contraire d'accompagner l'ensemble d'une classe d'âge vers l'excellence.

10:07
Locuteur

Et

10:07
Présentateur

justement, on va revenir sur la question du bac, mais pour dresser un petit panorama avant de rentrer dans le détail de vos rapports, on a parlé du classement de Shanghai, c'est les universités, il y a le classement de PISA aussi. Ça, ça évalue les élèves de 15 ans, donc avant le bac, les élèves du lycée. Là, c'est moins réjouissant, c'est-à-dire que les résultats n'ont jamais été aussi bas depuis 20 ans. Est-ce que le problème, il se situe avant le bac

10:28
Locuteur

? Il

10:29
Locuteur 3

est clair que les universités sont en aval des difficultés clairement identifiées au niveau du lycée. Beaucoup d'enseignants-chercheurs nous ont fait part de lacunes profondes de leurs étudiants dans les disciplines fondamentales, les sciences, les mathématiques, la compréhension de l'écrit, l'orthographe.

10:47
Locuteur

J

10:47
Locuteur 3

'ai pu consulter moi-même un certain nombre de copies d'étudiants en licence littéraire, en histoire, en lettres modernes, qui sont truffées de fautes d'orthographe du début à la fin. Donc,

10:59
Locuteur

c

10:59
Locuteur 3

'est tout ça qui ne va pas. Aujourd'hui, il faut

11:01
Locuteur

trouver

11:02
Locuteur 3

un système. On fait des propositions très fortes pour accompagner l'ensemble des étudiants plutôt que de les précipiter vers l'échec. Ce qui se passe aujourd'hui, je vais vous donner juste un chiffre. Aujourd'hui, un étudiant qui s'inscrit

11:14
Locuteur

en

11:15
Locuteur 3

licence, cinq ans après, a une chance sur deux de sortir de l'université sans diplôme universitaire. Je voyais que vous intitulez le reportage le prix de l'excellence universitaire. Moi, je voudrais vous parler du prix de l'échec universitaire, qui est un coût humain, social et financier, plus d'un demi milliard d'euros par an. Et on

11:34
Présentateur

va y venir, puisqu'on le disait, vous êtes la rapporteure de cette commission d'enquête pour restaurer l'excellence académique, Audrey, avec des propositions qui, on disait, n'ont pas manqué de faire réagir. Avoir son bac ne garantirait plus l'accès à l'université. Vous l'avez évoqué, c'est l'une de vos propositions chocs, car d'après vous, l'université française accueille, ouvre actuellement trop grand ses portes. Son rôle, donc, actuellement, c'est d'accueillir tout le monde, ce qui rend les choses compliquées ensuite pour être sur les podiums mondiaux. Vous comparez même ceux

12:04
Locuteur

-là,

12:04
Présentateur

vous l'avez dit, à courir un marathon avec un sac de plomb. Votre solution, c'est donc de faire du baccalauréat un diplôme de fin d'études, et non plus un droit d'accès aux supérieurs. Libre ensuite aux universités de définir elles-mêmes leurs critères d'admission, voire même de faire des concours. Alors, pourquoi vous proposez cela ? Vous l'avez un petit peu évoqué. Dans les faits, la sélection, elle existe déjà, mais a posteriori. Un étudiant sur deux seulement passe de la première année de licence à la deuxième année. Et le chiffre que vous avez évoqué, un étudiant sur deux n'obtiendra aucun diplôme de l'enseignement supérieur, même après cinq ans d'études.

D'après la Cour des comptes, ces échecs coûteraient 350 millions d'euros par an à l'université, sans compter la douleur de l'échec personnel. Alors, on a posé la question au ministre de l'enseignement supérieur sur cette proposition de votre rapport. Il vous rejoint sur le constat, mais peut-être pas forcément sur le calendrier. On l'écoute.

13:05
Locuteur

Je

13:06
Locuteur 4

pense qu'il faut qu'on réfléchisse, et peut-être qu'il faut mettre des années de propédotique, des années de rattrapage, post-bac, pour un certain nombre de bacs en tout cas, pour être sûr que les gens qui s'engagent dans des études supérieures aient les moyens de réussir. Parce que sinon, c'est une fausse promesse qu'on fait, c'est une hypocrisie. Et donc, je crois vraiment que ce sujet-là, encore une fois, ce n

13:24
Locuteur

'est

13:24
Locuteur 4

pas une réforme qui sera mise en place dans les mois qui viennent. La question de la place du baccalauréat est une question qui doit être discutée

13:31
Locuteur

au

13:31
Locuteur 4

moment de la présidentielle, parce que c'est un grand sujet de société.

13:34
Présentateur

Justement, Laurence Garnier, vous êtes la porte-parole du candidat à la présidentielle Bruno Retailleau. Est-ce que cette mesure va être inscrite dans son programme

13:41
Locuteur

? C

13:42
Locuteur 3

'est tout le travail qu'on était en train de faire. Et ce qui nous intéresse, encore une fois, c'est d'accompagner les étudiants français vers la réussite. On a besoin de ces étudiants. Ils sont moins nombreux. Ils seront, en tout cas demain, moins nombreux qu'avant. Notre responsabilité, c'est de les accompagner vers l'excellence. Vous voyez les classements bizarres. Ils sont alarmants. On voit que la France décroche en matière de compréhension de l'écrit, en mathématiques, en sciences. Et c'est là que vous avez raison. Il y a beaucoup de choses qui se jouent aussi en amont.

Mais on ne peut pas demander aux universités qui accueillent nos étudiants après le bac de rattraper 15 années d'éducation avec les forces qu'elle a encore, heureusement, et beaucoup de faiblesses et ce retrait de la France dans les classements PISA. Donc, bien sûr, ce sont des propositions que nous porterons. Et le ministre, quand il évoque le calendrier, évoque évidemment la pré-présidentielle. Et c'est évidemment à cette échéance-là que les choses pourront se jouer. Ce rapport, il a vocation à devenir ensuite un texte de loi, je

14:39
Locuteur

l'espère, un

14:39
Locuteur 3

projet de loi lorsque Bruno Retailleau aura remporté l'élection présidentielle

14:44
Locuteur

en mai prochain. Donc vous,

14:44
Présentateur

vous êtes d'accord ? Ça veut dire que votre rapport, il va être sur un placard pendant encore un peu plus d'un an, un peu moins d'un an

14:50
Locuteur

? Allez

14:51
Locuteur 3

!

14:51
Locuteur

Vous êtes d'accord avec ça ? Comptez

14:53
Locuteur 3

sur moi, on ne va pas le mettre dans un placard, certainement pas. Je vais continuer à l'expliquer, à rencontrer les acteurs qui d'ailleurs me sollicitent à l'issue de la remise de ce rapport. J'en ai rencontré beaucoup en amont au cours des auditions. On a fait près d'une centaine d'heures d'auditions. Donc ce rapport va continuer, au contraire, à alimenter, et je le souhaite,

15:12
Locuteur

et

15:12
Locuteur 3

c'est le chemin que ça prend, le débat public et politique dans le courant des mois à venir. Il fera l'objet de propositions fortes de Bruno Retailleau dans le cadre de l'élection présidentielle. Et ensuite, effectivement, nous souhaitons pouvoir le décliner dans un projet de loi qui permettra d'offrir à nos étudiants toute cette palette de propositions. Une année de propédotique pour ceux qui ont un vrai projet motivé mais qui n'ont pas les moyens à l'issue du baccalauréat de réussir.

15:40
Locuteur

L

15:41
Locuteur 3

'augmentation des filières professionnalisantes qui correspondent à beaucoup d'aspirations des étudiants français mais dans lesquelles ils ne trouvent pas de place aujourd'hui. C'est pour ça aussi qu

15:49
Locuteur

'ils

15:49
Locuteur 3

se retrouvent dans des licences de lettres modernes ou de philosophie qui sont des matières formidables mais qui ne correspondent ni à leurs aspirations ni à leurs compétences.

15:56
Présentateur

Mais est-ce que vous allez jusqu'à dire aujourd'hui que le bac est un diplôme qui n'a plus de valeur

16:00
Locuteur

? La

16:02
Locuteur 3

question de la valeur du baccalauréat, il faut évidemment la poser. Vous savez, beaucoup de Français, on peut leur raconter ce qu'on veut, ils voient bien, ils ont des yeux, ils voient, je crois que le taux de mention très bien a été multiplié par 10

16:17
Locuteur

au cours des dernières années. C'est vrai que ça a

16:19
Locuteur 3

interpellé au moment du

16:20
Locuteur

classement PISA, c'est-à-dire la France

16:21
Présentateur

baisse et

16:22
Locuteur

le taux de mention

16:23
Locuteur 3

très bien augmente. Et en fait, c'est là toute l'hypocrisie du système. Mais les Français ne sont pas dupes et du reste, nous avons à l'appui de nos travaux mené un sondage avec l'Institut CSA. Et quand on a demandé aux Français est-ce que vous êtes favorable au renforcement de la sélection à l'entrée de l'université, donc c'est la même question regardée de l'autre côté par rapport à la valeur du bac, les Français à plus des deux tiers disent oui, nous sommes favorables au renforcement de la sélection à l'entrée à l'université.

Donc ça veut dire qu'ils comprennent parfaitement qu'aujourd'hui on a un sujet sur le niveau du baccalauréat qu'il faut poser, mais en tout état de cause, ça n'est pas aux universités de rattraper l'ensemble des étudiants qui ont eu leur bac avec mention et qui ne sont pour autant pas forcément capables de réussir dans

17:08
Locuteur

l'enseignement supérieur. Est-ce qu'il y a une

17:08
Présentateur

erreur de dire qu'il fallait amener 80% d'une classe d'âge au bac

17:11
Locuteur

? Après,

17:12
Locuteur 3

ce sont des choix politiques. Si on dit, et c'est ce que nous proposons, que le baccalauréat doit sanctionner la fin des études secondaires, on peut tout à fait l'entendre. En tout cas, c'est une réflexion politique qui, dans un pays comme le nôtre, peut tout à fait être posée. Aujourd'hui, on n'est pas à 80%, on est à plus de 90%, 95% pour le bac général, donc vous voyez qu

17:34
Locuteur

'il

17:34
Locuteur 3

y

17:34
Locuteur

a

17:34
Locuteur 3

encore eu une marge de franchie. Et puis, surtout, comment est-ce qu'on accompagne ensuite ces étudiants pour faire des métiers dans lesquels ils s'épanouiront et qui correspondent aussi aux besoins du marché du travail français et de la société française plus largement ? C'est ça, l'objectif d'une formation académique, universitaire ou pas d'ailleurs, de qualité, c'est de permettre

17:54
Locuteur

à nos jeunes de trouver leur place dans la société.

17:56
Présentateur

revaloriser les autres filières, revaloriser les filières professionnelles et

18:00
Locuteur

dire que

18:00
Locuteur 3

le

18:01
Locuteur

bac

18:02
Présentateur

n'est pas l

18:03
Locuteur 3

'absolue nécessité. Évidemment, les filières professionnelles avant le baccalauréat, tout à fait, et l'intelligence artificielle commence aussi à bouger les lignes par rapport à tout ça parce qu'on voit bien que les métiers manuels ne seront pas remplacés par l'intelligence artificielle. Et puis, les filières professionnalisantes aussi après le baccalauréat qui sont des filières de formation courtes qui aujourd'hui sont trustées par des étudiants qui ont obtenu leur bac général et qui, de fait, poussent dehors les étudiants de bac pro et technologique pour qui ces filières étaient conçues initialement.

Donc, vous voyez bien que le système marche sur la tête et on n'est pas capable aujourd'hui d'accompagner nos étudiants vers cette excellence.

18:44
Présentateur

Autre mesure, Audrey, qui pourrait s'inviter dans la présidentielle, votre rapport, Laurence Garnier, préconise d'augmenter considérablement les frais d'inscription. Aujourd'hui, un étudiant paie autour de 178 euros pour une année de licence, 255 euros pour une année de master. La proposition du rapport, de votre rapport, propose de porter ses droits à 900 euros pour une année de licence et 1300 euros en master. Ça ne concernerait pas les étudiants boursiers. Alors, moi, j'ai fait L, mais c'est x5 à peu près. L'objectif, c'est de donner plus de ressources aux universités, mais aussi de créer un signal prix.

En clair, éviter que les études soient si peu chères, entre guillemets, que certains s'y inscrivent sans réel projet. Alors, votre collègue communiste, le président de la commission, Pierre Ouzolia, estime que cette mesure va à l'encontre de l'universalité. L'université, qui doit être un service public, ça empêcherait aussi la mixité sociale. Selon lui, on se dirige vers un modèle à l'américaine où certains renoncent aux études parce que c'est trop cher. Qu'est-ce que vous lui répondez ? Ces deux visions de l'université ?

19:47
Locuteur 3

Je lui réponds que

19:48
Locuteur

le

19:50
Locuteur 3

système aujourd'hui, le financement du système universitaire français va dans le mur. Ça, c'est factuel. C'est ni de gauche ni de droite. Toutes les études le disent à horizon 2030. Les déficits seront tels que nos universités ne pourront plus fonctionner. Elles ont déjà des difficultés aujourd'hui. Donc, quand on part de ce constat, il faut qu

20:08
Locuteur

'on

20:08
Locuteur 3

fasse des propositions. On en fait un certain nombre. La première, c'est l'augmentation, vous venez de rappeler, des frais d'inscription à l'université qui ne concernent pas effectivement les boursiers et qui est doublée par une réforme du système des bourses qui aujourd'hui pose trop de problèmes à trop de familles. Donc, on double cette augmentation par la réforme des bourses pour garantir précisément cet égal accès de tous à l'enseignement supérieur. Et là-dessus, je rejoins mon collègue Pierre Ouzoulien.

20:37
Locuteur

Une

20:37
Locuteur 3

deuxième chose, c'est qu'on propose aussi d'augmenter d'autres ressources via la candidature à des appels à projets, via la formation continue qui aujourd'hui est un boulevard de financement pour les universités et qui est entièrement laissé au privé. Ce sont aujourd'hui les tenants de l'immobilisme qui précipite dans le mur le système universitaire français. Et un dernier point pour que ceux qui nous écoutent l'aient quand même bien à l'esprit, on n'est pas du tout sur un schéma de privatisation. Aujourd'hui, on est à des coûts qui représentent 2% du coût moyen de la formation

21:09
Locuteur

d'un étudiant. On

21:10
Locuteur 3

passerait à 10%. Ça veut dire que 90% des coûts de la formation à l'université resteraient à la charge de l'État. Vous voyez qu'on est très loin de ces systèmes à l'anglo-saxonne.

21:22
Locuteur

Qu

21:22
Présentateur

'en pensent les présidents de l'université ? Que pensent-ils de votre rapport ? On est avec l'un d'entre eux.

21:27
Locuteur

On

21:27
Présentateur

va dans les bouches du Rhône. Bonjour Éric Berton. Merci beaucoup d'être avec nous ce matin. Vous êtes président d'Aix-Marseille Université. Vous venez d'entendre les propos de Laurence Garnier. J'imagine que vous avez lu son rapport. Comment vous avez réagi

21:39
Locuteur

? Bonjour.

21:41
Présentateur

Merci de m'accueillir. Le rapport,

21:44
Locuteur 7

oui, je l'ai lu. Il fait un constat assez factuel finalement du paysage. mais c'est vrai qu'ensuite les solutions apportées peuvent être différentes en fonction de là où on se place. En tant que président de

21:59
Locuteur

l

21:59
Locuteur 7

'université, moi je considère que l'université française doit pouvoir accueillir l'ensemble de la jeunesse, de toutes les jeunesses. C'est pour moi fondamental de pouvoir donner accès à cette jeunesse au futur, à une connaissance, à savoir aussi développer un esprit critique, en faire des citoyens, éclairer. Et que pour ça,

22:21
Locuteur

il

22:21
Locuteur 7

faut investir évidemment dans l'université française

22:23
Présentateur

publique, dans l'enseignement supérieur et la recherche publique. C'est important.

22:28
Locuteur

Il

22:28
Présentateur

faut effectivement... Là où je suis d'accord, c'est que le système actuel arrive à bout de souffle. Je ne

22:33
Locuteur

suis

22:33
Présentateur

pas spécialement d'accord sur les solutions

22:35
Locuteur 7

proposées, notamment sur l'augmentation des droits d'inscription.

22:39
Présentateur

Pourquoi, Jude ? Pourquoi vous n'êtes pas d'accord sur ce point

22:41
Locuteur

? Parce

22:43
Locuteur 7

que les étudiants sont déjà dans un état de pauvreté, sont dans un état catastrophique en termes de santé mentale, en termes d'accès à la santé.

22:52
Présentateur

Il y

22:53
Locuteur

a

22:53
Présentateur

des étudiants qui ont... Un étudiant sur trois peine à payer son loyer, il renonce à se soigner.

22:58
Locuteur 7

Je ne suis pas certain qu'augmenter les frais d'inscription arrange cette situation.

23:04
Locuteur

Laurence

23:04
Locuteur 3

Garnier.

23:05
Locuteur

Bon,

23:06
Locuteur 3

il y a beaucoup de choses. Je connais bien Éric Berton. Nous sommes allés dans le cadre de travaux précédents à l'université d'Aix-Marseille qui est un très bel établissement. Ce qu'il ne

23:15
Locuteur

faut

23:15
Locuteur 3

pas confondre,

23:17
Locuteur

c

23:17
Locuteur 3

'est quand Éric Berton dit il faut que tous puissent accéder à l'université, socialement, c'est parfaitement vrai. Et c'est pour ça qu'on propose la refonte du système des bourses. C'est à peu près un étudiant sur trois qui est boursier aujourd'hui avec un certain nombre de difficultés, d'effets de seuil. Et ça, évidemment, il faut le réformer parce qu'il faut permettre cet égal accès de tous, quelle que soit son origine sociale, aux établissements universitaires et du supérieur en général.

23:43
Locuteur

En

23:43
Locuteur 3

revanche, permettre l'accès de tous au niveau académique, ça n'a pas de sens, je le disais, et ce n

23:49
Locuteur

'est

23:49
Locuteur 3

pas un jugement de valeur. Il y a beaucoup de métiers manuels dont on a besoin qui sont nécessaires, qui sont parfaitement nobles et infiniment estimables. Simplement, si on n'a pas les compétences acquises dans telle ou telle discipline, ça ne sert à rien de dire qu'on veut accueillir tout le monde. C'est vrai au niveau social, c'est faux au niveau académique, sinon on précipite nos étudiants vers l'échec. Et c'est ça précisément que je conteste. Il

24:14
Locuteur

y

24:14
Locuteur 3

a un autre point qu'évoque Éric Berton et qui est très juste, c'est la question du logement. Et là, on a de fait une difficulté qui concerne tous les Français à se loger aujourd'hui, pour beaucoup de raisons sur lesquelles il serait peut-être un peu long de revenir, et une difficulté particulière de nos étudiants qui là est liée, au-delà des difficultés rencontrées par les Français en général, à quelque chose, à un impensé de la réforme Parcoursup.

Parcoursup fonctionne bien, c'est d'une manière générale assez largement plébiscité par les présidents d'universités, parce que ça leur permet de recruter des étudiants dans le bassin de vie national et d'aller chercher les étudiants qui leur semblent les plus aptes dans certaines formations à suivre telle ou telle licence, tel ou tel parcours. En revanche, ce qui fonctionne moins bien, c'est la question du logement, parce qu'on n'a pas doublé Parcoursup d'un vrai plan de logement étudiant. Or, avant, on avait des bassins de vie plus liés à votre lieu d'habitation et la question du logement était moins nécessaire.

Aujourd'hui, évidemment, quand un étudiant qui habite Limoges arrive dans une fac à Paris, il doit se loger. Et comme ça, c'est des situations qui se sont multipliées, on a cette impensée du logement. Là, je rejoins Éric Berton parce qu'effectivement, Parcoursup aurait dû impliquer un vrai plan de logement étudiant. Un

25:34
Présentateur

dernier mot, Éric Berton. Sur la question du logement et plus largement sur la condition des étudiants qui est aussi un facteur de la réussite, les conditions dans lesquelles on étudie, il

25:44
Locuteur

y

25:44
Présentateur

a le logement, il

25:45
Locuteur

y

25:45
Présentateur

a aussi la précarité étudiante. Éric Berton, vous avez mis en place des mesures là-dessus

25:48
Locuteur

? Oui,

25:50
Locuteur 7

finalement, on a pris nos propres mesures. On a créé des épiceries solidaires avec l'association étudiante La Famille, mais aussi, on a créé des centres de santé. J'ai été obligé de créer deux centres de santé l'un à Aix et l

26:05
Locuteur

'un

26:05
Locuteur 7

à Marseille

26:05
Locuteur

pour

26:06
Locuteur 7

pouvoir, et

26:07
Présentateur

ce n

26:07
Locuteur

'est

26:07
Présentateur

pas de la médecine préventive, c'est de la médecine curative, pour pouvoir vraiment s'occuper à la fois des étudiants, des étudiants étrangers, mais aussi des personnels parce qu'on a beaucoup de personnels, d'unis personnel et

26:19
Locuteur 7

ils subissent

26:19
Présentateur

aussi toutes les difficultés de la société actuellement.

26:22
Locuteur

On

26:22
Locuteur 7

est en train aussi d'avoir un projet pour créer à Aix-Marseille-Université des logements accessibles aux personnels et aux étudiants en difficulté, puisque nous avons la dévolution du patrimoine, on valorise une partie de notre patrimoine pour construire des logements. Ce sont des missions qui ne sont pas les missions fondamentales de l'université, mais ce sont des missions dont nous nous emparons

26:42
Locuteur

parce

26:42
Locuteur 7

qu'on sent qu'il

26:44
Locuteur

y a

26:44
Locuteur 7

un besoin social et c'est le leitmotiv de notre université. Mais en tout cas, là où je suis d'accord, c'est que sur l'accès à l'université, la question, et Madame la sénatrice a très bien dit, c'est la question de l'orientation et ça c'est fondamental, c'est quelque chose qu'il faut vraiment améliorer.

27:03
Locuteur

Je

27:03
Locuteur 7

pense aussi qu'il faut changer de modèle d

27:05
Présentateur

'université, de modèle de financement d'université et faire plus confiance à l'université publique,

27:11
Locuteur 7

à la recherche publique et ça c'est une demande de l'ensemble des présidents, donner plus d'autonomie à nos universités en matière de RH et en matière aussi

27:22
Locuteur

de

27:22
Locuteur 7

recrutement d'étudiants.

27:27
Locuteur

Oui,

27:27
Locuteur 3

écoutez, là-dessus, sur ce point, je ne peux que rejoindre le président de l'université d'Aix-Marseille. Davantage de sélections, davantage de moyens pour nos universités, nous faisons des propositions, davantage d'autonomie pour leur permettre de s'emparer des sujets qui correspondent aux attentes des étudiants, que ce soit la santé à Aix-Marseille, que ce soit le logement, ça fait aussi partie des préconisations que nous formulons pour permettre aux universités d'accompagner leurs étudiants vers la réussite.

27:52
Présentateur

Merci Eric Berton, merci d'avoir été avec nous président de l'université d'Aix-Marseille. On termine comme tous les jours par la une de la presse régionale, Laurence Garnier,

28:00
Locuteur

la

28:00
Présentateur

une largement consacrée ce matin, vous l'imaginez, au carburant, la une de la dépêche, carburant des aides suffisantes, c'est la question, six ministres qui ont annoncé hier un plan d'aide de 450 millions d'euros pour faire face à la hausse des prix de l'essence, les mesures permettront-elles de calmer la colère qui monte dans le pays ? C'est la question, la une du journal, l'Est républicain sur les ruptures, carburant, de plus en plus de ruptures, prise d'assaut, mal approvisionnée, les stations-service subissent de plus en plus de ruptures de carburant et les fils aux pompes s'allongent.

Et puis on termine par votre quotidien régional, celui de la Loire-Atlantique, presse-océan, sur la présidentielle et la primaire à gauche. Premier débat ce soir entre les candidats, une primaire qui ravive les tensions au PS dans votre département. De quelle une avez-vous envie de nous parler

28:40
Locuteur

? Je

28:42
Locuteur 3

vais prendre celle de la Dépêche parce que je crois que c'est celle qui concerne le plus directement le plus grand nombre de Français.

28:49
Locuteur

D

28:50
Locuteur 3

'abord pour dire qu'on mesure aux Républicains, le parti dont je suis membre, la profonde difficulté de beaucoup de Français, notamment des Français qui travaillent face à cette augmentation majeure du prix des carburants. Quelqu'un me disait mais ça va bientôt devenir un luxe d'aller travailler. Cette phrase est terrible et en même temps extrêmement évocatrice.

29:12
Locuteur

La

29:13
Locuteur 3

difficulté à laquelle on doit faire face, c'est que nous avons un mur du déficit et de la dette qu'il s'agit de ne pas creuser

29:20
Locuteur

et

29:21
Locuteur 3

des besoins aigus des Français dans le cadre de cette augmentation majeure des carburants qui est liée à la situation internationale sur laquelle nous avons assez peu la main finalement. La proposition que nous faisons avec Bruno Retailleau, c'est justement d'accorder une aide réelle aux Français sans impacter davantage nos finances publiques en suspendant ce qu'on appelle les certificats d'économie d'énergie. Vous savez, c'est ces certificats qui demandent aux fournisseurs d'énergie, tous les fournisseurs de carburants en sont, de financer des aides à la moindre consommation d'énergie.

30:06
Locuteur

C

30:06
Locuteur 3

'est un petit peu schizophrène.

30:07
Locuteur

Et

30:07
Locuteur 3

donc, Total Energy, comme les autres, paie ces aides, finance par exemple des voitures électriques, parfois chinoises, ce qui pose un petit peu problème par ailleurs, et répercute le coût sur les carburants. Nous, en suspendant ces certificats d'économie d'énergie, on fait 17 centimes d'économie par litre, c'est près de 10 euros par plein pour les Français. C'est une mesure très concrète et qui n'impacte pas nos finances publiques. Je crois que c'est la seule qui puisse se prévaloir de tenir ensemble ces deux nécessités.

30:38
Présentateur

Merci Laurence Garnier.

30:39
Locuteur

Merci beaucoup

30:39
Présentateur

d'avoir été notre invitée ce matin. Audrey, on se retrouve dans 20 minutes pour la revue de presse régionale ? Oui, c'est évidemment les prix des carburants qui font la une de l'actualité. Nos quotidiens nous donnent des conseils pour moins consommer. Allez, on voit ça dans 20 minutes et puis on en parle tout de suite avec le ministre délégué à l'Industrie, Sébastien Martin, notre invité. Les prix du carburant impactent-elles l'industrie ? La situation économique peut-elle s'aggraver ? On va vous poser ces questions Sébastien Martin. Bonjour, merci d'avoir accepté notre invitation, ministre délégué chargé de l'Industrie.

Une interview en partenariat avec la presse régionale représentée ce matin par Julien Lécuyer de La Voix du Nord. Bonjour Julien. Bonjour Auriane. Bonjour Monsieur le ministre. Bonjour. Le gouvernement qui a donc annoncé hier de nouvelles aides pour faire face à la hausse des prix du carburant, des aides nouvelles, des aides élargies aussi, des aides prolongées. Est-ce que vous pensez vraiment qu'elles sont suffisantes pour calmer la colère des Français

31:36
Locuteur

?

31:37
Présentateur

Écoutez, en tout cas, elles sont utiles et nécessaires.

31:39
Locuteur

Elles

31:40
Présentateur

sont utiles et nécessaires parce qu'effectivement, quand vous passez à la pompe et que votre plein parfois dépasse les 120 euros, on a forcément non seulement

31:50
Locuteur

un

31:51
Présentateur

sentiment de choc d'une part et puis d'autre part aussi, c'est une atteinte au pouvoir d'achat de nombre de nos concitoyens. Donc, la reconduction et l'élargissement, par exemple,

32:00
Locuteur

de

32:01
Présentateur

la prime grand rouleur,

32:02
Locuteur

c

32:02
Présentateur

'est une aide très claire et très directe au pouvoir d'achat de nos concitoyens.

32:07
Locuteur

Il

32:07
Présentateur

faut regarder un peu, d'ailleurs, vous savez, cette prime grand rouleur, lorsqu'elle a été mise en place, moi, j'ai regardé sur six mois ce que ça voulait dire, finalement, quand vous touchez un chèque de 100 euros.

32:18
Locuteur

Je

32:18
Présentateur

rappelle

32:19
Locuteur

qu

32:19
Présentateur

'effectivement, le prix du carburant, il a augmenté, il a baissé,

32:22
Locuteur

il

32:22
Présentateur

a augmenté sur les six derniers mois. Grosso modo, cette aide de 100 euros pour quelqu'un qui fait son plein sans plomb 95 deux fois par mois, 100 euros, ça a couvert la moitié de la hausse du carburant. Là, on remet 100 euros uniquement pour trois mois. Donc, ça veut dire que ça va couvrir quand même, je ne sais pas quel sera le prix de l'essence demain, je ne sais pas, mais ça couvrira quand même une grande partie de la hausse du carburant que l'on a constaté depuis l'avant-crise. Donc, ça, c'est quand même quelque chose d'important. et puis ensuite, vous voyez,

32:54
Locuteur

on regarde profession par profession. C

32:56
Présentateur

'est une aide qui n'est pas adressée à tous les Français. Oui, parce que...

32:59
Locuteur

Il

32:59
Présentateur

y a des Français qui travaillent, des classes moyennes qui ne sont pas éligibles à cette aide. On a aujourd'hui effectivement des aides ciblées,

33:06
Locuteur

c

33:06
Présentateur

'est-à-dire jusqu'à 2 000 euros, un peu plus de 2 000 euros net quand vous êtes seul. Quand vous êtes un ménage à deux, c'est à peu près 4 000. Et puis quand vous êtes un ménage avec deux enfants, c'est à peu près 6 000 euros net. Donc, ça veut dire quand même qu'on étend le dispositif aux classes moyennes.

33:22
Locuteur

5,5 millions de personnes. Voilà. 5,5 millions de personnes. Et d'autres pays

33:25
Présentateur

ont fait le choix de baisser les taxes. C'est notamment le cas de l'Allemagne. Pourquoi la France ne réussit pas à faire la même chose ? Vous avez vu les propositions sur les baisses de taxes. Moi, je veux bien.

33:37
Locuteur

Tous

33:37
Présentateur

ceux qui nous proposent les baisses de taxes, c'est les mêmes qui, dans le même temps, vont nous expliquer que les finances publiques dérapent. Donc, avec des coûts qui peuvent être démesurés. On n'a pas les moyens, c'est ça que vous dites ? Ce n

33:48
Locuteur

'est

33:48
Présentateur

pas qu'on n'a pas les moyens, c'est que je pense qu'il faut passer un peu d'une logique d'euro facile à une logique d'euro utile. Et la logique d'euro facile qui consiste à aider absolument tout le monde exactement de la même manière, y compris les personnes qui arrivent à passer ce moment et qui ont les moyens de passer ce moment ou qui peuvent s'organiser parce qu

34:09
Locuteur

'ils

34:09
Présentateur

n'ont pas l'obligation de prendre leur voiture tous les jours, notamment pour aller travailler, parce qu'on a fait ce choix. Mais gouverner, c'est choisir. Et on a fait le choix d'aider en priorité les gens qui sont dans l'obligation d'utiliser leur voiture pour

34:21
Locuteur

aller travailler. – Vous pensez que c'est entendable ? – Donc,

34:23
Présentateur

effectivement, nous ne faisons

34:24
Locuteur

pas le choix. – Vous pensez que c'est

34:25
Présentateur

entendable par les Français, donc qui ne bénéficient pas des herbes, mais qui sont des classes moyennes, qui ne sont pas non plus des Français ultra riches, qui voient qu

34:33
Locuteur

'il y a 60

34:34
Présentateur

% de taxes, que nos voisins baissent les taxes et à eux, on leur dit « vous, vous avez les moyens de payer ». – Parce que si on fait le choix de baisser les taxes de manière indistincte, nous aidons tout le monde exactement de la même manière. Et je croyais entendre que la politique du « quoi qu'il en coûte » aujourd'hui n'était pas la politique non plus qui était forcément souhaitée. Donc, on a fait un autre choix. S'il ne

34:55
Locuteur

faut

34:55
Présentateur

pas la politique des aides généralisées qui touchent aussi les gens qui ont largement les moyens d'absorber cela, ce n

35:02
Locuteur

'est

35:02
Présentateur

pas juste. Donc, on fait aussi un dispositif qui va vers les Français qui en ont le plus besoin, là où la solidarité nationale doit s'exprimer clairement. Et puis, pour ceux qui ont les moyens de passer cette crise, qui ont les moyens de ne pas utiliser leur voiture et qui ne sont pas en situation d'avoir à l'utiliser pour aller au travail, eh bien, pour cela, on considère qu'ils peuvent peut-être faire un petit effort.

35:28
Locuteur

–

35:28
Présentateur

Monsieur le ministre, est-ce qu'il y

35:29
Locuteur

aura

35:29
Présentateur

des mesures spécifiques pour votre secteur ? Vous êtes ministre de l'Industrie, il y a des sites électro-intensifs comme la bétallurgie, la chimie, les imprimeries qui réclament beaucoup d'énergie. Est-ce qu

35:41
Locuteur

'ils

35:41
Présentateur

vont recevoir une aide ? – Alors, lors du premier plan d'aide qui avait été annoncé à la fin du printemps, au printemps dernier, on a annoncé, notamment pour le secteur de la chimie, le secteur de la chimie qui est un secteur qui est, comme vous l'avez dit, très consommateur d'énergie, un plan spécifique, une aide spécifique autour de 150 millions d'euros pour ce secteur de la chimie. Je passe sur les détails, ça s'appelle un mécanisme de la compensation des coûts indirects du carbone qui est une aide directe à l'achat d'énergie pour ce secteur de la chimie parce que le secteur de la chimie, il est fragile sur le continent européen.

Aujourd'hui, sur le continent européen, les plateformes industrielles chimiques

36:26
Locuteur

tournent,

36:27
Présentateur

allez, entre 50-60% de leur capacité. Elles étaient frappées, elles sont toujours frappées d'ailleurs, d'une concurrence asiatique extrêmement agressive.

36:37
Locuteur

Et c'est toujours le cas. Et elles sont pas touchées sévèrement. Donc

36:39
Présentateur

ce dispositif de 150 millions d'euros d'aide, le guichet vient juste d'être ouvert il y a une semaine ou dix jours et elle permet aux sites industriels chimiques d'en bénéficier.

36:51
Locuteur

–

36:52
Présentateur

Pardon. – Non, allez, vas-y, allez-y, Julien. – Non, non, non, mais je rebondis simplement sur la question de l'approvisionnement parce qu'on a vu des pénuries d'essence dans certaines stations. On peut se poser la question de savoir si on va avoir suffisamment d'énergie aussi durant l'hiver. Est-ce que vous, vous pouvez nous confirmer qu'il n'y aura pas de pénuries ? – Alors, le ministre de l'économie et des finances Roland Lescure l'a confirmé hier.

37:17
Locuteur

nous

37:18
Présentateur

n'avons pas de problématique d'approvisionnement pour les mois qui viennent. Ça a été redit hier par Roland Lescure à l'occasion de la conférence de presse. Il est vrai

37:30
Locuteur

qu'on a vu des stations-service. – Non, mais pas parce que,

37:32
Présentateur

pardon, on a entendu effectivement cette phrase Sébastien Martin. Roland

37:36
Locuteur

Lescure, il

37:36
Présentateur

dit on a une prévisibilité sur deux mois, sur les deux mois qui viennent, il n

37:39
Locuteur

'y a

37:39
Présentateur

pas de problème d'approvisionnement. On regarde la une de l'Est républicain. Par exemple, ce matin, c'est une file interminable de voitures à la pompe avec ce titre carburant de plus en

37:47
Locuteur

plus

37:47
Présentateur

de ruptures. Qu'est-ce que vous leur dites à ces Français ? Il n

37:50
Locuteur

'y a

37:50
Présentateur

pas de problème d'approvisionnement ? – Je leur dis simplement, je vais vous donner quelques explications. Vous savez très bien qu'il y a une grande marque de distribution qui s'appelle par exemple Total

38:01
Locuteur

qui

38:02
Présentateur

plafonne ces prix.

38:03
Locuteur

Et

38:04
Présentateur

il est certain que la plupart des ruptures sont plutôt situées dans des stations Total

38:09
Locuteur

puisqu

38:09
Présentateur

'elles ont des prix plafonnés et plus bas. Chez moi, à Châlons-sur-Saône, dimanche soir, effectivement, les deux stations Totale, il n'y avait plus d'essence parce que d'abord, elles ne sont pas approvisionnées pendant le week-end et ce qui se passe, c'est que, effectivement, tant qu'on n'a pas réapprovisionné en général le lundi, eh bien, ces stations sont très vite prises d'assaut entre guillemets par les automobilistes. Mais l'approvisionnement en matière, que ce soit de pétrole brut ou des matières raffinées, aujourd'hui, il est assuré pour un pays comme la France.

– Le plafonnement des prix chez Total, encore une fois, la France Insoumise le propose de bloquer les prix, vous vous dites non, on a du mal à comprendre pourquoi. – Moi, je veux bien qu'on impose de bloquer les prix à quelqu'un qui les bloque déjà.

38:58
Locuteur

–

38:58
Présentateur

Non mais à tout

38:59
Locuteur

le monde,

39:00
Présentateur

la France Insoumise

39:00
Locuteur

a dit Total, mais… – Alors,

39:02
Présentateur

allons au bout du raisonnement, allons au bout du raisonnement deux secondes. Bloquons les prix pour tout le monde. D'abord, je précise, en fait, Total en France vend à perte.

39:11
Locuteur

Donc,

39:12
Présentateur

si je fais, si nous faisons la même chose pour tout le monde,

39:15
Locuteur

je

39:15
Présentateur

me mets à la place de la petite station service qui est en milieu rural. Je m'éloigne un peu des villes.

39:20
Locuteur

Mais

39:21
Présentateur

la petite station service qui est en milieu rural, qui fait pratiquement pas de marge, et à qui vous allez dire demain vous vendez à perte, qu'est-ce qu'elle fait ?

39:29
Locuteur

Elle

39:30
Présentateur

s'arrête. Elle s'arrête. Tout n

39:32
Locuteur

'est pas pris sur la marge de la station essence. Il y a une partie qui est prise

39:36
Présentateur

par l'État. Les prix qui sont administrés, moi, ça me rappelle bien certaines économies post-1989, mais en général, ça aboutit plutôt à des catastrophes économiques. Donc, on va essayer de faire les choses de manière raisonnable. On a un grand opérateur qui joue le jeu. On a une surveillance des marges qui est extrêmement attentive. Roland Lescure l'a encore rappelé hier et,

40:01
Locuteur

troisième

40:01
Présentateur

élément, on a toujours un décret qui est prêt à être sorti si les gens se comportaient mal en matière de marge et de marge abusive. Le Premier ministre l'a rappelé et Roland Lescure l'a encore rappelé hier. Donc, aujourd'hui, on a un système qui, Donc,

40:17
Locuteur

le carton rouge, il est dans la poche, mais il est

40:19
Présentateur

prêt à être sorti. Mais, en tout cas, le système en termes d'approvisionnement ne pose pas de difficultés majeures sauf sur certaines stations qui, parfois, sont très tendues. Un mot sur les raffineries qui tourne actuellement à plein régime, le problème, c'est qu'il n

40:32
Locuteur

'y a

40:32
Présentateur

plus que six raffineries dans le pays. Il y

40:33
Locuteur

en

40:33
Présentateur

avait 24 dans les années 70. 160 millions de tonnes de produits raffinés produits à l'époque, 58 millions aujourd'hui. Est-ce que notre dépendance, ça vient aussi de mauvais choix ? Est-ce qu'on n'a pas trop tardé à prendre conscience de notre souveraineté ? Est-ce que, finalement, on paye aujourd'hui une forme de mondialisation heureuse

40:50
Locuteur

? Il

40:52
Présentateur

y a certaines raffineries qui, effectivement, se sont délocalisées, sont parties ailleurs.

40:58
Locuteur

On

40:58
Présentateur

le sait très bien. Et finalement, la raffinerie, c'est de la chimie. Donc, tout à l'heure, quand je vous parlais de la question de la chimie, on voit bien la fragilisation de ce secteur.

41:06
Locuteur

C

41:07
Présentateur

'est vrai qu'à court terme, on peut, effectivement, s'interroger. Maintenant, si on voit les choses

41:12
Locuteur

à

41:13
Présentateur

un petit peu plus long terme sur ces questions-là de raffinerie,

41:17
Locuteur

on

41:18
Présentateur

ne

41:18
Locuteur

peut

41:18
Présentateur

pas, dans le même temps, si vous voulez, se dire qu'il faut essayer de sortir d'une dépendance aux énergies fossiles comme celle-là et se dire qu'on pourrait toujours avoir 24 raffineries.

41:29
Locuteur

Il

41:29
Présentateur

y a aussi, quelque part, une question de cohérence dans la trajectoire. On a besoin de raffineries, notamment parce que, y compris pour la chimie, il y a certaines molécules qui sont issues de

41:40
Locuteur

ces

41:40
Présentateur

raffineries. Il y

41:41
Locuteur

a

41:41
Présentateur

un problème de liaison.

41:42
Locuteur

C

41:42
Présentateur

'est-à-dire qu'en fait, les raffineries, elles ont

41:43
Locuteur

disparu presque trop

41:44
Présentateur

vite par

41:45
Locuteur

rapport à l'émergence de l'électrification. Non,

41:46
Présentateur

la vérité, c'est qu'il y

41:47
Locuteur

a

41:47
Présentateur

un problème d'absorption de choc. Avant le choc du Détroit d'Ormousse, je ne vous ai pas entendu faire un seul papier sur le fait qu'il y avait six raffineries en France. Sauf que là, aujourd'hui, on est face à un choc majeur auquel il faut essayer de s'adapter. Donc,

42:00
Locuteur

il

42:00
Présentateur

y a des raffineries auxquelles on demande de produire plus, notamment à Notre-Dame de Gravenchon pour essayer de produire plus, de s'adapter, essayer de trouver les solutions. Mais

42:10
Locuteur

pardon, elles peuvent

42:11
Présentateur

encore produire plus ? Elles ne tombent pas produire un peu plus que ce qu'elles ne font parce qu

42:18
Locuteur

'on

42:21
Présentateur

a tendance à oublier qu'un outil industriel, vous n'appuyez pas sur le bouton et puis du jour au lendemain, comme ça, il double sa production. Donc, il y a une montée en puissance de cette raffinerie et avec des volumes supplémentaires qui en sortent. Mais tout ça prend un peu de temps quand même parce qu'un outil industriel tel que c'est, du jour au lendemain, vous n'appuyez pas sur le bouton et vous ne doublez pas votre volume.

42:45
Locuteur

Une

42:46
Présentateur

question, puisqu'on parlait de l'électrification, nous,

42:49
Locuteur

on

42:49
Présentateur

a un dossier dans les Hauts-de-France qui commence à inquiéter.

42:52
Locuteur

Belle

42:52
Présentateur

région industrielle. Belle région industrielle. Je vous rejoins totalement là-dessus. Il y a la start-up Tiamat qui était censée créer une usine sodium-ion près d'Amiens pour créer des batteries. Finalement, ce projet n'a pas lieu faute de financement. Et j'allais dire que c'est un nouveau signal d'alerte quand même sur la filière des batteries, parce qu'on a aussi Vercors qui a des soucis de production. On a ACC, une autre entreprise qui s'est installée aussi dans le Nord qui a renoncé à des projets de gigafactory en Allemagne et en Italie. Est-ce qu'il n'y

43:30
Locuteur

a

43:30
Présentateur

pas des inquiétudes à avoir sur cette vaste stratégie de la vallée de la batterie dans les Hauts-de-France

43:37
Locuteur

? Il

43:38
Présentateur

y a trois ans,

43:38
Locuteur

on

43:38
Présentateur

ne produisait pas une batterie en France.

43:41
Locuteur

Il

43:41
Présentateur

y a trois ans. On a l'impression qu'il y a longtemps qu'on a des gigafactories en France.

43:48
Locuteur

Mais

43:48
Présentateur

il y a trois ans, on ne produisait pas de batterie en France.

43:51
Locuteur

On

43:51
Présentateur

a une filière

43:53
Locuteur

qui

43:53
Présentateur

émerge. Quand vous avez une filière qui émerge, au début,

43:58
Locuteur

c

43:58
Présentateur

'est difficile

43:59
Locuteur

parce

44:00
Présentateur

qu'il faut apprendre la technologie, parce qu'il faut implanter un process industriel, parce qu'effectivement, au début, c'est l'expression vous consommez, certains disent vous brûlez du cash. Mais la question c'est de

44:13
Locuteur

savoir surtout

44:14
Présentateur

si la France est en capacité de rattraper son retard sur la Chine.

44:18
Locuteur

Vous avez raison, c'est la bonne question. C'est la

44:20
Présentateur

bonne question. Et vous savez, les Chinois, ils ont mis 15 ans

44:25
Locuteur

à

44:25
Présentateur

apprendre à savoir faire des batteries.

44:27
Locuteur

Pour

44:28
Présentateur

moi, il n'y

44:28
Locuteur

a

44:28
Présentateur

aucune raison

44:29
Locuteur

au

44:30
Présentateur

regard, un, de la qualité de nos ouvriers en France

44:32
Locuteur

et

44:33
Présentateur

de la qualité de nos ingénieurs en France qu'on mette 15 ans à apprendre à savoir faire des batteries.

44:36
Locuteur

Oui, sauf

44:36
Présentateur

qu'eux, ils prennent de l'avance. Donc ils ont 15 ans toujours d'avance sur nous pour l'instant. Oui, mais ça, ça s'appelle le discours qui refuse de se battre. La vérité, c'est que je ne vois pas pourquoi nos salariés, nos ingénieurs français ne seraient pas capables de faire ce qu'on réussit à faire des Chinois.

44:52
Locuteur

Ils

44:53
Présentateur

ne sont pas plus bêtes. Oui, mais ce que

44:54
Locuteur

dit le lien, c'est qu'on aura toujours en train de

44:55
Présentateur

retard. Non, ce qu'on veut dire, c'est que, et on en reviendra sans doute à la question européenne, ce que ça veut dire, c'est que pour des filières émergentes comme celle-là, qui sont absolument indispensables à notre tissu industriel européen et notamment à notre tissu industriel automobile, on a besoin pendant la période où elle émerge d'avoir les mesures nécessaires d'accompagnement.

45:17
Locuteur

C'est ce qu'a fait le gouvernement

45:18
Présentateur

avec France 2030.

45:19
Locuteur

En France 2030, on a mis des

45:20
Présentateur

moyens financiers. Maintenant, il

45:23
Locuteur

y

45:23
Présentateur

a un dispositif au niveau européen qu'a annoncé le vice-président Stéphane Séjourné, qui s'appelle le battery booster, c'est-à-dire que l'Union européenne va mettre 1,5 milliard sur la table pour accompagner ces gigafactories qui ont besoin de traverser ce moment parce qu'en fait, on est dans un moment et d'apprentissage de la technologie et il faut accepter que les Chinois nous apprennent. C'est ça la vérité. Mais remarquez, il y a 20 ans, on a appris aux Chinois à faire des choses. Donc

45:47
Locuteur

maintenant, on va

45:48
Présentateur

faire en sorte d'apprendre un certain nombre de choses et de passer un moment qui est la montée en puissance de cette industrie. Un mot juste sur le financement parce qu'il y avait hier David Amiel aussi à cette conférence de presse, le ministre des Comptes Publics, 450 millions d'euros. C'est le montant annoncé de ces aides. Juste, est-ce que vous pouvez nous éclairer sur la manière dont c'est financé

46:06
Locuteur

?

46:07
Présentateur

David Amiel l'a très bien expliqué. Sur l'enveloppe globale qui a été décidée au printemps de 1,4 milliard, il y a eu ce qu'on appelle beaucoup de gens qui n'ont pas eu recours. Vous voyez, tout à l'heure, vous m'interrogiez sur le fait est-ce que c'est assez ou est

46:21
Locuteur

-ce

46:21
Présentateur

que ce n

46:21
Locuteur

'est

46:21
Présentateur

pas assez. Il y a aussi des Françaises et des Françaises. Alors peut-être certains considèrent que c'est trop compliqué. C'est pour ça qu'on simplifie le guichet d'accès à la prime grand rouleur. Que ceux qui ont déjà bénéficié de la prime grand rouleur vont bénéficier automatiquement. Vous n'avez rien à faire. Si vous avez déjà bénéficié de la prime grand rouleur, vous allez automatiquement recevoir la nouvelle prime grand rouleur. Mais il

46:41
Locuteur

y a

46:41
Présentateur

aussi sans doute une partie des gens qui, sans doute par esprit civique, se disent « Moi, j'y arrive. Je ne suis peut

46:48
Locuteur

-être

46:48
Présentateur

pas obligé d'aller demander à l'État un chèque. »

46:50
Locuteur

Mais donc, les financements, ils reposent sur le non-recours. On était sur 1,4 milliard. Qu'est-ce que vous faites ? C'est 1,4 milliard.

46:56
Présentateur

Aujourd'hui, on a un besoin de financement qui est estimé à à peu près 450 millions d'euros. Et les choses ont été très claires. Soit ça tient dans cette enveloppe d'un milliard 4, soit nous irons trouver quelques économies ailleurs dans les ministères. C'est assez simple. C'est comme ça qu'on a fonctionné jusqu'à présent et qu'on fonctionnera encore jusqu'à la fin de l'année 2026. Et après, je rappelle qu'il faut qu'il

47:14
Locuteur

y ait

47:14
Présentateur

un budget qui soit voté pour pouvoir mobiliser des aides. Et là, il reviendra au parlementaire de le voter. Juste sur le non-recours, est-ce que ceux qui n'ont pas eu recours et qui hier se rendent compte qu'ils auraient pu y avoir

47:24
Locuteur

un droit et qu'ils n'ont pas

47:24
Présentateur

droit, ils vont pouvoir ? Ah oui. Et de manière rétroactive ou pas ? Non, non. Quand vous rentrez dans le nouveau dispositif, à partir de maintenant, vous déposez votre dossier et vous pouvez bénéficier de l'aide grand rouleur. J'ai une petite question puisque demain... Et

47:40
Locuteur

je rappelle

47:40
Présentateur

que c'est à partir de 8 000 kilomètres par an. Oui,

47:42
Locuteur

c

47:42
Présentateur

'est ça. 15

47:44
Locuteur

kilomètres

47:44
Présentateur

de domicile

47:46
Locuteur

-travail.

47:47
Présentateur

Demain, le président de la République va s'exprimer.

47:50
Locuteur

Il

47:50
Présentateur

va reparler des menaces hybrides. Moi, je voulais vous entendre sur le plan de protection des infrastructures. Vous,

47:54
Locuteur

vous

47:54
Présentateur

savez exactement ce que veut dire le président de la République

47:56
Locuteur

?

47:57
Présentateur

Il va reparler.

47:58
Locuteur

S'il ne reparle pas de la

47:59
Présentateur

situation internationale, je pense. Ah oui, je pense qu'on devrait être là-dessus et notamment sur...

48:06
Locuteur

C'est d'ailleurs le rôle

48:06
Présentateur

du président de

48:07
Locuteur

la République. Sur

48:07
Présentateur

les menaces hybrides. Est-ce que vous savez nous dire combien de sites industriels seront concernés par ce plan de sécurisation des infrastructures ? On a en France un certain nombre de sites industriels qui sont classés ces Véso seuil haut, notamment ou ces Véso seuil bas sur tout le territoire national, d'autres qui sont stratégiques. Si je commence à vous les lister, j'ai peur que l'effet qui est celui, une forme de secret autour de ces questions-là,

48:36
Locuteur

ne joue pas pleinement.

48:39
Présentateur

Est-ce que ces sites industriels sont prêts à affronter des menaces hybrides de la part de Russie ou d'autres ? Ce sont déjà des sites, ce sont déjà des sites. D'ailleurs, on l'a vu au moment des incendies

48:51
Locuteur

de

48:51
Présentateur

cet été.

48:52
Locuteur

Vous

48:52
Présentateur

savez que ce sont déjà des sites qui font l'objet de mesures de sécurité extrêmement particulières. Si on prend également, par exemple, nos centrales nucléaires, nos centrales nucléaires ont des systèmes de défense qui existent et qui sont extrêmement pointus et extrêmement particuliers. Donc, il y a déjà des manières de protection. Ensuite, il y a des protections cyber aussi qui doivent être renforcées. Est-ce qu'on peut aussi fragiliser un site industriel pas

49:16
Locuteur

simplement avec un drone ? Et pas les

49:17
Présentateur

meilleurs

49:18
Locuteur

élèves en la matière. Pas forcément

49:18
Présentateur

avec un drone. Mais peut-être, mais vous savez, dans le secteur privé, ils n'ont pas attendu le public parfois pour faire des choses. Il vaut mieux. Donc, voilà. Et ensuite, on peut revenir sur le sujet de la menace cyber. En fait, la menace cyber, aujourd'hui, ce qui est préoccupant, c'est qu'en fait, on n'est plus vraiment sur, on n

49:37
Locuteur

'est

49:37
Présentateur

pas sur une menace,

49:38
Locuteur

ce

49:38
Présentateur

qu'on appelle des hauts de spectre, c'est-à-dire les États qui attaquent et qui vont chercher des informations extrêmement importantes, extrêmement confidentielles. On est plutôt sur des petits hackers qui sont

49:47
Locuteur

là pour

49:47
Présentateur

fragiliser, qui sont là pour dire regardez le système, il est un peu, il est perméable, mais ils vont donner des, quand ils sont allés chercher le revenu fiscal de référence, excusez-moi, enfin, moi je suis parent d'élève, votre revenu fiscal de référence, quand vous inscrivez vos enfants à la cantine et pour avoir le quotient, vous le donnez. ce n

50:06
Locuteur

'est

50:06
Présentateur

pas des informations stratégiques qui ont été prises cet été, mais ce sont des opérations qui visent à fragiliser le système. Vous avez rassemblé hier des centaines d'industriels venus de toute l'Europe, est-ce qu'une réelle préférence européenne verra le jour ? En tout cas, ça chemine,

50:21
Locuteur

et

50:21
Présentateur

ça chemine plutôt positivement, parce qu'il y a eu un texte qui a été posé par la Commission européenne,

50:29
Locuteur

qui

50:30
Présentateur

a posé ce principe de la préférence européenne, qui est quelque chose dont on ne pouvait pas parler. La préférence européenne, en deux mots, c'est quoi ? C'est de faire en sorte que les subventions, par exemple, subventions pour acheter un véhicule électrique, subventions pour acheter une pompe à chaleur, soient vraiment des subventions qui vont privilégier le made in Europe, d'une part, et d'autre part, c

50:50
Locuteur

'est

50:50
Présentateur

les marchés

50:51
Locuteur

publics,

50:51
Présentateur

les marchés publics, eux, d'orienter l'achat public vers les productions européennes. C'est ça la préférence européenne. Et c'est assez logique. Les gens se disent que l'argent public, c'est quand même bien qu'il aille vers des ouvriers, vers des usines européennes. C'est logique,

51:04
Locuteur

mais ce n'est pas encore mis

51:05
Présentateur

en œuvre. Non, ce n

51:06
Locuteur

'est

51:06
Présentateur

pas encore mis en œuvre, parce que derrière ça,

51:09
Locuteur

vous

51:10
Présentateur

savez, il y

51:10
Locuteur

a

51:10
Présentateur

beaucoup de gens qui disent qu'il faut le faire. Et puis après,

51:13
Locuteur

ils

51:13
Présentateur

disent qu'il faut le faire, mais en fait, c'est bien Chine, parce qu'on achète notre t-shirt 3 euros. Oui, mais si nous sommes cohérents et qu'on veut soutenir l'industrie européenne, on ne

51:23
Locuteur

fait

51:23
Présentateur

pas du Chine,

51:24
Locuteur

on

51:24
Présentateur

fait du Made in Europe. Donc, parfois, vous avez cette contradiction à arriver à mener dans le débat. Mais, peu importe, cette préférence européenne, elle est inscrite dans le texte. Deux, les rapporteurs au Parlement européen confortent la position française d'avoir un vrai Made in Europe. Parce qu'il y a un débat en ce moment. Il

51:41
Locuteur

y a

51:41
Présentateur

ceux qui disent oui, mais nos chaînes de valeur, nos approvisionnements, ils sont mondiaux. Donc, il faut que le Made in Europe, ça soit le Made in Europe plus tous les pays avec lesquels on nous accorde de libre-échange. En fait, ça fait un Made in the World.

51:51
Locuteur

Je

51:51
Présentateur

suis totalement opposé à ça. Le gouvernement français est opposé à ça. On va un Made in Europe à 27 qui conforme notre industrie européenne. Et c'est ce que font les Américains et ce que font les Asiatiques. Dernière question. J'ai une dernière question parce que ça intéresse là aussi notre région. Je voulais vous parler de Val-Dune, qui est la dernière usine française de roues et essieux ferroviaires. Europlasma avait promis des investissements. Ils ne sont pas là. Les salariés s'inquiètent à Trit-Saint-Léger et le Freincouc.

Est-ce que vous pouvez les rassurer, dire que l'État sera aux côtés de Val-Dune et est en train d'étudier un peu la manière dont on peut régler cette situation avec Europlasma ? L'État est déjà aux côtés des salariés de Val-Dune tout simplement parce que cet été, j'ai décidé du versement d'un soutien d'un peu plus de 2 millions d'euros qui a permis de payer les salaires. Oui, on en est là. Qui a permis de payer les salaires parce qu'on a un acteur qui doit sortir du jeu qui s'appelle Europlasma et qui n'est pas fiable.

52:52
Locuteur

La

52:53
Présentateur

vérité, c'est que c'est un acteur qui n'est pas fiable. Donc, notre travail en ce moment avec les équipes de Bercy, c'est de faire en sorte que d'autres acteurs industriels s'intéressent à ce projet et s'intéressent à cette entreprise. On travaille aussi en lien avec le Conseil régional des Hauts-de-France.

53:08
Locuteur

J

53:08
Présentateur

'ai eu Xavier Bertrand au téléphone il n

53:09
Locuteur

'y a

53:09
Présentateur

pas longtemps sur ce sujet-là parce qu'il faut qu

53:11
Locuteur

'on

53:11
Présentateur

trouve un nouvel industriel

53:14
Locuteur

intéressé par

53:15
Présentateur

cette production d'euros. Il y a déjà des gens qui s'intéressent. Maintenant, il faut qu

53:18
Locuteur

'ils

53:18
Présentateur

formalisent une offre. Merci, M. le ministre. Merci,

53:20
Locuteur

Sébastien Mathart d'avoir

53:21
Présentateur

été notre invité.

53:22
Locuteur

La Une

53:22
Présentateur

de la Voix du Nord, Julien, le repas a un euro victime de son succès. Les étudiants, oui, c

53:27
Locuteur

'est

53:27
Présentateur

bien en masse. Merci, Julien. On

53:28
Locuteur

se

53:28
Présentateur

retrouve la semaine prochaine. On regarde ce qu

53:30
Locuteur

'il

53:30
Présentateur

fait la Une dans nos régions. Sans surprise face à la flambée des prix du carburant, ce sont les aides pour les grands rouleurs annoncés hier par le gouvernement qui font la Une de nos quotidiens. Des aides au compte-gouttes, jugent le Midi Libre ce matin. Le gouvernement a fait le choix d'une réponse ciblée. L'aide de 100 euros destinée aux gros rouleurs est prolongée jusqu'à la fin de l'année. Elle est élargie à 5,5 millions de Français. Est-ce suffisant pour calmer la colère qui monte dans le pays ? Interroge cette fois-ci la dépêche du midi. Pas certains. Les pêcheurs, notamment, restent sceptiques face à des aides qui ne font que repousser d'après eux le problème des énergies.

Les oppositions aussi tirent à boulet rouge sur ce plan en fustigeant des mesures trop techniques face à l'urgence du pouvoir d'achat. Et dans ce contexte, nos quotidiens ont été glanés les meilleurs conseils pour réduire la facture. Ils sont à retrouver dans les pages intérieures de la montagne et de l'Alsace. C'est sûr qu'à 2,20

54:35
Locuteur

euros

54:35
Présentateur

le litre d'essence et 2,40 euros le litre de gasoil, le plein devient un luxe. Les professionnels recommandent donc de changer nos habitudes en regroupant les petits déplacements qui coûtent le plus cher à la longue ou tout simplement en roulant moins vite. C'est très bête mais sur une autoroute roulée à 120 km heure au lieu de 130 fait baisser la consommation de 10%. Mais attention, prévient le bien public, cette fois-ci, les bons plans ne sont pas toujours sans risque. Certains automobilistes sont par exemple tentés de remplacer une partie du gasoil par de l'huile de colza qui coûte bien moins cher, 1,47

55:07
Locuteur

euros

55:07
Présentateur

le litre. Mais ça encrase le moteur et surtout, ce n'est pas un carburant autorisé par le code des douanes. On se retrouve tout de suite mais on va voir comment les professions durement touchées ont accueilli ces aides et notamment les agriculteurs. Bonjour François Valrette, merci beaucoup d'être avec nous, agriculteur, secrétaire général de la coordination rurale.

55:27
Locuteur

J

55:27
Présentateur

'imagine que vous avez écouté avec beaucoup d'attention le gouvernement hier qui a annoncé des mesures. Alors on le voit pour les Français mais particulièrement aussi pour les agriculteurs, notamment sur le GNR, le gazole non routier. L'aide reconduite jusqu'au 31 décembre, est-ce que vous êtes satisfait

55:40
Locuteur

? On

55:42
Présentateur

n'est qu'à moitié satisfait parce qu'effectivement reconduire cette aide c'était absolument indispensable mais elle était

55:49
Locuteur 8

calibrée pour des montants et pour des valeurs de GNR qui étaient beaucoup plus basses que maintenant puisque nous, cette aide,

55:57
Locuteur

elle

55:57
Locuteur 8

est en place déjà depuis le mois d'avril et mai et maintenant, face à l'augmentation d'un cran supplémentaire du prix du GNR, cette aide ne se trouve plus finalement calibrée au bon niveau. Je veux dire, surtout après

56:12
Présentateur

l'été que l'on a connu avec cette vague de chaleur et de canicules qui ont complètement fragilisé toutes les exploitations françaises, qui ont fragilisé leur situation financière, se retrouver avec une nouvelle hausse finalement de l

56:25
Locuteur 8

'énergie et peut-être de l'énergie en général parce que là, on a le GNR mais avec les problèmes géostratégiques qu'il

56:31
Locuteur

y a,

56:31
Locuteur 8

on va peut-être avoir une nouvelle crise des engrais encore cet hiver. Ce montant de 15 centimes ne se révèle pas suffisant pour aider nos agriculteurs à pouvoir réensemencer et à pouvoir tenir l'hiver.

56:46
Présentateur

Vous avez rencontré hier François Valerette, Sébastien Lecornu. Comment ça s'est passé ? Est-ce qu'il vous a entendu ? Est-ce qu'il a compris ses préoccupations ? Est

56:52
Locuteur

-ce

56:52
Présentateur

qu'il va y répondre

56:53
Locuteur

? Il

56:55
Présentateur

a tout à fait compris les préoccupations, que ce soit les préoccupations d'ordre énergétique, les préoccupations de sécheresse, de canicules. Il était vraiment dans une posture d'écoute, dans la constitution de son budget et puis d'un plan de relance pour l'agriculture.

57:12
Locuteur 8

Il a besoin de, nous l'avons clairement dit, de retour du terrain, savoir déjà sur le plan d'urgence qui avait été mis en place, le plan quasi, ce qui fonctionne, ce qui fonctionne moins bien, là où il peut y avoir des points de blocage sur la distribution du fonds de réarmement. et puis parce que l'urgence c'est bien mais la stratégie à moyen-long terme pour effectivement adapter l

57:35
Présentateur

'agriculture à ses sécheresses et à ses canicules,

57:39
Locuteur

c

57:39
Présentateur

'est encore mieux. Donc il est franchement à l'écoute pour mettre en place un plan pour qu

57:44
Locuteur

'on

57:44
Présentateur

puisse permettre à l'agriculture de ne pas souffrir de la même façon que cette année d'une nouvelle sécheresse ou d'une nouvelle canicule qui arriverait dans les années prochaines. Merci François Valrette. Merci beaucoup d'avoir été avec nous secrétaire général de la coordination rurale. Audrey, le carburant qui grève les finances des Français mais il

58:03
Locuteur

y a

58:03
Présentateur

aussi le prix du gaz et de

58:04
Locuteur

l

58:04
Présentateur

'électricité qui explosent. Alors à Ambazak, en Haute-Vienne, des citoyens s'unissent pour construire leur propre centrale solaire. C'est l'histoire que nous rapporte ce matin le populaire du centre. Ils sont une cinquantaine des retraités, des salariés, des agriculteurs et la mairie leur a proposé de continuer de garnir en panneau un site qu'elle exploite déjà. L'énergie produite sera injectée dans le réseau public mais la facture sera réduite pour tous les sociétaires qui prennent part à l'aventure.

58:30
Locuteur

Autre

58:30
Présentateur

sujet, les habitants du Porges, un village ravagé par les flammes cet été en Gironde, porte plainte contre l'État. Une première plainte signée par 45 habitants pour mise en danger de la vie d'autrui et abstention de porter secours, nous rapporte le journal Sud-Ouest. Ce sont les conditions d'évacuation de la commune qui sont remises en cause. Aucun message d'alerte sur les téléphones d'après les habitants, aucune consigne d'évacuation générale n'aurait été donnée non plus. On va parler de ces révélations de Vaucluse matin. Plusieurs départs de feu criminels ont visé la propriété de Patrick Oubré.

Des révélations qui sortent aujourd'hui dans le quotidien mais les faits se sont produits à l'île-sur-la-Sorgue à la fin du mois de juillet. Un dispositif de sapeur-pompier aurait été déployé le long de la propriété du chanteur pour éviter toute propagation. Un incendie des départs de feu criminels. Pour rappel, le chanteur de 67 ans est au cœur d'un contexte judiciaire extrêmement sensible. Il est mis en examen pour quatre infractions à caractère sexuel dont un viol et une tentative de viol. Allez, la bonne nouvelle du jour, nos stations de ski sont numéro 1. 11 ans que ça n'était pas arrivé. Rappel, le Dauphiné libéré, d'habitude, ce sont les Etats-Unis qui sont devant nous.

Il faut dire que l'hiver 2025-2026 a été l'un des plus enneigés depuis 1959. Un bilan qui reste évidemment à nuancer. Pour certaines stations, la fin du ski est actée.

59:47
Locuteur

C

59:47
Présentateur

'est le cas à Luce-la-Jarrette dans la Drôme. Pour éviter d'autres cas comme celui-ci, certaines très grandes stations parrainent des plus petites avec des échanges de compétences, de personnel, de matériel mais aussi de vision stratégique face aux défis climatiques. Voilà, des parrainages des grands vers les petits. Allez, on termine par les sénatoriales comme tous les jours. Les élections,

1:00:04
Locuteur

on

1:00:04
Présentateur

le rappelle, c'est dimanche et le président du Sénat Gérard Larcher est en campagne. Alors, lui n'est pas renouvelable. Il a été réélu en 2023 mais il est en campagne pour soutenir toutes les listes LR, en tout cas dans une quinzaine de départements. En visite en Allemagne, il a notamment promis un débat au Sénat sur le... En

1:00:24
Locuteur

Alsace. En

1:00:24
Présentateur

Allemagne, on est juste à côté. Il promet notamment un débat au Sénat sur le statut de l'Alsace. Une loi qui a été adoptée au printemps à l'Assemblée nationale prévoit qu'elle redevienne une région et sorte de la région Grand Est. Voilà pour les promesses en Alsace. En Alsace. Merci Audrey, on se retrouve demain. Allez,

1:00:42
Locuteur

on

1:00:42
Présentateur

continue à parler de ces sénatoriales puisqu'on vous emmène au cœur de la campagne dans nos départements. où on suit les candidats en haut de Vienne où cette élection s'annoncerait pas moins de neuf candidats sont sur la liste de départ et pour seulement deux sièges détenus aujourd'hui par les socialistes et que la droite rêve de reprendre. Reportage signé, Jérôme Ravi.

1:01:00
Locuteur 5

C'est pas là. En haut de Vienne, les deux sénateurs sortants sont socialistes. Isabelle Briquier

1:01:05
Locuteur 8

et Christian Redon-Sarrazy repartent en campagne et font ensemble la tournée des mairies. Et l'avantage des sortants, c'est qu'ils sont en terrain connu. Ça

1:01:14
Locuteur

va Pierre ? Ça

1:01:15
Locuteur 8

va. En spécialiste des questions budgétaires, Isabelle Briquier insiste sur le nerf de la guerre, les finances des collectivités dont les perspectives s'assombrissent.

1:01:26
Locuteur

Ce

1:01:26
Locuteur 9

qui est certain, c'est que les collectivités vont être mises à contribution. Les plus mauvais choix possibles, c'est de s'attaquer aux dépenses d'investissement des collectivités.

1:01:35
Locuteur

Pour

1:01:36
Locuteur 8

les élus locaux, le message est clair, pour porter un autre budget, ils doivent reconduire les sortants qui joutent aussi la carte de l'expérience.

1:01:43
Présentateur

On a un vrai bilan, on a une présence sur le terrain. Je crois qu'il y

1:01:48
Locuteur 8

a beaucoup d'élus qui ont confiance dans notre capacité à porter

1:01:51
Locuteur

leurs

1:01:53
Locuteur 8

préoccupations et à défendre le territoire. Sur le papier, la gauche a reculé en Haute-Vienne lors des municipales rendant l'élection incertaine. Mais la plupart des 194 communes et donc des grands électeurs n'ont pas d'étiquette politique.

1:02:07
Locuteur

Je

1:02:08
Présentateur

crois qu'un certain nombre d'entre eux ont leur libre arbitre et ne sont pas nécessairement aux ordres d

1:02:15
Locuteur 8

'une formation.

1:02:16
Locuteur

Si

1:02:16
Locuteur 8

les socialistes sont menacés,

1:02:18
Locuteur

c

1:02:18
Locuteur 8

'est notamment car la gauche part diviser deux candidats communistes comme d'habitude mais aussi deux candidats LFI et Génération soutenus

1:02:26
Présentateur

par les écologistes. Sur l'image, nous avons travaillé ensemble efficacement lors des élections municipales qui se sont passées au mois de mars.

1:02:35
Locuteur 2

Surtout, on avait à cœur de porter le programme du nouveau Front Populaire. C'est l'héritage d'une alliance qui a déjà existé ici et pour nous c'était important d'y rester fidèles.

1:02:44
Locuteur 8

Ce jour-là, ils sont à Embazac dans une commune où l'Union de la Gauche hors PS est au pouvoir

1:02:50
Locuteur

et

1:02:50
Locuteur 8

qui, comme de nombreuses autres villes, voit ses services publics menacés.

1:02:54
Locuteur

On

1:02:54
Présentateur

a failli perdre la poste.

1:02:57
Locuteur 9

Donc là, il y a eu une grosse mobilisation.

1:03:00
Présentateur

Elle a réouvert.

1:03:01
Locuteur 8

Elle est réouvante.

1:03:01
Locuteur

Et

1:03:02
Présentateur

on a perdu également des classes.

1:03:05
Locuteur 8

L'alliance LFI et Génération promet de défendre un budget préservant les collectivités et pourrait ainsi prendre quelques voix importantes aux socialistes.

1:03:14
Locuteur

Mais

1:03:14
Locuteur 8

la vraie menace pour les sortants, c'est de la droite qu'elle vient et les ténors du parti sont aux manettes pour ravir à la gauche un voire deux sièges. Ce jour-là, aux côtés du

1:03:25
Locuteur 5

maire de Limoges, Guillaume Guérin, Gérard Larcher est venu soutenir les deux aspirants sénateurs.

1:03:31
Locuteur 7

Président, merci de

1:03:32
Locuteur

ce soutien.

1:03:36
Locuteur 8

Jean-Marie Boste et Pascal Tellier rêvent de porter au Sénat les couleurs de la Haute-Vienne et pour eux, le discours est clair. Pour peser à Paris, il faut être dans la majorité sénatoriale.

1:03:46
Présentateur

C'est important,

1:03:47
Locuteur 7

c'est effectivement d'avoir une majorité au niveau du Sénat et surtout de représenter cette majorité au niveau local. Les gens ont compris qu'effectivement, pour sortir de cette diagonale du vide, il fallait absolument mettre deux sénateurs issus de la majorité pour faire avancer les projets aux Viennois.

1:04:03
Locuteur 8

Les deux candidats LR et divers droites souffrent en revanche d'un handicap. Ils sont tous deux élus à Limoges et n'ont pas eu de mandat de maire, mais baler ses critiques.

1:04:13
Présentateur

J'ai toujours été attaché au monde rural. J'ai gagné des concours de la bourre grâce à mon grand-père. Donc, autant vous dire, je connais le monde rural. Je suis représentant d'un premier vice-président du syndicat Vienne-Briance-Gore, 64 communes.

1:04:26
Locuteur

Seule

1:04:27
Locuteur 8

concurrence à droite pour eux. Albain Fréchet pour le Rassemblement National, déjà candidat du parti au municipal à Limoges. Les observateurs locaux promettent un scrutin serré entre les socialistes et la droite avec les autres formations en arbitre

1:04:42
Locuteur

au

1:04:42
Locuteur 8

gré des désistements d'entre-deux-tours.

1:04:46
Présentateur

Allez, c'est l'heure de notre débat politique du mercredi. Le budget, premier enjeu de la présidentielle.

1:04:52
Locuteur

Et

1:05:00
Présentateur

le gouvernement qui a donc annoncé hier de nouvelles aides face à la hausse des prix du carburant sont-elles suffisantes et les contraintes budgétaires empêchent-elles d'aller plus loin ? Faut-il ? Et peut-on en faire plus pour aider les Français ? Vous allez en débattre. Bonjour Vincent Capocanelas, merci beaucoup d'être avec nous, sénateur union centriste de la Seine-Saint-Denis. Céline Hervieux, bonjour. Merci également d'être avec nous, député socialiste de Paris et Gaëtan Dussaucet, bonjour. Merci d'être la porte-parole de la campagne présidentielle du Rassemblement National.

Céline Hervieux, est-ce que, je vais vous poser la question à tous les trois, je commence par vous, est-ce que ces aides, selon vous, répondent à la colère et aux préoccupations quotidiennes des Français

1:05:35
Locuteur

?

1:05:36
Présentateur

Les aides sur carburant, elles sont nécessaires. On avait interpellé, nous, le groupe socialiste, déjà en septembre, depuis le printemps, pardon, 2026, le gouvernement, sur la question du ciblage des aides, de façon à ce que ça touche ceux qui n'ont pas d'alternative à l'usage de la voiture compte tenu de la situation des comptes publics. On sait que ces aides, elles ne peuvent pas se multiplier infiniment. Donc c'est ce qu'on avait demandé. Dans ce sens, on salue les annonces d'hier soir du Premier ministre.

Donc doubler les aides, les cibler sur les gros rouleurs, donc ceux qui doivent utiliser leurs véhicules pour leur travail, notamment, et l'automaticité aussi du versement de ces aides, même s'il faut s'inscrire sur le site des impôts. Mais au moins, on est sûr que personne ne sera oublié. Tous ceux qui ont besoin de ces aides pourront les obtenir. Donc c'est déjà un pas. Est-ce que ça va faire taire la colère sociale ? Ça, c'est loin d'être certain. Et donc, évidemment, il faudra que ça s'articule avec tout le débat qu'il va y avoir autour de la question budgétaire dans un second temps. On va en parler pour vous. C

1:06:36
Locuteur

'est

1:06:36
Présentateur

un premier pas, déjà. Vincent Capocanel.

1:06:38
Locuteur

Je

1:06:38
Locuteur 7

crois que c'est un élargissement des aides. C'était attendu, c'était nécessaire, ça va dans le bon sens. Est-ce que c'est suffisant ? Sans doute non. Il faudra là encore qu'on y revienne dans le débat budgétaire. Est-ce que le gouvernement pouvait faire beaucoup plus aujourd'hui ? Ça reste quand même très critique et très difficile. La situation budgétaire étant ce qu'on connaît. L'évolution des taux également. Voilà. Il y a un chemin qu'il va falloir trouver. La question, c'est qu'on reste sur des mesures ciblées

1:07:01
Locuteur

et

1:07:02
Locuteur 7

du point de vue finance publique, c'est bien. Mais chacun regarde aussi nos voisins européens

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Locuteur

et

1:07:08
Locuteur 7

constate qu

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Locuteur 4

'il y a des baisses de taxes. Aujourd'hui, c'est très difficile d'aller sur des baisses de taxes parce que

1:07:14
Locuteur

finalement,

1:07:15
Locuteur 7

si on baissait 2 centimes, ça nous coûterait 1 milliard. Et donc, on voit très bien que le gouvernement avait une équation impossible et difficile.

1:07:22
Locuteur

Il

1:07:22
Locuteur 7

a bougé autant qu'il le pouvait aujourd'hui.

1:07:24
Présentateur

Gaëtan Dussault, est-ce que c'est un premier pas que vous voulez saluer les aides annoncées hier par le gouvernement

1:07:28
Locuteur

?

1:07:29
Présentateur

Malheureusement, non, parce qu'elles sont très largement insuffisantes. On l'a dit, la crise des carburants, l'explosion des prix énergétiques a un impact très concret dans le quotidien des Français. Vous avez aujourd'hui un Français sur deux qui renonce à des déplacements faute de moyens de pouvoir remplir son réservoir. Vous avez un Français sur trois qui, lorsqu'il va faire le plein, ne le fait que partiellement, 10, 15, 20% de son réservoir parce qu'il est à l'économie et à l'euro près.

Et en réalité, les mesures qui ont été annoncées par le gouvernement ne permettent pas de répondre à l'intégralité des Français qui aujourd'hui se privent de déplacements essentiels, qui calculent le nombre de kilomètres à faire pour savoir quel carburant ils vont pouvoir utiliser, émettre et consommer chaque mois. Un exemple, par exemple, on parlait des aides ciblées sur les grands rouleurs modestes avec notamment son élargissement de 3 millions à 5,5 millions de Français. Même si on va jusqu'au bout des 5,5 millions de Français, ce n'est que 14% des automobilistes en France.

Il n'y a que 14% des Français, même pas des Français, vous n'avez que 14% des automobilistes qui sont concernés par cette aide. Et c'est même d'autant plus, comment dire, un peu pernicieux de la part du gouvernement puisqu'ils savent très bien que dans le premier dispositif qui avait été présenté et ouvert à 3 millions de Français, vous en avez à peine la moitié qui a bénéficié de cette aide alors qu'ils en avaient pourtant le droit et qu'ils étaient des demandeurs potentiels. Donc on sent que le gouvernement et qu'il l'assume totalement d'ailleurs puisque si on prenait cette aide ce serait un coût de 500 millions d'euros. Mais le gouvernement nous dit quoi ?

Toutes ces aides cumulées, y compris les aides ciblées vers les secteurs professionnels dédiés, ce n'est que 450 millions. Donc il sait pertinemment et il mise sur le fait que tous les Français potentiellement bénéficiaires des aides mises en place par le gouvernement n'en feront pas la demande. Je trouve que c'est encore une fois un jeu un peu pernicieux qui n'est pas du tout à la hauteur des enjeux

1:09:07
Locuteur

ce que les coûts indirects entre le quotidien et l'activité économique... Face à la

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Présentateur

situation budgétaire

1:09:11
Locuteur

?

1:09:11
Présentateur

Mais

1:09:11
Locuteur

on

1:09:13
Présentateur

l'a dit, tous les pays membres de l'Union Européenne, une grande partie d'entre eux, agissent sur un autre levier qui est celui de la fiscalité sur les carburants. Chaque année, le gouvernement se met 42 milliards d'euros grâce à la fiscalité sur les carburants. Qu'on explique aux Français que contrairement à l'Allemagne, au Portugal, à l'Italie, à la Suède, à la Pologne aussi qu'il l

1:09:32
Locuteur

'a

1:09:32
Présentateur

fait sur les prix énergétiques, la France n'est pas en mesure de baisser cette fiscalité sur les carburants est absolument inentendable.

1:09:38
Locuteur

On

1:09:38
Présentateur

est en mesure de le faire Vincent Capocanella ? On est en mesure de baisser la fiscalité sur les carburants

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Locuteur

? Si

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Locuteur 7

on baisse de 20 centimes, il y en a pour 10 milliards. Et on voit bien que là, on est en recherche pour boucler le projet de

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Locuteur

la

1:09:48
Locuteur 7

finance. On est en recherche quand même de 500 millions par-ci, par-là. Et encore, on est en travail à la dizaine de millions d'euros depuis des années. Voilà.

1:09:57
Locuteur

On

1:09:58
Locuteur 7

a de vraies contraintes financières. Je crois qu'il faudra revenir sur ces questions-là et dans le débat budgétaire. Mais simplement, si on devait dégager des ressources supplémentaires, il faudrait quand même qu'on les documente, comme on dit. Il ne suffit pas de dire qu'on va trouver de

1:10:11
Locuteur

l

1:10:11
Locuteur 7

'argent. Il faut dire où ? Il faut rester dans une logique de responsabilité. Nous sommes regardés, les marchés nous regardent. Alors, la colère est là. On la mesure. C'est une vraie réalité. Il y a eu quand même des choses qui sont significatives. Je pense, par exemple, à tous ceux qui travaillent à domicile, notamment les aides ménagères, etc. Voilà. Il y

1:10:30
Locuteur

a

1:10:32
Locuteur 7

un effort qui est fait par le gouvernement, un effort de compréhension des difficultés qui se sont rencontrées. Je suis premier à dire que ça n'est pas suffisant. Mais il faut alerter et on ne va pas pouvoir ouvrir les vannes et on sait tous en plus que si

1:10:42
Présentateur

on a des baisses de taxes,

1:10:45
Locuteur

il y a un risque quand même que ça n'arrive pas dans la page des Français.

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Présentateur

Le RN veut ouvrir les vannes

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Locuteur

? C'est ça ?

1:10:50
Locuteur 7

Je pense que les mesures qu

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Locuteur

'ils

1:10:51
Locuteur 7

proposent ne sont pas financées. C'est toujours facile de dire à l'électorat qu

1:10:54
Locuteur

'on

1:10:54
Locuteur 7

va vous donner plus d'argent, mais encore faut-il trouver où et rester dans une épure financière qui ne nous fasse pas basculer. On

1:11:00
Locuteur

est

1:11:01
Présentateur

à un moment critique. On voit bien les crises internationales aussi. Ça ne peut pas être sans répercussion. Il s'agit de répartir l'effort. Il faut aller plus loin. Je

1:11:12
Locuteur

ne pense pas qu'il faille aller plus loin.

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Présentateur

C'est surtout parce qu'il faut bien avoir en tête que les milliards d'euros qu'on perdra dans cette mesure ne seront pas réinvestis derrière. Je pense que quand il s'agit de la situation énergétique du pays,

1:11:26
Locuteur

il

1:11:26
Présentateur

y a quand même deux temporalités à prendre en compte. Il y a les aides immédiates parce qu'il faut aider ceux qui n'ont pas d'autre choix à un instant T.

C'est ce qu'on fait à travers les aides ciblées instantanées, automatiques en essayant de faire de la pédagogie pour que justement tous ceux qui ont accès puissent en bénéficier et dans un second temps quand même sur du moyen long terme il faut qu'on fasse sortir les Français de cette captivité au prix du pétrole et de ces énergies fossiles et donc ces milliards d'euros ils doivent être réinvestis quand effectivement les prix explosent normalement les rentes de l'État augmentent et donc comment on fait c'est pour ça qu'on demande de la transparence en effet sur justement cette hausse de fiscalité qui est perçue entre guillemets par l'État pour le réinvestir dans la transition énergétique et c'est ce que font un certain nombre d'acteurs du terrain nos collectivités je prends l'exemple de la région Occitanie qui a fait le choix de la gratuité les transports en commun pour les 12-26 ans par exemple pour les trains régionaux et les transiliens le fond vert qui permet aussi d'accompagner les transitions dans les grands centres urbains sur les pistes cyclables les mobilités douces les transports en commun tout simplement donc toute cette transition elle doit être aussi financée donc moi je serais plutôt pour qu'on garde ce pack d'aide immédiat pour ceux qui en ont besoin et qu'on ne perde pas trop non plus d'argent pour permettre le réinvestissement dans la transition énergétique parce que sinon on sera toujours en train de courir derrière le prix de l'essence qui ne cessera d'augmenter c'est pas le dernier choc entre guillemets qu'on va devoir absorber donc on est obligé nous politiques d'avoir une vision de plus long terme de ce point de vue si vous me permettez oui juste un petit mot sur la question du financement en fait il y a les

1:12:56
Locuteur

coûts

1:12:57
Présentateur

des aides mises en place par le gouvernement sur les carburants et vous avez ensuite tous les coûts indirects du fait d'un ralentissement et de la consommation mais aussi de l'activité économique l'énergie est à une nation ce qui est le sang au corps humain c'est à dire que si vous n'arrivez pas à remplir vos réservoirs si vous n'arrivez pas à payer vos factures de gaz d'électricité de fuel donc je rappelle notamment que pour le gaz depuis le 1er janvier au 1er octobre c'est une augmentation de 40% pour les ménages français et bien plus rien ne fonctionne derrière vous vous privez sur des déplacements qui sont essentiels et l'activité économique est au ralenti donc les coûts indirects pour l'État sont faranineux moi j'entends cette argument parce que vous n

1:13:32
Locuteur

'êtes

1:13:32
Présentateur

pas les premiers évidemment à nous faire part du fait qu'une baisse de la fiscalité sur les carburants est en effet un effort massif de l'État pour aller soutenir les Français dans leur quotidien mais il faut entendre on parle de 1,2 milliard d'euros par mois c'est 1% de ce que dépense l'État chaque année donc en fait il

1:13:49
Locuteur

y a

1:13:49
Présentateur

un moment donné dans une situation telle que l'administration l'État ne peut faire l'effort sur 1% de ce qu'ils dépensent chaque année pour rendre cet argent aux Français alors en effet nous avons un point de désaccord qui est fondamental

1:14:01
Locuteur

il

1:14:02
Présentateur

faut rester dans une logique de responsabilité oui il

1:14:04
Locuteur

y a

1:14:04
Présentateur

un sujet il faudra y revenir dans le cadre du débat budgétaire il faudra améliorer la proposition du gouvernement qui me paraît une proposition d'étape

1:14:10
Locuteur

pour

1:14:10
Présentateur

autant attention le gouvernement n

1:14:12
Locuteur

'est

1:14:12
Présentateur

pas gagnant l'État

1:14:13
Locuteur

n

1:14:14
Locuteur 7

'est pas gagnant l'État c'est nous c'est nos finances c'est nos impôts finalement dans tout ça et on voit bien que les rentrées de l'État sont à la baisse aujourd'hui sur la fiscalité des carburants

1:14:24
Locuteur

le

1:14:25
Locuteur 4

volume à acheter a baissé fortement et donc il n'y a pas de gains pour l'État loin de là et on est dans un contexte de crise où il faudrait multiplier les dépenses et la difficulté que nous avons c'est que nous n'avons pas fait assez

1:14:38
Présentateur

d'efforts budgétaires avant et donc quand la crise vient on n

1:14:41
Locuteur

'a

1:14:41
Présentateur

pas beaucoup d'argent à y mettre et c'est là qu'il faut trouver le bon point d'équilibre On va écouter le ministre des Comptes Publics David Amiel justement qui va dans votre sens Vincent Capocanella qui dit que l'État ne gagne pas d'argent avec cette crise voire il en perd

1:14:53
Locuteur

Premier

1:14:53
Locuteur 6

mensonge c

1:14:54
Locuteur

'est

1:14:54
Locuteur 6

évidemment celui selon lequel il y aurait une cagnotte

1:14:57
Locuteur

or

1:14:58
Locuteur 6

les chiffres le montrent les chiffres que nous publions de manière inédite d'ailleurs tous les dix jours depuis le début de la guerre dans le détroit d'Hormuz les recettes fiscales liées au carburant c'est-à-dire la TVA d'une part et les assives de l'autre diminuent

1:15:12
Locuteur

nous

1:15:13
Locuteur 6

avons eu ainsi une perte de recettes fiscales uniquement liées au carburant je ne parle pas là de l'effet sur le reste de l'économie j'aurai l'occasion d'y revenir de 407 millions d'euros par rapport à ce qu'on observait l'année dernière dans un contexte où il n'y avait pas la guerre dans le détroit d'Hormuz et l'augmentation des prix du carburant

1:15:29
Présentateur

Vous l'entendez ministre Galetan du Chausset il n

1:15:31
Locuteur

'y a

1:15:31
Présentateur

pas de cagnotte Évidemment à partir du moment on est dans une situation où ça fait maintenant six mois qu'on a des prix énergétiques et des prix des carburants qui sont très élevés au bout d'un moment vous avez un ralentissement et un impact évident et automatique sur la consommation sur l'activité économique donc en fait peut-être que vous allez y gagner plus on va dire par litre en termes de fiscalité mais la consommation diminuant au bout d'un moment évidemment l'État est perdant je crois que c

1:15:51
Locuteur

'est

1:15:51
Présentateur

à hauteur de 407 millions d'euros depuis le début de la crise mais encore une fois c'est là où justement l'État a manqué et le gouvernement a manqué d'actions immédiates et massives pour soutenir les Français en mai 2026 ou juin 2026 si je ne vous

1:16:05
Locuteur

dis

1:16:05
Présentateur

pas de bêtises le FMI a rendu un rapport évaluant un peu les efforts qui étaient faits les efforts financiers budgétaires supportés par les nations la France fait 10 fois moins que la moyenne européenne pour soutenir les Français donc évidemment que le prix après à payer est colossal et on s'en rend compte aujourd'hui

1:16:20
Locuteur

c

1:16:21
Présentateur

'est l'énergie

1:16:22
Locuteur

mais

1:16:23
Présentateur

écoutez moi je répète que c'est autant de milliards une baisse de la TVA massive sur les carburants c'est autant de milliards en moins qu'on va pouvoir investir

1:16:30
Locuteur

demain dans la transition d'ailleurs soutenu par certains socialistes

1:16:32
Présentateur

oui mais la position officielle du Parti Socialiste n'est pas celle-ci et je le dis je crois que c'est évalué à 12 ou 13 milliards d'euros donc c'est autant de milliards qu'on n'investit pas derrière nos services publics on va rentrer dans un débat budgétaire où

1:16:44
Locuteur

on

1:16:44
Présentateur

nous explique qu

1:16:44
Locuteur

'on

1:16:44
Présentateur

va devoir faire 54 milliards d'euros d'économie et vous voulez rajouter enfin c'est tout simplement inaudible en fait je pense dans le contexte et tout le monde in fine sera perdant je comprends que vous êtes élu d'un territoire dans les Vosges où effectivement il y a peu d'alternatives moi je serais plutôt pour qu'on essaye justement d'investir de réfléchir à des solutions nouvelles parce qu'encore une fois cette situation va se reproduire où est le gouvernement quand il s'agit de soutenir l'achat de véhicules électriques par exemple où est le gouvernement quand il s'agit de soutenir les collectivités dans la promotion de transports en commun qui soient propres c'est là qu'on doit investir parce que sinon on risque de courir sans cesse derrière une situation qui ne fait qu'augmenter le prix de ces généraux fossiles qui se raréfient partout sur la planète va continuer à augmenter et donc à un moment donné notre responsabilité c'est de trouver des solutions de long terme Est-ce que si on en est là aussi si nous on ne peut pas baisser les taxes contrairement à nos voisins européens c'est parce que financièrement parlant on n'est pas dans la situation de le faire et si on n

1:17:44
Locuteur

'est

1:17:44
Présentateur

pas dans la situation de le faire c'est parce qu'on n

1:17:45
Locuteur

'a

1:17:45
Présentateur

pas fait les réformes nécessaires quand il fallait les faire

1:17:48
Locuteur

On

1:17:48
Locuteur 7

a beaucoup reproché aux différents gouvernements précédents le quoi qu'il en coûte et le fait qu

1:17:52
Locuteur

'on

1:17:52
Locuteur 7

n

1:17:53
Locuteur

'ait

1:17:53
Locuteur 7

pas su à un moment donné fermer entre guillemets les vannes donc effectivement aujourd'hui on est un peu démuni parce qu'on n'a plus de marge de manœuvre et parce qu'on arrive à un moment donné où les crises internationales vont très vite le monde change l'industrie a besoin d'innovation on a un effort à faire dans la transition technologique la transition numérique dans l'intelligence artificielle la

1:18:18
Présentateur

Chine les Etats-Unis investissent donc on a un risque de décrochage on le voit dans certains secteurs et en même temps on n'a pas fait des efforts sur le financement des retraites sur le financement de la

1:18:28
Locuteur

protection

1:18:29
Locuteur 7

sociale de l'assurance maladie et donc on a des dépenses là qui vont plus vite que la croissance donc on a un effet ciseau et il faut se remettre dans une trajectoire budgétaire c'est l'évidence la France a pris des engagements

1:18:42
Locuteur

le

1:18:42
Locuteur 7

Premier ministre a fait des annonces à mon avis qui sont un peu en trompe l'œil parce que 54 milliards ça me paraît excessif en réalité le Haut Conseil des Finances Publiques va le dire il y a sans doute à peu près 25 à 30 milliards d'économies réelles potentielles mais il faut s

1:18:56
Locuteur

'y

1:18:56
Locuteur 7

tenir on sait à peu près depuis quelques années maintenant qu'il faut 120 milliards sur 5-6 ans d'ajustement budgétaire

1:19:03
Présentateur

et il faut essayer aussi c'est vrai de privilégier le maintien de la croissance donc c'est un équilibre

1:19:09
Locuteur

qui est basse réduire des dépenses est-ce que ça veut dire qu'on

1:19:12
Présentateur

paye par exemple l'absence de réforme sur les retraites est-ce que la suspension de la réforme des retraites en partie est responsable de la situation dans

1:19:20
Locuteur

laquelle on est aujourd'hui ou

1:19:21
Locuteur 7

pas ? il

1:19:22
Locuteur

y a un coût

1:19:22
Locuteur 7

dès cette année qui va croître en 2027 et à terme on sait très bien que ça n'est pas soutenable voilà on a un sujet démographique et on a aussi une évolution des retraites qui est supérieure à celle des salaires donc c'est difficile à entendre pour tout le monde mais il y

1:19:37
Locuteur

a un

1:19:38
Présentateur

effort à faire il faut que cet effort soit équitable et la difficulté c'est qu

1:19:41
Locuteur

'on

1:19:41
Présentateur

le pose toujours au stade du projet de loi de finances au dernier moment alors qu'il faudrait une grande concertation sociale sur ces questions-là comment assurer l'avenir des retraites et comment veiller à ce que le pouvoir d'achat des français soit préservé mais ça veut dire qu'il

1:19:54
Locuteur

y a

1:19:54
Présentateur

des efforts à faire alors il n

1:19:55
Locuteur

'y a

1:19:55
Présentateur

pas de formule magique il n

1:19:56
Locuteur

'y a

1:19:56
Présentateur

pas d'argent caché l'essentiel de

1:20:00
Locuteur 7

l'évolution budgétaire l'essentiel de

1:20:01
Locuteur

l

1:20:01
Locuteur 7

'évolution du déficit c'est à 70

1:20:03
Locuteur

%

1:20:04
Présentateur

les retraites

1:20:05
Locuteur

et

1:20:06
Présentateur

l'assurance maladie grosso modo donc il faut traiter cet aspect-là même si ça va être difficile mais je pense que les partenaires sociaux peuvent être responsables ils ont l'habitude de gérer certaines caisses de retraite et là aussi ça va faire des choix mais il faut le faire de manière équitable et concertée Céline Arvieux c'est vous qui au moment du budget l'année dernière avez demandé la suspension de cette réforme des retraites condition de non censure pour le groupe PS est-ce qu'aujourd'hui vous dites on le paye un peu à la pompe

1:20:30
Locuteur

?

1:20:30
Présentateur

Alors non absolument pas d'abord parce que les effets de la suspension des retraites sur les finances publiques n'ont pas d'effet à un an après mais surtout que

1:20:38
Locuteur

c

1:20:38
Présentateur

'était une réforme injuste qui méritait d'être abrogée littéralement et en l'occurrence je suis en désaccord avec ce que je viens d'entendre parce que les rapports précédents de la Cour des comptes ont montré que ce qui a obéré le budget de l'État c'est surtout la baisse de recettes fiscales liée aux cadeaux qu'on a fait aux plus riches dans ce pays c'est à peu près entre 60 et 80 milliards d'euros de recettes fiscales en moins chaque année pour l'État depuis que Macron est aux manettes donc je suis navrée de le dire il y a un vrai problème de justice dans la fiscalité dans ce pays et on ne pourra pas il

1:21:08
Locuteur

y

1:21:08
Présentateur

a le modèle social qui est très coûteux c'est vrai peut-être une nouvelle réforme des retraites en travaillant davantage sur la pénibilité quelque chose qui doit concerter justement avec les partenaires sociaux oui pourquoi pas par contre ça ne se fera pas sans une vraie de vraie mesure de justice fiscale

1:21:23
Locuteur

la

1:21:24
Présentateur

taxe Zuckman a été sur la table jusqu'à maintenant en fait il n'y a que eu des cadeaux avec la suppression de l'ISF la flat tax on ne

1:21:31
Locuteur

va

1:21:31
Présentateur

pas y revenir et aujourd'hui on nous propose des économies massives notamment on met tout sur le dos du modèle social et des travailleurs des retraités et en attendant on préserve le pacte du travail par exemple qui est une niche fiscale immense qu'on pourrait quand même re-questionner la question de l'ISF de l'impôt sur la fortune la question des successions aussi qui sont massives et qui tout ce qui va se transmettre comme patrimoine dans les prochaines années qu'on pourrait réfléchir à de nouvelles solutions qui permettent de garantir l'unité nationale et je vous le dis moi on sort on arrive dans une rentrée parlementaire où on a été confronté depuis cet été et au-delà

1:22:10
Locuteur

à

1:22:10
Présentateur

la colère qui est en train de monter dans ce pays on a déjà des mobilisations qui sont prévues au mois d'octobre donc je dis attention dans la façon dont on va aborder ce débat budgétaire à garder en tête cette idée de justice c'est ça que défend le parti socialiste et je rappelle que la dernière fois que les comptes publics ont été au vert c'est sous François Hollande avec Michel Sapin et Pierre Moscovici on était repassés sous la barre des 3% donc on ne prend pas de leçons de finances publiques de la part des macronistes

1:22:34
Locuteur

on

1:22:35
Présentateur

va les trouver où les 54 milliards alors qu'ils seront en réalité un peu moins mais bon on va rester sur ce chiffre annoncé par Sébastien Lecornu de 54 milliards alors c'est quand même intéressant parce que

1:22:45
Locuteur

le

1:22:46
Présentateur

Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé 54 milliards d'euros d'économie ou du moins d'efforts budgétaires mais en même temps dans ses propres trajectoires de réduction du déficit public les comptes n'y sont pas aujourd'hui on part à peu près sur une prévision à moins 5,4% de déficit public on devrait avec les efforts annoncés par le Premier ministre obtenir les 5% de déficit public sauf que 0,4 point de PIB désolé de le dire ça ne fait pas 54 milliards d'efforts budgétaires ça fait à peine moins de 15 milliards d'efforts budgétaires donc on sent qu'il y a déjà dans la copie du Premier ministre toute la vérité qui n'est pas absolument dite et assumée face aux Français en vrai le véritable problème qu'on a dans le pays c'est qu'on le sait pertinemment on le dit régulièrement la France est l'un des pays avec le taux de prélèvement obligatoire les plus fort de l'OCDE et donc évidemment on parle très souvent

1:23:31
Locuteur

à

1:23:31
Présentateur

l'impôt mais il

1:23:32
Locuteur

y a

1:23:32
Présentateur

aussi un consentement à la dépense et surtout à la mauvaise dépense dans toute la dépense publique quand on regarde le train de vie de l'État le millefeuille territorial administratif la fraude sociale la fraude fiscale le coût abyssal de l'immigration la contribution nette au budget de

1:23:47
Locuteur

l

1:23:47
Présentateur

'Union Européenne on parlait de la suspension de la réforme des retraites désolé mais celle-ci elle n'a coûté pour les finances publiques un peu moins d'un milliard d'euros quand au même moment le gouvernement a décidé d'augmenter de 5 milliards d'euros notre contribution au budget de

1:23:57
Locuteur

l

1:23:57
Présentateur

'Union Européenne pour l'année 2026 donc il

1:23:59
Locuteur

y a

1:23:59
Présentateur

un moment donné les Français ils n'ont pas voté pour ça ils n'ont pas demandé à ce qu'eux fassent des efforts pour continuer à mener des politiques qui ne soutiennent pas donc il faut évidemment que l'État soit le premier à faire les efforts dans cette bataille budgétaire et ce qu'on

1:24:11
Locuteur

défendra évidemment – Et ce n'est pas là quand

1:24:11
Présentateur

vous voyez les premières lignes de Sébastien Lecornu vous n'avez pas l'impression que l'État fait des efforts

1:24:15
Locuteur

? –

1:24:15
Présentateur

On va attendre de voir quelle est la copie définitive parce que malheureusement on ne voit pas les économies qui sont portées dans les 1244 agences et opérateurs publics pour un coût de 80 milliards d'euros chaque année on ne voit pas malgré les petites promesses de réduction et d'obtenir un rabot sur notre contribution au budget de

1:24:30
Locuteur

l

1:24:30
Présentateur

'Union Européenne elle ne se fait pas dans des considérations massives nous je vous rappelle qu'on veut diviser par deux notre contribution nette au budget de l'Union Européenne sur l'immigration pour l'instant il tâtonne un petit peu avec une révision des critères d'accès aux aides sociales pour les étrangers très bien victoire idéologique du Rassemblement National de Marine Le Pen Jordan Bardella je m'en félicite mais il faut évidemment aller beaucoup plus loin sur les aides sociales non-contributives réservées aux étrangers

1:24:54
Locuteur

Vous

1:24:55
Présentateur

êtes prêt à discuter sur ces questions budgétaires quand vous voyez les premières lignes du budget c'est nerveux vous le groupe socialiste où vous vous dirigez vers une censure vers un blocage et vous dites le débat va se régler à la présidentielle Nous on respectera le débat démocratique on n

1:25:10
Locuteur

'a

1:25:10
Présentateur

pas varié de position on a toujours été dans cette logique de dialogue de responsabilité le Premier ministre nous appelle à de la responsabilité et bien la responsabilité c'est d'être très clair vis-à-vis du Rassemblement National Or ce qui a été évoqué dans une interview du Figaro récemment sur la question du délai de carence pour les aides perçues par les étrangers vraiment c'est une main tendue au Rassemblement National et ce sera très clairement une ligne rouge pour le Parti Socialiste Donc discuter oui mais il

1:25:36
Locuteur

va

1:25:36
Présentateur

falloir rapidement décider avec qui discuter parce que pour l'instant j'ai le sentiment que le Premier ministre a acté que le Parti Socialiste allait le censurer et donc il est en train de se tourner vers le Rassemblement National je veux juste lui rappeler ce qui est arrivé à son prédécesseur Michel Barnier qui a essayé lui aussi d'aller dans ce sens donc c'est nous qui l'appelons à la responsabilité nous sommes toujours nous ouverts à la discussion et

1:25:57
Locuteur

à

1:25:57
Présentateur

la responsabilité d'ailleurs en

1:25:58
Locuteur

2025 et 2026 vous avez

1:26:00
Présentateur

commencé la discussion vous avez mis

1:26:01
Locuteur

certaines

1:26:01
Présentateur

lignes rouges et

1:26:03
Locuteur

puis au

1:26:03
Présentateur

dernier moment vous avez changé on peut refaire un peu l'histoire du budget Barnier même si le plus intéressant est celui à venir mais je rappelle quand même que en ce qui concerne Michel Barnier il était arrivé en disant je veux discuter avec tout le monde puis pendant trois mois plus de nouvelles personne n'est reçu ni dans un bureau pas de négociation autour d'une table ni quoi que ce soit et finalement au moment où on annonce que potentiellement la censure peut tomber parce que le gouvernement ne propose que des punitions et des privations nouvelles contre les français notamment le gel des prestations de solidarité notamment le gel des pensions de retraite qui est aussi remis sur la table par le gouvernement actuel et bien là d

1:26:32
Locuteur

'un

1:26:32
Présentateur

coup il s'est précipité en disant non mais attendez je suis prêt à discuter trop tard monsieur quand vous annoncez une discussion il faut se mettre autour de la table et accepter de discuter je tiens à noter par exemple qu'en 2025 et 2024 également il n'y

1:26:42
Locuteur

a

1:26:42
Présentateur

que deux groupes parlementaires qui ont fait des contre-propositions via un contre-budget c'est la France Insoumise je ne prêche pas pour ma paroisse et le Rassemblement

1:26:49
Locuteur

National Le Parti

1:26:49
Présentateur

Socialiste avait également fourni un contre-budget

1:26:52
Locuteur

Il est disponible d'ailleurs celui de cette

1:26:54
Présentateur

année pour ceux qui s

1:26:55
Locuteur

'y

1:26:55
Présentateur

intéressent

1:26:55
Locuteur 7

Et le Sénat avait fait évidemment des propositions budgétaires je veux dire quand même

1:26:59
Locuteur

que nous sommes Vous

1:27:00
Présentateur

il n

1:27:00
Locuteur

'y a

1:27:00
Présentateur

pas de censure possible au Sénat Vincent

1:27:02
Locuteur

Capogran et là on le rappelle c'est un peu plus simple mais

1:27:04
Présentateur

est

1:27:05
Locuteur

-ce

1:27:05
Présentateur

qu'on peut à six mois de la présidentielle discuter d'un budget ou est-ce que c'est une question qui sera dans le débat présidentiel et qui se réglera après ?

1:27:13
Locuteur 7

On a un devoir de responsabilité collective La France est sans doute le pays qui taxe le plus qui a la plus grande dépense publique Alors après on ne peut pas non plus nous dire en face ouvrez les vannes et puis après dire il y

1:27:23
Locuteur

a

1:27:23
Locuteur 7

de l'argent on ne

1:27:24
Locuteur

veut

1:27:24
Locuteur 7

plus y

1:27:24
Locuteur

'a

1:27:24
Locuteur 7

dedans Il faut être responsable il faut améliorer le taux d'emploi Les efforts qui ont été faits en matière de fiscalité sont destinés aussi à soutenir l'activité économique Il ne faut jamais oublier ça Faire des efforts

1:27:33
Locuteur

budgétaires

1:27:34
Présentateur

soutenir l'activité économique et être réaliste il faut un budget à la France ça serait un très mauvais signal donné au marché

1:27:41
Locuteur 4

avec un envol du coût de la dette si on n'était pas responsable là-dessus ça sera difficile mais on est tous dans notre responsabilité et puis la présidentielle viendra après

1:27:50
Locuteur

s

1:27:50
Locuteur 4

'il y

1:27:50
Locuteur

a

1:27:50
Locuteur 4

un budget chacun pourra le

1:27:52
Locuteur 7

modifier après mais s'il n

1:27:54
Locuteur

'y a

1:27:54
Locuteur 7

pas de budget

1:27:54
Locuteur

on va vers des

1:27:55
Locuteur 7

difficultés

1:27:56
Présentateur

Merci Merci à tous les trois Merci

1:27:58
Locuteur

à vous Merci

1:27:58
Présentateur

pour ce débat Merci à tous de nous avoir suivis On se retrouve demain Très bonne journée

1:28:04
Locuteur

Public

1:28:05
Locuteur 3

Sénat en partenariat avec la presse régionale vous a proposé Bonjour Chez Vous

1:28:21
Locuteur 9

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