Roland Lescure at FDDay 2026
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 90 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:12non_speechChiffre
« On a levé des fonds malgré un environnement compliqué. On a plus levé de fonds l'année dernière en France qu'en Allemagne. »
- 3:47non_speechPromesse
« Il faut à tout prix que ce budget il fasse deux choses. Un, il réduisent le déficit public l'année prochaine mais de surtout en préservant les moteurs de croissance. »
- 4:29non_speechPromesse
« On va tout faire pour baisser la surtaxe sur l'impôt sur les sociétés. »
- 5:08non_speechFait
« On a besoin d'un marché du travail ouvert sur le monde, à la fois des Français qui s'exportent, mais aussi des étrangers qui viennent rejoindre des entreprises de qualité. »
- 5:43non_speechPromesse
« Ce dispositif jeune entreprise innovante, il va être préservé dans le budget. »
Temps de parole
- ?100 %
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Question très simple. Quel est votre pronostic votre diagnostic sur la situation financière actuelle ? Ben, bienvenue dans mon monde. Vous avez bien décrit l'environnement dans lequel je navigue aujourd'hui. Vous avez peu parlé de l'environnement international qui est aussi à la fois extrêmement risqué et très pressant. Donc, on avait un un prix du baril du pétrole qui était à 6070 dollars en début d'année. Il est monté à l'occasion de de du conflit dans le golf. Il est redescendu à 70 dollars le baril au mois de juillet. au mois de juin, mois de juillet, juste après l'accord entre Donald Trump et l'Iran. Et là, on est retourné au-delà de 100. Donc, on a une pression très forte.
Ça se voit évidemment euh dans le prix à la pompe, ça se voit aussi dans le prix du gaz. Et ça, c'est un environnement international qui explique une bonne partie de la révision à la baisse des prisons de croissance. On a un environnement de taux d'intérêt euh compliqué aussi avec des taux qui ont monté là aussi partout dans le monde. Aux États-Unis, on est à 5 %. Chez nous, on est à 4 et demi, mais ça ça crée évidemment de la pression sur l'endettement public, mais aussi sur l'endettement privé et les financements des entreprises. On a quelques facteurs particulers à la France.
La canicule, vous l'avez tous vécu, elle a eu un impact direct sur la croissance, à peu près 01 % du fait de l'impact qu'elle a sur la production agricole. Et puis il faut le reconnaître, l'incertitude politique, c'était votre dernier point, elle n'aide pas à investir. Elle n'aide pas les investisseurs à prendre du risque financier et les entreprises à investir dans l'avenir et même les ménages qui s'inquiètent aussi en tout cas en début d'année alors qu'on avait pas de budget, qu'on était en loi spéciale, ça a impacté la croissance française. Alors pour autant, on prévoit une reprise l'année prochaine.
Pour autant aussi, ça vous a pas échappé, on est en période de campagne électorale présidentielle. Donc euh on va pas être nombreux à dire qu'il y a des choses quand même en France qui vont bien. Donc s'il en reste qu'un, je serai celui-là. Et grâce à vous, je peux dire qu'il y a des choses qui vont bien en France. Donc on a un écosystème des nouvelles technologies extrêmement dynamiques. Et depuis 10 ans, vous le savez puisque vous y contribuez, on avait à peu près 10000 start-up, on en a près de 20000 aujourd'hui, on avait trois licornes, on en a 37. On a créé de l'emploi.
Aujourd'hui, le secteur des nouvelles des nouvelles technologies, c'est un des premiers employeurs de France à vous tous. Vous employez 450000 salariés. On a levé des fonds malgré un environnement compliqué. On a plus levé de fonds l'année dernière en France qu'en Allemagne et on continue à se développer évidemment. On y reviendra sans doute dans un écosystème très très important qui est un écosystème d'avenir qui est celui de l'intelligence artificielle au sens large du terme. On a eu des levé de fond.
On a beaucoup parlé de Mistrral AI la semaine dernière avec tr 3 ou 4 milliards de levelles de fond, mais on a eu aussi The Exploration Company qui annoncé une très belle levée de fond à l'occasion du sommet spatial. Donc je dis pas que tout va bien en France, mais il y a des secteurs dont celui que vous représentez aujourd'hui qui sont dynamiques, qui mettent la France sur la carte mondiale, qui crée de l'emploi, qui crée de la richesse. Donc évidemment un des défis majeurs à la fois du budget qui va m'occuper dans les jours et les semaines qui viennent et au-delà des des 5 à 10 ans qui viennent, ça va être de continuer à nourrir cet écosystème et à s'assurer qu'il continue à se développer.
Très bien. Alors, il se trouve, c'est une pure coïncidence que dans sur cette même scène dans 1 heure montra sur scène votre collègue le ministre David Amiel, on est venu en voisin, on n pas très loin, vous le savez, David Amiel qui bien sûr parlera du du budget 2027, le fameux PLF 2027 qui est le budget de tous les dangers. Alors, on va pas trahir de ce qui va se dire plus tard, mais on est tous un petit peu fébrile ici, les investisseurs comme les entrepreneurs. Qu'est-ce que vous pouvez nous dire de ce qui va se passer ? Je dis pas les prochains jours mais les prochaines semaines. Bon, d'abord, il y a aujourd'hui des tensions sur les marchés financiers, notamment les marchés obligataires.
Donc, c'est extrêmement important qu'on soit au rendez-vous du budget dans les temps et dans les heures. C'est qu'on suive le processus, même s'il va être un peu risqué au Parlement, on sait qu'il va y avoir des haut et des bas jusqu'à l'adoption du budget que j'espère bien adopté et avant la fin de l'année. Mais nous, on va déposer un budget dans les temps et dans les heures. Et surtout ce que je peux vous dire parce que j'ai évoqué les risques sur la croissance. Il faut à tout prix que ce budget il fasse deux choses. Un, il réduisent le déficit public l'année prochaine mais de surtout en préservant les moteurs de croissance.
Et donc j'ai déjà eu l'occasion de de le proposer au premier ministre qui l'a annoncé dans une lettre aux entrepreneurs. Ce qu'on veut c'est qu'avec le monde de l'entreprise on ait un pacte de stabilité. Quand on parle aux entrepreneurs, ils nous disent déjà si vous pouvez éviter tout changer l'année prochaine, ça serait pas mal. Donc on avait déjà annoncé qu'on préserverait dans le budget déposé le crédit imporcher qui est évidemment très important pour votre écosystème. Le pacte du trait qui l' aussi parce qu'il permet des transmissions d'entreprise. On va tout faire pour baisser la surtaxe sur l'impôt sur les sociétés. Alors ça ça concerne les 1 % des plus grandes entreprises.
Donc il y en a pas beaucoup qui sont représentés ici. Mais ce que je vais vous annoncer tout de suite d'ailleurs, c'est que j'ai proposé au premier ministre qui a accepté de préserver aussi un dispositif très important qui est celui du dispositif des jeunes entreprises innovantes. Ça existe depuis 2004. Il y en a beaucoup dans la salle. Ben il y en a beaucoup dans la salle qui du coup ont des exonérations de cotisation sociale sur les métiers de RD. Quand vous recrutez un chercheur pendant 8 ans, tant que vous êtes jeune entreprise innovante, donc si vous avez moins de 8 ans, vous bénéficiez d'exonération de cotisation sociale. Vous bénéficiez du passeport talent.
Vous avez droit à un passeport talent qui permet évidemment de faire venir des talents d'étranger. À un moment où l'immigration est souvent décriée, caricaturée, évidemment, vous le savez, on a besoin d'un marché du travail ouvert sur le monde, à la fois des Français qui s'exportent, mais aussi des étrangers qui viennent rejoindre des entreprises de qualité. Il y a aussi un sujet de commande publique auquel vous avez accès de manière un peu privilégiée. Voilà, donc ce que je vous annonce, c'est que ce dispositif jeune entreprise innovante, il va être préservé dans le budget. Évidemment, vous allez pouvoir continuer en bénéficier et j'espère que vous en êtes heureux.
En tout cas, moi j'en suis heureux. Plus qu'applaudir. Merci. Alors peut-être dernière question une fois de plus he devant vous, vous avez un un un parter exceptionnel de d'entrepreneurs. Qu'est-ce que vous pourriez dire comme je dire comme mot sympathique d'encouragement à tous ces entrepreneurs qui se défoncent du matin au soir pour faire croître leur business ? Voilà, c'est c'est et donc nous sommes tous fiers. Moi en tant qu'investisseur, moi j'ai beaucoup d'amion pour ces entrepreneurs, je ne fais que les financer. Donc faut les encourager. Ce sont eux qui bossent. C'est pas nous les investisseurs qui bossons, ce sont eux qui bossent.
Donc ils ont besoin de tous les encouragements, y compris de leur ministre. Non, mais d'abord bravo et merci effectivement parce que tous les succès dont j'ai parlé tout à l'heure sur ces des dernières années, c'est essentiellement de vous qui viennent. On a aidé, je pense, avec un environnement d'attractivité, du financement plus facile, du marché du travail euh simplifié et cetera, mais c'est avant tout vous qui avez créé cette valeur et les emplois dont je parlais tout à l'heure. Donc, faut continuer et il faut surtout qu'on continue à vous aider. Donc quand on demande au chefs d'entreprise ce dont ils ont besoin aujourd'hui, oui, ils ont besoin de financement.
On avait lancé euh un un projet qui s'appelle le projet TIBI du nom du chercheur et enseignant de l'université Philippe Tibi pour aider à financer euh le secteur des nouvelles technologies. On a fait Tibi 1, TIB 2 et là on vient de lancer TIB 3. Donc TIB 1 et E2 les deux versions du fond qui mobilisent les grands investisseurs institutionnels, notamment les assureurs pour investir via des fonds. Je pense que Roseo en fait partie dans des entreprises des nouvelles technologies. Euh ça a été 13 milliards sur les deux premières générations. Là on vise 15 milliards en une génération.
On veut financer des DIPTech, on veut financer le spatial, on veut financer évidemment les entreprises dans la santé. Donc sur le passé Doctolib euh Exploration Company et tant d'autres Mistralay en ont profité. Évidemment, on veut continuer à financer. On veut aussi financer au marché au niveau européen. On a un marché européen qui est encore aujourd'hui trop dispersé, trop clairsemé, trop d'épargne européenne va aux États-Unis pour financer des entreprises, [raclement de gorge] y compris certaines d'entre vous qui du coup vont se financer ailleurs.
Donc moi, je serai à Dublin vendredi samedi au conseil des ministres des finances de l'Union européenne pour accélérer l'union des marchés des capitaux pour qu'on ait un vrai marché de financement européen qui permett de financer des entreprises. J'ai entendu la fin de l'intervention de François Land tout à l'heure. Évidemment, la commande publique, c'est essentiel aussi. Vous le savez, on a lancé avec la Frenchetech, je choisis la Frenchtech. C'est un engagement de 23 grands groupes industriel français parce qu'il y a pas que l'État qui fait de la commande, il y a aussi les grands groupes qui sont engagés. On avait annoncé 1 milliard de commandes en 2025 à Vivateek.
On a annoncé 2 milliards cette année. Il y a plus de 800 entreprises qu'on ont bénéficié. Il faut qu'on choisisse français pas seulement pour des raisons cocardiaires ou patriotiques, mais aussi pour des raisons de souveraineté, de sécurité. On voit tous les défis qu'on a aujourd'hui, tous les débats qu'on a aujourd'hui sur la sûreté de l'intelligence artificielle.
Évidemment, si on maîtrise notre destin, si on maîtrise notre écosystème, si on a des data centers français, si on a des entreprises françaises, si les entreprises françaises européennes quand elles adoptent l'intelligence artificielle, elle se tourne de manière privilégiée vers les entreprises françaises européennes, on sera maître de nos destins. Et ça c'est essentiel. Il faut qu'on accélère la diffusion de l'intelligence artificielle au sein des entreprises traditionnelles, mais il faut qu'on le fasse avec des solutions française européenne. Et donc tout ça, je pense que on en parle pas assez dans les débats qui s'amorcent pour l'élection présidentielle. C'est essentiel.
Il faut que dans les 10 ans qui viennent, tout ce qu'on a fait depuis 10 [raclement de gorge] ans, il faut l'accélérer. Et pour ça, on va avoir évidemment besoin de vous. formation, recherche fondamentale, innovation, capital, commande publique. Il faut qu'on soit tous alignés en français et en européen pour le faire. On a déjà fait les choses. La loi de simplification a relevé le seuil euh de la commande publique pour que on puisse financer des start-ups, enfin plutôt commander auprès de start-up quand on est l'État. et vous en parler avec David Damiel tout à l'heure, il fait pas mal de choses du côté de de la fonction publique.
Il faut vraiment qu'on serre les coudes et surtout qu'on ait ni honte ni peur. Il faut être conscient des défis auxquels on fasse auxquels on fait face pardon. Mais on a aucune honte à voir. Il faut qu'on ait du courage, vous en avez. De l'esprit d'entreprendre, vous en avez. Et il faut que cet esprit de courage et d'entreprendre, il soit aussi présent au plus haut niveau de Delta. Très bien. Donc beaucoup de commandes publiques, beaucoup de commandes privées. On est ravi. On préfère ça. Des subventions, c'est beaucoup mieux. Je suis d'accord. Au fond, moi ça me coûte moins cher.
Je préfère investir dans des entreprises via du capital qui nous rapportera banque publique d'investissement et autres ou via des commandes publiques qui nous rendront des services. Donc on est on est totalement aligné là-dessus. Tout à fait. Monsieur le ministre, on vous remercie infiniment de votre de votre présence. Merci à vous et bravo et bonne continuation et et félicitations à vous tous. C'est vous qui c'est vous qui travaillez. Une startup très talentueuse.
[applaudissements]