"Même avec un arbitrage serré nous ne pourrons pas faire grand-chose" Jean-Baptiste Arena réagit au plan CASI
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 10 %Défensif 50 %
Questions et réponses
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- 0:28OuverteÉludée
Comment cela suffira-t-il chez nous ?
- 0:47OuverteRéponse directe
1,3 milliard au niveau national, 1 millième pour la Corse, est-ce que c'est ce que représente l'agriculture insulaire en France ?
- 1:45RelanceRéponse directe
Ça ne suffit pas pour vous, il va falloir arbitrer, vous le dites.
- 1:56OuverteRéponse directe
Chez nous, c'est autre chose ?
- 2:31OuverteRéponse directe
Pour nos auditeurs, on est sur le prix de l'aliment qui explose ici et ailleurs.
- 2:52OuverteRéponse directe
Le fourrage ici, il n'y en avait déjà pas beaucoup ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:52Invité politiqueFait
« Avec ce montant, nous ne pourrons pas faire grand-chose. »
- 1:00Invité politiqueFait
« Même si bien entendu, il faudra faire un arbitrage au sein des filières en Corse, malgré un arbitrage serré et peut-être contraint et sévère, nous ne pourrons pas faire grand-chose. »
- 1:14Invité politiquePromesse
« Le but premier étant de négocier une enveloppe beaucoup plus importante, mais pas que pour la Corse. »
- 2:12Invité politiqueFait
« Je vous prends l'exemple dans le Tar, pour la troisième année consécutive, le bon Bix a fait son œuvre »
- 2:42Invité politiqueFait
« Il va exploser d'autant plus qu'il y a une baisse de la production, même sur le continent européen de manière générale et français en particulier, suite aux différentes canicules depuis le mois de mai. »
- 3:31Invité politiqueFait
« L'office hydraulique ne veut pas restreindre. »
- 4:46Invité politiqueFait
« À des heures de pointe, entre 19h et 21h, au retour des plages, il y a une surconsommation de l'eau et là, elle n'est pas due au fait agricole. »
- 4:59Invité politiqueFait
« Il est certain pour nous que l'agriculture doit être une priorité par rapport à d'autres secteurs de l'économie et aussi par rapport à des particuliers. »
- 5:31Invité politiqueFait
« C'est un bouleversement climatique parce qu'on voit bien qu'il y a un changement des vents. »
- 5:37Invité politiqueFait
« Au niveau de la quantité de l'eau qui tombe en Corse, ça n'a pas véritablement changé, sauf qu'on n'arrive pas, pour l'instant, à retenir cette eau. »
- 5:52Invité politiqueFait
« Il y a un travail qui est élaboré du Portugal à la Grèce pour une PAC spécifique à ce bouleversement climatique. »
- 5:59Invité politiqueFait
« Le sud de la France devrait être prioritaire sur le nord de l'Europe. »
Temps de parole
- Invité politique72 %
- Invité19 %
- Présentateur8 %
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8h moins le quart, je vous propose d'entendre Jean-Batia Rennes, le président de la Chambre d'agriculture de Corse, réagir après la présentation du plan national d'aide aux agriculteurs quasi-agriculture, climat, adaptation, sécheresse, incendie et sa déclinaison pour la Corse. L'objectif, aider les agriculteurs les plus touchés à se réapprovisionner en fourrage, en semences, en plants. Comment cela suffira-t-il chez nous
? On
l'écoute au micro d'Hélène Batigne. Jean-Baptiste
Arrène, bonjour.
Salut.
Le
gouvernement a dévoilé son plan d'aide pour l'agriculture face à la sécheresse, aux incendies, aux règlements climatiques, le plan quasi. 1,3 milliard au niveau national, 1,3
million
pour la Corse, 1 millième. Est-ce que c'est ce que représente l'agriculture insulaire en France ?
Alors bien entendu, non. On a eu une discussion hier avec le DRAF, avec le préfet de Corse. Il est bien évident qu'avec ce montant, nous ne pourrons pas faire grand-chose. Même si bien entendu, il faudra faire un arbitrage au sein des filières en Corse, malgré un arbitrage serré et peut-être contraint et sévère, nous ne pourrons pas faire grand-chose. Donc le but premier étant de négocier une enveloppe beaucoup plus importante, mais pas que pour la Corse. Là, il va falloir s'appuyer sur tout le monde méditerranéen, sur l'arc méditerranéen qui va partir de l'Aquitaine jusqu'à la région PACA, avec bien entendu un point fort en Occitanie.
Parce qu'on ne peut pas accepter que, parce qu'il y a toute la France qui a été touchée cette année, mais que le sud de la France est touché de manière, on peut dire, endémique depuis au moins 25 ans, qu'il puisse y avoir des aides de manière égalitaire sur l'ensemble du territoire.
Ça ne suffit pas pour vous, il va falloir arbitrer, vous le dites. D'ores et déjà, l'État parle de filières qui auraient le plus souffert, le maraîchage, la filière fourragère. Chez nous, c'est autre chose ?
Chez nous,
il
y
a
bien entendu la filière fourragère et le maraîchage, mais on pense, bien entendu, avant tout aux différentes filières élevages, notamment les petits ruminants, au vin et caprin en priorité. Mais bien entendu, il y
aura
aussi les bovins
et
les porcins. Je vous prends l'exemple dans le Tar, pour la troisième année consécutive, le bon Bix a fait son œuvre et bien entendu, les chêneries ont été touchées. Il y a eu beaucoup moins de glands et d'aliments de manière générale pour les porcins dans cette micro-région et dans d'autres, d'ailleurs en Corse. Donc, il va falloir avoir un effort supplémentaire. Pour
nos auditeurs, on est sur le prix de l'aliment qui explose ici et ailleurs.
Le
prix de l'aliment, bien entendu, explose. Il explose depuis quelques années à cause de la guerre en Ukraine, mais là, il va exploser d'autant plus qu'il y a une baisse de la production, même sur le continent européen de manière générale et français en particulier, suite aux différentes canicules depuis le mois de mai.
Le fourrage ici, il n'y
en
avait déjà pas beaucoup ?
Le fourrage,
il
n'y
en
avait pas beaucoup, bien qu'il ait augmenté par rapport à une politique quand même très positive depuis déjà 4-5 ans. Mais il est bien entendu que certains producteurs, je ne parle pas là des producteurs fourragés, certains producteurs qui vont être en auto-alimentation sur l'exploitation, qui ne bénéficient pas de l'arrosage parce qu'ils ne sont pas dans le maillage actuel de l'office hydraulique. Je pense notamment à des micro-régions comme le Léamone, Cardiaise, le Cap-Corse, bien entendu, toutes les micro-régions qui ne bénéficient pas de l'eau.
L'office hydraulique qui veut déjà restreindre l'irrigation, vous, vous voulez l'étendre à d'autres filières ?
Non, l'office hydraulique ne veut pas restreindre.
L
'office hydraulique est en train de, en accord avec l'État et aussi avec la technicité de la Chambre, limiter l'ensemble des filières pour faire en sorte que toutes les filières puissent en bénéficier jusqu'à la récolte. Et il est vrai qu'aujourd'hui, nos amis agriculteurs qui arrivent en bout de course vont peut-être être, malheureusement,
eux,
impactés parce qu'on n'a pas été très, très vertueux cet été sur l'ensemble de la consommation, notamment sur la plaine orientale.
Via Gampagno,
là,
par exemple, il voit l'opposition, tout simplement, de modèles de développement avec le tourisme qui, aujourd'hui, consommerait en quelque sorte, je fais un raccourci, l'eau de l'agriculture et de l'autonomie alimentaire et s'inscrit totalement contre cette interdiction ou cette régulation plusieurs jours par semaine. Et vous ?
Non, le tourisme vient, bien entendu, concurrencer l'eau agricole parce que les infrastructures depuis maintenant bientôt 30 ans manquent cruellement au développement de la Corse de manière générale. Mais il
y a
aussi des 5 000 arrivant par an qui, sur 25 ans, montent, on va dire, la consommation de l'eau, notamment, je pense encore, à l'extrême sud de la Corse et à la plaine orientale de manière particulière. On voit bien qu'à des heures de pointe, entre 19h et 21h, au retour des plages, il y a une surconsommation de l'eau et là, elle n'est pas due au fait agricole. Donc, il y a un équilibre à trouver.
Il est certain pour nous que l'agriculture doit être une priorité par rapport à d'autres secteurs de l'économie et aussi par rapport à des particuliers qui, aujourd'hui, sur la plaine orientale, sont branchés, eux aussi, sur l'eau brute, notamment des lotissements dans des grosses communes de la plaine orientale.
Là,
on parle de renforcer les trésoreries, de relancer la production avec ces aides dont les premiers paiements sont prévus au mois de décembre, selon le ministère, en face d'un phénomène de bouleversement climatique qui s'installe et qui va bien au-delà de ces aides ponctuelles.
Au-delà du réchauffement, exactement, c'est un bouleversement climatique parce qu'on voit bien qu'il y
a
un changement des vents. Au niveau de la quantité de l'eau qui tombe en Corse, ça n'a pas véritablement changé, sauf qu'on n'arrive pas, pour l'instant, à retenir cette eau. Ce qui est convenu, avec notamment les régions du sud de la France, c'est de monter encore plus au créneau à Bruxelles. Il y a un travail qui est élaboré du Portugal à la Grèce pour une PAC spécifique à ce bouleversement climatique. Le sud de la France devrait être prioritaire sur le nord de l'Europe. Donc, nous y travaillons déjà depuis l'an dernier, notamment avec le président de la région Occitanie, Denis Carrethier, à faire un for-lobbing, que ce soit à Paris et à Bruxelles.
Et on va se servir de cette future PAC, nous l'espérons, au niveau du riche mouvement et bouleversement climatique, pour inciter la ministre à augmenter l'enveloppe pour le sud de la France et la diminuer un peu plus dans le nord.
Merci.
Ringraziab. Ringraziab.