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InterviewRadio France (sur Site radio)· 1 septembre 2026 7 minAutoproduitMixteÉducation & rechercheBudget & impôts

Rentrée scolaire en Île-de-France : "L'éducation, c'est le premier budget de la région"

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 75 %Défensif 25 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:47Invité politiqueFait
    « Je l'espère, effectivement, plusieurs académies en Île-de-France ont subi ces cyberattaques. »
  • 0:51Invité politiquePromesse
    « Le ministre de l'Éducation nationale, il y a quelques jours, a indiqué que tout serait mis en œuvre pour que les enseignants puissent rentrer, travailler et accueillir leurs élèves. »
  • 1:52Invité politiqueChiffre
    « Nous avons presque 500 lycées publics dans la région Île-de-France. »
  • 1:58Invité politiqueFait
    « Et avec Valérie Pécresse, nous avons engagé le plus grand plan d'investissement jamais porté par une collectivité. »
  • 2:08Invité politiquePromesse
    « Et il est en direction des lycées. »
  • 2:12Invité politiqueFait
    « Nous sommes la dernière région dont le nombre des élèves augmente. »
  • 2:27Invité politiqueChiffre
    « Nous avons trouvé plus de 200 lycées vétustes ou très vétustes, qui étaient des passoires et des bouilloires. »
  • 2:34Invité politiquePromesse
    « Il y a du droit. Il y a des entreprises à mobiliser. »
  • 2:48Invité politiqueFait
    « Ça n'a pas été fait cet été. »
  • 2:53Invité politiquePromesse
    « Nous avons d'ailleurs renforcé notre cahier des charges en termes d'adaptation au changement climatique. »
  • 3:19Invité politiqueFait
    « On a fait évoluer les techniques de rénovation et de construction des lycées. »
  • 3:53Invité politiqueChiffre
    « Depuis 2016, on a diminué de 20% la consommation d'énergie. »
  • 3:58Invité politiqueChiffre
    « C'est très important. Les factures d'énergie, gaz et électricité, c'est plus ou moins une centaine de millions d'euros à l'année sur le budget de la région pour plus de 6,5 millions de mètres carrés. »
  • 4:33Invité politiquePromesse
    « C'était évidemment sur la base du volontariat, puisque c'était une proposition d'accompagnement financier et matériel par la région Île-de-France. »
  • 4:57Invité politiqueChiffre
    « Aujourd'hui, on a plus de 150 000 élèves qui, sur les deux dernières années scolaires, ont déjà bénéficié de ces dispositifs. »
  • 5:21Invité politiqueFait
    « Je précise que ça fonctionne, c'est-à-dire que dans les établissements qui se sont déjà engagés, de façon volontaire, avec des dispositifs financés par la région, il y a la petite interrogation, évidemment, des élèves les premiers jours. »
  • 6:22Invité politiqueChiffre
    « Vous l'avez dit, c'est presque 2 milliards d'euros cette année, c'est deux fois plus que quand nous sommes arrivés à la région. »
  • 6:32Invité politiquePromesse
    « c'est-à-dire qu'on en a fait vraiment notre priorité absolue avec Valérie Pécresse, c'est 1 milliard d'euros d'investissement. »
  • 6:45Invité politiqueChiffre
    « c'est une valeur de 600 euros par élève, depuis plusieurs années maintenant, à tous les élèves, aux enseignants aussi. »

Temps de parole

  • James Chéron75 %
  • Locuteur 321 %
  • Présentateur4 %

≈ 5,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-nemo:12b · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur 3

Ici Paris-Ile-de-France, bien commencer la journée, ici matin.

0:08
Présentateur

8h moins le quart, merci d'être avec nous. C'est la rentrée des classes aujourd'hui, vous le savez, entre l'interdiction des portables au lycée, les examens uniquement programmés le matin et la cyberattaque à l'éducation nationale. On fait le point, Valentine Lothès, avec l'invité d'ici matin.

0:22
Locuteur 3

Bonjour James Charon. Bonjour. Vice-président de la région Île-de-France, chargé des lycées et de la réussite éducative. Dans un petit quart d'heure, c'est le début des cours. Est-ce que tous les professeurs d'Île-de-France ont un poste de travail qui fonctionne ce matin ? Je fais référence bien sûr à la cyberattaque de cet été.

0:40
James Chéron

Je l'espère, effectivement, plusieurs académies en Île-de-France ont subi ces cyberattaques. Le ministre de l'Éducation nationale, il y a quelques jours, a indiqué que tout serait mis en œuvre pour que les enseignants puissent rentrer, travailler et accueillir leurs élèves. J'espère naturellement que c'est le cas. C'est une rentrée, il y aura sûrement des surprises naturellement. Mais on souhaite une excellente rentrée à tous les enseignants et à tous les élèves. Il y a toujours un peu de stress, un peu d'excitation, beaucoup de joie aussi de retrouver les collègues ou les camarades.

1:10
Locuteur 3

Vous avez engagé de gros travaux dans les lycées de la région. Si une nouvelle vague de chaleur s'abat en septembre, est-ce qu'il y aura encore cours dans des classes étouffantes ou cet hiver dans des classes glacées ?

1:23
James Chéron

Vous êtes un peu sévère.

1:24
Locuteur 3

Je pose la question. Parce qu'il y a eu des lycéens qui ont subi la canicule en juin, qui avaient cours dans des classes bouillantes.

1:33
James Chéron

Alors, des cours, pas spécifiquement, parce que dans les lycées, les cours en juin, il n'y en a plus beaucoup. Les élèves de seconde sont en stage. Et les élèves de première entame-là sont en examen. Et le sujet, ça a été vraiment plutôt de passer les examens dans des conditions correctes. La réalité, c'est que nous avons presque 500 lycées publics dans la région Île-de-France. Et avec Valérie Pécresse, nous avons engagé le plus grand plan d'investissement jamais porté par une collectivité. Et il est en direction des lycées. Un plan à 10 ans, 6,6 milliards d'euros pour construire, parce que nous sommes la dernière région dont le nombre des élèves augmente.

Donc, nous construisons en 10 ans plus de 30 000 places nouvelles. Mais est-ce que les classes préexistantes ont été rénovées ? J'arrive à votre question. Nous en livrons 2 500 pour cette rentrée. Et nous rénovons des lycées. Nous avons trouvé plus de 200 lycées vétustes ou très vétustes, qui étaient des passoires et des bouilloires. Et nous les rénovons. Alors, pas tout en un an. 6,6 milliards d'euros, c'est évidemment un plan extrêmement conséquent. Il y a du droit. Il y a des entreprises à mobiliser. Effectivement, quand nous rénovons des établissements, nous améliorons, parmi d'autres sujets, les conditions d'accueil et notamment de confort d'hiver et d'été. Ça n'a pas été fait cet été.

Ça fait depuis 2016 que nous le faisons. Nous avons d'ailleurs renforcé notre cahier des charges en termes d'adaptation au changement climatique.

2:57
Locuteur 3

Donc, il n'y a pas eu de travaux du coup cet été d'équipement de rafraîchissement installé dans les classes.

3:00
James Chéron

Mais nous en faisons en permanence, madame.

3:02
Locuteur 3

D'accord. Donc, ça a été fait aussi cet été.

3:04
James Chéron

Ça a été fait aussi cet été, comme nous le faisons depuis 2016 et comme nous l'avons renforcé depuis 2023. Donc, bien avant cet épisode estival particulièrement chaud avec un cahier des charges qui est considérablement renforcé en termes d'adaptation au changement climatique. On a fait évoluer les techniques de rénovation et de construction des lycées. Aujourd'hui, on a des enveloppes thermiques qui permettent d'avoir parfois des établissements passifs.

3:29
Locuteur 3

Ça veut dire quoi, passifs ?

3:31
James Chéron

Ça veut dire qu'on est moins assujettis, voire pas assujettis aux températures extérieures, qu'elles soient chaudes ou qu'elles soient froides. C'est-à-dire trop chaudes ou trop froides. Ça veut dire qu'on diminue considérablement les consommations d'énergie. Un lycée neuf, c'est 25% de consommation d'énergie en moins par rapport à un lycée rénové. Depuis 2016, on a diminué de 20% la consommation d'énergie. C'est très important. Les factures d'énergie, gaz et électricité, c'est plus ou moins une centaine de millions d'euros à l'année sur le budget de la région pour plus de 6,5 millions de mètres carrés.

4:10
Locuteur 3

C'est aussi des économies. Ce sont des économies d'argent. L'idée de cette rentrée, James Chiron, en tout cas dans les lycées, c'est l'interdiction du portable. C'est aux établissements de mettre en place la mesure, on est bien d'accord. Mais sur le plan technique, est-ce que vous aidez les lycées à la mise à disposition de casiers, par exemple ?

4:28
James Chéron

Là, nous avons pris un peu d'avance, puisque cela fait deux ans, depuis la rentrée de 2024, que nous proposons aux établissements volontaires de s'équiper avec des dispositifs qui permettent de déposer le portable lorsque l'on rentre en salle de cours. C'était évidemment sur la base du volontariat, puisque c'était une proposition d'accompagnement financier et matériel par la région Île-de-France. Et puis, l'État, le gouvernement, le Parlement ont embrayé derrière cette expérimentation réalisée par la région Île-de-France.

Aujourd'hui, on a plus de 150 000 élèves qui, sur les deux dernières années scolaires, ont déjà bénéficié de ces dispositifs, encore une fois, sur la base du volontariat des établissements. Et ça va continuer ? Évidemment, ça continue. C'est un dispositif qui est toujours à la disposition des établissements. On imagine que ça va s'amplifier, puisque aujourd'hui, les établissements doivent répondre à cette demande qui est faite par le ministère.

Je précise que ça fonctionne, c'est-à-dire que dans les établissements qui se sont déjà engagés, de façon volontaire, avec des dispositifs financés par la région, il y a la petite interrogation, évidemment, des élèves les premiers jours, qui disent « mais c'est un peu une prolongation de notre personne, ce téléphone ». Et assez vite, les élèves prennent conscience que c'est bon pour leur concentration, qu'ils travaillent mieux, et qu'au fond, ils récupèrent le téléphone à la fin des cours. Et là, les établissements vont devoir trancher.

Est-ce que dans la cour d'école, est-ce que sur le temps de la pause, la grande récréation de la pause méridienne, ils peuvent quand même avoir accès à leur téléphone portable ? Ce sera des règlements intérieurs des établissements qui le détermineront.

5:57
Locuteur 3

L'éducation, c'est le premier budget de la région, pour terminer, James Chiron, presque 2 milliards d'euros pour 2026. Qu'est-ce qui coûte le plus cher ? La sécurité ? Vous avez engagé de gros travaux aussi là-dessus.

6:09
James Chéron

Oui, on fait des travaux pour tous les sujets, pour l'adaptation au changement climatique, pour construire des nouvelles places, je le redis, 33 000 places construites en 10 ans, c'est colossal, pour rénover, pour sécuriser naturellement. Vous l'avez dit, c'est presque 2 milliards d'euros cette année, c'est deux fois plus que quand nous sommes arrivés à la région, c'est-à-dire qu'on en a fait vraiment notre priorité absolue avec Valérie Pécresse, c'est 1 milliard d'euros d'investissement. Et l'investissement, c'est tout le bâtimentaire, c'est aussi des équipements, et notamment des équipements individuels.

Cette année, on change le modèle des ordinateurs portables que nous fournissons gratuitement, c'est une valeur de 600 euros par élève, depuis plusieurs années maintenant, à tous les élèves, aux enseignants aussi. On passe au Chromebook, avec un ordinateur qui est plus puissant, plus autonome, un ordinateur augmenté aussi via un cloud, qui va permettre, y compris aux élèves qui ont besoin de logiciels très spécifiques pour leurs études, de pouvoir y avoir accès, même quand ils ne sont plus à l'école. Donc l'investissement, il est dans le bâtiment, mais il est aussi dans les équipements, y compris les équipements individuels pour les élèves et les enseignants.

7:12
Locuteur 3

Et le savoir, on leur souhaite en tout cas une bonne rentrée. Merci beaucoup James Chéron.

7:15
James Chéron

Et même aux auditeurs d'ici Paris-de-France.

7:17
Locuteur 3

Vice-président de la région Île-de-France, chargé des lycées de la réussite éducative, est invitée en direct d'ici matin.

7:22
Présentateur

Merci beaucoup Valentine Lettesse, retour de l'Info à 8h.