Interventions: Eric Chenut, Président Mutualité Française et Catherine Vautrin, Ministre de la Santé
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 85 %Attaque 10 %Défensif 5 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« La sécurité sociale n'a plus les moyens de ses missions. Avec un déficit de plus de 20 milliards d'euros alors que nous ne sommes ni en crise économique ni en crise sanitaire »
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« nous contestons, nous contesterons par tout moyen toute perspective d'une nouvelle augmentation de la taxe sur les complémentaires santé »
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« Nous sommes le pays où la santé est la plus taxée en Europe et de loin »
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« la défiance entretenue dans notre pays quant à l'utilisation et au partage des données freine l'innovation et la capacité à développer des approches personnalisées, prédictives, participatives en matière de prévention »
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« Face à la crise de l'attractivité des métiers du soin et du lien essentiel à notre cohésion sociale, nous devons revaloriser et mieux reconnaître les missions de ces professionnels »
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« Face à l'augmentation structurelle des dépenses de santé et leur impact en rebond sur le coût des complémentaires, nous devons redéfinir le périmètre du contrat solidaire et responsable »
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« s'il devait en avoir un seul capable de fédérer tout le monde, ça serait le mot d'attachement »
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« peut-elle encore tenir ses promesses dans un monde tellement transformé ? »
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« dans un système fondé sur la solidarité, la fraude, elle a un nom. Ça s'appelle la trahison »
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« 22 milliards de déficit de loi de financement de la sécurité sociale, si nous répondons au seul sujet des fraudes, nous apportons 13 milliards »
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« en 2040 le nombre de personnes âgées en perte d'autonomie augmentera d'un/3. C'est 1 million de personnes supplémentaires à accompagner »
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« D'ici 2070, la population des 75 ans et plus aura doublé »
Temps de parole
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[Musique]
Madame la ministre, mesdames et messieurs les parlementaires, mesdames et messieurs les élus, mesdames et messieurs, chers amis, chers camarades mutualistes, Madame la ministre, c'est un très grand honneur de vous accueillir ici à Agin pour le 44e congrès de la mutualité française. Nous ne sommes pas ici par hasard. Nous sommes ici parce que le cœur de l'action mutualiste, c'est d'être au plus près des besoins de nos concitoyens, là où il demeure en proximité. En cet instant, je pense aux 35 millions de personnes que nous protégeons à qui nos mutuels apporte des couvertures en santé, en prévoyance, en épargne retraite, en dépendance.
Je pense également au plus de 6 millions de personnes que nous soignons et accompagnons grâce à nos 3000 services et établissements de soins d'accompagnement mutualiste. Enfin, je pense aux millions de personnes à qui nos mutuels groupes et unions mutualistes proposent plus de 25000 actions de prévention chaque année, partout et pour tous. Nous sommes ici parce que nous sommes à un moment clé de notre histoire.
Alors, des 80 ans de la sécurité sociale, il est urgent de réaffirmer et de oui de réaffirmer les principes de solidarité qui la soutendent, de repenser le système de santé pour qu'il réponde aux besoins, de questionner le financement de la protection sociale pour en garantir la pérénité. Nous avons nous aurons à écrire nos futurs ensembles. En effet, comment continuer à se soigner bien partout en France ? Comment garantir à chacun, chacune le bon niveau de protection ? Comment faire en sorte que les gens puissent se soigner en fonction de leurs besoins et y contribuer selon leurs moyens ? Voilà quelques-unes des préoccupations exprimées par nos concitoyens.
Ces questions, j'en suis convaincu, seront au cœur des échéances électorales futures de notre pays. Elle nous oblige à faire des choix clairs quant à la manière de faire société, de vivre les uns avec les autres, les uns pour les autres. Nous aurons à y apporter des réponses concrètes avec exigence et pragmatisme. Mais avant de parler de ces mesures concrètes, commençons par un constat. La sécurité sociale n'a plus les moyens de ses missions.
Avec un déficit de plus de 20 milliards d'euros alors que nous ne sommes ni en crise économique ni en crise sanitaire, force est de constater que le système de santé, le modèle de protection sociale sont à bout de souffle à cause d'une vision court termiste d'une approche purement comptable. sans oublier le champ de la cohésion sociale de la petite enfance au grand âge percuté fragilisé par des logiques purement financières au détriment de l'intérêt général. Vous le savez madame la ministre, la fuite en avant des déremboursements depuis quelques décennies par des mesures de transfert, des coûts de rabot font que les complémentaires santé sont touchés en rebond par Ricocher.
Aussi, je veux le dire ici solennellement, nous contestons, nous contesterons par tout moyen. toute perspective d'une nouvelle augmentation de la taxe sur les complémentaires santé.
[Applaudissements]
Nous sommes le pays où la santé est la plus taxée en Europe et de loin. Cette solution de facilité est aussi inefficace qu'injuste, aussi inadaptée que contre-productive. De même, l'obsession de vouloir cadnasser les initiatives des organismes complémentaires par de l'hyperréglementation aboutit au fait que les assurés sociaux sont contenés à un rôle de consommateur plutôt que d'être encouragés à devenir acteur de leur parcours de santé. Par ailleurs, la défiance entretenue dans notre pays quant à l'utilisation et au partage des données freine l'innovation et la capacité à développer des approches personnalisées, prédictives, participatives en matière de prévention.
Ce qui nuit au patients et coûte si cher à notre système de santé. C'est une vraie perte de chance. Enfin, et je veux insister là-dessus, il est temps, il est grand temps de renoncer au carcan de l'annuité budgétaire qui nous empêche d'agir. Madame la ministre, passons de la parole aux actes. Aujourd'hui, nous travaillons trop isolément les uns des autres, sans une vision partagée, sans perspective. Trop souvent, nous évoluons dans des couloirs de neige distinctes alors que nous sommes toutes et tous dans le même bassin. Aussi, les remous, les vagues des uns éclaboussent mécaniquement les autres.
En résumé, à ceux qui prétendent résoudre le déficit habissal de l'assurance maladie par des mesures petit pied, à ceux qui veulent renoncer au solidarisme, pourtant inhérant à notre protection sociale, à ceux qui financiarisent progressivement et méthodiquement le système par pure logique de profit. Je veux le dire ici, nous ne nous résignons pas. Nous ne renoncerons ni à nos valeurs, ni à notre capacité de mobilisation écologique, numérique et surtout démographique. Il est urgent graphique. Il est urgent d'agir. La procrastination ne saurait être une option entre l'écueil de l'étatisation voulue par quelques-uns ou celui tout aussi mortifère de la financiarisation défendue par d'autres.
Nous mutualistes, nous sommes convaincus qu'une troisème voie existe. Soutenable, durable et surtout solidaire. Cette troisème voix suppose deux principes fondateurs : la responsabilité et la confiance. Deux mots indissociables l'un de l'autre. Que vous soyez professionnel de santé ou du lien, pouvoir public, usager, mutualiste, chacun a une responsabilité forte quant au rôle à jouer pour le bon fonctionnement de notre modèle, son financement reposant sur un principe de répartition solidaire. Nous devons renouveler le pacte social pour que chacun puisse y prendre sa pleine place.
Ce nouveau pacte social devra permettre de refonder le socle de confiance, d'adhésion, de contribution substantiel à la compréhension de notre modèle. La sécurité sociale comme les mutuelles ne peuvent être réduites à un rôle de guichet payeur devant solvabiliser des attentes qui quelquefois sont devenues déraisonnables de la part de quelques consommateurs aussi insatisfaits qu'insatiables. Le sens, l'essence même de la protection sociale devra être questionné, repartagé parce qu'elle est solidaire. Notre protection sociale suppose une citoyenneté sociale caractérisée par la responsabilité de chacun.
Tout d'abord, la responsabilité des assurés sociaux qui doivent pouvoir recourir au bons professionnel de santé toutes les fois où c'est utile et nécessaire, ce qui implique de la pédagogie à leur attention. Ensuite, la responsabilité des professionnels de santé qui doivent prescrire en fonction de pour finir la responsabilité la responsabilité des pouvoirs publics qui doivent redéfinir l'aménagement du territoire en santé en fonction des besoins populationnels, des projections démographiques, des spécificités territoriales avec pour seul bousso l'exigence de la qualité des prises en charge.
Enfin, nous attendons de l'État qu'il assume pleinement son rôle de garant des principes, qu'il détermine les orientation attendue en matière de santé publique, qu'il assure l'évaluation et le contrôle du bon fonctionnement de notre modèle. qu'il interroge sur un principe pollueurpayeur les moyens de rendre responsable et de faire contribuer les acteurs économiques à réparer les conséquences de leur activité sur la santé. Vous le voyez madame la ministre, chacun est prêt à prendre sa part en responsabilité.
Nous mutualistes, nous sommes prêts à prendre la nôtre comme nous l'avons fait tout au long de notre histoire en adaptant nos couverture aux différentes situations de vie, aux besoins des populations, au travers nos services de soins d'accompagnement mutualiste ou de délivrance de biens médicaux ou comme préventeur. Cette troisième voie nous engage à prendre des mesures rapidement dans cinq directions car un certain nombre de questions ne peuvent attendre 2027. Tout d'abord, face à la crise de l'attractivité des métiers du soin et du lien essentiel à notre cohésion sociale, nous devons revaloriser et mieux reconnaître les missions de ces professionnels.
Face à la difficulté d'accéder effectivement aux soins sur tous les territoires, nous devons promouvoir, essimer, développer des équipes de soinsitants par une coordination des professionnels de santé renforcé, par un partage des compétences et des informations au travers mon espace de santé.
Face à la redondance des soins, à la démultiplication des prescriptions, nous devons rechercher l'efficience en nous appuyant sur les préconisations de la haute autorité de santé pour une meilleure prescription avec pour seul objectif l'amélioration des parcours sans augmentation du reste à charge des patients face à l'augmentation sans précédent de la fraude dans notre pays estimée par le Haut Conseil pour le financement de la protection sociale à 13 milliards. Nous devons renforcer les contrôles et les sanctions, permettre le partage d'information entre l'assurance maladie et les complémentaires, ce qui suppose un changement de législation.
Enfin, face à l'augmentation structurelle des dépenses de santé et leur impact en rebond sur le coût des complémentaires, nous devons redéfinir le périmètre du contrat solidaire et responsable, engager une évaluation partagée du bilan du 100 % santé avec pour ambition être en capacité de proposer des couvertures accessibles. notamment aux jeunes, aux chômeurs et aux retraités. Vous le voyez, face à chacun de ces défis, des solutions concrètes existent. Nous y avons travaillé, réfléchi souvent avec d'autres pour trouver les bonnes réponses.
Nous ne voulons pas être des commentateurs mais bien des acteurs engagés, lucide et exigeant pour pouvoir agir concrètement en responsabilité afin de restaurer la confiance de nos concitoyens dans le système de santé et le modèle de protection sociale. Au-delà de ces mesures à prendre dans les prochains mois, nous pouvons, nous devons même, nous voulons agir à plus long terme. Nous voulons assurer le financement de ce bien commun qui est la protection sociale, patrimoine de ceux qui n'en ont pas.
Nous voulons réinterroger l'articulation entre le régime obligatoire et les régimes complémentaires quant à leur périmètre, rôles et missions respectives pour mieux prévenir et gérer le risque bien évidemment, mais aussi pour renforcer l'accès aux droits de tous. Nous voulons que la prévention soit reconnue comme une prestation en nature et en service pour permettre à chaque organisme complémentaire dans l'exécution du contrat de pouvoir personnaliser la prévention, seul moyen de réduire structurellement les inégalités en santé. Nous voulons généraliser la prévoyance à tous les actifs, quel que soit leur statut et leur champ professionnel.
Nous voulons adjoindre à la complémentaire santé une couverture dépendance mutualisée par répartition solidaire. Nous voulons faciliter le développement de l'épargne populaire pour que chaque personne puisse anticiper ses projets, ses besoins futurs, sa retraite ou une éventuelle aléas. Enfin, nous voulons définciariser la protection sociale pour que nos cotisations sociales et fiscal n'aillent plus renflouer des fonds de pensions étrangers de retraités à Miami, d'actionnaires en Australie ou la pyramide de Ponzi d'Assurtec en mal de rentabilité. Toutes ces ambitions ont un seul point commun, faire en sorte que tout le monde protège tout le monde par des par des couvertures mutualisées.
Vous le voyez, il n'y a pas de fatalité qui ne résiste à une volonté commune. Nous pouvons aller plus loin ensemble. Y son-nous à la hauteur des enjeux du moment. Nous ne réussirons pas les uns contre les autres, mais bien les uns avec les autres. Comme il y a 80 ans, malgré nos différences d'intérêt, nos potentielles divergences d'appréciation, nos éventuels désaccords, mettons-nous autour de la table. J'en appelle à l'Organisation d'États généraux de la santé et de la protection social pour réussir ces états généraux. La mobilisation des acteurs de la société engagé est un prérequis démocratique indispensable.
partenaires sociaux, syndicat de professionnel de santé, association de patients, élus locaux, organisation de l'économie sociale et solidaire, en plus des financeurs de la protection sociale. Nous devons débattre avec toutes les parties prenantes sans exception au plan national comme en région pour pouvoir inventer, inspirer les solutions et les solidarités de demain. J'en suis convaincu, nous serons capables de faire émerger des solutions communes utiles à tous et à chacun. Alors, travaillons ensemble. Travaillons ensemble à l'établissement d'un diagnostic partagé.
Travaillons ensemble pour échanger, réfléchir afin d'éclairer les alternatives structurantes à arbitrer pour que nos concitoyens puissent décider en toute connaissance de cause pour eux et pour les autres. Nous aurons à déterminer quelle part de richesse nous entendons allouer pour notre protection sociale pour les 10, 20 ou 30 ans à venir. Nous devrons réinterroger la répartition des efforts entre les ménages, l'activité économique, redéfinir la ligne de partage entre capital et travail dans le partage de la valeur. Déterminer quelle contribution demander à chaque génération. C'est par cette mobilisation collective que nous éclairerons les enjeux du dép.
C'est par cet équilibre juste et solidaire dans les répartitions des efforts que nous ferons société, que nous réenchanterons la fraternité, que nous assurerons la cohésion sociale creusée de notre République démocratique, laïque et sociale. Alors, et seulement à ce moment-là, nous aurons fait œuvre utile. Je vous remercie. Bra. He. Madame la ministre, je vous invite à la tribune. Mesdames et messieurs, je vous invite à accueillir chaleureusement madame la ministre Catherine Vrin, ministre du travail, de la santé, des solidarités et de la famille.
[Musique] [Applaudissements] [Musique]
Mesdames les représentantes du maire d'Ajin, monsieur le préfet Mesdames et messieurs, madames et messieurs les parlementaires, cher Thierry Baudet, monsieur le président, merci à vous toutes et tous pour l'accueil qui est le vôtre ce matin. Alors, je commence mon propos par vous demander de bien vouloir excuser le président de la République parce que il est en fait retenu par la situation internationale et bah cela vous fait sourire. Malheureusement, la situation internationale nous fait pas vraiment sourire et je dois vous dire que je devais vous transmettre sa volonté de vous dire son attachement à la sécurité sociale, à la place qu'occupe la mutualité. dans notre modèle social.
Et je crois, mesdames et messieurs, que ces deux messages, au-delà et dans le respect des convictions de chacun démontre bien la prise de conscience qui est celle que vient d'évoquer le président Chenu, c'est-à-dire effectivement deux enjeux absolument majeurs, notre modèle social d'un côté et de l'autre côté l'un des acteurs majeurs à savoir la mutualité.
Et c'est la raison de ma venue à vos côtés aujourd'hui parce que effectivement dans l'esprit de nos concitoyens et je pense comme l'a fait le président Chenu à l'ensemble des Françaises et des Français mutualistes mais je pense aussi évidemment à ceux qui ne le sont pas et quand on parle sécurité sociale pour nos concitoyens on parle carte vitale on parle patrimoine commun pour certains trésors national pour d'autres déficit pour d'autres fraudes. Là, s'il y avait un nuage de mots derrière moi, on verrait s'afficher plein de mots qui viennent à l'esprit de nos concitoyens. Mais s'il devait en avoir un seul capable de fédérer tout le monde, ça serait le mot d'attachement.
Parce que s'il y a bien une chose sur laquelle notre modèle social est encore aujourd'hui fondé, fait encore, c'est précisément celui de notre sécurité sociale. Alors, ça a été dit 80 ans, c'est l'âge de la sécurité sociale au mois d'octobre. Elle reste au cœur de nos vies et elle est incontestablement au cœur des enjeux que traverse la société parce qu'effectivement elle soigne, elle protège mais c'est vrai qu'elle porte également les stigmates du temps. Ça a été dit, un financement qui interroge, une inquiétude sur l'organisation de sa soutenabilité et une question qui nous concerne tous, c'était l'invitation de votre président.
peut-elle encore tenir ses promesses dans un monde tellement transformé ? Et c'est ça ce à quoi vous nous invitez, monsieur le président, parce que si on regarde l'espace d'un instant, la situation il y a 80 ans, effectivement le monde a changé. Le monde a changé parce que bien évidemment notre démographie n'a plus rien à voir. Dans les années 50, les classe d'âge c'est 900000 personnes. Au moment où nous nous parlons, si je prends le chiffre 2024, c'est 650 6400 naissances. l'âge moyen du décès. Dépassez pas la soixantaine, un peu plus que 60 mais en tout cas n'allez pas à 70 ans. Vous connaissez les espérances de vie aujourd'hui.
On commençait à travailler à 15 ans, on travaillait plus longtemps. Donc autant d'éléments qui ont incontestablement changé le modèle. Et tous ces éléments, les Français les connaissent. Ils sont 9/10 à redouter que demain la sécurité sociale ne puisse plus continuer à se financer et pour autant 8/10 font confiance à la sécurité sociale pour les soigner. Et là encore, c'est un élément qui nous oblige, cette notion de confiance, l'attente de nos concitoyens et le fait de dire "Oui, en France, il y a des réponses.
Toutes celles et tous ceux qui ont eu l'expérience, ne serait-ce que d'un bobo à l'étranger, ont vite remarqué l'affire de notre système." Et c'est cet impératif là que nous voulons absolument maintenir, c'est-à-dire cette capacité à articuler la garantie de la protection et la survie de ce modèle. Faire vivre la promesse de 1945 dans la réalité de la France de 2025.
Et je voudrais dire même pas la réalité de la France 2025 parce qu'en fait ce qu'on doit préparer ensemble, ce à quoi Eric Chenu vient de nous inviter, c'est finalement préparer le centenaire de la sécurité sociale parce qu'à ce moment-là, on aura effectivement été capable de répondre aux questions qui se posent et d'apporter et de construire ce nouveau modèle. Alors, il faut se dire que quand on regarde la promesse de 45, elle n'a pas surgi d'un seul élan. Elle était déjà ancrée dans un terroau fertile et précisément, je ne peux pas ne pas le dire devant vous, celui de la mutualité qui était quand même le précurseur historique du modèle social depuis 1902.
C'est dire si dans ce domaine la mutualité avait déjà montré cette notion d'entraide de proximité de solidarité concrète préfigurant finalement ces valeurs qui sont le soc de notre pacte républicain. Et vous en écoutant le discours des ruc Chenu, le moins qu'on en puisse dire c'est qu'un siècle plus tard cet esprit mutualiste, il est bien vivant. Il suffisait de voir vos réactions et quelque part c'est cette notion là, c'est cette alliance féconde qui doit être finalement le nid de la réflexion que nous devons conduire ensemble.
Et donc très concrètement, moi ce que je suis venu vous dire ce matin, c'est que nous ne sommes pas sur un modèle de sécurité sociale finalement en hommage devant un monument figé. Nous sommes devant un monument vivant. Et la question que nous devons résoudre ensemble, c'est comment assurer l'avenir de ce modèle vivant ? Et c'est la raison pour laquelle je voudrais vraiment derrière les chiffres, derrière les éléments, l'espace d'une secondes, se rappeler quand même que derrière les chiffres, derrière les lois, il y a avant tout des vies protégées, des parcours de soins facilités, des solutions concrètes qui changent le quotidien de nos concitoyens. C'est cela que nous cherchons à faire.
Et je vous rejoins monsieur le président, nous ne sommes pas dictés par les ratios et par les approches financières. notre volonté. Non, et je le dis et je le dis volontairement, si nous étions guidés par les approches financière, je ne pense pas que le modèle social représenterait une dépense sur deux dans notre pays.
C'est cela qu'il faut regarder parce que évidemment on peut toujours considérer que ça n'est pas assez, que ça n'est pas suffisant mais on peut aussi regarder ce qui se fait ailleurs et regarder ailleurs comment l'organisation est mise en place, comment le financement est mise en place et à ce moment-là, on verra que le modèle a besoin d'évoluer mais que pour autant, il a des bases qui sont des bases extrêmement importantes et qui sont des bases sur lesquelles nous devons nous appuyer pour construire. Et le premier sujet sur lequel je voudrais absolument aller, c'est celui de la lutte contre les fraudes.
Vous l'avez évoqué monsieur le président, dans un système fondé sur la solidarité, la fraude, elle a un nom. Ça s'appelle la trahison. C'est la trahison aux valeurs et ça nous ne pouvons pas l'accepter parce que chaque euro détourné c'est un euro en moins pour celles et ceux qui en ont besoin. Chaque fraude aussi marginale soit-elle fragilise la confiance dans le modèle. Et c'est l'une des raisons pour laquelle je souhaite qu'effectivement nous avancions plus loin, plus vite et dès cette année sur le sujet. Alors, ça passe sur différ par différents éléments. Ça passe évidemment par une carte vitale sécurisée euh pour garantir l'identité des assurés et prévenir les usurpations.
Mais ça passe aussi par et je le dis clairement par les risques de fraude de certains professionnels et il faut le dire, on l'a vu sur des sujets comme les audioprothésistis pour être tout à fait concrètes. Ça passe aussi par ce qui peut se passer avec certaines plateformes de téléconsultation. Ce sans encadrement correct. Ce sont des sujets sur lesquels il y a des brèches majeures sur lesquelles nous devons avancer. Le Haut Conseil financement de la protection sociale a estimé, vous les avez cité le chiffre, monsieur le président, à 13 milliards les fraudes.
Quand tout à l'heure les uns et les autres faisaient preuve de mécontentement sur l'approche financière de la sécurité sociale, je rappelle que 22 milliards de déficit de loi de financement de la sécurité sociale, si nous répondons au seul sujet des fraudes, nous apportons 13 milliards. dire si ce sujet n'est pas un sujet anecdotique, mais qu'il est bien un élément absolument majeur de la réponse que nous devons apporter. Alors évidemment, ça ne réglera pas tout, mais c'est absolument indispensable pour restaurer la confiance. Et dans ce combat, la mutualité a déjà joué un rôle qui est un rôle déterminant.
Vous êtes en première ligne dans les domaines du 100 % santé et vous êtes évidemment pleinement mobilisé pour détecter, signaler et contribuer à la sécurisation du système. Et nous souhaitons évidemment continuer à mener ce travail ensemble. D'ailleurs, j'ai pris la peine de regarder le pacte que vous allez voter à la fin de votre congrès. Et votre proposition numéro 2, elle est précisément et vous l'avez redit dans votre discours, monsieur le président, sur l'échange de données renforcées entre l'assurance maladie et les organismes complémentaires. C'est votre proposition numéro 2.
Et bien oui, je souhaite que nous puissions travailler sur ce sujet parce que nous avions et je me permets de le rappeler déjà proposer ce cadre dans le cas dans le cadre du projet de loi de finance pour l'exercice 2025 que les que les parlementaires avaient voté. Malheureusement, ce cadre a été censuré par le Conseil constitutionnel. Pour autant, le gouvernement souhaite continuer à travailler sur le sujet, faire des des propositions nouvelles en construisant un partenariat de confiance, en renforçant les outils de coopération et de contrôle et en garantissant la sécurité des données personnelles.
Et tout ça évidemment, on doit le faire sous l'autorité de l'ACNIL, mais ça c'est logique mais il y a un chemin et ce chemin, je propose que nous le fassions ensemble. plus d'efficacité sans compromettre les libertés individuelles et la protection des données de santé. Voilà une première réponse qui me paraît absolument indispensable parce que c'est l'un des éléments de cette citoyenneté sociale que vous avez appelé de vos vœux. Elle est à la main de chacune et de chacun d'entre nous mais elle comporte différents volets et incontestablement la citoyenneté doit évidemment être respectée et donc la fraude n'a pas sa place.
Le deuxième élément que je voulais évoquer, vous en avez vous vous y avez vous aussi fait allusion, c'est la prévention à chaque âge de la vie. Parce que les grandes mutations qui fragilisent le modèle social, la transition démographique est vraiment le sujet le plus déterminant. C'est le sujet le plus déterminant parce que notre pays a changé et l'organisation de notre pays doit évidemment répondre à ces changements. Notre organisation est aujourd'hui faite pour répondre à des maladies aigues. La réalité c'est que notre pays est confronté à des sujets chroniques. Ces sujets chroniques, vous les connaissez comme moi.
il s'appelle diabète, il s'appelle maladie cardio-vasculaire, je pourrais continuer la liste et ils sont notamment liés à ces pathologies qui sont les pathologies qui accompagnent le vieillissement. Et donc nous devons incontestablement non seulement équiper, repenser le modèle pour répondre aux besoins de nos concitoyens, mais nous devons également travailler sur notre appréhension du risque et également sur sa réponse assurantielle.
Je sais euh président Chenuc, c'est un des sujets notamment celui du vieillissement sur lequel vous souhaitez que nous puissions avancer parce que nous savons tous, on ne peut pas dire qu'on ne sait pas qu'en 2040 le nombre de personnes âgées en perte d'autonomie augmentera d'un/3. C'est 1 million de personnes supplémentaires à accompagner. D'ici 2070, la population des 75 ans et plus aura doublé. Ce qui veut dire très concrètement que la population française constituera une société plus âgée avec des besoins croissants en santé et des besoins d'accompagnement social.
C'estes besoins d'accompagnement social, c'est évidemment la formation des métiers du lien social et c'est la rémunération de ces métiers parce que il y a évidemment une nécessité d'attractivité, de reconnaissance de ces métiers si nous voulons avoir les réponses dont nous avons besoin. Nos concitoyens le disent matin, midi et soir, ils veulent vieillir chez eux. Vieillir chez soi, ça a un prix, ça demande une organisation, ça demande un accompagnement. Nous devons incontestablement travailler sur le sujet et avoir capacité à le financiariser. C'est l'un des sujets, l'une des réponse attendu par nos concitoyens.
[Applaudissements]
Alors évidemment ce défi, il doit nous permettre de déterminer ensemble, vous appelez ça des états généraux, nous devons ensemble développer et nous retrouver sur nos priorités collectives. et nos priorités collectives, elles commencent sur la première question qui est comment soutenir le désir d'enfant dans un contexte de fatigue sociale, de frein du quotidien, de précarité, d'inquiétude quant à la fois l'environnement qu'il soit un environnement au sens environnemental, si je peux m'exprimer ainsi qu'au sens évidemment géopolitique du terme.
Comment garantir à chacun de vieillir dans une bonne condition en conservant son autonomie, sa santé, sa sécurité et surtout comment faire qu'à chaque âge de la vie, on ait effectivement pleinement sa place dans la République ? Parce que quand on parle de l'accompagnement de nos concitoyens, on commence avec les modes de garde et on finit avec effectivement le vieillissement. Et c'est tout au long de la vie que nous devons avoir ces réponses. Alors l'un des éléments évidemment, c'est celui de l'accompagnement mais c'est aussi celui de la prévention. Et la clé de voûte, c'est un système équitable, soutenable et durable.
Accompagner chacun tout au long de la vie, ça commence avec les nouveaux nés. Je dois vous dire que je suis particulièrement préoccupée par le mauvais classement de la France en ce qui concerne la mortalité infantile et particulièrement la mortalité néonatale. Nous avons un sujet qui mérite d'être documenté. Ce sujet aujourd'hui, nous sommes au 23e rang des pays de le CDE. C'est totalement inacceptable. Les causes au moment dont nous parlons ne sont pas totalement identifiées.
C'est la raison pour laquelle nous avons besoin de mettre en place le registre qui nous permet de déterminer les causes et qui ensuite nous permet d'apporter les réponses qui sont probablement des réponses de proximité mais pas exclusivement des réponses de proximité. D'où la nécessité d'articuler les différents besoins. Nous avons aussi tous les enjeux qui sont ceux de la vaccination. Je pense aussi bien au papillomirus pour le collège que la grippe pour les plus de 65 ans.
Quand je vois qu'aujourd'hui en période grippale, 80 % des personnes qui sont dans les services de réanimation sont des personnes qui ne sont pas vaccinées et que l'immense majorité d'entre elles ont reçu des bons pour aller se faire vacciner, on ne peut pas se dire qu'il y a un truc qui est loupé quelque part. Et ça nous devons ensemble travailler et nous devons accompagnons et accompagner et trouver des réponses. De la même manière, nous le savons tous, le tabac est un sujet, l'alcool en est un autre. Sur le tabac, c'est quand même la première cause de mort évitable.
Se dire que 75000 personnes meurent chaque année alors que ça peut être évité et que 46000 d'entre elles meurent dans des souffrance lié à des cancers, c'est un enjeu. Relever ensemble le défi d'une première génération sans tabac qui sont ceux qui naissent maintenant. Ça vaut le coup d'essayer et je pense qu'il faut continuer de la même manière. Bon, je vous en prie, vousz pas votre plaisir.
[Applaudissements]
De la même manière la nutrition avec une nouvelle version du Nutriscor pour outiller les choix de consommation et lutter contre les maladies chroniques. Je suis je sais que je suis dans le tarnégaron. Je sais que le Tarnégaron est un départ l'otgaron. Lotte et Garon pardon. à jeun à jeun et je sais qu'il y a un problème de Pruneau et je sais qu'il y a un problème de Nutriscor pour le Pruneau. C'est de cela dont je voulaz vous parler. Et donc dans le Lot et Garon le Pruneau est effectivement sur le Nutriscor mais on mange pas. Je pense que c'est un point important. J'ai eu le même cas sur le Rockfort, je vous le partage. On mange pas 100 g de rock fort.
On peut manger du Rockfort de temps en temps. Bah c'est pareil pour les pruneaux. Mais le Nutriscore, c'est un une aide à la décision qui permet à nos concitoyens d'être accompagnés dans les choix qu'ils font pour leur alimentation. C'est ça le Nutriscore et ça peut aider et je pense que ça fait partie de la mobilisation qui est la nôtre. Je reviens sur le dispositif mon bilan prévention pour vous dire que la prévention à tout âge et l'accompagnement de chacun de nos concitoyens, c'est évidemment l'une des réponses les plus concrètes sur lequelles nous pouvons avancer et je sais combien la mutualité a les réseaux, les outils, les compétences et la capacité d'animation territoriale.
Vous êtes en capacité d'agir sur les comportements, sur le dépistage, sur le suivi. Et c'est pour ça que oui, monsieur le président, je prends la main tendue et je vous dis, je veux renforcer avec vous, je veux avancer ensemble et déclinons ensemble la proposition numéro 4 de votre document parce que vous avez le mérite de travailler, vous faites des propositions, utilisons-les et plus la santé sera élargie à la prévention, à l'intergénérationnel, plus elle deviendra un projet de société et non pas seulement ce que vous me reprochez, c'est-à-dire une ligne budgétaire.
Je voudrais également venir sur le point qui fut le point de conclusion du président Chenu, la refondation de notre modèle social. Parce que quelque part, mesdames et messieurs, au-delà des chiffres, ce qui nous menace, et je le vois bien quand je vous regarde et quand je vous écoute, c'est une crise de confiance qui pourrait s'installer. C'est que les Français se disent que le fondement du pacte républicain est menacé et que quelque part le principe même de la solidarité peut vaciller.
et notre responsabilité collective dans le respect des convictions qui que nous soyons, c'est effectivement de se rassembler pour repenser le modèle, pour le rendre durable, lisible, fidèle à son ambition initiale. Ça, nous le devons à celles et ceux qui étaient les acteurs du Conseil national de la République parce que c'est cela notre obligation, c'est travailler ensemble. C'est la résidence, je sais, mais c'est ce qui a amené la République et le fondement du peuple du pacte républicain. Et c'est la raison pour laquelle j'ai utilisé le mot République.
Je voudrais insister sur cet élément qui est celui indispensable de transformer la sécurité sociale comme étant une priorité politique majeure qui réunit l'assurance maladie, les partenaires sociaux, les parlementaires, les mutuels, les organismes. Parce que ce discours-là, il est déjà au moment où nous nous parlons dans nos projets.
Vous avez entendu les partenaires sociaux, la délégation paritaire permanente n'est pas terminée que déjà il nous demande de nous retrouver autour du modèle social et je suis parfaitement prête à les réunir et ça dès le mois de juillet, c'est-à-dire dans quelques jours parce que oui, nous avons à travailler sur le sujet et nous ne sommes pas là pour réduire une ambition. Nous sommes là pour travailler sur la promesse que nous devons faire à la fois sur les retraités, sur le transfert entre les générations, sur la place de chacun dans la dans finalement l'effort collectif.
La question que nous devons nous poser, c'est combien chacun d'entre nous veut que la société mette ou consacre au modèle social ? C'est cela notre débat et comment chacun est prêt à y participer parce que ça n'est pas une simplement une affaire entre les mutuels et l'État. Ça n'est pas une affaire entre la sécurité sociale et l'État. Ça n'est pas une affaire entre les parlementaires et l'État.
C'est un sujet qui concerne toute la France, tout le corps social parce que il s'agit de l'avenir du pays et que on le voit bien, c'est cela que nous devons reconstruire pour déterminer comment nous pouvons anticiper les trajectoires, comment nous pouvons nous engager sur le long terme avec des patients mieux informés, plus conscients du coût réel de la santé et rien n'est grave. gratuit. Personne n'a droit à rien. Nous avons collectivement une responsabilité qui est de respecter le modèle social. Et donc ce droit, il n'est valable que si nous respectons le modèle. Les prescripteurs de la même manière doivent être encouragés à adopter des pratiques plus pertinentes.
C'est un élément là aussi majeur. Tout comme nous devons collectivement gagner en efficience. Gagner en efficience, ça commence par lutter contre le gaspillage, les actes redondants, les prescriptions inutiles. C'est aussi valoriser les contrôles, les bonnes pratiques, optimiser les dépenses parce que tout ça constitue des leviers d'action et donc finalement changer le modèle c'est le sauver. Il y a des petites choses et il y a des grandes choses parce qu'en faisant ça, nous redonnons tout son sens au respect de la solidarité. La solidarité est un bien précieux. La solidarité est un bien qui peut-être menacé si elle n'est pas respectée.
Et donc notre exigence collective, c'est de rendre à la sécurité sociale sa clarté, sa pérennité, sa promesse. C'est-à-dire un système qui protège sans s'épuiser, qui soigne sans exclure. Cela suppose d'oser les débats, d'entendre les tensions, de les écouter, de bâtir un nouveau pacte fondé sur trois piliers : l'innovation, la responsabilité et la justice. Et c'est dans cet esprit que je suis venue vous voir ce matin parce que je vous le redis, vos contributions ont toute leur place. Vous serez l'un des grands artisans de ce nouvel équilibre. La sécurité sociale n'est pas en fin de course. Elle est juste à la croisée des chemins.
Embrasse Crois disait : "La sécurité sociale n'est pas qu'une affaire de loi et de décret. Elle réclame vos mains. Rien ne pourra se faire sans vous. Bien, vous m'avez tendu la main. Je la prends et je sais qu'ensemble nous ferons avancer les sujets pour que la sécurité sociale soit la garante du modèle de notre pacte républicain. Merci à chacune et chacun d'entre vous.
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