Contre-Matinale #87 | Mélenchon sur TF1, Roussel à Marseille, Zemmour à Lille... Le week-end politique
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Salut à toutes et à tous et bienvenue sur le plateau du Média TV. Aujourd'hui, nous sommes le 7 février 2022, le lundi 7 février. Nous sommes donc partis pour cinq jours non-stop d'informations matinales. En direct, une information que nous voulons différente, engagée, une alternative aux grands médias contrôlés par l'État ou par les oligarques, qu'aujourd'hui encore, nous avons envie de dire merci. Merci à nos abonnés, à nos sociétaires, à nos donateurs sans lesquels nous aurions disparu depuis bien longtemps. Nous voulions vous dire que nous avons besoin de vous pour travailler dans des conditions non pas confortables, mais supportables.
Devenez abonné sociétaire, faites-nous un don unique ou mensualisé. Partagez le lien de ce direct, mettez des petits pouces bleus, abonnez-vous en activant la clochette. La contre-matinale du Média, épisode 87, c'est parti. La tradition, c'est la tradition. Comme tous les lundis, l'essentiel de cette contre-matinale sera consacré aux zappings politiques du week-end. Avec un invité, on décortiquera un peu l'actualité politique des jours qui sont tout juste derrière nous. Et l'invité cette fois, c'est Thomas Porte. Thomas Porte, un des plus fidèles compagnons de notre contre-matinale, ancien cheminot, syndicaliste. Thomas Porte est le président de l'Observatoire national de l'extrême droite.
Il a été le porte-parole de Sandrine Rousseau pendant la primaire écologiste et est désormais membre du Parlement de l'Union populaire. Avec lui, on parlera de Jean-Luc Mélenchon qui était hier sur BFM TV et qui veut toujours y croire alors que ses concurrents de gauche lui mordent les mollets. Nous parlerons de Fabien Roussel, le candidat du Parti communiste qui sort d'un meeting à Marseille où il a rodé son discours sur les jours heureux et essayé de se dissocier justement de Mélenchon.
Nous parlerons d'Éric Zemmour en meeting à Lille, malgré les oppositions de militants locaux réprimés par la police et d'Emmanuel Macron qui refuse manifestement d'entrer dans l'arène et fait campagne avec les moyens de l'État. Ce qui revient, peu ou prou, à jouer avec les règles du jeu. Mais on commence par le commencement, c'est-à-dire la titrologie. Et si le scandale Orpéa et plus largement la question des EHPAD et de la fameuse silver economy qui prend un max d'argent à nos seniors tout en les maltraitant et cette problématique du grand âge s'invitait comme un thème majeur des débats de la présidentielle qui vient.
En tout cas, le sujet est à la une d'un grand nombre de quotidiens ce matin, à commencer par Libération qui titre « Un autre EHPAD est-il possible ? » Libé dit explorer les pistes et propositions pour rendre la prise en charge du grand âge plus digne. Libé se pose ainsi une question. Faut-il interdire les établissements à but lucratif ? En tout cas, le macroniste Richard Ferrand, président de l'Assemblée nationale, est aujourd'hui d'accord avec le communiste Fabien Roussel, l'insoumis Jean-Luc Mélenchon ou l'écologiste Yannick Jadot qui veulent en finir avec ce secteur privé qui fait des bénéfices en maltraitant nos aînés. Il faut dire que le scandale est passé.
À droite, les formulations sont plus vagues, mais on admet de toute façon, on est bien obligé de la mettre, on admet qu'il y a un problème. « Scandale des EHPAD, l'onde de choc s'étend », c'est le titre du Figaro. Le quotidien traditionnel de la droite constate que l'État est impuissant face à la maltraitance et que les trois derniers gouvernements, c'est-à-dire Sarkozy, Hollande, Macron, ont enterré leurs lois sur le grand âge, faute de moyens ou faute d'ambition. Le quotidien Les Echos choisit de titrer sur le nucléaire et Macron qui serait à l'heure des choix, notamment avec le rachat attendu par le conseil d'administration d'EDF des activités nucléaires de Général Electric.
Le conseil d'administration d'EDF doit plancher sur ce rachat. Mais Les Echos évoquent aussi le risque de contagion auquel fait face le privé avec le scandale Orpea. Selon Les Echos, cette affaire menace la réputation des autres gestionnaires d'EHPAD privés. D'autant plus que l'émission Cash Investigation promet d'autres révélations, notamment sur les groupes Corian et Domus V. En dehors de cette grosse thématique, donc des EHPAD et des anciens, La Croix évoque en une la crise entre la Russie et l'Occident qui passe cette fois-ci par le dossier ukrainien.
Comment Poutine mène le jeu, titre La Croix, qui rapporte qu'Emmanuel Macron rencontre le numéro un russe aujourd'hui alors que les tensions autour de l'Ukraine sont au plus haut. L'UMA et le monde reviennent sur la politique franco-française. L'UMA, comme on pouvait s'y attendre, pour raconter avec beaucoup d'enthousiasme le meeting de Marseille de Fabien Roussel, candidat du Parti communiste. Fabien Roussel, droit au but, c'est le titre de une. Le Monde évoque dans un long article la question des parrainages en vue de la prochaine présidentielle. Les maires au cœur de la bataille des parrainages, titre Le Quotidien du Soir.
Les élus subissent, expliquent le monde, les pressions des candidats, mais aussi de leurs administrés qui veulent orienter les parrainages de leurs élus, notamment des fois en procédant à des mini-référendums locaux. Connaissez-vous Stéphane Sidbon-Gomez ? Si vous avez suivi attentivement notre contre-matinale de vendredi dernier, et si vous avez une bonne mémoire, je dirais que oui. Stéphane Sidbon-Gomez est le directeur des antennes et des programmes de France Télévisions, dont Nadia vous parlait parce qu'il avait annoncé que le service public allait proposer la réalisation d'un documentaire à Mathieu Bock-Côté.
Mathieu Bock-Côté, le remplaçant d'Éric Zemmour sur CNews, la chaîne Toute Info, contrôlée par Vincent Bolloré. Mathieu Bock-Côté, qui est également le sosie idéologique de Zemmour. Il est également question de Stéphane Sidbon. Dans une enquête explosive de Mediapart qui vient d'être publiée, son titre « Médias et politiques, ce que révèlent les écoutes Bolloré ». Mediapart a en effet eu accès à des écoutes judiciaires qui permettent de reconstituer les agissements du militardaire breton et de certains de ses proches autour du mois d'avril 2016.
C'était l'époque où l'émission complément d'enquête sortait son documentaire « Vincent Bolloré, un ami qui vous veut du bien » et où la tour Bolloré et le domicile du patron du groupe étaient perquisitionnés dans le cadre de l'enquête judiciaire autour de faits de corruption présumés en relation avec deux chefs d'État africains. Avant cette accélération, Bolloré était en contact régulier avec Nicolas Sarkozy, l'ancien président de la République, qui le conseillait secrètement dans le cadre de sa communication de crise. Il était également en relation avec Ramzi Kiroun, proche de Dominique Strauss-Kahn, mais aussi de Cyril Hanouna et de Jean-Pierre Elkabach.
En mars 2016, avant la sortie du numéro de complément d'enquête que Bolloré redoute, Ramzi Kiroun propose à Bolloré de le mettre en relation avec Stéphane Sidbon, qui est à l'époque le directeur de cabinet de Delphine Ernot, pour que Bolloré sache ce qui peut être gênant dans ce qui se prépare, afin qu'il puisse agir de manière efficace. Bolloré refuse la mise en relation directe avec Stéphane Sidbon, mais demande à Kiroun de traiter directement celui qu'il décrit comme une source à l'intérieur du système, qui lui permettrait en gros d'espionner le travail des journalistes.
Ce qui est savoureux dans la conversation, c'est quand, avec un cynisme achevé, Bolloré répond à Kiroun, qui lui demande ce qui peut être faux, dont les accusations sont sujets sur l'Afrique, sur Greenpeace, qui l'accuse de déforestation. Bolloré répond en se marrant que c'est complètement vrai, et même en dessous de la réalité. Par la suite, Ramzi Kiroun raconte à Bolloré tout ce que sa taupe au sein de France Télévisions sait, sur le contenu de l'enquête, de complément d'enquête. Une source qui s'avère très informée. Stéphane Sidbon conteste formellement avoir été cette source. Il affirme d'avoir vu le documentaire qu'après sa diffusion.
Il reconnaît toutefois qu'on est de Ramzi Kiroun dans le cadre professionnel. Une chose est sûre, Bolloré, via Kiroun, avait une taupe dans le système qui a pu l'informer sur le contenu du sujet sans toutefois pouvoir l'influencer. Emmanuel Macron ira-t-il jusqu'à vider de son sens la compétition électorale à venir en refusant de descendre dans l'arène et de se confronter à armes égales aux autres prétendants en liste dans la course à l'Élysée ? En tout cas, il n'est toujours pas candidat à sa réélection, mais a déjà obtenu tous les parrainages qui lui permettront de se présenter. Ses partisans ont commencé à distribuer des tracts et des affiches.
Ils ont déjà trouvé un slogan de campagne, avec vous, mais ils se gardent bien de faire apparaître la photo de leur champion sur les visuels qu'ils collent ou qu'ils distribuent. Un petit jeu de cache-cache, un faux suspense qui commence à énerver le reste de la classe politique.
S'il n'est pas encore candidat, ces dernières semaines, Emmanuel Macron multiplie les déplacements dans tout le pays à la rencontre des Français. Le président entretient le suspense comme ici lorsqu'il répond à la question d'un lycéen dans la Creuse. J'annoncerai ma décision en temps voulu. On est quand même dans un pays démocratique, un pays où l'État de droit, ça a du sens, où le respect des oppositions, ça a du sens, où le respect du débat politique, ça a du sens. Et donc, je crois qu'il est temps, puisqu'il utilise beaucoup les moyens de l'Élysée pour sa campagne présidentielle, il est temps qu'il ose enfin plonger dans le grand vin. Vous croyez qu'il n'ose pas ?
Ah, je pense que pour l'instant, il essaye de retarder le mouvement. L'enjeu ici n'est pas d'engager la campagne. Là, elle va se dérouler. Quand il cessera l'hypocrisie et qu'il sera candidat, même si, bien évidemment, tout le monde a compris que c'était un candidat qui parlait ici. Mais encore une fois, un déplacement électoral n'a pas été pris en charge par la République, certainement pas. Et il est temps que cette hypocrisie cesse. De quoi a-t-il peur ?
Forcément, c'est le nerf de la guerre qui suscite le plus de commentaires. Emmanuel Macron est nourri, logé, blanchi par la République. Ses déplacements sont payés par la République, par le contribuable, y compris lorsqu'il s'agit clairement d'auto-promo et de mise en musique de ses futurs axes de campagne. C'en est au point où Christian Jacob, le président du Parti des Républicains, qui soutient Valérie Pécresse, parle désormais ouvertement de détournement de fonds publics.
La charge est forte, mais on peut l'entendre, notamment alors qu'une affaire revient à la surface, avec la sortie d'un épisode de l'émission d'investigation complément d'enquête, qui évoque les fameux dîners de Bercy, organisés alors que l'actuel chef de l'État était ministre de l'Économie de François Hollande et utilisait son appartement de fonction, ainsi que des fonds publics pour étoffer son réseau, avant de crucifier son patron et mentor, celui qui l'a fait entrer en politique. Mais il n'y a pas que la question financière qui pose problème dans l'attitude d'Emmanuel Macron. En refusant de se déclarer candidat, il profite de tous les avantages de la stature présidentielle.
Il refuse de se confronter à ses adversaires. Il avance masqué le plus longtemps possible sur le programme qu'il entend appliquer. Il protège ce programme d'éventuels contradicteurs avant un second tour. Un second tour où il rêve de se retrouver face à Marine Le Pen ou Éric Zemmour pour incarner le camp du bien et tuer tout débat de fond sur l'économie, le social et l'Europe, par exemple. En toute logique, ces lieutenants expliquent qu'ils n'ont pas l'intention, ils expliquent déjà qu'ils n'ont pas l'intention de participer à un débat de premier tour. C'est en tout cas la position que défendait Gabriel Attal dans une interview accordée aux Parisiens.
Pourquoi refuser un débat télévisé avant le premier tour ? La question n'est pas d'actualité. Aujourd'hui, on entend surtout Pécresse refuser le débat avec Le Pen, qui refuse le débat avec Zemmour, lequel a débattu avec Mélenchon, qui le regrette, et ne veut pas débattre avec Jadot, qui refuse le débat avec Hidalgo. Le président a toujours montré son intérêt pour la confrontation d'idées. Mais à quoi ressemblerait ce débat de premier tour ? 12 candidats cherchant pendant 1h50 leur moment avec le président, qui aurait 10 minutes pour leur répondre. Je suis sceptique face à un tel format qui montrerait surtout un manque d'exigence démocratique. Les Français le savent.
On peut débattre de bien des manières en 2022.
Bien entendu, les raisonnements et entachés de mauvaise foi. Un tel débat souhaité, selon un sondage, par 71% des Français, c'est-à-dire une large majorité, un tel débat, il porte sur des axes programmatiques et on ne peut pas dire que les oppositions qui font face à Macron ont la même ligne à défendre sur des thématiques comme les violences policières, les salaires, l'Europe ou l'OTAN. Emmanuel Macron le sait, mais il est bien décidé à profiter de son abus de position dominante, les fameux abus de position dominante que les apologistes du marché comme Emmanuel Macron disent traquer partout. sauf, évidemment, quand ça les arrange.
Certes, les adversaires du chef de l'État auront du mal à convaincre en l'état actuel du rapport de force la Commission nationale des comptes de campagne ou le Conseil constitutionnel que son attitude conduit à une forme de tricherie, de remise en cause de l'égalité des armées. Mais d'un point de vue moral, le locataire de l'Élysée devrait désormais s'obliger à sortir du bois. Question d'honneur, question de bonne manière républicaine. C'est maintenant le moment du zap politique du week-end. Je vais appeler sur le plateau Thomas Porte. Thomas Porte, qui est le président de l'Observatoire national de l'extrême droite.
Il est syndicaliste, ancien porte-parole de Sandrine Rousseau, alors candidate à la primaire écologiste et désormais membre du Parlement de l'Union populaire. Le Parlement de l'Union populaire qui, selon Mediapart, dynamise la campagne de Jean-Luc Mélenchon. Alors, avant d'entrer dans le vif du zap politique, Thomas, est-ce que tu peux nous expliquer à quoi sert ce Parlement populaire et comment il fonctionne ? Est-ce que tu peux être notre envoyé spécial dans ce cénacle mystérieux ?
J'ai l'impression d'être à l'intérieur du Parlement pour reprendre... Pour la bonne cause. C'est ça. Non, le Parlement de campagne, on l'a lancé le 5 décembre dernier lors du grand meeting de Jean-Luc Mélenchon à la Défense. Et c'est une structure politique qui est un peu inédite. C'est un ovni puisque c'est composé à 50% de gens qui ne sont pas de la France insoumise. Et d'ailleurs, la présidente de ce Parlement-là est Aurélie Trouvé, l'ancienne porte-parole d'attaque qui est là avec son premier engagement politique. Alors nous,
à titre, disons, dans notre cuisine interne, ça nous embête parce que beaucoup de nos copains sont membres de ce Parlement de l'Union Populaire, ce qui donne l'occasion à nos contradicteurs de nous taper dessus en disant qu'on fait l'apologie de la France insoumise. Mais en fait, en réalité, tous ceux qui se sont trouvés dans les luttes qu'on a couvert les années précédentes, donc les camarades de combat, en fait, beaucoup se trouvent dans ce Parlement.
C'était une petite parenthèse. Mais c'est très important ce que tu dis parce que justement, la composition de ce Parlement-là, elle est faite aussi de gens qui depuis des années, même des mobilisations sur le terrain, sont au cœur des batailles, qui avaient toujours un regard plutôt sceptique parfois sur la politique et qui restaient un peu à distance, mais qui disent aujourd'hui au regard de l'urgence écologique, au regard de l'urgence sociale et démocratique de ce pays, il faut s'engager et la candidature qui permettrait de battre Emmanuel Macron ou la droite et l'extrême droite, c'est celle de Jean-Luc Mélenchon. Sur le rôle concret du Parlement, il a trois rôles.
Un, évidemment, de montrer que le rassemblement et l'élargissement, il est autour de Jean-Luc Mélenchon parce que beaucoup parlent de rassemblement, c'est au cœur des discussions depuis des mois. Nous, on considère qu'on le fait concrètement avec ce Parlement-là. On a eu, par exemple, il y a quelques semaines, Claire Lejeune, qui est une ancienne dirigeante des jeunes écologistes qui a rejoint le Parlement. Moi, j'ai rejoint le Parlement. On a des syndicalistes, on a des gens de génération. On a le maire communiste de Stéphane Asdine Taïbi qui est venu. On a Sébastien Jumel, quand même, le député communiste qui a annoncé son soutien à Jean-Luc Mélenchon. Donc, on voit que ça se construit.
Après, ce Parlement, il a un rôle de travail. Ce n'est pas un comité de soutien. C'est-à-dire que c'est une organisation qui doit élargir la campagne et convaincre sur le terrain. Et on a d'ailleurs lancé, lors de notre deuxième plénière il y a quelques semaines, ce qu'on a appelé le Tour de France des luttes. C'est-à-dire que ça va se dérouler et s'articuler autour de quatre campagnes thématiques. Nous sommes en pleine mobilisation sur les services publics. Nous étions devant la faculté de Tolbiac la semaine dernière et nous serons jeudi et vendredi partout en France devant les gares et les hôpitaux pour rappeler les services publics, leur importance, la question du financement.
Nous serons dans les prochaines semaines sur la question du partage des richesses où nous allons lancer une initiative innovante. Je ne vais pas le dire ici mais le jour de la Saint-Valentin pour montrer combien il faut partager les richesses dans ce pays. Après, nous aurons une campagne sur l'écologie et on finira par ce qu'on appelle nous la sixième république mais qui englobe la démocratie, la bataille pour des nouveaux droits, les luttes féministes, antiracistes. Donc, c'est vraiment un outil qui a vocation à travailler, qui propose des choses, qui est partie intégrale de la campagne et qui donne son avis sur la campagne de Jean-Luc Mélenchon.
Jean-Luc Mélenchon échange directement avec les gens du Parlement de l'Union Populaire. Donc, on voit que c'est vraiment quelque chose qui est hyper intéressant parce que ça donne du souffle et d'ailleurs, l'article de Mediapart, tu l'as rappelé, souligne que dans cette campagne qui est un peu atone et qui est parfois très classique, c'est quand même un objet qui aujourd'hui donne à voir qu'on peut faire de la politique peut-être différemment que des gens s'y insèrent alors qu'ils étaient à l'extérieur de la mobilisation politique.
Alors, avant que tu entres sur le plateau, j'ai évoqué la campagne non officielle d'Emmanuel Macron qui joue manifestement au jeu de qui se déclarera le dernier et qui profite à fond de son avantage comparatif de chef de l'État. Est-ce que tu penses que ce sont là de mauvaise manière démocratique que ceux qui l'accusent de tricherie au point de vue moral en tout cas ? Est-ce qu'ils ont raison ?
Oui, ils ont raison parce qu'on est quand même aujourd'hui à deux mois quasiment du premier tour de l'élection présidentielle. Tout le monde sait qu'Emmanuel Macron va être candidat à sa réélection. Tu l'as dit tout à l'heure, ils rééditent des affiches, des tracts, ils ont déjà les parrainages. Ils n'ont pas de candidat mais ils l'ont déjà parrainé donc c'est surprenant.
Je crois qu'il y a une forme de non-respect en plus de la vie démocratique du pays, de non-respect des Françaises, des Français qui attendent des débats et qui, on sait que la France est un peuple très politisé contrairement à ce qu'on veut laisser croire et qui aspirent à avoir des débats parce que c'est aussi ça une élection présidentielle, c'est confronter les points de vue sur des programmes et aujourd'hui Emmanuel Macron qui sait que son bilan est catastrophique, qui sait que sa gestion de la crise sanitaire n'a pas convaincu la population française ne veut pas aller débattre et ce n'est pas sérieux parce que je prends juste la question de la santé.
Cette crise sanitaire elle a posé la question de quelle santé publique on veut dans le pays. Moi hier j'étais sur une distribution de tracts dans le 93 et j'étais interpellé par des gens qui viennent du Loiret par exemple pour se faire soigner en région parisienne parce qu'ils n'ont pas de service public ou de médecins sur leur territoire donc il faut en débattre avec le président de la République qui est candidat. Qu'est-ce que c'est la politique publique que veut mettre en place Emmanuel Macron pour les 5 prochaines années ? Est-ce qu'on continue avec le saccage de l'hôpital public ? Est-ce qu'on développe des médecines de proximité ?
Tout ça c'est sérieux et je crois que c'est aussi une conception de la politique qui n'est pas à la hauteur des enjeux et tu l'as dit aussi il y a une enquête qui va sortir dans quelques jours sur quand il était au ministère et qu'il a utilisé l'argent public.
Je crois qu'aujourd'hui Emmanuel Macron fait campagne avec l'argent des Français et ça aussi c'est pas normal et ça fausse les cartes parce qu'on est tous en train d'être en campagne il y a les comptes de campagne on fait attention à ce qu'on dépense il y a les remboursements tout ça est très sérieux puisqu'après on peut être invalidé et lui c'est j'ai envie de dire c'est nos limites puisque c'est l'État aujourd'hui qui prend tout en charge.
Donc je crois qu'il y a aussi un problème à la fois de moralité mais un problème d'équité parce que les moyens financiers et humains dont il dispose dans le cadre de sa fonction de président de la République sont bien plus importants que ceux que peuvent avoir les autres partis comme candidats.
Et donc ses proches font déjà monter l'info sur laquelle en fait il n'a pas l'intention de participer à un débat de premier tour et bon ils ont évoqué François Mitterrand qu'il n'a pas fait les présidents d'avant qu'ils n'ont pas fait François Mitterrand
c'était une situation un peu différente il y avait quand même eu de la cohabitation et le débat avait eu lieu quasiment pendant 5 ans aujourd'hui Emmanuel Macron à mon avis va être obligé de tenir au moins un débat dans le cadre de l'élection présidentielle parce que je ne vois pas comment on peut tenir une campagne et une élection présidentielle se prononcer pour une candidate ou un candidat sans débattre avec le chef de l'état.
Il attend celui qui va le confronter au second tour en espérant bien entendu que ce soit...
L'élection présidentielle ce n'est pas que le second tour c'est le premier tour et on a l'impression qu'Emmanuel Macron est déjà sûr d'être au second tour. Moi je crois que c'est plus ouvert que ça et que ce n'est pas une formalité administrative une élection présidentielle c'est quelque chose de très sérieux qui va déterminer l'avenir du pays le quotidien d'un million d'habitants et prendre comme ça un peu par-dessus la jambe en disant on verra au second tour je débattrai avec celle ou celui qui sera qualifié avec moi. Là aussi il y a une forme de mépris de l'électorat puisqu'on ne sait pas aujourd'hui quel va être le verdict au sortir des urnes.
Peut-être que les sondages lui donnent l'impression qu'il sera au second tour. On se souvient qu'Éric Zemmour a été longtemps lui aussi un non-candidat un candidat non-candidat et puis il est sorti du bois. Il était ce samedi en meeting à Lille un meeting qui a été précédé de manifestations hostiles réprimées avec brutalité il faut le dire par la police. Le média engagé Nantes révolté menacé de dissolution par Gérald Darmanin le ministre de l'Intérieur a raconté l'ambiance dans un thread sur Twitter que nous voulons vous faire écouter.
Zemmour à Lille la police service d'ordre de l'extrême droite. Ce samedi 5 février à Lille le candidat pétainiste sponsorisé par le milliardaire Bolloré venait tenir un meeting meeting massivement retransmis par tous les médias dominants qui mènent une véritable campagne en faveur de l'extrême droite depuis des mois sans jamais donner la parole à celles et ceux qui défendent l'égalité et la justice sauf pour les diaboliser. La population lilloise refusait ce grand rassemblement néofasciste. Une manifestation contre l'extrême droite à l'appel de nombreuses organisations était lancée. Plusieurs milliers de personnes ont répondu présent.
Mais la police a lancé une série de charges très violentes pour voler les banderoles des manifestants puis en organisant une véritable chasse à l'homme contre les opposants et opposantes à Zemmour. Comme à Nantes comme à Paris la police lilloise a fait office de milice pour le candidat d'extrême droite et plus généralement contre toute parole antifasciste. Cela n'a pas empêché le défilé hétérogène de faire entendre ses voix dans les rues de Lille.
Alors on n'a pas montré les images de la confrontation dans les rues parce qu'en ce moment l'algorithme de Youtube strike et censure toute image de violence comme si le problème c'était plus les images de violence que la violence. Est-ce que tu es d'accord avec Nantes Revolté qui accuse la police et les médias dominants d'être les alliés objectifs d'Éric Zemmour ?
Je crois que d'abord on va avoir un message pour Nantes Revolté qui est menacé de dissolution et leur apporter évidemment tout mon soutien ici parce qu'on a besoin de médias alternatifs comme vous comme eux qui portent une autre parole et je crois que Gérald Darmanin se trompe lourdement et c'est une chasse absolument scandaleuse aux médias libres.
Quant à savoir si la police est aujourd'hui aux ordres d'Éric Zemmour je ne crois pas que ce soit le cas mais les images qu'on a vues en tout cas que vous n'avez pas diffusées mais qu'on a vues sur les réseaux ce week-end de policiers qui ont chargé des manifestants qui semblaient quand même pacifiques elles interrogent pour aller c'est dit dans le tweet pour aller récupérer les bandes de rôle des gens qui manifestaient à l'appel d'organisations très diverses et variées on a quand même vu un rassemblement le matin aussi à l'appel du parti socialiste et notamment de la maire de l'île Martine Aubry où il y avait du monde pour s'opposer à l'avenue d'Éric Zemmour donc je crois que ce n'est pas normal de voir aujourd'hui des charges et en tout cas de police sur des manifestants tels qu'on les a vus ce week-end qui manifestaient contre Éric Zemmour on a encore le droit aujourd'hui dans une démocratie telle que la France de manifester son opposition à un candidat qui est un candidat raciste qui est un candidat qui promeut la haine je l'ai souvent rappelé ici sur ce plateau et il y a eu un élément quand même encore une fois dans ce meeting ça a été révélé hier par vos confrères de LCI on a des journalistes de la chaîne qui ont été pris à partie par des militants d'Éric Zemmour et donc crachants ont été proférés sur les journalistes et ce sujet là par exemple est passé sous silence donc je crois que ça interroge sur le climat la direction de LCI
n'a pas été très elle n'a pas été très aux avant-postes dans la dénonciation de ce qui est arrivé
je crois que c'est la société des journalistes de LCI qui a dénoncé cela mais vous savez il n'y a pas de hasard quand il y a quelques mois Éric Zemmour menaçait la presse avec un fusil lors d'un salon d'armement où il avait présenté ça comme de l'humour alors qu'on sait que tous les candidats d'extrême droite en Europe et dans le monde ont eu toujours des visions de contrôle de la presse et un irrespect pour le travail des journalistes quand vous avez votre leader politique qui dans ses discours stigmatise les journalistes dit qu'il va les mettre ou pas quand il sera au pouvoir vous avez la conséquence sur le terrain avec des militants et des soutiens du candidat qui s'en prennent à ces gens-là donc je crois que c'est ça qu'il faut aussi souligner c'est que partout où Éric Zemmour passe partout où il prend la parole partout où il exprime des idées derrière il y a un déferlement de haine parce que sa candidature elle incarne ce qu'il y a de pire quelque part dans l'extrême droite française aujourd'hui elle laisse s'ouvrir des champs entiers à des gens qui étaient dans les poubelles de l'histoire qui n'osaient pas revenir à la lumière enfin on voit les soutiens qui s'accumulent on a quand même eu Rachel Pétain et qui vient là qui est un parti nationaliste qui dit que Vichy est un bon régime et qui soutient Éric Zemmour sans que ça lui pose problème donc c'est moi je suis très très inquiet du climat aujourd'hui qu'il y a autour de la candidature d'Éric Zemmour de tout ce que ça remet à la fois en termes de violence mais aussi d'idées dans le débat public et j'en prends une parce que moi je suis très attaché à la question du logement social sur laquelle je travaille par exemple où il n'a eu de cesse depuis des semaines de dire le logement social c'est synonyme des sécurités parce qu'en gros il y a trop d'immigration de voile alors ce qui est faux parce qu'aujourd'hui 88% des locataires du parc social sont des français et 70% des français sont éligibles au logement social donc c'est pas ça le souci c'est qu'il y a une espèce de stigmatisation et tous les biais de la société sont utilisés par Éric Zemmour pour montrer du droit les musulmans c'est ça aujourd'hui qui est extrêmement dangereux
en fait bon pour parler des journalistes d'ailleurs Éric Zemmour à Lille dans son meeting il a évoqué la presse de gauche qui était l'ennemi de la France cette thématique de la gauche qui déteste la France c'est quand même quelque chose qui le porte et qui avance dans la société en tout cas parmi ceux qui l'écoutent et forcément c'est inquiétant alors en parlant du contenu de la proposition politique d'Éric Zemmour comment combattre ce contenu politique quand on a l'impression qu'il s'adresse d'abord aux affects et en plus aux affects des plus mortifères est-ce que la raison il peut quelque chose sérieusement quand il parle des demandeurs d'asile qu'il faudrait affamer en réalité parce qu'il s'indigne de ce qu'on leur donne parce que le droit d'asile est un droit international qu'on leur donne un peu d'argent pour ne pas mourir de faim ce qui n'est même pas l'équivalent du tiers ou du quart du seuil de pauvreté quand il s'en indigne et que les gens ont l'impression justement qu'on leur vole leur pain que le plus pauvre d'entre les pauvres en fait c'est celui qui leur vole leur pain
comment combattre tu as raison c'est difficile puisque quand on est sur l'affect pour convaincre c'est très compliqué parce que la rationalité elle a disparu et il y a une forme de supportarisme ou de je suis quelque part le guide et la situation économique et sociale du pays est tellement difficile que c'est plus simple effectivement de regarder son voisin que d'aller regarder les véritables causes du système qui mettent les gens dans des saces de pauvreté et en vérité on est toujours le privilégié de quelqu'un d'autre si on regarde comme ça mais nous notre objectif et c'est là où il faut une véritable campagne politique c'est d'expliquer qu'aujourd'hui si on a 10 millions de pauvres si on a 8 millions de français à l'aide alimentaire si on a 12 millions de précaires énergies si on a des centaines de milliers de personnes qui ne trouvent pas de logement c'est pas la faute aux migrants qui traversent la Méditerranée au péril de leur vie c'est parce qu'aujourd'hui on a un système qui est capitaliste et qui est marchandisé et qui érige en dogme à la concurrence entre les êtres humains qui veut mettre du marché partout et comme le dit Jean-Luc Mélenchon le marché c'est le chaos aujourd'hui et c'est ça qu'il faut expliquer c'est les racines aujourd'hui du mal que subit notre pays mais l'Europe et le monde où on a des millions de pauvres et de l'autre côté une minorité qui se gave on a quand même les chiffres des dividendes des actionnaires du 440 qui sont revenus qui sont sidérants quand on voit que la crise elle a fragilisé des parentés de la société et qu'une minorité s'est gavée donc c'est là tout le travail il est là c'est notre avis d'argumentaire de concret mais c'est extrêmement difficile mais c'est aussi pour ça que dans ces moments là la bataille idéologique et la déconstruction du discours de l'extrême droite elle est particulièrement importante parce que quand j'entends Éric Zemmour moi j'ai envie de revenir sur son grand oral devant les syndicats d'extrême droite Alliance où on a entendu des choses qu'on avait rarement entendues dans le débat politique depuis des années où en gros il dit presque aux policiers vous avez un permis de tuer avec sa nouvelle expression c'est la légitime défense excusable en disant que les terroristes et les délinquants c'est la même chose de civilisation on peut pas vivre en paix avec eux mais c'est gravissime d'entendre ce genre de propos et ça alimente ce sentiment de tension dans le pays alors que je crois qu'aujourd'hui on a besoin de solidarité d'entraide et de partage mais ça c'est l'enjeu d'une campagne présidentielle et d'aller à la rencontre des gens pour leur expliquer que leurs problèmes quotidiens les gens qui sont aujourd'hui en dessous du SMIC qui vivent dans le seuil de pauvreté qui n'ont pas de logement c'est pas Éric Zemmour qui va résoudre leurs problèmes c'est un candidat qui est ultra libéral qui est au service du système et qui va continuer à perpétuer ces inégalités là
d'ailleurs alors ce qui est frappant c'est que dans son discours de Marseille il apprenait une fois de plus si c'était pas la première fois la réconciliation entre les classes c'est à dire en gros l'alliance du prolétariat français selon sa conception de qui est français et de la bourgeoisie notamment de la grande bourgeoisie qui opprime ce prolétariat en ce sens c'est un candidat en réalité qui éloigne les classes populaires de la vraie adversité de classe quelque part
il reprend quelque part c'est pas nouveau c'est le discours classique de l'extrême droite Marine Le Pen a toujours fait pareil elle s'est présentée comme la candidate du monde du travail contre la candidate de ces français qui n'arrivent pas à gêner les deux bouts mais si vous prenez le programme économique de Marine Le Pen ou d'Éric Zemmour vous avez pas le début d'une proposition pour répondre à ces préoccupations là il n'y a pas l'augmentation du SMIC il parle d'augmentation des salaires c'est à dire qu'ils enlèvent une part des cotisations en fait ils prennent l'argent d'un côté aux salariés et ils les redonnent de l'autre parce que quand on a des cotisations enlevées c'est moins de cotisations pour la retraite c'est moins d'argent public qui va dans les services publics alors que c'est le patrimoine de celles et ceux qui n'en ont pas donc on voit bien que les propositions qu'elles sont raccordes avec celles du grand patronat français il n'y a pas le retour de l'impôt de solidarité sur la fortune il y a des baisses sur les impôts des entreprises on parle d'exonération de succession à des montants que personne ne connait puisque quand on a tous dans notre entourage qui ont transmis leur succession c'est des montants qui ne sont pas déjà si importants et qui ne sont pas taxés donc on voit qu'il y a toute une mise en place de mesures économiques qui répond au désidérata du patronat qui répond au désidérata du système libéral et qui ne va pas résoudre le problème je le redis de millions de personnes qui sont aujourd'hui dans la difficulté ce sont des candidats qui sont du système parce que le système il tolère aussi ces candidats là s'il y avait des éléments de rupture avec le système capitaliste le système se mettait en branle pour les contrer et d'ailleurs le plus bel exemple c'est Vincent Bolloré qui s'est choisi comme candidat à Éric Zemmour et Vincent Bolloré c'est quand même un des premiers porte-parole du capitalisme financier mondial aujourd'hui
alors on observe un mouvement il y a des cadres du RN de Marine Le Pen donc qui rejoignent Éric Zemmour dans une sorte de mercato alors qu'il est moins bien placé dans les sondages comment tu l'analyses dans le cadre des dynamiques de l'extrême droite est-ce que ça ne va pas de soi pourquoi la personne qui finalement a si on en croit les fondages la photographie des sondages est mieux placée pourquoi cette personne est finalement abandonnée pour celle qui est moins bien placée est-ce que c'est dans la perspective de l'union des droites et dans quelle mesure quelqu'un qui est aussi extrémiste que Zemmour peut-il faire aboutir donc cette fameuse vieille lune de l'union des droites c'est vrai que c'est un peu
le mercato au pays des fachos depuis quelques semaines puisqu'on voit des transferts et notamment Gilbert Collard effectivement si on regarde simplement sur les sondages on se demande pourquoi ces gens-là quittent Marine Le Pen pour rejoindre Alex Zemmour puisque une fois encore en se référant simplement au sondage on voit qu'elle a peut-être plus de chances que lui d'être au second tour mais je crois qu'il y a aussi une part de vérité c'est-à-dire que ces gens-là ils ont toujours eu des idées très dangereuses très extrêmes très anti-républicaines et Marine Le Pen elle a depuis des années essayé de lisser son discours parce qu'elle considérait que les positions très extrêmes n'étaient pas à même de séduire un électorat et ne lui permettaient pas de gagner une élection et je crois que ces gens-là en revenant dans le camp d'Éric Zemmour ils retrouvent quelque part leur ADN c'est-à-dire leur vraie liberté de parole pouvoir se lâcher sur la République pouvoir se lâcher sur le régime de Vichy pouvoir se lâcher sur l'immigration et les musulmans où Jean-Marie Le Pen Oui c'est ça Éric Zemmour refait du Jean-Marie Le Pen il n'a absolument rien inventé et il se retrouve dans le camp d'un candidat qui leur permet de dire tout ce qui leur passe par la tête des choses les plus horribles ou les plus fausses donc quelque part l'extrême droite elle revient à sa tradition c'est-à-dire celle d'une haine d'un antisémitisme et d'un racisme qui est totalement assumé
Alors certaines personnes dans le camp de Marine Le Pen parlent d'argent de l'argent qui déverserait les proches d'Éric Zemmour
Marine Le Pen est mal placée pour parler d'argent parce qu'on a quand même vu qu'elle avait quitté la présidence du rassemblement national mais qu'elle continue à toucher son indemnité en tant que présidente son parti va être financé par une banque hongroise dont on ne sait pas trop d'où elle vient et depuis des années le Front National est une PME familiale qu'on fait prospérer pour que l'argent entre dans les caisses de la famille donc je ne sais pas si c'est des histoires d'argent ou pas C'est des Français
les plus riches qui a l'air d'être très très très proches de la campagne d'Éric Zemmour alors peut-être que ce n'est qu'une accusation en l'air mais en tout cas c'est ce qui se dit Alors je voudrais qu'on avance un peu justement dans ce zapping politique en parlant de Fabien Roussel le candidat du parti communiste qui était en meeting à Marseille où il a tenu à se distinguer de l'ancien allié Jean-Luc Mélenchon sur des thèmes comme la laïcité et le nucléaire en regard de quelques extraits de son meeting
Depuis cinq ans qui sait de rester face à Macron sinon le peuple les dynamiques que nous avons pu constater nous les avons vues dans le peuple mieux nous avons vu éclore des majorités populaires oui souvenez-vous des majorités populaires contre la politique fiscale du gouvernement contre sa politique sanitaire des majorités populaires pour la mobilisation contre la réforme des retraites des mobilisations populaires aussi avec les gilets jaunes pour réclamer plus de justice fiscale et aussi une refondation populaire de la société alors si ces majorités populaires existent elles existent dans la société entendez-moi à défaut d'exister encore aujourd'hui dans le champ électoral tout simplement parce que l'axe gauche-droite s'il structure encore le champ électoral est insuffisant à retranscrire l'ensemble des revendications individuelles et collectives et c'est pour cela qu'il ne saurait y avoir d'assignation à résidence politique et qu'il faut parler à tous par-delà les étiquettes vous le savez aussi la gauche a été forte dans son histoire non pas quand elle s'est regardée le nombril mais quand elle s'est tournée vers la France et vers le peuple alors aujourd'hui tous ceux qui pratiquent le clientélisme électoraliste tous ceux qui préfèrent le patchwork de la gauche démocrate américaine à la refondation républicaine et bien tout cela dénature aujourd'hui la gauche et c'est pour cela que nous avons besoin d'une candidature qui soit claire sur les principes républicains une candidature qui porte une laïcité assumée assumée en tant que principe d'organisation sociale et politique de l'ensemble de la société ce qui coûte cher c'est sa théorie du ruissellement et bien moi je vous propose une autre théorie le ruissellement le ruissellement ça va faire jaser ça le ruissellement c'est augmenter les salaires et les retraites parce que quand on augmente les salaires et les retraites c'est de l'argent qui va aller directement dans l'économie réelle qui va aller dans les commerces qui va aller dans nos PME c'est de rendre du pouvoir d'achat aux français en baissant les taxes sur l'énergie sur le gaz sur l'électricité sur les transports en commun sur la construction de logement mais aussi en baissant les taxes sur le carburant n'en déplaise à ceux qui n'aiment pas la voiture nous faisons le choix du nucléaire c'est assumé aussi mais c'est obligatoire on n'a pas d'autre choix c'est quand même grave que je sois le seul à gauche à défendre ça quand même c'est une réalité nous nous investirons massivement massivement dans les énergies renouvelables parce que nous en avons besoin dans l'éolien dans le solaire dans l'hydraulique dans la géothermie mais aussi dans le nucléaire parce que c'est incontournable nous ne voulons dépendre ni du vent ni du marché
alors Thomas on vient de regarder de larges extraits du meeting de Fabien Roussel qui manifestement s'oppose en anti-Mélenchon il surjoue son côté populaire pro-voiture pro-viande et bon et aussi sur des questions plus sérieuses pro-nucléaire et disons en gros plus laïcard que Mélenchon qui aurait comme le dit la droite cédé aux sirènes de l'islamo-gauchisme
moi après mon ennemi c'est pas Fabien Roussel ni les militants communistes j'entends j'ai regardé d'ailleurs des extraits du meeting de Fabien Roussel hier pour reprendre un des thèmes c'est à dire le nucléaire évidemment là il y a une opposition entre le projet de Fabien Roussel et du parti communiste français et celui de Jean-Luc Mélenchon et de la France insoumise et de l'avenir en commun et de l'union populaire pour cette élection présidentielle mais d'ailleurs Jean-Luc Mélenchon l'a redit lors de son meeting à Tours la semaine dernière si le seul problème qu'il y a entre Fabien Roussel le parti communiste français et Jean-Luc Mélenchon est la question du nucléaire nous proposons de faire comme en 2017 c'est à dire on met ce sujet là pas de côté mais on dit si nous arrivons au pouvoir on fera un référendum sur cette question là et les citoyens et les citoyennes trancheront et je crois qu'aujourd'hui on sait très bien que si Emmanuel Macron repasse pour un quinquennat supplémentaire ça va être terrible et je ne parle même pas de l'extrême droite ou de Valérie Pécresse donc moi je crois qu'on a eu un candidat commun les communistes et Jean-Luc Mélenchon en 2012 et en 2017 et j'espère qu'on pourrait aboutir encore à une candidature à une candidature commune parce qu'on a mené de nombreuses batailles ensemble depuis des années et les militants communistes sont sur toutes les luttes sont avec les gens de la France insoumise sont avec des syndicalistes quand il faut mener des batailles concrètes sur le territoire et qui sont présentes et je considère qu'on est aujourd'hui dans le même camp et je le dis tranquillement ici Jean-Luc Mélenchon n'a aucun problème avec la République il n'a pas cédé au communautarisme il n'a pas cédé à tout ce qu'on lui prête au contraire je crois qu'il a
là il ne le dit pas en fait mais il le sous-entend par exemple non mais je ne parle pas de Fabien Roussel au début c'était
oui c'était François c'était François Coq
qui était un ancien de la France insoumise qui a rejoint Arnaud Montebourg justement après les bisbis au sein de la France insoumise et donc après l'abandon d'Arnaud Montebourg il allait chez Fabien Roussel
Jean-Luc Mélenchon il n'a pas cédé au patchwork américain comme dit d'ailleurs François Coq il a simplement aujourd'hui la position d'un candidat qui défend les minorités qui défend les gens qui sont discriminés et c'est tout à fait et d'ailleurs c'est compatible et c'est l'essence même de la République de protéger les plus fragiles et de combattre toutes les formes de discrimination quelles qu'elles soient donc c'est ça la candidature aussi de Jean-Luc Mélenchon et je crois que c'est pas sérieux quand j'entends des gens qui parfois à gauche et d'autres à droite prêtent à Jean-Luc Mélenchon d'être un candidat non républicain je crois que d'ailleurs Jean-Luc Mélenchon le rappelle assez souvent pour lui d'ailleurs la France n'existe que si elle est une république
Alors quelque part est-ce que c'est trop tard pour envisager une sorte d'union est-ce que cette union viendra par le haut ou par le bas on a encore vu que le mercato de gauche cette fois-ci Fabien Roussel il a brandi Sophie Camard la suppléante de Mélenchon mais aussi des figures du printemps marseillais qui a gagné les municipales à Marseille et Mélenchon de son côté donc lui il revendique le soutien de Sébastien Jumel député et d'autres personnes d'autres figures du PCF aussi est-ce que ça peut quelque part on sait très bien que la candidature de Fabien Roussel est une candidature de témoignage et d'ailleurs c'est pour ça que beaucoup de militants communistes sont allés avec Jean-Luc Mélenchon est-ce que par le bas on peut espérer qu'une sorte d'union se fasse là-haut par le haut c'est pas possible ou bien ce sera encore possible en ce moment ?
Je sais pas si c'est encore possible mais en tout cas nous ce qu'on a essayé de faire et ce qu'on fait avec le Parlement de l'Union Populaire c'est justement cette démarche de rassemblement qui est pas une démarche de rassemblement d'étiquette où aujourd'hui on voit bien qu'on peut on va pas dire sur le même tract il y a le logo PS le logo PCF le logo FI le logo ELV et en disant c'est super on s'entend sur tout il n'y a aucun problème ça ne marche pas et en plus on a des accords donc je crois qu'il faut arriver à construire différemment le rassemblement et c'est ce qu'on essaye de faire et je crois que ça marche aujourd'hui avec le Parlement de l'Union Populaire où on a des gens qui viennent d'horizons divers et variés et qui viennent pas en disant le programme de Jean-Luc Mélenchon est le plus parfait je suis d'accord avec tout je cite un exemple Aymeric Caron qui a rejoint la campagne de Jean-Luc Mélenchon il y a quelques semaines est un militant écologiste qui a créé son parti rêve c'est pas inscrit du tout dans le programme de Jean-Luc Mélenchon où on dit il faut réduire la consommation de viande parce que c'est aujourd'hui ce que disent l'ensemble des
Aymeric Caron devrait débattre
avec Fabien Roussel et Aymeric Caron il a dit mais moi ma position c'est d'interdire la viande elle est pas dans le programme de Jean-Luc Mélenchon mais je considère qu'au moment où nous nous situons et de l'urgence qu'il y a face à nous c'est cette candidature là qui aujourd'hui a même d'opérer une rupture avec le système capitaliste pour répondre aux préoccupations d'un million de gens donc c'est ça l'enjeu est-ce qu'on décide aujourd'hui d'avoir une candidature commune j'ai envie de dire même si ce mot est parfois galvaudé à gauche avec Jean-Luc Mélenchon qui aujourd'hui est quand même en tête dans tous les sondages qui est crédité de 10% d'intention de vote et on voit y compris hier il était sur TF1 et on voit quand il y a des sondages il y a 24% par exemple des gens qui considèrent qu'il a l'étoffe d'un président de la république ce qui suffit largement déjà pour aller au second tour 26% 26% donc tu vois même plus haut que 24 donc il y a une dynamique autour de Jean-Luc Mélenchon il y avait des meetings extraordinaires on était 4500 à Nantes je ne vais pas citer tous les chiffres mais ça prend sur le terrain on voit que les réunions y compris en semaine où Jean-Luc Mélenchon n'est pas là où ce sont des militants du parlement ou des députés les salles sont contre donc on voit qu'il se passe quelque chose et je crois qu'on a les moyens aujourd'hui d'être au second tour et en tout cas on va tout faire pour y être
en parlant justement de Jean-Luc Mélenchon il était sur BFM TV hier
non non c'était Yannick Jadot non Jean-Luc était sur TF1
il était sur TF1 hier où il a repris sa parabole du trou de souris par lequel il est toujours possible de passer pour gagner l'élection qui vient pendant que de leur côté Anne Hidalgo sur France 3 et Yannick Jadot sur BFM cette fois-ci remettaient en cause ses chances d'arriver au second tour ou même son envie de gouverner en regard d'un petit zap
j'ai pris en charge ce travail et je crois que je peux y arriver il y a un trou de souris je l'ai dit je ne vous dis pas que c'est un boulevard mais ça vaut la peine de se battre de ne pas se résigner moi je crois beaucoup à ça à la force de l'enthousiasme et de la volonté de ne pas se résigner parce que les gens souffrent tellement Jean-Luc Mélenchon a dit si je suis au second tour je discuterai notamment avec les sociodémocrates Jean-Luc Mélenchon ne sera pas au deuxième tour lorsque l'on part pour l'instant il est mieux placé que vous en tout cas lorsque l'on part d'une position qui est une position protestataire qui est une position d'ailleurs qui a été très dans la contestation y compris de la légitimité de cette gauche de gouvernement cette perspective-là c'est-à-dire changer le modèle productiviste renforcer les services publics tout cela au service de l'écologie il y a un mieux-disant du côté de chez Jean-Luc Mélenchon il y a plus de radicalité et quand on voit ses propositions la forêt et la mer on a l'impression que le vert chez lui l'a emporté sur le rouge et qu'il a donné une force révolutionnaire que peut-être vous n'osez plus donner moi je veux gouverner j'ai une différence peut-être avec Jean-Luc Mélenchon c'est que je veux gouverner ce pays
alors Thomas on en revient à la dichotomie gauche réaliste gauche de gouvernement contre gauche irréaliste gauche de protestation
si la gauche de gouvernement c'est François Hollande on a donné donc c'est non merci et quand j'entends Anne Hidalgo dire Jean-Luc Mélenchon ne sera pas au second tour je pense qu'elle elle ne sera même pas à 5% donc elle ferait mieux de regarder ce qui se passe dans son camp je le dis un peu avec colère parce que ce genre de discours c'est insupportable je veux dire qu'est-ce que ça veut dire on n'a pas envie de gouverner si aujourd'hui on est en campagne et on est sur le terrain tous les jours c'est parce qu'on a envie de gouverner qu'on a un projet politique et qu'on veut le mettre en pratique dès qu'on va arriver aux affaires et Yannick Jadot quand j'entends là aussi la différence avec Jean-Luc Mélenchon c'est que je veux gouverner je crois que la différence avec Jean-Luc Mélenchon surtout c'est qu'il y a une candidature qui est de gauche radicale et une candidature qui est social-démocrate et qui veut s'arranger avec le système c'est celle de Yannick Jadot et si aujourd'hui on a des militants écologistes qui partent d'Europe Écologie Les Verts ou qui sortent de la campagne de Yannick Jadot pour rejoindre Jean-Luc Mélenchon c'est qu'ils considèrent que l'écologie politique radicale, sociale et utile à l'intérêt général elle n'est plus dans l'équipe de Yannick Jadot et Yannick Jadot je crois que c'est pas sérieux de s'attaquer aujourd'hui à Jean-Luc Mélenchon de cette manière nos ennemis je le redis ici c'est pas Yannick Jadot d'une gauche de gouvernement oui mais d'une gauche de gouvernement radical qui répond aux préoccupations qui soit pas celle qu'on a connue avec le parti socialiste et notamment François Hollande aux affaires qui vient à l'Elysée qui dès le premier jour de son mandat fait l'inverse de ce qu'il avait promis parce que si aujourd'hui on est dans une situation aussi difficile dans le pays c'est qu'on paye quand même un quinquennat de François Hollande et du parti socialiste qui a abîmé durablement la politique et notamment à gauche puisqu'il y a eu un renoncement et un reniement de la parole donnée donc ça c'est terrible y compris dans la classe populaire qui avait pour beaucoup voté pour mettre à bas Nicolas Sarkozy pour s'en débarrasser et qui s'était dit on a un candidat de gauche qui va nous protéger ou au moins ce ne sera pas pire qu'avant mais ça a été pire qu'avant donc ça on le paye donc je crois qu'aujourd'hui le parti socialiste et sa candidate Anne Hidalgo feraient mieux de se garder de nous donner des leçons
En tout cas ce qui transparaît de la prise de parole d'Anne Hidalgo et de celle de Yannick Jadot c'est au fond qu'il n'y a que la sociale démocratie qui est légitime pour gouverner à gauche alors que de toute façon pour que la gauche arrive au pouvoir en général il y a toujours eu de la sociale démocratie et de la gauche plus radicale en gros vous vous devez nous faire la courte échelle vous devez nous servir de marche-pied mais nous ne pouvons pas vous servir de marche-pied parce que vous n'êtes pas légitime et quelque part en fait la sociale démocratie valide finalement les conceptions de la droite en postulant cette dichotomie et cette incapacité de la gauche radicale à gouverner là où finalement ailleurs dans le monde des propositions radicales de gauche ont pris le pouvoir
bien sûr on parle beaucoup d'Amérique latine avec Jean-Luc Mélenchon il y a des gouvernements de gauche radicale qui sont arrivés au pouvoir en Amérique latine et ça a changé la vie des gens donc je crois que cette thématique selon laquelle seule la sociale démocratie serait aujourd'hui capable de gouverner serait raisonnable parce qu'elle aurait un programme qui enrobe tout le monde ça ne marche pas et ça ne marche plus on voit bien quand même les scores du parti socialiste aux dernières élections qu'elles soient régionales ou municipales on voit la campagne à Hidalgo et la difficulté du parti socialiste à exprimer la moindre proposition et à tenir une ligne de rupture dans les débats je crois qu'aujourd'hui les gens ils sont aussi écœurés par ça c'est à dire qu'ils sont en attente d'une radicalité et la radicalité c'est pas un gros mot encore une fois c'est la volonté de changer les choses par la racine c'est à dire ce qui nous brise et ce qui épuise des millions de vies ce qui détruit la planète ce qui a entraîné une pandémie mondiale puisqu'il y a une déforestation avec les élevages intensifs des animaux par exemple et ça c'est remettre à bas les racines du système capitaliste c'est la radicalité que porte Jean-Luc Mélenchon et je crois qu'aujourd'hui d'ailleurs les enquêtes d'opinion quand on demande aux gens est-ce que vous êtes prêts à changer votre vie quotidienne s'il y a des mesures radicales qui permettent de mieux vivre ils sont entièrement d'accord donc je crois qu'aujourd'hui il faut arrêter de croire que pour gouverner ce pays quand on est de gauche il faut être gentil avec tout le monde non si on arrive aux affaires il y aura des gens qui ne seront pas contents ce sera fini la pluie de dividendes pour les actionnaires ce sera fini de voir des gens comme Bernard Arnault qui se gavent et qui mettent des gens dans la misère ce sera fini de voir des groupes comme Sanofi je le disais ce matin dans l'Humanité qui va augmenter de 4% le versement de ses dividendes aux actionnaires et simplement 1% pour les salariés alors que depuis 10 ans elle touche de l'argent public elle supprime des postes donc ça ce sera terminé
c'est en dessous
du niveau d'inflation oui oui donc voilà tous ces sujets là ils sont sur la table et je crois qu'il y a des gens quand on dit une mesure et je termine là dessus très concrète bloquer les prix mais quel citoyen est aujourd'hui contre le fait de bloquer les prix quand on voit qu'on a des gens qui ne peuvent plus mettre d'essence parce qu'il n'y a plus de transport public on voit le prix des arrêts alimentaires qui explosent on a des factures d'électricité qui sont astronomiques parce que le prix du gaz a explosé aussi donc c'est pas c'est même pas une mesure de radicalité en fait de bloquer les prix c'est une mesure de bon sens pour protéger les plus fragiles c'est ça aujourd'hui que porte aussi la candidature de Jean-Luc Mélenchon c'est-à-dire c'est une candidature d'intérêt général contre les intérêts privés
Merci beaucoup Thomas de nous avoir accompagné ce matin la contre-matinale du Média c'est terminé pour aujourd'hui revenez ce soir pour regarder l'instant Porcher Thomas Porcher et Lisa Lab évoqueront les sujets d'actualité les plus saillants avec l'actualité que vous leur connaissez quant à moi je vous retrouve demain en compagnie de G1000 n'oubliez pas de continuer de faire vivre cette matinale en replay en mettant des petits pouces bleus en vous abonnant et en activant la petite cloche en partageant le lien bien entendu et si vous le pouvez c'est très important c'est très très important faites-nous un don simple au mensualisé vous devenez sociétaire abonné du Média à plus
Jean-Luc Mélenchon