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InterviewCONTACT AVEC STÉPHAN BUREAU· 28 novembre 2024 83 minContradictoireActualité / polémiqueImmigration & asileInstitutions & électionsEurope & internationalSolidarités & famille

CONTACT #83 | Refuser l’islamisation - Marion Maréchal (par Stéphan Bureau)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 46 %Défensif 14 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:48OuverteRéponse directe

    Bonjour Marion Maréchal, vous êtes bien connue mais pour ceux qui ne vous suivraient pas depuis 15 ans, pouvez-vous vous présenter rapidement ?

  • 1:32OuverteRéponse directe

    Vous avez fondé un nouveau parti, Liberté avec un S. Pourquoi ce choix et que signifie ce S ?

  • 2:16OuverteRéponse directe

    Vous parlez de liberté au pluriel et de libertés concrètes. Pouvez-vous préciser ce que vous entendez par là ?

  • 3:43RelanceRéponse partielle

    Vous évoquez une coalition avec le RN et LR. Sur quels points êtes-vous en désaccord avec ces partis, notamment sur l'économie ?

  • 5:44OuverteRéponse directe

    Vous mentionnez une politique nataliste et la défense de l'identité française. Pouvez-vous développer ?

  • 6:26OuverteRéponse directe

    Vous parlez d'un combat contre l'islamisation. Est-ce selon vous un combat encore gagnable ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 49:19Fait
    « un enfant pour se construire a besoin d'un référent père et d'un référent mère et que les deux ne sont pas interchangeables »
  • 50:39Marion MaréchalFait
    « je me suis opposée je continue de m'opposer sur ces sujets »
  • 51:22Marion MaréchalFait
    « ce n'est pas parce que c'est un sujet intime que ça n'est pas un sujet politique »
  • 53:21Marion MaréchalFait
    « il n'y a quasiment plus personne en France comme dans beaucoup d'endroits pour porter une voix dissonante »
  • 55:19Marion MaréchalFait
    « la GPA en France continue d'être une pratique qui existe puisque les couples qui recourent à l'étranger n'y sont pas sanctionnés »
  • 57:13Marion MaréchalFait
    « on se retrouve petit à petit dans une dérive de pratique qui me semble extrêmement dangereuse »
  • 1:01:23Marion MaréchalPromesse
    « le camp national en effet peut l'emporter »
  • 1:04:54Marion MaréchalFait
    « l'Union européenne joue sa survie sur la question de l'immigration »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur

vous avez déjà eu pardonner le mot mais honte du patronyme parce que ça venait avec justement toute cette charge non je je n'ai jamais eu honte d'ailleurs ce qui est assez remarquable he dans ma famille vous savez on est on est neuf cousins bon après il y a les arrières petits enfants mais neuf cousins à ma à mon niveau euh trois filles et parmi toute cette famille personne n' n'a jamais renié voilà personne n'a jamais honte maintenant euh ça ne m'a pas empêché d'avoir de profonds désaccords avec Jean-Marie Le Pen et d'ailleurs je les ai vous l'appz Jean-Marie Le Pen alors parce que je je je je quand je parle de l'homme public je dis Jean-Marie Le Pen et dans l'intimité évidemment c'est mon grand-père donc je l'appelle pas comme ça mais pour plus de clarté je l'appelle Jean-Marie Le Pen en

0:40
Non speech

[Musique]

0:48
Locuteur

public bonjour à tous et bienvenue à un nouveau numéro de contact en face de moi Marion maréchal bonjour bonjour élu en 2012 pour ceux qui ne le sauraient pas parce qu'évidemment j'aurais pu faire l'impass sur la présentation vous êtes bien connu mais pour tous ceux qui n'auraient pas été dans le monde politique depuis 15 ans je vous la présente rapidement élu pour la première fois en 2012 c'était la plus jeune députée je pense de l'histoire de la 5e République vous êtes vite jeune retraité en 2017 vous faites une pause vous revenez dans l'arène parce que c'est une arène que la politique au côté d'Éric Zemour c'est en 2022 le 13 mars très précisément une aventure à ses côtés qui sera courte vous serez élu sous les couleurs de son parti reconquête en juin dernier mais rapidement il y a eu du du rfifi de l'eau dans le gaz vous vous êtes assez mal entendu sur la suite du programme vous avez décidé de faire campagne pour les législatives au côté de rassemblement national et de la fraction faction Eric cioti des républicains de faire un front de la droite et ça monsieur Zemour l'a mal encaissé il aura dit que vous êtes championne du monde de la traitterise ité on y reviendra mais oui oui on est dans dans ces eaul oui dans ces eaul bienvenue à bord merci d'être là merci à vous j'ai envie de commencer avec Ben votre nouvelle incarnation politique parce que vous avez fondé une nouvelle famille un petit parti liberté identité liberté identité liberté pardon liberté avec un S c'est important très important deux mots qui sont autant de marqueur oui tout à fait alors je commence par liberté avec un S parce qu'il s'agit pas là de défendre une espèce de liberté abstraite de gauche désincarné euh parce qu'il y aurait à gauche une liberté désincarnée B je crois qu'il y a à gauche C cette tendance oui absolument euh c'est un jugement politique dur qui consiste parfois à avoir dans la gauche une forme de volonté de faire rentrer la réalité à coup de forceps parfois dans dans un certain nombre de de principes désincarnés parmi lesquels en effet l'égalité et la liberté moi je parle de liberté au pluriel c'est-à-dire les libertés concrètes charnelles enraciné et surtout palpable parmi lesquels en effet bon bah les les les les les grandes libertés fondamentales qui caractérisent l'Europe depuis longtemps liberté de conscience liberté religieuse liberté d'expression par qui sont aujourd'hui à certains égards bien bien mal mené et puis les libertés économiques on on y reviendra peut-être aujourd'hui qui sont aussi très mal menés en France hein qui est encore un pays socialiste à bien des égards très étatistes très interventionnistes alors je n'ouvrirai pas cette parenthèse avant qu'on y soit rendu mais j'ai l'impression qu'à cet égard la famille politique de laquelle vous vous êtes rapproché et qui est la vôtre par le nom que vous avez fait disparaître la famille Le Pen la famille politique du rassemblement national et bien souvent me donne l'impression d'être dans un territoire économique adjacent à la gauche c'estd très ouverte au guichet social alors on y on y reviendra mais en effet bah vous on développera le sujet mais on est aujourd'hui dans le cadre d'une coalition entre le mouvement que je viens de lancer identité liberté et le rassemblement national et le parti d'éc cuti et le propre d'une coalition c'est d'asseoir autour de la table des gens qui ne sont pas en accord sur tout sinon on est dans le même mouvement et précisément sur ces questions économiques il y a des choses qui nous rassemblent mais il y a aussi des choses qui nous opposent ou nous complètent parmi lesquels en effet ben en ce qui me concerne une remise en cause de la des dérives aujourd'hui d'une politique d'assistana extrêmement coûteuse qui pèse en particulier sur les classes moyennes la compétitivité de nos entreprises vous seriez donc d'un point de vue nord-américain ou anglais plutôt libéral alors en effet ce terme prête à beaucoup de confusions et d'interprétation en France il a d'ailleurs une connotation assez négative mais si je m'en tiens à l'esprit tokvilien du libéralisme oui c'est-à-dire un libéralisme qui s'inscrit d'ailleurs dans un un corpus politique qui est celui de la nation dans un corpus juridique qui est celui de de l'État de droit dans sa lecture originelle non pas dans cette espèce de de cadre idéologique tel qu'on le qu'on le voit aujourd'hui et chez les philosophes fa Cosset pour beaucoup euh et exactement et donc donc oui un libéralisme qui considère que l'État ne peut pas être la réponse à tout et mais je ne suis pas pour autant libertarienne qui est un courant qui existe aussi dans le aux États-Unis qui existe aussi en Amérique du Sud qui consisterait à dire que l'État doit être dépossédé finalement de toute de toute influence dans ses politiques sur les orientations à donner qu'elle considère bonne sur des comportements individuels ou même collectifs je considère que l'État doit quand même sur le plan stratégique avoir un rôle de protection mais aussi par les politiques qu'il favorise sur le plan social comme par exemple les allocations familiales si on devit prendre cet exemple faciliter ou encourager des comportements qu'on considère bénéfiques pour l'émancipation de l'individu comme Ben par exemple plutôt un mariage stable si on devait donner cette cet exemple là alors vous disiez liberté au pluriel j'ai fait une parenthèse dans votre explication et puis identité peut-être que d'ailleurs c'était làdessus que vous nous laissiez quand vous parliez de politique nataliste que l'État peut encourager alors identité qui n'est pas seulement bon évidemment qui est simplement la défense de l'identité française et européenne et de de la civilisation qui qui qui les qui les rassemble mais au-delà de ça j'ai envie de dire que je n'ai contrôlé drastiquement l'immigration ou simplement renoncer refuser ce que je fais ardemment l'islamisation de notre de notre société qui serait pour moi un renoncement finalement à à tout ce que ce que nous sommes et ce qui nous compose je de votre point de vue c'est un combat encore gagnable oui oui oui bien sûr heureusement même si la course contre la montre démographique en France est lancée puisquil faut savoir qu'aujourd'hui il y a à peu près 30 % des naissances qui sont d'origine extra eururopéennne donc une statistique que vous souligné souvent dans oui qui est une statistique officielle hein qui vienent de de de l'INC notamment qu'on peut recouper avec d'autres comme le celle de l'OCDE mais ce qui est intéressant et ce qui me mobilise énormément c'est de constater c'est d'ailleurs vrai aussi aux États-Unis que vraisemblablement selon les trajectoire actuelle d'ici 2050 ou 2060 le peuple historique français les autochtones pour utiliser à ce terme pourrait devenir minoritaire sur leur propre sol et avec pour conséquence demain un islam majoritaire puisque faut savoir qu'aujourd'hui l'immense majorité de l'immigration qui arrive et s'installe en France est une immigration sur le plan religieux islamique donc ça a beaucoup de conséquence mais mais c'est une situation dont cette population autochtone c'est c'est ainsi qu'il faut la nommer est responsable c'està-dire que il n'y a plus vraiment d'aspiration à faire des familles à fonder des familles et bien de fait et c'est pas vrai qu'en France en Italie c'est encore probablement plus accentué C l' un peu moins aux États-Unis chez nous au Québec ENF chez nous au Québec au Québec c'est à peu près semblable à l'Italie s'il n'y avait pas d'immigration on serait euh en fait à reculer en terme de population alors il y a à la fois une part de responsabilité et une part subie une part subie puisque ça fait très très longtemps des années que tout indique à travers les différents sondages d'opinion que les Français considèrent qu'il y a trop d'immigration en France P qu'il faut réduire cette immigration voir l'arrêter totalement voire même d'ailleurs organiser la remigration d'une partie des populations qui n'ont pas vocation à rester en France comme par exemple des chômeurs longue durée évidemment des clandestins ou des personnes qui de remigration ça pourrait être la déportation comme on reproche à Monsieur Trump de le suggérer non mais ce mot est évidemment utilisé à des fins de de de diabolisation d'une politique consiste simplement à renvoyer légitimement des personnes étrangères de National étrangère vers leur pays d'origine à partir du moment où ils n'ont plus vocation à rester en France soit parce que j'y viens ils ont pas les papiers pour pouvoir s'y maintenir ou parce que ils ont été condamnés sur le sol français donc ont fait outrage si je puis dire à la générosité à l'hospitalité du pays d'accueil qui est la France soit parce que ils sont par exemple des chômeurs de longue durée et qu'ils ne vivent donc et ne survivent que par bien le système social au français pour toutes ces raisons ça n'est pas admissible qu'il puisse se maintenir sur le le sol français donc je me je me refuse à a comment dire a laissé cette politique légitime être sie par un parallèle évidemment qui n'aurait rien à voir avec la déportation qu'on pu connaître les Juifs au moment de la Seconde Guerre mondiale euh par ailleurs pourquoi je vous dis ça sur la question de l'identité et vous avez ça ça recoupe votre question ça c'est la part subit puisque de fait les élites françaises depuis très longtemps communient à cette idée finalement queon peut per à la à la baisse de la démographie française en remplaçant par une une génération immigrée nouvellement arrivée selon l'idée que finalement t tous les hommes et les individualités sont interchangeables faisant peu de cas de de ce passif culturel et et religieux civilisationnel tout à fait et faisant même l'apologie d'une société multiculturelle qu'il considère comme finalement l'horizon indépassable de l'Europe le tout teinté quand même d'une forme de l'urope ou de l'Occident parce que c'est un peu le même genre de discours qu'on peut entendre en Amérique du Nord aussi bien sûr de l'Europe et de l'Occident malgré des histoires en effet différentes la construction des états s'est fait évidemment de façon différente mais derrière tout ça il y a un même mal qui frappe d'ailleurs l'intégralité de l'Occident qui est celui d'une forme de culpabilité d'ethnomasochisme dans lequel et bien on considère que l'homme blanc hétérosexuel pour résumer est le est le l'incarnation du mal absolu parce que la collaboration parce que la colonisation voilà donc dans son essence oui il serait coupable il est coupable il est l'éternel coupable là où bien les minorités diverses et variées seraient les éternelles victimes et c'est d'ailleurs toute l'essence aujourd'hui du wokisme qui qui se décline dans les universités américaines comme dans les universités européennes et donc face à cela oui il y a une part de responsabilité en ce sens que les Européens à certains égards sont dans une forme de suicide collectif c'est-à-dire que benah ils ne s'aiment pas assez pour avoir des enfants exactement je il y a de ça il y a évidemment des questions économiques et donc quand je dis identité pourquoi j'y viens donc en effet il ne s'agit pas simplement de résister à ce à ce changement démographique à ce grand remplacement démographique ou à cette islamisation il s'agit aussi de défendre de renforcer de transmettre ce qui nous singularise en tant que Français et Européen à travers le monde dans dans les civilisations et donc c'est quoi c'est un certain rapport par exemple au monde c'est une certaine vision de l'homme et de sa dignité je vous donne un exemple aujourd'hui le fait qu'on considère comme une évidence à travers la lecture des droits de l'homme que tous les hommes sont égaux en dignité on pense que c'est une valeur universelle partagée par toutes les civil mais ça n'est pas vrai en fait ce qu'on considère comme universel en réalité est singulièrement européen les Européens en effet considèrent que tous les hommes sont égau en dignité c'est pas vrai partout ça c'est une chose qui qui nous renforce c'est une certaine vision de l'affiliation c'est une certaine vision de la famille une certaine vision des rapports entre les sexes de la mort tout ça c'est un combat identitaire c'est pas ce que j'appelle ce qu'on appelle classiquement des sujets sociétux qui seraient dans un couloir à côté au même titre je vous dirais que les valeurs W si tenté qu'on puisse les réduire et les organiser soit calcable et exportable dans d'autres civilisations qui nous regarde en exportant cette idée avec je dirais une espèce de réserve polie mais qui ne partage pas nécessairement cette avancée civilisationnelle alors c'est en rien une avancée civilisationnelle c'est au contraire une terrible régression civilisationnelle puisque le propre du wisme c'est de c'est d'aller c'est de construire une forme de de société dans laquelle les rapports purement euh organiserait tout c'està-dire qu'on on en revient à ce qu'on disait tout à l'heure c'estd l'essentialisation de tous exactement c'est-à-dire que finalement on ne on ne on ne conçoit plus l'homme dans pas seulement son origine mais dans ce qui le dépasse qui lui permet de dépasser son origine c'est-à-dire sa culture sa religion sa sa façon de vivre mais on le ramène exclusivement à sa couleur de peau et on considère que cette couleur de peau organise l'intégralité des rapports sociaux et donc à partir de là on on interdit toute cohabitation parce que si on part du principe et c'est l'idéologie W qui veut ça que l'homme blanc et le mal par essence et que l'homme noir ou racisé comme on dit maintenant est la victime par essence et bien il y a plus de cohabitation possible il y a plus de débat possible il y a plus de rencontre possible et ça c'est plusintersection il y a plus oui il y a plus il y a plus de rencontre et donc il y a même plus j'ai envie de dire de démocratie possible parce que le propre d'une démocratie c'est de construire un un un consensus qui permet le fait majoritaire or là si on considère que finalement les les les origines raciales sont comment dire le le la base de toute position politique il y a donc plus de consensus donc plus de fait majoritaire et donc on tombe finalement dans des organisations politiques qui euh sont uniquement m par des systèmes communautaires ben je vous dirais que la coalition qui appuie madame maris dirait le contraire aujourd'hui c'est-à-dire que cette vision communautaire n'exclut pas de travailler au coude à coude pour faire avancer une vision politique qui sera partagée par des gens qui pour autant ne sont pas tous semblables les uns aux autres bah je ne crois pas je crois que ce qu'on voit aux États-Unis et ce qui se voit d'ailleurs en France à travers l'extrême gauche de Jean-Luc Mélenchon qui aujourd'hui flatte justement les les les communautés notamment évidemment extraeuropéenne et et islamique c'est que du coup on est plus dans la construction d'un consensus d'idée pour un projet de société commun on est en fait dans un rapport de force démographique dans lequel et bien bah le le plus nombreux finalement l'emporte sur le moins nombreux et qui crée bah perpétuelle insatisfaction frustration voire voire violence et inquiétude puisque demain donc les communautés qui sont souvent les communautés autochtones euh ont le sentiment que dorénavant bah elles sont condamné à être marginalisé parce que bah les nouvelles minorités devraient avoir kitus surtout en ce qui concerne le plan politique et je trouve que c'est c'est une vraie régression très inquiétante qu'il faut évidemment combattre alors sur la foi de cette seule présentation et de l'intituler de votre partie on a fait les 10 premières minutes de l'interview vous êtes parti euh comme un cheval qui euh se prépare à la course euh sans même prendre une respiration je me faisais la réflexion avant de vous rencontrer que ça fait 10 ou 12 ans que je vous écoute attentivement je ne vous ai jamais vu avoir deshations effectivement peut-être pas mais je ne vous ai jamais entendu avoir de doute je disais impeccable implacable est-ce que c'est lié à un entraînement est-ce que je n'ai jamais aucun doute c'est pas tout à fait vrai non je je je doute parfois je remets en question ce que je peux penser quand quand on est dans l'exercice politique vous l'avez dit au début de cette émission c'est une arène c'est un combat de boxe donc avant de donner un coup et d'en recevoir on est en permanence en train de de de se remettre en cause pour justement gagner le combat c'est un combat gagner à chaque fois et ah non pas toujours loin de là mais en en tout cas ce qui est sûr c'est que de fait la réalité euh fait que je je ne doute rarement puisque elle elle semble malheureusement confirmer ce que ce que je crois depuis de nombreuses années la réalité démographique la réalité sécuritaire la réalité économique à la fois en France et en Europe donc malheureusement quand quand aujourd'hui je m'engage moi je pourquoi je fais de la politique c'est finalement assez assez simple c'est que j'ai deux petites filles c'est ça qui m'a fait revenir en politique avant de c'est ça qui m'a fait revenir en politique je reviens en politique après l'avoir arrêté pendant 5 ans où j'ai construit une école supérieure voilà j étais très heureuse je me passais très bien de la vie publique j'y reviens parce que j'ai deux petites filles et que et que aujourd'hui elles grandissent dans un pays où il faut quand même comprendre que chaque semaine on découvre avec horreur des viols des meurtres bien souvent commis par des clandestins dans lequel on ne peut plus circuler dans les grandes villes en sécurité enfin voilà donc c'est une angoisse et donc je me dis avant de avant de mourir et avant de rendre mon âme à Dieu j'aimerais bien avoir fait le maximum pour qu'elle puisse grandir dans un pays en sécurité et vous me disiez tout à l'heure un micro fermé parlant de ce caractère impeccable et implacable que il ne fallait surtout pas déroger parce que vous êtes encore jeune et s'il fallait que vous deveniez mol un jour ça serait pitoyable il y a ce risque de s'affaer il y a ce risque alors je pense qu'en politique il y a le risque que j'ai sil dédain à l'idée de plier les chines non mais je j'espère faire la démonstration et je je m'y attache de ne pas de ne pas céder et de mener tous les combats y compris les combats culturels face à une gauche idéologique très très très menaçante hein et de plus en plus violente de plus en plus antisémite de plus en plus communautaire en France est ce que je constate ce que je ressens c'est qu'en tout cas en France nous sommes à la croisée des chemins c'estàdire que nous avons à certains égards relativement peu de temps pour pouvoir rattraper les choses encore rattrapables et donc ce que ce à quoi je m'attache c'est de c'est de donner le maximum dans le temps imparti qui nous reste mais je suis néanmoins extrêmement enthousiaste parce que tout ce qui nous révèle se révèle ces dernières années c'est que le camp national n'a jamais été aussi proche du pouvoir et donc en cela bon bah c'est le moment de mettre toute son énergie et c'est ce que je fais avec identité liberté dans la bataille nous y reviendrons sur ce combo et cette possibilité que ce camp national comme vous le nommez puisse peut-être à la faveur des prochaines présidentielles être aux manettes je crois que tout combat politique est aussi incarné dans une biographie je parlais tout à l'heure d'ENT main est-ce que vous avez souvenir de ce que dans le logiciel familial et je parle des Le Pen depuis toujours la politique est une constante et qu'on vous y a préparé alors ce n'est pas si organisé que cela c'est-à-dire que je suis comme je suis comme Obélix c'est-à-dire je suis tombée dans la marmite quand j'étais petite mais une marmite qui n'a pas été placé là à dessin et dans laquelle on m'aurait jeté volontairement c'est-à-dire que cette marmite finalement elle était au milieu du foyer elle prenait énormément de place et elle s'appelait d'ailleurs Jean-Marie Le Pen certains diraient marmite d'autres minir et et que toute notre jeunesse a été malgré tout conditionné par à la fois cette filiation et cette omniprésence de l'école jusqu'à l'université jusqu'à nos activités extrascolaire parce que nous étions toujours les petits enfants d'ux et parfois c'était un passif par moment évidemment c'était à la fois un honneur et un fardeau et un fardeau parce que bien sûr il y a imaginez il y a moi j'ai maintenant 34 end une trentaine d'années de cela euh le la diabolisation de d'un personnage comme Jean-Marie Le Pen et Front national était extrêmement vive et donc ça suscitait bah de des des des parfois des insultes parfois des agressions du rejet et donc finalement on s'est on s'est construit dans une forme d'adversité moi mes cousins mes tantes mais qui qui qui à certains égards vous entraînent vous entraînent à ne pas céder à ne pas avoir peur à à répondre à réfléchir aussi à à pourquoi ces accusations et donc oui à certains égards c'est un un entraînement qui malgré nous vous avez déjà eu pardonnez le mot mais honte du patronyme parce que ça venait avec justement toute cette charge non je je n'ai jamais eu honte d'ailleurs ce qui est assez remarquable he dans ma famille vous savez on est on est neuf cousins bon après il y a les arrièreptits enfants mais neuf cousins à ma à mon niveau trois filles et parmi toute cette famille personne n' n'a jamais renié voilà personne n'a jamais eu honte maintenant ça ne m'a pas empêché d'avoir de profond désaccords avec Jean-Marie Le Pen et d'ailleurs je les ai exprimé Jean-Marie Le Pen alors parce que je je je je quand je parle de l'homme public je dis Jean-Marie Le Pen et dans l'intimité évidemment c'est mon grand-père donc je l'appelle pas comme ça mais pour plus de clarté je l'appelle Jean-Marie Le Pen en public et et c'est desésaccords j'ai pas d'ailleurs je les ai exprimé publiquement quand il était encore en capacité d'ailleurs d'y répondre parfois vivement donc il y a pas d'ambiguïé là-dessus mais je n'ai jamais eu honte parce que je ne vois pas comment avoir honte malgré tout et je pense qu'aujourd'hui tout le monde avec le recul lui accordera d'un homme qui a vu beaucoup beaucoup de choses que personne n'avait vu qui a défendu ses idées dans l'adversité et voilà la pire des des des les pires des attaques et du et parfois même des tentatives de déshonneur à son égard en ce qui concerne l'affaire Carpentra bon voilà que vous connaissez peut-être pas mais qui qui a été un vecteur de diabolisation très injuste directement lié à votre arrivée en politique en 2012 tout à fait tout à fait tout à fait et et euh et un quelqu'un qui a mis sa vie au service de la France jusqu'à sa jusqu'à même sa vie puisque lorsqu'il avait 26 ans et qu'il était lui aussi le plus jeune député de l'hémicycle il quitte finalement la députation pour aller faire la guerre en Algérie et pour défendre l'Algérie française puis il va faire la guerre en Indochine bon voilà c'est sa vie est une épopée donc non j'en ai j'en ai pas honte vous comprenez le choix du mot non pas parce que je crois que ça méritait d'avoir honte mais c'est le genre de sentiment possible quand on est jeune et qu'on ne comprend pas quand on jeune évidemment bien et que on est peut-être mal mené parce que à l'école parce que sur la place publique parce qu'on arrive pas à à démêler tout ça oui vous avez raison c'est ça c'est ce qui peut arriver mais le constat je ne saurais pas vraiment expliquer pourquoi le constat en tout cas c'est que bah toute ma famille mes cousins mes mes tantes on a fait on a fait bloc on a fait front et on a fait clan on parle beaucoup du clan Le Pen en France vous savez et à certains égards ça n'est pas totalement faux et pourtant vous l'avez bien constaté on a pas tous les mêmes parcours politiques on a pas tous les mêmes idées on a pas tous le même style et pour autant voilà cette vie particulière fait que en effet bon on fait clon vous avez déjà pensé à gauche ne serait-ce que pour faire dérailler un peu le fond de commerce familial est-ce qu'il y a déjà eu une tentation de Ben de prendre le contrepied comme on peut le faire quand on est Adol en ce qui me concerne non pas du tout à la limite le le seul contrepied si je peux dire qu' n'en est pas vraiment un c'est que j'ai fait partie de cette génération qui fut un temps a été séduite par Sarkozi par Nicolas Sarkozi ça c'est pas tout à fait la gauche non c'est pas tout à fait la gauche c'est pour ça que je vous dis si on peut parler de contrepied pour vous SAR c'est la gauche alors on pour mais pourquoi je vous dis ça parce que c'était encore l'époque où Jean-Marie Le Pen était candidat à à l'élection présidentielle bon il se trouve que je n'étais pas en âge de voter mais c'est vrai que je fais partie de cette génération qui a eu beaucoup d'espoir déçu malheureusement par la suite mais en Nicolas Sarkozi à l'époque donc jamais de tentation à gauche donc non jamais de tentation à gauche politiquement vous sentez les choses depuis toujours c'està-dire qu'il y a des enjeux qui vous dépassent et pour lesquels l'engagement était un hor je crois que ce qui a permis justement de ne pas avoir ces tentation ou c'est aussi le fait qu'en évoluant dans un environnement politique depuis tout jeune nous avons été à fréquenter toutes sortes on va dire de de de milieux sociaux des Français très très divers qui venaient de toutes sortes aussi de territoires de et donc finalement on nétait pas simplement enfermé dans dans une bulle parisienne comme comme le sont parfois certaines élites politique qui sont une espèce de moule à gaufre quoi voilà ils viennent tous des mêmes quartiers ils fréquentent les les mêmes milieux sociaux ils vont dans les mêmes écoles ils vont tous faire l'ENA ou d'autres et donc ça crée une espèce de conformisme idéologique avec les les mêmes goûts les mêmes aspirations les mêmes réflexes auquel vous ne vous associez pas du tout et et je et je pense qu'à certains égards on a un parcours un peu un peu différent pour des raisons aussi qui tiennent au fait que pendant longtemps cette élite a rejeté la famille en bloc donc on on les on les voyait pas on les fréqu pas nous on a on a tous fait l'école publique jusqu'à l'université publique donc on a des parcours un peu un peu différents un peu parallèles et du fait de nos engagements politiques très jeunes ou en étant simplement bah dans dans les événements politiques lorsque nos parents nous prenaient avec nous voilà on on a on a été me semble-t-il en contact avec la France dans toutes dans toutes ses compositions dans toutes ses composantes pardon dans toute sa diversité et ça a permis je crois de bah de nous conforter finalement dans nos certitudes vous avez déjà eu le sentiment d'être une paria parce que justement tellement atypique dans le paysage ah bah je pense que dans la famille on en a on a tous eu ce sentiment à un moment donné oui enfin moi je veux dire j'ai j'ai j'ai perdu parfois des boulots quand on découvrait qui qui j'étais ça m'est arrivé des boulots étudiants et ce genre de choses mais la bonne nouvelle derrière tout ça c'est que les choses ont beaucoup évolué de ce point de vue et et ce qui existait et ce qui ce qui était autorisé encore il y a quelques années et compris à l'égard de de d'enfants ou d'adolescents aujourd'hui serait parfaitement inadmissible donc mais ce l'était quand vous aviez 10 he c'est ce que vous dites oui ça l'était en effet ça on s'autorisait des choses et certains professeurs même s'autorisit des choses en cours je pense qu' aujourd'hui il ne serait plus serait plus toléré ce qui démontre bien quand même que les idées du camp national ah bah il est arrivé je pas à vous que je vais apprendre je que l'éducation nationale en tout cas en France mais pas seulement est très largement composée de professeurs qui sont parfois engagés à gauche voilà et qui qui le font savoir et le font valoir de manière parfois décomplexée à l'intérieur de leur cours et s'autoris donc un certain nombre de de de saccage ou de discrimination quand ils ont des élèves qui eux sont identifié comme engagé à droite ou en ce qui me concerne simplement rattaché à une famille qui leur déplaisait beaucoup bon donc ça on va dire que c'est le c'est c'est mais je regrette pas tout ça parce que comme vous l'avez dit justement c'est c'est aussi un bon entraînement pour pour la suite mais c'est justement là où je voulais en venir c'est-àdire que depuis toujours vous avez été entraîné préparé ce qui fait qu'aujourd'hui je ne vous vois ouais que très rarement diss on transpirer quand vous êtes sur les plateaux ou ailleurs prête au combat en toutes circonstances bon détrompez-vous je transpire mais je transpire dans les dans les dans les coulisses voilà ce qu'on c'est le track des coulisses vous savez ce qu'on dit puis après quand on arrive sur scène voilà on essaie de le dissimuler vous pensiez plus jeune que vous auriez un destin politique parce que en 2012 quand vous choisissez très jeune enfin je ne sais même pas si vous choisissez parce qu'apparemment Jean-Marie Le Pen votre grand-père a quand même sonans Moot à dire et il y a une correspondance entre vous deux oui c'est un parcours un peu atypique et curieux parce que moi je suis engagé comme militante mais militante on va dire anonyme et je me refuse d'ailleurs avoir une quelconque responsabilité même au niveau des jeunes dans le mouvement parce que je voulais pas donner le sentiment d'une forme de de de népotisme ou de favoritisme voilà bon il se trouve que en 2012 en effet Jean-Marie Le Pen me demande il me il me confie une mission un peu singulière disons-le puisqu'il me demande d'aller laver l' du nom Le Pen dans la circonscription donc de Carpentra qui se trouve dans le vooclus dans le sud de la France suite à une affaire qui avait eu lieu en 90 moi j'avais 1 an à l'époque même pas et qui était une affaire sordide monstrueuse la profanation d'un du cimetière juif de Carpentra dans lequel le corps du pauvre monsieur germon d'ailleurs avait été lui-même profané et et d'ailleurs on découvrira par la suite que ce ce monsieur germon était ironie du sort un sympathisant du Front national mais enfin qu'importe le le gouvernement à l'époque de gauche en profite pour salir déshonorer le Front national pointant du doigt la responsabilité directe des idées naséabondes de Jean-Marie Le Pen et s'en suit à la suite de ça exactement dont on découvrira d'ailleurs par la suite qu'en réalité le parti n'avait rien à voir ni de près ni de loin avec ceux qui ont été à l'origine de de cet acte ignoble bon qu'importe ça a laissé une une une comment dire une marque très très lourde dans la vie politique qui bah selon Jean-Marie Le Pen n'a jamais été finalement ni soldé ni réparé et donc il me dit bah va à Carpentra présente-toi dans cette circonscepption et lave l'honneur du nom Le Pen en en faisant à minima un très bon score donc affaire politique ou affaire familial bah à certains égards un peu à faire je dirais pas familial mais en tout cas à faire de de réhabilitation d'un honneur sali qui est à la fois politique et personnelle ça c'est vrai et donc je pars à Carpentra mais je pars à Carpentra parce qu'en effet Jean-Marie Le Pen après une très nombreuses longue correspondance avec moi dans lequel je lui dis régulièrement et à répétition non finit par me convaincre en allant chercher un peu une vraie Le Pen tu y vas voilà je vois que vous êes bien renseigné donc là je suis piqué au vif je suis piqué au vif donc je pars mais je pars sans imaginer une seule seconde et personnees ne l'imaginit que je gagnerais puis ensuite la suite vous la connaissez je suis en effet élu et et voilà je suis devant vous aujourd'hui et d'ailleurs au moment où vous vous présentez à l'Assemblée nationale la première fois ça nous ramène peut-être à ces années ou plus jeunes vous étiez à l'école et à l'occasion singularisée vous constatez qu'une très grande majorité des députés refuseront de vous serrer la main oui c'estàd qu'à l'époque drôle de manière c'est un drôle d'avénement politique non oui alors il faut imaginer faut remettre dans le contexte à l'époque c'est-à-dire que le Front National a disparu de l'hémicycle depuis 1986 ENF à une exception près mais voilà depuis globalement 1986 donc c'est un événement politique c'est un c'est un séisme le retour du Front national dans l'émicycle du parle de l'Assemblée nationale avec deux députés à ce moment-là Gilbert Collard et moi-même et donc c'est vrai que bon au moment où j'arrive je suis benjamine de l'Assemblée donc la plus jeune je suis amené à être secrétaire de séance pour surveiller l'urne dans laquelle se jouera l'élection du président de l'Assemblée et à ce moment-là les 576 autres députés passent devant moi et une très grande majorité d'entre eux de droite d'ailleurs comme de gauche refuse en effet de Me de me serrer la main donc on va dire le ton est le ton est donné pour les 5 années les 5 années à venir ou pour les 5 années à venir ou pour le restant de vos jours non pas le restant de nos jours puisque de fait aujourd'hui vous l'aurez constaté alors moi je mais ça vous a certainement inoculé contre une certaine façon de faire les choses peut-être même contre le miprix bon ça nous libère en fait du ça nous libère du jugement social donc ou ça vous libère ça nous pour ceux qui ont vécu cela et moi du coup en faisant partie me libère de ça me permet il me semble-t-il de pas être comment dire de ne pas souffrir du jugement du magistère moral de la gauche et donc c'est une grande liberté mais vous disiez qu'il y avait pas que des gens à gauche qui ont refusé de vous serrer la main donc quand même dans votre famille politique étendu on ne vous tend pas la main fut un temps ou le fameux cordon sanitaire vous savez qui considère qu'il y a d'un côté les microbes infréquentables et puis de l'autre les gens sains qui dans lequel c'est complet et encore malheureusement en partie continue de se complet encore une partie de la droite française mais petit à petit on l'a vu avec notamment l'alliance d'éic Coti ancien président DLR avec le rassemblement national ce cordon sanitaire de plus en plus est mis à mal on le voit nous avec aujourd'hui notre participation à un groupe conservateur au Parlement européen qui lui-même arrive régulièrement à faire des alliances avec le centre droit pour bloquer des textes de la gauche ou faire adopter des choses voilà ce cordon sanitaire quand même aujourd'hui est très affaibli en France par rapport à ce qu'il était il y a encore seulement 10 ans je reviens à ces années de formation parce que j'imagine qu'elle pèse dans votre destin je pass à passioné tout le monde que je parle de moi pendant mais euh si vous parlez de vous vous parlez aussi de vos idées j'essayie j'espère vous pensez vous avez des doutes non non mais je je voudrais je je je sais pas si le fait de parler de moi intéresse beaucoup donc j'espère qu'à travers ça on arrive quand même à faire passer quelques messages politiques mais j'ai constaté que à la première seconde au moment où on lance l'interview vous faites passer des messages je je profite des ouais des des trous que vous laissez exactement mais je pense que tous les trous sont différents et demande être rempli autrement peut-être je reviens donc à ces années de formation quand vous avez 19 20 ans il est facile ou difficile de résister à à son grand-père qui insiste pour que vous fassiez vos premières classes en politique et aussi probablement parce que il participe à façonner votre votre philosophie je je non je vous confirme que c'est pas évident de dire non à Jean-Marie Le Pen mais je l'ai fait euh si à la fin je finis par par céder c'est parce qu'il en appelle à moi euh enfin il en appelle à un sentiment chez moi qui qui qui qui ne m'a jamais qui ne m'a jamais quitté enfin il a il a ce ce ce don qu'on la plupart des grands hommes politiques c'est-à-dire qu'il est capable d'aller chercher dans dans les tripes et le cœur de ceux avec qui il il échange finalement de quoi se de quoi se mouvoir voilà il identifie chez les gens ce qui évidemment chez eux est un facteur de mobilisation et donc il en a appelé au sens du devoir nous on a beaucoup grandi là-dedans en disant mais finalement si même vous dans dans notre famille où on vous a élevé éduqué avec ce souci permanent de votre pays de vos compatriotes vous n'estes même pas capable de vous engager de montrer l'exemple alors arrêtez de croire que les autres vont le faire et ça c'est un argument imparable voilà c'est un argument imparable donc donc j'y suis allé mais j'ai j'y suis allé aussi convaincu qu'il fallait y aller à l'issue pourtant 5 ans plus tard vous choisissez de faire une pause c'était trop jeune trop tôt je dirais pas cela il il y a plusieurs raisons qui m'ont conduit à arrêter la politique totalement parce que c'est vrai qu'entreetemps je suis candidate aux élections régionales en Provence salpe au Côte d'Azur on fait un excellent score et je suis je président du groupe d'opposition enfin c'est cette période est une espèce de tornade qui va très vite et qui est à la fois extrêmement enthousiasmante mais c'est vrai que BFF tout et qui et qui dévore tout et bah vous y venez naturellement qui dévore la vie personnelle la vie familiale moi j'ai le sentiment j'ai une petite fille à ce moment-là de 2 ans de pas l'avoir vu donc je je veux retrouver du temps pour pour ma famille parce que je considère que si on peut pas s'occuper de sa petite patrie correctement compliqué de s'occuper de sa grande patrie efficacement j'avais souligné cette déclaration je trouvais intéressant ce concept que à quelques occasions vous avez présenté c'est vrai qu'on peut difficilement se battre pour le pays si on n'est pas capable à une échelle plus micro de faire en sorte que que sa vie sa petite patrie soit onné c'est me semble-t-il me semble-t-il et c'est donc ce que j'ai essayé de rééquilibrer un peu dans un premier temps la deuxième chose également c'est qu'à ce moment-là pour ceux qui connaissaient la la la vie politique j'avais un certain nombre de désaccords idéologique avec le rassem ement national puisqueen fait j'avais déjà en gestation voire même très installé toutes les idées que je continue de défendre aujourd'hui sur les questions économique sur les questions européennes et qui constituait à l'époque un peu malgré moi d'ailleurs une forme de courant libéral conservateur à l'intérieur du rassemblement national mais qui bon comment dire n'était pas reçu toujours très favorablement par la direction et donc voilà si vous voulez ou exactement et donc je ne voulais pas je je je voyais bien que la cohabitation était de plus en plus compliquée et je ne voulais pas de de comment dire de clash ouvert avec Marine Le Pen donc je préfère prendre du recul et puis la dernière chose parce que c'était inéluctable à ce moment-là selon vous qu' cl Ctait compliqué d'y échapper parce que les médias alimentaient aussi évidemment beaucoup cela enfin voilà donc donc je ne voulais pas cela je ne voulais pas vivre cela donc j'ai préféré prendre du recul et puis la dernière raison qui est une raison aussi très politique et qui m'a conduit d'ailleurs à faire le choix que je feraiis plus tard avec éc Zemour c'est que moi j'aiété convaincu depuis le départ qu'aucun parti politique ne pouvait gagner seul pas plus d'ailleurs le rassemblement national qu'un autre ce n'est pas à ses à ses talents ou à ses carences particulières c'est un fait que aujourd'hui sous la 5e et et partout en Europe toutes les parties au pouvoir exactement arrivent parce qu'ils rassemblent au-delà de leur mouvement en coalisant d'autres d'autres mouvement et à ce moment-là moi je plaide pour qu'on qu'on ouvre des brèches avec les républicains l'UMP de l'époque et donc travailler à une coalition vers la droite et je me heurte un refus bon je me vais pas m'y étendre à ce moment-là pour différentes raisons et j'ai un point de bascule psychologique et politique en 2015 au moment des élections régionales au moment des élections régionales en provinceal Côte d'Azur on fait un score très très bon on fait autour de 40 % au 1emer tour on devance très largement le candidat UMP de l'époque qui est Christian estrzi et le candidat socialiste mais il y a un deuxème tour exactement et les sondeurs de l'époque me disent tous mais oh là là avec une telle avance c'est gagné c'est gagné on n jamais vu une telle avance qui n'aboutisse pas à une victoire au second tour et pourtant on perd alors on perd avec dans une triangulaire on perd alors non duel parce que le candidat socialiste désiste pour le candidat LR enfin UMP on perd parce que de fait alors on fait un score historique le meilleur score du rassemblement national jamais atteint à l'époque bon très bien mais enfin au lendemain des élections que vous fassiez 45 % ou en fassiez 21 le résultat est le même et je vois bien qu'on qu'on perd parce que on est seul et parce qu'on arrive pas à rassembler suffisamment on n arrive pas à les convaincre suffisamment d'électeurs au-delà et la victoire morale ne vous intéresse absolument pas et la victoire morale me me suffisait pas c'est c'est évident et donc à ce moment-là j'ai le sentiment que je suis enfermé dans dans une impasse politique que je donne de l'espoir aux gens euh parce que voilà on défend des idées on promet des victoires mais qu'on s'en donne pas totalement les moyens et donc entre 2015 et 2017 C cette idée ne ne voilà ne me quittera jamais et j'en tire la conclusion que finalement il vaut mieux que je prenne du champ en 2017 plus difficile d'arbitrer des rivalités politiques et des visions politiques avec quelqu'un qui est aussi sa tente parce qu'il y a un peu de ça aussi alors alors les les rivalités les ambitions les égos font partie de la politique il faut l'accepter là où il y a de l'homme là a l'hom rie c'est comme ça exactement et moi je dis l'homme au sens large dégenré comme on dit maintenant parce que je crois pas qu'il y a plus de vis chez les hommes qu'il n'y en a chez les femmes euh donc il pourrait y avoir aussi du vis chez les femmes et bah il y a évidemment du vis chez les femmes commeil y en a chez chez chez les hommes je suis pas non plus communie pas non plus à cette guerre des sexes qui est indépend détestable du wisme euh donc donc pas davantage à l'idée qu'il y ait une une incarnation politique distinque parce que ça serait une femme qui fait les choses ah non je pense que il y a pas il y a pas d'archétype du chef moi c'est ce que je vois en politique quand on regarde quand on quand on s'attêle à à tirer des leçons de l'expérience historique je crois que c'est l'une des vertus justement de la droite d'être capable de considérer que la génération qui est la nôre n'est pas nécessairement moralement plus élevé que celles qui ont précédé qui a des choses à apprendre du du passé euh quand on regarde il y a pas d'archétype du chef il y a des chefs austères il y a des chefs charismatique il y a des chefs très sûr deux il y a des chefs qui doutent churchilleld était un homme qui faisait des des des dépressions régulières voilà donc a il y a des chefsfemmes admirables il y a des il y a des chefs hommes médiocres donc là là-dessus je crois j'essentialise pas c'est pas une affaire de genre non plus mais moi j'ai eu des conversations par exemple avec Colen royal qui disait parce que nous donnons la vie nous les femmes ce qui jusqu'à preuve du contraire est biologiquement fondé je vous vois sourire voilà oui parce que même ça on le met en doute aujourd'hui donc oui faut c'est bien me rappeler pour cette raison particulièrement sinon singulièrement le leadership au féminin c'est différent ah je pense que la la la pratique ensuite et l'exercice de ce leadership ne se fait pas tout à fait de la même manière bah pour une raison simple aussi qui tient à des questions physiques on a l'image par exemple quand on prend la parole du tribin le tribin c'est c'est une force c'est une puissance c'est un coffre quand on est une oratrice femme on doit mobiliser d'autres choses moi je vous assure que si je commence à forcer sur ma voix je monte dans les aigus c'est ridicule je peux pas dégager physiquement la même chose qu'un homme qui fait 90 kg quand j'en fais 60 59 mais mais mais vous assurez pour pour autant vous assurez c'est-à-dire que jamais vous ne voudrait être prise en flagrant délit benah de mettre un genou au sol ou d'être hésitante ou de ne pas livrer le combat comme d'ailleurs on aime dire que les hommes le font oui c'est-à-dire qu'après il y a toujours l'exigence il y a l'acceptation voilà moi ce que j'aime pas si vous voulez dans cette espèce de de de néoéminisme qui domine une partie de de la mentalité de la de la vie politique c'est une espèce de victimisation permanente dire qu'en fait elles veulent le beurre et l'argent du beurre c'est-à-dire que en même temps et le je dirais pas le cul de la crémière parce que c'était vulgaire mais voilà me l' fait fait dire donc dire que il y a il y a une une idée que en même temps bon on est une forme de de victime et on capitalise sur cette idée de victime et en même temps on utilise le fait d'être une femme pour avoir un certain nombre d'atouts et et d'avantages or moi je je considère que je je suis dans la logique du Mérite voilà je n'aime pas les je n'aime pas les quotas imposés je n'aime pas la parité imposée parce que je considère que c'est c'est dégradant pour les femmes c'est dégradant de considérer que on doit mettre des quotas pour que les femmes s'imposent je pense que les femmes peuvent s'imposer par le mérite et elles le font et elles en font la démonstration tous les jours et et moi je vais vous le dire j'ai beaucoup entendu je remets pas du tout ça en cause d'ailleurs parce que c'est pas mon vécu mais je peux entendre qu'il existe j'ai jamais connu la misogénie en politique je ou alors peut-être que je sais pas je m'offusque moins facilement c'est possible aussi mais je je je n'ai pas vécu là euh l'avez-vous vécu ailleurs qu'en politique ou l'avez-vous senti ailleurs qu'en politique objectivement non ou alors vraiment de manière extrêmement marginal c'est-à-dire que je considère là où les les femmes de gauche considèrent que il y a une forme de de misogénie structurelle dans une culture patriarcale cette espèce d'idée du continuum de violence entre la réflexion déplacée du Gou et le criminel violeur moi j'adhère pas du tout à ça c'est-à-dire que je crois pas qu'il y a de système et encore moins en France qu'ailleurs qui est vraiment le pays de de des femmes voilà parce que parce que notre religion s'y prête notre histoire s'y prête notre culture s'y prête enfin voilà bon c'est très enraciné chez nous je je crois qu'il y a comme dans toutes les sociétés euh des salots des criminels des goujas qu'on peut retrouver chez les hommes comme on peut retrouver chez les femmes mais je me refuse à entendre que mais c'est pas une affaire de genre pour non je refuse à entendre que mon père mon grand-père mes frères puisse participer du même système et qu' puisse avoir quoi que ce soit en commun avec les monstres qui peuvent pratiquer des viols des meurtres ou simplement se comporter comme des porcs comme c'est l'usage dans certaines dans certaines soirées voilà ils n'ont rien à voir avec cela et donc je me refuse une fois de plus à rentrer dans cette idée d'une d'une d'une guerre perpétuelle des sexes irréconciliable mais cette guerre des sexes conditionne beaucoup notre capacité à bien vivre ensemble parce queà partir du moment où on se méfie les uns des autres et que nous sommes essentiellement des choses dont il faut se méfier il est très difficile de faire unité bah c'est même sujet et le même problème qu'avec en effet la guerre raciale racialiste que veut nous imposer la gauche et le et le wokisme c'estàdire c'est une forme oui c'est l'atomisation c'est c'est c'est c'est une forme de de comment dire de guerre des classes revisité c'est-à-dire c'est c'est un marxisme actualisé c'est leur mode de fonctionnement c'est leur système de pensée c'est-à-dire que avant c'était finalement le prolétaire mais en largant tout à fait aussi l'idée de ce qu' a des class on a dépassé l'économie c'est dire que maintenant c'est une guerre euh identitaire dire qu'on a ça exactement ça a migré d'une certaine mais le réflex est le même c'est-à-dire qu'avant c'était la guerre du prolétaire contre le bourgeois le bourgeois le propriétaire euh le patron était par essence le salot le méchant le spoliateur et le prolétaire était par essence la la la la victime le spolier c'est le même raisonnement entre maintenant la guerre des sexes et la la guerre des race il y a un méchant euh il y a un gentil et on est dans une espèce d'opposition irréconciliable et donc il faut la révolution du faible pour renverser le fort c'est des c'est un mode de penser et un mode politique extrêmement violent et extrêmement dangereux et qui en effet est d'autant plus dangereux aujourd'hui qu'il a migré de l'économique vers vers le vers le racial vers le culturel et donc rend toute cohabitation et tout bon fonctionnement démocratique impossible ça crée des conditions de dérapage violent selon vous c'est-à-dire est-ce que c'est à proprement parler cette vision du monde porteur de violence ah de fait oui j'en suis convaincu en particulier en France pour une raison simple c'est que quand vous passez votre temps à comment dire à expliquer à une une jeunesse d'origine immigrée extraeuropéenne venant tout spécifiquement d'anciennes colonies françaises je pense notamment à l'Algérie quand vous passer votre temps à expliquer qu'ils ont raison d'être dans le ressentiment que la France s'est mal comportée à l'égard de leurs ancêtres que la colonisation a été un crime contre l'humanité que finalement la culture française n'existe pas ou ne mérite pas de d'être défendu puisque l'horizon on pourrait nuancer tout ça dire que euh la culture française c'est quelque chose auquel on peut vouloir adhérer mais qui a eu aussi des abus dans la colonisation mais bien sûr mais ça l'un n'empêche pas l'autre mais là c'est pas le discours j'ai envie de dire nuancé qui existe ce qui domine aujourd'hui c'est un discours maniqui et qui s'est comment dire déversé à la fois dans un certain discours médiatique une élite politique dans l'éducation nationale et donc on a on a finalement conforté dans cette jeunesse l'idée qu'ils ont même des raisons de détester la France et de ne jamais y adhérer parce que finalement il y a pas de bonne raison d'adhérer à la France puisque tout est détestable ou presque chez elle si je faisais la somme de ce que vous m'avait dit depuis tout à l'heure est-ce qu'on pourrait arriver à la conclusion je ne tente pas de faire une vilaine caricature que les élites et les médias sont dans une logique d'autodétestation oui de fait il y a il y a une et j'aime pas l'expression élite parce qu'elle renvoie nécessairement une vision paranoïque du monde en fait en réalité c'est d'ailleurs pas tellement le le mot élite puisqueen fait si on l'élite oui vous avez raison mais l'élite en fait est quelque chose de positif heureusement qu'il y a des élites qui existent et qu'il faut et qu'il faut qu'elle et c'est l'idéal serait que ces vraies élites d'ailleurs gouvernent véritablement quand je dis élite en réalité je parle pe de ceux qui qui de près ou de loin ont une influence sur les modes de penser en France et donc à travers cela évidemment l'éducation la culture les médias et la politique et et qui est principalement des gens qui sont dominés par le magistère moral de la gauche c'est pour ça qu'il y a pas que des gens de gauche aussi des gens de droite malheureusement et du coup j'ai perdu le fil de votre question c'est ça arrive à l'occasion mais c'est le propre d'une conversation aussi je constate une chose puisqueon était tout à l'heure dans la biographie votre biographie a un impact sur votre vision politique des choses et j'en veux particulièrement sur le rôle et l'importance du père et ce que ça induit dans votre bilan de ce qu'on fait aujourd'hui quand on adère à un agenda qu'on pourrait qualifier de trans ce qui est sûr c'est qu'on est tous dire notre construction nos idées une fois de plus nos rêves nos aspirations nos certitudes sont aussi façonnés par notre vécu c'est évident au-delà de nos lecture de de nos rencontres de notre cadre de vie donc moi je n'échappe pas à la règle le tout est de ne pas se laisser comment dire dévorer ou par une situation individuelle qui emporterait le raisonnement politique global ce que font parfois beaucoup de gens à votre histoire et est-ce que ça signifie de ce que vous voyez aujourd'hui de ce que vous dites par exemple sur la procréation médical assisté et vous dites ça me fait pas d'amis c'est pas politiquement correct je pense que ça devrait être interdit pour les personnes qui sont célibataires ça devrait être aussi interdit pour les couples gay parce que vous croyez qu'il doit y avoir au cœur de la famille un père alors très simplement oui bah pour ceux qui ne connaissent pas l'histoire mais bon elle elle est sortie malgré moi dans la presse donc maintenant elle est de notoriété publique mais en effet moi j'ai été euh adopté par mon mon père je suis ce qu'on appelle poliment un accident je fais partie de ces enfants qui auraient dû être par facilité avorté voilà parce que parce que non non désiré non non prévu et pas dans le cadre on va dire d'un d'un couple installé bon et heureusement j'ai une mère qui euh qui qui a fait un choix autre et qui et si jamais ne vous a fait sentir que vous étiez un accident à aucun moment et qui m'a aimé dès la dès la première seconde heureusement pour moi et qui a été très entouré par sa famille donc qui ne s'est pas senti seul face face à cette situation qui m'a élevé seu pendant 3 ans qui a rencontré mon père actuel et mon père en épousant ma mère a donc fait cette cette démarche d'adoption et donc c'est vrai que cette situation qui amène beaucoup de questions sur sur sur soi sur son rapport aux autres aboutit bien sûr à dire que un la question de l'affiliation n'est quand même pas quelque chose de neutre parce que la famille est éidment une construction sociale mais elle est aussi un héritage une lignée qui qui qui nous définit et qui a son importance mais au-delà de ça elle a assurer chez moi une conviction conforter pardon chez moi une conviction qui est qui est l'idée que un enfant pour se construire a besoin d'un référent père et d'un référent mère et que les deux ne sont pas interchangeables ça n'enlève pas ça n'enlève rien au fait que un couple homosexuel de femm ou d'homme puisse aimer intensément un enfant et bien élevé un enfant et bien sûr mais que on est face à des situations où donc l'état fait le choix d'organiser et même de financer des procréations volontaires d'enfants qu'on va dès la naissance privée donc euh bah volontairement d'un père en ce qui concerne la PMA ou d'une mère en ce qui concerne la gestation pour autrui et et on part de l'idée que finalement le référent père ou le référent mère serait pas absolument incontournable dans la construction psychologique psychique émotionnelle moral d'un enfant moi je crois que évidemment indépendamment de la vie dans lequel il peut y avoir des accidents qui font queon perd un des deux parents ou qui fait que finalement on n pas les deux à côté de soi je crois qu'il y a une différence à vouloir organiser un système médical qui permet volontairement cette privation d'où le fait qu'en effet je donc la privation organisée duupè c'est un peu comme ça que vous voz ch en effet en ce qui concerne la procréation médicalement assisté pour les femmes célibataires ou les couples de femmes ou les mères porteuses évidemment pour des couples d'hommes ou même des couples hétérosexuels he parce qu'en plus sur les mères porteuses la question est aussi la question de la marchandisation du corps humain qui est et du corps de la femme qui est intolérable donc pour toutes ces raisonsl en effet je je me suis opposée je continue de m'opposer sur ces sujets mais vous êtes aussi consciente que c'est politiquement très divisif y compris peut-être même dans votre famille politique parce que le voilà un enjeu je sais pas s'il est culturel il est très certainement biologique et devient culturel dans la mesure où on accepte qu'on peut bien vivre avec ou sans père avec ou sans mère euh pour être le frère d'une femme qui a choisit d'avoir une enfant avec une autre femme je me suis posé ces questions mais je vois le résultat c'est un enfant qui est parfaitement elle est brillante elle est belle par ce qu'il manque quelque chose j'ai beaucoup de difficultés à à le dire mais j'ai aussi beaucoup de difficultés à trancher sur ces enjeux qui sont des enjeux personnels qui relève d'e d'une vision morale des choses très personnelle aussi euh je comprends alors ce n'est pas alors déjà c'est vrai vous AZ c'est pas c'est pas un désaccord je vous pose la question de ce que en le disant comme vous le dites est-ce que vous ben vous créez de la division au sein d'une famille politique qui pourrait peut-être choisir d'avoir sur ces enjeux aucune opinion alors ce qui est vrai c'est que c'est un sujet déjà à manier avec toujours précaution et délicatesse parce que ce sont des sujets intimes et donc comme tous les sujets intimes les gens peuvent parfois se sentir blessés d'être jugé et c'est pas mon intention ce que je dis néanmoins c'est que ce n'est pas parce que c'est un sujet intime que ça n'est pas un sujet politique parce que qu'on le veuille ou non la famille l'affiliation c'est bien sûr c'est c'est la politique et c'est d'autant plus de la politique quand on demande à l'état de s'investir sur ce sujet c'est-à-dire de reconnaître certains enfants issus de mère porteuse par exemple quand on commande à l'état de légaliser bah typiquement des des procréations médicalement assisté en dehors de toute difficulté de conception liée à des infertilités et quand on demande même à l'état de financer par le biais de la sécurité sociale l'accès à cette procréation médicalement assistée donc là ça devient un sujet collectif puisque l'État en effet s'en empare ce n'est pas quelque chose qui est fait on va dire dans l'intimité des familles sur des choix personnels ce qui est encore autre chose parce que l'État a pas à dire aux gens ce qu'ils doivent faire ce point de vuel et dans le registre de la grossesse pour autrui on voit qu'il y a des visions diamétralement opposé au sein de l'Occident parce que en Italie aujourd'hui bah c'est totalement impossible c'est pas du tout politiquement toléré alors que au Québec la pratique qui est maintenant encadré c'est un fait accompli c'est-à-dire qu'il est possible de de porter pour autrui et on voit ça comme un gain oui non mais je sais que c'est alors là où vous avez raison c'est que c'est un sujet qui qui divise de faites pour une raison simple aussi c'est que les voix d'opposition sous la pression du magistère moral de la gauche se sont de plus en plus tu c'est-à-dire qu'à un moment donné la réalité quand même c'est que il n'y a quasiment plus personne en France comme dans beaucoup d'endroits pour porter une voix dissonante moi je crois que quand le débat existe les choses sont sont un peu différentes j'en veux pour PRU par exemple la campagne des élections européennes à un moment donné polémique comme on dit maintenant a été lancée bon d'ailleurs malgré moi parce que c'était pas le but à l'origine lorsque à la suite de l'annonce d'une d'une gestation pour autrui dans un couple connu j'ai posé la question de manière un peu provocatrice cert en disant où est la maman à la suite de ça alors dans un tweet on fait un X ou exactement que n'avais-je dit et ça a sucité beaucoup de polémique beaucoup de débats et donc à cette occasion on a eu ce qu'on a quasiment jamais ama un débat avec des pour et des contes inention sur la les mères porteuses bah mon intention en tout cas c'est d'oser mettre le doigt sur la banalisation insupportable pour moi voire même la glorification de cette pratique de de la gestation pour aut fruit et comme il y a eu un débat les gens de nouveau ont pu entendre bah des des arguments contradictoires et notamment les arguments pour s'opposer et on a constaté que quelques jours après dans un sondage d'opinion et bien l'adhésion auèpteuse avait baissé trois points c'est pas voilà mais je ce que je veux dire c'est qu'il il y a pas des combats perdu il y a des combats qui ne sont pas menés et moi c'est ce que je reproche à la droite c'est qu'elle bien souvent ne mène pas ces combats de votre point de vue c'est un combat gagné puisque l'adhésion a reculé trois points il vous arrive à l'occasion à la faveur du débat de changer d'opinion ou de bouger un peu ou au contraire vous êtes tellement bétonné que le le combat est toujours pour aller chercher de l'adhésion mais jamais pour vous bouger je ne dis pas évoluer bouger écoutez de sur des enfin des changements des changements majeurs je n ai en tête queil puisse après y avoir peut-être que que des des des des adaptations des mais je des changements on va dire structurant ma je n'en ai pas en tête en tout cas oui non il y a rien qui me qui me vient toutes les raisons qui m'ont amené à me positionner sur ces sujet dit de société pour moi reste reste d'actualité donc j'ai pas j'ai pas changé d' vie de ce point de vuel alors malheureusement c'est pas un combat gagné d'ailleurs parce que c'est du pour l'instant du surcil parce que la réalité c'est que la la GPA en France continue d'être une pratique qui existe puisque les couples qui recourent à l'étranger n'y sont pas sanctionnés quand ils demandent la reconnaissance de leurs enfants ensuite en France mais le problème c'est que j'essaie toujours quand je me positionne sur un sujet au-delà de l'émotion du moment de voir où ça nous amène le problème posé aussi par cette question de la procréation médicalement assistée euh par mère porteuse ou ou par PMA c'est que elle pose aussi la question de l'ugénisme euh parce que on le voit bien dans les pays qui pratiquent cela depuis longtemps mais on y est est absolument on joue dans le sacré et exactement et que à partir du moment où on a fait sauter par exemple la condition de de de d'être d'être stérile pour pouvoir accè à la procréation médicinalement assistée au départ on l'a fait en effet pour les couples de femmes ou les célibataires mais ce qu'on voit maintenant aux États-Unis c'est que vous avez même des couples hétérosexuels qui n'ont pas donc de problème de stérilité et qui vont avoir recours à la PMA au départ d'ailleurs pour de très bonnes raison parce que elles sont légitimes parce que je sais pas par exemple ils ont une maladie génétique et ils veulent s'assurer que l'enfant a pas cette maladie génétique et puis petit à petit une fois qu'on a ouvert la boîte de pendor exactement et puis donc ça devient bon bah au-delà des questions de santé le sexe et puis après le sexe la couleur des yeux et puis après la couleur des yeux voilà et donc on sait où ça commence et on sait pas où ça finit et donc on voit bien que petit à petit le marché bien en portant tout on se retrouve petit à petit dans une dérive de pratique qui me semble extrêmement dangereuse il y a un auteur de gauche d'ailleurs espagnol don le dont le nom m'échappe qui avait écrit un excellent bouquin là-dessus et qui expliquait même lui il voyait de manière très évidente que demain on pourrait se retrouver dans la situation d'avoir des assurances qui refusent de prendre en charge des enfants nés dans des conditions naturelles parce que finalement ce serait trop risqué exactement ce serait trop risqué sur le plan de l'assurance et donc bah on on verrait petit à petit des pratiques qui conduiraient à ce que les parents soient conduits à recourir à cela parce que c'est plus économique pour la sécurité sociale parce que voilà et je pense qu'il faut être capable de se poser toutes ces questions vous avez dit tout à l'heure que le le magistère de à gauche faisait que certains débates ne se font pas je vois là un enjeu un vrai problème c'est-àdire que si on refuse de débattre parce qu'on a peur de se disqualifier pour simplement poser la question on est dans un cul de sac démocratique oui de fait c'est le c'est la stérilisation la stérilisation du débat de la pensée et et qui qui est dominé aussi par une forme de de terrorisme intellectuel parce que la réalité aujourd'hui mais qui serit l'affaire de la gauche essentiellement c'estàdire que la droite ne pourrait pas aussi par moment sire le débat obtivement objectivement aujourd'hui en France le le débat est tu et stérilisé par la gauche jusqu'à parfois la violence physique je vous donne un exemple l'école que j'ai fondé lorsque j'ai arrêté la politique qui s'appelle lissp fait des cycles de conférences à l'occasion de ces cycles de conférence qui qui accueille donc des des écrivains des auteurs des des penseurs divers et variés devant les étudiants nous avons reçu Margerite Stern Margerite Stern qui a écrit un ouvrage qui qui qui sur le la dénonciation de ce qu'elle appelle le transactivisme donc l'idée de dénoncer la théorie du genre qui conduirait à ce qu'on ait des pratiques médicales dangereuses sur des jeunes enfants qui sont pas encore en âge de discerner et à qui on donnerait des bloqueurs de puberté qui ont des conséquences très graves sur la stérilité le développement physique voilà et cette banalisation finalement du discours dégenré qui consisterait à dire qu'il il y a pas d'homme il y a pas de femm on pourrait nêre dans le mauvais corps avec des des conséquences psychologiques parfois lourdes sur des adolescents qui sont dans le mal-être et on voit d'ailleurs plusieurs pays qui là-dessus peu l'Angleterre pour ne pas les nommer la su exactement et donc ce ce débat mérite d'être posé d'autant plus que l'ironie du sort veille que Margerite St vient de la gauche était enelle une ancienne fémene et donc une activiste très engagée sur les droits notamment pour les homosexuel et voilà bon et et cette faut imaginer dans quelles conditions s'est tenu cette conférence c'est-à-dire que des des menaces de mort des attaques des locaux un incendie qui a été déclaré dans cet immeuble qui est aussi un immeuble d'ailleurs d'habitation où se trouve l'ISSP une manifestation violente une rue intégralement bloquée par les forces de l'ordre pour éviter les attaques pour parce que la la gauche et l'extrême gauche voulait empêcher la tenue de cette de cette conférence alors nous avons tenu bon malgré tout sans Z sans électricité le jour même mais pour vous donner si vous voulez la la teneur de ce qui se pratique aujourd'hui un peu dans l'indifférent général et donc bah des des profils comme Margerit St il y en a quasiment plus parce que les gens veulent pas subir ça dans leur quotidien ce que je comprends je comprends vous avez déjà été teinté de vous taire ou jamais non alors de fait l'intimidation vous vous en êtes victime à l'occasion j'ai j'ai bien sûr été victime d'inttimitation de de menace sur moi sur sur mes enfants mais enfin à un moment donné protégé déjà alors non je n'ai pas demandé de protection parce que parce que parcoursque non alors on j'ai eu j'ai j'ai pu être amené lors des campagnes à avoir une protection privée mais je ne veux pas de protection durable parce que c'est bon c'est très contraignant au quotidien je vous fais pas voilà je vous fais pas un dessin mais euh ce qui est vrai c'est que nous vivons dans un pays aujourd'hui où où le le djihad existe le djihad existe et donc la la la madame Bergeot blcl Florence ici à ce micro qui se déplace aujourd'hui après avoir écrit son livre sur le fr prot bien sûr qui vit sous protection parce que aujourd'hui euh la la le la la comment dire l'accusation en islamophobie euh peut vous peut être un arrêt de mort voilà peut être un arrêt de mort et donc c'est vrai que c'est c'est dangereux de s'exprimer aujourd'hui sur certains sujets qui touche à la question notamment de l'islam radical dans notre pays donc c'est vrai mais bon en même temps si ces combats ne sont pas menés voilà quand sera-t-il dans dans 10 ou 15 ans pour nos enfants donc il faut le faire voilà il faut pas réfléchir il faut le faire il faut y aller on a commencé en parlant de Ben de ces désaccords sur certains enjeux avec le rassemblement national sur l'horizon politique aussi 2027 la possibilité peut-être là d'accéder aux fonctions suprêmes d'abord vous croyez qu'à l'horizon de 2027 les droites travaillant au coude à coude peuvent gagner alors moi je crois que le camp national en effet peut l'emporter c'est le National oui je dis le corps national parce que alors je vais pas rentrer dans ces débats mais il se trouve que le rassemblement national ne se définit pas de droite donc je ne devais pas voilà leur prêter cette intention malgré eux parce que c'est aujourd'hui stratégiquement je sais pas nonis que de s'associer à la droite je je pense non je crois que c'est une conviction de leur part ils refusent de inscrire dans le clivage droite gauche bon voilà c'est par exemple c'est une différence que j'ai non je ne crois pas précisément c'est c'est l'une des différences d'analyse que que que je peux avoir que j'ai depuis longtemps non pas du tout je pense que le clivage droite gauche existe il a des permanences il continue d'être des courants qui égent la vie politique française simplement il mute c'estàdire que là où il était principalement sur l'économie pendant longtemps il est aujourd'hui de fait sur l'identité et surtout il n'est pas forcément incarné par les mêmes personnes c'està-dire que que moi ce que je remets en cause c'est que certains aujourd'hui qui se qualifient de droite en réalité ne le sont pas et parfois de gauche on bah tous ceux qu'on rattache bien souvent au au centre voilà je suis pas sûr absolument certaine que Michel Barnier soit un homme de droite pense que c'est un centriste voilà c'est c'est un centriste je considère pas que et le centre c'est quelque part un politique où finalement c'est un peu les Lim bah c'est un c'est une forme de consensus mou qui finalement agrège tout t tous les tous les comment dire les pans du politiquement correct euh qui se complète dans une forme de de de technocratie hnarchique alors vous croyez davantage à la gauche et l'extrême gauche comme incarnation politique au centre ah bah je pense qu'aujourd'hui de toute façon ce qu'on appelle le bloc centriste en France est est en train de se déliter pour des raisons d'ailleurs qui tiennent aussi pour des raisons générationnelles des raisons sociologiques et que le grand clivage qui nous attend non c'est pas vrai qu'en France mais je parle de la France parce queance c'est ce qui nous intéresse mais je pense que le grand clivage idéologique qui va qui va nous opposer dans les années à venir est une gauche sous format la France insoumise c'est-à-dire mélanchonist c'est-à-dire une extrême gauche euh islamo-gauchiste pour faire simple et W et antinational et d' part une droite dite identitaire ça va être ça le grand clage tours islamo gauchiste parce que les codes figure ne sont pas les mêmes partout euh est-ce que vous pensez qu'en Allemagne elle serait islamo gauchiste je pense que c'est la tendance naturelle poussée aujourd'hui par un un choix euh comment dire électoraliste de séduction de communauté étrangère de plus en plus forte donc c'est vrai que c'est un scénario qui va principalement toucher les pays à très forte immigration extraeuropéenne dont on le voit déjà au Royaume-Uni hein avec aujourd'hui une une gauche pareille hein totalement communautaire voire même maintenant eux ils sont carrément au stade d'après l'émergence de partis revendiquer islamistes qui emportent carrément des des mairies ça va être vrai euh en Allemagne ça va être vrai petit à petit en Espagne et c'est très vrai en France alors c'est peut-être ce qui explique qu'un parti comme celui de Monsieur starmer peut aller voir du côté de la droite italienne des solutions son problème d'immigration parce que là il y a vraiment une une espèce de polonisation bizarre on naurait pas imaginé qu'il aille s'inspirer chez les Italiens particulièrement chez cette femme qui a été diabolisée certainement à son arrivée au pouvoir oui parce qu'en fait le constat c'est le même qu'on fait d'ailleurs auprès des institutions de l'Union européenne on voit bien que sur la vaner Leon qui elle aussi est l'incarnation du du centrisme mou plutôt tendance gauche d'ailleurs euh est obligé de constater que l'Union européenne joue sa survie sur la question de l'immigration c'est-à-dire que s'il y a pas une réponse à l'immigration l'Union européenne explosera et donc ils sont obligés de faire des concessions à l'opinion voilà il il voit bien que bah l'opinion aujourd'hui est à et à vif sur ce sujet que la situation est intenable donc des gens y compris parfois issus de la gauche sont obligés de concéder des choses à l'opinion et de bouger parce que sinon ils savent qu'ils vont être balayés sur le plan politique ouais c'est ça balayés sur le plan politique et donc c'est pour ça qu'on est quelques victoires quand même idéologiques qui sont parfois donc par exemple en Allemagne l'ADF va faire bouger le centre et le centre peut-être sera d'Amel le pion à cette droite ou extrême droite je sais pas comment la qualifier d'ailleurs pour vous l'ADF c'est quoi euh alors je vais répondre plus généralement puis je je vous répondrai sur le la FD juste après en fait c'est pas grave euh ce qui est vrai c'est qu' le phénomène européen c'est quoi c'est qu'il y a depuis quelques années des parties dit identitaire qui émerge alors selon les commentateurs on les appelle des partis populistes des partis d'extrême droite moi je je déteste ce terme donc je vous dire pourquoi après mais mais ce qui est sûr qu'il concurrence les partis de droite traditionnel qui eux depuis des années en fait s'allia assez classiquement à la gauche voire avait renoncé à la plupart de de de ces sujets pour re dans une forme en effet de de technocratie de gestionnaire bon sous la pression de cette concurrence il y a deux phénomènes qui sont passés soit ils ont été remplacés de fait ils sont en train de se faire damer le pion et voilà soit ils se sont redroitisés et se sont réinvestis sur ces sujets identitaires et culturels et donc du coup ont pu euh bah rattraper et et et donc se refaire une deuxième une deuxième jeunesse en France on est un peu à la croisée des chemins là-dessus c'est-à-dire qu'on a un peu les deux phénomènes on a à la fois des LR qui se sont très redroitisés sur ces sujets et qui sont malgré tout quand même en train de se faire damer le pion par le cor national parce qu'ils ont réagi trop tard voilà euh mais le par exemple en Espagne c'est un peu différent la concurrence de Vox a permis que le Parti populaire se redroitise et ils sont en train du coup plutôt de réémerger euh maintenant moi je déteste je déteste ce terme extrême droite non pas que l'extrême droite n'existe pas dans l'absolu mais les parties qu'on qualifie d'extrême droite en réalité la plupart du temps nont rien à voir avec l'extrême droite mais c'est une mécanique aussi d'étiquetage qui permet de de rendre infréquentable certaines formations poli exctement c'est un c'est un étendard qui est utilisé euh pour permettre de se dispenser d'un débat de fond c'estàdire c'està dire que comme on on est sur le plan moral on juge que l'autre est infréquentable sur le plan moral et donc on le disqualifie d'office sans même avoir répondre sur des arguments sur le fond c'est encore vrai en France 40 % des électeurs sont infréquentables pour ce qu'on comprend du débat politique on dit des électeurs qui ont fait le choix du rassemblement national qui ont voté pour sioti et ceux qui l'ont suivi on pourrait par extension dire tous ceux qui ont voté Zemour ou ou pour vous aux européennes que vous faites partie de ces gens qui n'ont pas vocation à avoir voix au chapitre bah indéiablement sur le plan institutionnel c'est en effet le cas puisque la la coalition l'bauches de coalition que nous avons mis en place avec le rassemblement national éic cotti et puis moi-même aux élection ont abouti à ce que malgré 11 millions de voix aucun poste classiquement attribué un groupe aussi important à l'Assemblée ne soit finalement donné et tout le monde s'arrange très bien avec ça et tout le monde s'arrange mais c'est une question vous savez c'est c'est c'est c'est une forme de tentative de de survie désespérée c'est-à-dire que plus ils font ça des institutions et des partis traditionnelles oui mais plus ils font cela plus ils font des alliances contre nature et plus le le le corps national engrange des voix alors certes probablement lentement et et pas suffisamment rapidement et et et pas suffisamment efficacement puisque les modes de scrutin en France sont pas des modes de scrutin proportionnels donc les seconds tours permettent de faire barrage et donc de bloquer le fonctionnement normal démocratique mais de fait c'est c'est une c'est quelque chose de perdu et sur l'ion l'extrême droite ce qui est vrai c'est que euh c'est un compte Arbour qui est amorcé donc c'està dire que tant tu es aussi longtemps qu'on n'accepte pas de transiger avec vous on ne fait que repousser une échéance bah de toute façon il y a il y a deux options qui s'offrent à nous et moi je crois que l'option une sera celle qui va advenir c'est dire que le camp national finisse par l'emporter parce qu'à un moment donné les manœuvres d'appareil et les tentatives de diabolisation ne fonctionneront plus tout simplement soit vous vous pouvez avoir mais en France c'est pas l'hypothèse la plus probable le euh un finalement le parti de droite traditionnel qui qui retrouve un leadership qui se réempare de ces sujets et qui à un moment donné arrive euh à reprendre à reprendre la place euh qui aurait dû être celle du cran national bon le problème en France de la droite c'est qu'elle a pas de elle n'a pas de leader en fait qui permettent de de d'incarner cela et d'incarner ce renouveau c'est les pas Marine Le Pen ce leader et donc c'est pour ça que assez naturellement c'est le camp national qui sera vraisemblablement amené à prendre le pouvoir sur ces sujets et que dans ce camp national aujourd'hui ça c'est les Français qui de fait nous l'ont nous l'ont dit euh la candidate la plus légitime et la mieux placée pour remporter l'éleion présidentielle est aujourd'hui Marine Le Pen et c'est pour ça que je fais le choix de la soutenir aux prochaines élections présidentielles parce qu'il faut absolument gagner et ce soutien qui est lié à une volonté également de de coalitions aux élections législatives al on a commencé sur ce possible désaccord que vous aurez sinon cette certitude de désaccord sur les enjeux économiques euh j'ai par moment l'impression LFI et le rassemblement national sont très adjacents sur leur agenda économique appelons ça comme ça en tout très près d'ailleurs il y d'anciens communistes qui aujourd'hui sont au rassemblement national la droite aujourd'hui incarne des des valeurs qui sont culturelles c'est là-dessus beaucoup que le combat se fait sur l'économique moins or il y aura de très très très difficiles journées à traverser en France et et si vous ne regardez pas les enjeux budgétaires ben vous serez dans le box des pénalités je dis vous les Français laissant aux Européens le soin de faire le ménage dans le budget français parce que je pense que c'est une possibilité que vous jouiez dans un film qui nous rappelle étrangement la Grèce et et que les politiques d'ailleurs se lavent les mains de leur responsabilités ils disent ben nous allons laisser à l'Europe le soin de faire le ménage je suis intégralement d'accord avec vousi ça fait très longtemps que j'alerte sur cette question désagréable de la dette hein parce que c'est jamais très agréable de devoir dire politiquement aux gens qu'on va devoir faire des économies se serrer la ceinture après mais n'est pas du tout avec vous là-dessus alors en l'occurrence c'est vrai qu'il est moins engagé sur ces questions moi je considère que la question de la dette est un est un enjeu de souveraineté majeure puisque quand vous êtes tributaire d'emprunt étranger vous vous mettez évidemment à la mercie de de cela et donc c'est un enjeu de de de de liberté et d'indépendance donc c'est c'est évidemment central maintenant c'est vrai que vous savez en France on est un pays il se dit souvent que les Français sont des sont sont très politiques et c'est aussi un P pays très idéologique donc on adore mettre des des marques euh sur sur les courants de pensée et c'est vrai qu'on a une difficulté sur les questions économiques parce que on a on entend à la fois que la France serait ultra libérale que les politiques économiques en France seraient ultra libéral et d'autres qui expliquent que les politiques économiques en France restent socialistes et en fait le paradoxe c'est la difficulté qu'on a c'est que en réalité on est à la croisée de deux systèmes on en cumule les handicaps sans en avoir les bénéfices c'est-à-dire que on on a le socialisme avec tout ses sa bureaucratie sa technocratie sa sa sa gabgie d'État son interventionnisme mais sans la protection et on a ENF protection qui est aujourd'hui plus lble de ce qu'elle était oui mais je parle en fait de la protection des marchés je reviendrai et on a le le néolibéralisme c'est-à-dire les les handicaps du néolibéralisme c'est-à-dire pour le coup le libre échangisme généralé généralisé et l'ouverture des frontières mais sans les avantages qui sont justement le respect des libertés économiques de la société civile avec une fiscalité maîtrisée et donc une compétitivité permise et donc c'est vrai que le fait d'être à la croisée de ces ces deux choses rendre le débat économique pas toujours pas toujours très très efficace moi ce que je crois c'est que on est évidemment pas un pays ultralibéral euh et qu'on est davantage dans une forme de socialisme mental qui domine chez l'ensemble des partis au pouvoir là encore de droite comme de gauche donc la droite est socialiste bah dans ce réflexe économique oui prev en d'ailles c'est fondamental parce que si on revient à l'idée de la souveraineté ben on n'est pas souverain si on ne contrôle pas ses finances c'est évident et c'est on le voit d'ailleurs avec ce gouvernement alors qui est cert un gouvernement plutôt technique que politique parce qu'il a pas de majorité actuellement à l'Assemblée nationale le gouvernement de Michel Barnier mais on nous a vendu un gouvernement plutôt de droite ou en tout cas de centre droit et quel est le premier réflexe de ce gouvernement c'est pas d'aller saabrer dans les dépenses publiques c'est ugter les impôts les impôts des foyers des particuliers et des entreprises et c'est c'est la même histoire depuis maintenant 40 ans donc et le souci c'est que il y a un tabou en France qu'on ose pas poser c'est celui de la question de l'assistana on a 800 milliards euros de dépenses sociales par an c'est un record mondial sur 1000 € de dépense vous dites 560 V 575 vont à la dépense sociale c'est c'est considérable c'est-à-dire que on s'étonne dans ces conditions que l'État régalien soit affaibli et que l'État stratège puisse pas pas jouer son rôle bah oui c'est évident puisque tous les moyens qu'on met dans l'état nounous on ne le met plus finalement dans ses fonctions essentielles de de de l'État et donc bah la conséquence de cela c'est qu'on a aujourd'hui toute une partie de la population qui qui vit dans une forme de de rente sociale et qui pèse principalement sur les classe moyenne qui aujourd'hui sont en phase de des classements avancés en France mais sur ces injeux qui sont essentiels on a qu'à penser au aite le débat qu'on ne fait jamais ou si on le fait c'est pour pour faire l'impasse éventuellement vous serez toujours une épine dans le pied de votre allié puissant qui est le rassemblement national qui semble ne pas vouloir faire de compromis làdessus et faire du clientélisme alors que les choses soit soit clair là-dessus moi je ne suis pas là pour dire au rassemblement national ce qu'il doit faire ou ce qu'il doit penser il fait ses choix je suis un partenaire du rassemblement national c'est comme tout partenaire une fois plus c'est le propre des coalitions nous avons nos complément et nos singularités mais ce qui nous rassemble aujourd'hui c'est d'être d'accord sur ce que nous considérons être l'essentiel et le plus urgent à savoir la question de l'immigration et la question de la sécurité principalement sur les questions économiques une fois de plus je vais pas vous dire le contraire nous avons des points de convergence on a aussi des points de divergence la réponse aux retraite en est une moi je considère aujourd'hui que le le système est insoutenable et infinançable y compris d'ailleurs pour des raisons démographiques et qu'on qu'on peut pas passer à côté de l'ouverture d'une part de capitalisation et d'une du régime de la fonction publique voilà donc moi je continuerai à faire vivre ça et à le défendre dans le débat public à le faire vivre dans le cadre d'une coalition mais je veux dire je suis pas là pour aller expliquer au rassemblement national qui doit changer de position ça je je crains que ce soit 20ain vous me direz non ou que c'est spéculatif mais si un jour une fonction se dessinait pour vous àhorizon par exemple l'idée de briguer l'investiture à un grand parti et puis peut-être de faire campagne pour la prés président ça vous est déjà passé par la TEC mais je n'ai jamais raisonné comme ça c'est-à-dire que en fait à chaque fois non à chaque fois que je me suis déjà parce que moi je ne suis pas de celle quive d'être présidente de la politique en rasant le matin parce que je peux vous dire que honnêtement quand on touche à la politique de près on sait qu'elle est que c'est que c'est un sacerdoce en particulier cette fonction là en particulier dans la la situation de la France actuelle donc je je me suis toujours étonné de voir mais si on vous convainquait que vous êtes la solution la plus à même de fédérer les forces moi je je vais vous dire ce qui m'amue depuis le début ce qui m'amue depuis le début c'était de trouver l'endroit où je pouvais être le plus utile quand je vous ai raconté tout à l'heure que en 2017 j'ai j'avais le sentiment d'être dans une impasse je me lance dans le combat culturel et éducatif parce que j'ai le sentiment que c'est là où je peux être utile et il y a des choses à faire face à l'effondrement du système universitaire français et sa gangren W et compagnie lorsque je reviens avec Eric Zemour en 2022 c'est parce que je considère qu'il est utile qu'un autre parti de droite existe qui va contribuer à affaiblir les républicains qui ont tout renié et que ce parti pourrait demain être l'allié utile du rassemblement national qui jusqu'ici n'arrivait pas à trouver justement de partenaire bon l'histoire fera que malheureusement je n'arriverai pas à convaincre ERC Zemour de cela et que on finira sur un désaccord politique majeur sur désamour profond sur un désaccord politique parce que je mets pas de personnel là-dedans même s'il y a un sentiment de gâi bien sûr mais c'est d'abord un désaccord politique et lorsque je fais je soutiens la coalition arenotis j'ai le sentiment que c'est là je suis le plus utile avec identité liberté j'ai le sentiment que je peux être utile justement pour aller convaincre des électeurs de droite ou de centre droit qui ont refusé de faire barrage législatif mais ont pas encore franchi le pas du corps national parce qu'ils s'y retrouvent pas complètement et que peut-être justement en défendant la ligne qui est la nôtre je peux contribuer à aller les convaincre donc je je je si vous voulez je suis pas dans un comment dire dans un dans un carrière une projection de carrière sur 10 ans en disant je veux être i si je veux être là je je prends mes décisions en fonction du moment vous savez le Raspa dit la politique c'est l'homme face aux événements déjà j'essaie d'être au jour le jour à la hauteur des événements et puis on verra bien pour la suite à ce jour vous avez étaé à la hauteur des événements bah probablement pas toujours probablement pas toujours je j'ai sûrement fait comme tout le monde bah des des des erreurs ch j'aurais pu faire M de vous ah oui ça bien sûr ça m'est arrivé hein j'ai pas toujours considéré que j'avais été au top ou au rendez-vous ou la meilleure non ça c'est sûr mais bon je je me lève le matin on me disons et en essayant de faire en sorte que je puisse me regarder dans la glace bon jusqu'ici ça va ça va à peu près u que ça dure pourvu que ça dure oui c'est un risque que ça puisse vous abandonner bah je sais pas on peut toujours vous savez on peut toujours se prendre les pieds dans le tapis on peut toujours on peut toujours rater on peut toujours échouer on peut toujours décevoir voilà moi vous avez peur des fois de décevoir ah oui très souvent très souvent tout le temps même c'est-à-dire que je sais que je la la promesse que je peux faire aux gens qui m'ont fait confiance c'est que je je c'est de que je les trahirai pas sur le plan des idées ça ils pourront compter sur moi parce que je pense en stration jquici mais mais je peux jamais promettre que je ne vais pas décevoir ça on peut toujours échouer on peut échouer dans un débat on peut on peut échouer dans un rendez-vous électoral on peut voilà c'est c'est rien n'est jamais acquis en politique c'est ce qui en fait d'ailleurs la grandeur et la difficulté et un bon politique est le fil ducière de cette confiance celle qu'on investit en lui oui voilà on essaie de on essaie d'être à la hauteur de ça avec bah nos fragilité avec nos faiblesses avec nos doutes voilà on reste on reste des êtres humains mais c'est vrai que aujourd'hui la sur médiatisation et en plus et la surexposition rend la chose d'autant plus sensible parce que tout peut tout peut basculer comme ça SR sur un sur sur un sur Oui sur un mauvais choix de mot sur bah un débat qui n'a pas été à la hauteur sur maladresse sur c'est vrai qu'on est plus à l'époque du général de Gaulle où on avait une chaîne de télévision dans lequel l'État avait parfois son mot à dire c'était plus simple je termine là-dessus la politique a fait de vous meilleure femme à tous égards ou la femme que vous êtes fait aujourd'hui une meilleure politique parce que vous avez dit avoir fait une pause en 2017 justement parce que vous vous perdiez en politique et et vous vouliez faire le point aujourd'hui c'est une question c'est une vaste question alors c'est une forme d'introspection que je me suis pas que à laquelle je me suis pas prêté ce qui est sûr c'est que j'ai eu besoin de faire autre chose que de la politique parce que j'ai considérer que je ne pouvais pas gravir les échelons politiquement sans avoir eu une expérience dans le privé sans savoir ce que c'est que d'embaucher quelqu'un de de voilà exactement de payer des impôts de de de monter une structure et de se heter à toutes les difficultés réglementaires et administratives que connaissent bien souvent les chefs d'entreprise je considérais que c'était important y compris pour ma propre légitimité politique donc donc les deux mont beaucoup apportter maintenant c'est Marrin parce que vous m'avez dit c'est une question qui demande de l'introspection comme si le meilleur garant de pouvoir mener le combat politique c'était de ne pas trop faire d'introspection euh je je je crois qu'il faut pas faut pas trop le travers un peu des politiques aujourd'hui d'ailleurs j'ai l'impression d'avoir fait ça pendant 1 heure et3 et je m'en excuse c'est parfois beauoup Mo qui posé des questions donc c'est moi qui s'en excuse parfois beaucoup beaucoup se regarder et beaucoup parler d'eux-même et et voilà et devenir finalement leur propre objet de devenir leur propre objectif on voit bien combien aujourd'hui finalement font tout ça dans dans le seul espoir de répondre à leurs propres ambition et leurs propres egoos voilà donc il faut essayer de se garder de ça c'est pas toujours évident parce que je pense que les tentations de la vie publique la notoriété la la flagornerie qui fait partie du quotidien des politiques qui ont un peu de un peu d'influence et un peu de pouvoir fait qu'on peut facilement tomber là-dedans il faut il faut tâcher de s'en s'en préserver j'ai pas la recette hein mais j'essaie de d'y penser toujours je suis absolument convaincu moi de l'exercice c'était absolument pas narcissique et en parlant de soi on parle de politique et en parlant de politique vous avez aussi un peu parler de vous et dans votre cas il se trouve que votre nom vous associe à un destin politique Mario maréchal est-ce qu'il y a une question que j'ai oublié de vous poser bah c'est à vous de me dire on n pas abordé tous les sujets politiques mais bon non mais je veux dire tous les tous les domaines politique mais vous me réinviterez ça nous fera une bonne occasion de de nous revoir est-ce que vous me dites que vous acceptez déjà la prise de bah évidemment avec grand plaisir a grand plaisir mais bon vous allez me laisser faire une pause par que ça a duré longtemps là quand même je vous laisse faire une pause et et c'est une pause qui nous permettra peut-être de nous revoir dans un an dans un an et demi en tout cas avec plaisir ce fut un bonheur merci Marion maréchal d'avoir accepté de passer un bon moment en notre compagnie voilà c'est tout je vous invite à liker à aimer si vous avez aimé à vous abonner si vous avez pas aimé ben vous passez votre tour vous souriez puis vous en parlez à personne pour le reste c'est Jeanne crotau qui était à la réalisation Philippe lurange à la recherche Stéphan Bureau microne à très bientôt

1:23:26
Non speech

[Musique]