#RDLS14 - FRANCE INTER, TRUMP ET LA CHINE, FILLON ET INTERNET, LE CAC40 SE GAVE,
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« quand on est sur YouTube - YouTube a des mécanismes de repérage de ce qui passe, c'est bien normal - et ... quand il repère des images empruntées à une autre source - par exemple... je ne sais pas moi... TF1 ou BFM - bon, la machine le signale à YouTube. »
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« France Inter a essayé de tuer ma chaîne Youtube. »
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« M. Fillon qui dit dans une émission, avec l'air qu'il a, hein - quand il parle, on comprend que c'est lui qui a construit les pyramides, c'est sérieux - Il dit : "Vous croyez qu'il y aurait eu Internet en France sans moi, avec France Télécom que j'ai privatisé ?" »
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« les Nord-Américains, ils s'en fichent de qui est leur allié. Ce qui compte pour eux, c'est qui ils combattent. »
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« la Chine est montée en puissance, montée en puissance, elle a produit, produit, parce que tout le monde installait les usines là-bas pour produire moins cher. »
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« il téléphone à la présidente de Taïwan. Ça a été le premier incident dont vous avez entendu parler. »
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« ils ont installé des batteries anti-missiles en Pologne et ailleurs et ils n'arrêtent pas d'exciter tous les pays qui sont anti-Russes. »
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« Le CAC 40, c'est les 40 plus grandes entreprises de notre pays. Là, ils sont arrivés à un record de distribution de dividendes. »
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Allez, bonjour les gens, c'est le 14ème numéro de cette Revue de la Semaine, et il y a derrière les caméras Antoine et Milan, et je suis vraiment désolé que Mathias n'est pas là donc on s'en passera. Alors, il y a tout un tas de sujets à traiter mais je commence par un parce que je crois que vous aimez bien puisque, la preuve, vous me regardez comme vous aimez bien cette chaîne, il faut que vous sachiez qu'elle a failli disparaître. Et je vais vous dire pourquoi : parce que voilà, quand on est sur YouTube - YouTube a des mécanismes de repérage de ce qui passe, c'est bien normal - et ... quand il repère des images empruntées à une autre source - par exemple... je ne sais pas moi...
TF1 ou BFM - bon, la machine le signale à YouTube. Pourquoi ? Parce qu'il y a sur les images des droits d'auteurs, OK ?
Donc, en général, ça se règle à la bonne franquette, parce que les gens comme moi ont besoin d'accéder aux images qui me représentent. Tiens je vous donne un exemple : j'ai proposé ma candidature sur TF1. OK ?
Bah je ne peux pas utiliser sur YouTube les images de ma proposition de candidature Bon, alors, on discute, pour essayer de s'entendre avec eux, dire : "Ecoutez, c'est trop bête." Alors ça, c'est un exemple. Mais là, ce sont des relations normales, c'est normal que ce soit comme ça.
Il y a des droits d'auteur, il y a du travail qui est fait, c'est normal. Là où ce n'est pas normal, c'est si tel ou tel média officiel, de l'officialité, ils vous invitent, vous y venez, vous utilisez les images qui vous représentent Et au lieu de vous dire : "Attendez, non non, monsieur Mélenchon, il ne faut pas utiliser les images", ils ne vous disent rien. Ils attendent, et qu'est-ce qu'ils font ?
Couic ! Ils téléphonent directement à Youtube. Et vous savez qui c'est qui m'a fait ça ?
Parce qu'au bout de trois alertes, comme ça - je ne sais pas comment ça s'appelle, protestations, signalements, ou je ne sais pas quoi - au bout de trois : Couic ! YouTube vous coupe, vous n'êtes plus là, il n'y a plus de chaîne. Alors, heureusement pour moi, ce que ne savent pas les gens qui ne m'aiment pas, c'est qu'on est en contact permanent avec les responsables de YouTube donc on trouve toujours le moyen de s'arranger.
Mais ils ne le savent pas, les autres ! Vous savez qui m'a fait ce coup tordu ? Devinez !
LE SERVICE PUBLIC. France Inter, d'accord ?!
J'ai fait deux émissions à France Inter qu'on a mis sur ma chaîne YouTube. Vous croyez qu'ils m'ont téléphoné pour dire : "Ah non, ne faites pas ça M. Mélenchon", hein ?
Non non non, ils n'ont rien dit, ils ont téléphoné directement à YouTube, deux fois ! Les gars, ils savaient qu'il y en avait plus besoin que d'une, et après, couic, ça coupait ma chaîne. Donc France Inter a essayé de tuer ma chaîne Youtube.
Alors, comme déjà ils avaient fait un truc pourri sur mon dernier passage à leur matinale, j'aime mieux vous dire que bon... mes relations avec cette radio, ça ne peut pas durer comme ça, quoi.
C'est la déloyauté absolue. Alors, je vous le signale parce que je sais que ça ne va pas vous faire plaisir et que vous allez réagir, et bien, je m'en remets à vos réactions. Mais il ne faut pas que tous ces gens se croient tout permis, parce que maintenant, c'est fini : maintenant, il y a YouTube !
Et il y a les chaînes parallèles. Bon, ça suffit avec ça. Et je vais commencer à parler des choses que j'ai entendues cette semaine : la meilleure que j'ai entendue et la plus drôle dans la campagne électorale - parce qu'il y en a des sinistres, comme j'en ai déjà parlé, je n'en parle pas.
Que Madame Le Pen ait eu l'idée qu'on va interdire aux enfants d'étrangers d'être éduqués à l'école, c'est une trouvaille sinistre, mais ça n'est pas ça qui m'a fait le plus rire. Ce qui m'a plu, c'est M. Fillon qui dit dans une émission, avec l'air qu'il a, hein - quand il parle, on comprend que c'est lui qui a construit les pyramides, c'est sérieux - Il dit : "Vous croyez qu'il y aurait eu Internet en France sans moi, avec France Télécom que j'ai privatisé ?" En gros : "Si c'est des fonctionnaires, ça peut pas marcher".
Parce qu'il croit que France Télécom, c'était que des fonctionnaires et des fonctionnaires. Mais pas du tout, c'est quand France Télécom était un service public, totalement, que ça marchait le mieux. Aujourd'hui, ça marche moins bien.
Les performances sont moins bonnes. L'inventivité technique est moins bonne. Et si il ne sait pas de quoi je parle, je veux bien aller lui expliquer comment ils ont laissé partir les inventions sur la Smart télévision qui seraient passées par les tuyaux de la nouvelle entreprise.
Je voulais le signaler parce qu'on a tous le droit de bien rigoler quand on entend dire une ineptie pareille, et vous, surtout, si vous aimez la liberté qui règne sur Internet. Alors, maintenant, je vais vous parler de Trump et de tout ce qui ce passe en ce moment à son sujet aux États-Unis. Je pense qu'il y a beaucoup de gens parmi vous qui sont complètement perdus parce que voilà ce qu'il s'est passé : les informations qu'on a reçues tout au long de la campagne présidentielle aux États-Unis ne valaient rien.
C'est à dire que les gens qui étaient ici, en France, ils se faisaient raconter la campagne par leurs correspondants quand ils en avaient là-bas, lesquels correspondants étaient dans les états-majors de parti - donc ils ne voyaient rien en réalité ! Parce que, dans un état-major de parti, ce n'est pas là qu'on voit. D'abord, si vous êtes chez l'un, vous n'êtes pas chez l'autre.
Donc vous ne savez pas ce qu'il se passe dans le pays en général. Donc on a vendu pendant des semaines que Mme Clinton, c'était formidable et que, bon, tous les gens intelligents étaient pour elle et puis que M. Trump c'est une grosse brute, ce qui est vrai, sexiste, ce qui est vrai.
Souvent raciste, ce qui est vrai aussi. Mais, n'empêche qu'il était en train de faire le trou. Tout ça, je l'ai raconté dans une précédente émission de la Revue de la Semaine, donc je n'y reviens pas.
Voilà Trump élu. Alors, ici, on continue à vendre le même article, c'est à dire : "Ce type est bizarre", et c'est vrai, "Il a un lien particulier avec les Russes et caetera." C'est là qu'il faut bien comprendre.
Parce que, la machine à propagande qui est en route, elle marche comme ça. Elle marche sur la ligne qu'avaient, jusque-là, les Nord-Américains. Jusque-là, la ligne Obama et les démocrates, c'est : "Le diable, c'est la Russie, les gens avec qui on peut discuter, d'ailleurs, il n'y a pas trop le choix, c'est les Chinois, et avec ça on avance." Donc on fait le siège de la Russie, on essaie de la faire reculer, de pays en pays de l'ancien empire soviétique, et caetera, ça c'est l'ancienne ligne.
Et pour faire ça, les Nord-Américains, ils avaient fait quelque chose que tout le monde semble avoir oublié aujourd'hui, mais qui, à l'époque, avait été un évènement énorme : c'est, à l'époque, quand il y avait la Russie soviétique, les Nord-Américains étaient allés s'entendre avec les Chinois, contre les Russes. Parce qu'il y avait à l'époque un schisme à l'intérieur du monde communiste. Donc, à l'époque, ça avait été un événement énorme : "Quoi, comment ça se fait, les États-Unis capitalistes qui s'entendent avec la Chine ?" La Chine de l'époque j'aime mieux vous dire que ça valait le coup d'œil, hein.
C'était vraiment très très communiste, le plus rustique possible. Donc, je vous raconte cet événement du passé pour que vous sachiez que, contrairement à ce qu'on peut vous raconter le reste du temps, les Nord-Américains, ils s'en fichent de qui est leur allié. Ce qui compte pour eux, c'est qui ils combattent.
Donc jusque-là, c'était les Russes. Et là..., bon, il y a plein de gens aux États-Unis qui disent : "Mais tout cela est absurde.
Pourquoi est-ce qu'on se disputerait avec les Russes, on a quand même beaucoup d'intérêts communs. Le détroit de Béring, on est quasiment voisins, les Russes et les Nord-Américains, on aime le pétrole, on aime le gaz de schiste, on fait des affaires ensemble." Tout ça, c'est vrai, parce que tout le monde a l'air d'oublier que le gouvernement de M.
Poutine et la Russie de M. Poutine, c'est un pays capitaliste, donc il est dans le mode de fonctionnement de tous les pays capitalistes. Il y a des oligarques - ça s'appelle comme ça là-bas - c'est des grands personnages qui gouvernent des grandes entreprises, et qui contrôlent la presse.
Donc comme chez nous ! Chez nous, 9 milliardaires possèdent 90% de la presse, là-bas, ça doit être 10 milliardaires qui contrôlent, bon...
Donc, les deux pays ont de nombreuses raisons objectives, disent certains Nord-Américains, de s'entendre, en disant : "Mais c'est pas le problème, pour nous, les Russes. Le problème, c'est les Chinois !", disent-ils.
Pourquoi c'est les Chinois ? Parce que la Chine, sans rien faire, ou plutôt en bossant beaucoup, mais sans avoir de - comment dire ? - de politique hégémonique ou impériale, la Chine est montée en puissance, montée en puissance, elle a produit, produit, parce que tout le monde installait les usines là-bas pour produire moins cher.
Donc, c'est devenu l'atelier du monde, mais ils ne produisent pas seulement des ombrelles et des sandales hein ? Ils produisent les trois quarts des ordinateurs qui se fabriquent dans le monde, et toutes sortes de choses extrêmement sophistiquées. C'est devenu une très grande puissance scientifique, une très grande puissance économique, matérielle, enfin...
On n'en parle jamais mais, enfin, les Chinois, ils ont une station spatiale, les Chinois, ils font des allers-retours continuels entre l'espace et la Terre, et ça se passe... c'est réglé comme une horloge suisse, hein, leur histoire.
Bon. Donc, vous avez une partie des Américains qui disent : "Mais ça, ça ne peut plus durer ! Ils produisent tout, ils nous tiennent à la gorge, ils nous font concurrence.
Nos usines se délocalisent", tu parles, c'est eux qui les ont délocalisées...
Mais en plus, maintenant, il y a des Chinois partout aux États-Unis avec leurs propres entreprises. Parce que les entreprises chinoises sont les premières du monde, dans les domaines les plus avancés ! Donc, vous avez un secteur qui dit : "Ça, ça ne peut plus durer, il faut arrêter une fausse dispute avec les Russes qui ne nous menacent d'aucune façon, et il faut aller là où on a un vrai problème de puissance économique, c'est avec les Chinois." C'est ça qu'incarne M.
Trump. Il incarne cette idée d'un changement de priorité pour les Nord-Américains, comme adversaires pour M. Trump, ce sont les Chinois et non pas les Russes.
Et pour pouvoir bien attraper les Chinois à la gorge, il faut s'entendre avec les Russes, pour isoler ces Chinois. Et vous savez, la présidence Trump commence par un signal très fort, qui est bien compris par les spécialistes des relations internationales, et qui a été assez largement diffusé dans la presse, c'est : il téléphone à la présidente de Taïwan. Ça a été le premier incident dont vous avez entendu parler.
On vous a dit : "Ah là là, il fait n'importe quoi ! Il ne sait même pas que on ne doit pas parler à Taïwan comme ça !" Parce que, Taïwan, c'est censé ne pas exister, vu qu'au Conseil de Sécurité à l'ONU, il n'y a qu'une Chine qui est reconnue, la Chine de Pékin !
Et donc tout le monde sait dans le monde qu'on ne peut pas traiter Taïwan comme un pays avec lequel on a des relations de même nature qu'avec la Chine continentale qui est la vraie Chine et la seule Chine qui existe. Bon. Donc, quand Trump passe un coup de fil à la présidente de Taïwan, il sait qu'il fait une provocation énorme, hein.
Je sais pas moi, c'est comme si Trump avait téléphoné directement à Mme Le Pen pour lui demander ce qu'elle pense de la situation en France, tout le monde aurait dit : "Mais qu'est-ce que c'est que cette histoire, pourquoi il appelle cette femme qui n'est pas présidente de notre pays plutôt que le président de notre pays ?" Vous comprenez ? Donc ça, c'était un signal, c'est ça qui est en train de se jouer, seulement, ce changement-là, il ne se fait pas en claquant des doigts.
Parce que vous avez des agences de sécurité aux États-Unis, il y en a 19, hein, vous entendez ça ? 19 ! Vous, vous entendez parler du FBI, de la CIA, de la NSA, mais il y en a plein d'autres !
Et, tous ces gens-là, ils sont formatés, organisés, dressés, pour affronter les Russes. Ils ont des spécialistes de la Russie. Ils ont des gens qui connaissent les problèmes des Russes.
Pas des Chinois ! Ils ne parlent pas Chinois, ils ne sont pas au courant, c'est pas leur sujet, d'accord ? Je ne dis pas ça seulement pour dire qu'ils sont ignorants, ce n'est pas le sujet.
Le moment venu, ils seront capables d'être très savants. Mais ils sont entièrement organisés depuis la Guerre Froide face aux Russes. Et pour eux, le problème c'est la Russie.
Et ils ont les mains jusque-là dans le cambouis ! Alors, ils ont mis les mains dans le cambouis en faisant adhérer 10 pays à l'OTAN qui étaient de l'ancien bloc socialiste. Ensuite, ils ont installé des batteries anti-missiles en Pologne et ailleurs et ils n'arrêtent pas d'exciter tous les pays qui sont anti-Russes.
Parce qu'il y en a, c'est dans leur code génétique, vu qu'ils ont une relation extrêmement chargée avec les Russes : les pays Baltes, tout ça. Et ils ont avancé, et ils ont déstabilisé l'Ukraine, et ils y ont quasiment installé, non seulement des nazis aux pouvoir, mais surtout des gens qui ne se cachent même pas de ce qu'ils sont ! Par exemple, la ministre des Finances, hein, la veille, elle était américaine, le lendemain, elle avait la nationalité ukrainienne et le surlendemain, elle était ministre des Finances, c'est vous dire !
Donc ils ont les doigts jusque-là dans : affronter la Russie, essayer de faire pression sur la Russie, et menacer la Russie. Ce qui évidemment, crée une tension terrible en Europe ! Et en Europe, bah ils ne savent plus à quel saint se vouer, parce que, en Europe, il y a deux catégories de pays : il y a la France, qui a une histoire indépendante qui, progressivement, s'est ralliée aux États-Unis, et tous les autres qui ont toujours été sous le parapluie atomique des Nord-Américains.
Donc, ils sont toujours d'accord avec les Nord-Américains, quoi qu'ils disent, et ils continuent ! Sauf qu'ils sont là comme un canard sans tête, ils courent, ils votent des motions au Parlement Européen contre les Russes, c'est tout juste s'ils ne proposent pas de faire la guerre, mais presque ! Ils proposent de faire une armée européenne, une défense européenne, on sait pas pour se défendre de qui !
Parce que c'est entièrement tourné vers les Russes qui ne nous menacent d'aucune manière. Bon. Quand vous dites ça, ce que je suis en train de vous dire, en général, ça donne pour résultat que tous les automates et les prompteurs écrits ou oraux, hein, dès que vous dites que les Russes ne sont pas des ennemis, vous, évidemment, ça veut dire que Poutine est votre meilleur ami, que vous aller passer les vacances en camping avec lui, etc., etc., etc.
Ce qu'on m'a fait pendant des semaines, et des semaines, et des semaines. Mais, si on veut réfléchir sans être alignés, c'est-à-dire dès que les États-Unis ont dit quelque chose, on est d'accord avec eux, ou bien dès que les Russes disent quelque chose, on est d'accord avec eux. Si on réfléchit comme je le fais, en non-aligné, on doit se rendre compte de tout ça, parce que nous, il faut qu'on tire notre épingle du jeu là-dedans.
Pour faire quoi ? Parce que nous on ne veut pas de la guerre chez nous, on ne veut pas de la guerre chez nous. Et ce qu'ils sont en train de préparer, eh bien, c'est la montée en puissance vers la guerre.
Pendant que M. Trump est en train de leur dire : "Maintenant on s'occupe des Chinois", pendant ce temps-là, ils ont débarqué des chars et des troupes américaines en Europe ! Ce n'est pas des troupes chinoises qui sont en Europe, ou des troupes russes qui seraient entrées sur le territoire d'un des pays membres de l'Union Européenne.
Ce sont des Nord-Américains avec leur matériel de guerre ! Hein ? Alors celui-là on le trouve très beau, très bien.
Donc c'est ça qui se joue en ce moment, c'est très dangereux, parce que comme les agences de sécurité nord-américaines sont en train de se tirer les cheveux avec le président qui vient d'être élu, il y a un côté, vous savez, très malsain à cette situation. Le gars vient d'être élu et il est mis en cause par les services de sécurité de son propre pays ! Si vous y réfléchissez, bah vous vous rendez compte que ça veut dire que les services de sécurité sont en train de prendre une importance telle qu'ils se mettent en situation de contester l'élection du président !
Hein, c'est là où on en est, c'est là qu'on en est aux États-Unis. C'est très dangereux, parce que comme ces gens sont capables de tout, ils sont capables de faire une provocation en Europe, de déclencher une crise majeure en Europe, juste pour dire : "Ah, vous voyez, on vous avait bien dit que le problème, c'était les Russes." Donc nous vivons un moment dangereux, et je voulais donner à ceux qui m'écoutent des clés de compréhension de cette situation pour que vous voyiez, vous mesuriez le risque qui est en train de s'accumuler, qu'il y ait un événement qui dégénère en Europe et qui nous conduise à quelque chose dont on ne veut pas.
Moi, j'aurais fait mon travail, j'ai analysé, j'ai dit, j'explique. C'est loin du Disneyland que l'on vous sert d'habitude et, maintenant que vous avez ces clés, peut-être que vous analyserez un peu comme moi, et vous regarderez en étant vigilant, prudent, et en expliquant autour de vous ce qui est en train de se passer. Je ne peux pas terminer sans parler de quelque chose qui m'a bien remué : c'est les résultats du CAC 40.
Le CAC 40, c'est les 40 plus grandes entreprises de notre pays. Là, ils sont arrivés à un record de distribution de dividendes. Le dividende, c'est la somme qu'on verse à chaque personne qui possède une action - ou des actions, souvent ils en possèdent des paquets.
Les voilà revenus à un niveau de distribution d'avant la crise. Hein, vous entendez bien ça ? D'avant la crise.
La crise, elle continue pour vous, pour eux, c'est fini, elle est terminée. Ils se distribuent autant d'argent qu'au moment où tout s'est effondré à cause de leur manière de faire. Et ça, déjà, rien que ça, c'est un scandale.
Parce que c'est vraiment beaucoup d'argent pour les mêmes. Mais une autre chose qui est encore plus scandaleuse dans leur manière de faire, c'est ce qui s'appelle les rachats d'actions. Vous savez, un rachat d'action, l'année dernière, ils avaient racheté plus de 5 milliards de leurs actions.
Je vous explique : leur propre argent, c'est à dire, vous avez travaillé, la maison à fait des bonnes affaires, il y a eu du bénéfice, cet argent ils le prennent, et avec cet argent, ils rachètent leurs propres actions. Qu'est-ce que ça donne comme résultat ? Ça fait monter le cours de Bourse, la valeur à la Bourse de l'action de leur propre société, OK ?
Et donc, c'est leur patrimoine qui s’accroît. Si vous avez des papiers où il est marqué, au départ, ça vaut 100, eh bien, tout d'un coup, ça vaut 103, 104, 105, 106. Un peu comme si vous avez une maison et vous rajoutez un bout à la maison, et encore un autre, et encore un autre, et encore un autre.
A la fin, ça finit par faire un château, hein, une grande maison. Bah là, c'est pareil. Alors ils faisaient 5 milliards, et maintenant, ils en sont à 9 milliards.
Vous entendez, les gens ? 9 milliards d'argent produit par le travail des salariés de ces entreprises, qui pourraient normalement revenir en salaires, ou qui pourraient revenir en investissement pour acheter des nouvelles machines moins polluantes, ou des matériaux de meilleure qualité pour éviter de polluer. 9 milliards qu'ils ont eux-mêmes jeté par la fenêtre, ou plus exactement, l'ont jeté par la fenêtre pour que ça atterrisse dans leur cour.
Rappelez-vous bien de ça : chaque fois que vous entendez parler de ces gens, qui sont censés dominer le monde, qui sont utiles, qui savent ce qui est bon, ça s'appelle le marché, bla bla bla bla bla. C'est juste cette bande de voyous capables d'accumuler pour eux-mêmes et de jeter l'argent par les fenêtres plutôt que de le partager avec les gens qui ont permis que cet argent soit gagné. Rappelez-vous en bien, hein, parce que si le monde est pourri comme il est, c'est parce que c'est eux qui le dirigent.
Je termine, je remercie tous ceux qui donnent un coup de main, non, pas un coup de main, un pouce bleu. Parce que, grâce à ça, bah on a vraiment, on a cartonné quoi. On est maintenant à 163.000 abonnés, donc si il y en a d'autres qui veulent nous rejoindre, eh bien, venez.
Surtout, j'ai observé que c'est très réactif parce que, la dernière fois, j'ai commencé à dire : "Ah bah écoutez, ce serait bien si ceux qui parmi vous sont d'accord avec moi appuyaient ma candidature à l'élection présidentielle, allez sur le site jlm2017.fr" et j'ai observé que, à la suite de la diffusion de cette Revue de la Semaine, là, on a gagné quasiment en..., 2 jours après, quelque chose comme 3000 ou 4000 signatures, hein.
Donc je vous remercie tous, parce que je vois, si vous voulez, moi, je parle à une caméra, hein. J'en entends parler, je vois bien les commentaires que vous mettez mais, la manière pour moi de savoir qu'il y a vraiment des gens vivants de l'autre côté, c'est les petits pouces bleus, c'est les abonnements, c'est le fait que les gens qui apprécient ce que je dis à un moment donné répondent à un appel. Alors, à tout le monde : merci et puis, abonnez-vous.
Jean-Luc Mélenchon