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interviewAurore Bergé· 19 avril 2024 15 min

La Grande Interview (CNews/Europe 1)- Aurore Bergé - 19 avril 2024

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

berger bonjour merci d'être avec nous grande interview sur C news et Europe 1 vous êtes donc ministre en charge de l'égalité entre les femmes et les hommes et en charge également de la lutte contre les discriminations on va en en parler Gabriel Atal a eu des mots inquiétants hier soir évoquant un entrisme islamiste à l'école avec des hommes et des femmes qui prônent les les précept de la charia on parle bien de l'école française ça fait peur la charia en France comment est-ce qu'on en est arver là je pense pas que soit des Moots inquiétants je pense qu'il faut être lucide euh sur les tentatives qui existent de déstabilisation de nos valeurs républicaines euh de notre corpus républicain avec notamment les principes de laïcité vous savez je suis j'étais d'abord député en 2017 avant d'entrer au gouvernement je peux vous dire que quand on portait ce message très clair sur les enjeux de laïcité très vite on nous caricaturait en disant que on parlait d'une laïcité intransigente et cetera non on parlait juste de l'application strict et nécessaire de principes républicains et donc partout dans nos services publics ça veut dire quoi ça veut dire à l'école ça veut dire à l'université ça veut dire dans le monde du sport parce que partout on voit qu'il y a des tentatives encore une fois de de déstabilisation de renversement de nos valeurs et donc il faut évidemment rien laisser passer bloquer elles ont tendance à se on arrive à les bloquer mais on voit à quel point c'est difficile prenez l'exemple du monde du sport avec cette inversion des valeurs on nous dit c'est vous qui interdisit à des jeunes femmes de faire du sport parce que vous leur interdisez de de pratiquer un sport si elles sont voilées non c'est l'inverse dans la République française tout le monde peut pratiquer un sport tout le monde peut s'émanciper par le sport tout le monde a accès à cette liberté là ce qu'on ne veut pas c'est que la religion prenne le pas sur le monde du sport c'est pareil à l'école évidemment quand on a dit on interdit la BAA parce que c'était un moyen détourner de contourner la loi de la République et l'interdiction on on en est à interdire laaba à dire que certains prônent la charia à l'école et malheureusement vous voyez bien que cette situation elle est pas spécifique à la France par contre là où c'est spécifique à la France c'est que nous on tient on résiste et on assume un principe de laïcité qu'on est parfois un peu seul d'ailleurs à assumer à revendiquer comme étant non pas un principe d'oppression ça c'est ce que certains aimeraient faire croire mais un principe d'émancipation un principe de liberté qui fait qu'on ne voit en face de nous que des citoyens français avant de voir des particularités avant de voir des opinions donc c'est ce principe de liberté qu'on doit évidemment défendre et oui c'est difficile et oui on peut pas laisser en première ligne seul nos enseignants nos directeurs d'établissement comme malheureusement ça s'est produit récemment avec un directeur d'établissement qui a été mis en cause de manière injuste et mensongère et on a été là et on s mais il y a tout la preuve c'est ce que vous êtes en train de nous nous expliquer il y a on eu plusieurs ministres qui dis fini fini le pas de vague vous allez voir ce que vous allez voir Maurice Ravel le le lycée Maurice Ravel le proviseur a été laissé seul et c'est lui c'est lui qui parti il a pas été laissé seuliti il a pas été laissé seul oui mais attendez c'est très important quand même de rappeler les fait les fait c'est quoi c'est un professeur qui fait respecter la loi de la République c'est une jeune fille qui s'y oppose et qui ment qui dit qu'elle a été agressé qu'elle a été violentée par un enseignant donc clairement qu' lui met une cible dans le dos et on a des enseignants qui en ont déjà pay le prix le plus absolu puisqu'ils ont été assassinés du fait de ce type de mensonge et c'est la République qui immédiatement dit quoi dit qu'elle va porter plainte contre cette jeune fille et c'est juste avant le rectorat qui avait dit que que le proviseur avait quitté l'établissement parce que il voulait prendre sa retraite la parole qui compte c'est la parole politique c'est une erreur de la part du rectorat oui mais la parole qui compte c'est laquelle moi je suis une femme politique la parole qui compte c'est la parole politique dans une république et donc la parole politique c'est celle que nous avons porté et qui a été de dire on ne laisse pas passer on ne fait pas le pas de vague on dit pas juste à cet enseignant merci pour votre carrière on dit surtout on porte plainte contre cette jeune fille qui a menti qui lui a mis une cible dans le dos et on ne laisse rien passer en la matière et donc on envoie un message très clair aussi au corps enseignant au recteur aussi qui est de dire encore une fois on doit être d'abord en soutien de nos enseignants AORE berger qui sont les gens qui font de l'entrisme islamiste à l'école et qui prent les précepts de la charia ils sont ils sont ils sont multiples on le voit aussi à l'université c'est-à-dire que c'est un entrisme passtient ça se produit pas comme ça en quelques mois en quelques semaines ça veut dire que c'est une une volonté de structurer d'organiser de manière encore une fois à chercher à faire ces sessions avec les principes qui sont si on veut lutter contre eux il va falloir les identifier les caractériser les identifier ça été caractérisé clairement par le par le Premier ministre quand il parle justement d'entriisme islamiste c'est l'entriisme islamiste ça veut pas dire que dans chacun de nos établissements dans chacune de nos écoles on a la charia qui s'applique c'est justement de dire évidemment non mais soyons clair aussi c'est de dire là où certains veulent déstabiliser nos principes républicains nous allons opposer la force républicaine de manière très claire et ne rien laisser passer de manière systématique regardez ce qui se passe à sciencep par exemple moi j'ai j'étais tellement fierè d'avoir fait cette école je pe vous dire qu'aujourd'hui j'ai honte j'ai honte de voir ce qui s passe et je suis pas la seule ancienne élève à avoir honte de voir ce qui s passe d'y voir ses débordement d'y voir que des étudiants parce qu'ils sont juifs ont été interdits d'un amphi et donc qu'est-ce qu'on fait bah le Premier ministre est rendu immédiatement à rappeler que la loi qui s'appliquait c'était la loi de la République y compris dans un lieu qui est supposé être un lieu d'élitisme en tout cas républicain de for de capacité à forger en tout cas deain des élites c'est la ministre d'enseignement supérieur ur qui immédiatement dès après le 7 octobre a fait une circulaire en disant partout je vous demande une attention spécifique pour qu'aucun étudiant juif ne puisse être inquiété du fait qu'il soit juif ou du fait qu'on lui prêterait certaines intentions donc vous voyez bien que nous à chaque fois on laisse pas passer on agit c'est pas juste de la réaction c'est qu'on agit cette semaine encore il y a eu des mouvements à sciencep je je sais bien oui je le sais bien malheureusement donc on peut faire tout les circulaires qu'on veut non on peut pas faire toutes les circulaires qu'on veut c'est pas juste on fait des CIR ula et on se donne bonne conscience c'est de dire que déjà un on reconnaît qu'on subit des difficultés des attaques et donc à un moment il va falloir qu'on résiste et qu'on résiste ensemble et donc il faut aussi qu'on qu'on remette des Ceres ce qui parfois a été perturbé par des années et des années où on a laissé faire où on a préféré ne pas voir ne pas regarder et on s'est dit que c'était pas grave si ça décourageait des enseignants si ça désincitait des parents de faire confiance aussi à l'école de la République non c'est grave c'est grave et donc à partir du moment où on dit que c'est grave à partir du moment où on caractérise bien ce qui se passe et bien on se donne les moyens enfin de pouvoir y répondre la grande interview C news Europe 1 d'Aurore berger ce matin ministre en charge de l'égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les les discriminations quand Gabriel Attal dit qu'il veut un sursaut d'autorité Emmanuel Macron un Grenel sur la violence des jeunes pourquoi cette prise de conscience arrive-t-elle si tard après 7 ans de quinena Macron je pense pas qu'elle arrive tard parce que des premières actions qu'on a faites depuis 2017 c'est justement qu'on parle de réarmement c'est déjà de redonner des moyens à nos policiers à nos gendarmes qui en avaient considérablement été privé de moyens humains de moyens matériels de moyens immobiliers parce que ça commence quand même par là c'est aussi une loi de programmation sur la justice parce que c'est les deux qui fonctionnent ensemble c'est les deux jambes c'est la capacité évidemment de répression de réparation et donc évidemment les moyens nécessaire qui avait été largement désossé quand même dans la justice de notre pays donc il y a ça etle excusez-moi de vous couperor berger mais ce qui ce policier municipal qui s'est fait renverser par un jeun homme qui fait un rodéo le le jeune homme le jeune homme est en est en liberté il il sera jugé dans quelques semaines on a changé le le code de justice pénale des mineurs justement enfin pour accélérer parce qu'on se rendait compte de quoi et si on l'a fait dès le précédent Kena donc on n pas attendu là 2024 qu'en général les mineurs qui étaient appréhendés ils étaient jugés une fois qu'ils étaient majeurs donc ça n'avait plus aucun sens ça n'avait plus aucun sens de réparation par rapport à victime parce que l'enjeu c'est aussi la réparation vis-à-vis de la victime ça n'avait plus aucun sens sur la signification de la peine parce que si vous êtes appréhendé à 15 ans que vous êtes jugé à 18 ou 19 ans on peut espérer peut-être que vous soyez amélioré ou si jamais la situation s'est dégradée bah la sanction arrive trop tard donc on a considérablement réduit ces délais là et ça c'était quand même absolument nécessaire et ça supposait justement que la justice est des moyens aussi pour pouvoir agir et agir vous savez j'ai étis nommé au gouvernement j'étais d'abord ministre des familles je suis aujourd'hui ministre de l'égalité entre les femmes et les hommes à l'époque j'avais parlé de ces questions justement d'autorité notamment d'autorité parentale est-ce que j'ai pas entendu quand j'ai parlé justement de cette question là quand j'ai parlé de la question des parents où j'avais dit oui il y a des situations où clairement les parents sont défaillant où il y a plus de cadre où il y a plus d'autorité et le creuser quand même à la fois de la sécurité qu'on doit vous apporter en tant qu'enfant et du cadre d'autorité aussi qu'on doit vous délivrer il se passe où l'école elle faut réparer mais c'est d'abord les parents commence à entendre cette j'allais dire cette petite musique mais il faut responsabiliser les parents les parents dans la majorité des cas le père et la mère on parle souvent des mères assez peu des pères mais je suis bien d'accord mais parce que on on s'est habitué à considérer que c'était normal que les mères soient toutes seu et qu'elle soit seule en première ligne à devoir tout gérer alors que souvent on connaît le père dans la majorité des cas on connait le père alors les familles monoparentales il faut quand même être clair ou c'est très très rarement une situation choisie par la femme bien sûr c'est une situation qu'elle subi donc ça veut dire quoi ça veut dire qu'on se retrouve avec des femmes seules qui doivent faire front qui doivent faire face sur justement tous les fronts et la société s'est accommodée de ça nous on a amélioré la situation notamment d'un point de vue financier parce qu'en plus on avait des père tellement défaillant qu'il ne payit même plus de pension alimentaire ça on l'a réglé on prend en charge justement la pension alimentaire c'est nous qui allons rechercher la responsabilité du père et puis surtout le sujet maintenant c'est la responsabilité civile prenons ce qui s'est passé pendant les émeutes c'est passé pendant les émeutes c'est une surreprésentation des mineurs et notamment de mineurs qui sont issus de ces familles monoparentales dire ça c'est pas poter du doigt ces familles monoparentales c'est juste décrire la situation telle qu'elle est parce que c'est plus dur c'est évidemment plus dur quand vous êtes seul et quand vous devez faire face à tout et la situation la plus invraisemblable c'est quand le mineur était appréhendé on disait bah c'est la mère seule qui va payer bah non c'est pas parce qu'elle est seule à la maison avec son enfant qu'elle doit faire face seule donc on va aller chercher la responsabilité des deux parents moi je veux pas qu'on accepte une situation on se dit bah après tout les femmes ont été laissées seules et la société va l'accepter on ne doit pas laisser ces femmes seules c'est la question des internats pour accompagner aussi ses enfants c'est l'accompagnement spécifique qu'on doit avoir pour les familles monoparentales mais c'est aussi poser un cadre clair finalement assez basique et de dire qu'on peut se quitter dans un couple mais qu'on quitte pas ses enfants et donc on a une responsabilité vis-à-vis d'eux pour toute notre vie durant les chiffres du ministère de l'Intérieur montrent que les étrangers sont surreprésenté parmi les mises en cause dans les affaires de délinquence en France on en parlait en début de semaine sur sur ces news pourquoi ne réduit-on pas l'immigration plus drastiquement bah elle a été réduite elle a été réduite bah vous voyez bien de manière continue depuis 2017 que ce soit les deux lois que nous avons fait adopter non sans mal parce que parfois ça a été difficile de trouver des alliés pour faire voter voter ces lois mais on a permis plus de reconduction à la frontière on sait bien que c'est toute la difficulté la difficulté c'est quoi c'est d'arriver à faire excuté maintenant le symbole de l'immigration est devenu la question des OQTF est-ce qu'on arrive ou pas à faire reconduire à l'objectif d'Emmanuel Macron on en est mais qui doit rester évidemment notre objectif parce que c'est tout simplement le principe de faire appliquer les décisions qui sont des décisions administratives et des décisions de justice donc qu'est-ce qui se passe c'est des discussions aussi difficiles d'état à état ce qui vous promettent que demain par le simple fait miraculeux de leur arrivée au pouvoir 100 % des TF dès le lendemain serait exécutés mentent et savent qu'ils mentent parce que c'est suppose quoi ça suppose une coordination européenne une réponse européenne et ça suppose une coordination aussi d'État état pour être en capacité à un moment d'être souverain tout simplement dire qui on accueille qui on accepte et qui on n'accepte pas sur le territoire de la République aur berger deux dernières questions est pris par le temps bien malheureusement Jean-Luc Mélenchon s'est attaqué à C news hier en parlant je cite de chaîne infemme quelle est votre réaction écoutez je suis chez vous ce matin donc je dois pas partager son avis d'autant plus qu'hier je l'ai quand même entendu mettre sur un pied d'égalité un président d'université avec Eichman je l'ai entendu parler de la rafle du veldive aussi comme si c'était à mettre là aussi sur le même pied d'égalité qu'avec le fait que la République là encore a tout simplement dit que la conférence soi-disant qu'il voulait donner n'avait pas lieu d'être dans une université parce qu'il y avait des risques de trouble à l'ordre publici donc vous voyez bien qu'on franchit chaque jour un cap dans l'indescence le risque c'est aussi d'en parler parce qu'on lui donne aussi une audience et c'est ce qu'il cherche il cherche à attiser ça il cherche à attiser ces fractures dans la société j'ai la meilleure des réponses c'est les européennes le 9 juin prochain en espérant que sa liste soit la plus basse possible parce que je crois que ce sera la meilleure réponse qu'on pourra lui opposer au regard de la manière avec laquelle aujourd'hui il essaie de de s'activer alors justement à propos des européennes dernier baromètre opinionoué pour C news Aurore berger votre candidate Valérie AER est à 19 % d'intention de vote à 10 points derrière Jordane Bardella au rassemblement national qui est autour de 30 % qui à 29 % de notre baromètre comment ça se rattrape 10 points déjà ce serait bien qu'on accepte enfin de parler des européennes moi chaque fois que j'entends parler le candidat de l'extrême droite il parle de tous les sujets mais jamais des enjeux européens or quand on parle d'immigration c'est d'abord une question européenne quand on parle des enjeux aussi de pouvoir d'achat c'est aussi une question européenne quand on parle d'agriculture c'est une question européenne quand on parle de droits des femmes j'aimerais savoir enfin la position de l'extrême droite sur ce sujet parce que à Paris ils se diviseent largement quand il faut intégrer l'avortement dans notre Constitution c'est pas grâce à eux c'est malgré eux qu'on y a réussi au Parlement européen on a toujours pas compris quelle était leur position donc on a des sujets justement de valeur qui méritent beaucoup de clarté et qui méritent qu'on ait le 9 juin prochain une majorité au Parlement européen qui justement soit en phase avec ces valeurs républicaines qu'on défendent c'était la grande interview d'Aurore berger sur C news et sur Europe 1 ministre en charge de l'égalité entre les femmes et les hommes