"Les deux extrêmes mettent le feu au pays" - Julien Dray
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 99 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse partielle
Vous pressentiez déjà que la société française n'allait pas tenir comme ça très longtemps ?
- 0:43OuverteRéponse directe
Est-ce que la tragédie raciste de Trappe va dans le sens de ce que vous annonciez ?
- 2:10OuverteRéponse directe
Les deux extrêmes mettent le feu au pays, selon vous ?
- 3:29OuverteRéponse directe
Est-ce que ce tableau est conforme aux erreurs des gouvernances successives ?
- 4:11OuverteRéponse directe
Le premier train, c'est Mitterrand qui l'a mis mais il ne savait pas où il allait ?
- 4:54OuverteRéponse directe
Est-ce que ces programmes sur les nazis en période électorale sont un hasard ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:43Julien DrayFait
« Vous reconnaissiez que la gauche avait pu à un moment donné être un peu à l'origine par quelques erreurs d'appréciation »
- 9:48Julien DrayFait
« Le rassemblement national comme Jean-Luc Mélenchon à l'arrivée, c'est le triomphe du FMI »
- 11:43Julien DrayFait
« On a tendance dans ce pays à enfermer les gens dans des concepts avec des clichés et ensuite à jeter l'anathème »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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dans tous ces états. Le face- à face. Vous êtes bien sur Sud Radio. Il est 13h3 et après avoir reçu Couter Ben Mohamed qui est venu nous raconter les troubles dans la société marseillaise, nous avons un ancien dignitaire. Moi j'aime bien l'appeler l'éléphant parce que c'est ça ça représente bien le symbole de ces mission de cette de cette stature politique. Julien André est avec nous en studio. Bonjour Jean Dray. Bonjour. Merci d'être ici en direct sur Sud Radio avec nous. Vous étiez venu il y a il y a un mois. Vous vous pressentiez déjà, j'ai j'ai réécouté notre échange, vous pressentiez déjà que la société française allait pas tenir comme ça très longtemps. Un, parce qu'elle a des fractures sociales et des
douleurs. Vous reconnaissiez que la gauche avait pu à un moment donné être un peu à l'origine par quelques erreurs d'appréciation et surtout qu'il y avait des gens qui jetaient de l'huile sur le feu qui qui utilisaient l'allumette avec beaucoup de beaucoup d'appropos par des par des par des déclarations justement qui sont un petit peu inflammatoires. Vous avez vécu le 17 octobre comme nous. Vous avez vécu la situation la tragédie raciste de de Trap. Ça va hélas dans le sens de ce qu'une dérégulation de la société française annoncé ? Est-ce que je recevais hier Marc Andevel, journaliste d'investigation qui faisait qui a écrit un livre L'argent magique sur
l'implication que le grand capital a eu dans la vie politique française et ses liens avec le pouvoir ? Juste là en deux mots parce qu'on a on a un auditeur qui nous appelle que j'aurais dû prendre avant que je vais prendre maintenant. En deux mots, le tableau que l'on voit aujourd'hui, il est conforme hélas à ce qu'à lancé les erreurs successives des différentes gouvernances de la France. C'est sûr que c'est une accumulation de choses [raclement de gorge] avec des couches sédimentaires qui se sont superposées les unes aux autres, des problèmes qui n'ont pas été traité, des incompétences qui se sont affichées et maintenant on est dans une dans un moment assez particulier que je trouve que le moment est un peu morbide. C'est tout le monde euh on a l'impression qu'il y a deux
trains lancés à grande vitesse. On sait que ces deux trains ça va être un choc terrible pour la société. L'un contre l'autre. Les deux, on n'une idée en tête, c'est confronté et tous ceux qui ont un peu le souci de la République si je me permets et de la France parce que c'est aussi de ça qu'il s'agit malgré tout, euh bah ça regarde, ça se dispute pour des mesquineries et ça prend pas conscience de la gravité du moment et c'est ça qui m'inquiète. Et les anathèmes quand se jette à la figure justement ces deux trains des deux trains partent des insultes. Pour les uns, tout est la faute de de Mélenchon, pour les autres, tout est la faute du Ro national. Euh c'est comme ça qu'il faut lire les choses. Ces deux extrêmes sont ceux qui mettent le faux au pays. Oui. Alors, c'est pas eux eux, ils
mettent le faux pays dans la mesure où il y a des problèmes qui ont pas été traités. Il y a des choses qui ont été négligées ou sous-estimées. Euh, on y reviendra peut-être dans la discussion. Euh, et que effectivement maintenant, on a une forme de jeu de rôle. Voilà. Euh chacun voilà. Alors, maintenant, on a une candidate du beau si j'ai bien compris. Oui. Et on a de l'autre côté un candidat de de quoi ? De la leader. Voilà. Ouais. Voilà. Bon, mais vous voyez où on en est. Mais vous savez, ça ressemble à une période historique que j'ai retravaillé euh depuis qu'on s'est vu, qui ressemble à la fin de la République de Vemar en Allemagne en 1932 33. Tout le monde voyait, tout le monde savait. C'était pas les stupides. Ils ont même eu inventé l'idée de faire venir le
chancelier Hitler comme euh de faire venir Hitler comme chancelier qui était minoritaire he attention. Qui est minoritaire fait à peine de 30 % voilà et qui a perdu dans les élections qui précédaient 600000 voix. Mais le dénommé V Pen va dire à Heidburg, on va le nommer au gouvernement et il va il va échouer. Et alors les communistes allemand disaient ça sera notre tour. Les autres pensaient que ça voilà, vous avez vu ce qu'il en a été. Nous avons Olivier qui nous appelle de Beauquer. Olivier, vous vous avez une lecture aussi de du drame que nous que nous sommes en train de vivre. Vous pensez qu'il y a des anathèmes qui sont un petit peu maladroit ? Oui oui mais ça le je vais reprendre le le l'exemple du train. Je pense que le train le premier train c'est Mitterran qui l'a mis mais
il est parti à toute vitesse mais il savait pas où il allait. Donc euh c'est grave de dire après moi le déluge parce que la requête à 60 ans c'était une erreur énorme. Les 35 he c'est c'est de le pire qui pouvait arriver à la France. Donc c'est vrai que là je plains le futur président de la République parce que je sais pas comment il va faire dans l'état de la France actuel. Je sais pas. Et je voudrais revenir un peu sur Berkov. Tout à l'heure, je disais qu'ils ont trouvé des tracts dans la voiture du tueur de Le monde avait annoncé qu'il y avait des tractes dans la voiture de Kevin T et pour ensuite le démentir en disant "Non, il n'y avait pas de track" du dans la voiture. Alors voilà, de lancer des des trucs comme ça, moi je viens de prendre mon programme de la semaine
et dans le programme de la semaine du dimanche 25 au vendredi, il y a [raclement de gorge] h commentaires ou films sur les nazis. Alors, c'est peut-être une coïncidence, mais à chaque fois qu'il y a des élections, il y a des trucs sur la la guerre 40, sur les nazis, les tortures. Là, j'ai vu qu'il y avait un truc sur close atman Barbie. Euh là, on parle du trè rage, l'apocalypse, la destruction des juifs. Mais tous les jours, il y a il y a un truc, est-ce que c'est un hasard ? Moi, je peux vous dire que ça dure depuis je suis un passionné de l'émission historique et je me félicite que histoire toute l'histoire. C'est vrai que elles sont elles sont très nombreuse depuis très longtemps en période électorale et autre période électorale. Ça relate ça relate un fait ce sont des
faits historiques qui sont produits et il est bien que la jeunesse, vous savez, il y a une jeunesse qui a oublié ça hein. Il y a une jeunesse qui a oublié ça. Ouais, mais je pense que c'est un [raclement de gorge] peu subliminal ces trucs là. C'est on remue on remue doucement parce que c'est vrai que nous à Ber une une farouche opposante au RN qui s'est déplacé à Orléan et tout qui tous les jours fait des sur les réseaux sociaux attaque le Merlin l'ancien maire qui était Eren. De toute façon, tout ce que le RN fait pour elle c'est mal. Bon, elle a 13 personnes qui la suivent mais elle s'empêche pas de dire de dire de dire. Et vous savez quand on dit les choses à force, j'appelle ça des lavages de cerveau, ça rentre dans la tête. Lancer une idée comme ça, vous savez,
vous rentrez dans un dans un bureau, vous disputez avec quelqu'un et quand vous sortez, vous dites "En tout cas, moi m'a jamais pris en train de voler." Et vous partez, vous accusez pas le gars de voler, hein. Vous dites "Moi, on m'a jamais pris mais c'est là c'est". Oui. Non, non, mais [raclement de gorge] on connaît la pratique. Olivier, voilà, c'est trop c'est trop facile Olivier. on a reçu votre témoignage, votre avis est entendu. Voilà, il vaut ce qu' vaut. Bon, pour l'instant, je pense que les citoyens français ont suffisamment de discernement pour savoir s'ils sont manipulés ou si leur cerveau est lavé. Et ça n'empêche pas certaines officines et même quelquefois certains médias de succomber à des tentations dans un sens ou dans l'autre d'ailleurs de s'enfermer dans un dans un cliché
idéologique. Merci pour votre témoignage. Je viendrai là bon on a on a un auditeur qui lui sa sensibilité est claire. Il pense qu'il y a voilà un espèce d'endoctrinement euh sur les réseaux sociaux, dans les médias. Vous pensez qu'il y a effectivement à un moment donné certains médias qui vont dans un sens, d'autres dans l'autre ? Non, mais je pense que dans des périodes comme ça, chaque média et chaque responsable politique doit toujours balayer devant sa porte et commencer à se poser la question est-ce que mes expressions, mes formules, mes déclarations n'ont pas été mal comprises, n'ont pas jeté sur le feu ? Il y a une réflexion d'un de vos collègues samedi soir qui m'a touché parce que je pense qu'elle était juste. Il dit "Vous considérez que c'est telle
et telle chaîne de télévision qui font l'opinion et que c'est à cause d'elle que" et lui il disait "Non, c'est l'opinion qui donne la possibilité à ces chaînes d'exister." Ça veut dire que il y a c'est un fait cette équation est très juste. Jeendrais merci de la la donner parce que elle rétablit un petit peu la réalité des c'est d'ailleurs un des problèmes d'après moi d'une partie de la gauche qu' elle se trompe d'analyse de la situation. La société française ne s'est pas gauchisée. Voilà, elle s'est peut-être radicalisée, mais elle s'est pas gauchisée. Il y a pas euh l'adhésion valeur de la gauche que j'ai connu dans les années 70 est aujourd'hui plus faible qu'elle ne l'est aujour que c'est un fait. Le peuple français était plus à gauche antérieurement qu'aujourd'hui. Ça c'est factuel.
Alors euh ça pas dire que la gauche a disparu mais ça veut dire que la gauche devrait se poser la question de savoir si elle a bien analysé la société ses évolutions ou si elle a su répondre à des attentes qui exprimaient la société qu'elle est passée à côté. Et c'est pour ça que la chose qui m'énerve le plus et vous le savez c'est l'utilisation. C'est pour ça que j'ai fait la référence à Vmar, l'utilisation à tout va maintenant du mot fascisme. Et notre auditeur dit l'histoire mais ouais mais connaître l'histoire qui n'a pas de passé n'a pas d'avenir. Or on a des générations entières qui utilisent le mot fasciste à tort et à travers et qui ne savent pas ce que ça veut dire. Du coup ça le dévalorise du coup évidemment le jour ils vont avoir un vrai un vrai fachot
un vrai faot. plus savoir les distinguer. Alors bon voilà donc les les nuances ça existe. Vous savez si vous me permettez cette remarque, j'ai appris une chose dans ma vie c'est que le droit à se tromper, le droit à douter surtout c'est un droit fondamental et c'est même un devoir. Et j'étais un homme bardé de certitude quand j'avais 17 18 ans. Mais c'est normal qu'à 17 18 ans on a des certitudes. dans même que on s'affronte à ses parents dont on pense qu'ils sont un peu trop timorés ou tendres et cetera qu'on a c'est même un conflit utile voilà parce que ça va former notre caractère mais à un moment donné quand on a un certain âge on doit être capable d'avoir tiré les
expériences de tout cela donc et moi je fais partie de cette génération qui doute en permanence vous faites état de la différence entre certitude et conviction et vous avez eu des convictions pas forcément j'ai j'ai eu des certitudes j'ai eu des convictions et des certitudes maintenant j'ai des convictions Mais en permanence, je me pose la question. Alors, puisqu'on parle sémantique, vous êtes un fin connaisseur de la de la dialectique et de la langue française, est-ce que tout n'est pas fascisme et tout n'est pas non plus communisme ou stalinisme ? Est-ce que vous faites une nuance entre racisme et xénophobie ? Je pense que c'est une nuance qui va qui va monter en disant on peut détester un étranger sans avoir une haine raciale et puis on peut détester un étranger pour
ce qu'il est. Un étranger parce qu'on dit il a pas à se trouver ici. Voilà. Mais je m'en fous d'où ils viennent. Je sais pas ce qu'il pensent. Voilà. Est-ce que c'est une nuance qu'il va falloir faire ? J'ai [raclement de gorge] pas Alors là, voyez, ça fait partie de mes doutes. Il va falloir que je réfléchisse à la moyen. [rires] Voilà. Euh ce que je sais, c'est que euh il y a des mots que je n'emploie pas. Je vais prendre un exemple. Je n'emploie pas le mot islamophobe. Ce mot-là, je n'emploie pas parce qu'il a une charge idéologique. C'est pas simplement la haine du musulman. Il a été utilisé, construit par les Molas et il a une charge idéologique qui vise à embrigader l'ensemble des musulmans dans un djihad contre euh non pas l'homme blanc comme le croient certains, mais d'abord et
avant tout contre la République et ses valeurs et les lumières. Et les lumières, elles sont pas blanches. Elle peut exister l'islamophobie en tant que telle, elle peut exister. Non, la la la le racisme antiusulman, le le le le le discrimination euh les les les les les tout ce que ça existe un contestable. Voilà, j'en vois pas ce mot. Voyez ce que je veux dire ? Parce que j'ai pas envie de me faire de me retrouver à côté de gens avec lequels je n'ai rien à voir. Le risque c'est quoi ? C'est que vous dénonciez un attentat de nature islamiste et on vous dit "Bah, vous êtes un islamophobe." De même que lorsqu'on dit "Est-ce que la guerre de l'Ukraine était vraiment nécessaire ?", on vous dit "Vous êtes un vous êtes un agent de Poutine." Et donc, on a tendance dans ce
pays à enfermer les gens dans des concepts avec des clichés et ensuite à jeter l'anathème. Est-ce que c'est pas un mal très français ? Vous avez pratiqué, vous avez subi ça très longtemps. Alors oui, je pense c'est un mal bon, je sais pas si c'est un mal français, en tous les cas, c'est un mal de la démocratie aujourd'hui. C'est-à-dire justement que ceux qui normalement doivent transmettre l'expérience, le savoir et donc ce droit au doute ne le font plus. Voilà, ils le font plus parce que quand vous avez un président de la République qui fait autant de bêtises dans ces déclarations, c'est pas c'est pas rien, je veux dire hein, avec des tâonnements stupides. Euh bon ben tout ça ça pèse. Voilà. Voilà. Moi, je vais vous dire une dire aujourd'hui comme je l'ai dit déjà depuis un certain temps,
si à un moment donné dans ce pays euh on il y a pas un comme il y a eu dans des temps où la France était en péril, elle est elle est en péril. Voilà, c'est ça qu'il faut dire. Elle est en péril ne serait-ce que déjà financièrement, elle est au bord de passer sous la tutelle du fond [raclement de gorge] monétaire international. Voilà. Et je considère d'ailleurs que le le rassemblement le rassemblement national comme Jean-Luc Mélenchon à l'arrivée, c'est le triomphe du FMI parce que les solutions qu'il proposent ne tiennent pas debout. Voilà. Et donc ça sera comme ça a été le cas en Grèce avec le monsieur Tip. Monsieur Tias, on continue à à en discuter. Vous restez avec nous. Qui donne vraiment le tempo de cette mobilisation ? Les jeunes, les syndicats, les partis politiques, les
réseaux sociaux, vous en pensez quoi ? Vous pouvez nous le dire au 0826 300 et nous ici sur ce plateau. Pour mieux comprendre la question, nous recevons le baron noir Julien Dreco fondateur de SOS Racisme ancien député Sud Radio. La France dans tous ces états. Périco Leggas. Vous êtes bien sur ce radio, il est 13h19 et nous recevons Julien Dray, ancien dignitaire du Parti socialiste. J'ai du mal à dire ancien parce que pour moi, vous inconnez toujours le Parti socialiste qui n'appartient à personne mais à ceux qui se sont battus à l'époque pour les valeurs de la gauche retour du programme commun. Ensuite, il y a eu beaucoup d'évolutions. Il y a eu 1983, il ce tournant, on va en parler. Vous nous en aviez en parlé la dernière fois en disant qu'on à un moment donné
on est rattrapé par le réel et il faut être pragmatique. Là, je viendrai vous assister à cette dégradation très rapide du climat social français. Cette société qui était en fracture sociale devient quasiment maintenant en fracture territoriale qui tire les ficelles de cette de cette colère. Elle est naturelle, elle est spontanée, elle devait arriver ou il y a quand même des gens qui aiment bien un petit peu jeter un peu ? Il y a toujours des il y a toujours des des gens qui compris d'ailleurs font croire qu'il tirent les ficelles puisqu'il ne les tirent vraiment euh parce que là dans la situation actuelle bon j'ai l'impression quand même que c'est plus éruptif spontanément que que de manière décrétée. Vous savez on est dans une situation Gramchi avait cette formule une situation
révolutionnaire c'est quand en haut on ne peut plus et qu'en bas on ne veut plus. Et c'est en sens là que quand on l'applique cette formule au moment dans lequel on est il peut y avoir même une précipitation. pose la question, on va voir avec les lycéens même si je pense qu'ils ont obtenu quelque chose. Si j'étais un syndicaliste lycéen, je suis plus mais si j'étais un syndicaliste lycéen, je dirais quand même on a gagné des choses. C'est pas rien ce qu'il y a sur la table. Depuis quand ? Depuis hier depuis hier soir, c'est pas rien ce qu'il y a sur la table. Comme en 1990, le mouvement lycéen après avoir rencontré François Mitteran avait obtenu des choses substantielles et la victoire avait été actée. Je viendrai-il les moyens de les payer ? Jean-Paul Brigellier qui était là tout à
l'heure, ce prof qui a écrit la famille du crétin, il disait "C'est très bien, c'est un numéro comique extraordinaire, ils don pas le début de l'ombre des moyens." Non, ça c'est pas vrai. D'abord de l'argent, il y en a toujours appris ça. [rires] Voilà, j'ai appris ça. C'est bien tout le problème. C'est bien tout le problème auquel confronté. Vous savez, j'ai j'ai appris ça dans les discussions budgétaires, c'està-dire vous votez un budget, après il y a la régulation budgétaire et elle elle a mis des petites comme les fourmis, elle a des petites niches et c pour ça qui se permettent à chaque fois de voilà vous même même au sens figuré la planche à biller continue à exister d'une certa. Oui, elle continue à exister. Par ailleurs, vous avez bien vu ce qui s'est
passé avec l'agence de notation mouise est intéressant. Tout le monde pronostiquait que la France allait être rétrogradée dans sa l'agence a pas voulu. Pourquoi ? pas parce qu'elle a regardé les fondamentaux parce que ça coûterait plus cher parce que ça coûterait plus cher parce que la France c'est pas n'importe qui en Europe et personne peut jouer la faillite française. Alors c'est de ça que joue d'ailleurs Jean-Luc Mélenchon. Il dit "Ils oseront pas nous mettre en faillite donc tous mes permis." Oui. Jusqu'à un certain point mais là on est dans ce moment où franchement ce qu'ils sont donnés sur les lycéens c'est pas voilà ça permet d'améliorer le quotidien de la vie lycéenne c'est pas la révolution. Mais vous sa moi j'ai discuté avec des lycéens et des
lycéennes par le plus grand des hasards euh le 17 octobre. Beaucoup de lycéennes d'ailleurs c'était elles étaient très déterminées et il y avait des choses qui étaient simples. C'était très intéressant parce que c'était vraiment le vécu. Qu'est-ce qu'elle me disait ? Les toilettes ça revenait comme une référence permanente. Monsieur c'est pas possible. En plus nous les défis comme j'insiste pas. Nous les défis donc c'est important premièrement. Deuxièmement les profs qui sont absents et les emplois du temps de dingue qui découlent de ça. Voilà. Donc elle me disait 3 4h on sait pas quoi. Et avant nous dans les lycées que j'ai fréquenté, on avait ce qu'on appelait les foyers socio-éducatifs. On avait les CDI. Maintenant il y a plus de foyers parce que personne n'en veut. Il y a
quasiment plus de CDI parce que au CDI, il faut demander le droit d'eux. Donc ils traînent, ils savent pas quoi faire. Bon, ça c'est des choses qui peuvent être réorganisées. C'est pas dramatique, c'est pas impossible. Et puis il y avait évidemment ce ce truc terrible qui s'appelle parcours sup. Bon, la promesse est sur la table. Là, il va falloir être vigilant mais là pas. Voilà. Donc à ce stade-là, euh ce qu'ils ont mis sur la table permet d'améliorer le quotidien lycée. Je j'ajoute que elles ont été très discrètes. Vous avez remarqué parce que dans la crise lycéenne, il y avait quand même des gens qui étaient en cause qui étaient ceux qui dirigaient les régions parce que c'est elles qui ont la responsabilité du bâti les lycées, les lycées relèves des régions et les
collèges des départements. Remarqué les présidentes et présidentes de région, ils sont ils se sont mis aux abonnés absents. Pourquoi ? parce que malheureusement ils ont renié les budgets notamment les budgets d'entretien et de rénumération du personnel d'entretien dans ces lycées. Alors Anisac, pour dire d'abord qui soutient ce mouvement ? Alors plusieurs organisations mais chacune avec ses appels et ses moyens d'action. D'abord vous avez les organisations de jeunesse, les lycéens et renouveaux lycéens qui appellent par ailleurs à poursuivre les 31 octobre et 5 novembre. L'Union syndicale lycéenne, l'Union étudiante, l'UNEF, la FAGE et Solidaire étudiant portent une même plateforme de revendication. Ensuite, les syndicats de salariés, la CGT apporte une aide très concrète, présence
devant les établissements, protection des cortèges locaux pour les assemblées générales. Elle pousse à généraliser la grève le 5 novembre. Ce jour-là, la CFDTFO, l'UNSA et la FSU appellent aussi à faire grève et manifesté. La CFTC par participera à la mobilisation selon ses déclarations aussi. Solidaire soutient les lycéens. La Confédération paysane a même appelé les agriculteurs à rejoindre les blocages en tracteur. Côté politique maintenant, LFI soutient publiquement le mouvement. Il avait appelé ses élus à participer au 24 octobre. Le PCF et les jeunes communistes préparent le 5 novembre. Le PS et les écologistes ont également appelés à rejoindre les lycéens. À l'extrême gauche, vous avez les deux NPA lutou ouvrière qui apportent aussi leur soutien à la mobilisation.
Merci Yanissa. Avant de donner la parole à Hugo, monsieur Dray, vous qui avez accompagné des mouvements sociaux, là vous sentez qu'il y a une a il y a quand même une une convergence, un rat de bol. Alors, les gilets jaunes ont du mal à redémarrer, mais le mouvement, les syndicats, là, vous sentez qu'il y a une colère, une clameur populaire qui est en train de se soulever. Je regarde ça avec avec un peu de distance mais avec un petit sourire en coin parce que si vous me permettez, je dirais vu tout ce qu'on a dit sur le baron noir, oui, je pense que du temps d'un baron noir, les choses étaient quand même un peu mieux tenues. Je vous le concède et que beaucoup aujourd'hui qui m'ont très critiqué, qui m'ont même voulu tuer le père ou même brûler doivent regretter
de ne pas avoir des vraies organisations étudiantes lycéennes, des vrais partenaires avec qui discuter. Puis que la je regardais la manifestation je dis le 17, il y a quelque chose qui qui m'a choqué. C'est plus les manifestation comme j'ai connu, c'est un agglomérat d'individus. Avant vous aviez des ce qu'on appelait des chaînes, c'est les gens se mettaient en chaîne les uns les autres. Vous aviez des banderolles collectives et donc il y avait un collectif, une voulez dire une cohésion. Ouais. Voilà, je cherché le mot. Une cohésion qui qui renvoyait ce collectif là. Là c'est une addition d'individus. Et d'ailleurs, la forme qui qui est choisie est révélatrice. Chacun a son panneau, son morceau de carton, reflet de la société. Oui, je suis d'accord. L'individualisme
l'individualisme a même gagné les manifestations. Mais ça c'est très compliqué parce que à partir de là, moi je j'étais boutvard de Frierland, je vais pas vous cacher, j'avais des milliers de lycéens, personne ne savait où il doit aller. La seule chose qui s'est imposée à un moment donné, on va chez Macron. Et puis peut-être que le contenu des cerveaux était un petit peu plus structuré et riche. Oui, parce que le fait d'appartenir à des organisations faisait que c'était quand même des écoles de formation. Parler du niveau scolaire également. Voilà. Oui. Enfin, moi ceux avec qui j'ai discuté, c'était loin d'être des des des gens qui étaient totalement euh abrutis par leur le bon sens là, c'est peut-être la connaissance. Euh, il y avait bon, ils sont pas voilà, moi je je j'ose pas
dire de montants. Alors, c'est en plus ça a été repris de montant, c'était mieux. Euh ce qui était certain, c'est que auparavant vous aviez une discipline collective qui découlait de cette appartenance ou de ce soutien à des organisations. Aujourd'hui, dans les cycles que vous avez donné, je peux vous le dire ça sans témoignage, euh autant les organisations adultes ça existent et cetera, dans la jeunesse, ce n'est qu'une ce n'est que des petits groupes qui s'autoproclament porte-parole. Avant, il y avait quand même, je vous donne un exemple, est-ce que vous avez vu des assemblées générales voter la grève ? Non, il y a pas d'assemblée générale qui vote la grève. Donc, il y a pas de débat. On met des poubelles. Bon là, je pense que d'ailleurs les poubelles elles ont gagné beaucoup
d'argent les fabricants de poubelles. Ces derniers temps. Euh on met des poubelles et la minorité qui a mis les poubelles qui s'est levé une demi-heure plus tôt que les autres et ben décide que c'est la grave et pointe à la ligne. Julien, les réseaux sociaux permettent à chacun d'être faire un petit royaume même si un petit parti. Oui, mais dans les réseaux sociaux, si vous aviez des agressions, on pourrait aussi euh bon pourrait aussi s'en servir de manière étant. On continue, on continue à en [raclement de gorge] discuter. Hugo, je vous donne la parole. On fait une petite pause. Je vous donne la parole immédiatement après le le retour de pause. Un mouvement divisé comme vient de le dire Julien Dray. À votre avis, vous qu'espère gagner les partis qui soutiennent cette colère, des avancées
sociales, un affaiblissement du gouvernement ou un avantage pour la présidentielle ? Appelez-nous au 0826 300 et partagez vos réflexions. Radio la France dans tous ces états. Périco Leggas, vous êtes bien sur Sud Radio. Il est 13h31. Je reçois Julien Dray dit le baron noir mais il est pas si barrant, il est pas si noir que ça et et ça le met en colère parce qu'il trouve que c'est très injuste et on en discute de façon assez assez passionnée parce que Julien Dr qui n'a plus rien à prouver, il se livre, il dit ce qu'il pense et effectivement ce qu'il pense correspond hélas souvent à la réalité. Nous avons Hugo qui nous appelle dans le gare à l'é ville ouvrière. Il y avait des mines
autrefois à l' Hugo, qu'est-ce que vous pensez de ce mouvement de jeunesse ? Tout d'abord, bonjour à tous et merci de m'accueillir. Bonjour. Euh moi, je pense que ce mouvement avait a tout à fait lieu d'être. Il était temps d'ailleurs que la jeunesse se mobilise, hein, puisque aujourd'hui on peut défendre effectivement l'éducation nationale et ce qui s'y passe aujourd'hui dans dans les lycées, les fac et cetera. Mais je pense que ça va la colère va bien au-delà. Vous êtes enseignant Hugo ? Vous êtes enseignant ou pas ? Non, je suis je suis papa de trois enfants et également. D'accord. Donc vous connaissez bien le sujet. Tout à fait. Et plus particulièrement le milieu scolaire en pour les pour les personnes en situation de handicap notamment hein. Donc il y a des choses à
dire effectivement. Donc moi, je suis mobilisé pour ce mouvement, je suis ce mouvement et euh il va falloir également il va falloir de mon point de vue bien entendu ce que je dis aucune vérité si ce n'est la mienne euh que que ce mouvement prenne beaucoup plus d'ampleur et que ce gouvernement recule fasse un tas en arrière et vienne un petit peu lâcher du l'est. Maintenant où je suis un petit peu déçu, c'est sur tous les anathèmes que l'on peut apporter à tous ceux qui seraient un petit peu précurseurs, ceux qui iraient poussé dans la violence, ceux qui voudraient récupérer à leur compte et cetera. J'ai envie de dire à toutes ces personnes qui ont c ce courant de pensée là euh finalement eux-mêmes qu'est-ce qu'ils font finalement si ce n'est quelque part de vouloir de je justifier euh de
vouloir faire les justiciers de ceux qui ont plus la vérité que d'autres de dire que la France insoumise inciterait à aller récupérer la jeunesse. Mais ces mêmes personnes, qu'est-ce qu'elles font réellement ? Qu'est-ce qu'elles proposent réellement ? Est-ce qu'elles sont dans la rue ? que elles mettent sur la table des propositions qui vont nous permettre aux prochaines élections par exemple qui sont très proches euh de faire avancer notre pays sur les questions sociales. Je suis quelqu'un qui est profondément à gauche. Je ne suis ni un communiste, je ne suis ni un insoumis, ni un socialiste. Je fais, on va dire, un mélange à mix de ces propositions et pour lequel j'irai apporter, on va dire, mon soutien à celui qui me correspondra le mieux. Donc, je n'ai pas d'étiquette réellement.
Vous avez [rires] toujours voté à gauche, Hugo ? Vous avez toujours voté à gauche ? J'ai toujours voté à gauche effectivement. Je me suis toujours forcé à aller voter bien que malheureusement parfois cette fameuse démocratie du vote c'est d'aller voter finalement au deuxème tour. On a tous connu ça voter aller voter pour le moins pire. On élimine on élimine au deuxè. Voilà. Donc c'est là aussi où ce la façon démocratique aujourd'hui me dérange quand on voit que des personnes qui vont voter, il y a des votes aujourd'hui qui ne sont pas pris dans les suffrages exprimés. Je parle du vote plan par exemple. Bien sûr, très bon très bon sujet et et malheureusement malheureusement ce vote là lorsqu'on nous incite à aller s'exprimer, c'est un vote d'expression
populaire, c'est un vote de rejet. Malheureusement, il n'est pas entendu. Et quand moi j'ai les résultats euh du 2e tour d'une élection présidentielle où on a cette part de fromage qui est divisé en 2 sur 100 %, hein, on va avoir 52 contre 48 % par exemple, on a oublié de mettre dans ce fromage ces votes de part blanc qui ont toute leur importance puisque sur un nombre de votants, est-ce que la personne qui sera élue aura la réelle légitimité au pourcentage de votant ce jour-là ? Vous soulevez Hugo un vrai un vrai vrai problème de notre démocratie. Je pense qu'un jour il faudrait s'y attaquer. Pour autant pour autant Hugo, vous vous quoi vous regrettez vous regrettez une gauche une gauche prolétarienne de masse motivée et
légitime ? Vous trouvez que vous trouvez qu'elle n'est plus représentative du peuple ? [raclement de gorge] Moi je pense qu'elle l' en partie maintenant. Il faut pas tout mélanger, il faut pas faire d'amalgame. Aujourd'hui, dans une manifestation, il y a des gens qui vont avec de bonnes intentions. Donc, il ne faut pas mettre tout le monde dans le même panier. Il y a des gens qui sont là vraiment pour mettre au désordre, pour casser, pour brûler. Mais il y a une majorité de gens qui ne sont pas là pour ça, qui veulent manifester pacifiquement. Il y a aussi, du côté des forces de l'ordre des personnes qui sont mal avisées, mal attentionnées, les numéros riot ne sont pas affichés et cetera. Donc, chacun a sa part de responsabilité. Je ne suis pas en train de dire que les l'un est
plus est meilleur que l'autre, hein. Je dis qu'il faut analyser des choses convenablement à têtre reposé et sortir la légité légitimité des uns et des autres dans les erreurs qu'ils font tous à un moment ou un autre. Et ce qui me dérange le plus dans cette société également, quand on entend nos politiciens, euh on parle beaucoup de fake news, hein, quand on voit des informations sur les réseaux sociaux et cetera, mais si je prends aujourd'hui trois politiciens, trois partis politiques différents et qu'on entend euh leurs propos sur un sujet spécifique, on aura trois paroles différentes. Moi, j'ai envie de savoir qui est celui qui nous formule une fake news à ce moment-là puisqueen théorie, lorsqu'on parle de chiffres, lorsqu'on parle de de sondage et qui ont été
réalisés avec sérieux, on ne peut pas mentir et avoir des idées. Ah, il peut y avoir des analyses, d'abord, il peut y avoir des erreurs et ensuite il peut y avoir des analyses divergentes sans que ce soit une fake news. Les les divergences, oui, maintenant quand il y a des faits établis et que l'on on va sur des idées différentes, c'est là où on se perd. Et tout à l'heure, vous parliez effectivement euh on est de plus en plus individualiste parce que la société a voulu qu'on soit comme ça, c'est qu'on l'a créé aussi cette société pour qu'on soit moins les uns avec les autres, pour qu'on se rencontre le moins possible, pour qu'on s'organise le moins possible pour mettre à mal ce système. Le fait de nous diviser va être utilisé par qui ? forcément par un système qui n'a pas
besoin de nos avis, par un système qui avance finalement comme un rouleau compresseur et qui avance ses pions. Hugo, le libéralisme et le consubérisme ont quand même beaucoup modifié la donne et la gauche a sa part de responsabilité dans cette dans sa dégradation. Donc si je vous comprends bien, faudrait peut-être remettre tout à zéro, tout à plat et faire l'équivalent d'états généraux pour redonner et redistribuer les valeurs. Merci Hugo pour votre témoignage. Je voudrais que je voudrais que je voudrais que Julien Dray Vous avez dit beaucoup de choses Hugo et je pense qu'il y a des certaines idées qui interpellent Julien Dray retrouver de la légitimité pour mais il y a dans dans les propos de notre auditeur il y a une question latente qu'un jour il faudra poser c'est est-ce que les
institutions de la 5e République sont adopté un monde moderne comme il nous sommes aujourd'hui je le crois pas. Est-ce que cette élection présidentielle est pas la pire des choses ? Je pense euh vous voulez dire au suffrage universel qui donne au chefs de l'État un pouvoir régaler qui qui crée euh la verticalité. Vous éisez un chef et à partir de là tout s'aligne derrière le chef. Euh voilà et je pense que c'est pas ça une vraie démocratie. Ça peut être rectifié. Les pouvoirs du président de la République peuvent être un peu réduits. On remet l'article 20 en valeur qui dit que le gouvernement déterminé la police et lui reste arbitre à l'Élysée sans décider de qui qui fait les sous-préfets. J'attends de voir j'attends de voir la la praticabilité de ce de cette
interprétation de la Constitution me semble-t-il. Vous savez, j'ai [raclement de gorge] souvent raconté cette anecdote qui n'est pas qui m'a été racontée par euh un grand juriste, un monsieur que je respecte énormément qui s'appelle Pierre Mazo. Quand se pose la question groliste et grandoliste groliste et grand alpiniste, député de la savoir et grand juriste. Euh quand se pose la question quand le général discute avec Michel Debré de la modification de la Constitution, Michel Debré est très réticent à l'élection du président de la République en 62. en 62 au président et Degol hésite Doug dit bon on va faire ça parce que sinon c'est le Sénat qui va décéder et c'est Gaston Monerville qui était président du Non mais c'était l'autre là je me rappelle plus sur moi à chaque fois
j'oublie enfin on le retrouvera euh et on va faire ça mais vous savez il faudra quand même l'enlever après moi parce que c'est quand même dangereux ce truc là ou voilà Michel Debré premier ministre ils vont faire le référendum un jour vous interviewez Pierre Maz il est encore vaillant et heureusement et j'espère que ça va durer encore longtemps mais il vous racontera cette anecdote il l'a pas inventé Voilà, c'est pourquoi je pense qu'à un moment donné ou un autre la question de ce que j'ai appelé à l'époque la 6e République qui a maintenant été là aussi galvodée par tout le monde c'est une vraie République parlementaire pourrait être un débouché à la situation. Le problème c'est qu'il y a tellement de candidats à la président République et ils pensent tous
qu'ils sont des sauveurs suprêmes que personne ne va vouloir faire la 6e République parce que même regardez même Jean-Luc Mélenchon qui se revendique de l'héritage commun puisque nous l'avions conçu à l'époque ensemble maintenant il il nous explique qu'il va être d'abord élu président de la République qu'il faudra 3 ans et qu'après au bout de 3 ans on verra ce qui on fera donc lui-même est déjà dans la logique ce qui est ce qui est normal pour un léniniste du parti sauveur et du parti qui va guider tout à la place des autres on en avait parlé quand vous étiez La dernière fois, vous avez rencontré Manuel Macron avant qu'il soit président ou non ? Oui, parce que au début il était séduisant et quand vous êtes comme moi toujours tenté de convaincre et de transmettre parce que ça c'est mes
traditions familiales et c'est ma tradition personnelle, c'est vrai que c'était un garçon intéressant. Voilà. Intéressant, intelligent, respectueux à l'époque, extrêmement respectueux, curieux. Voilà. Bon alors on dirait peut-être tout ça et voilà il vous dit il vous dit qu'il va y aller à l'époque ou alors il y a on a une conversation mais j'avais été malade et donc je reviens le voir après en 2016 en mai 2016 et il me dit il faut que je te dise quelque chose parce qu'on s'était plus parler depuis un certain temps. J'ai décidé d'être candidat à la présidence de la République. Je le regarde avec des yeux hallucinés je dis mais comment ça c'est quoi ce truc là pour être honnête je dis mais qu'est-ce que tu vas faire d'Hollande ? Il me dit à juste titre bien vu le coup dit mais Hollande sera
pas candidat et moi je ne veux pas soutenir Manuel Vals donc je vais être candidat. D'accord. Mais quel est l'intérêt ? Bah je vais être candidat. Non, pas pour être président d'ailleurs. Je vais faire 7 ou 8 % et puis je prendrai date. Non mais ça c'est stupide. Sois député, apprends le métier si vous me permettez. Apprends à connaître la France. Tu tu ne connais pas le pays. On peut pas être président de la République si on n'est pas imprégné de cette identité. Il me dit mais tout ça c'est vieux, c'est dépassé il a été élu. Donc il disait voyez, j'ai eu raison. Voilà. On a Franck qui nous appelle de Valence et je ne sais pas si si Franck est indréiste mais peut-être que il est assez sensible à vos propos. Bonjour Franck. Oui, bonjour. Bonjour Pico et bonjour Julien. Alors
merci de nous appeler. Merci de nous appeler Franck. Alors je je suis un fan de Julien Dray déjà. Alors je suis très heureux. J'en ai un. Ça y est [rires] il y en a quelquesuns. Écoutez écoutez parce que j'écoute beaucoup avec beaucoup d'attention. Je viendrai. Alors, je suis je suis électeur socialiste, bien dépité depuis assez longtemps parce que je me demande où le Parti socialiste va et euh après avoir abandonné une partie du peuple de gauche, et j'en suis le plus désespéré parce que je pense que ce vrai Parti socialiste dont on a besoin, il il a encore toute sa place à la prochaine élection présidentielle, mais j'ai pas la conviction de mon point de vue que pour le moment, on a le bon candidat. Écoutez, c'est comme ça. Je suis euh c'est pour ça que j'écoute beaucoup les
analyses de monsieur Dray et de Julien Dray parce que euh elles sont toujours pleines de bon sens, de réflexion, d'histoire aussi parce que pour comprendre le présent, il faut connaître le passé et je pense tout ça a son importance. Alors je la démocratie alors je suis peut-être pas tout à fait d'accord avec ce que vient dire monsieur monsieur Dré concernant la 6e République. De mon point de vue qui n'engage que moi, je pense que cette 5e République, elle été adaptée à une bipolarisation de la part de la vie politique française à partir du moment où on avait deux camps politiques qui étaient destinés à gouverner le pays, des la ce qu'on appelait la la droite et la gauche avec les partis majoritaires
comme le Parti socialiste et le RPR qui est devenu après l'UMP, le mouvement pour la majorité présidentielle. Et dès lors que le président de la République actuelle est passé par là et il a complètement déconstruit tout ça par sa politique, par son comportement. C'est-à-dire qu'on a plus ces partis politiques qui étaient destinés à gouverner qui ont été quasiment dissous répandu façon puzzle comme aurait dit. On arrive maintenant à une bipolarisation du système qui est par les alors on se pose la question 2e tour on fait quoi entre LFI et le RN ? Je ne peux pas me résoudre à cette idée unique devoir choisir entre ces deux parties
extrêmes au 2e tour de l'élection présidentielle. Alors c'est là où peut-être monsieur Dray justement cette analyse pointue en disant la démocratie est plus adaptée. Mais mais monsieur DR faites quelque chose pour qu'on ait un candidat du Parti socialiste qui redonne la fierté du peuple de gauche cette espérance qu'on a où il a été oublié ce parti de gauche. Je compte sur vous monsieur. Vous faites Franck vous vous êtes électeur à Valence ou non ? Oui oui. Alors je suis donc vous avez vous avez voté Rodolphe P à un moment donné qui a été un grand-mère socialiste de Écoutez alors allez allez allez à à Rodolphe Pit légende à n'est-ce pas voilà Julien l'a bien connu on on marque une du cirque on marque une on marque une une petite pause et Julien Dray réagit à vos propos
merci merci Franck d'avoir nous avoir rappelé sur ce radi tout de suite. Merci les ficelles de la colère sociale on en parle avec Julien Dr ancien député figure de prou du parti socialiste. On a parlé des organisations politiques et syndicales qui soutiennent le mouvement. Et vous, quand un élu rejoint un cortège, est-ce que vous vous sentez représenté ou utilisé ? Dites-nous ce que vous pensez au 0826 300300. Midi [musique] 14h Sud Radio la France dans tous ces états. Périco Leggas. Vous êtes bien sur Sud Radio 13h48 je reç Julien Dré avec lequel nous essayons de savoir de comprendre qui tire les ficelles de cette colère. Julien nous confirme que c'est un mouvement qui vient de beaucoup plus de profondeur, même s'il est pas vraiment coordonné, que ça manque de cohésion, mais que ça
témoigne en tout cas d'une souffrance et d'une colère populaire qui aura inévitablement des conséquences sur le paysage politique dans les dans les jours à venir. Vous me dites, vous venez je viendrai avant que je donne la parole à Nathalie qui nous appelle de Cabreton, vous me disiez à l'instant la donne actuelle, le paysage politique tel qu'on voit que voit aujourd'hui ne sera pas forcément le même en début d'année parce qu'il va y avoir des redistributions inévitables pour que les gens se présentent, les candidats se présentent en ordre de façon cohérente à cette élection présidentielle. On peut pas que je pense que si vous permettez la crise sociale pour l'instant elle a pas impacté la campagne présidentielle. Les les les les chevaux continuent à courir.
Ils sont un peu hors sol. Ils sont un peu hors sol. il continue à courir. Alors bon, il ils font référence mais elle a pas impacté. Mais si l'analyse que vous faisiez et que je fais aussi la profondeur de la crise, peut-être même l'incapacité à trouver des solutions parce que dans les jours qui viennent, on va voir si les lycéens se contentent de ce qu'on leur a donné ou si considèrent qu'il faut aller plus loin parce qu'au fond de même ils ont envie que ça aille plus loin. Si le 5 novembre, ce que me disent les organisations syndicales euh majeur, elles me disent que il y a une colère très forte. Voilà. Moi, vous savez, je je le dis tout, vous en avez vu vous en avez vu d'autres ? Oui, j'en ai vu d'autres mais j'entends euh bon, moi j'écoute beaucoup euh parce
que je trouve que c'est une des dirigeantes les plus brillantes et que euh c'est celle qui a une meilleure vision du dialogue social. J'écoute beaucoup la dirigeante de la CFDT et elle me dit euh elle dit moi, elle vous l'a dit à vous hein, je dit il y a quelque chose de très profond, on est même nous-même on sent dans chez nos militants militants mais c'est ce que dit aussi à sa manière elle est plus convaincante que madame Binet. [raclement de gorge] Je c'est que madame Binet, elle pense toujours que c'est la révolution. Elle fait partie d'un courant que je connais. Donc bon, elle est respectable. Elle a fait elle a blanchi son harné dans des sphères que je connais bien. Euh mais je [raclement de gorge] CFDT, elle est plus en prise sur d'après moi, une réalité contradictoire. Et
quand la CFDT se met en colère ou dit des choses, ça veut dire qu'il se passe quelque chose. Constante de la CFDT. Nicole nota, Laurent Berger. Voilà. Oui. Bon là, on a c'est autre chose parce qu'après les n plus Krazuki à sa tête. On a Natalie qui nous appelle de Cabreton euh qui elle comme vous comme vous redoute le scénario annoncé pour l'instant entre à choisir entre la France insommise au rassemblement nationale. Bonjour Nathalie. Bonjour Perico. Merci de nous appeler. Merci de nous appeler sur Sud Radio. Merci à vous. Vous êtes inquiète. Je sens je sens que vous êtes inquiète. Oui, je suis inquiète. Écoutez avec beaucoup d'attention Julien Tr que je salue. Bonjour. Et que je remercie. Merci. Euh voilà pour cette C'est tout hein. Vous le saluez, vous le
remerciez. Vous [raclement de gorge] Oui, c'est une [rires] analyse claire. Bon, vous ne soutenez pas encore dans sa dans sa volonté de reconstruire une gauche une gauche république. Bien, j'aimerais bien. Merci merci monsieur Macron d'avoir tué la gauche. [rires] Ceci dit, dit ceci dit, la gauche n'a rien fait pour ne pas se suerre elle-même. Ce qui est vrai aussi. Vous avez raison aussi. Je vous écoute, Nathalie. Moi, je suis née en 68 donc je suis la génération Méran. Euh, j'ai connu la garde froide, la peur, l'anxiété. Il y avait aussi euh beaucoup de grève à mon époque et je m'en souviens très bien, même si j'ai un âge maintenant certain, je me souviens de tout cela. J'ai cinq enfants. Euh je les écoute parce qu'ils ont entre 35 et
21 ans. Euh je comprends bien leur leur anxiété parce que la colère c'est c'est d'abord de la peur. Je pense que cette colle elle est profonde mais j'ai quand même beaucoup beaucoup de peur. Il faut pas oublier que le Covid est passé par là et c'est une génération qui n'a pas vécu la même chose que nous. Euh donc il faut essayer de les comprendre. Euh je suis d'accord avec monsieur André. On est quand même dans une société extrêmement individualiste, extrêmement. Et en même temps, comme vous le dites, dans ces mouvement, il se retrouve mais chacun avec des euh avec des désirs différents. Voilà. C'est c'est ça qui est un peu tremblant. [raclement de gorge] On a du mal à les comprendre en fait.
Euh ça ça part un peu dans tous les sens. Et vous vous avez besoin de comprendre des moi ce qui des directives plus claires. Si je si je comprends me ce qui me révolte ce qui me révolte et moi j'aime la politique parce que j'aime la philosophie aussi c'est-à-dire le sens de la vie hein. Ça va ensemble le sens de la société. Je pense d'ailleurs que la philosophie devrait être enseignée dès le primaire aux enfants et pas en terminal et pas que avec des grands voteurs. Mais qu'est-ce que c'est la philosophie hein ? Euh c'est envisageable he c'est très tout à fait [rires] des pédagogues qui qui ont pensé les en fait il y a plus de sens dans cette société les enfants n'ont plus de sens plus de repère part dans ça part il n'y a plus de repère il se repère sur les réseaux sociaux
quand vous y allez vous-même en tant qu'adulte mais c'est c'est infernal [raclement de gorge] quoi. C'est c'est inommable ce qu'il y a dedans quoi. Voilà donc eux-mêmes ne peuvent pas s'y retrouver. D'où aussi cette cette violence. Moi ce qui m'inquiète et ce qui me révolte, je me refuse comme Franck tout à l'heure et je le remercie à voter entre le Front National, l'extrême je n'y refuse. Néanmoins, je je ce ce droit de vote, j'y tiens. Est-ce que est-ce que vous vous prononcerez quand même ou est-ce que vous aurez l'option du vote blanc si vous ne voulez pas mettre un bulletin dans une herne qui vous convient pas ou malgré tout il y aura quelque chose de plus fort que vous qui vous dira je peux pas voter à droite ou voilà c'est ça qui me révolte
c'est qu'en fait je n'aurais pas je n'aurais pas le choix donc faut tout faire pour que cette option ne se présente pas mais c'est ça donc Julien s'il vous plaît faites quelque chose pour vous vous êtes deux vous êtes deux à appeler Julien Dré au secour Il s'y attendait pas du tout hein parce qu'il il a envie de prendre sa retraite. Il se voyait pas du tout propulsant devant la scène comme sauveur de la gauche. Mais au point où on en est, on sera peut-être bien content de l'avoir quand même. Dites-moi. Je dis Julien parce que c'est un joli prénom mais faites quelque chose pour nous. On a besoin de voter pour qui on veut et pas pour qui on ne voudrait pas. Vous voyez ce que je veux dire ? Ce vote c'est trop important. Moi je regarde un petit peu ce qui ce qui se passe aussi
dans le monde dans ce qui s'est passé en Albanie. C'est incroyable quand même. C'est c'est c'est ces étud ces étudiants qui vont nier les élections. C'est c'est on n parle pas assez. Il faudrait aussi que les médias fassent attention à ce qu'ils disent. Il y a trop de polarisation dans notre société. Moi, je me refuse à croire qu'il y a deux Frances. Il y a qu'une seule France, elle est multiple. Comme j'en ai marre qu'on dise les vieux parce que les vieux ne sont pas tous les mêmes. Qu'on disent les jeunes parce que les jeunes ne sont pas tous les mêmes. Qu'on disent les Français parce que les Français ne sont pas tous les mêmes. Qu'on disent les jeunes pareil qu'on dit des enfants mais c'est pas des enfants. Pourquoi bien si je com Nathalie vous rejoignez
vous [raclement de gorge] êtes golien tous les deux en fait le nom que vous désignez dont vous ne voulez pas c'est la Chanlie. Vous ne voulez pas de cette de cette chan qui qui aboutit. Je je trouve que c'est un beau pays la France. On a beaucoup d'atout. D'ailleurs, je trouve qu'on devrait le dire plus axer plus notre discours, c'est ce qui va bien. Parce que ce discours anxiogène sur tout va mal, ben ça ça met un petit peu quand même de loup dans le moulin quoi. Allez, on écoute on écoute Julien Dr qui a plein de choses à vous répondre. Merci merci Nathalie de nous avoir appelé. Merci. Non mais je pense que ce qui est intéressant c'est ce qui était pas prévu mais c'est vos auditeurs. Oui. Ah ben en fait l'angoisse qu'ils ont et que je partage totalement.
On y tient beaucoup. Je vous ai dit, je vous ai dit tout à l'heure, c'est des deux trains à grande vitesse mais moi je pense que 60 à 65 % de la France ne veut pas de ça et voudrait pas avoir à choisir. Moi je sais personnellement, je c'est pour moi un drame. Le matin quand je me pose cette question, je dis bon, je vais voter blanc mais c'est pas possible. Bon, il y a des choses voilà et j'ai sans arrêt autour de moi des gens qui me disent alors c'est pour ça que je vous ai dit que je pense que le paysage présidentiel va être obligatoirement impacté et donc modifié et donc modifié. Voilà, ben je crois pas au sauveur suprême mais je crois par contre que dans l'histoire de France il y a un moment donné où c'était ça la force du général mais ça était aussi ça la force moment donné
[raclement de gorge] François Mitteran et c c'est-à-dire d'être capable d'unir le pays sur un projet la question de cette élection présidentielle c'est redonner du sens vous voulez dire Julien qu'il y a aujourd'hui des personnalités qui se tiennent en réserve de la République pour intervenir au mois de janvier il y a des gens qui doivent discuter ensemble par-delà un certain nombre de différences je veux dire sur l'éducation moi je suis certain que si on se met autour de la table un certain membre on est capable de faire la révolution indicative qui a besoin à ce pays. Voilà sur la réforme de l'État, sa décentralisation et on est capable de faire ça ensemble. Si on est capable de faire ça ensemble alors la société retrouver confiance en Vous venez dénoncer les trois thèmes
pour lesquels je vais vous inviter et sur lequels on on discertera sur cette radio du par les vrais et vous y êtes tout à fait à votre place. Merci merci de m'avoir invité en tous les cas. Merci à vous. Merci également à Couter Ben Mohamed, présidente de Marseille en colère qui était avec nous un petit peu plus tôt. Merci également à Jean-Paul Brigelli, esséiste et auteur de la fabrique du crétin et l'école sous-emprise. suivre Brigitte Laer sur Sud Radio avec pour thème la grève du sexe.
Julien Dray