01-10-2025 Jérôme GUEDJ sur LCI - Carte sur Table avec Doukhan
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 97 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:15OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que signifie la "mort sociale" pour les personnes âgées selon le rapport ?
- 2:41OuverteRéponse directe
Faut-il créer un ministère de la solitude comme au Japon ou en Grande-Bretagne ?
- 3:50OuverteRéponse partielle
Comment expliquer que 2 millions de personnes âgées n'aient plus aucun contact avec leurs enfants ?
- 5:10OuverteRéponse directe
La solidarité familiale suffit-elle à lutter contre l'isolement ?
- 6:21OuverteRéponse directe
Quelles seraient les premières mesures concrètes à mettre en place ?
- 7:31OuverteRéponse directe
Pourquoi les communes sont-elles les mieux placées pour agir ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 15:15Chiffre
« La moitié des personnes âgées ne sortent pas de chez elles tous les jours. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
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Euh dans cette ce rapport de la de de de petits frères des pauvres, c'est une enquête. Ils ont interrogé le bon nombre de nos aînés, de nos parents, de nos grands-parents. 7500 personnes se ont le sentiment d'être en mort sociale. Donc ça c'est un terme qui frappe. Ça veut dire que il ne voit plus personne, ni des proches, ni des membres d'association, ni des commerçants. On voit plus personne. Et ça, il me semble que c'est pas inutile de s'en occuper. Liberté, égalité, fraternité. Jerome G, on en parle ensemble dans un très coup
Bonjour, rebonjour. Vous avez dans cette émission un rendez-vous auquel vous êtes attaché. Vous me le dites régulièrement, LCI vous répond. C'est à 11h30 dans Carte sur table avec Doucan. La question du jour, comment augmenter le salaire net ? Vous êtes nombreux à vous la poser ou à vous la poser pour vos proches, pour vos enfants, pour vos petits-enfants ? Comment augmenter le salaire net ? C'est vrai que cette différence, on la perçoit tous. On voit le brut, on se dit "Ah bah c'est bon, je vais je vais bien m'en sortir." Et puis ensuite, on regarde le net. C'est pas exactement la même la même mayonnaise si je puis me permettre. Donc vos questions, vos suggestions là-dessus. Est-ce que vous avez vous aussi des idées ? Nos meilleurs experts répondront à toutes vos interrogations. Mais tout
de suite ce questionnement avec mon invité Jérôme Geg, député socialiste de Lesson et spécialiste de la question du vieillissement. Vous avez beaucoup travaillé sur le sujet cette question sur la solitude de nos aînés, de nos seiors, parce que selon un rapport de l'association Les petits frères des pauvres, euh nous avons euh 7500 personnes de plus de 60 ans qui euh sont en situation de mort sociale. Ça veut dire c'est c'est une expression qui choque, mais qu'est-ce que ça veut dire ? Il voit plus personne. Mais c'est c'est fou quoi. C'est vraiment il voit plus jamais personne et c'est plus 42 % par rapport à l'année dernière. Jérôme Gage d'abord sur le constat. Alors vous le sa qu'en pensez-vous euh vous le savez les petits frères des pauvres, il faut vraiment les saluer parce que chaque
année à l'occasion du 1er octobre qui est la journée internationale des personnes âgées, ils mettent ce coup de projecteur euh qui est pas toujours bien regardé. Euh merci de de d'avoir retenu ce sujet-là parce que pour moi c'est un nouveau risque euh dont la massification et l'amplification devrait tous nous interpeller. On sait et c'est une bonne chose qui va y avoir de plus en plus de personnes âgées. C'est les progrès de la médecine, c'est l'allongement de l'espérance de vie et cetera. Mais adossé à ce vieillissement, il y a un vieillissement heureux, il y a un vieillissement entouré et puis il y a un vieillissement de plus en plus isolé. Et donc mettre sur dans le débat public un sujet dont on se dit mais ça nous concerne pas, c'est pas une affaire de politique publique de se dire
l'isolement et la solitude, ça a des conséquences en terme de de politique publique. Je vous donne juste un exemple, vous compreniez. Au Japon et en Grande-Bretagne, à différents moments, il y a eu des ministères chargés de la solitude et de l'isolement parce qu'ils ont considéré que la solitude et de l'isolement, pas que les personnes âgé, ça peut être les familles monoparentales, euh les jeunes étudiants, ça a des retentissements en terme de santé mentale et en terme de coût économique. Sur les personnes âgées, euh les petits frères des pauvres. Moi, j'avais travaillé sur ce sujet de l'isolement pendant la crise Covid. Oui. Euh j'étais au côté d'Olivier Verrand et on gérait ses c'est l'urgence parce qu'on était très inquiet à ce moment-là. à l'époque ministre de la santé
euh on était très inquiet des conséquences du confinement sur les personnes âgées. La bonne nouvelle, c'est que ça s'est plutôt bien passé parce qu'il y a eu une sorte de solidarité spontanée de la part de tous nos concitoyens qui se sont posés la question de savoir comment ma voisine du 3e va faire ses courses, comment est-ce qu'elle va chercher ses médicaments. Et donc on a eu et c'est plutôt très rassurant sur l'état de de bienveillance de notre de notre société, ça a plutôt bien fonctionné. On n pas eu de drame de l'isolement des gens qui avaient plus de quoi manger, de quoi se soigner et cetera. sur un moment de crise. Donc maintenant la question c'est comment est-ce que moi j'avais écrit ce rapport qui s'appelait déconfiné mais toujours isolé. Comment on construit de
manière pérenne une politique publique de lutte contre l'isolement ? C'est-à-dire que d'abord on en fait un sujet politique. On renvoie pas ça à l'intime des familles. Voilà, dans le dans le baromètre des petits frères des pauvres, ils disent qu'il y a 2 millions de personnes âgé qui n'ont plus aucun contact avec des enfants ou des petits-enfants. Ah oui, les quatre cercles de la sociabilité, c'est la famille, les voisins, le tissu associatif et puis les commerçants, les services publics qu'on est après amené à à côtoyer. Juste qu'il y a pas de confusion parce que vous vous avez donné un chiffre très précis. Ça c'est un autre chiffre mais c'est pas grave qui était très intéressant également. Ça c'est le ressenti. Voilà. Ça c'est du déclaratif. Non, c'est
intéressant la méthodologie parce que c'est une grande enquête qui est faite qui est faite chaque année et à partir des extrapolations, bah ils estiment qu'il y a 2 millions qui ne voient pas leurs enfants leur petits enfum. Quand on voit 29 % de nos seigneurs qui ne voient pas leur famille ou très peu dans l'année. Question directe est-ce que il faut pour autant culpabiliser les familles ? C'est pas forcément toujours facile non plus pour les enfants, les petits enfants, pour les aidants comme on dit. Non mais je je je sais que nous ne soyons pas dans le blanc ou le noir. Mais d'ailleurs ce sujet de l'isolement, je parle sous le sous le couvert de Dominique ce parce qu'on parle beaucoup de d'une loi grand âge, de l'autonomie et cetera. Ces sujets-là, c'est c'est
quelque chose qui doit mixer la solidarité familiale, mais il doit exister aussi de la solidarité nationale. Et sur la question de l'isolement, évidemment que quand on a des familles, on préférait que les gens soient présents, accompagnent, mais l'éloignement géographique, le fait d'abord qu'il y a des personnes âgées qui n'ont pas ou qui n'ont plus d'enfants ou de petits-enfants, la les décohabitations, les divorces, enfin tout ça a modifié considérablement la place de ce qu'on appelle les aidants au côté des personnages. Donc dire que c'est al moi je veux pas déresponsabiliser mais c'est aussi un enjeu de politique publique et de responsabilité de la société. Voyez vendredi on va fêter les 80 ans de la sécurité sociale qui à un moment donné a dit il y a des risques sociaux qui
doivent être couverts collectivement. Et bien cette question de l'isolement parce qu'elle a des conséquences économiques, des conséquences médicales, le risque d'isolement par exemple là c'est il y a des études médico économique, il y a plus de chutes de personnes âgées ou euh quand les personnes sont isolées parce que il y a il y a pas des gens qui sont qui viennent à leur logement et qui donnent des conseils pour dire "Mais peut-être qu'il faudrait enlever ce tapis sur lequel tu vas glisser et cetera." Et donc vous voyez, c'est pas un sujet de l'indime et de l'individuel. C'est un retentissement. Vous savez, il y a quand même 450000 chutes de personnes âgés chaque année et 9000 qui décèdent chaque année. Donc c'est des enjeux de politique publique parce que
c'est un coût et puis surtout pour les personnes ça a des conséquences. C'est un coût mais quand vous dites par exemple si on évite la chute oui on fait aussi des économies éid et et d'ailleurs la première demande des petits frères des pauvres dans leur rapport cette année ils ont raison de le faire c'est qu'il n'y a pas d'études médico-économiques sur le coût de l'isolement des personnes âgées. Il y a une étude aux États-Unis qui a quelques années qui a indiqué que l'isolement des personnes âgées, ils avaient fait une étude spécifique pour le système américain qui s'appelle Medicare et Medicaade avait eu un coût de 6,7 milliards d'euros aux États-Unis. Donc là, la première demande des petits frères des pauvres, c'est regardons ce sujet, l'isolement pour voir les
conséquences que ça et peut-être que ça vaut le mieux de mettre de l'argent en prévention plutôt que de le mettre en réparation. Question réaction de de l'ensemble du plateau. Tout de suite, j'ai juste une dernière question. Que préconisez-vous ? Est-ce que vous disiez bon, il faut que ce soit pris en compte comme un risque. Donc bon, j'ai compris, il faut qu'il y a une dimension budgétaire. D'accord. Mais on met quoi dedans ? C'est quoi les initiatives déjà ? La première initiative, la lutte contre l'isolement, c'est un sujet de proximité. Le vieillissement est un sujet de proximité. L'année prochaine, il y a les élections municipales. Ceux qui sont les mieux outillés pour euh prévenir et accompagner l'isolement des personnes âgées, ce sont les communes. Il faut donc leur donner cette
responsabilité. Il y a des centres communaux d'action sociale, il y en a certains où ça fonctionne bien, ils font du aller vert. C'est qu'ils vont vers les personnes âgées qui sont pas demandeuses, qui vont pas demander au CCS, qui vont pas avoir les services sociaux. Le faire le aller vert, c'est ce qu'on appelle repérer les fragilités. C'est aller au contact des personnes. Et pour que les communes soient bien outillées, moi je plaide de manière plus macro. Et dans le contexte politique du moment, enfin s'il y a bien un sujet dans le boxon politique dans lequel on est aujourd'hui sur lequel on pourrait plutôt se mettre d'accord, c'est de se dire "Mais est-ce que c'est pas un beau chantier transpartisan de se dire comment on lutte efficacement contre l'isolement des personnes âgés et plus
largement sur l'accompagnement du grand âge ça fait des années qu'on nous promet une loi grand âge avec évidemment des moyens mais je suis sûr dans ce pays moi je le vois à l'assemblée il y a un consensus sur tous les bancs pour dire il faut qu'on avance sur ces sujets-là et je pense que on gagnerit on réhabiliterait la politique si par moment on se disait on s'occupe de sujets de préoccupation très concret des quotidiens comme celu la vraie vie ou la vraie vie c'est pas mal vous insistiez sur la dimension politique mais c'est aussi un sujet politique au sens de débat public on est dans une société du jeunisme de l'image de l'efficacité il faut aussi rendre rendre compte d'une d'une place importante que doivent occuper les seniors. Ils sont utiles à la société,
ils ne sont pas à mettre de côté, c'est-à-dire qu'ils ont des choses à nous enseigner. On voit pas mal d'initiatives qui se développent où les crèches et les maisons de retraite sont les unes à côté des autres, chacun apprenant à l'autre et ce sont des publics d'âge différents ce qu'ils ont à apporter. Et c'est aussi une perception qu'il faut mettre dans le débat, c'est-à-dire que chacun a quelque chose à apporter à l'autre. Vous avez parfait vous avez parfaitement raison. H euh la question de l'invisibilisation des personnes âgées euh est un vrai sujet de préoccupation parce que si elles sont pas visibles, alors elles sont pas traitées. Et vous avez raison, les valeurs de la société c'est la vitesse, la performance, le profit. Quand les vieux, j'adore cette
expression, j'ai écrit un livre qui s'appelle plaidoyer pour les vieux il y a quelques années parce qu'il faut nommer les choses. Ouais. Seior, c'est une manière d'édulcorer les choses. On dit pas junior, on dit les jeunes. Seior, appelons un vieux, c'est un vieux et c'est pas c'est pas infamant. Euh et ben on les voit pas assez. Je vous prends juste un exemple. vous concerne, on est sur une chaîne de télé. Chaque année, l'ARCOM fait un bilan de la place, de la visibilité des personnes âgées dans les les plus de 60 ans. Dans le pays représente 19 % de la population et donc ils ont regardé tous les programmes de toutes les chaînes et donc les vieux ne sont à l'image que pour 6 % de l'ensemble des programmes. Les plus de combien vous avez dit ? Les plus de 60 ans ou les plus de 65
ans. Je sais plus quel est le bon plus quel est le bon critère. Non mais ce que je veux dire c'est que voyez si on parle si on parle je vous prends un exemple c'est super de parler de l'isolement mais ça peut être un sujet anxiogène mais parlons de les la pratique sportive des personnes âgées parlons de la sexualité des personnes âgées parlons des difficultés de d'accès au sport ou à la culture. Dans dans le baromè aussi un qui est génial des personnes âgés qui n'arrivent pas à manier internet dans une société qui est de plus en plus numérisé. Jérôme Gag tout le monde a envie de vous poser des questions. Bertrand, Dominique, Christian, si vous raccourcissez le temps des réponses, on pourra tout faire. Qui commence ? Dominique. Alors, un constat et un désaccord. Le
constat, c'est que l'isolement en fait, c'est un phénomène occidental. Peut-être au-delà, mais moi, une statistique incroyable m'a m'a frappé. Savez-vous qu'un quart des adultes aux États-Unisent seul ? Oui oui, c'est assez nouveau. Ouais, ça n'était pas le cas il y a 15 ans. Quel que soit l'âge, quel que soit l'âge. Et donc c'est l'ensemble de la société concerné. Le point des accords, c'est que je trouve, mais je vais pas me faire des amis avec les téléspectateurs, c'est que je pense que la responsabilité des familles, des enfants, des petits-enfants ne peut pas être écartés comme ça. Tout ne peut pas retomber sur les épaules de la société. Je pense que quand on entend que un certain nombre de personnes âgées alors permettez-moi de de d'espérer qu'on puisse faire un une
différence entre ceux qu'on veut de 60 à 70 et ceux qui ont plus de 80 90. Je participe en tout cas à la visibilité des plus 60 ans sur les plateaux. Je fais ce que je peux mais je pense qu'on ne peut pas totalement oublier le fait de la responsabilité des familles et au moins rappeler ça. OK. Voilà qui est dit Dominique Christian. Non, mais moi je pense qu'il y a quelque chose qui a également bouleversé ou augmenté ce phénomène de séparation dans la communication et dans l'image, c'est les outils modernes. Rappelez-vous la publicité qu'il y avait simple comme un coup de fil. Il y a pas plus compliqué maintenant pour les personnes âgées qu'un coup de fil. La plupart des téléphones fixes ne fonctionnent pas. On le ramène maintenant. On est obligé. Heureusement des communes le font.
Monsieur le député le souligner. Euh il y a les communes qui mettent maintenant des petits euh camions qui vont voir les personnes âgées pour utiliser internet, pour utiliser les outils modernes. Mais ce lien, il peut aller au-delà dans la mesure. Bien sûr. Non, mais il faut mesurer le degré anxiogène. Je donnais le chiffre tout à l'heure, 5 millions, c'est dans le baromètre des petits frères des pauvres. Mais la fracture numérique, c'est-à-dire l'impossibilité d'utiliser internet alors que vous avez aujourd'hui un nombre quasiment maintenant exclusif, nous on défend des textes à l'Assemblée nationale pour de dire il y a l'accès à un certain nombre de services publics aujourd'hui ne peut se faire que de manière numérisée via le site internet ou via l'application ce qui exclut de
fait des personnes des personnes âgées ou des personnes qui ont des problèmes de de manement. établir le téléphone et de et de pas avoir à parler à des machines au téléphone qu' a quelqu'un qui réponde. C'est ça la difficulté. Et je vais vous dire même autre chose, monsieur le député. Quand vous vous êtes vous-même aidant et que vous essayez de faire les démarches numériques pour la personne que vous essayez d'aider, c'est très difficile parce que l'administration, elle veut que ce soit la vraie personne he qui s'occupe du de la démarche. Bon, ça c'est des choses qui peuvent avancer. On peut peut-être simplifier côté administration là, être un peu de bon sens, un peu de bon sens. Aider les aidants, c'était un c'était un slogan à un moment donné hein, je sais
plus de quel ministre de la santé poste. La poste qui a tout un programme en fait pour que les facteurs aillent jusqu'au dernier mettre parler au person. Et juste pour rebondir sur ce que vous disiez Christian, euh j'ai vu que certains de nos de nos parents grands-parents renoncent à l'accès internet parce qu'ils ont peur des arnaques. Ouais. Et ça mais franchement c'est ceux qui les délinquants qui profitent de la vulné ça alimente une sorte de repli sur ils ont connaissance des arnaques qui existent arnaques téléphoniques. Il y a les arnaques physiques mais de plus en plus les arnaques téléphoniques et donc il y a une sorte de défiance y compris à celui je peux je pourrais vous raconter l'histoire de communes qui ont mis en avant précisément cette démarche d'aller
vers les personnes âgées et le maire de la commune c'était à Saint-Jeanf des Bois pour ne pas le citer qui disait "Mais comme on avait fait une campagne de sensibilisation quelques semaines auparavant sur les arnaques avec des faux gendarmes ou des faux agents municipaux, les gens il disaient non on vous croit pas" et il fallait donner paste blanche montrer pâte blanche y compris quand on fait ça c'est terrible sur l'état de notre société. C'est c'est c'est insupportable. C'est insupportable le le les arnaques envers les personnes vulnérables euh pour essayer de leur prendre leurs économies parce qu'en fait c'est ça hein. Oui mais qu'il faut comprendre que en réalité le seul appel téléphonique que reçoit une personne âgée dans la journée c'est l'appel d'un
c'est le démarcheur. Et donc la personne est en situation de vulnérabilité. Peut-être que ça fait 24 heures qu'elle a pas parlé à un autre être humain. Et moi il y a un chiffre qui m'a frappé. Attendez, on continue le grand. Alors, on poursuit la conversation sur l'isolement, la solitude de nos seiors, de nos aînés, de nos vieux comme dit Jérôme Guège, parce que effectivement il y a aucune aucune honte à nommer les choses. On dit bien les jeunes, pourquoi pas les vieux. Bon, euh on va continuer le la discussion, le débat là-dessus. Dans un très court instant, nous nous pencherons aussi sur ce qui se passe avec nos gendarmes puisque les agressions contre les gendarmes ont explosé en 2024. C'est l'inspection générale de la gendarmerie nationale qui nous l'apprend. On va essayer de
comprendre le les tenants aboutissants du phénomène et puis les réactions qui s'imposent. Et puis à 11h30, CLCI vous répond. Rendez-vous auquel vous êtes attaché. La question du jour, comment augmenter le salaire net ? Voilà vos questions, vos suggestions, vos remarques avec le QR code en bas à gauche de l'écran et les meilleurs experts de la chaîne vous répondront à 11h30. On reprend. Alors Bertrand, c'est vous qui aviez la parole et vous vous aviez une une remarque, une question. Une question. Allez-y. Euh euh la remarque c'est que dans l'étude des petits frères des pauvres qui sertent de socle à notre débat, il y a un chiffre qui m'a frappé, c'est que la moitié des personnes âgées ne sortent pas de chez elles tous les jours. C'est qu'il y a quand même beaucoup de gens
qui sont dans un isolement physique. Et je crois qu'il y a une politique publique dont on parle peut-être pas assez, c'est la question de la mobilité. Et c'est là-dessus que je voulais vous interroger parce que souvent ce qui fait la rupture, c'est que on perd sa voiture où on perd la capacité de conduire. Et je crois que dans le maillage territorial parmi les politiques publiques qui pourraient être menées, il y a la question des mobilités. C'est là-dessus que je voulais avoir votre analy. Vous avez parfaitement raison. La politique du vieillissement, c'est pas une politique sanitaire ou médico-sociale, c'est tout l'environnement du vieillissement. Dans les mobilités, la première des mobilités, c'est la marche. Pourquoi les gens sortent plus de chez eux ? Moi,
j'ai travaillé avec des municipalités qui ont décidé de réintroduire dans l'espace public ce qui a été retiré ces 20 ou 30 dernières années, c'est les bans. On a retiré les bancs de l'espace public pour des bonnes ou des mauvaises raisons parce que les jeunes squattaient, parce que il y avait parfois des SDF. Tout ça, c'est des mauvaises raisons pour retirer les bancs. Mais il y a moins de banc dans l'espace public en France. Réintroduire des bans, pourquoi ? D'abord parce que c'est un lieu de convivialité et que s'il y a pas un banc tous les 150 m dans un cheminement de dans une ville, les personnes âgées ne sortent plus de chez elle. Et on termine comme dans la chanson de Brê, du lit au euh au salon, puis du lit au fauteuil puis du lit au lit. Donc ça c'est des mesures qui sont
pas ton nitruantes, qui sont pas très coûteuses. Réintroduire des banss dans l'espace public, je pourrais vous parler, c'est pas très glamour, mais on l'avait vu au moment du Covid, des toilettes publiques. La France est le pays qui a le taux de toilettes publique le plus faible en Europe. On a très peu de toilettes publiques, c'est coûteux, c'est pas pratique. Qu'est-ce que font les villes à certains endroits ? Tout ça, c'est pas ça coûte pas beaucoup d'argent. Il y a des municipalités, je vous dis Excel, qui sont en première ligne et bien qui font des partenariats avec les commerçants, avec il y a a il y a un logo, un label, le café ou le commerçant qui dit "Ici on vous accueille, vous êtes pas vous êtes pas obligé de consommer pour pouvoir aller dans les toilettes." Et le commerçant,
le restaurateur, il est modiquement indemnisé par la commune. Mais au moins pendant les horaires d'ouverture du commerce, les toilettes publiques sont accessibles, y compris pour les gens. Il y a plein de micrures, les bandes dans l'espace public, les cheminements, on va prendre l'exemple des transports publics. Voilà, les transports publics, s'ils sont pas adaptés au vieillissement, euh et bien les personnes âgées, vous savez, eux, c'est un signal subliminal que leur a envoyé. Si la conduite d'un chauffeur de bus qui lui est contraint par les horaires et respecter les horaires n'intègre pas le fait qu'il y a des personnes âgées qui si ça accélère et ça freine trop ont peur dans le bus voir vont chuter et donc il y a plein de micromesures. Je pourrais vous parler d' on peut on peut
tout à fait rendre hommage à Jérôme Gates qui prend la politique par des questions très concrètes et réelles. La vie des gens. Je pouvais m'attendre, on pouvait s'attendre à ce que un responsable politique vienne sur le plateau et dise bah en fait, il suffit d'augmenter le nombre de personnel dans les épates. Peut-être qu'il faut le faire, peut-être que vous le souhaitez mais vous abordez le sujet par un autre biais. Effectivement les bancs, je n'y avais pas pensé. La présence des toilettes, ça m'était pas ça avait pas traversé l'esprit. C'est la politique à porté à porort pas de baffe mais de je le résume en une formule. Il faut voir la ville avec un œil de vieux. Et si on la voit avec un œil de vieux, plus largement de fragile, ben donc à ce moment-là, on est bienveillant et on
prend des mesures de bon sens qui en réalité vont profiter à l'ensemble de la population. Ce qui montre que l'action doit être aussi euh faite par l'ensemble des personnes. Enfin, c'estàdire on parle des familles, mais ça les v Je vous prends l'exemple de la mairie de Nancy qui a fait un plan banc. Elle a fait un plan banc. Ils ont posé la question et donc ils ont organisé des panels groupes avec des personnes âgées elles-mêmes pour faire des cheminements des déambulations dans la ville et eux ont dit bah ce serait bien qu'il y a un banc ici parce que c'est sympa, c'est ombragé parce que l'endroit nous plaît et cetera. associer les personnes elles-mêmes à leur propre en même temps tout ça cache malgré tout une nouvelle qui n'est pas si mauvaise que ça qui est que
aujourd'hui à 70 75 80 ans peut rester chez soi alors que c'était pas le cas quelques dizaines d'années donc on est confronté à un choc sociétal qui est considérable il faut trouver une solution mais d'abord une seconde j'ai une association parce que malheureusement tout à l'heure on parlait de la société Mais la société, je trouve, elle se relimite beaucoup au à l'associatif pour résoudre beaucoup de problèmes. Mais une association qui a fait dans l'esprit de monsieur le député blabla ban des bancs pour parler pour parler où il y a des jeunes qui viennent, c'est une je sais plus où c'est fait, j'ai trouvé l'initiative amusante et comment d'aborde le le
sujet, elle est intéressante pour les plus âgés sur les bans. C'est la vie réelle. vie ré c'est ce pourquoi la politique est censée être fait mais je je termine mot c'est pas forcément coûteux c'est d'organiser la mise en relation voyez à Paris il y a une un programme s'appelle Paris en compagnie des gens qui se sentent seuls al déjà il faut le reconnaître qu' se disent voilà et puis la ville leur met en contact avec des gens qui vont les accompagner pour faire les courses pour aller au cimetière parce qu'ils vont honorer le le veœuf ou la veuve pour aller chez le médecin et donc juste organiser cette cette mise en relation. Normalement, ça devrait se faire spontanément dans la société, mais il faut se tirer de confiance et il faut voir, je vous dis, toutes les politiques
publiques avec cet œil de vieux. On va continuer de parler des vrais sujets de ceux qui concernent directement nos concitoyens. Les gendarmes sont agressés. Voilà, on pourrait considérer que c'est le monde à l'envers. Donc 26 agressions par jour, 26 agressions verbales ou physiques par jour en 2024. Ça c'est le rapport de l'inspection générale de la gendarmerie nationale. Jérôme G, je vous propose que vous reveniez quand on aura avancé sur le terrain de la politique politicienne parce que pour l'instant je trouve qu'il y a rien à en dire pour être honnête. préfère qu'on parle de ces sujets qui préoccupent plus que vous reviendraz, je vous interrogerai parce que vendredi, vos camarades socialistes, les leaders du Parti socialiste sont reçus par le premier ministre Sébastien Lecornu et
donc on retient notre souffle pour savoir si monsieur le Cornu va trouver un accord de non censure. Voilà, mais je fr je vous fatigue pas davantage avec ça. On en reparlera quand il y aura du nouveau, du neuf et peut-être que vous pourrez revenir à ce moment-là. Vous êtes le bienvenu merci d'avoir été mon invité Jérôme Gch. Alors, nous sommes en ligne
Jérôme Guedj