Marine Tondelier face à Thomas Sotto sur RTL | intégrale
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
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- 0:12OuverteRéponse directe
Votre positionnement à vous, les Verts, en matière de maintien, de désistement, de soutien ou pas à LFI.
- 2:23RelanceRéponse partielle
Il y a moins d'une semaine, vous disiez encore pique-pendre de Jean-Luc Mélenchon. Pourquoi le retrouvez-vous fréquentable ?
- 4:10RelanceRéponse directe
Vous voyez tout le premier tour avec des étiquettes et des alliances de deuxième tour. Le saviez-vous, en France, il y a 35 000 communes ?
- 6:45FerméeRéponse partielle
Vous votez Ciotti à Nice ou pas ?
- 8:32FerméeRéponse directe
Sébastien Lecornu, le premier ministre, vous a appelé en personne pour hier ou pas ?
- 8:50OuverteÉludée
Pourquoi Jean-Luc Mélenchon ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:20PrésentateurFait
« Et qu'en tant qu'écologiste, on veut qu'un maximum de Françaises et de Français puissent avoir accès à des politiques écologistes et de gauche. »
- 0:57PrésentateurFait
« Pour offrir à des mamans célibataires des cantines moins chères pour leurs enfants. »
- 1:01PrésentateurFait
« Pour offrir des transports plus nombreux, en commun, plus confortables et plus accessibles. »
- 1:59PrésentateurFait
« Et peut-être que Villepinte, Lorient et Bagnolet auront un maire écolo. »
- 4:22PrésentateurChiffre
« En France, il y a 35 000 communes. 92 % de ces communes font moins de 3 500 habitants. »
- 5:11PrésentateurFait
« Le lendemain du 7 octobre 2023 et des attentats du Hamas en Israël. »
- 7:44PrésentateurFait
« En 2008, on m'a dit, il faut à tout prix que vous désistiez, il faut que vous votiez pour Gérard Dallongeville. »
- 7:51PrésentateurChiffre
« Élan Beaumont, 75%, je crois, pour le... »
- 8:00PrésentateurFait
« Un maire qui a fini en prison pour 18 chefs d'inculpation. »
- 9:43PrésentateurFait
« Si vous avez gagné 30 euros au Kéno, ils vont vous demander je ne sais combien de formulaires pour démontrer que vous avez bien gagné ces 30 euros au Kéno. Sinon, vous êtes radié. »
Temps de parole
- Présentateur76 %
- Présentateur 214 %
- ?9 %
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Thomas Soto, RTL Matin. Elle est la chef des écologistes, Marine Tondelier, l'invité d'RTL Matin. Bonjour et bienvenue sur RTL, Marine Tondelier. Bonjour, merci de votre invitation. Je ne comprends pas. Ça ne m'étonne pas.
Je
ne
comprends pas. Je vais vous expliquer.
Votre positionnement à vous, les Verts, en matière de maintien, de désistement, de soutien ou pas à LFI. Quelle est votre règle
?
Notre règle,
c
'est qu'on est écologiste. Et qu'en tant qu'écologiste, on veut qu'un maximum de Françaises et de Français puissent avoir accès à des politiques écologistes et de gauche.
Il
faut savoir qu'on a un monde qui est très brutal. Vous l'entendez tous les matins et tous les soirs et à longueur de journée. On a une Europe qui n'arrive plus à nous protéger et des politiques nationales qui nous brutalisent aussi.
Et
donc, dans ces cas-là, avoir un maire de gauche ou écologiste, c'est une forme de bouclier social, environnemental. Une force d'interposition entre vous et les politiques
nationales. Là, je vous parle de LFI.
Et donc, moi, je vous parle de pourquoi la gauche s'allie à la gauche, ce qui paraît assez normal en fait. Voilà, donc tout le monde devrait s'allier avec l'extrême droite, se désister, etc. Nous, on est de gauche et on travaille avec les gens de gauche, celles et ceux avec qui on a décidé de travailler dans ces villes. Pour offrir à des mamans célibataires des cantines moins chères pour leurs enfants. Pour offrir des transports plus nombreux, en commun, plus confortables et plus accessibles. C'est la base du travail des partis politiques, figurez-vous. Mais on est dans la conviction politique forte et sincère ou dans la petite tambouille où on se partage les plats de lentilles
? À votre
avis, M. Soto.
En
fait, la réalité, vraiment, c'est que moi,
je
pense être la chef de parti qui a fait le plus de déplacements dans cette campagne. J'étais depuis quelques semaines à plusieurs déplacements par jour, en plusieurs villes par jour. Et vraiment, les gens viennent vous interpeller sur le marché en disant, comment je fais pour payer la cantine de mes enfants ? J'en ai deux, je travaille la nuit, je suis maman solo. Je n'y arrive pas. Pourquoi je suis dans une ville de droite et je paye le même tarif que les gens de Pierre Riche qui habitent au premier étage de mon immeuble ? On leur dit qu
'il
faut un maire de gauche écolo. Et notre travail, c
'est
qu'un maximum de villes de gauche écolo,
le
reste...
Vous me parlez maire de gauche écolo et moi, je
vous parle de la France insoumise. Et que les maires de droite soient battus pour que d'autres accèdent enfin. Quand vous voyez, à la fin de la semaine, peut-être qu'Amiens et Saint-Etienne auront des maires socialistes. Peut-être que Limoges et Toulouse auront des maires insoumis. Peut-être que Nîmes aura un maire communiste. Et peut-être que Villepinte, Lorient et Bagnolet auront un maire écolo. C'est que les villes qui étaient à droite juste avant. Et donc, quand vous dites peut-être que la vie de millions de Françaises et de Français va changer. Ben oui, on fait des alliances. Moi, je suis écologiste. Je ne suis pas insoumise. Mon parti,
c
'est l'écologie.
Vous êtes très allé de ces alliances.
Je porte l'écologie. Et quand il s'agit de faire des alliances au deuxième tour, vous savez, on dit toujours au premier tour, on choisit. Au deuxième tour, on élimine. Et bien quand je dois éliminer, je sais qui j'ai éliminé.
Oui, mais quand même, justement,
Marine Dandelier. Il y a moins d'une semaine, vous disiez encore pique-pendre de Jean-Luc Mélenchon. Il ne veut pas que nous gagnions les municipales et fait tout pour que nous les perdions tous pour être le roi
du cimetière. C'est vrai, c'est pour ça
que je me bats deux fois plus fort. Vous aviez tweeté, ça suffit, après son numéro sur Epstein, Epstein,
Glucksmann,
Glucksmann. Le PS dénonçait ses propos antisémites intolérables. Et là, comme par miracle électoral, vous le retrouvez fréquentable. Pas par miracle, parce que vous voyez, par exemple, à Saint-Etienne et à Amiens,
il
n'y a pas d'alliance de deuxième tour avec la France insoumise. Dans d'autres villes, il y a des alliances, on va dire, sincères, motivées, avec des combats et des programmes partagés. Parce que, vous savez, Jean-Luc Mélenchon, je ne
sais
pas sur quelle liste il est candidat au municipal, à ma connaissance, aucune. Donc, nous, on travaille
localement avec les candidats. Mais voter les filles, c'est voter
Mélenchon, non
?
Ça, c'est vous qui le dites, vous n'arrêtez pas de le dire.
C'est vous
qui le faites.
C'est vous qui faites Mélenchon, à force d'en parler tout le temps. Voter RN. Monsieur Chauton va
encore passer une matinale entière à ne parler que de Jean-Luc Mélenchon.
Il est très fort, quand même.
Clarifie,
il y
a
un deuxième tour. Moi, je vous
parle des
Françaises et des Français. Donc, si
vous me laissez terminer ma réponse à la question précédente, même celle d'avant, en réalité,
ce
qu'on a fait dans plusieurs villes, ce sont des accords techniques. Par exemple, à Grenoble, la France Insoumise dit, nous, nous ne siégerons pas avec vous. Nous siégerons dans l'opposition. Donc, on se met d'accord sur un accord technique qui garantit quelques places, des éléments sur lesquels ils voteront et d'autres sur lesquels nous ne sommes pas d'accord. On acte nos désaccords. Et par ailleurs, il avait été question de clarification nécessaire.
Ces clarifications ont été
demandées. Une analyse technique, c
'est
-à
-dire
qu'on vote pour une liste et après, quand ils seront au conseil
municipal, ils seront opposants ? Ça veut dire qu'on ne fait pas
un exécutif ensemble.
Ça
veut dire qu'il n
'y a
pas d'adjoint insoumis qui, au nom du maire, mène telle ou telle politique. Ils ont un groupe à part dans la majorité ou dans l'opposition. Ils font ce qu'ils veulent. Mais nous sommes dans une majorité qui ne les comprend pas. C'est ce qui s'est passé dans certaines villes. Pas dans toutes. Il y a des villes où il y a eu des alliances. On a décidé, par exemple, à Tours, où il y avait une équipe sortante qui était composée de
deux socialistes, d'insoumis, d'écologistes.
Oui, mais c'est parce que les municipales, vous voulez, vous, depuis Paris, en avoir une lecture nationale. Vous voyez, tout le premier tour, on m'a parlé que des... Marine
Tondelier, au premier tour, on
ne
m
'a parlé que des étiquettes et des alliances de deuxième tour. Le saviez-vous, en France, il
y
a 35 000 communes. 92 % de ces communes font moins de 3 500 habitants. Il n'y a ni deuxième tour, ni étiquette. Nous, d'ailleurs, nous avons fait lire, au
premier
tour, des dizaines de maires, dont un nouveau maire écolo de 25 ans dans l'Aveyron, premier maire écologiste de l'Aveyron, à Marcillac, Léon Thébault, que je salue. Il n'avait ni étiquette, ni
deuxième tour, ça ne se passe pas comme ça.
Et les filles sont un parti fréquentable aujourd'hui. Mais ce n'est pas mon parti. Je ne suis pas ni porte-parole, ni avocate de la France insoumise. Ce que je constate, c'est que...
Pas
partout. Pas partout. Alors, vous dites LFI,
c
'est pas... Jean-Luc Mélenchon, il n
'est
pas candidat municipal. Vous avez parfaitement raison. Prenons un autre cas. David Rigaud, candidat LFI, en passe d'être élu à la mairie de Roubaix. Et donc là, ce débat, il ne s'appelle pas David Rigaud. Monsieur Rigaud, c'est un élu Rassemblement national des Hauts-de-France.
Vous
voulez dire David
Guiraud.
Guiraud, pardon. C'est un lapsus. David Guiraud. Le lendemain du 7 octobre 2023. Et des attentats du Hamas en Israël.
Il avait dit David Guiraud... Vous parlez de
Roubaix, monsieur Soto,
ce n'est pas sérieux.
A Roubaix, nous ne sommes ni sur la liste de monsieur Guiraud au premier tour. Ni sur sa liste au deuxième tour. Donc vous démontrez ce que je vous dis. Il y a des candidats que nous avons décidé de soutenir. Parce que localement, on travaille bien ensemble et on va continuer à le faire. Il y a des partis et des candidats avec qui nous ne travaillons pas bien ensemble. Et avec qui nous n'avons décidé de ne pas travailler.
Et ce n'est pas moi qui prend...
C'est la même famille politique. Ce n'est pas moi qui prend ces décisions par ailleurs. Ce sont les militants qui, dans chaque ville, savent à ce
qu
'ils ont à faire. Savent à quel projet ils ont à faire. Savent si c'est sérieux, crédible ou pas pour leur commune. Et ont pris leur choix en conséquence. Et ce que je déplore, c'est que, vu de Paris, on veut tout inoformiser. Fixer une règle qui serait décidée entre nous dans un bureau d'RTL et dire ça vaut pour toute la France. Eh
bien, ça n'est pas vrai. La France, elle est multie. La France, elle
est plurielle. Les partis politiques, ce sont des étiquettes nationales qui ont des réalités diverses sur le territoire. Y compris, ça vaut chez les écologistes. Les écologistes de telle ville ne portent pas forcément le même projet. Enfin, il y a évidemment...
Donc,
selon que
vous serez ici ou là,
vous ne voterez pas pour les mêmes convictions. Vous ne voterez pas pour le même parti. Quand
on vote pour les
municipales, on vote pour un projet pour sa ville. C'est ça que vous oubliez. C'est pour ça que vous êtes passé à côté des municipales. Et dans vos commentaires et dans les sondages. On nous disait, l'écologie, c'est la Bérezina,
c
'est terminé. Jean-Michel Aulas, bientôt, on redécorait déjà son bureau de maire à Lyon. Il s'est complètement viandé. Parce que c'était un candidat des médias qui était invité sur tous les médias d'extrême droite et autres. Même sur le service public pour expliquer à quel point il était fantastique. Mais derrière, il n
'y
avait rien. Donc, la
réalité des
municipales, c'est des gens qui votent pour un futur maire. Donc, ils ont confiance.
C
'est des politiques municipales qui vont avec. On peut prendre un cas pratique à Nice. Vous votez Ciotti à Nice ou pas
?
Moi, je vote Ciotti à Nice. Donc, déjà, je vote à Ilan Beaumont. Je n
'ai
pas de deuxième tour. Et non,
je
ne vote pas Eric
Ciotti à Nice. Je vote pour la candidate écologiste.
Et vous voyez, à Nice, je vote pour la candidate écologiste. Oui, mais de fait, vous allez faciliter l'élection d'Eric Ciotti. Puisque
Christian Estrosi appelle un front républicain. Je ne suis
absolument pas d'accord avec la même science interview parce que vous dites n'importe quoi. Celui qui va faire élire M. Ciotti,
c'est M.
Estrosi qui, depuis des décennies, il n'était pas en duel avec M. Estrosi, il était en duo. Ils se sont fait monter les uns les autres. Et je ne vais pas non voter pour M. Estrosi qui, sur sa liste, a des gens qui refusent de marier des homosexuels, qui a comme conseiller des anciens conseillers de Jean-Marie Le Pen, parce qu'ils auraient décidé de s'embrouiller et de ne plus être d'accord pour la première fois depuis des décennies. Ce n
'est
pas comme ça que ça marche la politique. Qu'est-ce que vous proposez de faire là ? Ça, pour le coup, c'est une tambouille. C'est dire, M. Estrosi, on est dans son opposition.
Non, ça s'appelle ce que vous avez toujours défendu, le
front républicain. Oui, mais vous savez, la République, moi, je suis à Élan Beaumont. En 2008, on m'a dit, il
faut
à tout prix que vous désistiez, il faut que vous votiez pour Gérard Dallongeville. Pourquoi ? Parce que sinon, c'est l'extrême droite.
Élan Beaumont, 75%, je crois, pour le... Monsieur, attendez, je vous parle de
2008. Vous ne me donnez pas bien cette interview parce que vous mélangez tout. Je vous parle de 2008. On nous demandait de voter au nom du front républicain
pour un maire qui a fini en
prison
pour 18
chefs d'inculpation. M. Estrosi, il est mis en examen dans 6 affaires. S'il y avait un concours d'affaires entre M. Estrosi et M. Strotti, ils auraient tous les deux gagnés. Parce que ce sont des record man de l'affairisme. Et donc, non, appeler à des gens à voter pour quelqu'un d'affairiste, contre un autre affairiste, ce n
'est
pas ça le front républicain. Et ça desservirait le front républicain dans la 5e ville de France de dire, notre meilleur exemple du front républicain, c'est Ciotti contre Estrosi.
Et on
rappelle que les
mises en examen
sont présumées innocentes parce que ce n
'est pas juste. D'accord. A
la 6e, on peut se poser des questions quand
même. C
'est vrai que Sébastien Lecornu, le premier ministre, vous a appelé en personne pour hier ou pas
?
Vous ne le saurez pas parce que je n
'ai
pas l'habitude de faire état de mes conversations privées. Et si c'est le cas, vous imaginez que la réponse que j'ai pu lui apporter, qui sera la même qu'à votre antenne. Donc c'est non. Vous l'avez dit non notamment sur le cas. J'ai encore une petite question parce qu'on se demande quand même les conséquences de
ce second tour
sur
2027.
Pourquoi Jean-Luc Mélenchon ? Non, je vous demande ce qui vous reste en commun avec Raphaël Glucksmann ce matin. Je pense qu'on a des valeurs en commun. Mais ce que je lui reproche,
c
'est de considérer qu'il aurait le monopole des valeurs, le monopole de la vertu. Et que la position qu'il a défendue le soir du premier tour conduit très concrètement, s'il y
a
des suivis jusqu'au bout, à ce que des millions de Françaises et de Français, soit qui vivaient dans une ville de gauche vivent dans une ville de droite, soit qui vivent dans une ville de droite n
'aient
pas le droit de vivre dans une ville de gauche. Et je suis désolée. Ce n
'est
pas pour ça qu
'on
fait de la politique. Parce qu'à la fin, c'est le quotidien des Français et leur avenir qui est en jeu. C'est très, très concret. Et alors peut-être que quand on est propriétaire parisien, on ne voit pas la différence entre une ville de droite et une ville de gauche. Quand on dépend du CCAS, je vais vous donner l'exemple de Brest où j'étais il
y
a quelques jours, où dans le Finistère, le conseil départemental fait de la chasse, vraiment il n
'y a
pas d'autre mot, aux bénéficiaires du RSA. Si vous avez gagné 30 euros au Kéno, ils vont vous demander je ne sais combien de formulaires pour démontrer que vous avez bien gagné ces 30 euros au Kéno. Sinon, vous êtes radié. Et quand vous êtes radié du RSA, vous n'avez plus rien. Donc si vous n'avez plus le CCAS à Brest, si ça bascule à droite dimanche, c'est des milliers de personnes qui se retrouvent sans filet de sécurité. Donc oui, M. Glucksmann, des fois on fait des alliances pour y arriver. Je ne pense pas que M. le maire de Brest soit un fan de la France insoumise, mais il va le faire et il sait pourquoi il va le faire. Merci Marine Tondo,
ça
tend les élections municipales. Merci.