Emmanuel Macron en VRP de la vaccination sur les réseaux sociaux, la présidentielle de 2022... Le "8h30 franceinfo" de Julien Odoul
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C'est parti pour le 8.30 et je commence par saluer Yannick Falt, bonjour, du service politique de France Info qui est à mes côtés comme tous les matins. Et bonjour à vous, Julien Audoul. Bonjour. Vous êtes l'un des porte-parole du Rassemblement National, merci d'avoir accepté notre invitation ce matin. Je vous propose qu'on écoute tout d'abord un extrait d'une vidéo que vous avez certainement croisée sur les réseaux sociaux. Julien Audoul, vidéo publiée hier par Emmanuel Macron en t-shirt en vacances depuis le fort de Brégançon pour contrer les rumeurs de la vaccination.
Beaucoup parmi vous s'interrogent encore, ont peur, beaucoup entendent de fausses informations, de fausses rumeurs, parfois n'importe quoi, il faut bien le dire. Alors j'ai décidé de répondre directement à vos questions. Allez-y, posez-les-moi et j'essaierai d'être le plus direct et le plus clair possible.
Alors Julien Audoul, est-ce qu'il a raison, Emmanuel Macron, de communiquer ainsi sur les réseaux sociaux, de tenter de convaincre les anti-vax, de lutter contre ce qu'il appelle les fausses rumeurs ?
Déjà, ce n'est pas le t-shirt du président de la République qui le rendra plus accessible, plus jeune et plus convaincant. Ça, c'était sur la forme. Ensuite, il faut bien noter que le président de la République, depuis le début de la crise sanitaire, veut être tout à la fois. Il veut être infectiologue, il veut être virologue, il veut être médecin urgentiste, il veut être médecin réanimateur. La réalité, c'est qu'il n'est pas ça. Ce n'est pas son rôle. Il est président de la République. Et le président de la République, il aurait dû, dès le début de la campagne de vaccination, inciter, convaincre et non pas contraindre. Puisque là, finalement, ce pass sanitaire, c'est quoi ?
C'est l'aveu d'échec. L'aveu d'échec d'une politique qui a été brutale, qui a échoué à inciter et à convaincre les Français à se faire vacciner. Et là, donc, on a ces questions-réponses qui sont un petit peu surfaites.
Oui, ça, c'est son rôle. La communication, c'est son rôle.
Oui, la communication, c'est son rôle, mais pas dans ce cadre-là. Ce n'est pas au président de la République de nous apporter des conseils médicaux, des éclaircissements médicaux. Ce n'est pas sa fonction, ce n'est pas son expertise. Lui, ce qu'il devrait faire, déjà, c'est rassembler les Français.
C'est la forme ou c'est sur le fond qui vous gêne ?
Les deux. Les deux. C'est vrai que sur la forme, c'est assez amusant. Bon, le T-shirt ne fait pas le virologue. Loin de là, alors, c'est peut-être qu'il s'adresse aux jeunes, mais il va s'adresser aux personnes âgées en charentaise, peut-être. Enfin, on ne sait pas. Mais clairement, on voit que c'est un petit peu surfait. Et on voit surtout que le pouvoir est en grande difficulté. Car quand un pouvoir prend autant de temps et autant d'énergie pour se justifier, c'est qu'il a rompu le lien de confiance avec les Français.
Julien Audeau, le chef de l'État s'adresse effectivement avant tout aux jeunes en utilisant leur plateforme préférée, TikTok, Instagram. Comprenez-vous que les jeunes se fassent moins vacciner ? 66% des 18-24 ans ont reçu au moins une dose à ce jour. C'est 10 points de moins que l'ensemble de la population majeure.
Oui, c'est tout à fait normal. Déjà, d'un aspect pratique, puisque la vaccination a été ouverte bien plus tard pour eux. Donc, beaucoup d'entre eux n'ont pas fait le choix de se vacciner. Beaucoup d'entre eux n'avaient pas pris rendez-vous à partir du mois de juin. Et puis, il faut être constaté que la maladie, évidemment, les concerne moins. Les jeunes, évidemment, ont beaucoup moins de risque de faire une forme grave, ont beaucoup moins de risque d'aller en service de réanimation. Donc, c'est normal que les jeunes soient moins sensibilisés à la vaccination.
Est-ce que vous les appelez à se faire vacciner ?
Nous, on appelle les Français à rester libres, surtout. Nous, ça a été d'ailleurs la ligne conductrice de Marine Le Pen depuis le début de la campagne de vaccination. La liberté, un principe essentiel qui est au cœur de notre devise républicaine. Liberté pour les Français qui le souhaitent de se faire vacciner. Et force est de constater qu'au début de la campagne de vaccination, tous les Français qui le souhaitaient n'avaient pas de dose à proximité. C'était un vrai sujet. D'ailleurs, la campagne de vaccination a été affligeante pour la sixième puissance du monde. Il y a eu beaucoup de retards, beaucoup de problèmes logistiques.
Et liberté pour les Français qui ont des doutes, qui ont des inquiétudes, qui veulent attendre ou qui ne souhaitent pas se vacciner, de pouvoir vivre normalement, sans injonction, sans obligation.
On parlait des 18-24 ans. Il y a aussi les 12-17 ans. Vous, si vous aviez des pré-ados ou des ados, les feriez-vous vacciner ?
Non. Moi, je considère que la vaccination pour les enfants, pour les mineurs, n'a pas lieu d'être, compte tenu du bénéfice-risque. Parce que la vaccination, c'est tout simplement l'évaluation des risques par rapport à une situation. Et c'est une situation intime. Il est évident qu'une personne de plus de 70 ans, une personne avec des comorbidités, une personne en situation d'obésité, évidemment, évidemment, oui, il faut se faire vacciner, car le bénéfice-risque penche du côté de la vaccination. Mais pour un jeune en pleine santé, non, la vaccination n'est pas la solution.
Au-delà des mineurs, est-ce qu'il faut rendre la vaccination obligatoire pour tous ? C'est ce que demande notamment la Fédération hospitalière. Mais la vaccination, aujourd'hui, est obligatoire.
C'est-à-dire que le pass sanitaire rend de fait cette vaccination obligatoire. Et ça pose sérieusement un problème avec cette loi, d'ailleurs. Cette loi qui viole l'article 5 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789, qui précisait que nul ne peut être contraint à faire ce que la loi n'ordonne pas. Et clairement, la loi, ce pass sanitaire, rend la vie impossible à toute personne qui n'est pas vaccinée et oblige à la vaccination.
Ça veut dire que vous soutenez la mobilisation contre le pass sanitaire, comme celle qu'on a vue encore samedi dernier, avec un peu plus de 200 000 personnes qui sont descendues dans la rue ?
Nous comprenons les Français, évidemment, qui manifestent leurs inquiétudes, qui manifestent leur colère aussi dans la rue. Non, nous laissons la liberté à nos adhérents, à nos sympathisants, à tous les Français qui le souhaitent, de s'exprimer dans la rue s'ils le souhaitent. Il ne faut pas caricaturer ces manifestations. Beaucoup de choses ont été dites, beaucoup de mépris d'ailleurs de la part du gouvernement. Quand vous avez la ministre de la Culture, Roselyne Bachelot, qui parle de club de losers, quand vous avez Gabriel Attal qui parle de défaitistes, tout cela, c'est extrêmement injurieux à l'endroit des Français qui, tout simplement, s'interrogent.
Et en démocratie, on a le droit de s'interroger, on a le droit d'avoir des doutes, le doute est même sain en démocratie. Et ce que j'observe, c'est que finalement, ces manifestations, c'est l'aveu d'échec du gouvernement qui a, tout au long de cette crise sanitaire, tout au long de la campagne de vaccination, enchaîné les reniements. Rappelez-vous, il y a quelques mois, la vaccination ne devait pas être obligatoire. Le président de la République nous disait, mon rôle, c'est de convaincre. Aujourd'hui, il ne convainc pas, il contraint.
Il nous disait aussi le 29 avril que le pass sanitaire ne serait jamais contraignant pour les activités de la vie de tous les jours, aller au restaurant, au théâtre ou au cinéma. Aujourd'hui, il l'est. Pareil, cacophonie sur les écoles, cacophonie sur les transports.
Donc c'est vrai que c'est légitime qu'aujourd'hui, les Français s'interrogent. Est-ce que vous souhaitez que cette mobilisation perdure, à l'image un peu du mouvement des Gilets jaunes, qu'elle s'enracine, qu'elle se ritualise samedi après samedi ?
Nous ne souhaitons pas la division de la société française, nous ne souhaitons pas la division des Français. Malheureusement, la politique gouvernementale, celle d'Emmanuel Macron, elle fracture. Elle oppose les Français. Alors avant, c'était les Gilets jaunes contre les commerçants. Maintenant, c'est les Français vaccinés contre les Français non vaccinés. Nous souhaitons le rassemblement des Français et le rassemblement autour d'un principe simple, qui est la liberté.
Mais est-ce que ce discours sur la liberté, il est entendable au moment où la pression hospitalière qu'au Rembrandt continue à monter, au moment où la menace des variants se fait plus précise dans certains territoires ? Je pense à l'Outre-mer, par exemple.
Mais la pression hospitalière, c'est le résultat de quoi ? C'est le résultat d'une casse sociale ? C'est le résultat de politiques d'austérité ? C'est le résultat de fermeture de lits continue ? Il faut quand même se souvenir et s'inquiéter que le gouvernement, en pleine crise sanitaire, a continué à fermer des lits d'hospitalisation. Nous avons eu 1 800 lits d'hospitalisation qui ont été fermés au premier trimestre 2021. Tout ça, c'est extrêmement grave. Oui, on n'a rien fait contre ça. Le Ségur de la santé de l'an dernier, Olivier Véran, donc grand renfort de communication, nous avons annoncé un renforcement de l'hôpital public, des lits de réanimation. Rien n'a été fait à ce niveau-là.
Il faut préciser, Yannick Falt, qu'on attend jeudi l'avis du Conseil constitutionnel sur cette nouvelle mesure.
Oui, notamment sur l'obligation fin août du pass sanitaire pour les salariés travaillant dans des entreprises accueillant du public. Pensez-vous que la mesure est inconstitutionnelle ? Y a-t-il une rupture d'égalité ?
Je le pense. Je le pense. Et là encore, ça viole des principes essentiels, et notamment le fait que ça restreint au niveau de l'emploi en fonction des opinions. Donc ça pose de vrais soucis. Ça pose de vrais soucis également sur des incohérences. Incohérences au niveau de la restauration, par exemple, c'est-à-dire qu'un caissier dans la restauration collective ne sera pas astreint au pass sanitaire et à la vaccination. En revanche, le cuisinier d'un petit restaurant qui ne croisera peut-être pas de clientèle, donc aura un vaccin qui sera obligatoire. Pareil pour les transports. Entre les TGV, vous faites trois heures de TGV, vous devez avoir un pass sanitaire.
Vous faites trois heures de TER, vous n'avez pas de pass sanitaire. Donc tout ça, évidemment, est incohérent. Tout ça est inapplicable aussi. Qu'est-ce que vous proposez, vous ? Nous, ce qu'on proposait, on avait une stratégie depuis longtemps. Ce n'est pas maintenant. Parce que c'est vrai que le gouvernement, la majorité nous dit toujours, mais qu'est-ce que vous faites maintenant ? C'est vrai que quand le missile atomique arrive en 30 secondes, il n'y a plus rien à faire.
Sauf que tout ce qui devait être fait, notamment sur le contrôle aux frontières, sur la recherche et le développement pour le traitement, sur l'installation de purificateurs d'air, sur le séquençage, sur l'analyse des eaux usées de manière généralisée, tout ça n'a pas été fait. Le gouvernement, aujourd'hui, considère que le vaccin est la panacée, que le vaccin est la seule stratégie. Or, le vaccin est un outil formidable, mais c'est un outil dans une stratégie globale.
Alors, vous nous expliquez tout à l'heure, Julien Audoul, que vous avez décidé de ne pas participer aux mobilisations contre le pass sanitaire, notamment à celle qui a lieu samedi dernier un peu partout en France. Et parmi les figures de cette mobilisation, il y a un ancien membre de votre famille politique, c'est Florian Philippot, qui a quitté le parti il y a quelques années. Écoutez ce qu'il disait samedi sur le plateau de France Info.
Le moyen utilisé de ce passeport sanitaire, c'est une horreur. Nos principes, si vous voulez, phare l'âme de la France, nos principes de liberté, nos principes d'égalité des droits par rapport à cette situation qu'on créera, qui est une situation objectivement d'apartheid, où on aura deux catégories de citoyens avec deux droits différents dans le même pays, est absolument inédite dans notre histoire. Est-ce que vous êtes d'accord avec Florian Philippot ? Peut-on parler d'apartheid en France ?
Non, je n'emploierai pas ces termes-là. Tous les excès, qu'ils soient dans les actes, qu'ils soient dans la communication, qu'ils soient dans les mots utilisés, desservent le combat qui est juste d'une majorité des manifestants pour lutter contre des restrictions de liberté. Il ne faut pas faire l'amalgame entre ceux qui essayent de faire leur beurre de cette crise, et notamment quelques personnalités politiques, et puis la majorité des gens qui s'inquiètent, la majorité des Français qui manifestent, qui ne sont pas des fans de Florian Philippot, loin de là, mais qui souhaitent tout simplement s'interroger et manifester au gouvernement leurs inquiétudes, tout simplement.
Et ceux-là, il faut les respecter, il faut les écouter, et c'est vrai que depuis le début, on constate que de la part du gouvernement, il y a énormément de mépris, énormément de rejets, énormément de caricatures. Tantôt ce sont des complotistes, tantôt ce sont des anti-vax. Je note quand même, c'est intéressant, que beaucoup des manifestants sont vaccinés. Beaucoup des manifestants ne sont pas anti-vaccination. Ils s'interrogent sur ce vaccin et surtout sur ce pass sanitaire.
Mais est-ce qu'elle est entendable, la stratégie du Rassemblement national aujourd'hui, d'être contre, mais pas totalement contre ? Est-ce qu'il n'y a pas le risque de se faire voler la vedette par d'autres figures ? On pense par exemple à Florian Philippot.
Vous savez, Marine Le Pen et le Rassemblement national, nous, nous sommes toujours, et depuis le début de la crise sanitaire, on peut quand même le reconnaître, dans la cohérence. Dans la cohérence et le rassemblement, l'unité du pays. Avec des mesures concrètes, Marine Le Pen les a égrenées depuis le début de la crise sanitaire, des mesures constructives et des mesures efficaces. Nous, nous ne sommes pas là pour surfer, nous ne sommes pas là pour alimenter, nous ne sommes pas là pour jeter de l'huile sur le feu. Nous, nous sommes là pour incarner l'alternance.
Et l'alternance, ça se construit par le sérieux, le sérieux des positions de Marine Le Pen, le sérieux des positions et notamment des oppositions de nos députés contre ce pass sanitaire à l'Assemblée nationale. C'est ça un grand parti de gouvernement et c'est ça un grand parti d'alternance.
Vous dites le rassemblement, c'est effectivement le nom du parti qui ne s'appelle plus Front National mais Rassemblement National. Florian Philippot, Nicolas Dupont-Aignan, François Asselineau, Jean-Frédéric Poisson, peut-être Éric Zemmour. Il y a un embouteillage de candidats à la présidentielle à la droite de la droite. N'y a-t-il pas un risque de dispersion des voix pour Marine Le Pen ?
Oui, vous avez énormément de candidats putatifs, de volontaires, beaucoup de fantasmes aussi. À la fin, il restera Marine Le Pen. Parce que Marine Le Pen est la seule candidate du peuple de France. Marine Le Pen est la seule qui incarne l'alternance M.L. Macron. Et pourquoi elle n'arrive pas à rassembler tous ces mêmes personnalisés ? Marine Le Pen est la seule et d'ailleurs les Français la connaissent bien Marine Le Pen. Ils connaissent son courage, ils connaissent sa résilience, ils connaissent aussi ses prises de position. Ils ont bien vu qu'elle avait eu raison sur tout, sur la crise sanitaire, sur la crise sécuritaire, sur la crise migratoire.
Tout ça fait de Marine Le Pen la seule en capacité à gagner face à M.L. Macron.
On se pose la question, Julien Audoul, pourquoi Marine Le Pen n'arrive pas à rassembler alors toutes ces personnalités ?
Vous savez, nous, nous ne rassemblons pas les personnalités, nous rassemblons les Français. Après que certains aient des ambitions personnelles, considèrent que pour leur égo, il faille être candidat, considèrent qu'il faut diviser le camp national juste pour se faire mousser ou juste pour vendre un peu plus de livres. Tout ça, c'est leur responsabilité. La responsabilité de Marine Le Pen, c'est de rassembler le peuple de France.
Car aujourd'hui, il y a un vrai danger de continuer 5 ans de plus avec Emmanuel Macron. Est-ce que l'étoile du FN, du RN aujourd'hui, n'est pas en train de pâlir malgré tout ? On l'a vu au régional, aucune région a gagné. Vous y étiez vous-même l'un des espoirs du parti. Vous avez fini 3e en Bourgogne-Franche-Comté.
Vous savez, ces élections régionales, on les a largement commentées. Ça a été un fiasco démocratique pour tout le monde. Notre électorat ne s'est pas déplacé pour tout un tas de raisons. Manque d'informations, aussi une certaine forme de désenchantement par rapport aux élections. Notre électorat est toujours là. Notre électorat, d'ailleurs dans les études d'opinion, si on les interroge sur 2022, est toujours derrière Marine Le Pen. Donc il ne faut pas faire de lien entre des élections qui n'ont rien à voir. On a eu une séquence locale qui a été atypique. Tous les sortants ont été reconduits. On a eu quasiment une élection sans électeurs et sans élections.
Là, nous sommes dans une autre élection qui va déterminer le sort de la France, l'avenir du peuple de France. Et clairement, je pense que nos électeurs seront mobilisés parce qu'ils ont bien compris que dans la Ve République, le seul moyen de changer les choses, c'est l'élection présidentielle.
Ça veut dire que vous allez faire les choses différemment pour cette future campagne par rapport à la précédente ?
Par rapport à celle de 2017 ? Non, par rapport au régional. Vous savez, les choses différemment, ce sera évidemment différent parce que les enjeux sont différents, parce que l'élection est différente et parce que les attentes seront différentes. Vous savez, les élections départementales et régionales, malheureusement, je l'ai subies en Bourgogne-Franche-Comté, mais tout le monde l'a subie dans toutes les régions, n'intéressaient personne. On l'a bien vu sur le terrain. Les enjeux n'étaient pas compris. Le moment n'était pas aussi le bon. Il y avait un problème de calendrier manifeste. Pour l'élection présidentielle, c'est tout autre.
Là, il y aura un besoin tout simplement de participation parce que les Français veulent quoi ? Retrouver de la sécurité, retrouver la grandeur de la France, retrouver leur souveraineté. La crise sanitaire a montré aussi le problème de souveraineté et c'est la politique d'Emmanuel Macron qui en est responsable. Très rapidement, est-ce que Marine Le Pen peut franchir aujourd'hui pour vous le mur du second tour ? Mais ce n'est pas qu'elle va franchir le mur du second tour, c'est qu'elle va surtout franchir la porte de l'Elysée. Marine Le Pen sera notre prochaine présidente de la République. C'est la seule qui incarne un changement dans notre pays.
C'est la seule qui incarne finalement les politiques de bon sens autour de la nation, autour de la sécurité, autour du retour de l'État de droit. Tout ça, c'est au cœur du débat public. Toutes les positions que nous avons prises, le combat de Marine Le Pen pour la sécurité des Français, pour arrêter l'immigration massive et anarchique, tout simplement lutter contre la mondialisation sauvage, tout ça a été validé par les Français. Il le voit au quotidien. Donc maintenant, il faut mettre la candidate de la vérité au pouvoir.
La certitude de Julien Oudoul, porte-parole du Rassemblement national. Merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation. Merci à vous également, Yannick Fall du service politique de France Info. Merci.
Merci. Merci. Merci.
Julien Odoul