Meeting avec Jean-Luc Mélenchon, Omar Yaqoob, Saran Diakité et Abdelkrim Kordjani à Creil !
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[applaudissements] Résistance résistance résistance [applaudissements] président. Bravo d'être tous là. Je vais parler tout à l'heure, pas commencer maintenant.
Mais rappelons-nous bien d'une chose. Ne criez pas mon nom. Je ne suis pas le personnage.
Le personnage, c'est l'équipe. Écoutez-moi, écoutez-moi. C'est très important ce que je vous dis.
Euh c'est pas moi le sujet. Le sujet, c'est le programme et l'action politique qu'on a ensemble. Donc nous quand on crie quelque chose qu'on prend, on aime bien crier.
Moi aussi, je suis comme tout le monde crier un slogan. Si vous voulez crier quelque chose, criez résistance. Résistance ou union populaire.
Résistance résistance résistance. Allez, je vous en apprends un deuxè le deuxème c'est union populaire. Union populaire populaire.
Union populaire union populaire. C'est pas la fin du discours, hein. C'est juste que je retourne à ma place parce que sinon Omar il peut pas ouvrir la bouche. [applaudissements] Bonsoir.
Bonsoir à tous. Bonsoir. Euh merci d'être là nombreux.
On est très heureux de vous accueillir à ce meeting commun qui rassemble pour les municipales les têtes de les têtes de liste et à cré de cray montater et nos gens sur Oise. Moi je suis Peggy Mellé, je fais partie de l'équipe de Cray et je suis bah co-chef de fil à Cray l'insoumise. Et moi je suis Natacha Lefèvre [applaudissements] et je suis Natacha Lefèvre, colistière pour nos gens survois insoumises. [applaudissements] [applaudissements] Donc nous sommes fiers ce soir de présenter ce meeting et c'est ben trois chefs de de fil euh de nos villes respectives.
Donc Abdel Crim Cordiani pour la tête de lis de Montat [applaudissements] Saran Jaquité pour nos gens suroises et au Mariakou pour Cy et la présence exceptionnelle du cfondateur de la France insoumise, voilà, coprésident de l'Institut Labi, Jean-Lucenchon. Donc on commence par les remerciements parce que derrière tout cette préparation, il y a beaucoup de monde. On tient à remercier nos colistiers, nos camarades du local et du national qui ont fait un travail de coordination incroyable depuis ce début d'après-midi.
Ils ont préparé les salles. On est fier d'annoncer ce soir aussi que il y a une retransmission vidéo à côté avec voilà une centaine de personnes et quen tout on est 400 ce soir, faites du bruit. On tient au coup, on tient à remercier aussi le service d'ordre qui a fait un gros travail et puis la venue aussi de tous nos camarades de la France insoumise, du Parti de gauche, du POI, de la Rêve qui sont venus de Beauauvet, de Clermont, de Noyant Noyons de toute loise et au-delà.
Merci beaucoup. [applaudissements] On salue aussi nos élus qui sont venus des ben des région avoisinante comme la tête de Lis de Mobeug Abdou Abdouah Mouzi Mougazi il est là [applaudissements] et aussi notre j'espère futur candidat aux législatives euh euh à Maduka il est [applaudissements] là. Merci à vous tous pour votre soutien.
On remercie la boucle départementale avec Arthur Alexandre, c'est important [applaudissements] et tout le national qui viennent des quatre coins de France si j'ai bien compris. Merci à vous vraiment. Merci beaucoup.
Merci pour le travail. Merci beaucoup. Merci José. [applaudissements] Merci.
Alors ce soir, nos trois candidats vont vous présenter nos projets, nos visions et nos ambitions pour cré nos gens et montataires. Puis Jean-Luc vous présentera la vision et l'ambition de la France insoumise pour le pays parce qu'il est temps que ça change et ça commence par les communes. [applaudissements] Et sans plus attendre, on va appeler le premier intervenant.
Alors, l'agglomération crayoise, c'est un territoire populaire. Et pour vous en parler, laissez-nous vous présenter notre tête de liste à Montat, Abdel Crim Corjani. [applaudissements] Alors, je vous le présente un peu hein parce que tout le monde ne le connaît pas.
Donc, Adel Crim est un directeur d'établissement médico-social, directeur de plusieurs épates publiques dans l'Oise. Il a été il est élu municipal depuis 25 ans à Mentataire. Bravo !
Il a été [applaudissements] Bravo pour cette longévité. Il est il a été adjoint au maire pendant 19 ans, vice-président de la Glo Crille Sudoise en charge de l'habitat et du logement de 2014 à 2020. C'est sous sa vice-présidence qu'on vu le jour des dispositifs comme lutte contre l'habitat indigne ainsi que des emplacements pour les gens du voyage dans l'agglomération.
Merci. [applaudissements] Enfin, fidèle à ses convictions et se retrouvant ne se retrouvant plus dans la politique du maire actuel, il a démissionné de ses fonctions en 2020 et a rejoint la France insoumise qu'il représente depuis aux élections municipales. [applaudissements] Donc s'il vous plaît messieurs dames, faites un maximum de bruit pour Abdel Crime Cordiani s'il vous plaît. [applaudissements] Chers habitantes, chers habitants, chers Saran, cher Omar, très cher Jean-Luc Mélenchon, merci d'être là, merci d'être aussi nombreux, aussi déterminé, aussi engagé.
Bienvenue dans l'Oise, ce département à la frontière de l'Île-de-Fance et des Haut de France, un département rural mais aussi avec des villes populaires, des territoires trop souvent sous-estimés, trop souvent caricaturés, mais profondément riche de ces femmes, de ses hommes, de son histoire ouvrière et industrielle. Ici dans le bassin créis, on ne baisse pas la tête. Ici, on travaille, ici on lutte.
Ici, on se sert les coudes. Mes amis, ce soir, ce n'est pas seulement le destin d'une ville qui se joue, c'est celui d'un territoire tout entier. Nous sommes alors des grands relais à l'aube d'un nouveau chapitre pour notre agglomération.
Regardez cette force qui se lève à nos gens avec Sarakité, à Cray, avec Omar Yakoub. Moi modestement à Monte à terre, je me tiens devant vous pour relever le défi. Nous sommes trois. trois parcours différents, trois histoires personnelles, mais une même boussole.
Unir nos habitants pour que plus personne ne reste sur le bord du chemin. Ce défi collectif, c'est celui de l'espoir. C'est celui de prouver que nos villes populaires ne sont pas des terres de résignation, ce sont des terres d'avenir.
Regardez Montatre. Monte à terre, c'est le courage de l'industrie, c'est l'héritage des haut fourneaux, c'est la mémoire ouvrière, c'est la solidarité chevillée au corps. Nous sommes à un tournant historique.
Se préparer à l'après, ce n'est pas renier le passé, ce n'est pas faire table rase, c'est transformer l'héritage en énergie nouvelle. L'élection qui s'annonce n'est pas une formalité démocratique. C'est un choix de société, un choix de cap, un choix de vie.
Je ne suis pas ici pour vendre des illusions. Je suis ici pour porter un espoir concret, un espoir qui agit, un espoir qui protège, un espoir qui transforme. On dit que la vie est chère à mon terre et ben nous allons faire de montat terre le bouclier du pouvoir d'achat.
La cantine gratuite pour tous est une mesure de justice, de santé et d'égalité réelle. Il n'y aura pas d'augmentation d'impôt, je m'y engage. Nous gérerons la ville avec rigueur.
Le transport sera gratuit pour les mois de 25 ans. C'est aussi une mesure écologique. Vivre à Monteater [applaudissements] vivre à Montat, c'est avoir droit à la paix, à la sécurité, quel que soit son quartier.
Je veux que Montater ne soit plus seulement une ville dont on respecte l'histoire. Je veux que Montater devienne une ville dont on est fier de construire l'avenir. Pour gagner, nous devons nous devons être unis, pardon.
Et cette unité commence maintenant. Elle part du bas de la ville, là où bat le cœur historique. Elle traverse les tourennes puis le quartier de Magenta.
Elle s'étend jusqu'à jusqu'au Martinet pour rejoindre les fondements et les fonds de nos gens. Mon défi, ma mission c'est simple. faire en sorte que chaque rue, chaque cage d'escalier, chaque pavillon, chaque famille se sente partie prenante d'un même destin collectif.
Je veux maintenant dire un mot important, un mot sincère à vous Jean-Luc Mélenchon, aux élus et aux militants de la France insommise. Ces dernières années, ces derniers mois et même ces dernières semaines que dis-je tous les jours, vous êtes attaqué, caricaturé. déformé, diffamé.
Pourquoi ? Parce que vous dérangez l'ordre établi, parce que vous refusez les compromis avec l'injustice sociale. Parce que vous portez une parole populaire et indépendante. [applaudissements] [applaudissements] Ces attaques ont un objectif : faire terire une voie, faire terre une exigence, faire terre une espérance.
Mais elles ont échoué car grâce à vous, grâce aux élus insoumis, des millions de citoyennes et de citoyens longtemps restés invisibles se reconnaissent enfin dans une parole politique claire, une parole ferme sur les libertés publiques, une parole constante pour la paix, une parole intransigente sur la justice sociale, une parole profondément humaine. Bravo ! [applaudissements] Alors oui, ce soir ici dans le bassin créois, nous voulons vous dire solennellement, monsieur Jean-Luc Mélenchon, merci.
Merci pour votre courage, merci pour votre constance, merci d'avoir tenu bon sans jamais renoncer à l'essentiel. Mais soyons lucides, le défi est immense. La précarité progresse, les services publics reculent, la colère gronde et l'extrême droite avance profitant du désespoir et des abandons.
Notre responsabilité est immense. Notre volonté doit être d'acier. Un acier comme celui qui a façonné l'histoire industrielle de notre agglomération.
Un acier solide, un acier qui résiste, un acier qui construit. Le 15 mars, nous aurons un rendez-vous avec l'histoire. Nous déciderons si demain sera plus juste qu'hier.
Nous déciderons si nos quartier reste divisé ou s avancent ensemble. Nous déciderons si nos enfants héritent de la peur ou de l'espoir pour l'unité de nos quartiers, pour la dignité de nos travailleurs, pour la sécurité de nos familles, pour l'avenir de nos enfants. Faisons de nos gens de cray et de montates, des villes unies, des villes fières, des villes populaires.
Chers amis, [applaudissements] [applaudissements] chers amis, l'heure n'est plus au doute. Elle est à l'engagement, elle est au courage, elle est à l'action. Ensemble nous pouvons gagner.
Ensemble nous allons gagner. Vive nos ville populaire et vive la République. [applaudissements] [applaudissements] Merci Abdel Crim.
Désormais, nous allons parler des nouveaux élus, hein, qui se présentent sous la bannière LFI. Et pour cela, nous vous présentons désormais la tête de liste de nos gens sur roises, Saranne Jackité. [applaudissements] Alors, [applaudissements] c'est un honneur pour moi de la présenter bien sûr. [rires] Voilà, Sarine Jaquité, c'est une nouvelle candidate mais certainement pas une nouvelle recrue.
Nogantess depuis 25 ans, membre du parti de gauche depuis 2010 puis de la France insoumise dès sa création il y a 10 ans. D'ailleurs, joyeux anniversaire les insoumis. [applaudissements] [applaudissements] Saran, ça fait en réalité bien plus que 10 ans qu'elle est insoumise dans sa vie, dans son travail, dans ses engagements militants, associatifs, syndicaux.
Dès son enfance comme fille de ministre, elle passait son temps avec ses amis issus des milieux populaires, pas avec les nantis proches du pouvoir et elle dénonçait déjà les conditions de vie précar des habitants de sa Côte d'Ivoire natale. En France, elle ne fait pas autre chose. Militante associative avec notamment son association Naya qui vient en aide aux personnes isolées et précaires, militante syndicale, ancienne chemine.
Elle ne compte plus les jours de salaire qu'elle a perdu quand elle a fait grève, ni les fois où elle a tenu tête à ceux qui voulaient la rabaisser. Ce n'est pas pour rien si Sarane est membre de la promo Rosa Luxembourg de l'Institut Labo ici. [applaudissements] Elle fait honneur à cette promo [applaudissements] et Sarité sera une mère qui se battra pour les autres et elle ne passera pardon elle ne baissera pas les yeux. [applaudissements] Donc s'il vous plaît Sar quité.
Merci merci merci. Bonsoir à tous chers camarades, amis colistières et colistiers, chers Abdel Crim, cher Omar, cher Jean-Luc. Je suis devant vous aujourd'hui parce qu'un soir de 2010, j'ai découvert un homme qui défendait le régime de la SNCF et qui connaissait très bien son sujet.
Depuis, j'ai suivi l'homme puis ses idées, son programme, le parti avec le parti de gauche, le front de gauche et maintenant la Francezouise. Je parle bien sûr de monsieur Jean-Luc Mélenchon. [applaudissements] [applaudissements] À nos gens sur comme ailleurs, la politique n'est pas une idée abstraite.
C'est le loyer qui qu'onarrive plus à payer. C'est le rendez-vous médical qu'on attend durant des mois. C'est le bus qui tarde à venir.
Ce sont les parents qui s'inquiètent pour l'avenir de leurs enfants et ce sont les jeunes qui ne croient plus en rien. Nos villes sont des villes populaires, des villes de quartiers, des villes de femmes et d'hommes qui travaillent dur et se lèvent tôt le matin, qui tiennent malgré tout malgré les difficultés et qui continuent à faire preuve surtout de solidarité. des habitants venus parfois de très loin installés depuis plusieurs générations qui ont travaillé dans les usines, dans les services et les commerces.
Ils ont élevé leurs enfants ici et ont donné à ces villes une immense richesse humaine. Mais trop souvent, ces habitants ont le sentiment qu'on parle à leur place, qu'on décide à leur place et parfois même que cela se fait contre eux. Beaucoup ne se sont plus représentés.
Ce que nous entendons partout au travers des portes à porortes, des tractages et des discussions, ce n'est pas la colère aveugle. C'est une simple demande. Écoutez-nous, respectez-nous, associez-nous aux décisions qui nous concernent. [applaudissements] [applaudissements] Les élections de mars prochain ne seront pas qu'une formalité.
H c'est un choix clair de rupture pour profondément changer la manière de gérer nos villes. Nous avons besoin d'une nouvelle génération d'élus. Des élus issus des quartiers populaires, des élus qui savent ce que c'est que de compter les sous.
Des élus qui savent ce que c'est que d'attendre un logement. Des élus qui savent ce que c'est que de se sentir oubliés. Pas des élus hors sol mais des élus présents.
Des élus qu'on croise dans la ville des élus à qui on peut parler sans prendre rendez-vous. [applaudissements] La mairie doit redevenir un lieu où on entre sans peur, un lieu où la parole de l'habitant a de la valeur, un lieu où l'on construit avec et non à la place d'eux. Changer la politique locale, ce n'est pas seulement changer le projet, c'est changer les habitudes, c'est accepter de partager le pouvoir.
C'est faire confiance à l'intelligence collective. Cela veut dire travailler avec les associations, écouter les parents et les jeunes, reconnaître la force des quartiers populaires. [applaudissements] Ce combat, nous le menons bien sûr à nos gens suroises, mais il ne s'arrête pas s'arrête pas au niveau de la ville.
Je veux saluer mes candidates et candidates engagé dans cette campagne municipale à Crayille et à Monte [applaudissements] [applaudissements] parce que nos réalités se ressemblent. Ils vivent les mêmes choses que nous. Nous avons une occasion rare faire rentrer la vraie vie dans les conseils municipaux de nos vies de nos villes pardon. faire entrer des hommes et des femmes qui n'avaient jamais imaginé faire de la politique mais qui ont décidé de s'engager parce qu'ils supporte plus d'être mis à l'écart.
à nos gens suroises. Je veux porter cette voix là. [applaudissements] Une voix entrée dans le quotidien, une voix franche, une voix ferme quand il le faut, mais toujours rassembleuse.
Les 15 et 22 mars prochain, c'est toute l'agglomération qui doit basculer avec des élus insoumis. [applaudissements] [applaudissements] Les nouveaux élus de la France insoumise incarnent quelque chose de rare en politique, la diversité réelle. Diversité des parcours, diversité d'origine sociale, des âges, des métiers, des territoires.
Une diversité qui ressemble enfin à la France telle qu'elle est et non tel que certains voudraient la figer. [applaudissements] [applaudissements] Ici dans le bassin créois, il y a des ouvriers, il y a des salariés, des enseignants, des étudiants, des indépendants, des militants associatifs, des entrepreneurs, des maires au foyer, des syndicalistes, des femmes et des hommes qui n'étaient pas destinés au banc des institutions, mais qui ont décidé d'y entrer pour les transformer. Cette diversité n'est vraiment pas un slogan.
Elle permet de porter des décisions ancrées dans le réel, nourries par l'expérience vécue, par la connaissance concrète des difficultés au quotidien. Je vous assure que quand on a connu des fins de mois difficiles, les services publics saturés, les discriminations, on ne gère vraiment pas de la même façon. [applaudissements] La France insoumise a fait un choix clair.
Ouvriss les portes de la représentation politique à celles et ceux qui en étaient exclus. Refuser la professionnalisation à outrance de la politique, refuser l'entre soi, refuser que ce soit toujours les mêmes qui décident pour les autres. Ces nouveaux élus portent une autre vision de la République, une République inclusive, sociale, écologique et démocratique. [applaudissements] Une République où chaque voie compte, où chaque parcours a de la valeur, où la différence n'est pas un obstacle mais une immense richesse.
L'élection de ces élus enverant un message fort. La République n'est pas réservée à une élite. [applaudissements] Elle appartient à celles de ceux qui vivent travaillent, lutt et espès.
Ces élus bien sûr ne géreront pas seuls. Ils et elles le feront avec les citoyens dans la transparence, l'écoute et l'action collective. car notre force à tous a toujours été là dans l'intelligence du peuple, dans la mobilisation, dans l'union.
Alors citoyennes, citoyens, entrons dans les mairies, la tête haute en regardant avec fierté la devise qui prendra enfin tout son sens. Liberté, égalité, fraternité. [applaudissements] Vive la France insoumise !
Vive nos gens sur voisin insoumis ! Vive ces quartiers populaires ! Et vive une nouvelle génération d'élus proche, sincère et utile.
Merci. [applaudissements] [applaudissements] [applaudissements] Vous voyez pourquoi je suis fier d'être sa colistière ? [rires] Alors la Nouvelle-Fance c'est un concept politique et sociologique.
Et qui de mieux pour pour en parler que notre prochain intervenant notre tête de liste la CR Omarakoub ? [applaudissements] Je suis très fière ce soir de présenter Omar qui m'a qui m'a invité dans cette aventure depuis avril 2025. Crayw naissance et père de quatre enfants marié, chef de service à la PJJ.
Il s'est donné l'objectif de redonner un souffle à notre ville qui se dégrade depuis trop longtemps. En septembre 2024, grâce à sa ténacité, Omar décide de créer notre groupe d'action crée l'insoumise dont je salue l'ensemble des membres. Merci à toute l'équipe pour leurs compétences, euh leur soutien. [applaudissements] On vient tous de quartiers différents de Crayille et de milieux professionnels variés.
C'est ça qui fait notre richesse. Merci à vous. [applaudissements] Donc il crée notre groupe d'action.
Ensuite, il a lui-même adhéré depuis juin 2004 bah au mouvement LFI de manière officielle. Euh pour se pour se faire donc il se propose chef de fil du groupe d'action en avril 2025 et et nommé tête de liste pour les élections municipales de mars 2026 après vote de l'Assemblée. Cette décision si je ne me trompe pas Omar, mon cher Omar, il l'a mur réfléchi notamment au cours de sa formation à l'Institut Labo.
Ici il vient de la la promo Édouard Saïd et voilà Édouard Saï. [applaudissements] euh où il a voilà, il a il s'est formé pendant 9 mois, il a et là il a pris conscience aussi qu'il n'y a pas d'action politique claire sans penser politique claire. Bravo. [applaudissements] Et il s'est créé son réseau et s'est entouré de compagnons fidèles aux valeurs et principes qu'il défend depuis un depuis son bah son parcours politique à LFI.
Donc depuis 18 mois, il travaille d'arrache-pied euh avec rigueur, courage pour renforcer l'équipe de cril insoumise, mobilisé sur des sujets brûlants et des dossiers prioritaires pour les créois, notamment dans cette campagne municipale exceptionnelle. C'est une une aventure humaine exceptionnelle. Merci Omar. [applaudissements] Et j'espère que on va réussir à transformer l'essai ensemble. [applaudissements] Mesdames et messieurs, s'il vous plaît, faites du bruit pour Romaria Coub. [applaudissements] Merci les amis. [applaudissements] Merci beaucoup.
Alors, vous avez pas bien entendu Jean-Luc, il a dit faut pas crier les noms, faut crier résistance. On commence mal. Rance résistance résistance résistance résistance Bon ben bonsoir à toutes et à tous.
Merci d'être là ce soir. C'est un immense plaisir de vous voir aussi nombreux dans cette salle. Avant tout, je voudrais remercier tous les camarades qui ont permis l'organisation de cette soirée.
Alors, je vais pas faire la liste de tout le monde parce qu'on on manque un peu de temps. Mais en tout cas, merci à tous. Merci à tous les candidats qui sont venus nous soutenir.
Merci au groupe de la France insoumise euh et aux camarades de nos gens et de montataires pour toute l'énergie qu'ils ont déployé autour du tractage, du boîtage, du collage, du porte à porte. Merci à vous parce que c'est grâce à ce travail qu'aujourd'hui on a réussi à remplir cette sane. Ouais. [applaudissements] Je voudrais quand même remercier quelques camarades Hichaam, Aziz, Nabil, Daniel, Hamid, Pascha, Rachid, Malika pour leur soutien parce qu'ils sont toujours là, ils ont toujours été là de bons conseils.
Ce sont des camarades de route et donc merci pour votre présence ce soir. [applaudissements] Je voudrais remercier aussi André qui effectue beaucoup de travail pour les communautés des gens du voyage surtout sur le plan humanitaire. Merci beaucoup André d'être là ce soir. [applaudissements] Merci à Amadou aussi qui est là qui est notre candidat aux élections législatives. [applaudissements] Et je pour finir les remerciements, je voudrais remercier les camarades de la CFDT et de la CGT d'Amazon, aux soignants de l'hôpital de Crille [applaudissements] et aux camarades d'Arcelor Mitalire.
Vous pouvez compter sur nous. [applaudissements] Nous serons toujours à vos côtés dans les luttes. Et merci à vous toutes et à tous parce que vous aimez Cray et parce que son avenir vous préoccupe.
Merci à Jean-Luc pour ta présence ce soir. Alors, je voudrais dire c'est plus beau jour de ma vie mais il y a ma femme et mes enfants. [rires] Ça risque de me porter préjudice.
Donc, on va dire c'est un jour historique pour les créoises et les créois. [applaudissements] Alors pour le temps de parole qui m'a accordé, j'aimerais pour ma part vous parler d'un concept que Jean-Luc a lancé dans le débat public. Un concept qui a provoqué des AVC sur les plateaux télé de ces news, mais qui moi m'a enthousiasmé tant qu'il caractérise bien la situation que nous vivons actuellement.
Il s'agit du concept de Nouvelle-Fance. Alors, quand d'autres parlent d'une France qui n'existe pas ou d'une France fantasmée, pour la première fois, un dirigeant politique d'envergure nationale parle de la France telle qu'elle est, d'une en incluant toutes ses composantes. Pour la première fois, chacun d'entre nous avec son histoire, ses origines, sa couleur de peau s'est vu à travers une formule simple s'intégrée à la communauté nationale.
Donc, ce ne sont que deux mots Jean-Luc mais ils ont fait tellement de bien. [applaudissements] Tu as rappelé Tu as rappelé ce que beaucoup ignorent ou refusent de voir. Le peuple français évolue et il a toujours évolué.
La France a toujours accueilli des populations venant de différents horizons. Des Italiens, des Portugais, des Espagnols, des Polonais. Aujourd'hui, des africains, des Maghrébains et toujours la France a su faire peuple.
Faire France de tout bois est ton expression, Jean-Luc. Elle résume bien la tâche que nous devons assumer en tant qu'ins unir le peuple, [applaudissements] lutter contre toutes les tentatives de division. La division est la ruse de nos adversaires.
Couleur, religion, précarité sociale. Tout est bon pour nous monter les uns contre les autres. En asant ainsi, il tente de nous faire perdre de vue notre véritable adversaire, l'oligarchie [rires] financière et notre intérêt commun, vivre mieux.
Nous devons lutter contre toutes de toutes nos forces, contre la division, rassemblée autour de autour d'un projet fédérateur, un projet de justice sociale et au service des plus modestes. C'est la mission que nous nous donnons à CR, la Nouvelle-Fance. Jean-Luc, tu en as un échantillon ici ce soir. [applaudissements] Des femmes et des hommes.
Des femmes et des hommes différents, mais avec un point commun, l'amour de la patrie et la fierté d'être français. [applaudissements] L'extrême droite l'extrême droite n'a pas le monopole de l'amour de la France. Nous l'aimons davantage en vérité parce que nous nous l'aimons tel qu'el alors que aime une fiction, une carte une France de carte postale qui ne correspond à rien ce soir et qui est moche.
Tu as raison Jean-Luc. Et ce soir, nous sommes honorés de te recevoir Jean-Luc. À crélectoraux ont donné le vertige jusqu'au rang socialiste.
Parce que ici tu as réalisé un score de 56 % dans une ville que les socialistes [applaudissements] Tu es président pour nous [applaudissements] dans une ville que les socialistes verrouillent depuis plus d'un siècle. Alors j'ai dit verrouille. car chacun connaît ici leur méthode : clientélisme, base combine, projet coûteux sans aucun sens et surtout plus aucune idée pour créer dans une routine depuis plus d'un siècle, ils ne sont plus capables d'imaginer quoi que ce soit pour enrayer le déclin de notre ville.
Pas de programme, pas d'idée, pas d'énergie, des combines et décombines et une colonne vertébrale idéologique de poulpe là-haut. [applaudissements] Là-haut, il votent un budget de droite et ici nous tiennent des discours presque communistes. Ils se sont moqués de nous pendant très longtemps, mais c'est fini.
Avec des mères insoumis, [applaudissements] avec des mères insoumis, le clientélisme c'est fini, le logement insolubre, insalubre, c'est fini. Le logement au piston, c'est fini. Plus personne ne passera devant une famille qui attend depuis 4, 5 ou 8 ans.
Les règles seront les mêmes pour tous. Une police municipal de proximité, [applaudissements] une cantine bio et gratuite pour tous les enfants. Le bus gratuit pour faciliter la vie quotidienne.
Une écologie juste et concrète. Investir dans la jeunesse, l'emploi et la santé. Mes amis, mes camarades, nous sommes à la veille d'un changement historique.
Crea bientôt une ville insoumise. Mais pas seulement Cray, nos gens suroises, montates et de nombreuses villes en France. [applaudissements] Actuellement, plus de 500 listes mèent campagne dans tout le pays.
Ce n'est que la première étape. Pas question de relâcher la pression. En ligne de mire, l'élection présidentielle. au côté de celui qui n'est pas encore candidat mais dont nous espérons tous la candidature. [applaudissements] Résistance résistance résistance résistance résistance résistance Donc je vous demande de bien vouloir accueillir sous un tonner d'applaudissement Jean-Luc Mélenchon. [applaudissements] Merci de toi.
Merci [applaudissements] beaucoup. Et bien allez mesdames, messieurs et pour beaucoup d'entre vous chers camarades, mais pas peut-être pas tous hein, c'est un moment évidemment très impressionnant pour moi. Je veux que vous le sachiez car voyez-vous, vous êtes dans cette salle la concrétisation d'un rêve, celui d'arriver à ce résultat.
C'est-à-dire ce surgissement, comme tu viens de le dire à l'instant Omar, ce surgissement de la France telle qu'elle est et tel que nous avons envie de l'aimer. Nous n'avons plus envie de nous justifier d'être là. Nous en avons assez qu'on nous demande sans cesse des preuves de notre insertion, de notre assimilation, même quand on ne sait pas à quoi il s'agit de s'assimiler, vu que cette identité française a toujours bougé avec le temps.
Et vous voici ici, je suis passé avant dans la salle où il y a quelques amis aussi, enfin ils sont plus d'une centaine, je tiens à le dire, qui sont venus et comme ils étaient en surnom, il a fallu qu'on ait deux salles. Et je leur ai dit, je sais que quand vous venez, vous venez pas pour acclamer, vous venez pour soutenir, manifester de l'affection à ceux qui marchent en première ligne ici pour vous ce qu'on vient d'entendre ce soir parler et d'autres que je ne connais pas mais qui sont dans vos listes par nécessité, sinon il y aurait pas de liste et qui vous le savez vous tous prennent pour vous pas des risques. Oui quand même.
Mais c'est une audace, vous savez, de s'engager quand on est quelqu'un que d'autres ont l'habitude de regarder un peu de haut avec ce regard que beaucoup d'entre nous reconnaissent au premier coup d'œil qui est le rebas, le regard du mépris de classe ou de l'individu qui se croit supérieur à l'autre à raison de on ne sait quoi, sa couleur de peau, sa religion présumée, bref tout ce que vous connaissez comme moi. Alors dans dans ce moment, nous faisons force, nous faisons équipe, mais je ne crois pas à un seul moment qu'il en soit ainsi seulement par notre talent. Et ben oui, je pourrais le célébrer dire "Qu'est-ce qu'on est fort et qu'est-ce qu'on a bien travaillé !" Et je pense qu'on est fort et qu'on a bien travaillé.
Euh oui, on a même très bien travaillé. Je vois deux camarades qui sont de des promotions la formation de l'Institut Labo ici. Ça prouve queon a bien travaillé, on a fait ce qu'il fallait et eux aussi parce que vous savez c'est long hein 9 mois de formation tous les 15 jours où vous devez quitter la famille pour aller suivre des cours.
Des fois on n'y est pas toujours préparé mais c'est étudié pour que tout le monde puisse y participer. Et je vois arriver maintenant ces personnes porter des listes s'exprimant magnifiquement. Vous avez remarqué qu'on a créé une école d'orateurs sans se rendre compte que ce soit les filles ou les garçons.
Que ce soi les filles ou les garçons, mais qu'est-ce qu' parle bien, hein ? Alors bon, Saran, elle a pas tout à fait pris le coup à la panneau, elle le fait plutôt à la clémence, hein. Mathilde, elle met le point comme ça sur le côté et elle parle en faisant comme ça, hein.
Et elle a créé un genre qui est la femme triban, il y en avait pas. Ça ne c'était pas connu dans le pays. Moi, j'en ai vu dans des photos.
Mais [applaudissements] si j'évoque cette image, c'est précisément parce que quand nous sommes là, par notre nombre, nous faisons une démonstration. Et les gens qui viennent, je sais qu' se disent ça, ils viennent au nouvell puis comme on sait qu'on va être nombreux parce qu'on le sent. Vous avez remarqué, on sait pas pourquoi mais on le sent avant d'y aller.
On sait que des insoumis, il y en a partout. D'ailleurs, on a très bien choisi le nom, hein. Insoumis au fond.
Il dit pas depuis combien de temps est insoumise. Moi, je vais vous le dire depuis toujours. Ça commence paraître une manière d'être et après ça devient c'est devenu un parti politique.
Mais la base qui nous est commune, c'est notre programme et aussi notre manière d'être. Des fois, pour rigoler, je dis de toute façon tout le monde commence à insoumis parce que la première chose que vous faites quand votre mère vous met au monde, c'est de crier et de fermer le point. Alors donc on peut dire que ça vient de loin. [applaudissements] Alors il y en a qui ne se calme jamais et vous voyez ça peut vous mener une vie du rang.
Mais cette nouvelle France puisque tu en as parlé, je laisse tomber toutes mes notes, il y a des kilos de papier de tous les côtés. Mais il faut en dire un mot pour qu'on se comprenne bien. Vous venez de l'illustrer et tu as raison d'avoir repris cette expression.
Et et toi aussi Saran, nous parlons de la France comme elle est et nous appelons nos compatriotes. Je parle pas de de ceux qui sont à l'extrême droite. Dans le moment, il y a rien à en tirer.
Il faut que il fasse un chemin de vie pour comprendre l'absurdité de la position dans laquelle ils sont. Ayez la patience. leurs enfants finiront par s'aimer avec les nôtres et à ce moment-là, ils verront que c'est pas dans toutes ces fadises qu'il raconte qu'ils vont trouver des bonnes règles de vie pour pouvoir faire une belle vie, prendre du bonheur et et faire tout ce qui est le propre d'une d'une vie humaine.
Naturellement, nous allons combattre pied à pied leurs idées et la pire de tout parce que après tout, chacun a droit à l'idée qu'il a envie du moment qu'il respecte la loi. Et il y en a qui ont un venin particulier parce qu'ils divisent le peuple. Et pour nous, la tâche politique essentielle c'est l'unité du peuple comme tu l'as rappelé Abdel Crim.
Mais pour une raison qui est très importante, c'est que aucune génération comme la nôtre, quand je dis une génération, je veux dire l'ensemble des gens qui sont là vivant en même temps, n'a eu à relever des défis comme ceux que nous avons à relever. Car nous avons les défis du passé, la menace de la guerre qui est revenue. Nous avons les défis du passé, la menace de la pauvreté se généralisant dans toute la société, dans une ville comme Cray, c'est 60 % de la population en dessous du seuil de pauvreté et que nous retrouvons ces problèmes qui étaient ceux pour ce qui me concerne de mes grands-parents, c'est dire la reculade du pays.
Nous avons à relever le défi de la reconstruction du pays. Des centaines d'écoles fermées, des milliers de maternités fermées, des milliers de kilomètres de chemin de fer annulés et ainsi de suite. Et puis le plus grand, le plus important, le plus terrible de tous les défis, l'espèce humaine elle-même est menacée dans sa survie.
L'espèce en tant qu'espèce animale, comme on dirait hein par comparaison, comme les hibou, comme ce que vous voulez. menacé dans sa survie par les conséquences du changement climatique dont nous savons que bien sûr nous pouvons en freiner les effets les plus dévastateurs mais que nous ne pouvons plus y échapper. Pour l'instant, nous ne la voyons pas dans toute son étendue cette conséquence mais nous savons qu'elle est là, qu'elle est en route, que c'est fait et donc la société humaine, les groupes humains vont avoir un défi à relever.
Comment on s'y prend pour survivre à ça ? comment on s'y prend pour arriver à vivre dans ce contexte. Les êtres humains sont incroyables, vous savez, ils arrivent à vivre dans toutes sortes de contexte et ils l'ont prouvé dans l'histoire.
Un coup, c'était la glaciation, après c'était le déjà les l'eau qui montent. Quand je vais à Marseille, chaque fois, je ne peux oublier que il y a eu une période de l'histoire où le niveau de la mer était 120 m plus bas parce que partout c'était gelé et pourtant il y avait des êtres humains. La preuve, c'est qu'on a retrouvé des grottes peintes sous la flotte, hein.
Donc les êtres humains vont savoir le faire. Moi, je ne viens pas vous tétaniser de peur. Je viens vous dire que quand on comprend, on a moins peur.
Quand on sait de quoi il s'agit, on se prépare à s'organiser. être dans la raison de l'écologie politique comme nous la portons nous les insoumis. Et bien c'est se préparer, c'est réfléchir, c'est aimer davantage la vie parce qu'elle mérite d'être défendue, c'est aimer davantage la planète parce qu'elle est belle, parce que nous en connaissons la beauté.
Et soudain, dans ce moment qui devrait être un moment de peur, c'est l'inverse qui se produit. C'est un mouvement de joie en soi. Et bien pour la Nouvelle-Fance, vous allez voir le rapprochement, il en va de même.
Nous avons avec cette expression transformer une ranqueur, des peurs accumulées, des frustrations, des humiliations en autre chose. Nous sommes la Nouvelle-Fance. Et dès lors que nous sommes la Nouvelle France, alors nous pouvons nous laisser envahir par la joie de l'être, par la bonne idée, le bon goût que nous donne, les efforts que nous avons fait dans l'existence pour nous hisser jusqu'au point où nous sommes, pour avoir élevé nos enfants jusqu'au moment où nous les voyons réussir positivement dans la vie.
Parfois, ils se fracassent mais nous leur avons donné des principes qui leur permettent de se relever. Alors, nous nous sentons fort et quand on dit que nous aimons ce pays, personne n'est prié de se rallier à une histoire qui serait pas la sienne. Ce n'est pas de ça dont on parle.
Personnellement, [applaudissements] par goût, je m'identifie à des moments de l'histoire de France. Par exemple, la grande révolution de 1789. Pour moi, Robespierre, Saint Juste et les autres parce que c'est des gens quand même qui viennent pour une partie d'entre eux du coin, c'est comme si je les avais toujours connus.
Mais moi, mes arrières grands-parents, ils étaient siciliens et espagnols. Alors, tout ça leur est passé au-dessus de la tête. Mais moi non.
Moi, j'appartiens à cette histoire et elle m'appartient. Et c'est ce qui va se passer avec chacun d'entre vous à la condition qu'on permette à chacun de regarder toute l'histoire telle qu'elle est pour pouvoir vous l'approprier. Vous autres qui êtes arrivés pour ceux qui sont arrivés ou avant ou pendant ou en même temps que moi.
J'arrivais du Maghreb où les luttes de libération nationale avaient mis fin au colonialisme. Je ne m'identifie pas au colonialisme. Je m'identifie à la lutte de libération nationale qui s'est faite au nom de principe que je partage avec les Algériens, les Marocains, les Tunisiens qui sont au bled. [applaudissements] Ça c'est notre histoire commune.
Choisissez votre camp non seulement dans le présent mais dans le passé. Dans le passé, nous n'étions pas ennemis et nous ne l'avons jamais été. Ce sont les puissants ennemis entre eux qui ont poussé les peuples à la bataille. [applaudissements] Moi, je rigole à chaque fois parce que ça se trouve comme ça que j'ai fait ma première manife à 5 ans.
On passait avec la voiture de mon père et de mon oncle dans une rue à Tanger et il y avait des gens partout avec des flambeaux. Moi j'étais un petit garçon, je trouvais ça admirable les flambeaux et les gens criaient résistance, c'est-à-dire Yaya Ben Youssef Grandval. GrandV, c'était le nom du résident général de France et Mohamed Ben Youssef était d'heureuse mémoire le sultan du Maroc et c'était une figure enfin pas l'ancien sultan Mohamed 5 le une figure de la résistance populaire.
J'entre pas dans l'histoire du Maroc sinon ça va vous saouler. Ceuxlà, il y a pas moyen d'en finir avec eux. Donc ils ont fait comme d'habitude, ils ont gagné.
Donc et alors on rentre à la maison et moi me voilà petit comme ça, je commence à faire le tour de la table. Yaya ben Yousepf grand. Bon, l'accueil a été assez moyen à la maison. [rires] Je n'en veux pas à mes parents qui étaient terriblement bienveillants.
Mais c'est comme ça. Je vous le dis pour que vous souriez parce que dans toute chose nous pouvons trouver matière à une force intérieure plus grande de joie, de bonheur, d'identification. Nous ne sommes donc nous jamais mal à l'aise avec l'id l'identification à l'histoire du peuple français.
Nous devons toujours nous sommes le peuple français. Nous sommes le peuple français. Nous sommes le peuple français.
Quand on leur a dit [applaudissements] alors évidemment moi c'est mon travail de chercher par quel bout on peut faire avancer une idée. Je voulais m'adresser à vous tous, je dis je mais mes camarades avec moi. Je voulais m'adresser à tous.
Je voulais vous dire ne vous laissez pas faire. Ne vous laissez pas pousser sur le bord de l'assiette. Et c'est comme ça qui est venue l'idée de la Nouvelle-Fance.
Pensant à nos enfants d'abord, à nos enfants d'abord. comme moi-même qui je vous l'ai dit le l'enfant le petit enfant d'espagnol de sicilien et et qui me sent si français. L'autre jour on parlait je vais vous en dire une qui va faire horreur et provoquer des histoires mais ça fait bien réfléchir. [rires] Voilà qu'on parle.
Moi j'ai toujours chanté la Marseillaise, je vous parle franchement. Des fois les paroles paraissent quand même un peu dures mais on a elles sont un peu dures évidemment c'est un champ de guerre. Bon et tous les autres s'étaient ligués contre nous les Français.
Et puis nous voilà parti à la bataille. Donc les guerres c'était comme ça quoi. Et depuis quelques temps, les massacres de guerre me mettaient mal à l'aise.
Pas avec l'hyne de nationale, je ne l'ai jamais été. Et l'autre soir, c'est une copine qui m'a dit à côté si tu veux que ça passe mieux, tu as qu'à penser que tu es en train de chanter ça à Gaza. Et moi, je me suis dit, c'est elle qui a raison. [applaudissements] ceux qui viennent jusque dans nos bras et cetera.
Alors ça m'a mis à l'aise. C'est pour vous dire il y a toujours le ressort. Et quand je vous vois, voilà, je dis la réussite, elle est là de ce qu'on a entrepris parce que vous répondez à l'appel et vous n'y répondez pas à cause de votre couleur de peau, ni à cause de votre religion, mais à cause de votre intelligence, de ce que vous avez compris et ce que vous dites qu'il est nécessaire de faire. et le reste ça passe après.
Et on se demande même si l'essentiel en tout cas quand on se retrouve entre nous et ben c'est justement ce que nous avons en commun, les idées que nous allons porter. Et puisque bon, j'y mets comme vous voyez toujours du sentiment, pourquoi ferais-je de la politique autrement ? Quand je viens et que on me dit il y a monte à terre dedans, j'ai le souvenir d'un des nôtres.
Il est plus là, c'était un délégué CGT de style. Et il se trouve qu'en 2012, j'étais le candidat commun du front de gauche et j'avais eu un très grand honneur. Pour la première fois, on avait donné la parole à un gars qui était pas du Parti communiste français, moi en l'occurrence. et je devais présenter le programme en quelques mots, vraiment quelques mots hein.
J'ai donc fait quelques mots depuis je prends mes aes mais quelques mots et il y avait un gars à côté de moi à la fin monte sur la tribune toutes sortes de de camarades qui arrivent et il y en avait un qui criait particulièrement fort et il avait sa grande pancarte de style qui était en lutte à ce moment-là et c'était les camarades et lui criait vraiment fort. qui s'appelait José Montero. Et ce pote, le temps passe et un peu de temps passe et voilà qu'un jour on me dit il faut que tu viennes à Montat parce que le camarade, tu dois t'en rappeler.
Oui oui, je m'en rappelle. Il est mort. Il a eu une crise cardiaque.
Ça m'a marqué puisque je vous en parle tant d'années après et je me suis souvenu de son air de bon gars et j'étais devant ces hommes. Il y avait aussi quelques femmes qui étaient là je suppose. Il y a bref qui étaient là tous.
Vous savez les gens que vous aimez et dont le visage est défiguré par le deuil. Et moi je me disais mais qu'est-ce que je vais bien pouvoir leur dire ? Les mots me sont venus et ensuite partout je suis passé.
J'ai dit aux copains quand il y avait des luttes, je leur disais "Ayez soin de ceux qui marchent devant parce que c'est très dur." Il y en a une qui m'a dit un jour comme ça, il m'a dit "Tu comprends, quand c'est pas la lutte, personne me parle. Quand c'est la lutte, tout le monde vient me voir et me dit "Et maintenant, qu'est-ce qu'on fait ?" Et alors, elle me dit "Et ben moi, j'en sais absolument rien de ce qu'il faut faire.
J'ai fait ce que j'ai pu. On a fait la pétition, on a fait la marche, on a fait c, on a fait là. Et cette camarade, elle était épuisée.
Et quand on parlait comme ça amicalement tous les deux, je voyais bien qu'elle me disait d'abord le poids de ce qu'elle portait sur le dos comme femme, de faire tout ça en même temps. Et c'est pareil pour José, je l'ai jamais oublié. Partout je pas, j'ai dit prenez soin.
Et à vous autres dans cette salle et dans l'autre, je vous dis la même chose. Prenez soin de ceux qui marchent devant qui sont là à cet instant. Prenez-en soin, ils sont précieux.
Ne croyez pas ceux qui vous disent que personne n'est irremplaçable. Tout le monde est irremplaçable parce que nous sommes uniques chacun dans nos manières de faire, dans notre savoir, dans l'histoire que nous portons avec nous. La Nouvelle-Fance, ce n'est pas une affaire de peau, ce n'est pas une affaire de religion, c'est d'abord la situation que je viens de décrire, des nouveaux défis qui s'additionnent les uns avec les autres dans les conditions particulières dans lesquelles nous sommes.
Et pour affronter ces ces défis par-dessus tout, nous avons besoin de notre unité parce que l'unité c'est celle qui nous permet, je parle de l'unité populaire là, je vous parle pas des combines d'appareil, je vous parle du fait que des gens qui se connaissent pas font des choses ensemble, décident d'agir ensemble comme s'il s'était toujours connu. C'est ça l'unité populaire. l'unité populaire [applaudissements] pour qu'elle ait lieu.
Comme l'a dit Saran il a un instant pour qu'elle ait lieu, il faut qu'on ait écarté tout le reste des mauvaises choses le racisme, la jalousie, la haine religieuse. Et en France, mieux qu'ailleurs, on devrait le savoir. Deux siècles de guerre de religion entre catholiques et protestants.
Il n'y a pas un département de France. où il y a pas eu des scènes de massacre mutuel. Et si on a inventé depuis des lois qui nous protègent, alors il faut les faire vivre mais il faut les interpréter pour ce qu'elles sont.
Laïcité n'est pas un athéisme d'état. [applaudissements] C'est pourquoi nous pouvons tous fièrement l'être laïque et défenseur, n'abandonnez pas ce mot à ceux de vos ennemis qui se l'ont approprié injustement et sans aucune raison parce que ce qu'ils font n'a rien à voir avec la laïcité. Ça s'appelle de la discrimination, ça s'appelle de l'islamophobie, ça s'appelle du racisme, ça s'appelle pas de la laïcité. [applaudissements] La Nouvelle-Fance, c'est toutes ces catégories que je viens d'évoquer et puis c'est des défis.
Et ce moment de l'histoire est très singulier. Vous avez eu raison les trois camarades qui avaient parlé avant moi, Omar, Saran, Abdel Krim, vous avez eu raison de dire que c'est pas un moment comme un autre. Et je ne vais pas vous dire des choses qui ne sont pas il y a un lien entre cette élection municipale et la suivante.
Et la suivante est déterminante. Là, vous allez élire des équipes municipales pour 6 ans. Demandez-vous de quoi vous voulez que soit fait de votre vie pendant les 6 prochaines années.
Mais si vous vous rassemblez assez fort, si vous agissez avec assez de détermination pour convaincre partout autour de vous, alors vous faites le premier pas de l'échéance suivante, celle de 2027. [applaudissements] Si on a fait 56 %, il faut faire 70 ou 80. C'est-à-dire qu'il faut que surgisse des quartiers populaires et de la jeunesse dans tout le pays la force qui renverse tout et n'accepte pas la tyrannie permanente de ceux qui s'y trouvent et qui vous ont voué au malheur dans lequel la patrie est entrée aujourd'hui.
Oui, je sais de quoi je parle et encore aujourd'hui. ce pouvoir solitaire fou qui résulte d'un ordre d'organisation constitutionnelle absolument dangereux par les conséquences auxquelles il aboutit. Une personne toute seule peut décider des choses aussi décisives, aussi fondamentales que ce que tous les jours cet homme qui ne reconnaît pas le résultat des élections de 2024 et c'est le début de la crise politique de ce pays et bien que cet homme prenne des décisions tout seul.
Il vient de décider tout seul après 3 ans d'intermoiement qu'il allait commander 6 EPR qui sont des installations nucléaires et qu'il prenait une option sur six autres. Peut-être qu'il y a entre vous des débats pour savoir si c'est une bonne idée ou pas que le nucléaire. Pour ma part, ma conviction est faite, ce n'est pas une bonne idée et pourtant je l'ai défendu dans le passé.
Mais ce qui était vrai dans le passé et grâce auquel nous avons pu vivre parce que des exploits extraordinaires techniques ont été accomplis, des dévouements ouvriers fantastiques pour maintenir toutes ces machines en état de fonctionner sans qu'il y ait un accident qui ait provoqué un désastre comme le nucléaire les provoque quand il entre en accident. C'est sûr aussi longtemps que c'est sûr mais le jour où ça n'est plus sûr et bien c'est la dévastation. Et dans cette dévastation, elle est sans appel.
C'est-à-dire que vous n'y reviendrez pas avant des lustres, comme on dit, hein. Regardez bien. Non, le nucléaire n'est pas un moyen indépendant de produire de l'énergie car nous n'avons pas d'uranium.
Donc nous sommes obligés de nous le procurer à l'étranger. Deuxièmement, [applaudissements] si le nucléaire n'a pas un danger immédiat parce qu'il est bien tenu et bien entretenu, alors permettez-moi de vous dire qu'il est tout à fait extraordinaire de voir des gens dire à la fois qu'il se préparent à une guerre et qui se préparent à mettre du nucléaire partout parce que le nucléaire c'est une cible et c'est ce qui rend la défense de ce pays plus difficile que dans d'autres pays. Et quand on a dit jusqu'à présent nous disposons du nucléaire militaire qui nous protège, c'est vrai, mais la décision il faut la prendre.
Et on avait dit la dissuasion nucléaire c'est parce que la France n'acceptera jamais qu'il y ait une bataille en Europe. Il y a une bataille en Europe. Elle est en Ukraine parce que les Russes ont envahi leurs voisins.
Alors et ben oui, vous avez des fous pour dire oui, il faut tirer à longue portée sur les Russes. Vous êtes fous. On va accepter que des démons pareils aient la moindre responsabilité.
Vous voulez que un jadeau, un gluxman vous entraîne dans des guerres qui seraient immédiatement définitives parce qu'elle s'achèverait au moment où elle commencerait. Il suffit de frapper la France une fois et il y a plus de France. Voilà la vérité. [applaudissements] Nous n'avons rien à attendre de la guerre.
Rien. Absolument rien. [applaudissements] Et nous n'avons pas à jouer les gros bras.
Et puis enfin pour les camarades qui aiment les questions techniques, la faisabilité, le concret comme c'est notre cas, vous le savez pas que le niveau de la mer monte, vous le savez pas que New York est en train de s'enfoncer. Alors, vous croyez qu'il y a que New York, qu'il y a que le Bangladesh. Mais pas vous, pas ici, hein.
Bah si, ici comme ailleurs. Alors, vous vivez avec une centrale nucléaire dans l'estuaire de la Gironde à Blaï et une fois nous avons été sauvés par un technicien qui est quelqu'un qui réfléchissait, qui s'est dit tombe tellement de flottes, tout ça arrive avec le fleuve. Les bouches qui saisissent l'eau froide vont être bouchées par les sédiments.
Et cet homme a eu l'intelligence de dire on arrête. Mais c'était une centrale publique. C'est la décision a été prise sur place quand ça sera une centrale privée puisqu'ils veulent qu'on qu'on vende tout.
Qu'est-ce qui va se passer ? On narrête ou pas la centrale ? Vous aurez quelqu'un pour dire ça se discute parce que le propriétaire de la centrale, il viendra vous dire "Attendez monsieur, moi je produis d'électricité si vous me dites d'arrêter d'en produire, ça fait temps pour vous parce que vous devez me payer ce que je ne vendrai pas." C'est comme ça que ça se passe.
Qu'est-ce que vous croyez ? Donc vous payerez et donc vous aurez quelqu'un qui dira là avant qu'on paye ça, on se donne le temps de réfléchir. Trop tard bonhomme, tu as réfléchi trop longtemps.
Les prises d'eau sont bouchées. Et puis si vous aimez le concret, vous parlez d'un côté de changement climatique et vous dites "Prenez du nucléaire parce que ça ne chauffe pas peut-être. Mais en attendant la flotte, elle de la rivière, elle chauffe parce que c'est le soleil parce qu'il tombe moins d'eau.
Et donc comme vous ne refroidissez pas une centrale nucléaire avec de l'eau chaude, tout le monde peut comprendre ça. C'est pas techniquement inenvisageable, et bien alors c'est que c'est dangereux parce que là vous l'arrêtez. Donc arrêtez de dire que les énergies renouvelables souffrent du fait d'être incertaine, pas tout le temps aussi continue qu'une magnifique centrale qui fonctionne à bonne température tout le temps.
C'est pas vrai. Vous aussi, vous êtes obligé d'arrêter encore heureux quand la flotte est trop chaude. Vous comprenez ?
Alors, admettons ici, je pense qu'il y a peut-être des gens qui diront "Il exagère" ou bien je ne suis pas d'accord. Ça se comprend, ça s'accepte, ça se supporte. Tout tout sujet peut-être mis en discussion.
Alors pourquoi si tout sujet peut être mis en discussion, c'est ce type tout seul qui décide. Pourquoi ? Il n'y a pas de débat parlementaire.
Nous allons être engagés pour 186 milliards et vous croisez les doigts pour que tout ça soit prêt à temp parce que si jamais il y a autant de retard qu'il en a eu pour la centrale qu'on vient de mettre en route, alors il y aura l'effet falaise. C'est-à-dire voilà ça monte comme ça, ça continue comme ça la production et puis un jour c'est arrivé c'est trop tard. Vous en avez une autre à mettre en route ?
Non, vous avez pris du retard. Quick, il y a plus d'électricité. Ça s'appelle l'effet falaise.
Ça existe tout ça. Pourquoi ce type décide tout seul ? Pourquoi on diminue l'argent qui est mis pour les énergies renouvelables ?
Alors que passer aux énergies renouvelables, produire les nouvelles machines dont nous avons besoin pour du solaire bien sûr, mais par exemple aussi pour utiliser l'énergie de la mer. dans la mer. Tant qu'il y aura la lune autour de la Terre, il y a 360 fois l'énergie nécessaire à terre aujourd'hui telle qu'elle est.
Vous voyez, il y a de la marge. Nous avons besoin, nous savons faire les machines, je les ai vu. Et puis nous pouvons en mettre partout sur tous les cours d'eau.
Avant, alors on appelle ça des hydroliennes. Et bien en avant pour les hydrolennes. Avant on appelait ça des moulins.
Il y en avait 100000 dans le pays des moulins. qu'on a déjà vécu en sachant faire ça et on saurait le faire aujourd'hui de manière bien plus performante que il y a un siècle ou un siècle et demi ou il y a deux siècles ou plus puisque c'était l'âge des moulins. Nous n'avons donc jamais devant une difficulté aucune raison d'être là désemparé les bras ballants se disant "Ah que voulez-vous ?
Il y a pas d'autre solution ? Il y a toujours une autre solution. Un problème sans solution ça n'existe pas.
Et des fois s'il y a pas de solution, c'est que le problème existe pas. Vous comprenez ? [applaudissements] Je laisse tomber les les exemples parce que si je démarre dans la philo, on est pour reste là toute la nuit quoi.
Je voulais vous le dire parce que tout ça a eu lieu aujourd'hui et que c'est encore un exemple. Ah ben qu'il faut prendre dans la journée d'aujourd'hui, j'ai d'autres exemples plus lamentables. Le ministre à qui on avait rien demandé des affaires étrangères, ça m'a déçu parce que vous savez que je l'ai croisé sur un plateau de télé.
J'avais pas connu avant parce queil était pas ministre du temps où moi j'étais député. Et j'avais trouvé que c'était un gars d'abord assez affable et puis qui m'a fait l'effet d'un type sérieux. Et puis là, le voilà qui s'en prend à la représentante permanente sur la question palestinienne.
Et il dit cette femme, où ai-je mis ce fichu papier ? Pour avoir la citation exacte à bon sang de bois. Il dit elle dit des choses inacceptables.
C'est pas vraiment quelqu'un qui défend la cause pour laquelle elle est là. Elle dit des choses qui sont du parti prix politique blabl blabla. Elle parle de madame Albanaise bien, c'est pas acceptable et il décide qu'on demande qu'elle soit démissionnée de sa fonction.
Cette femme depuis le premier jour, elle fait le boulot pour lequel elle est là. C'est-à-dire qu'elle défend non pas la cause palestinienne, le droit des Palestiniens d'être traité comme des êtres humains, ce qui est le minimum qu'on peut attendre. [applaudissements] Alors, qui lui a demandé à celui-là de demander la démission de cette femme ?
Et bien, c'est la députée madame Yad qui a déjà essayé de faire adopter à l'Assemblée nationale une loi où l'on mettait sur le même plan le crime raciste d'antisémitisme et la critique et la condamnation de la politique du gouvernement d'Israël. Alors que les deux choses sont distinctes, fondamentalement distinctes. On ne parle pas de la même chose.
En tout cas dans le débat public qui a lieu aujourd'hui. C'est de ça dont il est question. C'est elle qui propose ça.
Et aussitôt le ministre est au garde à vous. C'est la France qui parle. Alors moi ce soir j'ai à dire monsieur Barreau, vous parlez mais pas en notre nom.
Nous ne demandons pas que cette femme soit renvoyée de sa fonction. C'est l'inverse. [applaudissements] Nous demandons qu'elle soit décorée et si vous êtes si rapide à faire des recommandations, vous pourriez téléphoner à votre ami monsieur Trump pour lui demander pour quelle raison le français membre de la Cour internationale de justice a été mis sur une liste qui lui interdit, qui le désigne comme un adversaire des États-Unis d'Amérique et lui fait supprimer tous les moyens d'accès à tout ce qui touche de près ou de loin aux États-Unis d'Amérique.
Quand est-ce que vous comptez dire à monsieur Trump et au beau-père de son fils dont vous avez fait l'ambassadeur dont monsieur Trump a fait l'ambassadeur des États-Unis en France ? Quand est-ce que vous allez lui dire "Monsieur, nous ne supportons pas que vous interdisiez à un commissaire européen français, monsieur Breton, qui n'est pas pour nous un ami politique, mais qui dans cette circonstance est frappé parce qu'il est français et parce qu'il a demandé des garanties contre les GS femmes, c'est-à-dire les grandes sociétés qui organisent les communications internationales." Dans ce moment-là, nous sommes comme ça les Français.
Il y a pas de faille pour monsieur Trump. Il y a pas de point de passage. Et ben c'est ça le boulot du ministre, c'est pas d'aller attaquer comme ça.
Et pourquoi je vous prie ? Pour une citation fausse. Il n'a même pas pris le temps de vérifier qu'elle avait bien dit ce qui lui reprochait.
Elle ne l'a pas dit et par conséquent, c'est une honte ce qu'il fait. Je le répète, monsieur, vous parlez pas en notre nom. [applaudissements] Alors, comment tu fais le lien entre ce qu'on est en train de préparer dans nos villes et la politique nationale ?
Et vous l'avez tous à l'esprit ? Mais là, je suis obligé de partir de la réalité quasi immédiate. Le budget du pays a été adopté.
Le mot rien que le mot m'arrache la bouche. Personne n'a rien adopté du tout. Il y a eu un 493.
Nous avons déposé une motion de censure. Alors, j'entends dire "Oh, c'est systématique." Oui, en effet, parce que c'est la seule manière quand il y a une motion, quand il y a un 493 de dire qu'on n'est pas d'accord.
C'est la seule manière et c'est celui qui l'a dit la première fois, c'est monsieur Pompidou. C'était pas sur ce sujet, c'était sur le fait qu'il n'avait pas demandé le vote de la confiance de l'Assemblée. Alors maintenant, on en parle plus puisqu'il y en a aucun qui demande le vote de confiance de l'Assemblée.
Mais c'est le même raisonnement pour le 493. Chaque fois que le pouvoir dit et bien ça passera que ça vous plaise ou pas. Point.
Sauf s'il y a une majorité pour voter la censure et ben nous déposons la censure, nous faisons notre devoir. Vous nous avez élu pour ça, pas pour nous arranger avec les autres pour qu'ils continuent leur politique. [applaudissements] Quel rapport ?
Dans quelques villes ici, je ne veux prendre personne à partie. en particulier, il y a des socialistes. Alors, expliquez-moi voir comment cela vient de vous dire qu'ils sont les meilleurs gestionnaire du monde.
En tout cas, ce que j'ai vu ici, c'est vrai qu'il y a des talents partagés, le bouchon permanent à partir de l'arrivée des trains quand les gens rentrent du travail, hein. Ça c'est partout pareil à Paris et ailleurs. Ils doivent avoir un stage de formation.
Comment fich la pagaille dans les villes et être même pas foutu de faire une circulation fluide. [applaudissements] Mais comment peuvent-ils venir vous dire qu'ils vont vous gérer mieux qu'ils ne l'ont jamais fait ? Je dis pas qu'ils n'ont pas de talent, je trouve qu'ils ont beaucoup de culot [rires] parce que ils viennent vous dire ça et en même temps ils ne votent pas la censure et donc passe un budget dans lequel on a enlevé 2 milliards de qui devaiit être donné aux collectivités locales.
Autrefois les collectivités locales votaient leurs impôts. Donc elle et il y a des règles pour les collectivités locales, les mairies, tout ça. Vous avez pas le droit de voter un budget de fonctionnement en déficit.
C'est-à-dire vous avez tant de fonctionnement, c'est pile poil, faut faire rentrer les sous qui correspondent. Il y a vous pouvez pas faire d'emprunt pour payer ça. Vous pouvez faire de l'emprunt pour payer le reste, c'està dire les investissements.
Ah bah c'est normal, les investissements, c'est pas sur une année budgétaire, c'est sur plusieurs années. Donc c'est différent. Donc vous voyez les règles sont bien connues.
Alors elle vot les communes votaient les impôts et puis un jour on dit plus rien du tout. C'est l'État qui va s'en occuper et il vous rendra à l'euro près. Résultat, c'est vous qui mangez le déficit parce que vous devez choisir soit d'augmenter quelques impôts qui sont encore dans les mains des collectivités, soit de couper dans les services publics.
Mais eux qui sont là-haut, ils ont une idéologie, ils ont une ligne. Beaucoup d'entre vous ne le croient pas, mais c'est le moment de le croire hein, parce que sinon vous comprenez pas ce qu'ils font. Leur idée c'est que il faut enlever le plus possible de services publics parce que plus on en enlève plus vous serez obligé d'aller acheter.
Et si vous ne pouvez pas aller acheter, bah tant pis pour vous. Mais si vous pouvez alors ça fera des sous. Voilà comment il raisonne.
Pour tout, pour l'école, pour les pour l'énergie, pour les soins, pour tout pour tout pour tout. Pour eux dans leur idéologie aveuglée, il faut que le privé remplace partout le public. Vous savez tous que ce n'est pas possible parce que vous vous dites alors tout le monde pourra pas mais eux leur problème c'est pas que tout le monde puisse c'est juste que ceux qui peuvent payent et les autres débrouillez-vous.
Voilà leur idée. [applaudissements] Alors ça fait 40 ans que ça dure. Au début ah c'était formidable.
On va rendre l'État plus habile, le service public plus efficace. Ag, il trouvent des mots des fois ils sont doués hein. Il trouvent les mots agiles.
Tu te dis agile, c'est bien quoi. C'est Mais qu'est-ce que ça à voir avec le service public ? L'autobus agile, l'école agile.
Ça c'est des beaux mots pour envelopper une réalité qui existe pas. Et moins ça marche, plus il pense qu'il faut le faire. Vous voyez bien, ça marche pas, monsieur.
Bah forcément, vous avez enlevé la moitié des employés là-dedans. Ça marche moins bien qu'avant. Ils ont déjà du mérite de continuer à fonctionner.
Je parle de l'hôpital vous voyez bien que ça marche pas. C'est mieux si c'est le privé. D'ailleurs, à la clinique, ça se passe bien.
Vous l'avez entendu ça déjà à propos de la santé. Et ben oui. Et chacun gère de cette façon-là ses petites affaires dans son petit coin.
Si bien que contrairement à ce que vous pouvez penser, le capitalisme ce n'est pas l'abondance. Le capitalisme, il organise la rareté. Et c'est pourquoi vous avez des déserts médicaux.
C'est pourquoi vous avez des déserts alimentaires. Peut-être que pour ceux qui sont dans la ville, le désert alimentaire, c'est une idée étrange, mais c'est une idée tout à fait courante quand on habite loin du centre-ville, qu'on est un peu dans la zone plus rurale et que pour la moindre chose, faut monter dans la bagnole, envoyez l'argent. [applaudissements] Là, vous avez un désert alimentaire quand il faut faire une demi-heure de route pour trouver quelque chose à acheter, à manger.
Je prends le mot désert alimentaire parce que j'ai observé que c'est celui qui choque le plus l'esprit. Parce que souvent les gens disent "Mais de quoi il parlent ? Un désert alimentaire ?
Qu'est-ce que c'est ?" Je viens de vous le raconter. Et bien, ils organisent ça partout. désert sanitaire, vous attendez votre rendez-vous comme tu l'as dit pour avoir un médecin.
Ensuite parce que les généralistes disparaissent et les spécialistes se concentrent tous au même endroit là où il va y avoir la clientèle capable de payer. Et ces gens-là ensuite vont dire "Nous, on n'est pas assez payé pour le travail qu'on fait, donc ils vont sans cesse faire des débordements qui ne sont pas remboursés par la sécurité sociale. si bien que deux français sur trois se passent de certains soins.
Mais comme vous n'êtes pas tout bib, vous vous passez de certains soin parce que vous vous dites "Bon, je ser les dents bon ou ça fait mal ou j'ai si ou là mais bon ça va passer." Mais vous n'êtes pas médecin, vous ne savez pas si ça va passer et si vous traînez trop, ça sera pire après qu'avant. Alors pour ceux qui font des comptes à tout propos, qui tiennent de la comptabilité sur tous les sujets, il ferait bien de regarder à la fin qu'est-ce qui coûte le plus cher, soigner les gens ou les laisser serrer les dents ?
Je vous le réponds, c'est soigner les gens qui est le plus économique. [applaudissements] C'est pour ça que les centres de santé que vous avez décidé tous de mettre dans vos programmes sont une question clé. Je vous ai dit il y a un instant, nous avons des défis comme personne n'a eu à en relever.
Avant, on avait les microbes qui venaient, les virus qui venaient desoses. Lesonoses, c'est des virus qui viennent des animaux d'élevage. Quand l'humanité a commencé à élever des animaux et à vivre avec les animaux, elle a commencé à choper les maladies qui venaient des animaux.
Et puis les groupes humains qui étaient au contact de ces animaux étaient immunisés. Si bien que l'immunisation durait une génération ou un peu plus. D'accord ?
Et puis ceux qui passaient, les nomade à l'époque, il y en avait partout hein. Et ben, il tombaient malade et il mourait. Ce processus là, on le connaît.
Quand les Espagnols sont arrivés dans les Amériques, ça a tué des millions de gens parce qu'ils leur ont passé des maladies qui étaient plus efficaces que toutes les mitraillettes et toutes les bombes du monde. Donc, on connaît ces situations là. Et nous-même en Europe, on a eu la peste noire au 14e siècle.
Jusqu'à 60 % de la population, on est mort. La peste noire, ça vient d'une puce qui se colle sur les rats. Donc c'est imparable. 60 % de la population, vous savez ce qu'ils ont inventé derrière ?
Non, pas un vaccin. Voyz, perdu. Ils ont inventé le contrôle des salaires.
Mais quel rapport, monsieur Mélenchon ? Bah la maladie désorganise tout. Comme il y avait moins de monde, ceux à qui ont demandé de bosser, il disaient peut-être bien, on va bien le faire, mais ça va vous coûter plus cher parce que ce que vous nous donnez et puis si vous voulez pas nous donner davantage, ben au revoir et débrouillez-vous.
Et donc la première chose qu'il y a eu derrière les puissants, la première chose qu'ils ont fait, c'est le salaire maximum, pas minimum, maximum, celui qu'on te donnera pas au-dessus sinon tu es hors la loi. Donc toutes les questions de santé ont toujours été des questions politiques. Là, je vous parle de ceux qui venaient, on disait "C'est la nature, c'est la vie." dit bon alors on essayait d'avancer mais maintenant on a affaire à toute autre chose.
C'est ce qu'on appelle les maladies politiques, c'est-à-dire les maladies qui résulte de la politique qui est appliquée. Et là nous avons eu un débat sur une pétition pour la première fois de l'histoire. Une question de santé est devenue.
Une pétition et une mobilisation de masse. Vous avez tout signé ici, j'en suis sûr. [applaudissements] C'était contre la loi du plomb.
C'est-à-dire le droit de remettre des pesticides partout. Mesdames, messieurs, c'est de la politique qui fait qu'il y a des pesticides partout. Et au début, on disait "Ah bah le glyphosate, on va arrêter avec ça peut-être bien, mais il y en a déjà." Et quand il se décompose, c'est pire qu'avant.
Ça s'appelle polluant éternel. Et bien toutes les rivières de France sont polluées, toutes sans exception. Et dans cette salle comme dans l'autre, tout le monde est contaminé.
Tout le monde porte en lui des bouts de pesticides et pas que du pesticide. Parce que je veux pas que donner l'impression que les paysans sont ceux qu'on désigne à la vinductic publique. Il y a aussi du plastique, ça c'est pas les paysans qui l'ont mis dans l'eau.
Le cycle de l'eau est entièrement perturbé. Qu'est-ce qu'on va faire ? Combien parmi vous vous en êtes rendu compte ont dans la famille, dans les amis des gens qui ont chopé le cancer ?
Quand vous avez un peu de bouteille, un peu d'âge, vous vous dites "Mais il me semble que j'en voyais pas temps avant." Et puis on vous dit "Ah mais c'est parce qu'on les détecte témoins." Ah bon ?
Pourquoi pas ? C'est pas vrai. Le cancer est la première cause de mortalité dans ce pays et nous sommes le pays dans lequel l'occurrence du cancer est le plus grande est la plus grande.
Donc il y a un problème et tout le monde sait d'où vient le problème. Il est lié aux consommations que nous faisons et qui ne sont pas protégés. Ça c'est politique mais il y en a pour un moment.
Alors qu'est-ce qu'on fait dans le moment ? Est-ce que c'est le moment de dire on vote des budgets dans lesquels on réduit les remboursements ? dans lequel on décide que il faudra un délai plus long pour être remboursé et cetera et cetera.
Voilà ce que nous sommes en train de vivre. C'est donc pas, comme le disent certains, il faut que les députés s'entendent pour que la France ait un budget. Va te faire voir toi et ton budget. [applaudissements] Qu'est-ce que c'est que cette histoire ?
Moi, je vous le fais quand vous voulez. Le budget, ça me prend 10 minutes. Je regarde combien ça coûte et je vais chercher les sous.
Ah, c'est bien ça le problème qu'ils ont, c'est qu'on sait où il est le frit et que les autres veulent rien lâcher. Ce qui est quand même incroyable. Ils se sont enrichis comme jamais au cours des 10 dernières années.
Leurs fortunes ont été multipliées par deux, par 3. Et quoi qu'il arrive, le niveau des dividendes distribuées aux actionnaires des sociétés est resté le même et a progressé. Ça veut dire que tout s'est fait sur le dos du travail, tout s'est fait sur le dos de la population et ils ne veulent rien lâcher.
Alors, comment peuvent-ils croire que ça peut continuer comme ça ? On est en France, vous les connaissez pas les Français, d'accord ? Non, non, non, vous les connaissez pas.
Vous vous dites "Oh, la plupart sont âgés, pas partout. Et même parmi ceux qui sont âgés, j'envoie quelquesuns dans la salle comme moi, on n'est pas prêt à se laisser faire." Et même quand on a les moyens, parce que ceux qui ont les moyens, c'est mon cas, leur premier devoir, s'ils ont été éduqués correctement par le passé.
C'est pas la logique, c'est pas profite et tesis-toi. La logique, c'est puisque j'ai du temps, puisque j'ai des sous pour m'occuper de moi, ben je vais m'occuper des autres. C'est ça la règle de vie qu'on se donne.
Par conséquent, [applaudissements] c'est des principes qui se confrontent dans la vie. La maladie, je viens de citer le cancer, le diabète, explosion de cette maladie liée à la malbouffe. Je redirai dans toutes les réunions où je passe, c'est pas parce que les gens ne savent pas bien manger, c'est parce qu'ils peuvent pas se payer autre chose.
Et donc quand vous les montrez du doigt, vous êtes deux fois infemme. [applaudissements] Et pareil pour l'obésité, c'est pas parce que les gens mangent trop, c'est parce que ce qu'il mangent provoque cette épidémie là. Donc nous avons des épidémies qui sont politiques.
Et quand nous allons nous y mettre, c'est-à-dire à faire de la prévention d'abord, encore et toujours de la prévention, alors nous allons faire des économies. Le diabète, ça coûte 8 milliards par an. Si vous voulez faire 8 milliards d'économie, arrangez-vous pour que les gens chopent moins le diabète.
Si vous voulez faire, bref, je vais pas faire le tour de tous les malheurs. Mais ce que je vais vous dire à chaque fois, il y a pas de problème sans solution. Et comme les solutions existent, alors il faut les mettre en œuvre et nous pouvons le faire.
Et s'ils ne le font pas, c'est parce qu'ils ne veulent pas le faire. parce qu'ils veulent que la sécurité sociale soit une assurance privée [applaudissements] et pour ça ils feront tout pour la ruiner pour vous dire bah voilà vous avez les assurances comme ils vous font pour les retraites et vous dites ah vous voyez bien que ça marche pas il y a pas d'actif de vas-y parle alors qu'est-ce qu'on fait on va faire des fonds de pension des retraites à point mais posez-leur la question combien faudra-t-il que je donne chaque mois si Je veux retrouver le 70 ou 75 % de mon salaire actuel comme c'est le cas. 60 % dans le privé, un peu plus dans le public pour récupérer le salaire qu'on avait.
Combien faut donner chaque mois ? Alors vous allez voir si c'est moins cher avec l'assurance privée, avec la retraite privée qu'avec la retraite de la sécurité sociale, mesdames messieurs, c'est tout simplement impossible. Et d'ailleurs, tout ce qui est privé, tout ce qui a été privatisé coûte plus cher que le public.
Toutes les mutuelles coûtent en frais de publicité. C'est pas la publicité qui vous nourrit, c'est pas elle qui vous soigne. Et ben pourtant elle vous coûte de même que pour ceux qui ont des cartes de crédit et ben à chaque fois que vous sortez votre carte de crédit ping 1 %.
Si vous avez l'American Express 4 % qu'est-ce qu'il fait le gars qui a produit la carte ? Il fait quoi ? Il allume la lumière, il fait la cuisine, il achète les Non, il fait rien.
Il vous prend des sous, il perçoit un tribut sur chacun d'entre vous. Voilà ce qu'est le système dans lequel nous vivons. Et quand on dit qu'on va faire des centres de santé, j'en vois des fois qui ricent je leur dis mais on vous rappelle que les habitations à bon marché, c'est les communes de gauche qui ont inventé ça.
C'est pas l'État, ni les gouvernements de gauche parce qu'il y en avait jamais. ou une fois de temps à autre hein genre 1936 sinon le reste du temps la droite ou sinon quoi la droite encore la droite à l'endroit la droite à l'envers les mêmes tout le temps et il faut qu'on vienne et qu'on leur secoue les puces pour qu'il se passe quelque chose en faveur du grand nombre voilà où nous en sommes une nouvelle fois c'est pourquoi je dis les habitations abothèque ça s'imaginait pas avant vous aes tous vous connaissez ça maintenant en plus on en a moins besoin parce que quand on est connecté sur internet on peut consulter toutes sortes de bouquins et franchement Franchement, c'est assez merveilleux. Il faut bien dire les choses comme elles sont.
Alors bon, mais ça c'est les communes qui les communes de gauche quoi inventé ça. La piscine, la bibli la piscine, vous rendez compte ? Je sais pas s'il y en a une chez vous mais enfin bon, on dit à la piscine c'était un luxe de riche.
Et ben si, il y en avait pour tout le monde. Tout le monde peut avoir accès aux bonnes choses. Il faut partager.
Si vous partagez, c'est possible. Mais si vous avez décidé que partager, c'est une idée collectiviste, alors vous partagez jamais. Moi, je suis collectiviste.
On partagera si c'est nous qui sommes élus. [applaudissements] Et c'est ce qui va se passer avec les communes. Vous allez faire grandir des idées, mes amis.
Quand vous direz aux gens doréen avant, il y a ici dans cette commune la possibilité de faire un référendum d'initiative citoyenne. Les gens, vous savez quoi ? Ils sont sérieux.
C'est pas des rigolos. Ils disent pas "Ah, on va pouvoir demander la semaine des 4 jeudi." Non, non.
Les gens, ils sont sérieux, ils comprennent que c'est une responsabilité. D'ailleurs, ils vont en parler en famille. Des fois, on va dire aux enfants, les enfants vont dire "Qu'est-ce que c'est ?" Alors, tu vas tu vas expliquer un peu comme je sais pas comment on fait maintenant, hein, parce que moi j'ai plus de petits à la maison, ni même des moyens.
Mais avant quand il y avait les élections, on sortait les des enveloppes, toutes les les professions de foi, hein. Et puis bon, pour pour dire qu'on en parlait, on leur expliquait ce qu'on allait faire avec ça. Moi, j'ai connu ça chez moi, hein.
Alors, celui-là, bon, les parents expliquaient à leur manière, hein, il faut bien dire ce qui est. Mais bon, après chacun réfléchit avec sa tête. Et ben là, c'est pareil.
Qu'est-ce que c'est papa ? Qu'est-ce que c'est maman ? référendum le RIC référendum d'initiative citoyenne et bien c'est le pouvoir de décider qu'une question est posée qu'on va la trancher tous ensemble parce que pourquoi on la tranche tous ensemble il y a qu'à le demander à monsieur Machin non on est plus intelligent à plusieurs que tout seul et puis monsieur Machin madame truc ils sauront le faire pour toutes sortes de question mais là on veut vraiment peser dans cette affaire vous savez c'est pas toujours simple hein à organiser hein moi j'ai été élu local j'ai dû organiser deux fois un référendum parce qu'il voulait sans arrêt changer le sens unique.
Bon, c'était les deux côtés de la rue, il s'entendaient pas. C'est un cas exceptionnel, je le dis pour vous dérider, hein. Mais c'est pas simple de faire de la du de la politique et de faire vivre les gens ensemble.
Donc, vous aurez le référendum d'initiative citoyenne. Vous verrez, ils porteront toujours sur des choses importantes parce que même là sur le sujet où je blague, le sens unique, ça avait une très grande importance pour les gens qui vivaient là, s'ils allaient se garer dans un sens ou dans l'autre et où ils allaient faire les commissions. Donc, c'était pas des sujets de rigolo, c'était des sujets posés.
Voilà ce que vous allez gagner. Et quand les gens vont voir qu'avec un référendum d'initiative citoyenne, alors il faudra un certain nombre de gens, un certain nombre d'électeurs, OK hein, qui vont régler des problèmes de cette manière là, ils vont dire "On va en faire autant pour le national. Pourquoi ce type tout seul a décidé de nous coller 180 milliards de dépenses pour faire des réacteurs nucléaires ?" On aimerait bien savoir.
Alors oui, il faudra faire un référendum sur le nucléaire s'il le faut, mais si vous votez insoumis et ben on tournera la page du nucléaire et on sait le faire et ça donnera du boulot. à des milliers de gens dans le pays et le danger pour le pays baissera dans tous les domaines et les dépenses qui sont liées à l'importation et ben elles baisseront aussi. Alors, il y a des avantages qu'il faut prendre en considération.
Je vous ai pris donc deux exemples. Celui de la production de l'énergie. Personne n'interdit à votre commune de faire baisser ses prix de consommation d'électricité en faisant en sorte que la commune elle-même en produise par les panneaux, les masses, tout ça quoi. [applaudissements] Merci ami.
D'accord. Donc c'est pas c'est pas une Ah oui, j'ai un verre là, c'est parfait. C'est c'est pas quelque chose qui est hors de porter mais chaque fois que vous l'aurez fait, vous donnerez envie aux gens d'en faire autant.
Les gens, ils ont ils ont envie de participer à leur vie. Des fois non hein, il y a des jours où ça va, on a déjà assez à faire avec ses propres problèmes, aller se coller ceux des autres. Mais d'une manière générale, les gens sont prêts à se rendre utile, ils sont prêts à penser, ils sont prêts à aider à donner le coup de main.
D'ailleurs, ça s'est jamais démenti dans ce pays. Chaque fois qu'il y a eu une catastrophe climatique, le lendemain, les premiers qui venaient, c'étaient tous les retraités de DF qui venaient pour réparer, remettre les livres, remettre les câbles et cetera. Ça s'est jamais démenti.
Alors évidemment, au bout d'un moment, il y a plus de retraité et puis ceux qui sont là, ils ont jamais entendu parler de tout ça, de solidarité et du reste, hein. Voilà. Voilà les choses que j'avais à vous dire sur le rapport qui est entre les deux.
Mais mesdames, messieurs, si vous voulez qu'on relève les défis de notre époque, il faut absolument, impérativement faire partir tous ces gens jusqu'au dernier. Tous. [applaudissements] Et parmi eux spécialement à ceux qui trafiquent comme tu l'as dit tout à l'heure si vous éisez des insoumis il y a plus de clientélisme il y a plus de combine il y a plus le quota du maire il y a plus ces trucs pour les logements qui insupporte les gens et je vous dis méfiance dans vos communes où vous avez beaucoup de logements social regardé le détail de ce qui se passe ici mais je peux vous en parler sans problème.
Il y a beaucoup de logements social. Vous avez toujours quelqu'un qui prend sa mine inspirée pour vous dire "Oui, ben on va faire un peu de logement privé, ça va faire varier les populations. On t'a fait quoi toi ?
Toi pour que tu es pas tranquille avec nous ? C'est quoi le problème ? Vous allez enlever l'habitat où ?
Et où vont aller les gens qui sont là ? Vous les prenez pour qui ? Parce que d'accord, leurs appartements sont pas formidables, mais vous êtes au courant que c'est ici qu'on a eu les enfants.
Vous savez que c'est ici qu'on les a emmené à l'école. Vous savez que on a une vie nous. On n'est pas des pions qu'on pousse d'un endroit à l'autre et maintenant que meuf la vieux mais que meuf la vieille que nous v en coupe que les gamins ils viennent de temps en temps bon d'accord l'appartement est trop grand et bien il en faisant plus petit mais ça fait pas de mal qu'il y a une pièce de de d'avance pour quand les gosses viennent vous ne prenez pour qui quand vous répondez à ces questions quand vous rasez des morceaux de quartier populaires et à qui vous promettez les logements privés qui arrivent vous le savez pas que les gens peuvent pas se les payer ?
Vous le savez pas que c'est pour ça qu'il y a du logement social ? J'ai habité mes amis [applaudissements] dans un quartier populaire en Normandie à HFto. Ça existe.
Et ben les gens qui étaient là, ils étaient fin contents d'être là. Pourquoi ? Parce que la plupart venait de la campagne et pour la première fois c'était propre, c'était beau, il y avait du chauffage, les toilettes étaient dans la dans la maison, il y avait la cave.
C'était formidable. Figurez-vous qu'on a aimé être dans le logement social. Maintenant, on le montre du doigt.
Mais le logement social, c'est aussi une occasion d'avoir une vie digne, bien, belle et tout le monde s'occupe de son petit chez soi. Non, regardez ces pauvres gens, [applaudissements] quand la flotte passe à travers les murs et que les gens peignent et repeignent et repeignent encore pour que les gosses vivent pas au milieu du moisi, hein. On le connaît ça tous.
Alors, si vous leur mettez pas le coup d'arrêt, partout ils vont tout démolir parce que partout le capital est là qui voit le moyen de transformer des mètres carrés qui n'existent pas, ceux du rez-de-chaussée, du 1er, du 2e, du 3e et jusqu'au 10e s'il le faut. Tout ça, c'est du mètre carré, c'est du fric et la ville va être entièrement reformatée par le fric. Je l'ai vu partout où je suis passé.
Vous m'avez peut-être déjà entendu raconter ça. Je suis allé à Venin là-bas. Notre candidat c'est Cader Lamar.
Abdel Kader Lamar. C'est un type superbe. Et il m'a raconté son coin.
Je vous raconte la blague, j'ai déjà raconté mais au passage comme ça vous ça vous dira que vous êtes peut-être pas les seuls consultés. Il me dit quand je suis né, mon père il m'a amené dans un paquet de journaux pour pas que je prenne froid parce que ici c'était un bidonville. Bon alors je regarde le coin qui me montre.
J'ai dit dis donc ça fait de l'effet, il y a plus une maison. Enfin la blague est moyenne mais bon il fallait bien dire quelque chose pour se détendre. Il me dit ouais ils ont tout rasé et ils le vendent maintenant à 2000 € le mètre carré.
Vous avez compris ? Voilà partout. Je suis allé à Toulouse pareil, je suis allé chaque fois que je vais quelque part, je demande il y a un programme de d'abord il disait réhabilitation des logements, maintenant c'est réhabilitation urbaine.
Ça commence à devenir bizarre. C'est quoi les malhabilités ? C'est nous.
C'est ça que vous nous dites. C'est nous qui sommes de trop. Mais cette France là où il en est question ?
Je me rappelle quand dans les années 80, pour la première fois, on a commencé à parler de politique de la ville parce qu'on venait de se rendre compte que la France était devenue un pays entièrement urbanisé. Mais dès que vous parlez de paysanerie, c'est comme si tout le monde avait un paysan dans sa famille qui était en train de cultiver les chou-fleurs. Ça n'existe plus tout ça.
Il reste 400000 paysans dans ce pays. Ils étaient 7 millions à la libération. La France comme elle est, personne ne plante ses patates aujourd'hui.
Il y a peut-être parmi vous des gens qui ont un jardin ouvrier. Non. Oui.
Oui. Bon bah, il y a quelquesuns con. Mais c'est tout.
C'est l'exception. Vous vous nourrissez pas avec ça. Vous avez de quoi et si vous avez la maison avec le coin de jardin, souvent on le fait.
Mais c'est plus c'est plus qu'on a eu connu. Donc on n pas d'autres choix. Si on veut avoir de la bonne nourriture bio pour nos gamins, bah c'est pour ça qu'il faut faire la cantine bio et gratuite.
Mais écoutez bien les gens, si vous faites pas ça maintenant, vos gosses seront malades. D'accord ? C'est clair cette affaire ?
C'est ça qu'on leur dit. Alors quand vous nous regardez de haut, la cantine gratuite, d'abord on voit bien vous faites pas le total à la fin du mois pour voir combien ça coûte la cantine parce que ça coûte et si elle est gratuite c'est déjà pour que les gens puissent manger parce que tout le monde mange pas un tapin dans ce pays de votre faute. [applaudissements] C'est vous les bon ariens qui avez transformé ce pays en un pays où on se prive de soin où des adultes ne mangent pas pour que les enfants puissent manger.
Et quand les gosses mangent, ils mangent mal. pas à cause des parents mais à cause de ce que ça coûte. Voilà les pages qu'il faut tourner.
Voilà pourquoi le vote au municipal, c'est un vote de libération, d'émancipation. Il faut les dégager tous. [applaudissements] Et il y a une raison à ça, simple.
Puisque vous êtes incapable de régler nos problèmes, allez-vous-en. On va en mettre d'autres qui vont au moins essayer de les régler. [applaudissements] Alors, je le dis avec toute la force que je peux y mettre.
C'est pas moi que ça concerne le premier he vous l'avez compris. Mais je crois que je porte votre parole dans ces circonstances. Alors pour les jeunes pareils, ah ça me met l'iner en pelote.
Regardez-les. D'abord, vous êtes dans des ville de jeunes, vous connaissez pas votre bonheur. Ceux qui râent, c'est bien d'être avec les gamins, c'est bien les gosses.
C'est bien les ados. Ils font des bêtises. Ah c'est bon, vous en avez pas fait vous ?
Bien sûr que si. C'est la vie, ça pulse, ça bouge, ça invente, ça vous bouscule. Moi je travaille, je suis entouré de jeunes.
Bon, enfin tout est relatif hein, c'est pas non plus vos ados hein, les gens qui travaillent avec moi. Mais bon, il y a on a besoin des jeunes pour se faire bousculer, pour apprendre des choses incroyables, des mots, des manières de parler que des fois tuéclates de rire et puis d'autres fois tu dis vraiment où vous allez comme ça. Enfin bon, la même chose que ce qu' a pu me dire penser mon père de moi en me voyant avec une chemise à fleurs et des cheveux sur les épaules.
He vous imaginez ? Bah c'était de mon temps ça. Voilà. parce qu'il y a aujourd'hui où on en est, hein.
Mais on doit en être à des trucs au moins aussi folkloriques, hein. Voilà, c'est un bonheur tous ces jeunes. Et regardez cette société comment elle se ferme.
Maintenant, ils vont faire des wagons où il y a pas d'enfants. Alors, sérieusement, c'est casse-ped, hein. Euh, des fois, mais pas toujours.
Et puis quoi ? Qu'est-ce que vous voulez faire ? Il peut pas être adulte tout de suite.
Et j'en profite pour dire, un enfant n'est pas un petit adulte. Je le dis parce que quand on les écoute, ils veulent traiter des momes de 13 ans ou de 12 ans comme s'ils en avaient 21 et qu'ils étaient capables ou 18 étaient capable de prendre la mesure de toutes les choses. He non, c'est pas vrai.
Alors les jeunes, qu'est-ce que Alors, nous sommes dans la dénatalité, vous êtes au courant ? Oui. Bah moi, vu mon âge, je regarde tout ça avec une certaine tranquillité mais vous là, vous ferait bien de vous méfier hein parce que le capitalisme ça marche pas s'il y a pas de jeune.
Faut qu'il y ait des gens qui commandent à chaque génération rachète tout le mobilier. Vous héritez plus du mobilier de vos grands-parents vous là hein. D'ailleurs, vous en voudriez pas du mobilier de vos grands-parents.
Bon bah c'est comme ça. Le capitalisme il a besoin que ça bouge tout le temps. Donc ça va mal se passer la suite sans enfant.
Mais pourquoi il y a plus d'enfants qu' en a moi de moins en mois ? Alors il y a des raisons sociales, il y a des raisons de choix de vie des gens. Et c'est pas nous qui allons dire aux gens comme il faut qu'ils aient d'enfants.
Ça marche jamais. Alors donc que ce soit dans un instances ou dans l'autre, mais par contre ce qu'on sait c'est que un couple de jeunes gens sur qu pour avoir des enfants doit passer par la procréation médicalement assistée. Alors ça pour le coup c'est nouveau, ça fait partie la Nouvelle-Fance, elle est aussi composée de gens qui affrontent en silence sans en parler trop ou seulement avec les amis et la famille.
Ce genre de problème qui est terrible dans une vie. Parce que vous avez des gens qui décident, des femmes qui décident et des hommes avec que les enfants bah c'est pas bon, c'est pas la bonne idée et puis d'autres c'est le contraire et quand même il y a rien de plus humain et de plus basique que ça. Et bien quand c'est refusé comme c'est dur, c'est dû à quoi ?
Des problèmes de santé, les perturbateurs endocriniens, ça s'appelle. Il faut toujours qu'il y ait des mots qui fassent 4 km pour qu'on puisse nommer des choses comme ça qui concernent la vie euh la plus Alors l'autre jour, on a fait c'est Mathilde Panot qui avait organisé ça et qu'aurélie trouvé. On a fait une réunion sur les maladies politiques et arrivrive des gens superbes euh qui sont bon dans la lutte.
Cette femme que vous avez dû voir à la télé vous savez contre quand il y a eu le vote de la loi du plan, elle a crié depuis la tribune "Vous êtes complice du cancer." C'est une femme très courageuse puis des des gens comme ça. Et quelqu'un nous a dit dans la réunion, moi j'ai fait toute la réunion pour bien m'instruire, elle nous a dit "Les perturbateurs endocriniens, on mesure le danger." Ah oui ?
Bah bah encore heureux. Bah non, vous félicitez pas trop parce que pour ce qui est des perturbateurs endocriniens, il faut qu' n'importe quel problème qui pose un danger, faut que vous ayez plusieurs critères hein, critères 1 2 3 4 et quand ils sont là les quatre, pouf danger suprême. Si vous en avez que trois, danger moins.
Vous avez compris le coup hein ? Bah pour les perturbateurs, il y a qu'un critère. Alors cette femme qui est une scientifique, elle dit "Nous quand les résultats arrivent, on sait qu'ils veulent rien dire parce que un critère ça suffit pas à à délimiter, à dépister." J'ai pris cet exemple pour que vous voyez ce que signifie une maladie politique et pourquoi on peut résoudre tout ça.
Il faut donner des sous d'abord à la recherche fondamentale. Il faut donner des sous aux professeurs qui apprennent à nos jeunes qui ne demandent pas autre chose que d'apprendre et de savoir. Mais je termine sur les jeunes.
Là, je suis en train de vous parler d'un futur où tout le monde y va hein pour apprendre. Qu'est-ce qu' leur disent ? Ils ont mis 30 ans et pendant 30 ans, ils n'ont pas eu une idée.
Ils ont retrouvé là une idée qu'ils avaient laissé tomber plus exactement comme les avait sortis à coup de pied dans le derrière. Il y a 30 ans, ils avaient imaginé le contrat, le CDI pendant 3 ans. Pendant 3 ans, vous pouvez être foutu à la porte quand le patron a décidé de vous dehors.
Voilà la vérité. 30 ans après, ils ont pas eu une autre idée. C'est celle-là qui propose.
La prochaine fois que vous verrez le gars du MDEF à la télévision, regardez-le bien. Vous savez que c'est un gars, il lui manque quelque chose. Il lui manque l'envie d'imaginer le respect des autres.
Pourquoi tu veux qu'un jeune il attende 3 ans ? Tu le sais pas toi. Tu as pas idée de ce que c'est.
Si tu as pas un CDI confirmé, comment t'en prendre pour acheter la bagnole ? Comment tu déposes un dossier pour avoir un logement ? Tu peux pas parce que tu as pas le CDI qui convient.
Vous le savez tous ça. Lui il le sait pas parce que papa, maman, je sais pas quoi, hein. Voilà.
Et puis après ça, ils ont imaginé et puis une fois qu'il est là, le jeune, il va avoir un SMIC inférieur. Ah bon ? Pourquoi ?
Son travail est pas satisfaisant. C'est pas le sujet. Il sait pas.
Ben bien sûr, quand tu arrives, tu sais pas. Mais tu sais au bout d'un mois, qu'est-ce que c'est que cette histoire ? On a fait comme ça pendant combien d'années ?
Pendant combien de décennies ? Ça a pas appuvr le pays. C'est l'inverse.
C'est vous qui appauvrissez le pays. C'est depuis que vous êtes là avec vos combines pourries qu'on en est dans dans cette situation. Vous me comprenez ?
Voilà tout ce qu'ils ont trouvé. Première idée, elle a 30 ans, la deuxième, elle a 18 ans. Ils n'ont rien trouvé d'autre.
Voilà ce qu'on dit à nos jeunes. Alors après, vous étonnez qu'il y en ait plein qui disent "Mais qu'est-ce que c'est que ce qu'est-ce que c'est que ce truc ? Qu'est-ce que c'est que cette vie ?" Mais moi, je vous dis à chacun d'entre vous, on peut faire autrement.
Mais pour faire autrement, faut faire de la politique, il faut s'en mêler, faut aller voter, faut s'organiser. Quand on est à l'entreprise, on va au syndicat et ainsi de suite. [applaudissements] Si vous luttez pas, il se passera rien jamais.
Bon, faut que j'aille à ma conclusion. Faut quand même que je vous parle d'un autre truc mais qui est pas drôle qui a rien à voir avec vous, hein. C'est l'affaire.
Alors, il faut dire Epstein. Moi, j'ai jamais dit Frankenstein, je dis Frankenstein pour dire il est très moche et j'ai peur. Donc lui, il s'appelle Epstein.
Il est très moche et j'ai peur. Il est mort. Bon, mais quand même, c'est incroyable, c'est inoui, c'est à vomir.
D'accord. Moi, je fais partie des gens qui peuvent même pas écouter une histoire. Après, je dors plus.
C'est une situation d'une gravité exceptionnelle. D'abord à cause de l'ampleur des crimes qui ont été commis. Mesdames, messieurs, cet homme passait la moitié de l'année pendant 16 ans à Paris, avenue Foche.
Et comme l'a dit un journaliste l'autre soir, monsieur Apati, il a dit "On voit pas pourquoi un type qui commettait des crimes toute l'année quand il était aux États-Unis, quand il arrive en France, il arrête et tout d'un coup, il deviendrait chasste parce que ce n'est pas vrai." Et je pense que Apathie a raison sur cette affaire-là et par conséquent, je suis stupéfait qu'alors qu'il paraît qu'il y a 3 millions de fiches, j'irai pas les voir. Et quand on en a discuté entre nous, on a dit on fera pas partie de ceux qui se jettent sur la première rumeur pour se jeter sur quelqu'un et le couvrir d'eau probe.
On fera pas ça. Mais il y a une chose qu'on fera. Nous exigeons que la justice s'emmêle.
Nous voulons que les criminels soient punis. Tous sans exception, quelle que soit leur importance, quelle que soit leur place dans la société, tous doivent être punis. Car si nous acceptons de vivre dans une société où certains seraient émancipés de leur crime juste parce que c'est eux et qui sont trop importants pour qu'on leur tombe dessus, alors ce n'est plus une société dans un instant.
Je vais vous lire un petit texte sur le sujet. Premièrement, justice pour les victimes et nous autres, les insoumis, nos parlementaires ont demandé qu'une commission d'enquête ait lieu. Et nous avons dit, nous ne disons pas une commission d'enquête pour pouvoir montrer du doigt, fulminer, grogner et cetera.
Nous proposons que signe cette commission d'enquête tous les partis du parlement de manière à ce qu'on comprenne que devant la nature de ces crimes là, il y a pas de différence entre nous parce que nous sommes tous contre le crime [applaudissements] sur nos enfants, sur nos filles. Voilà. Alors, on nous a dit "Ah non, pas de commission d'enquête tant qu'il y a pas de parce que la justice, ça va, on t'a pas attendu pour connaître le la loi." On sait que quand il y a une action de justice dans le périmètre, on appelle ça comme ça, dont tu es chargé la justice, tu as pas le droit de faire une commission d'enquête, sinon ça fait deux justices sur le même sujet.
Mais une commission d'enquête, c'est pas une commission de justice. Mais il y a deux sortes de crimes là-dedans. Il y a le crime.
Comment a-t-il été possible ? Non seulement que le crime, les crimes soient commis, mais qu'autant de gens la ferment que personne n'ait jamais entendu parler de rien. [applaudissements] Ah mon vieux hein, il y en a que ça intéresse moins que de venir chercher des pou dans la tête du mouvement insoumis pour écrire des saloperies de bouquins qui sont des collections de ragot contre nous pour nous insulter.
Alors là, ça y va, hein. Et les émissions de télé une fois par an, s'il vous plaît, contre les insoumis. Et là, pendant 12 ans, personne n' entendu parler de rien.
Jamais, jamais, pas une seule fois. Le moindre bruit, hein. Bon, commission d'enquête maintenant tout de suite [applaudissements] de yeux les criminels.
Mais le deuxème problème, c'est le problème politique. Ces gens-là se contentaient pas d'être des criminels. Il se mettait d'accord ensemble pour le reste, c'est-à-dire pour les combines politiques, pour voir comment financer tel parti, voir comment fournir de l'aide à telle ou telle personnalité pour des bla bla bla.
Moi, je je ne vous dirai pas un seul nom ce soir. Je n'accuse personne. Je veux que la machine, comme tous mes camarades insoumis et comme vous venez de le signaler par vos applaudissements, nous voulons savoir un par un qui s'est arrangé sur notre dos.
Nous les insoumis, nous voulons savoir qui a eu du fric, qui a donné des conseils, qui a montré du doigt tel ou tel pour qu'il soit interdit de faire des réunions. Est-ce qu'il y en a qui s'en sont mêlés ? Hein ?
Qui a décidé que je ne pouvais plus mettre les pieds dans une seule faculté pendant une période ? Qui voulait interdire qu'il y a des manifestations sur l'affaire de la Palestine ? Et encore une fois, je le dis parce que nous voulons savoir comment l'étranger intervient sur le pays et comment ça se passe dans le pays.
Et dites-vous bien que quoi qu'il arrive, nous ne lâcherons pas prise. [applaudissements] C'est pas la peine d'espérer qu'on ait peur. On a déjà fait la démonstration qu'on éétait pas prêt de se laisser faire parce qu'on a peur.
Allez les gens, j'ai trouvé quelque chose pour vous. Figurez-vous que j'ai eu une chance extraordinaire. J'ai déjeuné.
Alors peut-être que vous le connaissez. Frédéric Lordon, ça vous dit quelque chose ? Ouais.
Ouais. Levez la main à qui ça dit quelque chose. Bon voilà.
Ah ben il va être content de le voir hein. Et c'est un intellectuel de haut vol que nous considérons tous comme un point d'appui. Des fois il exprime des points de vue qui sont pas le même que nous sur tel ou tel point.
Mais moi, j'écoute toujours ce qu'il dit, y compris quand il critique parce que je sais que c'est une critique qui vient de ma famille intellectuelle et que je dois y répondre. Des fois, je sais quoi lui répondre. Des fois non, je sais pas quoi.
Mais je me débrouille. Alors là, comme on était en même temps, je cherche à ma citation là, voilà, comme on était à Cassecroûté, on vient à parler de cette affaire d'pteine et lui et moi, on a disons assez de comme beaucoup parmi vous le pif pour dire cette histoire, elle est tellement grave qu'elle va faire des désastres en profondeur même et peut-être surtout chez ceux qui se taisent, qui regardent et qui disent "Qu'est-ce que c'est que ce monde ? Qu'est-ce que c'est que ces gens ?
Ça va miner de l'intérieur ce qui reste dans ce pays de confiance. Et ça c'est très dangereux pour nous tous parce que ça peut alimenter des vagues de racisme, ça peut alimenter des vagues de choses folles, irresponsables. C'est très dangereux.
Et puis ce qui est le plus dangereux, c'est pour soi-même le sentiment de vivre en étant l'idiot ou l'idiote du village, celui qu'on manipule à qui on fait croire des choses et puis après c'est tout à fait chose qui se passe. Ça c'est pas supportable. Figurez-vous que le problème n'est pas nouveau et que donc l'ordon avec qui je discute me dit Spinoza y a pensé.
Alors, Spinoza, c'est un philosophe euh il est là-bas de des Pays-Bas et son œuvre, allit au 17e siècle. C'est pas la porte à côté, hein. Et ça a influencé Descart, Cant et bien d'autres grands philosophes qui ont organisé la pensée de la période moderne.
Et moi, j'aime beaucoup ce philosophe. Alors c'est c'est un gars, il a morflé hein, parce que à l'époque la tolérance avec les idées, c'était pas trop ça quoi. Lui, c'était un juif là-bas et il s'est fait au bord de sa communauté, excommuné en quelque sorte parce qu'il écrivait des choses qui convenaient pas à à sa communauté.
Et il a Pourquoi je l'aime ? parce que d'abord il est les nous autres les intellectuels qui avons pas de d'enracinement concret, vous voyez technique, moi je j'ai des complexes par rapport à n'importe quel gars ou fille qui sait faire marcher une machine ou qui sait l'inventer. Alors, on essaie de donner le plus de rigueur possible à notre raisonnement. la rue a tout mis comme ça un derrière l'autre.
Fallait que ça soit bien carré dans les raisonnements. Mais ce qu'il a au milieu de tout ça, c'est que c'est quelqu'un qui dit connaître ce que je vous ai dit au début, connaître, comprendre, fait baisser la peur et la terreur et donc aide à penser. Et puis il dit aussi quelque chose qui est encore plus important que je vous ai aussi dit au début, la joie nous libère.
Quand on a compris et qu'on est heureux de faire quelque problème existe plus hein. Vous êtes toujours en train de vous confronter au problème mais ça y est par quelle boule attraper. Comment je peux régler le fichu problème de cette société en les virant tous ?
Ah bah c'est une idée. Comment on s'y prend ? Comme si comme ça voilà, on fait de la politique.
Regarde, il rigole lui. Ça fait du bien non ? Et dans ce moment-là vous vivez plus.
C'est pour ça je l'aime beaucoup ce philosophe parce que il met en place l'idée que la joie nous libère. Alors c'est une joie raisonnée hein. Et dans l'histoire des idées, moi je sais pas tout hein, mais je sais au moins ça.
Il y en avait un que j'aimais beaucoup parce que celui-là je l'ai étudié, c'est Rablé. Rablé, ça vous dit ? C'est des blagues pendables, hein, pendables.
Je peux pas les raconter ici parce que j'aurais honte. Euh c'était un médecin et il écrivait au 16e siècle et lui pareil, il dit "Le rire est le propre de l'homme et il explique alors il fait des bouquins sur l'éducation, sur tout ça parce qu'il croit à tout ça et que l'être humain est capable de se libérer par l'intelligence." Voilà ces deux philosophes là je les aime beaucoup à cause de ça parce que au milieu de moi je quand je fais des discours et tout au bout d'un moment vous avez du caractère hein parce que j'annonce que des mauvaises nouvelles, hein.
C'est pas très joyeux ce que je raconte au départ. Alors ça me fait du bien, ça me guérit. Alors cet homme-là, il a réfléchi et je vais vous lire, je vais essayer que ça soit pas trop long.
Il dit la chose suivante Spinoza, pourquoi je vous ai parlé de l'ordon ? Parce que c'est lui qui m'a donné la la citation. Il me dit "J'en ai une." Je vous jure, c'est quelque chose des intellectuels, hein.
On parle de ça, il me dit "Mais j'en ai une." Il sort son cartable et il me file le papier. Il avait travaillé avant, il avait réfléchi, on était arrivé tous les deux aux mêmes conclusion.
Lui, c'est un grand intellectuel donc il s'est immédiatement repéré en disant c'est là que ça se trouve, il le chercher là et cetera. Il a trouvé. Alors voilà ce que dit Spinoza.
Il dit une cité doit préserver les causes du respect de la crainte sans quoi elle cesse d'être une cité. D'accord ? C'est ce que je viens de dire.
Il faut que la règle soit là et que tout le monde la respecte. Sinon, s'il y a plus de règle, alors il y a plus non plus de société. Il est en effet tout aussi impossible pour celui ou pour ceux qui détiennent la souveraineté qu' on l'autorité politique de courir les rues ivres ou nu, de se comporter en Istrion, de violer ou de mépriser ouvertement les lois instituées par eux-mêmes.
C'est de ça dont on parle hein, dans l'affaire là. et avec cela de conserver leur majesté qu'il est impossible d'être et de ne pas être en même temps. Vous pouvez pas à la fois être un voyou, un criminel et le contraire, quelqu'un qui donne des ordres aux autres et qui fait des lois.
C'est ça que dit Spinoza. On est au 17e siècle et dit si vous faites ça alors il y a plus de société parce qu'on ne sait plus qui on doit respecter, qui on doit craindre et qui on doit mépriser. Et il donne un exemple, vous allez voir.
Enfin, assassiner les sujets, les spolier, enlever les jeunes filles et autres choses semblables, c'est changer la crainte en indignation et par conséquent les mots sont décisifs. changer la société civile en société hostile. Et cette hostilité là, mesdames, messieurs, c'est votre droit.
Quand vous êtes hostile à de tels voyou, quand vous exigez que la justice soit rendue et qu'il y ait des commissions d'enquête, vous défendez votre propre dignité et d'abord le droit que la société soit le lieu de la dignité [applaudissements] et non pas le lieu de l'abaissement. Et vous voyez comment on retrouve quelque chose qu'on vient de vivre pendant 2 ans. Nous avons dit partout où il y a deux poids de mesure, il n'y a plus ni poids ni mesure.
Là où il y a un double standard, il y a pas de standard. Là où il y a que la loi du plus fort face à la loi internationale, il n'y a pas de loi. Alors pour la première fois apparaît sous nos yeux la société minée de l'intérieur depuis les instincts les plus élémentaires de la nature humaine, de la condition humaine qui nous fait porter respect, soins et précautions à l'égard de nos enfants. jusqu'au plus haut niveau ceux qui dirigent le monde et qui n'en ont rien à faire de trouver normal d'assassiner toute une population pour régler un problème.
C'est la même chose qui est en là. [applaudissements] Elle porte un nom. C'est de la politique.
Ce n'est pas une affaire ni de couleur de peau, ni de race, ni de religion, ni de ce que vous voulez. C'est la question de savoir en quoi consiste la dignité humaine et qu'est-ce qui en fait le prix. et la manière de l'organiser. [applaudissements] J'espère qu'on m'aura entendu et qu'on m'aura entendu loin comme vous avez applaudi alors que je viens de vous casser les pieds avec Spinoza.
Et ben comme ça, les imports auront qu'on peut parler de tout dans un meeting insoumis, y compris de philosophie et que tout le monde suit [applaudissements] et par conséquent ferait bien de ce mé tous ces gens-là plus ceux qui sont dans l'autre salle, ils comprennent parfaitement ce que vous faites. Ne les prenez pas pour des imbéciles. Arrêtez de les prendre pour des imbéciles.
Et si vous n'arrêtez pas, c'est nous qui allons vous arrêter de toute façon que vous arrêtez ou pas. [applaudissements] Quand je parle comme ça, exactement, je parle au nom de la France à laquelle on s'identifie tous. [applaudissements] Voilà mesdames, messieurs, j'espérais pour la première fois arriver à battre mon record de brifté.
C'est raté. Merci pour votre attention à tous. [applaudissements] [musique] de et on march marchons à
Jean-Luc Mélenchon