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Conférence de presseLCP (sur YouTube)· 1 juillet 2025 11 minAutoproduitActualité / polémiqueRetraitesInstitutions & électionsEurope & internationalEnvironnement & énergie

Mélanie Thomin : conférence de presse du groupe Socialiste à l'Assemblée nationale - 1/07/2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 13:00OuverteRéponse partielle

    Un mot sur le texte sur les centres de rétention ?

  • 14:00OuverteRéponse directe

    Position sur Mayotte pour le vote solennel ?

  • 15:00OuverteRéponse directe

    Explication sur la CMP et la loi agricole ?

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonjour à toutes et tous. Vous l'aurez remarqué, la canicule a eu raison de quelques collègues parlementaires. J'imagine que du côté des journalistes, c'est la même chose.

En tout cas, au nom du groupe socialiste, ce matin, je vais intervenir sur deux sujets. D'abord, la motion de censure et ensuite quelques remarques concernant le projet de loi audiovisuel public. Pour ce qui concerne la motion de censure, nous l'avons toujours dit, le gouvernement est sous la surveillance du groupe des députés socialistes.

Ainsi, nous avions annoncé dès le début de l'année. Nous avons été clair que nous déposerions une motion de censure si le premier ministre ne tenait pas ses engagements du retour au parlement d'une loi concernant la réforme des retraites, quel que soit son issue, accord ou non accord, d'ici la fin de la session. ordinaire, nous y sommes.

En cohérence, les députés socialistes et apparentés avaient gardé un droit de tirage pour déposer une motion de censure d'ici la fin du conclave. Ainsi, nous avons constaté que le Premier ministre n'avait pas tenu son engagement puisque nous sommes face à l'échec de ce conclave des retraites et nous avons déposé pas plus tard que jeudi une motion de censure qui a été signée par les 66 députés du groupe socialiste et apparenté. Les socialistes, il faut le rappeler, sont attachés au dialogue entre syndicat et patronat.

Et nous l'avons encore démontré en janvier dernier en choisissant de ne pas censurer le gouvernement de François Bairou contre notamment l'organisation d'une négociation sur les retraites entre syndicats et patronat qui était une forme inédite de discussion. Nous regrettons évidemment au plus haut point l'échec de ce conclave. Cet échec qui en premier lieu est le résultat de l'intransigence des organisations patronales, en particulier le MEDEF, qui n'ont pas fait preuve du même sens de compromis que les organisations syndicales.

Cet échec, c'est aussi celle cet échec, c'est celui de la méthode du Premier ministre dont les déclarations intempestives et répétées sont venues successivement polluer les travaux du conclave et contredire sa propre parole. Euh notamment nous avions eu l'occasion de l'interpeller au travers de nombreuses questions au gouvernement pour savoir où il en était et c'est vrai que euh ces réponses n'ont pas aidé à la bonne tenue des débats lors de ce conclave. Sa conférence de presse de jeudi dernier a été une nouvelle tentative d'enfumage pour tenter de gagner du temps.

Il a listé un certain nombre d'avancées qui faisaient consensus parmi les partenaires sociaux, mais il a oublié de préciser l'étendue des désaccords sur les deux points principaux de la négociation, à savoir la question du financement et la question de la pénibilité. Le premier ministre ayant confié un droit de véto au patronat, il ne peut pas y avoir d'accord global et équilibré entre les partenaires sociaux et prétendre le contraire, c'est une nouvelle marque de mépris pour les syndicats. D'ailleurs, dans un communiqué de presse commun, les syndicats ont logiquement annoncé qu'ils ne particip pas qu'il ne participaient pas à cette nouvelle manœuvre et rappeler leur opposition totale à la retraite à 64 ans que le Premier ministre a mis en doute jeudi.

Par ailleurs, et nous tenons à la rappeler ici puisque nous sommes dans le contexte de la motion de censure. Au-delà de son engagement, du renoncement à son engagement de donner le dernier mot au Parlement sur la retraite à 64 ans, le Premier ministre a aussi renoncé à beaucoup d'engagements pris dans le cadre de l'examen du budget pour 2025. sur les 22 promesses qui étaient contenues dans le courrier adressé aux socialistes en date du 16 janvier.

La moitié des promesses n'ont pas ou pas totalement été tenues. Trois promesses n'ont clairement pas été tenues. Il y a d'abord celle du retour au Parlement au cas de non accord sur la réforme des retraites.

La seconde c'est l'abandon de la taxe de la hausse de la taxe sur la consommation finale d'électricité la TICPE. Et la troisième c'est l'augmentation des moyens du plan Haut. renoncement d'autant plus coupable en cette période de canicule dans le pays.

H font l'objet d'une ambiguïté probablement volontaire dans la majorité des cas. Et je voudrais citer ici l'abandon des de jours de carence dans la fonction publique remplacé par une indemnisation des arrêts maladies à 90 % et non plus à 100 %. Nous l'avons toujours dit, les avancées obtenues étaient insuffisantes.

Ce n'était pas notre budget. Ce n'était pas le budget que nous aurions défendu en février dernier. C'est le budget d'un gouvernement de droite auquel nous nous opposs.

Mais sans cette négociation exigeante, celle des socialistes, aucune de ces avancées n'aurait été obtenue. Aucune. Et ce budget aurait été encore plus brutal.

Alors, 5 mois après l'adoption du budget pour 2025 et à quelques jours de la présentation du budget pour 2026, il est de la responsabilité des représentants de la nation de faire le bilan de François Bairot. Cela sera l'enjeu du vote de cet après-midi. La députée Estelle Mercier prendra la parole au nom des députés socialistes pour porter cette motion de censure et nous censurerons ce premier ministre sans parole et sans cap.

Je poursuis cette conférence de presse en vous disant un mot sur le projet de loi audiovisuelle publique. Nous avons hier soir rejeté le projet de réforme de l'audiovisuel public porté par Rachid Adati. C'est une première bataille gagnée.

Elle a été permise grâce à la mobilisation de la gauche d'un côté et la sousmobilisation remarqué du socle commun de l'autre qui ne semble pas vouloir non plus de cette réforme. En somme, c'est un véritable camouflé pour madame la ministre Rachida Dati. Il faut rajouter que le premier ministre et sa ministre de la culture doivent en tirer les conséquences et retirer ce projet de loi de l'ordre du jour du Parlement.

En effet, cette réforme est mauvaise car elle risque de mettre à mal l'indépendance du service public et il est légitime d'encourager les différentes entités de l'audiovisuel public à travailler ensemble. Elles le font d'ailleurs déjà. Mais une fusion organique entre France Télévision et Radio France nous ramènerait au temps de la gargantuesque ORTF.

Nous considérons que le pluralisme, l'autonomie, la diversité actuelle de l'audiovisuel public sont sérieux. Ils garantissent l'information fiable, vérifiée et intègre. Et la multiplicité des structures, la pluralité des antennes protège notre indépendance.

Par ailleurs, alors que l'arrivée au pouvoir d'une majorité illibérale menace notre démocratie, la création d'une holding première étape vers la fusion est une porte ouverte à une ingérence politique grandissante sur les programmes et sur l'information. Par ailleurs, cette réforme, elle est synonyme de réduction budgétaire. Alors que le financement de l'audiovisuel public est déjà incertain, la création de la holding va réclamer des moyens supplémentaires pour la réorganisation administrative et donc cela ne conduit pas à alléger les coûts mais bien au contraire les alourdir.

Ce dont a besoin l'audiovisuel public avec ambition, ce sont des moyens supplémentaires pour l'information, pour les programmes et pour rappel, l'audiovisuel public français est déjà deux fois moins financé que d'autres programmes audiovisuels en Europe comme celui de l'audiovisuel public allemand et celui du Royaume-Uni. Nous continuerons ainsi notre combat contre cette réforme dans les prochaines semaines et en lien avec nos collègues sénateurs socialistés. Je vous remercie.

Est-ce que vous avez des questions ? Oui, c'est bien pour la FP. Est-ce que vous pouvez dire un mot du texte sur les centres de rétention qui doit commencer à être examiné ce soir ?

Est-ce que vous en avez parlé en réunion de groupe ? Est-ce que vous avez une position de groupe dessus ? Alors, sur les centres de réemption, je peux pas vous répondre ici, mais on peut vous trouver des députés du groupe pour vous répondre sans souci.

On vous on vous mettra en lien. Est-ce qu'il y a d'autres questions ? question sur Mayot puisque le vote solennel fait tout à l'heure ce que vous pensez du texte qui va être soumis au parlementaire tout à l'heure bah écoutez sur le vote pour Mayotte les députés socialistes s'abstiendront voilà pourquoi mais écoutez euh sur ce ce cette abstention je pense qu'on va pouvoir vous mettre en lien avec Philippe Né qui vous répondra plus en détail mais il y a un certain nombre d'urgences aujourd'hui qui nous sont pas traités dans le bon sens.

Donc ce qui suppose des désaccords profonds entre le gouvernement et le groupe socialiste sur la méthode employée pour répondre aux urgences à Mayotte. Mais en même temps, nous considérons qu'il est important de pouvoir conduire l'action publique dans un territoire qui a des besoins aujourd'hui urgents. Et donc c'est la raison pour laquelle nous sommes sur une position d'abstention.

Oui. Ben écoutez, j'étais membre hier soir, hier après-midi et hier soir de la commission mixte paritaire. Euh, on peut le dire, c'est dans le cas présent une CNP qui a conduit à un accord des droites qui était majoritaire au sein de la CMP.

Mais en tout cas, pour ce qui est des socialistes, nous dénonçons aujourd'hui un passage en force d'un projet de loi qui n'a pas pu être examiné dans de bonnes conditions à l'Assemblée nationale puisque ce texte, pour le rappeler, n'est pas passé en séance publique du fait de la motion rejet des propres artisans du texte qui était une situation plutôt inédite. Sur le fond, nous regrettons profondément qu'à travers ce texte, nous opposions dans notre pays défense du monde agricole opposé à la défense de l'environnement. Et nous sommes au sein du groupe socialiste les défenseurs d'un équilibre entre ces besoins grandissants autour des transition environnementale et des besoins inévitables pour accompagner le monde agricole dans ces transitions, à savoir en premier lieu sur le le le renouvellement des générations, mais aussi la lutte contre les concurrences des loyales et le maintien évidemment essentiel du travail pour notre souveraineté alimentaire dans le pays.

Donc c'est la raison pour laquelle les socialistes ont été opposés à la loi du pont en commission mixte paritaire. Il y a eu quelques avancées rassurantes, notamment la préservation de l'indépendance de l'ANC, de la garantie de ses prérogatives, une avancée aussi intéressante pour préserver les zones humides dans le débat sur le partage de l'eau. Et vous voyez bien que toutes ces petites avancées sont bien insuffisantes par rapport à tous les aspects, les autres dimensions de ce texte qui ont fortement compromis aujourd'hui la bataille pour la défense des transitions environnementales dans le monde agricole.

Bien, je pense que nous avons fait le tour. Merci à vous. Oui,

Mélanie Thomin : conférence de presse du groupe Socialiste à l'Assemblée nationale - 1/07/2025 — Mélanie Thomin · Pourquijevote