“Un temps de démocratie dans les lycées ? Ça n’offre aucune solution” (Louise Tourret)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 20 %Attaque 10 %Défensif 70 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:27OuverteRéponse directe
Est-ce que vous avez des éléments d'explication quant au fait que c'était plutôt calme ?
- 3:32OuverteRéponse directe
Quelle est la leçon que vous tirez de cette journée sur les mots d'ordre et les revendications ?
- 5:35OuverteRéponse directe
Vous vouliez réagir sur les slogans, les revendications et l'ambiance de la manifestation ?
- 8:57OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que vous pensez de l'initiative du gouvernement sur le temps de démocratie dans les lycées ?
- 10:25OuverteRéponse directe
Comment ça fonctionne très concrètement ce temps de démocratie dans les lycées ?
- 11:44OuverteRéponse directe
La FCPE dit que c'est une bonne intention mais trop tardive, vous partagez ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:44Chiffre
« entre 56 et 100000 manifestants à Paris, entre 256000 et 450000 à travers la France »
- 4:53Fait
« le manque de remplaçant, ça fait très longtemps qu'on en parle »
- 9:42Promesse
« dès demain matin, dès jeudis, dès vendredi. Banalisation complète des emplois du temps pour permettre à chaque équipe de direction dans chaque proviseur d'avoir un temps de démocratie interne au sein du lycée »
Temps de parole
- ?100 %
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Voilà, on va voir dans quelques secondes si un certain nombre de de revendications de ces lycéens ont été entendus avant cela et c'était un instantané de la la manifestation parisienne avec Candis 17 ans au micro de Valentin Dunat. Avant cela, donnons quelques chiffres entre 56 et 100000 manifestants à Paris, entre 256000 et 450000 à travers la France. Ça, ce sont les chiffres à la fois de la police et des organisateurs. Donc, Aurélien Tirard, il y avait l'inquiétude, la crainte de violence. Finalement, on peut pas parler de calme absolu, mais on est quand même dans une une configuration où euh on est très loin du pire, hein. Ah oui, on est vraiment très loin du pire, hein. Dans l'ensemble, il y a vraiment eu aucun fait notable, aucune violence particulière, que ce soit
d'ailleurs en région ou à Paris, hein. Euh, je cite d'ailleurs ce qu'a dit tout à l'heure la préfecture de police. Ça s'est bien déroulé. pasme à Paris d'imag particulièr de pillage de d'incendies comme on a pu voir de manière assez récente avec les manifestations contre la réforme des retraites un peu plus de manière ancienne contre quand il y a eu les les gilets jaunes par exemple. Donc là euh il y a eu des personnes interpellées, il y en a eu 488 au niveau national, mais il n'y a pas eu ces images de violence qu'on a pu voir euh depuis ces derniers jours. Et qui bien souvent effectivement euh faisait oublier qu'il y avait des mots d'ordre, un certain nombre aussi de manifestations, je parle évidemment de de manifestations qu'on a pu voir en France ces dernières années. Est-ce que
vous avez des éléments d'explication quant au fait que c'était plutôt calme ? Aurélien ? Alors, c'est une hypothèse qui avait été avancée dès hier, même dès ce matin par le renseignement territorial qui était de dire que en vue justement de ce de ces grosses manifestations qui étaient annoncées, on s'attendait le renseignement territorial s'attendait à quelque chose de plus structuré tout simplement parce qu'il y a il y a eu beaucoup, on l'a vu hein dans les images, des parents d'élèves en nombre, il y a eu des organisations syndicales avec un des services d'ordre qui ont l'habitude de gérer cette manifestation, il y avait aussi des enseignants qui avaient voulu venir auprès des des lycéens. Donc tous ces adultes ont pu et c'est une
hypothèse hein là encore du renseignement territorial ont pu peut-être canaliser, encadrer ces ces manifestants et c'est une hypothèse qui peut peut-être avancer le fait que voilà ça s'est passé de manière générale dans le calme. Bon euh Jean-Rémy Bodo peut-être juste un mot sur euh le le gouvernement qui quelque part attendait aussi cette journée de mobilisation et peut-être peut être aussi soulagé que ça se soit passé comme il faut. Alors, le mot soulagement, il est d'ailleurs ce soir dans une communication du Premier ministre Sébastien Lecornu qui sur les réseaux sociaux parle effectivement de de ces de ces manifestations qui sont passées dans le respect et avec soulagement soulagement que l'expression, je cite, ce soit passé dans un cadre légal, déclaré et
démocratique. En gros, le premier ministre rappelle que bah finalement, c'est effectivement comme ça qu'il faut que les choses se se passent. C'est assez intéressant de se poser la question de la présence à la fois d'adultes autour des des lycéens qui sont une population qui est notoirement qui qui a qui a moins d'expérience de la manifestation, de la structuration d'un mouvement et je sais pas leur faire offense que de que de dire que ils ont moins cette habitude là et que parfois et ça peut laisser le le le flanc à des à des à des débordements ou en tout cas se laisser intégrer par d'autres débordements. Et donc je trouve ça assez intéressant de noter ça parce que euh le fait qu'il y a par exemple des des organisations syndicales, il y a d'autres manifestations par le passé et
il y en a eu beaucoup qui malgré la présence de de de service d'ordre de de de syndicat ont déraillé, ont été en marge soit à l'avant avec des blacks, soit à l'arrière pour pour d'autres raisons. Souvent ça dérape aussi. Donc là, c'est je trouve assez intéressant qu'effectivement cette pour être clair et pour essayer de rassembler un petit peu mon propos, je trouve assez intéressant que aujourd'hui ce soit effectivement bien passé. Alors Louis Touret peut-être sur ce qu'on retient aussi sur les mots d'ordre, les revendications, vous quelle est la leçon que vous tirez de cette journée ? Alors d'abord pour rebondir sur ce qui vient d'être dit, je pense que les adultes sont venus pour protéger les enfants et les protéger y compris des forces de l'ordre. Et c'est ce qui a été
dit aujourd'hui par les enseignants, les parents, parfois même du personnel médical qui s'est rendu sur les manifestations. Je pense aussi à un cordon de sécurité qui avait été présent, porte de Vincen donc près du lycée Hélène Boucher. Les revendications, moi ce que je trouve intéressant, c'est qu'elles sont hyper anciennes. En fait, le manque de remplaçant, ça fait très longtemps qu'on en parle en scène Saint-Dive, je me souviens de la plateforme il y a pas court dans les années 2010, la FCPE, Fédération des parents alerté sur les mois voir les années de scolarité perdu par des élèves. On parlait de PISA, on parlait du niveau des élèves, mais parfois quand on a pas de professeur de math ou de français pendant plusieurs mois au collège, ça pèse très lourd. Ça
pèse aussi très lourd quand on doit passer le bac à la fin de l'année et qu'on est lycéen. Euh donc cette revendication, elle est ancienne tout comme celle euh de la rénovation ou de l'entretien du bâtis scolaire. Euh les vidéos, il y en a eu l'année dernière, il y en a eu il y a 2 ans de lycéens qui montraient euh des locaux où les plafonds s'effondrent dans des classes euh des locaux donc scolaires, des lycées, euh des collèges aussi hein. Euh c'est pas cette de cette année qu'il y a des rats accroupis qui coulent des robinets malgré les rénovations entamées effectivement ces dernières années, mais c'est énormissime. Il y a de la miande dans des milliers de bâtiments scolaires. En fait, le chantier n'a pas été pris à temps. Ça fait longtemps. C'est structurel. On le sait depuis très
longtemps. Vous vouliez réagir peut-être euh Laurent Frère German sur les le la manifestation du jour, les slogans qu'on y a vu, les revendications et l'ambiance peut-être aussi. Je l'ai juste quand même compléter parce que j'étais d'accord évidemment avec Louise. Il y a quand même aussi des choix politiques qui ont été faits. La région Île-de-France par exemple a beaucoup subventionné au-delà de de ce qui était légal enfin en tout cas obligatoirement légalement les établissements privés hein. Donc après quand vous êtes en scène syndic vous alors vous voyez pas forcément mais c'est vrai que ces inégalités là la roule de France pourra vous répondre qu'elle a aussi énormément augmenté les budgets pour la rénovation des bâtiments par exemple entre 2015 et aujourd'hui.
Elle l'a fait mais comme les les mandatures précédentes hein de toute façon parce que il y a une place de 1 à 3 entre les mandatures précédentes. Hm. Il y a un besoin qui est considérable, ça bon de toute façon. Et et justement vous avez aussi beaucoup d'élèves qui sont dans des établissements qui eux sont corrects qui se se mobilisent aussi par solidarité hein. Il y a vraiment ce phénomène qui est assez frappant. Alors sur la manifestation, moi je reprendrai pas le terme d'enfant. Pour moi, c'est des adolescents et il faut rester sur cette idée-là. C'est-à-dire sont des adolescents qui sont en train d'acquérir justement une conscience sociale, syndicale, politique ou autres qui sont justement dans un mouvement social. Ce qui est intéressant, c'est que il y a un
moment donné, il y a quelque chose qui se cristallise et on acquiert quelque chose. De la même manière, je pense que les adultes étaient pas là pour encadrer parce que les élèves n'ont pas besoin d'être encadrés. Mais sauf que en même temps, c'est pas évident pour eux, ils ont jamais organisé de mouvement, je vais pas redévelopper ça. Donc, ils ont quelques réflexe, c'était bien connu, le blocus, les poubelles, ça ils savent mais tout le reste ils ne savent pas. Donc qu'il y ait eu beaucoup d'adultes qui soient venus, notamment des enseignants, beaucoup sont venus. Il faut pas oublier que pour les enseignants, le premier motif de satisfaction professionnelle, c'est la relation aux élèves, hein. C'est fondamental dans leur métier. Et donc le réflexe de "On va accompagner nos
élèves, on va essayer de leur dire là à tel moment bah reste dans le cortège de ton lycée, ne va pas à l'avant parce que là c'est dangereux avec les les casseurs qui qui s'agitent." Ce genre de chose est utile déjà rien que le fait de canaliser et d'éviter qu'il y ait une masse incontrôlable d'élèves pas animés forcément de mauvaises intentions mais qui iraient à l'avance, c'est déjà considérable. Donc la présence et je voudrais terminer sur le fait que il y a eu d'autres moments on avait beaucoup plus de jeunes qui arrivaient pour casser. En 2006 c'est 2000 émettiers à peu près qui viennent notamment de banlieu qui s'attaquent à des manifestants qui et qui créent du souci. Je voyais réagir. L'on a pu voir aussi et je trouve que c'est important de le souligner, c'est qu'il y avait beaucoup
de joie, quelque chose qui est assez propre à la jeunesse, de l'enthousiasme, du sourire. On voit dans et c'est pas par naïveté hein, on voit dans les pancartes qu'il y a beaucoup de créativité aussi. Il y a beaucoup de gamins qui se font leur propre pancarte, [raclement de gorge] compris avec des jeux de mots assez bien sentis. Mais plein de trucs rigolos. Moi, j'ai retenu une citation de la Boessie. soyez résolu de ne plus servir et vous voici et vous voilà libre et ça c'est quelque chose qui m'ont dit avoir étudié bah pour le bac français c'est intéressant de voir recycler ça dans dans les pancartes et beaucoup d'élèves qui chantent la marseillaise oui on les a entendu dans les vu à République. C'est c'est intéressant de voir cette appropriation par cette
génération de ce champ qu'on voilà qu'on a vu approprié par des courants politiques d'extrême droite ou par les supporters du foot tout simplement. Bah là le voir chanter par ces tout jeunes gens dans dans des manifes. Alors avançons et évoquons aussi ce qu'a mis sur la sur la table aujourd'hui le gouvernement parce qu'il y a eu quelques annonces en tout cas du côté de du côté de l'Assemblée nationale avec peut-être pour commencer cette initiative qu'on va essayer de de comprendre. On peut se demander peut-être quel est exactement un temps de démocratie dans les lycées et c'est Sébastien Lecnu qui l'a annoncé tout à l'heure à l'Assemblée national. dès demain matin, dès jeudis, dès vendredi. Banalisation complète des emplois du temps pour permettre à chaque équipe de direction dans chaque
proviseur d'avoir un temps de démocratie interne au sein du lycée. On ne peut pas reprocher, on ne peut pas condamner la violence devant le lycée si on n' pas un temps politique au sens noble du terme au sein de chaque lycée. Mandat est donné après aux différents recteurs et d'Azen d'organiser les remontées d'information pour y trouver évidemment des réponses. Alors Laurent Frerman, je vais commencer avec vous parce que je rappelle que vous êtes aussi professeur d'histoire en en lycée. On vient d'entendre Sébastien le cornu donc qui évoque ce temps de démocratie. On sait à quoi ça peut ressembler très concrètement. On se met dans un dans le hall et on échange avec un micro. Alors ça c'est les assemblées générales. Ça c'est le le mouvement lycéen des années 70 80 90. Et justement en terme
de démocratie lycéenne, les gouvernements successifs l'ont réduit à peau de chagrin. C'estàd que une démocratie très institutionnelle des représentants dans les rectorats, des lycéens qui en fait sont pas connus, des lycéens de base et cetera, tout ça est désincarné et à côté ce qui existait, c'était la possibilité pour les élèves dans les mouvements lycéens de se réunir et de discuter de et cetera. Ça ça a été évacué. Mais sur le mouv sur le la volonté là de ces de ces deux prochains jours de d'échanger comment ça fonctionne très concrètement enfin comment pour la personne qui n'a pas d'enfant ou qui dont les enfants sont grands comment on c'est quoi c'est des les profs les proviseurs qui organisent ça comment ça peut marcher alors le proviseur organise ça dans mon
lycée par exemple ça a déjà été organisé une première étape avec deux délégués les délégués élèv il pouvait être un peu plus par classe s'il le souhaitait on a quand même des conseils de viléenne qui eux fonctionnent et sont intéressants avec des élections des élèves motivés. Donc oui, il peut y avoir tout à fait des représentants. Je n'imagine pas plutôt le la forme tous les élèves dans la dans la cour avec micro. Ça c'est on n plus tellement dans cette époque là. Mais pourquoi pas ? Alors Louis Touret peut-être peut-être là-dessus. Je lisais que la FCPE les parents d'élèves, donc qui représentent les parents d'élèves disaient "C'est une bonne intuition ou plutôt une bonne intention mais ça aurait dû être fait au bout de 3 jours et pas au bout de 15."
Non mais d'accord, mais c'est pas en en parlant que ça va augmenter le nombre d'enseignants et on sait que c'est un problème structurel qui concerne à la fois le salaire, l'attractivité du métier, enfin c'est ça en fait hein que les que les lycéens réclament ni la réhabilitation et l'entretien des bâtiments. Donc peut-être qu'il faudrait effectivement réfléchir à la démocratie lycéne, mais il faut être vraiment prêt à écouter les élèves. Or, même si les enseignants trouvent des solutions parce qu'à chaque fois on demande aux enseignants quand il y a des attentats, on dit "Bon voilà, on va en parler en classe et les enseignants sont là presque pour absorber les mots de la société et aider les élèves à y réfléchir." Bon, c'est super mais ça n'offre aucune solution en ce qui
concerne les problèmes qui sont soulevés. Donc déjà ça interroge sur la méthode avec un ministre de l'intérieur qui a quand même dit au su de la violence que voilà, il était plutôt méfiant vis-à-vis des élèves et très confiant vis-à-vis des forces de l'ordre. ce qui à mon avis raisonne très bizarrement dans la tête des des élèves qui ont manifesté aujourd'hui qui leur montrent aussi qu'ils sont pas tellement écoutés et pris au sérieux avec aussi la démonstration effectivement aujourd'hui en plus de de calme Jean-Remi Baudo peut-être sur l'analyse politique ce que fait Sébastien le Cornu. Alors moi ça m'a fait penser un peu au grand débat on sait que il en fut l'organisateur Sébastien le Cornu. Est-ce que est-ce qu'il y a pas une réminiscence un peu de ça ? on met tout le monde à discuter
comme ça ça calme un petit peu les tensions. Bon, la parole, c'est l'un des effets de la parole de de de de faire baisser la la tension et de et d'apaiser et et rappelons que quoi qu'on pense des grands débats, c'est peut-être ce qui a vraiment fonctionné. Moi, je considère que c'était même un anesthésiant national, que les grands débats ont été un moment de d'anesthésie générale pour le pays qui sortait de la crise des gilets jaunes et que finalement ça a un peu endormi tout le monde. La réalité très concrète, c'est qu'est-ce qui qu'est-ce qui ressort de tout ça ? On se souvient que sur les gilets jaunes et sur les grands débats et sur les cahiers de doléance, ça a donné des cahiettes de Léance qui ont été mis dans un placard et pour en avoir lu très récemment, il a
fallu que j'aille dans les la documentation départementale, prendre un ticket et et uniquement cahier par cahier quasiment. Donc vous y passez la journée. C'est très intéressant mais vous y passez la journée. Alors je ne sais pas ce que c'est que ce temps de temps démocratique interne. Ce qu'on peut imaginer c'est qu'effectivement il y a un besoin de de remettre un petit peu les choses à plat. politiquement, on se demande un peu pourquoi ça n'a pas été pensé avant. Je rappelle néanmoins ce qu'a dit euh Édouard Gefrey, le ministre de l'éducation nationale qui était d'ailleurs précisément assis à votre place ce matin dans ce studio euh Adria comme quoi tout [rires] arrive euh et qui disait que il ouvrait donc une plateforme euh euh je je parle sous souvent de contrôle, il ouvre une
plateforme qui euh il a de semaines en fait une plateforme qui va être ouverte pendant 2 semaines où les lycéens c'est la fameuse plateforme avec les deux questions c'est ça enf on est à la limite du numéro vert il y a un moment alors attendez je vais juste je vais juste du truc justement son narratif à lui sa posture à lui ce matin était de dire si j'avais voulu faire un truc type numéro vert j'aurais fait une consultation pendant 3 mois en se donnant rendez-vous début janvier et là je veux que fin octobre le le les choses soient posées analysées et cetera je je suis pas en train de vous dire qu'il a raison je vous dis juste que c'est effectivement d'un pur point de vue politique c'est pas le même signal qui est envoyé quand vous dites on va faire un portail
pendant de semaines où chacun va pouvoir dire ce qu'il a sur le cœur et dire ce qu' ce qu'il souhaite versus un numéro vert ou un pendant 6 mois. Jeis, on va l'écouter Édouard Jeffrey là-dessus parce que effectivement vous parliez de ce calendrier qui est resserré. Le ministre de de l'éducation, il semble effectivement vouloir se fixer un calendrier très très rapide. On va l'écouter. D'abord, il y a une première réponse qui est une réponse de démocratie scolaire. Tous les lycéens que j'ai vu depuis une semaine la même chose, on est consulté, on n'est jamais entendu. Et donc, il faut tout simplement donner du poids dans la décision, envisager d'avoir un budget qui est dédié pour les conseils émiques des licen pour qu'ils puissent eux-mêmes décider de certains projets
qui concernent directement la vie scolaire, y compris nos établissements et travailler leurtivité. Première chose. Deuxième chose, il faut répondre à leur revendication qui malheureusement sont très territorialisées, pas que nationales. La question du remplacement, elle est pas la même d'un établissement à un autre. Donc c'est pour ça que j'ai demandé à ce qu'on me fasse remonter et j'aurai tout demain soir. La situation de la totalité des lycées de France et tous les points rouges seront traités en 8 jours. Voilà Édouard Jeffrey qui était donc à l'Assemblée nationale cet après-midi. On va continuer à parler de la démocratie lycéenne. En plus je voyais effectivement Laurent Frgerman que vous vouliez réagir mais d'abord Louise Touret demain soir situation dans tous
les lycées et sous 8 jours on traite tous les points rouges. Ça paraît quand même un délai très contraint. Mais les points rouges, où ils vont trouver les les profs ? Est-ce qu'on va transformer parcours suite ? Est-ce qu'on va créer des places à l'université ? Il faut voir ce que c'est que d'être lycéen aujourd'hui et c'est pas exactement la même expérience que celle que nous on a eu autour de cette table, c'est-à-dire lycéen avec pronote des absences notifié tout de suite aux parents un contrôle. Enfin, moi je trouve que ils sont très très contrôlés ces enfants. Une année de terminale qui s'arrête très tôt avec parcours sup, enfin qui ne s'arrête pas parce qu'il y a le bac évidemment, mais en tout cas c'est un coup prêt et ça crée un stress énorme chez des enfants qui ont des
emplois du temps, on en a pas encore parlé, qui [grognement] sont euh très mal équilibrés parce qu'en raison de la réforme du lycée, voilà, il y a il y a beaucoup euh il y a il y a beaucoup de disciplines différentes. Euh c'est très et quand les spécialisés sont disponibles dans dans les lycées. Tout est un peu plus compliqué qu'avant. Ça, je vois pas comment on peut créer des des solutions à des problèmes qui sont structurels. Je le répète. Laurent frerman, bah c'est surtout qu'ils auraient pu y penser avant. Avoir la carte des problèmes les plus chauds, bah il fallait qu'il fasse avant. C'est ça. Et donc après vous avez un mouvement lycéen qui démarre et 2 semaines 3 semaines après, il y a le ministre qui dit "Ah ben je vais m'en occuper." Là je pense qu'il a un vrai souci de timing.
D'autant que la question du remplacement bah c'est pas en nous réactivant le pacte qu'on va la régler. Puisque le pacte, on rappelle ce sont la façon dont les les professeurs en remplacement en remplaçant d'autres professeurs ont bénéficié d'une d'une indemnité et cetera. Oui, parce que c'est du remplacement de courte durée, c'est vous avez pas le prof de math est absent aujourd'hui, bah vous allez avoir un cours de de de physique ou de PS. C'est de vraiment de l'affichage. On a deux gros problèmes sur le remplacement. Le premier problème, c'est les remplacements longue durée parce que on n' pas assez de profs qui puissent euh être affectés longtemps. Et le deuxième problème, c'est les remplacements de courte durée quand c'est le même enseignant qui est régulièrement malade.
Et là dans ce on a aucune trouvé aucune solution pour ces deux cas. Donc et par ailleurs, c'est quelque chose de structurel parce que l'autre structure c'est que les enseignants comme tous les autres salariés français, certains sont malade. Ils le sont moins en moyenne euh que les que les salariés mais ils le sont. Et donc c'est prévisible sauf qu'auparavant il y avait des titulaires remplaçants. Donc on on intégrait ça dans la masse salariale, on ne le fait plus. Juste un mot quand même sur la manife, c'est quand même un magnifique succès. Faut moi j'aimerais bien qu'on revienne dessus parce que le mouvement va-t le temps de revenir dessus. Cette manifestation est une grande réussite et ça veut dire que le mouvement à mon avis va se prolonger et s'étendre.
Et ben voilà, j'allais vous poser, c'était justement ce vers quoi je voulais qu'on aille. se prolonger, s'étendre avec d'ors et déjà Louis Touret, une suite annoncée par deux syndicats, donc l'Union syndicale lycéenne et l'Union étudiante à manifesté à nouveau dès jeudi. Ça veut dire que en fait il y a l'idée que aujourd'hui c'est un peu le point d'or, grande manif et cetera. En fait, c'est pas c'est pas du tout la fin. Ah, il va être intéressant de voir comment les étudiants s'impliquent. Il y avait pas mal d'étudiants mobilisés aujourd'hui. Après, les dernières mobilisations étudiantes ont pas été si énorme. Mais peut-être que là, parce que le contexte est différent puis on est quand même une année électorale, ça va
ça va changer. Les je retiens aussi que les lycéens comme les étudiants parlent beaucoup de santé mentale et ça devrait nous en tant qu'adulte nous interpeller. C'estàd c'est une question politique mais différemment. c'est comment on les écoute, quelle place on leur fait dans la société. C'est vraiment une question à se poser collectivement et peut-être que là oui, ce temps d'écoute pour terminer de répondre à la question précédente peut être intéressant mais ça doit presque dépasser euh l'école. Oui, ce que vous dites, c'est que il s'agit pas d'aller raconter honnête uniquement les problèmes de de fuite et cetera. C'est plus général. Alors, ils sont hyper importants les problèmes du bâti, mais c'est quoi la perspective d'avenir pour des gens aujourd'hui qui
se sentent peut-être menacé par les technologies, par l'IA, qui on pas l'impression que la société les attend pour en faire leur faire une place. L'enseignement supérieur, il est très contraint. Il y a moins de place aujourd'université alors qu'il y a plus d'étudiants. Euh après, il y a la plateforme Monaster qui paraît aussi boucher un peu les perspectives. Et ça, ne pas donner de perspective à sa jeunesse, c'est nourrir une contestation qui va pas s'endormir comme ça. Après, je sais pas si elle se traduira dans la rue. On entendait Sébastien Lecnu, Jean-Rémy Bodo qui parlait de banaliser les emplois du temps. Ça veut donc dire pas de cours en fin de semaine pour Je crois que tout le monde n'était pas au courant de cette affaire. Je crois que dans certains lycées, les les les
proviseurs sont un petit peu un [rires] petit peu choqués de pas trop savoir par quel bout ça se prend. Mais allez-y. Mais donc ça veut dire que d'ici la fin de semaine, bon, il va sans doute pas se passer grand-chose et il reste une semaine et après c'est les vacances de la Toussin. Est-ce que c'est ça l'objectif du gouvernement de tenir jusque là ? Alors je je pense que c'est je pense que c'est compliqué de se dire qu'il va ils vont être en apné pendant 10 jours. Il va pas y avoir des journées banalisées pendant pendant 10 jours. Enfin, soyons sérieux. Euh soyez soyons sérieux 2 minutes. Euh la vraie question c'est politiquement comment est-ce qu'on adresse les euh enfin comment est-ce qu'on répond aux interrogations et quelles sont les revendications qui sont
traitables d'un pur point de vue politique ? La question de la la santé mentale est fondamentale. Je suis absolument d'accord avec vous. La seule question, c'est ça ça ça ne se règle pas d'une d'un coup de de décret, d'un coup de on remet en surtout pas en jours et surtout pas en 8 jours. Euh certaines questions en fait ne sont pas budgétaires, ne sont pas en tout cas pas que budgétaires. Et du coup, il y a cette question est politiquement c'est compliqué parce que c'est pas juste on va ouvrir le robinet, on va se dire et cetera. D'autant qu'on est dans un contexte contraint et que par exemple j'étais à Ber moi à midi qu'on m'a dit s'il y a des dépenses des nouvelles dépenses à créer, va falloir les gager quelque part. Donc en fait, il va bien falloir les trouver. Voilà.
Sébastien Lecornu