Affaire Bardella : pour Edwige Diaz, patronne du RN au Sénat, "nos compatriotes de confession juive savent qui est le bouclier" contre l'antisémitisme
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 86 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:18OuverteRéponse directe
Bonjour Edwige Diaz, merci pour votre invitation.
- 1:29RelanceRéponse partielle
Vous n'avez aucun doute sur le fait que les termes, les propos rapportés sont faux ?
- 3:04OuverteRéponse partielle
Est-ce que vous faites suffisamment aujourd'hui pour ne plus être attaquable sur ces sujets de discrimination ?
- 3:39FerméeRéponse directe
Mon collaborateur n'a fait l'objet d'aucune condamnation ?
- 5:16OuverteRéponse directe
Est-ce que vous avez une inquiétude ? Est-ce que vous craignez que cette affaire rende la tâche un peu plus compliquée ?
- 6:28OuverteRéponse directe
Cette mobilisation des lycéens qui appellent les étudiants à les rejoindre ce matin pour jouer l'acte 2. Est-ce que vous redoutez la suite de la pièce ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 5:02PrésentateurFait
« Il y a deux journalistes de Mediapart qui ont été condamnés pour financement du djihadisme. »
- 5:31PrésentateurChiffre
« Nous disposons aujourd'hui d'environ 400 parrainages. »
- 6:43PrésentateurFait
« Un manque d'enseignants, des classes surchargées, des enseignants sous-payés. »
Temps de parole
- Présentateur73 %
- Edwige Diaz22 %
- ?5 %
≈ 4,9 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
7h43, l'invité d'RTL matin, c'est la nouvelle chef de file des sénateurs RN au Sénat. Donc un parti dans la tourmente depuis les révélations lundi de Mediapart qui accuse Jordan Bardella d'avoir tenu des propos antisémites en 2013, ce que l'intéressé nie formellement. Bonjour Edwige Diaz. Bonjour, merci pour votre invitation. Merci d'être avec nous ce matin. Vous avez donc été élue sénatrice de Gironde dimanche. Pour la première fois de son histoire, le RN a pu constituer un groupe au Sénat. Un
groupe
dont vous prenez la tête,
c
'est Jordan Bardella qui l'a annoncé mardi. Mediapart a gâché la fête, non
?
Déjà, je voudrais remercier tous les grands électeurs des départements en France qui ont permis aux premiers partis de France de faire son entrée massive au Sénat, de nous permettre de constituer un groupe qui sera la voie des territoires et qui contribue à opérer finalement un rééquilibrage de représentation puisqu'il y avait une asymétrie. Nous étions très nombreux à l'Assemblée nationale, 140 avec nos alliés de l'UDR. Là, maintenant, nous sommes 15
au Sénat. C'est ce qui est maintenant
chose faite. Mediapart.
Oui,
Mediapart. Alors, je voudrais commencer par adresser mon soutien et mon amitié à Jordan Bardella qui est un homme courageux, dont la probité n'est plus du tout à démontrer et qui fait l'objet d'accusations mensongères et même d
'une tentative d'assassinat
politique.
Tentative d'assassinat politique, ce sont vos mots. Vous n'avez aucun doute sur le fait que les termes, les propos rapportés sont défauts ?
Je
n'ai aucun doute sur la probité de mon ami Jordan Bardella et d'ailleurs, c'est pour cette raison que le Rassemblement national, Jordan Bardella, déposeront plainte. Premièrement, pour défendre l'honneur de
Jordan
Bardella.
Donc, ces plaintes
n'ont pas été déposées à ce stade ?
Alors, peut-être que c'est en cours.
En
tout cas, voilà, ça a été annoncé, donc ce
sera fait. Défendre pour
quel motif ? Pour diffamation, pour faux ?
Absolument. Donc, pour défendre l'honneur de Jordan Bardella et pour protéger la campagne présidentielle de ses manipulations et de toutes ses tentatives de déstabilisation de la campagne, voire même d'ingérence.
Donc, vous avez l'intention de porter plainte ? Oui. Je n
'ai
pas très bien compris. C'est une plainte pour diffamation ou pour faux
? Les avocats de Jordan Bardella s'exprimeront en temps voulu. En tout cas, ce qui est clair, c'est que nous ne nous laisserons pas faire. Nous avons bien conscience que cette campagne sera particulièrement violente. Pourquoi ? Eh bien, parce que des opposants politiques ou des forces n'ont pas envie que nous arrivions au pouvoir. Et c'est peut-être pour cette raison que cette affaire, qui n'en est pas une, prend autant d'ampleur. C'est peut-être pour essayer de masquer la dynamique qui s'empare du Rassemblement national. Nous l'avons vu au moment des élections sénatoriales. Nous le voyons aussi au moment de la publication des sondages. Et nous le voyons sur le terrain.
Très largement en tête. Avec Marine Le Pen, très largement
en tête. Oui, absolument.
Et puis, on le voit aussi, vous voyez, par rapport au nombre d'adhérents que nous enregistrons, plus de 150 000. Nous avons notre congrès les 24 et 25 octobre à Orléans, où nous organiserons un grand meeting avec Marine et Jordan, qui réunira plus de 10 000 personnes. Donc,
tout va bien. Emmanuel Macron vous demande au Rassemblement national, tout de même, de clarifier sa ligne. Il l'a dit hier. Est-ce que vous faites suffisamment aujourd'hui pour ne plus être attaquable sur ces sujets de discrimination ? De manière générale, vous, Edwige Diaz, vous avez soutenu votre collaborateur, Jordi Vives-Carceller, qui a été cadre de la Ligue du Midi, groupuscule identitaire, qui a publié sur ses réseaux sociaux, il y a quelques années, un poste dans lequel il moquait l'origine de l'adjointe.
C'est absolument
ridicule ce que vous êtes en train de me dire. Mon collaborateur n'a fait l'objet d'aucune condamnation. Et je lui renouvelle absolument mon soutien. Sinon, il ne ferait plus partie de mon équipe. Et pour rebondir sur ce que vous avez dit sur Emmanuel Macron, je voudrais juste dire
que lui, ça lui a été...
Non,
mais
attendez, Emmanuel. Enfin, pardon. On est en train de parler, là,
en
fait, de l'antisémitisme en France. Nos compatriotes de confession juive,
qui ne se sentent plus en sécurité d'un président
de la République qui a refusé de participer à la marche contre l'antisémitisme qui a eu lieu le 12 novembre 2023, suite aux attentats qui ont eu lieu
en 7 octobre. Il n'a rien d'antisémite.
Non, mais enfin, il a été clairement absent. Je vais vous dire quelque chose, madame. Moi, je suis membre du groupe d'amitié France-Israël. Je participe chaque année à la journée nationale en hommage au Juste de France. J'ai participé à cette marche contre l'antisémitisme. Et je peux vous dire que nos compatriotes de confession juive savent aussi très bien qui est le bouclier pour la protection des juifs dans notre pays. Et ils savent très bien aussi qui favorise le développement de l'antisémitisme en France puisque 92% de nos compatriotes de confession juive estiment que la France insoumise, par exemple, fait augmenter l'antisémitisme dans notre pays.
Et un dernier point sur Mediapart puisque vous souhaitez qu'on passe beaucoup de temps sur ce sujet.
Je voudrais juste rappeler d'où
cela vient. Eh bien, il y a deux journalistes de Mediapart qui ont été condamnés pour financement du djihadisme. Et je rappelle aussi qu'Edoui Plenheim a soutenu le mouvement Septembre Noir qui est quand même responsable des attaques visant
des athlètes israéliens au moment de Jeux Olympiques de Munich de 1972. Et Edoui Diaz,
puisque vous voulez qu
'on
passe à autre chose, vous n'êtes pas seulement la chef de file des sénateurs ARN, vous êtes aussi responsable des parrainages dans la course à la présidentielle. Est-ce que vous avez une inquiétude ? Est-ce que vous craignez que cette affaire rende la tâche un peu plus compliquée
?
Non, non, pas du tout. Alors, pour vous parler des parrainages, en effet, c'est un vrai sujet. Je remercie Marine Le Pen pour sa confiance. Nous disposons aujourd'hui d'environ 400 parrainages. Il en faut 500 pour pouvoir se présenter à l'élection présidentielle. Nous avons besoin d'une petite marge de sécurité. Et sur nous, surtout, nous avons besoin d'obtenir ces parrainages, ces promesses de parrainages rapidement pour pouvoir passer à autre chose. On se souvient qu'en 2022, nous avions dû suspendre la campagne présidentielle parce que nous n'avions pas ces parrainages.
Donc, je demande aux maires de France de nous envoyer rapidement leurs promesses de parrainage ou de demander à rentrer en contact avec nous pour que nous puissions avancer sereinement sur cette campagne et pouvoir nous préoccuper, par exemple, du financement de cette campagne. Et d'une manière générale, nous voulons être prêts sur la ligne de départ le plus rapidement possible parce que les Français attendent de nous une véritable rupture avec la politique actuelle et nous incarnons l'alternance. Nous le disons aux Français, faites-nous confiance. Nous avons besoin de vous. Et mesdames et messieurs, allez vous inscrire sur les listes électorales parce qu'en France,
c
'est un vrai sujet.
Une question sur l'actualité du jour.
Une
des autres actualités du jour. Cette mobilisation des lycéens qui appellent les étudiants à les rejoindre ce matin pour jouer l'acte 2. Est-ce que vous redoutez la suite de la pièce
?
Oui, je redoute parce que, évidemment, les revendications sont parfaitement légitimes. Un manque d'enseignants, des classes surchargées, des enseignants sous-payés. Mais le problème, c'est que ces revendications légitimes sont instrumentalisées par une extrême-gauche qui est quand même radicalisée, qui fait de la violence sa méthode politique et donc qui menace nos libertés. Moi, je voudrais avoir une pensée pour le personnel encadrant. Vous voyez, dans mon département, en Gironde, on a plusieurs lycées.
Le lycée Gustave Eiffel, le lycée Montaigne et aussi le lycée Max Linder à Libourne où c'est quand même le proviseur qui a dû aller lui-même éteindre un feu qui a été allumé par ses opposants, par ses sédicieux. Donc, je suis très inquiète quand à l'avenir et je pense,
évidemment, que l'extrême
-gauche... Vous dites sédicieux ? Oui, parce que je pense que l'extrême-gauche a une grande responsabilité dans ses débordements. On a parlé de sauvagerie policière. On a vu des drapeaux étrangers. Il y a eu des insultes à l'encontre de Jordan Bardella. Et donc, en fait, ses propos et ses actes n
'ont
absolument rien à faire dans ces revendications qui, elles, sont particulièrement légitimes. Edwige Diaz,
pardon, le gouvernement présente son projet de budget aujourd'hui. Marine Le Pen s'est dit prête il y a 15 jours à laisser passer un budget imparfait que ça valait mieux qu'une loi spéciale. Oui, non ? Est-ce qu'en l'État, vous êtes prêts à accepter la copie du gouvernement ?
On
attend de l'avoir. En tout cas, il est clair que Marine Le Pen a indiqué qu'elle indiquerait sa trajectoire budgétaire et son contre-budget en présence de Jean-Philippe Tanguy et de Jordan Bardella avec un projet de redressement des comptes publics. Et ça,
ce
sera la semaine prochaine.
Et ça, ce sera la semaine prochaine, absolument. On
suivra ça, évidemment, avec vous. Merci beaucoup. Merci à vous. Edwige Diaz, restez avec nous, s'il vous plaît.
Edwige Diaz