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InterviewSud Radio (sur YouTube)· 3 septembre 2026 23 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsRetraitesÉducation & rechercheSolidarités & famille

Prisca Thevenot (EPR) : "LFI fait des chasses à l'homme"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:30OuverteRéponse directe

    Vous trouvez normal que la LFI exerce une pression sur les dirigeants d'un service public et sur leurs choix éditoriaux ?

  • 2:00OuverteRéponse partielle

    Vous apportez votre soutien à la direction du service public ou à la rédaction ?

  • 4:00FerméeRéponse directe

    Est-ce que d'un mot vous diriez que ce sont aux retraités les plus aisés de faire un effort ?

  • 8:00FerméeRéponse partielle

    Qu'est-ce que vous préférez entre suppression de l'abattement de 10% et désindexation des pensions ?

  • 10:00OuverteRéponse partielle

    Est-ce que vous y êtes favorable à la TVA sociale ?

  • 13:00FerméeRéponse directe

    Est-ce que vous croyez au fait que ce budget sera voté ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:30Prisca ThevenotFait
    « La France insoumise et notamment Jean-Luc Mélenchon le 1er passe leur temps à mettre la pression sur tout le monde en permanence et en tout temps. »
  • 3:30Prisca ThevenotFait
    « Ce sont les journalistes aujourd'hui, l'indépendance des médias aujourd'hui. C'était hier les forces de l'ordre, avant-hier la justice, encore avant-hier les opposants politiques. »
  • 4:30Prisca ThevenotFait
    « Tout cela c'est une promesse de ce que sera la vie sous la France insoumise si demain Mélenchon arrivait au pouvoir. »
  • 5:30Prisca ThevenotFait
    « Jean-Luc Mélenchon doit déjà s'occuper de ce qu'il est censé faire, c'est-à-dire avoir un groupe parlementaire qui se prépare pour le budget et pas simplement pour censurer menacer. »
  • 8:30Prisca ThevenotFait
    « On a essayé des réformes paramétriques. Oui, elles ont finalement été abandonnées. »
  • 12:00Prisca ThevenotFait
    « Il y a 11 familles politiques à l'Assemblée nationale. Aucune n'a de majorité, sauf quand le RN et la LFI se tiennent la main. »
  • 14:00Prisca ThevenotFait
    « Être contre le RN et contre la LFI, bien sûr qu'avec Gabriel Atal, nous le sommes. »
  • 23:00Prisca ThevenotFait
    « Nous voulons interdire le voile pour les mineurs de moins de 15 ans au nom de la protection de l'enfance. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Sud Radio, l'invité [musique] politique. Jacques Terdose 8h31 sur Sud Radio, l'heure du grand entretien politique. Aujourd'hui, Jacques vous recevez Priscat TNA, député ensemble pour la République des Hautes Scennes.

Bonjour Priscenau. Bonjour. On va parler de la présidentielle et du budget dans un instant, mais tout d'abord, j'aimerais vous entendre sur le service public qui n'en finit plus d'agiter la classe politique et en particulier LFI.

Je rappelle juste les trois épisodes pour que tout le monde comprenne bien. Premièrement, la direction de France interre confie une chronique hebdomadaire à un journaliste de valeurs actuelles. Puis Jean-Luc Mélenchon accumule des réactions.

Son dernier poste, un extrait. Il dit "La colonisation par les fachot a commencé" et 3è épisode, les personnels de Radio France réunis en âgé demandent à leur direction le retrait de la chronique et vote le principe d'une grève. La question que je vous pose madame TFDO, vous trouvez normal que la LFI exerce une pression sur les dirigeants d'un service public et sur leurs choix éditoriaux ?

Mais je pense que vous avez la réponse dans votre question. La France insoumise et notamment Jean-Luc Mélenchon le 1er passe leur temps à mettre la pression sur tout le monde en permanence et en tout temps. Et ce faisant, ils mettent la pression sur notre système démocratique tel qu'il existe.

Ce sont les journalistes aujourd'hui, l'indépendance des médias aujourd'hui. C'était hier les forces de l'ordre, avant-hier la justice, encore avant-hier les opposants politiques. Tout cela donne avoir quelque chose d'assez simple.

Tout cela c'est une promesse de ce que sera la vie sous la France insoumise si demain Mélenchon arrivait au pouvoir. Et que cherchez les filles quand Mélenchon parle de colonisation par les fachau c'est de l'intimidation à brutaliser le débat. à brutaliser le débat et à faire ce qu'il sait faire, c'est-à-dire agiter une haine et des peurs sur les réseaux sociaux précisément pour qu'ensuite une meute se décharge, se déverse sur celles et ceux qu'il pointent du doigt et ils le font toujours haïciant.

Et ensuite, ils viendront la main sur le cœur avec soit Manuel Bompard, soit Mathilde Panu nous dire [grognement][raclement de gorge] "Nous n'avions pas prévu cela. Nous étions simplement en train de dire ce que beaucoup de gens pensent et peu importe les conséquences pour la vie des gens, ça ne les regarde pas. Vous Prisc Tevennau, vous apportez votre soutien à la direction du service public ou à la rédaction ?

J'apporte mon soutien à l'indépendance de nos médias. Nos médias doivent pouvoir travailler, choisir, faire des éditau comme vous le dites vous-même dans vos rédactions, de façon libre et indépendante, sans pression aucune du politique. La rédaction de France Inter a tort de vouloir entamer une grève si Charles Sapin reste à l'antenne.

Mais la direction, moi je vais pas vous dire que je suis là en train de demander à ce qu'on respecte l'indépendance des uns et des autres et venir commencer à mimisser dans les discussions qui ont lieu entre la direction et la chaîne. Je pense qu'encore une fois Jean-Luc Mélenchon doit déjà s'occuper de ce qu'il est censé faire, c'est-à-dire avoir un groupe parlementaire qui se prépare pour le budget et pas simplement pour censurer menacer parce que là aussi à l'Assemblée nationale ils y sont et pourtant ils y sont non pas pour travailler mais pour menacer et censurer. Pour terminer vous diriez que c'est une chasse à l'opinion d'une certaine façon c'est une forme de terrorisme intellectuel.

Pardon ? C'est ils font des chasses à l'opinion, ils font des chasses à l'homme, chasse aux femmes. Je suis désolé de le dire.

Même je vous dis encore une fois, que ce soit les journalistes, les forces de l'ordre, la justice ou leurs opposants politiques, ils passent leur temps à mettre des cibles sur tout le monde en permanence. Alors, vous y faites référence à Haïtian, et c'est normal puisque les discussions vont débuter autour du du budget. C'est également l'actualité.

Est-ce que d'un mot vous diriez que ce sont au retraités les plus aisés de faire un effort dans et dans quelle proportion ? puisqu'on voit bien aujourd'hui que le débat est en train de tourner sur les les la question des pensions des retraites. Oui, vous avez raison, le débat tourne encore et toujours sur le même sujet.

Comment on finance nos système de retraite qui est un système par répartition et qui est face à un mur démographique que nous conon que nous connaissons tous. Alors oui, on a essayé des réformes paramétriques. Oui, elles ont finalement été abandonnées.

Alors qu'est-ce qu'on fait ? On continue à chercher des réformes paramétriques. On essaie de pointer du doigt ou de prendre dans la poche des uns et des autres où on se dit finalement on en finit avec ce psychodrame annuel et on change complètement le système.

Là vous allez faire référence au programme de Gabriel notre projet que nous portons aussi à l'Assemblée nationale, on l'a posé l'année dernière à l'Assemblée nationale en tant que député pour pouvoir mettre une part de capitalisation pour pouvoir commencer à défendre un système universel et sans limite d'âge. Mais ça ce sera quand même dans un deuxième temps. J'aimerais juste vous entendre sur les choix qu' va y avoir à faire là tout de suite avec le premier ministre.

Il évoque deux il y a deux petites musiques qui montent he la suppression de l'abattement de 10 % la désindexation des pensions pour les pensions les plus élevées. Qu'est-ce que vous vous préférez ? Ben déjà moi ce que je préfère c'est que parce que vous dites vous parlez très justement et merci de le faire en ces termes de petite musique.

Moi j'ai pas encore vu le début d'un projet de loi de finance. D'accord. pour ce que ce projet de loi de finance n n'a pas encore été présenté en conseil des ministres par le gouvernement.

Donc je pense que plutôt que d'agiter des angoisse légitime euh sur les uns et sur les autres et finalement sur comment on réserve notre dette publique, faisons notre travail tel qu'il est et là je parle en tant que parlementaire. Attendons le projet tel qu'il sera présenté par le gouvernement et c'est pas dans 3 mois, 4 mois, 5 mois, 1 an, c'est dans quelques jours et on commencera à débattre à l'Assemblée nationale en octobre. Qu'est-ce que vous dites à Sébastien Lecnu ?

évitons des des coups de rabot sur les pensions de retraite ou pas ? Je je dis regardons la copie dans sa globalité et je le dis d'autant plus que l'année dernière on l'avait déjà dit. Attention quand on abandonne quand on supprime une réforme qui permet quand même de donner un peu de respiration financière et économique, je parle de la réforme des retraites, il aurait fallu avoir en face une mesure qui permet de contrebalancer. on ne l'a pas eu et donc on en est là aujourd'hui.

Donc attention à ne pas simplement euh essayer de faire un truc ligne par ligne, mais regardons la copie globale. Alors euh il y a une autre idée euh qui circule, c'est celle de la TVA sociale. Cette fois-ci, ce sont plusieurs patrons qui ont évoqué cette idée, notamment Michel Édouard Leclerc.

Euh est-ce que euh est-ce que vous vous y êtes favorable ? J'entends l'idée. J'entends l'idée.

Elle mérite d'être débattue à l'Assemblée nationale pendant le budget. La TVA sociale, c'est quoi ? et faire peser un peu moins le financement de notre modèle social sur le travail et un peu plus sur effectivement d'autres marges comme la TVA.

Ça permet aussi potentiellement des gains sur l'emploi et la compétitivité, ce qui est pas anodin et ce qui moi plutôt me fait me fait entendre quelque chose de l'esprit, ce serait des variations de combien pour que les gens qui nous écoutent se se se voient exactement à l'esprit. Exactement là le point qu'il faudra qu'on discute. De quoi on parle ?

Parce que si ça permet de d'être favorable à l'emploi et la compétitivité et bien évidemment aussi réduire la différence entre le net et le brut, c'est très bien. Mais si c'est finalement pour avoir des conséquences négatives parce que pas assez équilibré sur la TVA, [grognement] j'ai envie de vous dire là on on s'y perd un peu et les Français sauront très vite que c'est pas très judicieux. Alors toutes ces discussions c'est très bien mais il y a un vrai risque que le budget ne soit pas voté.

Est-ce que vous croyez au fait que ce budget sera sera voté ? Non mais attendez, pardon. Enfin, on va pas inventer les les choses.

Vous le savez, depuis la dissolution de 2024, il y a 11 familles politiques à l'Assemblée nationale. Aucune n'a de majorité, sauf quand le RN et la LFI se tiennent la main. Ce qui arrive de temps en temp soumise annonce clairement la couleur et dit qu'elle va censurer quoi qu'il arrive.

Non, mais que la France insoumise censure et menace, comme on se le disait en début, il y a rien de nouveau sous les tropiques. Malheureusement, c'est un fait. Maintenant, ce qui est important, c'est de savoir est-ce que les oppositions vont voter le budget.

Enfin pardon, il y a une interrogation pour le Parti socialiste. Je crois qu'ils sont aussi en primaire interne en ce moment. Côté gauche, je vois pas comment le budget est voté.

Le sujet, c'est est-ce qu'il sera adopté ? Et comment ? Vous ne voyez pas comment le le budget.

Ben les oppositions, je vois pas comment les oppositions vont voter un budget sur lequel chacun trouvera les meilleures excuses du monde entier. Je leur fais confiance he pour expliquer qu'il est mauvais. Alors du coup pour éviter un nouveau psychodrame, vous qu'est-ce que vous dites à Sébastien Lecornu ?

Prenez prenez les ordonnances. Non, je dis qu'il faut laisser le je dis que vous avez une parlementaire en face de vous. Je dis qu'il faut bien évidemment laisser le parlement travailler, se faire parce qu'il y aura aussi des débats extrêmement importants qui doivent pouvoir avoir lieu.

Vous venez de parler des retraites, vous venez de parler de la TVA associale, ce sont aussi des moments de clarification politique du positionnement des uns et des autres. Et puis peut-être, soyons petit optimistes, peut-être qu'on arrivera à trouver des accords sur telle ou telle partie du budget qui permettra aussi euh de de donner un coup d'horizon. Faudra passer par un 493 éventuellement.

Je le redis encore une fois, il y a pas de majorité à l'Assemblée nationale depuis la dissolution. Oui. Donc au pire au pire il y aura un 493, c'est mieux ça qu'un gouvernement qui Mais c'est pour ça que je dis il est-ce que le budget sera voté favorablement ?

Je vois pas comment les oppositions votent. En revanche, est-ce qu'il doit être adopté ? Oui.

Et est-ce qu'il peut l'être ? Oui. Quitte à ce que ça passe par le 493.

Il faut un budget hein. Vous savez on on parle de la présidentielle 2027. On voit bien que maintenant elle est lancée.

Plus de 30 candidats. Ça fait sourire un certain nombre de gens. Pour vous, le match c'est entre Gabriel Atal et Édouard Philippe, assez feutré pour le moment.

Euh c'est Édouard Philippe qui arrive en tête de cette course entre deux anciens premier ministres. Mais euh pourquoi Gabriel Atal serait le seul candidat du rassemblement pour vous ? Alors déjà, disons plusieurs choses.

Il y a aujourd'hui une tendance assez forte, une dynamique assez complexe qui veut que les candidats et les familles politiques qui soient en dynamique positive dans les sondages soient le RN et la France insoumise Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon. Par rapport à cela, il y a un autre candidat qui a une dynamique aujourd'hui qui n'est pas en train de stagner ou potentiellement de reculer sur certains sondages, c'est Gabriel Atal. Et donc moi, j'y vois aussi un signe d'espoir et un signe de volonté que les Français nous expriment à savoir nous ne voulons pas le duel entre Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen au second devant lui quand même maintenant.

Oui, Édouard Philippe est installé dans les sondages et tant mieux. J'ai envie de vous dire enfin c'est pas un opposant ni un ennemi politique pour moi Édouard Philippe. Donc on va être très tranquille et très à l'aise sur le sujet.

Maintenant, une fois qu'on a dit ça, regardons aussi les projets, les idées. H et sur les projets, on parlait de la réforme des retraites tout à l'heure, bah on n pas du tout la même position. Eddouard Philippe est sur une réforme à 65, 66, 67.

Je sais pas, il le précisera précisément sur l'âge. Nous, on est sur refondre globalement notre système de retraite et vous le voyez aussi sur la démour. Comment faites-vous pour convaincre ?

C'est un discours, c'est un projet. Alors, au-delà de ce projet, de ces différences qui peuvent effectivement exister, comment faites-vous pour convaincre les gens qui ont tendance à dire "Mais dans les deux cas sont deux anciens premier ministres d'Emmanuel Macron, donc c'est une continuité." Ben je viens de vous le dire, regardons le projet.

On a beaucoup dit en 2022 qu'on avait pas eu de campagne présidentielle. Pourquoi ? Parce qu'effectivement, on avait un président qui se représentait mais surtout parce qu'on avait l'agression russe en Ukraine qui a quand même pris beaucoup de temps et d'énergie.

Et donc on n' pas pu débattre projet contre projet, idée contre idée. Là on va avoir l'occasion pendant des semaines et des mois de pouvoir le faire. Alors pourquoi on va s'en priver ?

Pourquoi on va se priver dans une belle démocratie comme la nôre alors que beaucoup d'autres sont attaqués ailleurs de s'empêcher d'avoir un débat profond, dense je l'espère apaisé sur ce que pourrait devenir la France. Priscatna, beaucoup euh en ce moment euh s'interrogent sur l'attitude de François Hollande qui pose ses petits cailloux dans cette campagne euh et pour et qui parle d'une union sacrée des démocrates qui qui irait au-delà des formations politiques. Ça veut dire que vous pourriez en faire partie de cette union des démocrates ?

Je sais pas déjà moi je je vois si effectivement monsieur Hollande que j'ai écouté là plusieurs reprises dans les médias se présente ou pas. J'ai je pense qu'il y a une primaire à gauche qui s'organise à laquelle il participera je ne sais pas ou pas. Voilà.

Voilà. Donc tout ça part d'une bonne démarche, c'est-à-dire qu'il y ait des débats d'idées avec des personnalités qui puissent porter des sujets. Oua mais vous savez bien qu'au bout du compte, il y aura probablement pas de la place pour tout le monde dans ce que j'appellerai le bloc central, cette union des démocrates dont parle Franç François Hollande dans le bloc central.

Je suis pas sûr qu'il se mettent dans le B central. Enfin, [rires] je veux dire en tous les cas entre hors LFI et hors RN et on voit bien que [raclement de gorge] il y aura le match c'est c'est la c'est c'est le second qui sera qualifié. Dire, je vais vous le dire le plus simplement possible.

Être contre le RN et contre la LFI, bien sûr qu'avec Gabriel Atal, nous le sommes. Mais est-ce que c'est le début d'un projet ? Non.

Être contre le RN et LAFI, c'est une ligne politique. Ce n'est absolument pas un projet. Et nous ce qu'on faisons ce que nous faisons avec Gabriel Atal depuis maintenant plusieurs semaines et plusieurs mois depuis sa déclaration de candidature qui date pas d'il y a 2 ans, c'est qu'il sillonne le terrain partout.

Il va à la rencontre des Français là où ils vivent, là où il travaillent pour présenter son projet autour de quatre chantiers principaux : l'école, les salaires, l'IA, les frontières, deux dettes, la dette publique et la dette écologique pour parler de son projet les yeux dans les yeux, être précisément là pour écouter aussi ce qui a été, ce qui n'a pas été, ce qu'on doit refaire. Et c'est comme ça qu'on fait campagne. C'est comme ça qu'on mène une campagne pour battre les extrêmes sur le fond des idées.

Pas simplement brandissant des ligne rouge. Le fond, on va en parler dans une seconde pris. pour rester avec nous pour la deuxième partie de cet entretien puisque vous aurez 5 minutes pour convaincre à travers un sujet qu'on vous que vous avez choisi et qui est celui de l'école et qui vous tient à cœur.

À tout de suite. Bon matin Sud Radio [musique] 7h10h Jacques Cardose. L'invité politique ce matin est Priscat TNA député ensemble pour la République des Hautsenes.

Et dans ce deuxième quart d'heure Priscat Evenau dans un instant il y aura votre carte blanche. Nous la proposons à chacun de nos invités. Mais auparavant, nous avons une question d'un auditeur, c'est Véronique de Montpellier qui souhaite vous interroger sur l'annulation de la tournée de Patrick Bruel.

Bonjour madame Tevennau, je vous appelle de Montpellier, je suis Véronique et j'aimerais connaître votre avis sur les annulations de de tournée de Patri Bruel. Donc, j'aimerais savoir si vous êtes pour ou contre et connaître par contre vos motivations quant à votre réponse. Priscato, selon vous euh est-ce que la morale d'une certaine façon s'est substituée à la justice dans cette affaire ? un peu la question que pose Véronique.

Non, il y a deux temps. Il y a effectivement le temps de la justice qui est important, mais aussi le temps de comprendre aussi ce qui peut se passer dans l'opinion publique et dans la tête de beaucoup de personnes, hommes ou femmes d'ailleurs. Et je pense que cette décision est une bonne chose.

Je le dis assez simplement parce que on aurait eu un mélange des genres extrêmement fort, extrêmement dommageable et qui n'aurait pas été là pour permettre à chacun de vivre pleinement soit un concert auquel il aurait finalement décidé quand même d'aller euh soit de permettre aussi le temps de réparation et de justice que les victimes, présumé victimes, puisqueeffectivement le le procès n'est pas encore n'a pas encore eu lieu, demande. Donc moi, je trouve que c'est une bonne chose. Maintenant, il n'est pas question de se substituer à la justice.

Qui pourra et qui va faire son travail ? Euh vous, je sais pas si vous avez entendu les propos de Mimi Mati qui d'une certaine façon lui apporte son soutien et dit "Je suis très triste qu'il se sente obligé d'annuler parce que la justice pour l'instant n'a pas tranché." C'est vrai que voilà, tant que la justice n'a pas tranché, on a du mal à à à placer le curseur d'une certaine façon.

C'est pas à nous de placer le curseur. Le curseur, il doit être placé par la justice et uniquement par la justice. Maintenant, c'est à nous aussi de pouvoir aussi faire preuve d'empathie, peut-être aussi de reconnaître le courage de certaines.

Près de 35 présumé et je j'insiste présumé victimes se sont exprimé. Ces femmes ne se connaissent pas, j'aimerais le dire et elles ont toutes euh [grognement] été porté leur voix auprès de la justice. Et donc je je dis simplement ne nous trompons pas de combat.

Ça fait des années et des années qu'on demande à ce que la parole des femmes puisse être libérée. On sait à quel point c'est difficile, on sait à quel point le chemin est long et qu'à tout moment il peut y avoir des reculades, des retours en arrière. Alors, je pense qu'il est de notre devoir de permettre à cette voix, à ses voix de s'exprir.

Raison de d'annuler sa tournée. Je le dis assez simplement. Oui.

H Je le dis assez simplement. Oui. Alors, votre carte blanche, vous souhaitiez parler de l'école qui est l'un des quatre piliers de la campagne de de Gabriel Atal.

On vous écoute. Oui, parce que nous sommes à la semaine de rentrée scolaire et en cette semaine de rentrée scolaire, on a eu le droit à un florilège de sujets qui sont sortis de la tête de nos politique. Ça peut être le voile, ça peut être la fiscalité, ça peut être des éventuels nuisibles qui existeraient au sein de nos entreprises.

Et bien moi j'ai envie de vous dire en tant que maire de famille avant d'être député, avant d'être soutien actif de Gabriel Atal et bien j'ai surtout préparé le cartable de mes enfants et je dois le dire que j'ai été très frustrée qu'on puisse pas parler aussi d'école parce que l'école c'est le combat de Gabriel Atal, c'est le sujet qui est au cœur de sa campagne pour lui mais qu'il doit être aussi au cœur de notre nation. Le dire simplement c'est pas pour fonfaronner ou faire des slogans mais c'est pour regarder une réalité telle qu'elle est. Nous avons fait beaucoup au cours des années précédentes, mais beaucoup encore restent à faire sur un sujet qui relève de l'émancipation, de la prospérité individuelle, mais également de la capacité collective à faire nation.

Il faut bien évidemment faire que ce sujet soit la top priorité pour les prochains politiques et Gabriel Atal veut s'en faire son ministre numéro 1. Un ministre qui sera assuré de rester 5 ans avec une feuille de route établie sur une loi de programmation pluréannuelle mais également de refonder le savoir avec le choc des savoirs qu'il avait mis en place quand il était ministre de l'éducation nationale puis à Matignon qui a été malheureusement arrêté par ses successeurs. Ça veut dire aussi dire que le collège, c'est ce moment où souvent les enfants arrivent avec des lacunes et repartent avec des lacunes amplifiées.

Et donc remettre ensemble ce sujet du choc de savoir avec l'accompagnement et la légitimité de salaire et de capacité de faire de l'ensemble du personnel éducatif. Alors cette semaine également dans le cadre de cette rentrée, on a aussi beaucoup parlé du voile. Votre candidat Gabriel Atal s'est dit en désaccord radical avec la proposition du RN à savoir d'interdire le voile dans l'espace public.

On se souvient pourtant de sa volonté d'interdire la Baya à l'école. Ça n'a rien à voir. Pourquoi ça n'a rien à voir ?

Vous le savez très bien et c'est la loi qui le dit. D'ailleurs, à l'école, c'est un lieu de neutralité absolue, politique et culturelle. Et donc oui, il faut effectivement qu'on puisse être à l'école sans qu'on sache ce que vous pensez politiquement, en tout cas ce que vous irez voter quand vous êtes en âge de le faire ou vos parents et votre religion.

Là, on parle euh du Rassemblement national. D'ailleurs, vous parlez de la position du Rassemblement national. Et quelle est-elle ?

Parce que euh lundi matin, pardon, ça me rappelle une petite chanson enfantine d'ailleurs. Lundi matin, non pas le roi l'empereur, mais euh je monsieur Tangy arrive en nous expliquant que il y aura des amendes pour toutes les femmes euh qui portent euh un voile sur la tête, un voile islamique, dit-il. Encore faut-il qu'il puisse nous le nous l'identifier.

L'après-midi, un autre représentant du Rassemblement national nous dit euh euh pas d'amende et puis le soir Jordan Mardella nous dit "Non, non, en fait pas de mesure, référendum." Alors justement justement pardon de vous mais précisément on va on va y revenir avec vous euh Benjamin Glaise parce que c'est l'un des débats politiques du moment et effectivement on en parle beaucoup sur les réseaux et c'est votre regard. Effectivement le RN qui propose donc et bien l'interdiction du voile dans l'espace public.

Vous parlez de manque de clarté du de la part du Rassemblement national. C'est ce qu'a dit d'ailleurs aussi sur BAFM TV le député Charles Rodell qui assure que vous souhaitez interdire le voile vous pour les mineurs de moins de 15 ans. Il accuse donc le manque de clarté du RN et puis de donner aussi dans la stigmatisation.

Plutôt que de stigmatiser comme vous le faites, faites des propositions concrètes. Nous notre proposition elle est très concrète. Nous voulons interdire le voile pour les mineurs de moins de 15 ans au nom de la protection de l'enfance.

Oui. Comment vous faites aussi ? Ah bah et comme je Adadent de le formuler des policiers dans la rue.

Voilà. verbalisation. Vous avez une verbalisation contrôle si cette personne a plus ou moins de 15 ans.

Ensuite, vous l'emmenez au commissariat ou vous lui dites dévoilez-vous une contravention forfaitaire. Je crois que c'est un sujet qui est complètement simple. On a l'impression que c'est pas tout à fait clair.

En tout cas, interdiction du voile pour les mineurs de moins de 15 ans. Vous faites du RN sans vraiment l'assumer. Prisco, on va se parler concrètement.

Concrètement. Allez-y. Là, vous sortez, vous voyez une jeune petite fille de 8 ans avec un voile sur la tête.

Vous vous posez pas une question ? Je parle d'une et c'est je je suis pas en train de choix. C'est ce que vous Mais bien sûr mais franchement vous enf je sais [rires] pas je sais pas si vous avez le RN dit pas autre chose vous plaisantez le RN nous explique que n'importe quelle femme adulte en conscience ne pourrait pas choisir comment elle s'habille ça n'a rien à voir sur le procédé c'est exactement la même chose explique que il y aurait des arrestations des amendes il y a une responsabilité parental on parle de mineur je vous le redis assez simplement je je là je vous le dis je suis maman Vous le savez très bien, vous avez une force extrêmement forte de persuasion, voire plus sur vos enfants.

Ils ne choisissent pas en libre conscience. C'est tout l'enjeu des parents de leur permettre de s'émanciper, de s'éveiller pour une fois adulte choisir. Donc amur pour de moins de 15 ans qui c'est pas une amende forfaitaire, c'est un accompagnement et une responsabilité des parents et ça ça fait partie des propositions qu'on porte.

Oui, mais attendez, je finis ma Vous me posez une question, j'essaie d'être précise parce que sinon ça sert à rien. [rires] Mais je le dis assez simplement, c'est de ça relève non pas de la laïcité ou autre comme le voudrait le voir le Rassemblement national, mais de la protection des mineurs. Et sur ça, il faut qu'on puisse discuter de l'ensemble des démarches.

Oui, il y a une intention qui est là. Et ensuite sur les modalités, ça se discute dans une chambre qu'on connaît assez bien qui s'appelle l'Assemblée nationale. Quand Gabriel allez-y, non, quand Gabriel Atal l'avait proposé justement cette interdiction du voile pour les mineurs de moins de 15 ans, il y avait eu plusieurs désaccords quand même.

Tout le monde n'était pas d'accord au sein du parti. Je pense notamment à Ellisabeth Borne. Est-ce que ça y est, il y a un consensus aujourd'hui ensemble pour la la République à ce niveau à sujet ?

Oui, je il y a consensus. La preuve, c'est que Gabriel Atal est notre secrétaire général au mouvement. Il est aussi notre représentant à l'Assemblée nationale et accessoirement notre candidat à l'élection présidentielle.

Je le redis. Enfin, parlons concret. Moi, j'aime bien enfin c'est trop facile là on entre nous présentateur et entre la déclaration de votre collègue et ce que vous nous dites ce matin que il y a une volonté partagée très éloigné des idées du rassemblement national sur le vraiment je pense que c'est trop facile de dire ça et c'est un raccourci trop simple.

Je vous le redis. Quand on est en train de parler d'un sujet comme ça, sans prendre de cas concret, est-ce que pour vous c'est la même chose ? Une femme majeure en pleine conscience qui met un voile et une une enfant de 8 ans, 9 ans, 10 ans qui a un voile sur la tête ?

Est-ce que pour vous, je suis désolée, on fait pas de petites punchline, de petits sujets là, on parle là comme si une personne nous écoutait. Est-ce que c'est la même chose pour vous ? En France, c'est vous qui êtes responsable politique, donc c'est vous qui définissez la liste.

Je vous dis que non. D'un côté, nous avons une femme libre, en pleine conscience, adulte qui fait le choix de ses actes et l'enjeu, c'est qu'elle puisse faire le choix de ses actes. Et de l'autre, on a une enfant dont on sait très bien en tant que parent que le choix des actes n'est jamais tout le temps absolument libre.

Merci infiniment Priscat Tno d'avoir été l'invité de Sud Radio et de notre grand entretien ce matin et espère vous revoir très vite.