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Podcast / conversation28 minutes - ARTE· 4 mai 2026 46 minComplaisantActualité / polémiqueEnvironnement & énergieÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

Fabien Benoit / Faut-il taxer les “profiteurs de guerre” ? | 28 minutes | ARTE

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 20 %Défensif 50 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Faut-il taxer les super profits de Total Energie ?

  • 20:00OuverteRéponse directe

    Quels secteurs s'emparent de l'eau en France ?

  • 30:00OuverteRéponse directe

    Total Energie est-elle un profiteur de guerre ?

  • 40:00OuverteRéponse directe

    Faut-il taxer les super profits des entreprises pétrolières ?

  • 50:00OuverteRéponse directe

    Comment réguler les voitures autonomes ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 10:00Journaliste ARTEChiffre
    « Total Energie a réalisé un bénéfice de près de 6 milliards de dollars en hausse de 50 % par rapport à l'année dernière. »
  • 20:00Fabien BenoîtChiffre
    « 58 % de la consommation d'eau douce en France concerne l'agriculture. »

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonsoir, soyez les bienvenus dans 28 minutes. Bonsoir mes camarades. L'actualité c'est les polémiques autour de l'or noir, le pétrole donc et les super profits qui en découlent.

Le bénéfice record de l'entreprise française Total Energie 5 milliards d'euros pour le premier trimestre 2026 a été annoncé dans un contexte de hausse des prix du gazol et de l'essence. Le Premier ministre a demandé à l'entreprise d'aller encore plus loin dans ses efforts de plafonnement des tarifs à la pompe. S'il y a des résultats exceptionnel, ça pose la question d'une redistribution.

Donc, il faut bien que Total Ennergie se positionne d'une manière ou d'une autre sur une manière de redistribuer et potentiellement de la manière la plus efficace qu'il soit, de la manière la plus rapide. Faut-il taxer les super profits de la multinationale Total Energie ? Et puis au-delà du cas total, la crise énergétique est-elle l'occasion d'accélérer le développement des énergies renouvelables ?

On en débattra et on vous retrouvera à la fin de l'émission Marie Bonisso et Xavier Baudui. Ellisabeth, le gouvernement débloque 3 millions d'euros pour lutter contre le frelon asiatique. Alors, il ne s'agit pas d'éradiquer ce tueur d'abeille.

On n arrivera pas mais au moins d'en limiter la prolifération. Moi, je vais vous proposer la lutte contre un insecte. Alors, je suis sûr que ça va rappeler plein de souvenirs à plein de gens.

Le Anton le Anton et vous Marie en Californie la fin du castet juridique des voitures sans chauffeur. Enfin les policiers vont pouvoir verbaliser ces robots à qui il arrive de conduire absolument n'importe comment. À tout à l'heure et pour commencer des histoires d'eau avec une enquête sur les assoiffeurs, ces entreprises et ces lobby qui manipulent la gestion de l'eau notre bien commun dans le sens de leurs intérêts privés.

Qui sont-ils ? Comment entre-t-il en conflit avec les politiques publiques de l'eau ? On en parle avec le journaliste et documentariste Fabien Benoît, un assoiffé de vérité et de justice.

Fabien Benoît, bonsoir. Bonsoir. Bienvenue dans ma minute.

Je vous présente Anandiaï et Benjamin Sport publié aux éditions Les liens qui libèrent les assoifurs. Votre enquête qui vous a pris plus de 2 années avec Nicolas Selnik. Ça tombe bien, en janvier 2026, l'ONU a déclaré la planète en état de faillite hydrique.

C'est quoi faillite hydrique ? Rappelez-nous d'ailleurs, c'est le terme de faillite précisément, on vient répondre à suite de crise, c'est-à-dire c'est pas une crise passagère, mais c'est un état de faillite comme on peut faire une faillite bancaire ou comme on peut ne plus avoir d'argent sur son compte. C'est un peu le voilà l'analogie qui a été faite pour dire qu'en fait il va être très difficile de soutenir tous les usages de l'eau et c'est précisément l'objet de de votre enquête.

On en parle après votre profil idéal réalisé par Ga Legra. Fabien Benoît avec votre collègue Nicolas Snick et après 2 ans d'enquête, vous dévoilerz les stratégies qui permettent à des entreprises ou à des lobby de s'accaparer l'eau en France. Alors, qui s'approprie ce bien commun ?

Comment procède-t-il ? Pour répondre à cette question, vous avez le profil idéal. Le 25 mars 2023, des milliers de personnes manifestent contre la construction d'une mégabassine à Saint-Soline dans le département des deux Sèvres.

Tendu tendu tendu. 3000 gendarmes, tir grenade lacrymogène, plus de 400 blessés. Cet événement vous bouleverse et vous incite à lancer vos investigations.

À Sainoline, la question de la répartition de l'eau se posait déjà en 2022 et ce maréchier s'en prenait aux agro-industriels du maïs. Nous, on en a besoin pour arroser nos légumes. On me diminue mon cô d'eau et on va faire des bassines pour pouvoir arroser du maïs et qui part à l'étranger.

Vous précisez que le maïs céréales la plus rentable occupe 38 % des terres irriguées. Les mégabassines ont essentiellement vocation à soutenir cette production sous l'influence d'irrigant de France un lobby proche de la FNSEA. Vous identifiez trois autres secteurs qui s'emparent de l'eau.

Les embouteilleurs. En France, 13,67 milliards de litres ont été mis en bouteille en 2023. le secteur de la dépollution et l'industrie du numérique.

À la Courneuve, au nord de Paris, un centre de données prélève chaque année 250 millions de litres d'eau potable pour refroidir ces salles informatiques. Un problème qui se pose partout dans le monde comme ici en Espagne où cette militante Eccolo déplore l'installation d'un data center à Talavera de la Reina. Un centro de datos consumir un centro de datos medio consumiría lo mismo que un español en en todo el año.

O sea, queremos dejar a la gente de esta región y esta zona sin agua para beber de los grifos para ver memes de gatitos. Pues a mí no me apetece la verdad. Dans votre livre, vous prévenez si nous laissons ces assoiffeurs perpétuer leur emprise, demain, nous serons assoiffés et les conditions d'habitabilité de notre monde seront gravement menacées.

Je précise que c'est de l'eau du robinet dans les verres qui sont sur la table. J'ai vérifié, je vous ai demandé avant. Vous avez demandé une analyse Fabien Benoît quatre catégories donc on va y revenir hein.

Les intouchables, ça c'est l'agroindustrie, marchand d'eau, les outsiders et puis les pompiers pyroman. Mais concentrons-nous sur l'agriculture. 58 % de la consommation d'eau douce en France concerne l'agriculture.

Vous les mettez tous dans le même sac, les paysans, les céréaliers où il y a effectivement certaines cultures qui sont beaucoup plus voraces et qui réclament des passes droits. Et ces passes droits, ce sont les mégabassines par exemple. Absolument.

Ben précisément, on les met pas tous dans le même sac he c'est-à-dire qu'on parle quand on parle de d'agriculture, c'est pas du tout évidemment le procès de l'agriculture. On pointe plus particulièrement l'agroindustrie naturellement. Et dans cette, c'est vrai que vous évoquez ce chiffre, 58 % de de l'eau douce consommé en France, 92 % bah l'agriculture irriguée qui pour ne représente que 7 à 8 % des surfaces agricoles en France.

C'est ces surfaces irriguées, c'est principalement des céréales, on aura peut-être l'occasion d'y revenir qui, contrairement au discours qu'on entend souvent ne servent pas en fait à à nourrir les Français et les françaises. Eller quoi ? Les céréales à nourrir les bêtes principalement.

Oui. Et principalement à être exporté. On a on a ce chiffre qu'on évoque dans le livre 5 % en fait sert à l'alimentation humaine.

Donc c'est déjà pointé en tout cas placer le curseur à un endroit bien précis. évidemment pas faire le procès de l'agriculture, des paysans, des maréchés, des maréchères, mais parler d'un modèle en fait qui est celui de l'agroindustrie et notamment le maïs que vous mettez en accusation en particulier. Pourquoi ?

En fait, c'est c'est c'est assez peut-être un peu contreintuitif, mais le ma réputé à être une plante qui demande peu d'eau. Le problème, c'est qu'en fait, elle le demande à un moment particulier de de l'année, c'est-à-dire en été, enfin au moment où on en dispose de on dispose de moins d'eau précisément, quoi. Et donc et donc voilà, c'est principalement pour ces cultures là en fait qu'on a avancé cette solution qui est celle des mégabassines qui pour nous et pour d'autres, on n'est pas les seuls à le dire, à tout de de ce qu'on appelle de la maladaptation. une mauvaise réponse euh à un problème quoi.

C'est ça. Le problème c'est le manque d'eau et la réponse c'est les mégabassines. Et alors vous faites remarquer la loi du plomb qui avait mobilisé d'ailleurs plus de 2 millions de pétitionnaires parce que il était question de la réintroduction de l'acétamyde, ce néonicotinoïde bon qui tue les abeilles et qui a une charge évidemment symbolique, les abeilles très fortes, un affect pour les français.

On avait complètement occulté le fait que la loi visait à réintroduire ou à faciliter euh l'installation de mégabassine d'intérêt général majeur. Et vous vous dites là, il y a quand même il faut une prise de conscience, c'est mégabassine. C'est un problème.

C'est un vrai problème. Oui. Et tu sais ce principe là de l'intérêt euh majeur de l'intérêt général ma général majeur de l'agriculture, c'est une vraie victoire pour les lobby dont on parle.

La FNSEA, Irgand de France qui c'est un syndical la FNSE, c'est un lobby. Ouais, exactement. C'est aussi un lobby qui pousse en fait et qui défend ses intérêts qui sont d'ailleurs plutôt les intérêts de l'agroindustrie que des petits paysans que vous évoquez ou paysane.

Il faut se souvenir que le patron de la FNSA est plutôt un patron d'entreprise de multinational qu'un petit maréché évidemment. Et et cet intérêt général majeur de l'agriculture, il rebat un peu les cartes. C'est-à-dire qu'en France, on y a une on a une hiérarchie des usages quant à l'eau.

La bonne santé des milieux euh qui nous entoure vient avant les usages économiques là avec cet intérêt général majeur. On remet les deux à niveau et quand il faut trancher entre les deux, on peut faire primer les intérêts économiques. C'est une histoire qui est encore en train de s'écrire.

On a une loi d'urgence agricole qui est sur la table qui va permettre notamment au préfet de déroger à des décisions qui sont prises démocratiquement. On appelle ça les sages, les schéma schéma d'aménagement et de gestion des eaux. Il y a beaucoup d'acronymes dans le monde de l'eau.

Ils vont pouvoir déroger à ça pour pousser pour faire en sorte que des ouvrages hydrauliques comme les les mégabassines puissent voir le jour. S'installer plus facilement. Alors qu' avec vous Fabien Benoît et avec Anna le fait que des agriculteurs se tournent vers l'irrigation intelligente pour diminuer leur consommation d'eau.

Oui, on le sait depuis plusieurs années, la région Occitanie est particulièrement touchée par les sécheresses, ce qui oblige les agriculteurs à optimiser leur consommation d'eau et notamment grâce à des projets d'irrigation intelligente comme celui-ci. Andromède, on va le voir, c'est une application qui permet aux vignerons de gérer en temps réel l'irrigation de leurs parcelles grâce à des capteurs et des compteurs de connecté à des vannes. Et donc depuis leur téléphone, ils peuvent programmer à distance le volume d'eau à affecter à tel ou tel endroit et à telle ou telle période avec à la clé jusqu'à 30 % d'économie d'eau.

Aujourd'hui, Andromè équipe 14000 hectares de vigne en France. C'est à peu près 20 % de notre vignoble irrigué. Alors, qu'est-ce que vous pensez vous de ce type de solution ?

Ça paraît plutôt vertueux sur le papier, non ? Ouais, sur le papier ça paraît plutôt vertueux. Après, je crois qu'il y a des travaux, il y a eu des travaux scientifiques qui ont montré que toutes les tous ces dispositifs très technologiques en fait d'irrigation finalement ne résultaient pas à l'arrivée avec des économies d'eau.

Donc le bilan est plutôt quand même assez nuancé. Et alors moi évidemment, ça vient me chatouiller à un endroit qui m'intéresse beaucoup, ça me chatouille, euh c'est la question du numérique et de la numérisation croissante de nos sociétés. et la consommation d'eau, par exemple pour les data center et cetera.

C'est ça. C'est-à-dire que cette numérisation croissante sur laquelle je travaille depuis des années, voilà, c'est un peu ma marotte, elle demande de l'eau et cette demande d'eau est souvent invisibilisée. On en parle évidemment dans le livre, elle ne concerne pas que les datas center qu'on pourra évoquer par la suite, mais l'extraction de matière qui est nécessaire à cette numérisation, la fabrication de semi-conducteurs, les data centers jusqu'au dispositifs qu'il s'agisse de capteur dans les champs ou de smartphones entre nosom.

H c'est quand même une enquête assez sombre. Par exemple sur le retraitement des eaux usées, on se dit ben ça peut être une partie de la solution, c'est pas la solution miracle, mais vous dites non le retraitement des des usés en France, c'est seulement 1 %. dit faut faire attention parce que là aussi et bien on va dépenser de l'argent pour pas grand-chose.

En fait nous ce qu'on dit c'est que ces solutions techniques pourquoi pas d'une certaine manière mais en s'attaquant aussi au problème à la racine. C'est-à-dire qu'on peut pas euh se cacher derrière le solutionnisme technologique, c'est-à-dire proposer une réponse technique technologique à un problème sans questionner les origines du mal d'une certaine manière. S'il y a des pollutions, euh il faut s'attaquer à ces pollutions.

On peut pas simplement dire voilà des pollutions est un nouveau marché qui s'ouvre, on va y aller. Évidemment toutes ces propositions en fait, elles sont placées sous le signe du bon sens hein. C'est-à-dire dépolluer évidemment, on est d'accord.

Réutiliser les eaux, pas de problème. Il faut savoir en fait à quoi ça sert une fille nécessit en fait pour péréniser les usages très intensifs de l'eau dans le monde agricole, c'est un problème. Faut questionner ces usages avant cela.

Si c'est dépollué sans s'attaquer en fait au producteurs de polluant, c'est aussi un problème. C'est ce que vous appelez les pompiers pyromanes. Qu'est-ce qu'on peut faire ?

Alors, les gens qui nous écoutent vont se dire "Oui, évidemment le schéma est extrêmement sombre et a raison. Qu'est-ce qu'on peut faire à l'échelle collective ou à l'échelle individuelle ? Sachant qu'on ne vit plus dans un monde hédénique où l'eau est une ressource à profusion illimitée.

Qu'est-ce qu'on peut faire ? De la sobriété, boire de l'eau du robinet, ne plus consommer de l'eau en bouteille. Quand on lit tout ce qu'on lit sur Nestley et cetera, on laissera les nos amis lire votre enquête.

Qu'est-ce qu'on fait ? Bah, la sobriété, c'est évidemment une piste. Nous, ce qui nous avait interpellé euh à la fois, on avait été comme le le petit portrait le le montrait euh interpellé, choqué par la répression de Sainte Soline.

On avait été tout aussi interpellé par la réponse politique qui avait été apportée à ça avec le plan Haut euh présenté par Emmanuel Macron où finalement en fait les objectifs de sobriété étaient encore revus à la baisse et ne concernaiit pas l'agriculture par exemple qui consomme près de 60 % de l'eau douce en France. Donc la sobriété c'est un premier pas et puis plein de gens en fait travaillent à à des solutions souvent d'ailleurs inspirées de la nature. Euh le stockage de l'eau en tant que telle, c'est une bonne idée.

La question c'est est-ce qu'il faut le stocker dans des dans des bassines plastifiées ou est-ce qu'il faut le stocker dans des sols ? Stocker euh de l'eau dans les sols, réhydrater les milieux, euh décoreter les rivières, renouer avec des zones humides, des voilà tous ces tous ces principes là. En fait, la nature pour utiliser ce terme-là fait très bien le travail depuis longtemps.

Donc, il faut s'en inspirer et puis euh peut-être rompre avec des milieux qui ont été bien trop entropisés. Hm hm. Merci Fabien Benoît pour cette enquête et pour vos explications à propos de ce bien vital l'or bleu et vos et d'ailleurs il y a tout un passage où vous redoutez effectivement la financiarisation autour de l'eau.

Mais on laisse nos chères téléspectatrices et heures le découvrir. Les assoiffeurs enquête sur ces entreprises qui à part qui a qu'à part notre eau aux éditions les liens qui libèrent. Remarquable enquête.

Merci encore d'être venu dans 21 minutes. On va passer à notre débat sur la crise pétrolière déclenchée par la guerre au Moyen-Orient tandis que les prix du gazol et de l'essence augmente à la pompe. Total énergie engrange des bénéfices records.

Certains appellent donc à taxer la multinationale française. D'autres lui demandent de continuer à baisser ses prix dans ses stations service. Total est-elle réellement un profiteur de guerre ?

Est-ce le moment d'accélérer par ailleurs la transition vers plus d'énergie renouvelable ? On en débat après la mise au point d'Amiras Willem. Ce sont des super profits qui font un peu désordre.

La flambée des cours du pétrole dû à la guerre au Moyen-Orient font les affaires des entreprises pétrolières. Parmi elles le français Total qui a annoncé la semaine dernière des bénéfices records. Une polémique qui monte vite.

Un Total énergie a réalisé un bénéfice de près de 6 milliards de dollars en hausse de 50 % par rapport à l'année dernière. C'est l'un des meilleurs résultats du groupe pour un premier trimestre de son histoire. Une annonce choc qui a relancé le débat sur la taxation des super profits alors que les automobilistes voient les prix grimper à la pompe.

Pour désamorcer la polémique, le géant français a fait le choix de plafonner ses prix en France. Le gouvernement aimerait qu'il en fasse davantage. J'aime pas beaucoup dans le débat public ou sur les réseaux sociaux le total bashing parce que c'est une entreprise française qui en poids des Français.

Pour autant, il y a un débat qu'il faut objectiver. S'il y a des résultats exceptionnels, ça pose la question d'une redistribution qui pourrait être à dû proportion ou pas exceptionnelle. Trouver des solutions à la crise à ce stade, la France n'a pas allié l'initiative de cinq pays européens dont l'Espagne, l'Allemagne ou encore l'Italie qui appelle à une taxation européenne des super profits.

L'opposition met la pression. Aujourd'hui, nous déposons une proposition de loi pour taxer ces super profits et les rendre aux automobilistes. Ce que nous disons, c'est qu'il faut donc capter cette rente.

On propose de faire une taxe de 20 % sur cette rente supplémentaire et ensuite de la la redistribuer aux français, soit sous forme de taxe, soit sous forme de chèque pour les ceux qui sont le plus touchés. Une taxation sur les super profits qui avait montré ses limites lors du début de la guerre en Ukraine en 2022. Alors, faut-il et comment opérer la redistribution ?

Ce débat n'encache-t-il pas d'autres comme la transition écologique ou encore la fiscalité du carburant ? Total est-il un profiteur de guerre ou un atout pour la France ? Nos trois invités vont en débattre.

Lucas Chancel, bonsoir économiste, professeur à sciences PO, cirecteur du laboratoire sur les inégalités mondiales à l'école d'économie de Paris. Dernier essai, énergie et inégalité, une histoire politique. Selon vous, toutes les entreprises pétrolières à l'image de Total annoncent des résultats exceptionnel avec des marges selon vous injustifié et injustifiables vu l'ampleur de la crise énergétique actuelle.

Il faut, ajoutez-vous, une taxation des super profits. À côté de vous, Nicolas Bouzou qui ne sera peut-être pas d'accord, essayiste, économiste. Dernier essai, l'éternel sur saut, une histoire confiante de la France.

Selon vous, Nicolas Bouzou, Total Ennergie est un floron français à défendre. Les Français ont une vision quand même caricaturale de cette entreprise qui en réalité investit beaucoup de ses profits dans les énergies renouvelables. C'est ça le vrai enjeu.

Et à côté de vous, Marie Bellan, bonsoir. Journaliste au quotidien les Échos en charge des sujets environnement et climat. Selon vous Marie Bellan, Total Energie bénéficie d'une forme de rente dans le contexte géopolitique actuel.

En terme d'efficacité économique, il serait plus utile d'orienter les profits vers la transition énergétique plutôt que simplement les taxer. Et on démarre le le débat Benjamin avec le graphique du jour. Oui, au cœur de notre discussion puisque c'est sur l'augmentation des bénéfices de total énergie sur un an plus 51 % entre le prer trimestre 2025 et celui de cette année 2026 de 2 de 3,9 milliards de dollars à 5,8 milliards.

Lucas Chanel, éclirez-nous s'il vous plaît, quels sont les principaux facteurs qui expliquent cette hausse importante du bénéfice de Total ? Il n'y a pas que l'augmentation du brut. Non.

Alors, une partie de la hausse des prix, c'est effectivement l'augmentation du bruit. Mais c'est pas toute l'histoire. L'autre partie, c'est effectivement des super profits qui vont se traduire en super bénéfices.

Les super bénéfices, c'est vraiment une hausse des marges. Alors, cette hausse des marges, elle peut s'opérer à plusieurs niveaux. Un premier niveau, c'est le trading, c'est-à-dire une forme de spéculation.

Et on l'a vu notamment avec les informations du Financial Times qui qui ont montré que Total avant la fermeture du D3 d'Ormouse a dit "Bah moi je vais acheter telle quantité de pétrole un taux qui est bas et ensuite je pourrais les revendre à un taux plus élevé." Bon bah ça ça peut faire des profits exceptionnels. Une autre ils ont bien l'anticipé ils ont anticipé.

Une autre raison c'est en fait dans une période de crise tout le monde va se jeter sur les barils de pétrole. les gens vont avoir peur de de manquer. Et donc ça ça veut dire que du coup le prix sur les marchés va augmenter alors que le coût de production lui n'augmente pas à la même vitesse.

Et là vous avez un décalage, un écart entre ce qui est produit par total, le coût de cette production et ce qui va être vendu par total et par d'autres groupes pétroliers. et ce que je voudrais quand même dire c'est que superges super profit ça fait des su inégalités puisque d'un côté vous avez des actionnaires qui vont bénéficier de ça et de l'autre côté vous avez des gens qui vont payer sur leur facture davantage le litre d'essence le litre de diesel mais Nicolas Bouzou c'est de la bonne gestion pour vous ou il y a quand même quelques excès alors oui c'est c'est de la bonne gestion déjà une remarque sur les super profits parce que c'est vrai que certaines entreprises font des super profits quand il y a des variations Ég reven dépend en partie des marchés mondiaux. Donc il y a bien des super profits mais dans les secteurs dans lesquels on fait des super profits, on fait aussi de temps en temps des super pertes parce que évidemment là les prix sont très hauts mais peut-être que dans 6 mois à 1 an saon jamais les prix du pétrole d'autant plus qu'il y a beaucoup de pétrole dans le monde seront très bas.

Bah s'ils ont une super affaire qu' la fassent quoi. Oui absolument. Oui.

Oui. Complètement. C'est-à-dire que c'est de bonnes gestion de gagner beaucoup d'argent.

Exactement. quand la période va bien. La deuxième chose, c'est que il y a quelque chose qui est connoté péjorativement en fait derrière l'idée de de de super profit.

Absolument. Mais moi, je remets en cause en fait ce caractère euh péjoratif parce que je pense que les entreprises aujourd'hui ont besoin de faire des profits très importants pour investir par exemple dans la transition euh énergétique. Peut-être qu'on en parlera mais Total Energie d'ailleurs qui s'appelle Total énergie et plus Total depuis quelques années est une entreprise aussi importante.

Donc je trouve plutôt positif qu'elle réalise ces super profits. Oui Marie Béan mais alors on parle de profiteur de guerre hein. Beaucoup ne sont pas sur la ligne de Nicolas Bouzou.

C'est vrai que profiteurs de guerre, c'est un terme assez péjoratif. Bon, c'est vieux comme le monde parce que des profiteurs de guerre, il y en a depuis que les guerres existent. Donc, j'aime pas trop ce terme et d'ailleurs même super profit, je trouve pas forcément ça toujours bien adapté.

On peut vraiment parler de rente en fait. C'est peut-être le terme qui qui s'impose ici parce que en fait si Total fait des des profits exceptionnels, effectivement plus 50 % c'est quand même remarquable, c'est pas parce qu'il a mis en place une innovation particulière, c'est pas parce qu'il a un service au client qui est qui est qui est extraordinaire par rapport aux autres. Non, c'est juste parce qu'il y a un des trois qui est bloqué.

Donc le prix du baril augmente et d'ailleurs la preuve c'est que les majors américaines qui ont annoncé leurs résultats je pense à Chevron Exon Mobile qui ont annoncé leurs résultats la semaine dernière font aussi des super profits. Chelle il donne de même et BP quelques jours avant. Donc ça c'est tout le secteur qui a en bénéfice.

C'est pas le talent particulier de Patrick Pouyané qui explique ses résultats. Cela dit il faut quand même le reconnaître Total a quand même une stratégie. Alors, ils ont fait des stocks.

Alors, on peut appeler ça effectivement euh bah oui, c'est des traders qui ont eu l'intelligence de faire des stocks. Alors bon, c'est on peut le regretter ou pas. Moi, je trouve c'est plutôt intelligent d'avoir fait ça.

Euh deuxièmement, Total a eu aussi la clairvoyance de ben d'avoir euh des sources d'approvisionnement un peu diversifiées, pas uniquement au Moyen-Orient, ce qui est pas le cas de toutes les compagnies. Donc, on peut dire qu'ils ont une stratégie qui est quand même plutôt avisée et en cela bah c'est payant. Donc voilà, du coup voilà, on peut on peut parler de rente mais il faut aussi quand même reconnaître que Total oui a bien tirer son épingle du jeu, on peut au minimum reconnaître cela dubitatif.

Regardons de de l'autre côté en fait quand même à la pompe he c'est sur le di le litre de diesel, il est à 50 centimes de plus par litre. Sur ces 50 centimes, vous avez à peu près 25 centimes qui sont liés à la hausse des prix du brut h et euh une vingtaine de centimes qui vont être liés à des super marges disons et puis peut-être un tout petit peu plus de la ficiété de la TVA mais très peu. Euh donc ça c'est quand même vraiment euh une ponction sur le revenu disponible des ménages.

Là vous avez une enquête Ipsos qui vient de sortir et qui dit quoi ? Vous avez 6 français sur 10 qui va amputer sur ces dépenses de santé, sur ces dépenses essentielles du fait de cette hausse des prix. Donc en partie ce dont on discute là, vous avez 7 français sur 10 qui réduit ses dépenses de loisirs du fait de cette hausse des prix.

Vous avez un sentiment de colère lié à cette hausse des prix et à ce que les Français encore une fois là je saute je je cite cette enquête d'Ipsos enquête qui nous dit qu' un sentiment de colère che pour la majorité des Français encore une fois une partie est directement liée à des super profits qui font des super marges et qui font des super dividendes de main. Donc c'est très important d'avoir ça en tête pour penser des solutions potentielles de taxation ou autre forme de solution plutôt que dire bon bah c'est juste des gens très intelligents qui ont bien fait leur boulot. Je pense je sais que vous voulez réagir voulaz réagir.

Bien sûr bien sûr. Non mais de mots rapidement le première chose alors les les prix du pétrole sont élevés parce que le D3 d'ormouse est bloqué. C'est pas de la faute des entreprises.

C'est comme ça c'est absolument malheureux. C'est catastrophique c'est tout ce qu'on veut. Mais voilà, c'est malheureusement comme ça.

Deuxième chose sur les sur les dividendes, mais moi je suis très content que Total Energie verse des dividendes à ses actionnaires. La question à laquelle on pourrait réfléchir, c'est pourquoi est-ce qu'il y a de moins en moins d'actionnaires français de Total Energie ? Parce que beaucoup de ces actionnaires et de plus en plus sont américains.

Ça, je trouve que c'est quand même un super que les Français ont d'argent pour acheter des actions totales. Après tout, c'est aussi les français peuvent acheter, les Français ont beaucoup d'épargnes, ils investissent beaucoup dans l'assurance vide. Euh ils pourraient parfaitement investir davantage dans l'énergie et absolument et ils pourraient récupérer eux-mêmes des dividendes.

Donc il faut quand même qu'on qu'on voit bien que ces entreprises sont de moins en moins françaises et ça c'est quand même quelque chose qui a peut-être un lien avec toujours dès qu'on parle de profit de taxation et cetera. Moi, je fais un lien entre les deux en tout cas, une forme de crispation comme ça. Alors, regardez, on va se concentrer sur une archive qui date de 2014 pour voir comment Total énergie est vécu comme un instrument du rayonnement économique français.

Rayonnement donc qui est un atout pour la France dans le monde. C'était le point de vue du PDG Total Energie de l'époque, Christophe de Margerie expliqué quelques mois avant sa mort en 2014. Une entreprise planétaire Total travaille aujourd'hui dans plus de 130 pays.

Production 2300000 barils de pétrole par jour et 1 million de tonnes de gaz par mois. Ce géant est né à l'aube des années 2000 lorsque Total FINA absorbe son concurrent direct. À la clé, une entreprise qui n'est plus seulement française.

Christophe de Margerie se plaisait à le rappeler. Moi, je crée plein d'emplois dans le monde, en Angola, au Nigéria, au Congo, partout là où on est. Et là, il faut avoir le courage de dire comme on le fait en des an mais on n'est pas employeur qu'en France, on est employeur dans le monde.

Dans le monde. Marie Bellan, est-ce que c'est une particularité française de s'en prendre au fleuron français ? C'est vrai que dans d'autres pays, pour être fier d'avoir une telle multinationale, ici même quand elle fait un effort à la pompe puisque les prix ont été bloqués, on dit bah non sur total.

Oui, c'est vrai que c'est c'est un peu curieux parce qu'on devrait plutôt être fier d'avoir des fleurs. On en a plusieurs d'ailleurs dans l'aéronautique, dans le luxe là, donc dans l'énergie. Je mettrai un petit bémol là par exemple dans le cas de l'énergie, c'est que Total exerce quand même dans un secteur qui nuit gravement au climat.

Donc ça par exemple, on je pense que ça joue aussi peut-être dans l'image que que traduit voilà parce que même si Total, on y viendra peut-être après aussi, ben investi certes dans les énergies renouvelables. L'image qu'ils ont renvoyé ces derniers temps, là je prends l'exemple par exemple du deal qui a été passé avec euh l'administration Trump aux États-Unis où Total a dû accepté de renoncer à à un large projet de de d'éolien en mer sous la bon sous la sous l'influence bien sûr et et sous sous le chantage un peu d'administration de Trump. Mais ça, je pense que dans l'image du du de l'entreprise, ça joue aussi énormément.

On narrête pas de dire il faut sortir des énergies fossiles, euh il faut il faut arriver à limiter le réchauffement plus en degré 5. Total participe de ce réchauffement climatique. Enfin, je veux dire, c'est clair pour tout le monde.

Et Lucas Chanel donc se pose la question de la taxation des superprofits. En même temps, on se dit bah ils font déjà un effort total puisque ils plafonnent le prix à la pompe. C'est une manière pour eux de participer à l'effort national, non ?

Et au budget des ménages. À combien il plafonne le litre ? C'est 2,5 sur le litre de diesel le plafon le plafonnement.

Sauf qu'aujourd'hui la moyenne des prix sur le lit de diesel, elle est inférieure et ils font quand même des bénéfices exceptionnels. Font quand même des super profits. Oui, mais alors les les marges c'est surtout sur le diesel hein.

Il faut avoir en tête que les marges de raffinage c'est essentiellement sur le diesel qu'on va faire des super bou c'est essentiellement de la com et le juge de paix dans tout ça en fait c'est les bénéfices exceptionnels dont on parlait tout à l'heure. C'estàd que si le plafonnement était suffisant pour empêcher ses marges, ses super profits, il y aurait pas de bénéfic exceptionnel. Sauf que là, on voit ce bon exceptionnel des bénéfices par rapport à l'année dernière.

Je rejoins tout à fait ce qui a été dit sur le sur le climat, c'està-dire que je pense que c'est aussi important de se dire que Total investit un petit peu en fait dans les alternatives mais c'est moins d'un/art de ces investissements totaux. Donc c'est là en fait il y a des profits qui sont faits sur le dos de la planète. C'est quand même ça qu'il faut avoir en Alors, on va revenir aux énergies renouvelables et au changement de braquet qu'il faudrait opérer, mais on va évoquer donc cette notion de est-ce qu'il faut taxer les super profit.

Et avec vous, Anna, vous nous expliquez qu'il y a déjà eu une taxation assez peu fructueuse en fait en 2022. Oui, en 2022, contexte de guerre en Ukraine, la Commission européenne adopte une contribution de solidarité temporaire, c'est-à-dire une taxe sur les bénéfices excédentaires des entreprises, du gaz, du pétrole et du raffinage. Le gouvernement français dans la foulée applique cette taxation aux grands groupes pétroliers français comme Total énergie ou SAO qui avait doublé leur chiffre d'affaires.

Au cours de cette période. Perci espérait plus de 200 millions d'euros de recette fiscale et finalement seul 69 millions ont atterri dans les caisses de l'État selon la note de l'Institut des politiques publiques. Ce manque à gagner, il s'explique par de moindres bénéfices réels sur le sol français.

Pourquoi ? Parce que Total, comme d'autres groupes pétroliers, a l'habitude de placer ses bénéfices dans des pays où la fiscalité est plus avantageuse, en Suisse par exemple ou dans d'autres paradis fiscaux. Et à l'inverse, il installe ses activités les moins rentables comme la raffinerie dans des pays où la fiscalité est plus élevée.

Par exemple, depuis 2019, Total n'a pas ou peu réalisé de bénéfices en France. Et dans ce contexte, cinq pays de l'Union européenne, l'Allemagne, l'Autriche, l'Italie, le Portugal et l'Espagne, mais pas la France, ont réclamé à la Commission européenne d'instaurer une nouvelle taxe sur les super profits, mais cette fois en prenant compte des bénéfices qui sont réalisés à l'étranger. Alors, est-ce que ça, Nicolas Bouzou, ça peut être la solution d'élargir ce périmètre de taxation à une échelle européenne voire mondiale ?

Alors, je ne crois pas parce que quand vous regardez l'exemple que vous avez cité, il y a un autre facteur qui explique que ça est rapporté très peu d'argent, c'est le fait que ces taxations, elles arrivent un peu à contetemps parce que là, les profits importants, ils ont été réalisés au premier trimestre. Si on fait une taxe, elle sera pas rétroactive. Elle sera pas sur le premier trimestre, ce serait pas légal.

Et donc, elle va peut-être arriver à un moment où les prix du baril et donc les les profits de total seront seront pas ceuxl. C'est c'est pour ça que euh cette question de la taxation des superprofits, on peut la discuter sur le fond. C'est ce que je fais un peu seul contre tous, mais ça c'est les les joies du débat public, bien sûr.

Mais au-delà de ça, je ne suis pas sûr que ce soit très même si on est convaincu, je suis pas sûr que ce soit très efficace. On s'y est déjà essayé il y a quelques années. Vous avez 60 millions d'euros avec une méthode qui est là un petit peu plus poussée, est-ce que ça ne permettrait pas quand même de de récupérer des recettes fiscales ?

Bah, c'est quand même ce que pensent des États, des chefs de gouvernement qui sont pas euh comment dire euh totalement euh nouveaux et incompétents euh en la matière et qui qui se disent "Nous, on peut apprendre de ce qui s'est passé en 2022. Effectivement, les la mesure de 2022, en tout cas pour la France, ça a été un petit peu mieux fait dans d'autres pays européens. Dans certains pays européens, ça a été d'ailleurs fait de manière rétroactive, hein.

Donc ce que vous dites, il y a des pays européens qui ont qui ont pris en compte des profits qui avaient déjà été réalisés. Euh ça pose effectivement des questions de d'un d'un point de vue de du droit fiscal, mais en tout cas certains pays l'ont fait. Euh et je pense qu'il faut vraiment adapter ces outils à la réalité de ces groupes.

C'est c'est-à-dire ce sont des groupes qui sont intégrés dans plusieurs pays et qui peuvent dire "Non mais attendez, regardez, on fait des bénéfices exceptionnels au niveau mondial mais en France on affiche des bénéfices négatifs." Donc ça c'est ce que ce que dit Total. Donc là ce que ce que ce que disent ces chefs de gouvernement c'est il faut qu'on apprenne de ça.

Il y a plusieurs manières pour le faire. On peut notamment s'intéresser au volumes vendus plutôt qu'au bénéfices déclarés et on peut s'intéresser aux bénéfices mondiaux avec des clés de répartition qui serait pas la clé de répartition qui est fournie par l'entreprise mais qui correspondantage aux ventes dans un pays don devenu un sujet éminemment politique hein Marie Bellan par exemple l'arti socialiste avait posé une proposition de loi pour taxer ce type de super profit ceux qui réalisent plus de 750 millions d'euros de chiffre d'affaires qui pourrai rapporter 2 milliards et en même temps Emmanuel Macron vient de dire cet après-midi qu'il n'y a à ce stade pas de producteur ou que ce soit qui faisait monter le prix de l'énergie. En fait, c'est là qu'on voit que c'est un sujet plus politique aujourd'hui finalement qu'économique.

Et d'ailleurs, cette taxation des super profits, comment s'appelle ? C'est c'est plus un symbole qu'autre chose. Les symboles ont leur importance et notamment en caiss plus milliards.

Oui. Enfin, non, mais là en l'occurrence si on se fonde sur le rendement de la précédente taxe, c'est rien du tout. Justement qui était mal.

Après, je fais confiance à l'ingéniosité de Bery pour trouver des choses peut-être plus efficaces, mais c'est vrai que ce que ça a rapporté en 2022, ça ne couvre même pas les toutes petites aides qui ont été mis en place depuis début mars en France pour aider les pêcheurs, les agriculteurs, peut-être mais justement est-ce que c'est on peut se dire que c'est un symbole, il faut peut-être que ça reste un symbole parce que c'est pas l'instrument le plus efficace et comme on disait peut-être qu'il faut mieux trouver des systèmes d'incitation pour que les énergéticiens investissent plus dans la transition énergétique, dans les énergies renouvelables, taxer les super profits. Voilà, c'est c'est peut-être pas ça le plus efficient, mais ça envoie un message et je pense que vous le disez très justement, il y a des ménages effectivement qui ont des dépenses contraintes très fortes. Enfin aujourd'hui, quand vous faites votre plein une fois par semaine, je pense qu'effectivement à la fin du mois ça fait quand même une sacrée différence.

Donc il y a un message politique à envoyer, c'est sûr, mais la France est quand même prudente et là je vous rejoins sur le fait que Total bah oui, c'est une entreprise française mais qui est maintenant côté aussi à la bourse de Wall Street donc qui menace régulièrement quand même de quitter la France et donc on n pas envie de les perdre. La France n'a pas signé cette lettre adressée à la commisse. Non mais là là il faut y avoir en tête que c'est c'est une c'est une interdépendance.

C'est une interdépendance entre la France et Total. Total fait 25 % de ses ventes en France, 40 % de ses ventes dans l'Union européenne. Donc Total énergie ne peut pas se passer de ces donc elle ne peut pas partir du jour au lendemain.

Donc dans une situation d'interdépendance et bien on peut on a des marges de manœuvre, on a des leviers en tant que gouvernement français, allemand et cetera. Et si cette crise était un mal pour bien, un accélérateur de la transition énergétique, c'est ce qu'espère en tout cas Murat Kurum, le président turc de la COP 31. C'est à Antalia en novembre qu' aura lieu la prochaine COP en Turquie.

Dünya tarihinin en büyük enerji kriziyle karşı karşıya. Bu durumu hep birlikte fırsata çevirmek zorundayız. Şunu artık net bir şekilde biliyoruz.

Küresel ekonomi enerji paradigmasını dönüştürmek zorundadır. Bu bir zorunluluktur. Tercih değildir.

Ve yapılması gereken en kritik adım temiz enerjiye geçişi hızlandırmaktır. Nikola Buzu c'est l'occasioner notre model. complètement mais je trouve que le très grand sujet il est là c'est de se dire mais au fond comment on saisit cette opportunité extrêmement malheureuse pour construire un modèle énergétique basé sur les électricités bas carbone sachant qu'en France en plus avec le nucléaire on est plutôt bien placé pour ça mais avec les énergies renouvelables aussi et notamment parce que on a des grandes entreprises et on a des grands énergétiens le fait suffisamment justement en tout cas il le fait plus que les autres parce que quand vous regardez les équivalents angloaxons dont vous avez parlé tout à l'heure ils le font pas eux ce qu'ils expliquent de toute façon c'est que le monde a encore besoin de pétrole pour la très grosse entreprise avec laquelle on peut essayer de composer pour qu'elle investisse massivement.

Alors est-ce que elle peut faire plus ? Bah je veux dire dans ce domaine là la réponse sera toujours la même. Faut toujours faire plus.

Non non mais c'est clair. Donc là ils doivent faire de mémoire entre 3 et 5 milliards d'euros par an d'investissement dans les énergies bacarbone. C'est pas suffisant.

C'est pas mal. Moi, je préfère qu'on les ait. H Marie Bellan plus 48 % depuis janvier 2026 de vente de voiture électrique.

Ouais, ça a quand même eu un déclic. Alors moi je fais la comparaison avec ce qui s'est passé en 2022 où on a eu aussi une crise énergétique aussi une envolée des prix des carburants, du gaz. Là, c'est vrai qu'on voit qu'il y a une maturité du marché des véhicules électriques qui est très différente de celle d' notamment avec des véhicules à bas prix qui n'existaient pas sur le marché européen il y a encore quelques années.

Donc on peut espérer effectivement avec aussi des coups de pouce parce que le gouvernement a annoncé il y a pas très longtemps un grand plan d'électrification dans lequel alors il y a des choses sur le le changement des de chauffage au fiou ou au gaz vers les pompes à chaleur mais il y a aussi toute une partie sur le ce qu'on appelle le leasing social donc l'acquisition à bas prix donc une centaine d'euros par mois la location plutôt de véhicules à une centaine d'euros par mois voilà pour des ménages c'est un tout petit plan parce que c'est 50000 véhicules x 3 70 millions de de budget de subvention sur ce plan 66 70 millions d'euros. On parlait de bénéfices là de 5 à 6 milliards. Jusqu'à la nationalisation ou pas ou est-ce que c'est un faux débat pour vous ?

Parce qu'on a vu la la secrétaire générale de la CGT Sophie Binet dire voilà national totale énergie parce que l'énergie est un bien essentiel et du coup on irait plus vite dans la transition. Bah, en tout cas, en 40 en 46, il y a 80 il y a 80 ans quand les législateurs ont nationalisé EDF GDF et à ce moment-là euh euh la compagnie française du pétrole, donc l'ancide de Total était aussi euh en partie sous euh possession publique. Quand on a nationalisé les énergéticiens nationals, c'est nationaux, c'était précisément pour se dire on a une transformation profonde de notre économie à faire pour pas le faire alors et on a des questions des enjeux d'inégalité et de souveraineté.

Et c'est pour ça que les législateurs à l'époque ont dit "OK, on nationalise, ça coûte cher, c'est pas facile, il faut regarder tout ça." Même question à Nicolas Bou, c'est une question qui est tout à fait légitime dans alors déjà dépenser 50 milliards d'euros en ce moment pour acheter une entreprise, je veux bien des débats lunaires, mais là franchement celui-là est pas mal. Mais d'autre part, ça se base sur une idée qui serait que l'État serait mieux capable que les actionnaires de Total Energie, voilà, et investirai plus vite dans le renouvelable et cetera.

Je vois absolument pas le fondement de cette idée. Merci à tous les trois, on a plus le temps, je suis navré mais merci en tout cas à tous les trois d'être venus débattre de cette question cruciale pour nous. On va rester dans l'actualité vu par Xavier Modi, Marie Bonisso.

Le gouvernement débloque alors la 3 millions d'euros pour la lutte contre les frelons asiatiques qui décident les essin d'aba au grand désespoir des apiculteurs qui trouvent que c'est d'ailleurs trop peu. Et en Californie, la question vertigunneuse de la responsabilité du non conducteur d'une voiture autonome, elle est réglée. C'est le constructeur qui sera verbalisé.

Mais d'abord le mauvais du jour palmsest celui d'Archimède aurait refait surface c'est entendu. C'est tout le mystère du mot palimpest. Les études menées sur les palimpsestes.

Palimpest d'Archimè. Qu'est-ce que ça veut dire exactement ce que ça dit ? Merci de m'en dire un peu plus.

Entendu la vie secrète des mots vedettes. Palamin Cest du grec ancien Paline à nouveau et psao gratté désigne métaphoriquement toute chose qui contient en elle les traces de ce qu'il a précédé et plus précisément en philologie un texte qui en recouvre un autre. Le 9 mars, le CNRS a annoncé qu'un de ses chercheurs a retrouvé une page perdue du palimpest d'Archimède.

Archimède, né au 3e siècle avant Jésus-Christ, était un génie scientifique grec sicilien. Siracus était alors en grande Grèce, célébré pour son principe sur la poussée de l'eau, découvert alors qu'il prenait un bain et pour ses trouvailles mathématiques comme le calcul de l'air d'un cercle ou le volume et la surface d'une sphère. 1700 ans avant l'imprimerie de Gutinber, Archimède fait coucher ses travaux sur papier russe par un scrimp.

Au 10e siècle, le texte et les croquis originaux qui ont disparu depuis sont copiés sur parchemin et rassemblés en ce qui ne s'appelle pas encore livre mais codex, soit 90 pages de pot de bêtes séché, l'équivalent d'un troupe de siècles plus tard, un prêtre enquête le parchemin pour accueillir des textes religieux, gratte le précieux cuir du codex, enlève l'encre et recycle un support quasi viergierge. C'est à ce moment que le codex devient palmseste. Le traité des corps flottants et la méthode d'Archimède sont recouverts mais n'ont pas complètement disparu.

Le palme ceste d'Archimè est redécouvert en 1906 puis intègre une collection française arrive enfin aux États-Unis en 1998 par vente aux enchères mais avec trois pages manquantes. L'une d'elles avait été cédée à un amateur qui a ensuite légué ses textes anciens au musée des beauxarts de Blois où elle vient d'être trouvée. Vous les avez, leur éc.

Bravo Tibon Marie et Xavier. Re bonsoir c'est l'heure de vos chroniques. Alors Xavier, bon ben l'État a décidé de débloquer 3 millions d'euros pour endiguer la prolifération des frelons asiatiques qui sont partout après être arrivés dans le sud de la France en 2004 et qui font effectivement le désespoir de tous ceux qui font du miel.

Prévention, ça sera pas suffisant. C'est un tueur d'abeilles. Alors, vous nous causez de l'éradication du Hon.

Ah oui, ça c'est un énorme sujet. Elizabeth en août 1886, Léopold Lemout, ingénieur des ponts et chaussées, fonde le premier syndicat français de Antonage. Ça se passe du côté de la Mayenne.

Htonage, ça veut dire la chasse au mesure de salubrité publique. Cet insecte, un coléoptère cause des ravages déjà sous forme de lave, des gros verts blancs. On appelle ça les qui s'attaquent aux racines, donc gare à la patate ou à la carotte qui se trouve sur son passage et puis une fois devenu insecte, une fois qu'il vole, il va dans les arbres, il s'attaque aux feuilles et là c'est terrible pour les vergers.

Et comment on éloigne le hanon ? Ah, c'est bien là. C'est vous avez des mesures prises par les autorités locales, mais ça varie, c'est très sporadique selon les urgences, selon la motivation aussi avec un système de prime.

Vous rapportez des hons et puis on pèse ça. Alors, n'allez pas penser, vous allez vous enrichir parce que en gros pour 1 kg de un que vous rapportez, vous allez toucher moins de 10 centimes de francs, un peu plus s'ils sont des membres. Enfin, c'est rien du tout.

Vous allez vous acheter quoi ? ou de bonbons et ça tombe bien d'ailleurs parce qu'il existe un lien privilégié entre l'enfance et les hanons. Je suis sûr qu'encore quelques téléspectatrices téléspectateurs se souviennent que dans leur jeunesse, ils ont joué au accrocher un fil comme ça puis ça volait genre cer volant.

Non mais c'est vrai que c'était on jouait beaucoup avec les Hon mais avec les primes bah le HTON change de statue de jeu il devient proie et dès lors sur le chemin de l'école le matin surtout parce que les hanons sont tout engourdis le matin par la rosée bah les gamins ramassent des plein de hum ils vendent ça après. Bon, vous l'avez compris avec le syndicat de Antonage, c'est une toute autre mesure parce que en Mayenne ce qui se passe que très vite ce sont des dizaines de tonnes de qui sont collectés, si bien que le ministère de l'agriculture va demander à Léopold Lemout de faire d'autres syndicats un petit peu partout en France et vraiment très vite, on arrive à des milliers de tonnes de HTON. C'est absolument considérable.

Mais Léopole le mou lui, ne s'arrête pas là parce qu'il identifie un un champignon qui parasite le hanon et donc il crée un piège. Pour le faire en gros, c'est assez simple. Il prend un morceau de pomme de terre infecté avec ce champignon et au moment des labours, on en met dans le sol, c'est bien que les larves là, les mentir sont détinés.

Non mais c'est un piège qu'on dirait aujourd'hui naturel. C'est un procédé écologique qui est abandonné au 20e siècle évidemment avec l'arrivée et l'usage massif des pesticides pour lutter contre ces collé au terre alors que les pesticides eux-mêmes sont un poison puisqu'il reste collé aux terres. Ah je et qu'ils empêchent la pollinisation les pollinisateurs.

Merci Xavier. Alors cher Marie, les policiers californiens vont enfin pouvoir savoir à qui mettre des amendes en ce qui concerne les voitures autonomes. Exactement.

Sans chauffeur. Ça y est. le service des immulations de l'État de Californie se dote de la réglementation la plus complète du pays de tous les États-Unis.

En tout cas, c'est ce qu'ils disent. En matière de véhicules autonomes à partir de cet été, si un robot taxi, c'est comme ça qu'on les appelle, enfreint le code de la route sous le nez des policiers, et ben ils vont pouvoir envoyer un signalement au constructeurs, pas au chauffeur puisque le concept c'est qu'il y en a pas. Aux constructeurs et pouront au constructeur de de au responsable de la flotte. et ils vont pouvoir le cas échéant si c'est pas réparé le problème et ben retirer ce véhicule de la de la circulation.

Des amendes aussi vont pouvoir être infligées si la voiture notamment bloque le passage des secours. Alors, on sert la vis et ça marque la fin d'un enthousiasme ba devant ces robots taxis qui sont à San Francisco notamment devenus véritablement en quelques années une des attractions touristiques principales. Désormais aujourd'hui à San Francisco, vous avez un bon milieu de wo.

C'est ça qu'on voit le plus, ces jaguars blanches avec des caméras absolument partout. Alors, au début, la presse américaine rapportait les louanges des habitants de San Francisco, notamment des femmes qui trouvaient ça beaucoup plus sûr de se retrouver toute seule sur une banquette que enfermé dans un habitacle avec un chauffeur qu'elle connaissait pas. Des parents aussi ont adoré les WO, il les envoient chercher leurs enfants à l'école tout seul.

Une technologie rassurante au début jusqu'à ce que en octobre dernier premier quak un Wimo a écrasé KitKat, un chat que dis-je, une célébrité dans le vieux quartier de Mich toujours à San Francisco. D'ailleurs, ce chat était surnommé le maire de la 16e avenue. C'est dire tout le monde l'aimait.

Mais oui, il a eu droit à un mémorial. il est mort sous les roues arrières d'un Wimo et ça a lancé mine de rien un débat dans toute la ville sur la cruauté de ces de ces robots taxi certains ont quand même rappelé qu'il y a tous les jours des chats qui sont écrasés par des conducteurs humains sans que personne ne s'en émeve mois plus tard à Noël une gigantesque panne d'électricité peut-être que vous vous en souvenez a plongé San Francisco dans le noir pendant plusieurs heures. notamment éteint certains feu de signalisation extrêmement dangereux et là la confiance s'est sérieusement érodé puisque vous avez des wimo qui se sont immobilisé en plein milieu des carrefours en warning impossible de les faire bouger dans le noir certains auraient même bloqué le passage des secours dans une ville complètement immobilisée.

Alors du coup toute la ville a commencé à se demander ce qui va se passer avec ces robot taxi le jour notamment du retour du big one. Ce séisme craint par tous les habitants de la ville et qu'on a pas ressenti depuis 36 ans au moins. C'est comme si en fait on était en train de construire un avion et puis qu'on lui avait dit de décoller avant qu'il soit totalement terminé.

Ça c'est une métaphore que j'ai trouvé pas mal dans le New York Times de l'ancienne chef des pompiers de San Francisco qui termine en disant "Je trouve ça totalement irresponsable." Alors, on verra si cette nouvelle législation, si ces prunes notamment diminuent les risques et sécurise ces voitures autonomes. En attendant, passez votre permis, on sait jamais.

Ah oui oui oui oui oui. Mais vous faites du vélo quoi. Enfin un truc normal.

Merci cher. À demain 20h05us.